Le Salon International d’Art de Hyères, par l’association Reflets d’Art

24 août 2016

Le Salon International d’Art de Hyères est un événement de ceux qu’on attend avec un mélange d’impatience et de curiosité. Quatre jours d’Art, placés sous le signe du partage et de la rencontre. Les Artistes viennent de toute la France et de pays d’Europe pour faire découvrir leur univers : art contemporain ou art classique, peinture, sculpture et même joaillerie.

Association Reflets d'art

La 8ème édition du Salon d’Art International se déroule cette année du 8 au 11 septembre. À cette occasion, j’ai eu la chance de rencontrer la présidente de l’association Reflets d’art, Mme Eliane CASTELLS-PUGET, accompagnée du fondateur de l’association Jean-Marc TEDONE.

L’occasion de (re)découvrir l’association Reflets d’Art et, bien sûr, le Salon International d’Art de Hyères.

– L’association « Reflets d’Art » existe depuis plus de 15 ans, depuis 1999 très exactement, et vous en être la présidente depuis 10 ans maintenant… 

Eliane CASTELLS-PUGET : L’association, au départ,  a été créée par Jean-Marc sous le nom « Un certain regard d’Art ». Plus tard, nous avons changé le nom de l’association pour « Reflets d’Art », tout en conservant la même structure.

Jean-Marc TEDONE : Je ne suis plus président, mais je reste président d’honneur. À nous deux nous formons l’association.

ECP : Pour nous aider dans le cadre du salon, nous avons un groupe d’intervention avec qui nous organisons des réunions régulières. Pour l’association Reflets d’Art, qui participe à des expositions tout au  long de l’année, nous travaillons à deux. Je m’occupe des démarches et du secrétariat, tandis que Jean-Marc créée l’événement et la communication.

– Avant d’être présidente de l’association, en faisiez-vous partie ? 

JMT : Elle est rentrée dans l’association et un an après elle en est devenue présidente !

ECP : Je n’ai jamais demandé à être présidente, on m’a demandé de l’être. (rire)

– Alors vous avez vous aussi un « côté artiste »….

ECP :  Je peins depuis 20 ans. J’ai fait plusieurs expositions personnelles, créée mon presse book, et maintenant qu’il est terminé je l’ai rangé et je fais autre chose… on ne peut pas tout faire ! Avant Reflets d’Art, j’étais présidente d’une association  Toulonnais de gymnastique. En 1995 j’ai pris les pinceaux et je me suis mise à peindre. J’ai également été présidente de la Croix Rouge, où j’ai rencontré Jean-Marc. Dans le domaine de l’Art, tout est beaucoup plus simple.

Je pense qu’on peut être heureux de travailler avec des Artistes.

– Et vous, Jean-Marc, lorsque vous avez créé l’association, vous aviez déjà ce goût pour la peinture ? 

JMT : J’ai fais énormément de chose dans ma vie. Cela fait 60 ans que je peins. J’ai créé cette association parce que je tenais une galerie d’Art, et je côtoyais énormément d’artistes. Un soir que nous buvions un verre dans le cadre d’un vernissage, j’ai proposé de créer une association : « Et si nous faisions une association d’Artistes? » et tout le monde a été d’accord

Nous avons créé l’association comme ça, un soir au coin d’une table, autour d’une pizza.

Dès le départ nous avons eu 45 artistes d’inscrits, ce qui était bien pour une première ! Dès la deuxième année nous avons tourné à 80. En moyenne, depuis la création de l’association, nous regroupons entre 70 et 90 Artistes.

ECP : Nous ne pouvons pas accueillir plus d’Artistes car cela représente beaucoup de travail, et il faut trouver des salles pour les expositions. Or, ces salles existent de moins en moins… Dans les petites villes elles sont réservées pour les habitants et Artistes de la ville. En parallèle, il y a de plus en plus de domaines d’Art, donc de plus en plus d’Artistes et de demande ! Nous avons tout de même des salles dans lesquelles nous exposons chaque année ou tous les deux ans.

– En 2015, le Salon International d’Art accueillait 98 Artistes. Cette année, pour la 8 ème édition, combien en attendez-vous ?

ECP : 98 ! On ne peut pas faire mieux : il y a 98 stands, ils sont tous occupés !

JMT : Nous aimerions mettre plus de stands et accueillir plus d’Artistes, mais nous ne pouvons pas. Le salon est séparé en trois parties : le forum avec les 98 Artistes, une salle avec les personnes de l’association, et une dernière consacrée à l’artisanat – bijoux, porcelaine, mosaïque, vitrail etc.-

ECP : Nous avons des Artistes internationaux également. Un espagnol vient chaque année, des belges, une luxembourgeoise, des anglais…

Ils sont tous adorables… on les considère comme des amis.

