Le papier Arches

27 mai 2016

« Concevoir et fabriquer les meilleurs papiers afin de permettre aux artistes de réaliser leurs plus belles œuvres, qui s’inscriront dans la durée », telle est la volonté de la marque Arches.

Arches_logo

Retour sur la naissance d’une marque atemporelle, dont les papiers ont été adoptés par de nombreux artistes de renoms tels Matisse, Van Gogh, Picasso, Miro, Dali et d’autres depuis plus de 500 ans.

 

L’histoire d’Arches

Depuis 1492, Arches fabrique des papiers de qualité supérieur. Son histoire a débuté en France, dans les Vosges. À cette époque, le papier se fabriquait dans un Moulin à papier.

Dès ses débuts, Arches se démarque pour la qualité de ses papiers. Au cours du XVIIIème siècle, Beaumarchais acquiert le Moulin à papier d’Arches. Il y apporte de nombreuses améliorations techniques et développe son rayonnement commercial et sa notoriété. Au XIXème siècle, le Moulin d’Arches reçoit d’ailleurs une importante commande, sur demande de Napoléon 1er lui-même, pour la réalisation du célèbre « Description de l’Egypte ».

 

Toutefois, l’histoire d’Arches, telle que nous la connaissons aujourd’hui, aurait pu être bien différente…

 

Le pari de la gélatine à cœur : une exclusivité Arches

En 1826 une nouvelle méthode de fabrication plus rapide et moins coûteuse que l’encollage à la gélatine se développe. Arches prend alors la grande décision de conserver malgré tout la méthode de fabrication qui lui est propre. Ce choix a sans conteste était le bon : aujourd’hui, la gélatine naturelle utilisée à cœur et en surface caractérise cette marque incontournable. Ce procédé de fabrication exclusif confère à ses produits une qualité inégalable et fait sa notoriété de l’entreprise. La détermination dont elle a fait preuve a permis de conserver et développer un papier unique, qui résiste au grattage et au gommage, qui jouit d’une très faible déformation à l’humidité, qui confère un rendu et une transparence des couleurs exceptionnels ainsi qu’une excellente conservation dans le temps.

 

Une fabrication hors pair

Le processus de fabrication du papier Arches allie les techniques traditionnelles aux innovations permanentes. La qualité est au cœur du processus de fabrication, à chaque étape. De plus, ce processus garantit des feuilles sans acide ni azurant optique, ce qui assure une conservation optimale.

Papier Arches aux fibres en coton

Papier Arches aux fibres en coton

 

            Au commencement est le coton…

Chez Arches, la qualité du coton se détermine par la longueur des fibres, leur couleur et leur propreté. Après leur récolte, les linters de coton se sélectionnent avec soin et minutie pour ne conserver que les plus purs. Ils permettent l’obtention d’une pâte dont le mélange est un secret parfaitement conservé par la marque.

 

            … puis la gélatine naturelle à cœur

Le collage des papiers Arches est unique grâce à une gélatine naturelle à cœur et appliquée en surface, une exclusivité Arches. Cette gélatine garantie la durabilité du papier, la résistance au grattage et le rendu exceptionnel des couleurs.

Le bain de gélatine naturelle est suivi d’un séchage à l’air libre.

 

               L’enjeu des machines à forme ronde

Le processus de fabrication se poursuit lorsque cette pâte passe sur des machines à forme ronde. Cela permet la fabrication des bobines de papier. Et quelles bobines ! Elles mesurent généralement plus d’un mètre trente-trois de large, sur près d’une centaine de mètre de longueur.

La méthode traditionnelle de fabrication sur des machines à forme ronde garantie aux feuilles Arches un grain naturel, un papier stable qui se déforme très peu lorsqu’il est mouillé, et dont les fibres sont parfaitement et régulièrement réparties.

 

            Une signature gage de qualité

Les fibres du papier obtenu détermine le sens dans lequel les feuilles doivent être utilisées. Pour indiquer ce sens, une signature « Arches » est apposée en bas à droite des feuilles. À cette signature s’ajoute le symbole de l’infini, signe de permanence. Cette signature en filigrane se dévoile par transparence. Par contre, cette signature n’est pas apposée sur les feuilles des blocs, des albums et rouleaux.

signature arches

             Une étape de fabrication manuelle

La dernière étape du processus de fabrication des papiers Arches consiste en l’inspection du papier fabriqué. Chaque feuille est vérifiée et le tri se fait de manière manuelle. Cette étape garantie la garantie parfaite du papier.

 

Les différentes textures des papiers Arches

Les papiers Arches se classent selon trois types de texture : le grain fin, le grain satiné et le gain torchon.

Le papier Arches bénéficiant d’un grain fin appartiennent aux gammes Velin d’ArchesVelin Johannot, Velin BFK Rives et Arches pour huile. Le papier au grain fin est pressé à froid. Semi rugueux,  il est dépourvu d’aspérité. Il s’agit ainsi du papier le plus facile à travailler. Par conséquent, il est idéal pour débuter.

La texture du papier au grain satiné Arches, quant à elle, nécessite que le papier ait été pressé à chaud. Les gammes Arches platine et Arches 88 bénéficient d’un grain satiné très doux. Ce papier jouit d’une grande particularité : il laisse glisser la couleur.  Cela en fait un papier difficile à utiliser pour les novices. Il est à utiliser pour les travaux ne nécessitant pas de superposition de couches de médium.

Enfin, le grain torchon se reconnait par ses formes de creux et relief. Ce grain est utilisé dans la gamme Arches pour aquarelle. Il nécessite de la technicité car il peut faire pater les couleurs.

 

Arches a fabriqué un papier innovant qui se démarque particulièrement des papiers à texture unique. En effet, le papier Lavis Fidélis, surnommé « En-Tout-Cas » propose un grain fin au recto, et un grain satiné au verso !

 

Des blocs encollés des quatre côtés

Les blocs Arches ont la particularité d’être encollés sur les quatre côtés. Ainsi, lorsque les créations se font à même le bloc, sans désolidariser la feuille, l’encollage garantie que la couleur utilisée pour la réalisation d’une œuvre ne coule pas ou n’apparaisse pas sur les autres feuilles du bloc.

 

Sur Label Art, retrouvez les papiers Arches en bloc, en rouleau ou à la feuille.

Le 4 Artist, nouveau marqueur Pébéo

20 mai 2016

Le 12 mai 2016, dans le magasin Label Art de Six-Fours-Les-Plages, avait lieu l’inauguration du nouveau marqueur de Pébéo : le « 4 Artist ». C’est aujourd’hui pour nous l’occasion de revenir sur cette superbe soirée animée par l’artiste MIHOUB, et sur la présentation de ce nouveau marqueur, absolument unique.

4ARTIST LOGO

 

Le marqueur à l’huile Pébéo

Caractéristiques du 4Artist

Marqueur à l'huile 4Artist 2mm pointe ronde

Marqueur à l’huile 4Artist 2mm pointe ronde

Le 4Artist Marker s’apprête (et commence déjà !) à révolutionner l’approche du marqueur et de la peinture traditionnelle. Jamais marqueur à l’huile n’avait donné de tels résultats. Les couleurs, très pigmentées, confèrent à la peinture des nuances particulièrement éclatantes, bénéficiant d’un rendu hyper brillant. De plus, grâce à cette qualité pigmentaire, les 18 couleurs du nuancier jouissent d’une garantie de tenue à la lumière et dans le temps.

Grâce aux 4 mèches (2mm ronde, 4mm ronde,  8mm biseautée et 15mm plate) l’artiste varie les rendus, du détail à l’aplat.

Coup de cœur Label Art pour…

  • son séchage extrêmement rapide et homogène
  • la fidélité de couleur humide / sèche
  • les retouches après séchage pour obtenir des nuances, des dégradés ou des estompages

 

L’utilisation du marker Pébéo

Ce marqueur Pébéo exclusif profite des caractéristiques et possibilités de la peinture à l’huile, tout en y alliant les propriétés des marqueurs : finesse des traits, précision, superposition des teintes…

Son utilisation est libre : polyvalent, il s’applique sur toile, papier, bois, métaux… et même en finition de nombreuses œuvres réalisées à l’acrylique, l’huile, ou toute peinture à base de solvant. De même, il s’intègre parfaitement aux créations réalisées au Mixed-média.