Tous les Artistes sont adorables. Vraiment. Ce sont des amis. On les considère comme des amis, franchement. Déjà, dès qu’ils arrivent au salon, pour l’installation, ils sont surpris de l’accueil. Nous avons une équipe pour tout mettre en place sur leur stand. Les Artistes n’ont plus qu’à accrocher ! Ensuite, pendant les quatre jours, nous sommes là. Chaque jour, de 9 heures à 19 heures, nous sommes là ! Nous sommes K.O à la fin, mais c’est comme ça, et nous gardons toujours le sourire ! Et le midi, il y a table ouverte. Avec tous les Artistes et tous ceux qui veulent manger avec nous.

JMT : . Les Artistes reviennent d’une année sur l’autre pour deux raisons : déjà, il s’agit du salon le moins cher de France, mais aussi car c’est très convivial. C’est très important, les Artistes reviennent pour ça.

Nous faisons tout pour que le salon soit convivial… c’est le but du salon !

ECP : Nous avons déjà eu affaire à des artistes très froids au début. Petit à petit, ils ont évolué et maintenant nous sentons la gaieté dans leur voix et dans les rapports que nous entretenons.

JMT : C’est une ambiance que je qualifierai de « familiale » plus que de « professionnelle ». Ces personnes viennent comme si elles étaient chez elles, c’est très important. Le salon est très professionnel d’un point de vue culture, mais c’est vraiment familial. Beaucoup de choses qui se sont créées ont fait de cette osmose une osmose familiale. Certains Artistes se sentent tristes au moment du départ. Tristes en repassant aux quatre jours passés, quatre jours de vacances grâce à notre région mais aussi grâce à leur stand, les repas ensemble, les connaissances d’autres Artistes, avec qui ils vont faire d’autres expositions dont ils parlent… Lors des départs, chacun a le vague à l’âme.

ECP : Pour nous aussi la séparation est très dure !

JMT : Lors de la création du salon notre but était non seulement d’organiser un beau salon mais également de créer cette osmose. Ce qui était plus difficile ! Au tout début, nous avions 40 inscrits pour 85 stands, on se faisait du soucis… et finalement, la liste s’est allongée. Nous avons ensuite eu 85 inscrits et petit à petit 200 personnes ! Cela nous permet aujourd’hui de faire une sélection, qui implique que le niveau professionnel augmente d’année en année. Cette année nous avons, encore, des artistes d’un très bon niveau.

– Les artistes s’inscrivent justement suite à un appel à candidature puis à une sélection sur dossier. Qui sélectionne les Artistes qui ont la chance de participer au salon ? Comment se font les recrutements ?

JMT : Nous avons une commission de 8 à 10 personnes, dont Eliane et moi. Eliane reçoit tous les dossiers chez elle, donne son avis, je donne ensuite le mien, puis nous soumettons les dossiers aux autres. Nous faisons alors une réunion pour sélectionner les Artistes. Cela arrive que nous ayons des avis différents, selon nos styles. Nous devons accepter toutes les formes d’art.

Un salon doit ouvert à tout, à toutes les expressions.

ECP : Souvent nous ne sommes pas d’accords. Parfois, certaines créations artistiques ne me touchent pas, et pourtant Jean Marc trouve qu’il y a des bonnes choses d’un point de vue technique.

JMT : Nous en discutons tous autour de la table, en deux parties : nous faisons un premier tri en sélectionnant les artistes faisant l’unanimité, puis nous gérons les « litiges ». Chacun justifie son avis, en mettant en avant tous les critères qui font que l’artiste a sa place au salon. C’est la commission qui décide. Cela fonctionne au coup de coeur mais également à la technique ! Nous sommes tous des professionnels artistes peintres, donc nous avons un regard technique. C’est un mélange des deux.

– L’ensemble de ces Artistes participe au concours du salon. Comment se déroule ce concours ? 

ECP : Un jury, composé de huit personnes et dont nous ne faisons pas partie, Jean-Marc et moi, décerne 10 prix. Parmi eux, nous avons 4 grands prix : un pour la peinture, un pour l’aquarelle et le pastel, un pour la sculpture et un quatrième pour les techniques mixtes. Les artistes qui obtiennent ces 4 grands prix bénéficient d’un stand gratuit pour l’année suivante. Il y a également le prix de la ville de Hyères, le grand prix du jury, le prix de l’originalité et le prix des artistes. Jusqu’à maintenant nous faisions un prix du public, mais nous l’avons remplacé par le prix des artistes, pour un soucis d’équité. Chaque artiste vote pour un autre artiste du salon. Enfin, il y a le prix Reflet d’Art, décerner à l’un des artistes de l’association.

JMT : le prix des artistes est justement une bonne chose car il permet de voter au coup de coeur mais aussi selon la technique ! Entre artiste il est plus facile de juger la technique.

– Durant le Salon d’autres événements ont lieu, notamment la soirée artistique. Pouvez-vous nous en dire plus ?

JMT : Cette soirée, au cours de laquelle se déroule un concert, a lieu chaque année. La première année nous avions deux orchestres, avec la présence de Monsieur Tony Petrucciani. Les années suivantes nous avons eu des groupes de jazz manouche, une cantatrice avec un pianiste… Pour cette 8ème édition nous avons un artiste de variété internationale : Cyril MARTIN Trio. Le concert se déroule le vendredi soir, de 19h à 21h.

ECP : Cette soirée est l’occasion de faire une nocturne. Le public écoute la musique et se balade au milieu des stands… cela créé un lien.

JMT : Chaque année nous essayons de trouver un artiste différent. J’ai beaucoup d’autres idées pour les années à venir ! Pour la soirée artistique de l’an prochain, nous accueillerons une artiste avec une voix en or…

– La Salon International d’Art accueille un invité d’honneur. Comment le choisissez-vous ? 

ECP : Cette année, l’invité d’honneur est Patrick Montalto, un sculpteur. Nous le connaissons depuis longtemps comme il faisait partie de l’association il y a quelques années, et nous apprécions ses sculptures. En plus il est un artiste adorable, charmant, ouvert, et nous apprécions cela. L’année dernière il était présent au salon pour faire partie du jury. D’un commun accord nous lui avons proposé d’être invité d’honneur cette année. Lorsqu’il a vu l’ambiance régnant au salon il a immédiatement accepté.

– L’association Reflets d’Art expose régulièrement dans la région. Avez-vous d’autres expositions de prévues ? 

ECP : Les expositions à St Cyr Sur Mer sont malheureusement terminées. Toutefois, nous exposons chaque année au mois de mars à Ollioules dans la salle d’exposition du vieux moulin. Nous proposons alors à des artistes de l’association de participer. À chaque fois, tout le monde est ravi : nos artistes, la ville d’Ollioules et le maire en personne. Nous exposons aussi à Hyères, au mois d’avril, dans la galerie. Nous allons également à Cassis, aux salles voutées, où  une quinzaine d’artistes peuvent exposer. De plus, nous nous rendons annuellement au Castellet et à Pierrefeu dans la salle à côté de l’office du tourisme. En 2016, nous allons exposer à Sanary, à l’espace Saint Nazaire, avec les associations collectives de la ville, pendant 15 jours. Chaque artiste de l’association apposera un ou deux tableaux.

 

Salon international d'art de hyères festival international de hyeres

Plus d’informations:

Site internet du salon : https://sites.google.com/site/saloninternationaldart/

 

L’acrylique Amsterdam Standard Series 500 ml

23 août 2016

Saviez-vous que la peinture acrylique Standard Series d’Amsterdam est maintenant disponible en pot de 500ml ? Un grand conditionnement pour pouvoir profiter de cette incroyable peinture acrylique encore plus longtemps, dans les 70 nuances de cette belle gamme Etude !

Gamme acrylique d'Amsterdam

Gamme acrylique d’Amsterdam Standard Series

L’acrylique d’Amsterdam bénéficie de pigments d’excellente qualité, purs et stables, qui lui confèrent une résistance très élevée à la lumière et dans le temps. En effet, son liant acrylate la protège des méfaits du temps grâce au fin pelliculage qu’il forme en surface. L’œuvre conservera l’éclat de ses couleurs et sa brillance comme aux premiers jours. Très maniable, particulièrement fluide et onctueuse, la peinture Standard Series peut également être utilisée pour la réalisation de glacis.

De plus, cette peinture acrylique bénéficie d’une très grande polyvalence. Chez Label Art, nous avons en effet testé cette peinture sur de grandes toiles, mais également sur les supports Tavola en bois, des cartons… et mêmes les murs ! Grâce à la forte résistance à l’humidité de cette peinture, elle pourra effectivement être appliquée sur tout type de support !

Oeuvre réalisée à l'acrylique Amsterdam  par Fred

Oeuvre réalisée à l’acrylique Amsterdam par Fred

 

Enfin, cette peinture acrylique totalement inodore a la particularité de sécher très rapidement. Les couches les plus fines seront sèches en trente minutes seulement.

Tableau peint par Fred avec l'Amsterdam Expert Series

Tableau peint par Fred avec l’Amsterdam Expert Series

 

 

Pour celles et ceux qui préfèrent l’usage du tube pour un souci de facilité dans les mélanges, la gamme Standard Series d’Amsterdam est déclinée en tubes de 120ml.

Amsterdam Standard Series 120ml

Amsterdam Standard Series 120ml

Vous aimez l’acrylique Amsterdam et souhaitez découvrir cette peinture en qualité extra fine ? Découvrez la qualité Expert : l’acrylique extra-fine d’Amsterdam ! L’acrylique Amsterdam Expert est à retrouver prochainement sur notre blog ou directement sur le site de Label Art !