Coup de cœur Label Art pour…

  • l’utilisation possible en « giclée » du marqueur, permettant de réaliser des trainées de gouttes de peinture, comme avec un pinceau.
  • la mine toujours chargée en peinture, sans jamais avoir à la réamorcer

 

Lancement du 4Artist Marker à Label Art

Dans notre article « Rencontre avec Mihoub : l’Artiste de la pleine conscience » vous aviez l’occasion de découvrir l’artiste MIHOUB : son histoire, sa carrière, son art… Le 12 mai 2016, nous avons eu la chance de profiter de la présence de cet artiste pour la soirée d’inauguration du 4artist Pébéo : animation, partages, conseils, astuces…

 

Œuvres de Mihoub exposées à Label Art

Œuvres de Mihoub exposées à Label Art

 

 

« Merci à tous pour votre présence … Merci à Pébéo et à Mihoub »

18h30. Caroline CAMPO-DUSSOUET, directrice de Label Art, lance la soirée. L’occasion de remercier une nouvelle fois Pébéo, dont le directeur France, le directeur régional et le commercial sont présents, et Mihoub. C’est également le moment de présenter l’équipe du projet : Bérangère et Karine les conseillères de vente, Sylvain le responsable d’atelier et Camille la chargée de communication.

Lancement de la soirée

Lancement de la soirée

 

«Ah mais c’est nous qui dessinons ?! Je croyais qu’on allait juste regarder…»

Quelques minutes après la déclaration de Caroline, Mihoub annonce le début des tests. Une très bonne nouvelle pour tous ces artistes et passionnés présents à la soirée. Car oui, l’heure n’est pas seulement à la contemplation et à l’écoute, mais au partage et à l’essai ! Rapidement les tables sont occupées, les toiles se recouvrent de couleurs, de traits, de points, et des formes laissent peu à peu distinguer les œuvres en création. L’effervescence est telle que même les enfants se munissent de marqueurs et de supports, pour eux aussi, s’exprimer.

utilisation des marqueurs à l'huile 4Atist Pébéo

utilisation des marqueurs à l’huile 4Atist Pébéo

 

Test des Markers 4Artist

Test des Markers 4Artist

 

«Nous allons passer au tirage au sort ! »

19h30. La soirée bat son plein. Plus de 70 personnes sont réunies dans le magasin. Christian, le doyen de l’équipe Label Art, tout juste parti à la retraite, est revenu en magasin. L’occasion pour lui d’endosser la tâche de tirer au sort les gagnants de notre jeu concours. Trois lots Pébéo sont à gagner. Quelle ne fut pas la surprise générale : une des gagnantes se trouve au magasin! Un moment de bonheur partagé.

Tirage au sort du concours Pébéo

Tirage au sort du concours Pébéo

 

« Et c’est moi. »

Vient alors le moment de tirer au sort le gagnant de la toile « Innocence » de Mihoub. Annonce du nom du gagnant. « Et c’est moi », une phrase simple pour s’identifier, et les applaudissements retentissent. L’heureux gagnant remercie chaleureusement Mihoub et Christian.

 

La soirée reprend alors son cours et se poursuit, jusqu’à 21h.

Quelques créations au Marker 4Artist

Quelques créations au Marker 4Artist

Réalisations au marker 4 Artist

Réalisations au marker 4 Artist

 

Merci encore à MIHOUB pour sa présence, sa gentillesse et sa spontanéité.

Merci à Pébéo pour l’opportunité qu’il nous a été donné d’organiser une telle soirée.

Merci à vous, les artistes, d’avoir répondu présents en si grand nombre.

Rencontre avec Mihoub : l’Artiste de la pleine conscience

3 mai 2016

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C’est en marchant vers l’atelier, dans les rues de Marseille, que je réalise à quel point les métiers de la création, à mi-chemin entre la découverte permanente et le choix des produits sont formidables. Riches en rencontres, audacieux dans leurs choix, authentiques dans leurs réalisations, osés dans leurs affirmations. Être Artiste c’est emprunter un chemin où rien n’est jamais écrit d’avance. Encore une fois, je me demande qui sera l’Artiste que je vais découvrir dans quelques minutes.

Mihoub… Un prénom, des œuvres et une bio que j’ai parcourue avant de préparer mes questions. La première chose que j’aperçois c’est un sourire, puis des yeux, rieurs, bienveillants. Place à l’atelier, nous entrons dans un endroit magique. Des pinceaux qui ont vécu, des chevalets, des toiles à même le sol qui sèchent lentement, s’imprégnant du temps qui passe, des Canada Dry, une clope, et une heure d’échange remplie de cette énergie qu’il transmet sans même s’en rendre compte.

Mihoub c’est maintenant à mes yeux l’Artiste de la pleine conscience, intuitif et spontané.

Bienvenue dans son atelier. Laissez-vous emporter par l’histoire de Mihoub : son parcours et ses réflexions autour de la vie et du processus créatif. Laissez-vous gagner par la magie de son travail, qui vous touchera, tout comme je l’ai été en découvrant ses œuvres. Place à l’Artiste.

Le parcours

« J’ai décidé de partir à l’aventure. C’était en 2000. J’avais la vingtaine, l’âge où sans doute on est en quête de nouveaux espaces, de nouveaux horizons. J’ai posé mes valises à San Francisco. A ce moment de ma vie, je ne connaissais pas grand-chose à l’Art. Les galeries, les musées, les expositions : ces domaines ne m’étaient pas familiers.

C’est quand je suis revenu pour la seconde fois dans cette ville deux ans plus tard, que tout a basculé. Mon histoire d’Artiste a commencé en décembre 2002.

Je vivais en colocation, je partageais un appartement en centre-ville, dans un quartier où beaucoup de personnes créaient. Ma colocataire réalisait des collages. Et puis il y avait ce designer qui vivait dans le même bâtiment. On voulait tous créer. Moi, j’écrivais des poèmes. Et nos jeunes années nous amenaient à réfléchir, à poser nos propres bases, on était en quêtes identitaires.

Quand mon ami designer est parti, j’ai acheté sa table et sa chaise. Et j’ai commencé le dessin. Je voulais au tout début dessiner des lampes. C’est à ce moment précis que j’ai commencé à faire émaner de mon esprit des personnages. On les voyait dans mes dessins de lampes. Je comprenais que la créativité jaillissait.

C’est sans doute le départ de tout, et surtout de cet émerveillement qui ne m’a jamais quitté. De celui qui te touche dans ton être profond, de celui qui transcende tout. S’émerveiller en permanence. C’était incroyable. J’éprouvais cette fascination originelle de la créativité, je découvrais le monde. Je me sentais aussi transporté qu’un Christophe Colomb découvrant l’Amérique ! Cette énergie-là m’a envahi et porté, immédiatement. Plus de retour possible. Je ne m’en suis jamais séparée.

Au début, je dessinais sur des tous petits formats, au crayon gris. Mes créations étaient très spirituelles, très chargées, comme si elles portaient des messages magiques.

J’habitais à Geary Street. C’était l’endroit qui réunissait sur un périmètre restreint de véritables chefs d’œuvres du surréalisme. Je n’avais que quelques mètres à parcourir et j’ouvrais les portes des galeries Là c’était un Dali, ailleurs un Miro ou un Picasso.

Je découvre l’Art, c’est à nouveau un émerveillement total ! La révélation absolue. Et je me mets à dessiner sur la place pendant 10 jours. Ces petits dessins au crayon gris ! Je vois des personnages apparaître, des lignes, des formes, cela me semble totalement incroyable. »

– Et tu dessines, ta carrière est lancée

« Oui je dessine. Je renvoie à ce moment-là une énergie incroyable. Je suis transporté et je crois en mes dessins. On est à San Francisco, pas à Paris. Aux US, si tu mets du bonheur dans ce que tu fais, le public te le renvoie. C’est allé très vite. J’entends « Waooh ! Mihoub ! C’est un travail magnifique ». Au bout d’un an, ma première exposition est lancée : « One year, One show ».