Les mines de crayons de dessin beaux-arts

9 août 2016

Généralement, pour la réalisation d’un dessin, l’artiste va utiliser divers types de crayons beaux-arts. Les crayons graphite viennent se différencier des crayons de couleur, simplement par leur couleur et les éléments qui les composent.

Le crayon à papier est composé de deux éléments : le graphite qui donne la couleur au crayon et l’argile, qui agit comme un liant et qui donne sa solidité à la mine. Tout comme la peinture, la proportion de ces deux éléments détermine les caractéristiques du crayon, notamment son degré de solidité.

La qualité d’un crayon dépendra donc de l’homogénéité du mélange entre ces deux ingrédients : mélangés avec de l’eau, ils permettent l’obtention d’une pâte fine.

 

La fabrication d’un crayon

Le graphite et l’argile sont mélangés à de l’eau pour obtenir une pâte, la plus homogène possible. Cette pâte est ensuite cuite à près de 1200°c pour donner la consistance de la mine. Cette dernière est alors enduite d’huile, de cire et de colle avant d’être placée dans une planchette de cèdre. Une seconde planchette viendra s’imbriquer, finalisant la fabrication du crayon.crayons couleurs polychromos

 

Les crayons graphite Faber-Castell

H: hard (mine dure); B: black (mine tendre);

HB : half tendre (mine moyenne); F: Fine point (mine fine)

castell 2000 Faber Castell

La mine tendre (B) aux lignes riches et sombres des crayons Castell 2000 de Faber Castell est généralement utilisée pour la réalisation de dessins artistiques. Plus le chiffre derrière la lettre sera élevé (du 2 au 9), plus la mine sera grasse. Cette mine permet de créer de belles nuances variées et d’obtenir des couleurs foncées. Toutefois, elle n’est pas conseillée pour le dessin technique.

Dans ce cas, il convient d’utiliser des mines plus dures (F, H, 2H, 3H etc.), aux traits gris fins et durs, idéales pour les dessins de précisions et de détails. Là aussi, la valeur du chiffre (du 2 au 9) détermine le degré de sécheresse et de dureté de la mine du crayon graphite. Les mines très sèches permettent notamment d’obtenir des trais très fins.

Les crayons beaux-arts de dessin peuvent également être utilisés pour l’écriture avec les mines de dureté moyenne H, F, HB et B.

Les crayons graphite Castell 2000 de Faber Castell se proposent à l’unité ou en coffret.

 

Le saviez-vous ? L’échelle de dureté des mines, utilisée dans le monde entier, a été créée par Faber-Castell il y a près de 200 ans !

 



Faber-Castell propose également à la vente les crayons graphite Jumbo : ces crayons graphite ont la particularité d’être plus gros que les crayons Castell 9000. Les crayons Jumbo se décline dans les mines 2B, 4B, 6B, 8B et HB. Ils sont également disponibles en coffret de 5 crayons.

Crayons jumbo de Faber -Castell

Crayons jumbo de Faber -Castell

 

Les crayons de couleur

Pour leur fabrication, les crayons de couleur ressemblent aux crayons à papier, cependant ils contiennent plus d’ingrédients : des pigments de couleur, une matière grasse (comme de la cire), du liant et une charge minérale. La qualité des crayons de couleur dépend bien sûr de la qualité du broyage mais aussi de celle des pigments utilisés pour obtenir la couleur. Contrairement aux mines des crayons Castell 2000, les mines de crayons de couleur ne sont pas cuites mais séchées dans une étuve, puis plongées dans un bain de corps gras, pour que la mine glisse plus facilement sur le support.

pigments couleur

Les crayons de couleur reconnus mondialement dans le domaine des beaux-arts sont les crayons polychromos. Leur pigment, de qualité supérieure, garantissent le pouvoir colorant et l’éclat des couleurs.

Il existe de nombreux types de crayons, qu’il serait long de détailler ici. Notamment les crayons aquarellables, les crayons pastels, les mines de plomb, fusains etc.

Ces produits beaux-arts pourront faire l’objet d’un prochain article s’ils vous intéressent. N’hésitez pas à laisser vos remarques et suggestions en commentaire !

 

Camille de Label Art

Les Jeux Olympiques : l’Art du sport

5 août 2016

Les Jeux Olympiques représentent l’épreuve sportive la plus médiatisée de la planète. Presque tous les pays se rassemblent à cette occasion, et sont représentés par leurs plus grands sportifs. Les Jeux Olympiques d’hiver et d’été se déroulent tous les 4 ans. Depuis quelques années maintenant ils sont programmés en décalés, de manière à ce que tous les 2 ans des compétitions aient lieu.

La 31ème édition des Jeux Olympiques d’été se déroule du 5 au 21 août, tandis que les Jeux Paralympiques dureront du 7 au 18 septembre.

Logo des Jeux Olympiques de Rio 2016

Ce soir, vendredi 5 août 2016, les Jeux Olympiques de Rio débutent. Je vous propose un petit voyage dans le temps pour découvrir leur origine, leur histoire et celle de la flamme olympique…

 

 

L’histoire des Jeux Olympiques

Les Jeux ont débuté en -776 avant Jésus Christ. À cette époque, ils étaient dédiés aux dieux grecs et tout particulièrement à Zeus. Cet événement alliait sport et religion. L’ensemble des épreuves des Jeux se déroulaient dans les plaines d’Olympie, au centre desquelles s’élevaient les temps de Zeus et d’Héra.

Dès leur début les jeux débutaient tous les quatre ans : cette période était appelée « olympiade ». En effet, le système de temps n’était pas le même qu’aujourd’hui : les années n’existaient pas, au profit de ces « olympiades ». Les Jeux duraient pendant une longue période, que nous pourrions aujourd’hui comparée à une année.

À cette époque, il existait près de 300 jeux différents en plus des Jeux Olympiques, notamment les « Isthmiques », organisés en l’honneur de Poséidon, les jeux « Pythiques » pour célébrer Apolon etc.

Pour les jeux Olympiques, des hommes, riches et forts représentaient leur citée. Pendant les premières éditions des jeux, seuls les hommes de Grèce participaient. Cependant, les jeux ont été ouverts aux autres pays sous l’occupation romaine. Les jeux se partageaient alors en 2 catégories : les jeux hippiques avec les courses de char et les jeux athlétiques.

À partir de la 7ème olympiade, le champion reçu des gains. Il recevait notamment une branche de palmier tandis qu’un ruban rouge était noué autour de sa tête et se ses mains, en signe de victoire. Ensuite, pour clôturer son sacre, une couronne d’olivier sauvage était déposée sur sa tête. Avec le temps, les champions ont commencé à gagner en notoriété, et un système de transfert semblable à celui que nous connaissons aujourd’hui dans le domaine du sport (principalement celui du foot) se mit en place.  D’ailleurs, certaines citées virent leurs habitants ressentir un tel sentiment de trahison suite au départ de l’un de leurs champions que des heurts éclataient !

Saviez-vous que le « serment des Jeux Olympiques » existe depuis le 4ème siècle avant Jésus Christ ? Il se déclinait alors en 14 points. Pour l’anecdote, l’un des points essentiels consistait en l’interdiction, pour les femmes mariées, de venir assister au Jeux… un serment qui, heureusement, n’est plus pris en considération de nos jours !

 

Malgré leur succès incontestable, les Jeux Olympiques furent abolis en 393 après Jésus Christ par l’empereur Théodose 1er. Selon lui, les Jeux favorisaient le paganisme.

Toutefois, les Jeux Olympiques ont revu le jour ! Il aura fallu près de 1500 ans pour que cette grande tradition renaisse.

 

Les Jeux Olympiques modernes

Avant le rétablissement des Jeux Olympiques de nombreuses compétitions sportives similaires ont eu lieu, réunissant plusieurs pays également. Par exemple, en 1796 se sont déroulées les « olympiades de la république » à Paris.

Malgré tout, il aura fallu attendre le congrès de l’année 1894 pour que le rétablissement des Jeux Olympiques devienne une réalité, grâce au baron Pierre de Coubertin. La même année, le comité international Olympique a été fondé, celui-là même qui existe encore aujourd’hui.

Baron Pierre de Coubertin

Le Baron Pierre de Coubertin

La première édition des Jeux Olympiques modernes, également appelés « Jeux de la première Olympiade », s’est déroulée en 1896 à Athènes. Pas moins de 214 hommes participaient, pour représenter 14 nations dans 10 sports et 43 compétitions.

Cérémonie d'ouverture des premiers jeux Olympiques modernes à Athènes en 1896 - Crédits : http://www.larousse.fr/

Cérémonie d’ouverture des premiers jeux Olympiques modernes à Athènes en 1896 –  Crédits : http://www.larousse.fr/

 

Il aura fallu attendre 1900 pour les femmes puissent participer elles aussi !

Les Jeux Olympiques modernes ont été dès leurs débuts placés sous le signe du fair-play et de la bonne entente entre les pays, ce que Pierre de Boubertin a voulu faire ressortir à travers les serments. Le tout premier serment a été prononcé en 1920. À leurs débuts, les serments n’étaient que deux : un prononcé par un athlète du pays organisateur, et un seconde par un arbitre. Aujourd’hui, et depuis 2012, trois serments sont prononcés lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux. En effet, un entraîneur formule un troisième serment.