J’ai dessiné avec mon cœur. Avec du recul, je réalise que ce premier jet n’était pas encore abouti. »

– Mihoub, si tu es découvert si vite, toi, l’artiste autodidacte, c’est que tu as du talent !

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« J’avais un don. Mais aujourd’hui, avec un œil plus critique, en ayant vu le travail d’autres artistes, mes œuvres de l’époque n’étaient pas encore abouties.

J’ai aussi eu la chance de ne jamais galérer pour vendre mon Art. J’avais un emploi à côté. J’étais serveur et j’attaquais à 15 heures. Je finissais tard le soir. Le matin je me levais tôt et je dessinais. J’avais le temps de gérer ma passion et mon métier. J’ai pu aussi découvrir les magasins de ventes de produits beaux-arts. J’étais toujours chez Pearl’s. D’ailleurs, je voue une véritable passion aux magasins beaux-arts. Le seul magasin qui ressemble à ce que j’ai pu voir à San Francisco, c’est Passage Clouté à Paris, rue des boulets. Je ne manque jamais d’y passer quand je suis sur Paris. Bref, pour résumer : j’éprouve aussi un véritable amour pour les magasins de fournitures beaux-arts. »

« Je commence à fonder les bases de mon Art. Un Art très simple. »

Un jour un ami m’offre une boîte de pastel. C’est ainsi qu’un dessin magique est né : « L’enfant du monde ». Je contemplais ma réalisation en me disant que j’arrivais à dessiner des portraits bien que je sois totalement autodidacte.

Au-delà de ce constat, il existe cette fondation incontournable qui est et demeure le subconscient.

« L’Art ce n’est pas uniquement une création spontanée, c’est aussi ce moment présent où tout s’arrête. Ce moment où tu es ce que tu dois être, c’est-à-dire créatif. Tout être humain devrait être créatif. »

Aujourd’hui bien sûr, j’en parle avec du recul mais à l’époque, j’étais totalement illuminé. J’étais persuadé que j’allais devenir le plus grand peintre de tous les temps (rires). Cette énergie, cet ego sans doute démesuré m’a porté et c’est ainsi que j’ai duré. Je n’ai jamais cessé de croire. »

« Les clés dans la création sont : persévérance patience et croyance. Sans la croyance, sans la foi, tu ne peux rien créer. Je crois en mon Art depuis de longues années et cette énergie positive qui se dégageait les premières heures où j’esquissais mes premiers dessins allait me porter vers tout ce que je souhaitais : être et vivre en pleine conscience. »

La découverte de nouveaux horizons

« Un artiste m’a dit un jour « la seule chose que tu ne dois jamais faire c’est arrêter la peinture ». Alors j’ai décidé de découvrir d’autres horizons. Il y a eu Barcelone, Londres, la Malaisie. Certaines périodes étaient chargées de créativité, d’autres plus calmes. Je suis un peintre spontané, intuitif, je marche devant un chemin qui s’ouvre et se crée sous mes pas. »

Tu ne le connais pas ce chemin ?

« Non (silence).»

«Ce qui me permet d’avancer sur le chemin, ce sont les supports. Pour le moment les supports me permettent le travail de la matière, de la texture. San Francisco c’est l’initiation. Une période pendant laquelle j’ai beaucoup exposé. Mais on ne peut pas peindre et exposer. Des choix sont à faire. Quand on crée, on n’a ni le temps ni l’énergie de courir aux vernissages. Si San Francisco est ma référence, le point où tout a commencé, le chemin s’ouvre et se découvre sans cesse depuis. »

– « The more I paint the more I like everything ». Basquiat. Je comprends dans cette phrase que plus je peins plus je comprends le monde et plus je l’aime. C’est ton avis ?

« Non. La peinture ne m’aide pas à aimer le monde mais à être en contact avec mon être profond et à me recentrer sur mon être.

C’est important pour moi. Peut-être en revanche qu’elle améliore ma perception du monde.

Les phrases d’artistes qui ont été des pivots dans ma carrière il y en a deux :

A la question posée à Pollock (qui a été pour moi une grande source d’inspiration) : Comment savez-vous quand vous avez terminé une peinture ? Ce dernier répond : Comment savez-vous quand vous avez fini de faire l’amour ?

C’est exactement ça la peinture, c’est exactement ça la création.

Une autre phrase m’a marqué profondément. C’est encore une question posée cette fois à Pierre Soulages : Quelle est votre peinture préférée ? Il répond « Celle que je vais faire ».

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–  Tu as écrit : « Our mind is the last free space that we can explore or ignore… »

C’est l’esprit il n’y a plus que ça, surtout dans le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui. Et on voit avec la physique quantique, avec tout ce qui se passe chez Google où ils sont en train de créer des clones virtuels de nous-mêmes : l’esprit contrôle les actes. On se donne des défis incroyables comme celui d’aller sur la lune, mais en fait le plus important, c’est l’esprit : celui qui nous habite et nous transporte. C’est lui et lui seul qui nous permet de nous réaliser.

Pour en revenir à cette phrase de Basquiat, ce n’est pas tant le but de comprendre le monde qui m’anime dans ma peinture, mais cette notion de me sentir vibrer quand je peins. Quand tu crées une œuvre, tu ne la gommes pas, tu la vis ! C’est la vraie Liberté. »

Te coupes-tu parfois de ta peinture pour justement l’explorer à nouveau ?

Il m’arrive de me laisser des temps de pose. Mon esprit accumule alors des informations inconscientes et analyse son espace, les interactions humaines. Mes dessins et peintures en seront les représentations a posteriori. Je ne donne mes titres qu’une fois ma création finalisée. Et quand je reviens à l’Art, le mouvement, et l’énergie créative repartent d’une façon merveilleuse.

Tu habites Marseille. Es-tu inspiré par cette ville et ses habitants ?

Quitter San Francisco pour revenir en France a été difficile. Comme pour de nombreuses personnes ayant goûté à l’expatriation. Quand je suis arrivé à Marseille, j’ai immédiatement été saisi par la similarité avec San Francisco, similitude dans l’approche humaine. Par exemple, à San Francisco, au Blue Danube, un petit bar sans prétention où j’aimais prendre mon café du matin, l’auteur d’un Best Seller côtoie l’écrivain qui peine, tout ce petit monde se fréquente, sans prétention aucune si ce n’est celle de partager un moment complice ou solitaire. Mixité, toutes classes mélangée, toute ethnie confondue. J’ai ressenti cette similarité immédiatement à Marseille où j’ai mon atelier. Je possède un héritage arabe. Marseille c’est une ville, un port, des cultures qui vivent ensemble, des richesses incroyables. A Marseille tu as le sentiment que tout peut arriver. »

« Marseille c’est encore une ville de création, et non une ville d’exposition. »

– Où peut-on voir ton travail ?

Pour le moment dans mon atelier sur rendez-vous. Je ne montre pas beaucoup mon travail quand je suis en phase de création. Je reste concentré et je peins. L’exposition selon moi se fera naturellement quand l’aboutissement de mon travail sera au rendez-vous.

Je prépare aussi une exposition avec un collectif d’Artistes à la rentrée.

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Focus sur …

Peindre en pleine conscience. « Sois le changement que tu veux voir dans le monde ».  (Gandhi).

« Mes gènes, mon sang et les générations qui ont forgé l’être que je suis sont mon héritage culturel et religieux. J’ai été naturellement attiré par le soufisme. C’est en quelque sorte le mysticisme de l’Islam. Méconnu sans doute et pourtant le phare de cette religion. L’ancien Islam le portait et le propageait, celui interprété par une civilisation raffinée et aboutie, à l’aube, à la naissance de cette religion, le soufisme faisait déjà pleinement partie du monde des anciens. On dit que c’est le cœur même de l’Islam. On le vit, on le ressent profondément, c’est à l’intérieur de nous et lorsqu’on souhaite le décrire c’est souvent une tâche impossible.»

« Un jour, un homme a demandé « Pouvez-vous nous expliquer ce que vous ressentez ? ». Il a répondu : « Pouvez-vous expliquer à quelqu’un qui n’a jamais goûté le miel ce qu’est le miel ? ».