120 ans après les Jeux de la première Olympiade, pour les Jeux Olympiques de Rio 2016, 10 500 athlètes venant de 206 pays participent, et concourent dans 41 disciplines de 28 sports. Pour les Jeux Paralympiques, le nombre de sportifs français s’élève à 57.

 

Logo de l'équipe de France des JO 2016

Logo de l’équipe de France des JO 2016

Le saviez-vous ? Cette année marque le retour de deux sports très pratiqués : le golf et le rugby (à 7 joueurs). Ces deux épreuves ne faisaient plus parti des JO depuis 1904 !

Complexe olympique de Rio

Complexe olympique de Rio

 

L’histoire et de relais de la flamme Olympique 

Pour les Jeux Olympiques de Rio 2016, la flamme a été allumée en Grèce, dans l’ancienne Olympie devant le temple d’Héra, le 21 avril 2016. Elle a passé les portes de la métropole de Rio le 28 juillet 2016, et arrivera dans le stade Olympique de Rio ce soir, le vendredi 5 août 2016, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture.

Le relai de la flamme olympique est placé sous le signe du respect les traditions antiques. Pour la cérémonie de l’allumage de la torche, de nombreuses femmes incarnent des prêtresses, vêtues de tunique similaire à celles de la Grèce antique. L’une de ces femmes, qui incarne la « grande prêtresse », utilise un miroir parabolique pour allumer la torche de la flamme olympique, puis la remet un premier relayeur.

Flamme Olympique - www.olympic.org - Crédits IOC-IAN JONES

Flamme Olympique – www.olympic.org – Crédits IOC-IAN JONES

Le symbole de la flamme olympique vient de Grèce. Effectivement, dans la Grèce antique, le feu était un élément sacré, brûlant en permanence dans les temples et sanctuaires. Son allumage, à cette époque, se faisait grâce à un miroir parabolique, qui avait pour effet de concentrer les rayons du soleil. Le feu trouvait également sa place au milieu des sites sportifs et lors des banquets.

Le relais de la flamme olympique tel que nous le connaissons aujourd’hui prend ses racines dans les « lampadédromies », ancêtres du relais de la flamme olympique. Ces processions, qui honoraient les Dieux, consistaient en une course rapide de flambeaux. À Athènes, les vainqueurs de ces courses de relais pouvaient ensuite allumer l’autel de Prométhée.

Relai de la torche olympic - https://www.olympic.org/fr/photos/rio-2016

Relais de la torche olympic – https://www.olympic.org/fr/photos/rio-2016

 

La tradition du relais de la flamme olympique a revu le jour lors des Jeux Olympiques modernes d’été de Berlin, en 1936. Pour que la flamme olympique soit allumée pendant les Jeux d’hiver il faudra toutefois attendre 1952 à Oslo, et 1964 pour qu’elle fasse l’objet d’un relais.

 

La flamme Olympique brûle pendant toute la durée des Jeux Olympiques, et ne s’éteint que le dernier soir, lors de la cérémonie de clôture. Une cérémonie retransmise dans la nuit du dimanche 21 au lundi 22 août.

Flamme des Jeux Olympiques d'Alberville, à l'occasion des JO d'hiver de 1992 - © Vélo 101

Flamme des Jeux Olympiques d’Alberville, à l’occasion des JO d’hiver de 1992 – http://starckinblog.blogspot.fr/ © Vélo 101

 

À L’occasion des Jeux Olympiques, Label Art a décidé de mettre en place une galerie sur le thème du sport. Voici les photos qui nous ont été envoyé.




Camille de Label Art

Pour aller plus loin :

www.youtube.com/watch?v=do3LOkF_7tk

http://olympic.org/fr/jeux-olympiques-antiquite

http://franceolympique.com/art/267-pierre_de_coubertin.html

https://www.rio2016.com/fr/paralympiques

http://cpsf.france-paralympique.fr/rio-2016/

http://www.lemonde.fr/big-browser/article/2016/08/03/les-sites-olympiques-se-cachent-pour-mourir_4978042_4832693.html

Dessiner un nu au crayon

29 juillet 2016

Aujourd’hui, nous retrouvons Roland pour un nouveau cours.

Après nous avoir aider à ravier une peinture à l’huile et appris à peindre une nature morte à l’acrylique (entre autres !), Roland nous donne ici un cours de dessin. Il va nous conseiller dans les étapes de l’apprentissage du dessin de nu. Car oui, « dessiner un nu est un exercice difficile » comme le précise Roland. Nous allons donc voir ensemble comment réaliser ce type de dessin au crayon au travers d’une méthode assez simple et mais très efficace. Alors, comme dit Roland…. « à vos crayons, suivez-moi, c’est parti » !

Dessin de nu réalisé par Roland pour le cours de Label Art

Dessin de nu réalisé par Roland pour le cours de Label Art

Tout commence avec un crayon HB. La technique consiste en fait à ne pas s’attaquer aux détails. En effet, dans un premier temps il est recommander de placer des masses, résumer chaque forme du corps par des masses.

C’est un peu comme si l’on dessinait l’un de ces pantins de bois qui sert d’étude pour les travaux de dessin de corps !

Un rond pour la tête, un rond pour le bassin, des ronds pour les épaules… tout cela est placé de manière rapide et avec un coup de crayon assez instinctif et rapide. Après avoir trouver un équilibre général à travers l’ensemble de ces masses, le dessin peut être affiné en précisant les contours et donc la silhouette du nu. À la fin de cette étape le dessin est encore « vague » au niveau de la précision : c’est tout à fait normal, il s’agit encore d’une esquisse. Le piège, lors d’un dessin de nu ou de portrait, est de s’attaquer tout de suite aux détails. Le risque est alors de se heurter à des problèmes d’équilibre, de volume… et la réalisation finale du dessin devient très difficile. Cette technique de dessin des détails peut être utilisée quand le sujet est maîtrisé, mais sinon il vaut mieux procéder étape par étape : masses, contours, détails puis ombres.

mannequin Label Art

Petit à petit le corps prend forme. Au fur et à mesure qu’il se précise les traits peuvent être affirmés pour donner, justement, plus de précision. Cette précision vient en effet au fur et à mesure. Les contours de la silhouette peuvent être affirmés avec plus de dureté. Attention toutefois, il vaut mieux éviter de trop cerner les contours, aussi bien pour un dessin qu’un portrait.

Ensuite, une fois que les contours et la silhouette sont dessinés, arrive l’étape de la mise en ombre et lumière.

L’étape des ombres et lumière ? C’est à dire donner du volume à mon corps, à mon dessin…

Roland travaille toujours avec son crayon HB, et avec des hachures plus ou moins denses il place des ombres : les ombres propres du corps. Il faut alors « jongler » : même si l’artiste travaille à partir d’une photographie, toutes les ombres et toutes les lumières qui y apparaissent ne sont pas exactes ou intéressantes à reproduire en dessin. L’artiste doit alors truquer ! En effet, il y a toujours une distance entre la lecture d’une photo et la lecture d’un dessin au crayon ou d’un tableau. Il faut alors arriver à se détacher de ce que l’on voit sur le sujet réel ou sur la photo : créer des fausses ombres, en augmenter d’autres ou rajouter des lumières pour interpréter au mieux les volumes de l’oeuvre. Avec un coup de crayon, cette fois-ci plus dense, les ombres doivent être renforcées, pour donner un effet de dégradé. Grâce aux nuances des valeurs de gris l’artiste donne de la rondeur (sur une cuisse par exemple, le genoux, sur le bassin, donner une profondeur sur le bassin etc.). Il est conseillé d’utiliser le crayon HB à cette étape : en le dosant bien on peut arriver à des différences de gris, des différences de valeurs assez importantes. Il suffit effectivement d’insister ou non plus fortement sur la mine.

caryon Label Art

À ce stade on peut chercher la précision, la justesse dans les ombres, avoir de beaux dégradés bien fins.

Par exemple, en marquant un bras en arrière plan il peut être le reculer, cela donne une petite distance supplémentaire. Sur ce dessin de nu, Roland travaille légèrement le visage, mais pas trop… cela sera l’objet d’une prochaine vidéo concernant le portrait au crayon.

L’usage d’un crayon 4B, permet ensuite de renforcer des zones d’ombrage plus foncées, plus affirmés, plus denses, donc marquer les reliefs. La loi des contrastes règne toujours : plus ils sont forts (plus il y a un contraste entre la lumière et les ombres) plus le volume sera marqué et donc visible. Les contrastes permettent aussi, dans les zones d’ombres fortes, de créer de petite variation pour dissocier un élément d’un autre. De petit repiquage dans les cheveux du sujet apportent également de la profondeur et du relief.

J’ai finis mon travail sur les ombres propres, je vais pouvoir passer au travail des ombres portées : c’est à dire les ombres de mon nu sur le sol.

Bien sûr ! Le sujet doit bien se poser quelque part…  Grâce au crayon HB cette fois-ci le travail va être le même : créer un déradé. Un petit coup de gomme au préalable permet d’obtenir une surface aux pourtours propres. La gomme permet également de faire ressortir quelques lumières. Ombres portées, ombres propres, tout y est ! Il ne reste qu’à affiner le dessin. Pour cela, il est conseillée de retravailler de manière à obtenir un beau dégradé sur les ombres portées, pour apporter un maximum de douceur et de légèreté.