« La pleine conscience c’est un ressenti. Très précieux, très personnel. Il vibre en toi, ici à ce moment-là, tu as chassé l’égo, tu es face à toi, ton être profond et tu rayonnes. Quand tu rayonnes, tu touches le monde. C’est dans la bienveillance, dans cette énergie, qu’à ce moment tu propages ce courant et c’est à ce moment que les autres sont touchés sans même qu’ils s’en rendent compte. C’est magique. Si on veut que le monde aille bien, chacun doit se connecter à son être intérieur et apporter sa propre lumière. »

 

Secrets d’Artiste

L’approche créatrice

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Au tout début de ma carrière d’Artiste j’étais fasciné par les yeux. Et je dessinais de multiples lignes, sens, et courbes, des codes dans les lignes, des messages qui se perdent au détour de multiples chemins pour mieux se retrouver. Un mélange de géométrie une approche sans doute plongeant son inspiration dans la physique quantique, ce langage multiple laissé ouvert à des interprétations de tous les possibles.

Chacun prend et interprète en fonction des sens et des chemins qu’il souhaite emprunter.

J’ai rapporté de la librairie du Mucem un ouvrage sur la calligraphie. Le mouvement « calligraffiti » est né de ces multiples sens et sans comprendre toute la calligraphie arabe, j’aime contempler les écritures pour en interpréter certaines dans mes dessins. C’est un côté mystique qui revient et que j’aime dessiner dans toute sa spontanéité.

 

Mihoub

50 rue Cristophole

13003 Marseille

Site web

Page Facebook

 

Mihoub sera notre invité d’honneur le 12 mai à l’espace Label Art

Chemin des Delphiniums, Quartier Bassaquet, 83140 Six-Fours-Les-Plages

18h-21h : Trois heures de performance pour une soirée hautement artistique autour du lancement de la gamme 4ARTIST Marker by Pebeo

Entrée gratuite, sur réservation à happening@label-art.fr

 

En savoir plus sur le calligraffiti : Le graffiti arabe, Pascal ZOGHBI édition Eyrolles

 

Interview réalisé pour Label Art par Caroline CAMPO-DUSSOUET ©

Crédit Photos : Caroline CAMPO-DUSSOUET ©

Remerciement à Mihoub et à l’équipe Pébéo initiatrice du projet, notamment à Sébastien Arcouet et Yannick Cormerais. Merci à Jean-Luc de Pébéo pour sa patience.  Merci à l’équipe de Label Art pour son implication sur ce projet. Merci à Passage Clouté pour sa dynamique et son rayonnement de Paris à San Francisco :-)

 

 

 

Comment raviver une peinture à l’huile : la solution est ici !

25 avril 2016

Bonjour à tous !

 

Aujourd’hui Roland Charbonnier nous apprend comment raviver une peinture à l’huile.

« Voici un petit paysage que j’ai peint dans le cadre de mes cours à l’atelier, avec mes élèves. Ce paysage est assez sympathique, il est tout mignon. Pour la composition nous n’avons rien à dire, ça marche bien. Nous avons de belles perspectives, le travail des volumes est bien rendu. Mais ce qui me gêne dans ce paysage, c’est qu’il est triste… je le trouve très triste. Cela va être l’objectif du jour : comment donner, à un travail qu’on a exécuté, un joli coup de peps, lui donner de la vigueur, lui redonner de la vie, le booster en couleurs… et tout cela avec l’usage des glacis à l’huile. Ce paysage est, j’ai oublié de le préciser, peint à l’huile.

Notre tableau, dans sa version originale : petite analyse brève qui va déterminer nos objectifs. Le ciel est trop pâle, la pierre également manque de couleur, le lac aussi… tout manque de couleurs. C’est une version trop proche de la réalité. Dans la réalité les couleurs ne sont pas aussi vives que ça. Mais nous, peintres, on a la possibilité d’extrapoler et de booster les couleurs.

Nous allons travailler avec de l’huile Van Gogh de chez Talens, du médium à peindre évidemment et des brosses en Kevrin pour appliquer tout cela en glacis. En effet, notre peinture est sèche c’est donc avec la méthode des glacis, la technique des glacis, que nous allons booster la couleur.

1ère étape : le ciel

Nous mélangeons du médium, avec un peu de bleu primaire (beaucoup de médium avec un peu de couleur) de manière à former un jus. Nous l’appliquons ensuite sur le ciel, qui a va tout de suite prendre un peu plus de peps. Pour appliquer les glacis il faut des brosses souples. Une brosse plate Kevrin est parfaite pour cela. Elle permet à la fois d’appliquer le glacis et de bien le fondre, l’étirer, le lisser. Cette même couleur de glacis teintée de bleu primaire je vais l’appliquer aussi sur les montagnes au lointain, puis je vais raviver l’arrière-plan : la petite forêt avec du vert de vessie. Enfin je passe à l’étang et au lac, qui pour être conforme au ciel, est ravivé avec du bleu primaire. Ce n’est pas grave si on déborde : il s’agit de glacis donc on ne risque pas de dénaturer le tableau ou les autres motifs. Pour la pierre nous allons utiliser simplement du glacis avec de la sienne naturelle et de l’ocre jaune, que nous allons appliquer sur la maison et sur les parties de pierre en lumière. Nous voyons tout de suite la différence, c’est flagrant, carrément magique ! Je nuance : tantôt mon glacis est un peu plus nuancé en couleurs, parfois moins pour créer des variations.

2ème étape : les zones d’ombre

Ensuite je passe aux zones d’ombre de la pierre, des pilastres en pierre et de la maison. Pour cela je vais utiliser, et oui, du violet ! Une valeur froide mais très colorée. Cela a un rapport très joli avec ces murs, ces parties de mur en pierre de lumière jaune. Pour l’herbe au premier plan cela va être avec du jaune : un glacis de jaune et d’ocre jaune mélangé. Et voilà, un petit coup de booste sur mon herbe, c’est suffisant.

Je fais la même chose, avec la même valeur de glacis -jaune et ocre jaune-, sur les branchages apparaissant dans le ciel en partie haute. À ce stage je remarque que mes nuages, eux aussi, manquent de couleur. Je vais donc les raviver. Et pareil, pour avoir touché à toutes les surfaces je fais un petit glacis avec de l’orange sur le toit de ma maison.

 

Voilà, mon travail de glacis est achevé. Maintenant vous pouvez vous amuser à comparer cette version-là, avec ses couleurs boostées, lumineuses, chaudes, vivantes, gaies, avec l’ancienne version, qui était plus triste et fade… mais qui peut plaire aussi !

Vous avez maintenant saisi l’une des utilités du glacis, c’est facile, c’est rapide et super efficace !

 

Merci d’avoir suivi cette vidéo.

RDV sur le site Label Art et sur le compte Facebook pour profiter des démos, des photos et des pas à pas pour s’enrichir. »

 

Merci Roland pour tous ces conseils.

 

Choisir son médium beaux-arts

18 avril 2016

Les médiums, véritables alliés pour manier la peinture selon ses envies, peuvent être utilisés dans les techniques de la peinture acrylique ou de la peinture à l’huile. Chaque médium modifiera les caractéristiques de la peinture, sa texture ou son apparence. Label Art vous explique le rôle de chaque médium.

 

Médiums pour la peinture acrylique

peinture acrylique, médium acrylique

Les médiums pour l’acrylique permettent de jouer sur la brillance et la flexibilité de la peinture.

Ces médiums et gels sont compatibles entre eux dans la même gamme et marque.

Ils se décomposent comme suit :

 

– les médiums fluides :

– médium fluide mat,

– médium fluide brillant,

– médium fluide brillant pour glacis.

Grâce aux médiums fluides, le peintre obtient des effets fluides, joue sur la matité, la brillance et la transparence de la peinture. Les médiums fluides modifient également la profondeur et la luminosité des couleurs. Le retardateur de séchage fait aussi partie de la catégorie des médiums fluides.

 

– les médiums gels :

Ces gels médiums ont la particularité d’augmenter la brillance de la peinture, sa matité et sa transparence. Grâce à ces gels épais il est possible de travailler en structure avec la peinture acrylique. De plus, les médiums gels permettent d’obtenir des effets de texture et de matière.

 

– les gels structurés :

Ces gels se relèvent indispensables pour créer effets, des empâtements et des reliefs. Diluables à l’eau, ils ne font pas de craquelure. Grâce aux gels structurés il est possible d’obtenir des effets variés dans la technique de l’acrylique.

 

– les médiums à empâtement :

Cette gamme se décline en deux médiums : la pâte à peindre et le modeling paste. Cette pâte épaisse permet de travailler la texture de la peinture : réalisation de reliefs, d’effets de matière et d’épaisseur.

Modeling paste Amsterdam

Modeling paste Amsterdam

 

– les vernis :

Brillant ou mat selon les préférences de l’artiste et l’univers du tableau, les vernis doivent être appliqués après le séchage complet de la peinture.

 

Médiums pour la peinture à l’huile

peinture huile, médium huile

Avant l’utilisation des médiums suivants, la peinture à l’huile peut être diluée selon les envies du peintre. Pour cela, il est conseillé d’utiliser de l’ essence de térébenthine. Bien qu’elle dégage une très forte odeur, l’essence de térébenthine est incolore, transparente et compatible avec tous les médiums. De plus, elle permettra de nettoyer les pinceaux tout en les protégeant.

 

Les médiums pour huile sont conçus à base de résine. Ils ont un triple pouvoir : ils fluidifient la peinture ce qui a pour effet de faciliter le travail, ils évitent les craquelures en régulant le durcissement de la pâte, et enfin ils protègent les pigments en favorisant leur conservation.

Les médiums pour l’huile permettent de modifier les caractéristiques intrinsèques de la peinture. Ainsi, ils peuvent modifier son temps de séchage soit en l’accélérant ou en le retardant, ils permettent également de changer l’éclat de la peinture, sa texture…

 

Plus précisément, nous pouvons lister ici les principaux médiums utilisés pour la technique de la peinture à l’huile.

– l’huile de lin :

Tout d’abord, l’huile de lin, qu’elle soit purifiée, décolorée ou cuite aura pour fonction d’augmenter la brillance de la peinture. Seule l’huile de lin purifiée retarde le temps de séchage, tandis que les deux autres l’accélèrent.

Huile de lin purifiée Talens

Huile de lin purifiée Talens

 

– l’huile d’œillette :

L’huile d’œillette , particulièrement épaisse, permet d’augmenter la consistance de la peinture. Ainsi, les traits de pinceaux résisteront visibles.

– les siccatifs :

Tout le monde connait cette particularité qui définit la technique à l’huile : la peinture met du temps à sécher ! Cependant, grâce aux siccatifs, le temps de séchage peut être accéléré. Mais ce n’est pas tout ! Ces médiums permettent également de jouer sur la brillance et la transparence de la peinture. Les couches de peinture pourront ainsi se superposer.

Le médium Flamand, d’ailleurs, est un siccatif idéal pour la réalisation de glacis.

Médium Flamand Lefranc & Bourgeois

Médium Flamand Lefranc & Bourgeois

Pour aller plus loin :

> Wikipédia : « Médium à peindre »

> Fleurus : Les cahiers du peintre

La féminité chez Label Art

22 mars 2016

La Journée Internationale des Droits de la Femme

Pour les Nations Unies, la Journée Internationale des Droits de la Femme est « un jour où les femmes sont reconnues pour leurs réalisations, sans égard aux divisions, qu’elles soient nationales, ethniques, linguistiques, culturelles, économiques ou politiques. »

Concours sur la Féminité - Mars 2016

Concours sur la Féminité – Mars 2016

Pour de nombreuses personnes, la Journée Internationale des Droits de la Femme est plus largement l’occasion de se rappeler les inégalités persistantes dans le monde. Des inégalités selon le pays où nous naissons et vivons. L’occasion de ne pas oublier l’immense écart qui persiste entre les femmes et les hommes. Des différences dans les conditions de vie, salaire, éducation, travail, harcèlement…

La journée de la femme est l’occasion de ne pas oublier que de nombreuses inégalités demeurent.

 

L’histoire du 8 mars 

La première fois qu’une femme a évoqué la création d’une journée dédiée aux femmes, nous étions en 1910. Cette démarche, animée par Clara Zetkin, a alors été perçue comme révolutionnaire. Et cela a redonné du courage à tellement de femmes ! En 1917, elles étaient des milliers de femmes russes à choisir cette date pour débuter une grève en réclamant « paix et pain ». Quatre jours plus tard, le tsar abdique et les femmes obtiennent le droit de vote.

Ce n’est qu’après 1945 que le 8 mars est devenue une tradition mondiale. Les Nations Unies ont reconnu cette journée en 1977. En France, il aura fallu attendre 1982. Aujourd’hui, la journée internationale des droits des femmes est un jour de fête nationale dans de nombreux pays.

Le 8 mars, les frontières, les barrières linguistiques, économiques, culturelles et politiques disparaissent. Les femmes s’unissent dans leur quête d’égalité, en se souvenant du chemin parcouru et de celui qu’il reste devant à elles.

 

En regardant les photos des œuvres envoyées sur le thème de La Féminité, l’équipe de Label Art est heureuse de constater que pour les artistes aussi, cette journée ne connait aucune limite. Les femmes représentées sont toutes différentes. Le bonheur s’oppose à la mélancolie, l’apaisement, la sérénité, l’énergie, la sensualité, la précision ou le flouté. Tant de femmes en chacune, tant de beauté. Toutes différentes, et pourtant si proches…

« L’Éternel féminin nous attire vers le haut » écrivait Goethe.

 

Nous tenons à remercier une nouvelle fois l’ensemble des artistes ayant participé à notre galerie. Ce fut pour nous un réel plaisir de relayer leur travail aux yeux de milliers d’autres personnes.

Toute l’équipe Label Art

 


 

Peinture au café, par Bour Asmaa à suivre ici : https://www.facebook.com/JustColort/

Peinture au café, par Bour Asmaa
à suivre ici : https://www.facebook.com/JustColort/

 

"FRD KHL"  Toile réalisée par Argadol. Technique mixte et peinture acrylique

« FRD KHL »
Toile réalisée par Argadol. Technique mixte et peinture acrylique

 

"Déception"  Oeuvre réalisée par IZABEL. Huile au couteau.

« Déception »
Oeuvre réalisée par IZABEL. Huile au couteau.

 

" Sirène émerveillée " par Jean-Jacques BRIQUET contact@jjbriquet.com

 » Sirène émerveillée  » par Jean-Jacques BRIQUET
contact@jjbriquet.com

 

La fabrication des cadres chez Label Art

16 janvier 2016

Grâce à notre article « Connaissez-vous la fabuleuse histoire de Label Art », vous avez pu découvrir notre société et son histoire. Aujourd’hui, je vous propose de venir chez Label Art, et de rentrer dans son usine Provençale pour découvrir sa fabrication de cadres sur-mesure.

Imaginez. Un grand bâtiment rouge. Une gigantesque porte coulissante de la hauteur du bâtiment. Un léger bruit de compresseur. Vous passez alors la porte de l’atelier. Sur votre droite, tout n’est que carton, papier bulle et scotch. Il s’agit du service expédition.

Mais sur votre gauche, le spectacle est tout à fait différent… unique. Et atypique ! Des racks maintiennent debout de grandes baguettes qui vous dépassent… hautes de 3 mètres, ces baguettes sont toutes enveloppées dans leur papier de protection blanc. Ainsi protégées, elles paraissent toutes identiques, et sont pourtant si différentes.

Baguettes d'encadrement

Baguettes d’encadrement – Photo et crédit : Label Art

 

Le bruit des baguettes de bois qui se touchent n’est pas sans rappeler celui des baguettes de batterie au début d’un concert. Dans toute l’usine, les outils chantent leur musique mécanique. Le martèlement sourd des deux assembleuses pneumatiques se mêle aux coupes aigues des deux scies, tandis que le compresseur joue les basses… Ces sons s’envolent à travers l’atelier, jusqu’à son haut plafond…

Je vous sens à mes côtés. Commençons notre visite pour découvrir comment Label Art fabrique ses encadrements

 

Au début était la perche…

Tout commence par ces grandes longueurs de 3 mètres. Solidement emballées et très bien protégées, les longueurs sont livrées au mètre. Les commandes atteignent rapidement jusqu’à 1 000 mètres d’ailleurs ! Dans l’usine, le rangement des longueurs est un véritable challenge pour Sylvain, le responsable d’atelier. Et pour cause ! « Nous avons plus de 100 références de baguettes en stock, il faut être organisé ! » précise Sylvain. D’ailleurs, les racks de rangement verticaux ne suffisent plus, de nouveaux rangements horizontaux ont été installés.

Pour chaque commande de cadre, les menuisiers récupèrent la baguette souhaitée et la fabrication débute sur une drôle de machine…

 

Scie d'encadrement

Scie d’encadrement – Photo et crédit : Label Art

 

… puis il y eu la scie…

L’étape de la coupe se déroule sur une drôle et grosse machine dotée d’une scie à onglet. Tout commence par le report des dimensions du cadre fabriqué. Chez Label Art, les fabrications de cadre se font sur-mesure et sur commande. Par conséquent, les menuisiers modifient les dimensions de coupe pour chaque cadre.

La baguette est maintenue directement sur la règle, en butée dans un report d’angle.

La baguette est ensuite coupée, dans un bruit strident, grâce à la scie à double lame. Des lames affutées pour obtenir des coupes propres et sans éclat ! Ces doubles lames permettent de couper les angles à 45°, en vue du montage à venir. Les menuisiers obtiennent alors les deux largeurs et les deux longueurs nécessaires à l’encadrement.

Règle d'encadrement

Règle d’encadrement – Photo et crédit : Label Art

 

… pour ensuite procéder à l’assemblage…

Les largeurs et les longueurs sont empilées et placées sur une fine et longue table qui traverse l’atelier. Les unes après les autres, les commandes se suivent… Derrière cette table se trouve la seconde machine.

Longueurs et largeurs d'encadrement

Longueurs et largeurs d’encadrement – Photo et crédit : Label Art

 

Pour assembler les longueurs et les largeurs, les menuisiers utilisent tout simplement… une assembleuse ! Une assembleuse pneumatique à agrafage. Grâce à leur expérience, ils savent apprécier l’épaisseur des baguettes au moment de faire le choix des agrafes : 7mm, 10mm, 12mm ou 15mm. Sylvain nous explique : « Il ne faut pas que les agrafes soient trop grandes, bien sûr, sinon elles risquent de transpercer le bois ou de le fissurer ; mais des agrafes trop petites risquent de voiler l’encadrement avant que celui-ci ne soit posé sur le châssis entoilé ! ». Pour garantir la solidité de l’encadrement, les menuisiers posent effectivement au minimum 5 agrafes, réparties sur la largeur de la baguette. Une superposition est tout à fait réalisable pour apporter une solidité supplémentaire.

Assembleuse pneumatique

Assembleuse pneumatique – Photo et crédit : Label Art

Les « griffes » de l’assembleuse maintiennent fermement les montants pendant la pose des agrafes. Le système pneumatique, aussi rapide que solide, est particulièrement bruyant !

Assemblage de l'encadrement

Assemblage de l’encadrement – Photo et crédit : Label Art

Les montants sont agrafés dans un ordre bien précis : chaque largeur est agrafée avec une longueur, puis les angles obtenus sont réunis. Dans cet agile jeu d’assemblage, les baguettes sont déposées rapidement sur la table, dans un bruit sec et régulier.

Le cadre est alors terminé ! Mais on ne s’arrête pas là…

 

… et enfin protéger le cadre.

Label Art veille à la qualité de ses encadrements. Il est important qu’ils ne subissent aucun choc, soit lors du transport par colis dans le cas d’une vente par correspondance, soit durant le transport jusqu’au magasin s’il s’agit d’une commande passée dans le shop de Six-Fours-Les-Plages.

Coin en carton de protection

Coin en carton de protection – Photo et crédit : Label Art

 

L’agrafeuse pneumatique clos de concert en apposant les 4 dernières agrafes. En effet, des coins en carton sont agrafés dans chaque angle des encadrements. Grâce à leur épaisseur et à leur double cannelure, ces coins cartonnés préservent des chocs et garantissent la protection des encadrements une fois fabriqués.

Protection des encadrements

Protection des encadrements – Photo et crédit : Label Art

Le concert de la fabrication de cadre s’achève ici s’il s’agit d’un cadre commandé via le site internet.

Lorsqu’il s’agit d’une commande passée en magasin, les menuisiers installent directement l’œuvre dans son cadre. Quelques dernières agrafes… et l’œuvre est terminée.

 

La marie-louise d’encadrement

Certains se demandent sûrement comment la fabrication se déroule lorsque l’encadrement doit avoir une marie-louise. Et bien… exactement de la même manière ! Seulement, les dimensions retenues lors de la coupe des baguettes ne sont pas celles de l’œuvre, mais celles de la bordure extérieure de la marie-louise. L’encadrement vient ensuite se superposer sur la marie-louise.

Atelier d'encadrement Label Art

Atelier d’encadrement Label Art – Photo et crédit : Label Art

 

La visite de notre atelier Provençal s’achève ici. J’espère que vous avez passé un bon moment.

Souhaiteriez-vous découvrir la fabrication des sous-verre ? À vous de nous le dire, nous pourrons alors prévoir une nouvelle visite…

 

Camille de Label Art

Michel Rouvier expose à la galerie RAVAISOU

5 décembre 2015

 

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Aujourd’hui Label Art roule en direction de Bandol.

Bandol : ses plages, son casino, ses magasins et bars à l’ambiance cosy. Oui Bandol ville attrayante aux multiples visages et surtout ville d’Artistes et de talent. La Galerie Ravaisou abrite en ce moment les toiles de Michel ROUVIER. Marquez une pause en baguenaudant dans les ruelles de ce village typique provençal et ouvrez la porte de la galerie pour découvrir ou redécouvrir le travail de cet artiste talentueux. Michel ROUVIER vous expliquera avec passion son travail pictural, les effets, la lumière et surtout les moments qu’il exprime avec poésie et force. De Saint-Pétersbourg que Michel ROUVIER a souhaité retranscrire dans un mouvement de couleurs aussi somptueuses que rares, à la plage de Portissol qu’il aime contempler le matin, en passant par des jeux de lumière et variations autour de thèmes variés, Michel ROUVIER nous livre son travail de cette année, celui qui a été rythmé au fil de ses rencontres, contemplations et émotions.

 

 

« J’ai souhaité peindre la force de la mer sans cette vision figée de la carte postale. Ici, le ciel n’apparait pas, l’accent est porté sur la puissance de cette vague et les grains de sables qu’elle propulse. C’est le mouvement immuable et le rythme que j’ai souhaité peindre », nous explique Michel ROUVIER en nous montrant une de ses créations qui saisit l’instant et tout la vibration de ce moment suspendu.

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Capter l’instant, saisir l’importance du moment, et le retranscrire dans ce qu’il possède de merveilleux. En y ajoutant un caractère propre et cette touche particulière qui s’imbrique et se déploie à l’infini dans chaque peinture : voilà le sentiment qui nous envahit et chaque oeuvre apporte à sa manière une touche unique qui inspire à la contemplation.

« Si la vie n’a pas de sens, qu’est-ce qui nous empêche d’en créer un ? ». Cette citation si célèbre prend ici un véritable envol, car au fil des sujets et thèmes nous retrouvons celui de nos propres vies, qui avancent en hésitation ou de manière intrépide ou audacieuse, pour parfois nous surprendre et nous émerveiller, ou d’autres, nous amener vers l’arrêt et la réflexion, la nostalgie, l’espoir et la joie.

Nous sommes très heureux de ce moment partagé avec l’Artiste et vous invitons à venir le découvrir jusqu’au 13 décembre.

Galerie Joseph Ravaisou expose Michel ROUVIER
Rue des Ecoles
83150 Bandol

Horaires d’ouverture : 9 heures – 18h30

 

Rencontre avec les organisateurs du Festival VRRRR

21 novembre 2015

Cette année, Label Art a le plaisir d’être partenaire du 4ème Festival VRRRR. Cet évènement se déroule au musée d’Art de Toulon durant le week-end des 20, 21 et 22 novembre. Hildegarde Laszak et Benoît Bottex organisent ce festival depuis ses débuts. Les deux coorganisateurs ont eu la gentillesse de m’accorder de leur temps, si précieux.

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Nous sommes le 19 novembre 2015, la veille de l’inauguration. Arrivée au musée d’Art, je pénètre dans une salle méconnaissable. Tout, pour le moment, n’est que bricolage de la part des artistes et des bénévoles. Grâce aux constructions de ces amoureux de l’art, les planches ont donné vie à des tables sur lesquelles les dessinateurs réaliseront leurs œuvres. D’autres planches ont quant à elles permis de réaliser des bancs pour le public. La sonorisation est installée en haut d’un grand escabeau, habillée d’un épais rideau. L’odeur de peinture fraiche mélangée à celle du bois apporte à ce lieu atypique, au sol jonché d’outils, une touche conviviale. Ce lieu, où l’on resterait volontiers, se prépare à accueillir douze dessinateurs, pas moins de vingt musiciens, et au moins autant de danseurs.

 

L’idée du Festival VRRR

Tout a commencé durant la participationdes deux coorganisateurs à des concerts dessinés. La création en direct et  l’action de dessiner devant le public les ont immédiatement conquis. Hildegarde Laszak et Benoît Bottex ont alors voulu proposer ce type d’expérience à d’autres artistes. Par chance, ils ont eu l’opportunité d’organiser un festival dans le musée. Cette possibilité de préparer un « évènement vivant » comme ils l’appellent les a tout de suite séduit. En effet, une simple exposition, « quelque chose de statique, où on prépare, on accroche et tout est terminé » n’aurait pas été satisfaisante pour les deux artistes. Avec le Festival VRRRR, les dessins sont mis dans une réalité, au cœur d’un évènement festif, proche du public. L’approche est plus humaine.

Dès le début l’intérêt pour le public est apparu comme une évidence, mais également pour les artistes, qui trouvent une relation unique et une approche particulière de la création. L’idée du festival c’est donc cela, la proposition d’un dispositif d’aménagement dans l’espace et dans le temps, pour que des dessinateurs vivent l’expérience du dessindevant le public, avec des musiciens. La notion de partage est essentielle. Le dessin n’a plus besoin d’attendre d’être dévoilé pour exister, cela se fait instantanément. Les artistes peuvent rajouter des choses ou modifier leurs œuvres selon l’activité du moment, les retours perçus, la musique… ils s’inspirent des choses existantes autour d’eux.

Le Festival VRRRR est un mélange des éléments qu’aiment ses deux organisateurs, un festival à leur image, la réalisation de ce qu’ils aiment vivre. Et cela fonctionne.

 

Photo prise par Benoît Bottex.

Préparation du festival VRRRR, par Benoît Bottex.

Les choix des artistes

Chaque artiste peut soumettre sa candidature pour participer au festival. Cette année, ils n’étaient pas moins de quarante dessinateurs à vouloir participer ! La moitié des douze dessinateurs sélectionnés est choisie parmi ces candidatures. L’autre moitié relève du choix des deux organisateurs. Leur but est de représenter un large diaporama des différentes pratiques contemporaines. D’ailleurs, le dessinateur peut devenir sculpteur ou musicien parfois, mais se passionne toujours dans des pratiques ouvertes.

Clavecin du Festival VRRRR, par Camille Jouglas

Clavecin du Festival VRRRR, par Camille Jouglas

Les bénévoles du festival VRRRR

Durant la semaine de préparation et de montage, près de vingt bénévoles ont prêté main forte à Hildegarde Laszak et Benoît Bottex. Pendant les trois jours du festival, quinze restent présents, et les douze dessinateurs se joignent au groupe, ainsi que la vingtaine de formations musicales (de un à six musiciens pour chaque groupe)… cela forme un groupe conséquent !

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Violon chinois, par Camille Jouglas

« L’art sauvera le monde » Fedor Dostoïevski

L’art… et la curiosité. Cela se ressent pendant le festival. Nul besoin d’être féru d’art contemporain ou initié à l’art pour apprécier ces instants de partage. Cet évènement est accessible à tous, il s’agit d’un moment de fête et de rencontres humaines ! Quelqu’un qui n’a jamais été intéressé par l’art, ou qui n’est même jamais allé dans un musée peut y trouver le moyen de lier des relations humaines. Il suffit juste d’être curieux et de franchir le portail…

D’ailleurs, la pratique du dessin,  qui ne nécessite que du papier et un crayon est connue et accessible à tous. Le festival met cette pratique en avant et en dévoile les qualités. En venant au festival, l’individu donne de l’importance à des choses qui pourraient paraitre légères, et pourtant… Grâce au festival, le public se rend compte que ces petites choses-là, ces libertés très légères, qui semblent dérisoires, amènent beaucoup de messages. Il faut défendre ces choses-là. Il faut défendre cette liberté-là. C’est cette liberté qui sauvera le monde, Benoît Bottex en est sûr.

 

Deux coorganisateurs-dessinateurs

Le plaisir et la liberté s’emparent forcément des deux organisateurs durant le festival. Benoît Bottex, qui fait de la musique électrique et de la clarinette, ne peut s’empêcher de jouer de la musique. D’ailleurs, au cours du week-end il jouera à plusieurs reprises du violon chinois. Hildegarde Laszak, quant à elle, ne peut résister à l’appel des crayons.

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1ère salle du Festival VRRRR, par Camille Jouglas

Le reste de l’année

Le festival VRRRR occupe les deux organisateurs pendant près de trois mois pour sa seule préparation. Le reste de l’année, le Metaxu devient leur principale activité. Il s’agit d’un lieu d’art, où sont reçus chaque semaine des artistes. L’ambiance y est très conviviale grâce à des séries d’expositions et une buvette où résonne de la musique.

 

Rendez-vous l’année prochaine !

Mais n’oubliez pas, le 4ème festival VRRRR se déroule jusqu’au dimanche 22 novembre !

 

Camille de Label Art

Connaissez-vous la fabuleuse histoire de Label Art ?

7 novembre 2015

Chaque histoire possède son propre commencement, qu’il soit heureux ou malheureux, attendu ou imprévu… L’histoire de Label Art, quant à elle, a débuté de manière absolument inattendue et fut particulièrement heureuse. Mais d’ailleurs, connaissez-vous la fabuleuse histoire de Label Art ?

Tout a commencé il y a 20 ans, grâce à Nicole. Nicole, c’est une artiste dans l’âme. Elle s’adonne à la peinture pour le plaisir, pour exprimer sa créativité, et n’a jamais pris de cours pour cela. Pour elle, comme pour chaque artiste, la peinture permet de s’évader et de voyager. S’évader de la grisaille parisienne durant l’hiver grâce à des œuvres colorées, ensoleillées et chaudes… et exprimer sa mélancolie hivernale pendant les journées d’été, où les chaleurs varoises deviennent parfois étouffantes. Oui, les journées varoises.

Nicole aime tellement le département du Var qu’elle en a fait son havre de paix. Chaque été elle grimpe dans sa voiture et s’évade du tumulte parisien pour venir s’y ressourcer. Le soleil et sa chaleur, les collines depuis lesquelles la mer semble si proche, les cigales qui chantent et rythment les journées… et ses tableaux ! Nicole voyage évidemment avec ses tubes de peintures et ses toiles.

Un jour, un si fameux jour, tout bascule.

Alors qu’elle souhaite débuter une nouvelle toile, d’inspiration hivernale, Nicole se rend compte qu’elle n’a plus de blanc titane. Si impatiente de reprendre sa peinture, elle saute dans sa voiture, une toile à encadrer sous le bras, et roule. Elle roule jusqu’à arriver chez un marchand de couleur. Et quel marchand de couleur ! Un petit atelier d’encadrement dans une grande zone industrielle à La Seyne sur Mer. L’aspect de cette boutique, agréablement atypique, laisse pourtant à désirer… en effet, tout n’est que bricolage. Pourtant, le bruit de l’atelier d’encadrement, avec ses compresseurs et ses machines hors du commun, ajoute un tendre bourdonnement à cette scène unique. La porte d’entrée, gigantesque, arbore une immense reproduction de « La méridienne » de Vincent Van Gogh et laisse entrevoir l’intérieur de la petite boutique. L’énergie qui s’en dégage est palpable, immense.

Portée par son amour de l’art et de la peinture, Nicole entre, chamboulée par ce lieu.

Voici l’usine qu’elle découvrit

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Certains appelleront ça « le destin », d’autres « le sort ». Quoi qu’il en soit, Nicole, elle, sent que quelque chose vient de se produire.

Tandis qu’elle entre dans cette boutique, sous le regard bienveillant du responsable, des centaines de questions s’assaillent. Son amour pour l’art et la peinture lui laissent alors entrevoir un avenir auquel elle n’avait pourtant jamais songé, avant de se retrouver devant cette boutique. Et si elle osait ? Si elle achetait cette boutique et cet atelier d’encadrement ? Peut-être pourrait-elle faire une proposition à ce responsable qui n’avait quant à lui jamais songé à vendre son entreprise… Oui, si elle osait ?

Alors Nicole s’est avancée et, dans un moment presque fou, a formulé sa demande. Son destin artistique venait de la rattraper. L’histoire de Label Art s’amorçait au grand jour.

A partir de cette journée, qui avait débuté par un simple manque de blanc titane, tout s’est accéléré. Nicole a vendu sa maison, quitté sa banlieue parisienne et s’est installée dans sa maison varoise. Dans ce petit village haut perché, sa maison ne sera plus jamais une maison de vacances, mais n’en restera pas moins une maison respirant le bonheur et dégageant une douce odeur de peinture.

Quant à l’atelier d’encadrement et à la boutique de La Seyne Sur Mer, ils n’ont pas changé. Seule l’enseigne a été remplacée pour accueillir son nouveau nom. Un nom pourtant simple mais si explicite et puissant à la fois, trouvé par Nicole elle-même : Label Art.

 1997 : Caroline et Pascal poursuivent l’histoire …

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Après deux belles années remplies d’aventures en tant que responsable de cette petite entreprise, Nicole a décidé de passer le flambeau en 1997. À qui ? À celle en qui elle avait totalement confiance : sa fille, Caroline. Une jeune femme déterminée… et passionnée. Tout comme Nicole, Caroline a décidé de quitter Paris, malgré l’avenir prometteur qui lui tendait les bras dans la capitale. C’est ainsi qu’à 24 ans, Caroline accompagnée de Pascal, qui allait devenir son mari, écrivirent la suite de l’histoire de Label Art.

En 1998, l’aventure a pris un virage décisif, portée par l’avènement d’internet. Caroline a alors créé le premier site internet de l’entreprise. À cette époque internet était encore méconnu du grand public. Et puis d’ailleurs les personnes qui en comprenaient le fonctionnement se faisaient rares. Caroline faisait justement partie de ces personnes un peu « à part », à « bidouiller » devant son écran, accompagnée par un internet qui nous paraitrait aujourd’hui si lent… Elle s’en souvient bien et peut encore raconter les débuts du site, avec une proposition de 5 articles ! C’était l’époque des 20 visites par jour (un exploit !) et le début d’une nouvelle ère qui allait révolutionner la communication. L’équipe de Label Art, menée par Caroline, adorait travailler pour construire ce tout premier site.

De son côté Pascal sélectionne et met en place les collections qui font de Label Art bien plus qu’un magasin beaux-arts : un véritable lieu où l’encadrement évolue en permanence. Grâce à ses choix et à ses propres créations, Pascal a rapidement gagné en notoriété pour faire de sa société la référence dans l’encadrement. Lors des salons internationaux de Bologne et de Florence il se démarque immédiatement, avec une méthode qui lui est propre, en choisissant ses moulures : il les contemple puis les pose à même le sol. Rapidement les stands sont jonchés de perches et aucun autre client ne peut y entrer à part lui qui les observe en s’éloignant et se rapprochant, méditatif et curieux de les imaginer sur le site et en magasin. Ses choix et ses idées, pris en considération par les fournisseurs, sont devenus pour certaines moulures de réelles inspirations et ont abouti à des créations spéciales Label Art (des modèles souvent repris et diffusés dans le monde entier!). Tamaris, Estoril et autre Riviera seront imitées mais elles resteront les pâles copies des modèles originaux diffusées par Label Art.

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Dans les années qui suivirent, les collections se sont étoffées, le site internet a poursuivi son développement et l’équipe a grandi. Aujourd’hui encore, les moulures sont choisies lors de salons internationaux ou durant les visites d’usine des fournisseurs. Chaque année les gammes sont renouvelées pour proposer un choix toujours plus large. Le site internet www.label-art.fr propose maintenant plus de 25 000 références en ligne.

L’équipe est à présent composée de 11 personnes, toutes passionnées par leur travail. Menuiserie, achat, administration, pôle de la vente par correspondance et communication, chaque poste est assuré par des femmes et des hommes qui aiment venir travailler… et cela se ressent ! Les menuisiers Frédéric et Julien sont qualifiés pour réaliser des encadrements de qualité, Nam gère les achats et Didier prépare les colis d’une main de maître… Les « p’tit gars de l’Atelier » comme Caroline aime les appeler travaillent sous le regard bienveillant de Sylvain, leur responsable et lui-même menuisier. Le service de vente par correspondance est tenu par Marie-Hélène et Camille, deux personnes agréables qui ont à cœur la seule satisfaction des personnes à qui elles ont affaire, la communication est gérée par Camille, une jeune femme dynamique. Au magasin, Karine et Christian conseillent la clientèle et se chargent de lui dénicher l’encadrement sur-mesure avec un regard doté d’une touche artistique essentielle ! Caroline et Pascal, quant à eux, continuent de diriger la société avec une passion intacte depuis l’usine provençale.

Cette équipe, cette fine équipe, apporte un enthousiasme et une cohésion rarement connus dans une entreprise. Le sérieux se mêle au partage presque amical, les coups de « gueule » (nous sommes humains!) s’oublient rapidement dans des éclats de rire, les incertitudes passagères disparaissent en un coup de vent face à une inflexible motivation. Cette équipe, unique en son genre, apporte tant à l’entreprise !

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De plus, le magasin d’encadrement Label Art a déménagé cette année, pour s’agrandir et proposer toujours plus de produits beaux-arts et de loisirs créatifs. Le nouveau magasin fêtera bientôt sa première année, dans une zone commerciale dynamique, bien plus visible que la zone industrielle dans laquelle l’histoire Label art a débuté. Heureusement les passionnés sont toujours aussi fidèles, et les artistes affluent dans le nouveau magasin ! Caroline prend d’ailleurs plaisir à rencontrer les associations et les professionnels de la région pour mettre en place des partenariats. L’écoute et le partage sont au coeur des valeurs de Label Art.

  2015

Aujourd’hui, Label Art continue de se développer. En effet, la société a récemment annoncé son rapprochement avec le célèbre magasin parisien Passage Clouté. Passage Clouté est une référence, un incontournable du domaine des beaux-arts. Les étudiants parisiens se rendent régulièrement dans ce lieu atypique, où l’esprit de « repère », voire de « tanière » artistique se mêle à la passion des beaux-arts et de la peinture. Les artistes échangent volontiers quelques brillants conseils dans ce lieu qui semble avoir été construit pour recevoir tous les produits d’art sans exception.

Un nouveau magasin, un site internet, un rapprochement prometteur…. L’avenir de Label Art s’annonce encore et toujours haut en couleurs, 20 ans après le début de cette grande aventure. Une aventure qui n’est pas prête de se terminer !

Peut-être certains se demandent ce qu’est devenu Nicole ? Cette artiste, ancienne chef d’entreprise très appréciée, continue de peindre sous le soleil de sa maison varoise.

Souvent elle s’est demandé comment aurait été sa vie si elle n’avait pas manqué de blanc titane en cette journée d’été. Bien sûr, elle ne le saura jamais, mais une certitude demeure. Sa vie aurait été moins colorée…

Savez-vous ce que nous avons retrouvé dans un placard le jour du déménagement derrière une pile d’archives ? Les œuvres de Nicole et pour vous aujourd’hui, nous en dévoilons une …

Voici « Le Message », réalisé justement un soir de novembre 1995 ….

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Camille de Label Art