Roland conclue maintenant son cours de dessin de nu …

Ce qui est important c’est de voir les étapes successives de réalisation pour réussir le dessin. Après, avec de l’expérience, on pourra affiner le trait, les dégradés, les ombres, lumière etc. pour plus de précision et d’excellence ! Bye bye !

Pour visualiser la vidéo c’est ici : bien sûr les images sont en accélérées, Roland ne travaille pas aussi vite 😉

Pour aller plus loin :

> Label Art Vidéos : https://www.youtube.com/user/LabelArtVideo

La fabrication des sous-verre chez Label Art

22 juillet 2016

Aujourd’hui, je vous propose une visite dans l’atelier de la société Label Art. Cette usine, basée en Provence, fabrique des encadrements et des sous-verre d’art. Tandis que les encadrements s’apposent sur les châssis entoilés, le sous-verre est quant à lui utilisé pour protéger le dessin, l’aquarelle, les fusains ou les photographies. La fabrication d’un sous-verre requière, comme tout encadrement, précision, délicatesse et savoir-faire.

Sylvain, responsable de l’atelier Label Art, nous explique les étapes de cette noble fabrication.

 

La conception du sous-verre d’art débute avec la délicate étape de la mesure de l’œuvre. Lorsqu’il prend ces dimensions, le menuisier se charge de délimiter la zone d’ouverture qui laissera apparaître l’œuvre. Il détermine cet espace en veillant à ne pas trop cacher les bords de l’œuvre. D’ailleurs, lorsque cette dernière est signée, il est important de laisser apparaître la signature. Pour cela, il convient parfois de laisser de grandes marges autour de l’œuvre, faisant apparaître le papier nu.

Mesure de l'oeuvre

Mesure de l’oeuvre

Ensuite, le menuisier estime la dimension totale des cartons qu’il lui faudra découper. Ces cartons, au nombre de deux, serviront en tant que carton de fond pour l’un, et en tant que biseau pour le second. Leur taille correspond donc à celle de l’œuvre, à laquelle est ajoutée la largeur du passe-partout. Pour que le passe-partout ait un réel bénéfice, il est généralement conseillé de le faire de 6 cm de large.

Découpe du carton

Découpe du carton

La découpe de ces deux cartons terminée, le menuisier peut apposer la boucle derrière le carton de fond. Celle-ci doit être centrée pour veiller à l’horizontalité du cadre une fois posé au mur.

Pose de l'accroche

Pose de l’accroche

Enfin, le menuisier peut découper le passe-partout du sous-verre. Ce carton, bien plus fin, est le seul qui sera visible une fois la fabrication terminée. Il permet de mettre de la couleur, de la texture, de finaliser le biseau et d’apporter de la profondeur. La dernière découpe manuelle est celle du verre. Chez Label Art, le verre est traité pour protéger l’œuvre des UV, garantissant ainsi sa conservation.

Coupe de la vitre du sous-verre

Coupe de la vitre du sous-verre

La fabrication des sous-verre se poursuit alors sur une grande machine. Celle-ci permet d’enregistrer la dimension de l’ouverture de la fenêtre qui laisse entrevoir l’œuvre. D’ailleurs, la machine fonctionne en « deux couches » : chaque dimension est découpée deux fois. Une première fois pour le biseau, une seconde pour le passe-partout. La lame de la machine, adaptée selon l’épaisseur du carton, permet d’obtenir des coupes très propres, nettes et précises. Cette machine permet de réaliser tout type de biseau : ouverture en rectangle, avec des arabesques, des petits carrés… et même des lettres !

Découpe du passe-partout

Découpe du passe-partout

Sous-verre personnalisé

Sous-verre personnalisé

Après la découpe de la fenêtre intérieure le menuisier peint le biseau à la main. Un travail délicat, précis, qui nécessite de la précision. Pour que le rendu soit parfait, il faut veiller à dégager les angles et contrôler l’uniformité de la peinture.

Réalisation du passe-partout du sous-verre d'art

Réalisation du passe-partout du sous-verre d’art

Vient alors l’étape de la découpe de la baguette. Celle-ci est identique qu’il s’agisse d’une baguette d’encadrement ou de sous-verre. Les mesures sont rapportées sur une règle, contre laquelle la perche est maintenue, comme pour la fabrication des encadrements.

Baguette pour encadrement et sous-verre

Baguette pour encadrement et sous-verre

Les quatre montants sont alors assemblés grâce à la machine pneumatique et aux agrafes qu’elle propulse.

Baguette d'encadrement  du sous-verre

Baguette d’encadrement du sous-verre

Le passe-partout est ensuite collé sur le biseau. L’œuvre peut maintenant être fixée à cet ensemble. Elle peut ensuite être insérée entre le carton de fond, le biseau, le passe-partout et la vitre. Pour garantir le résultat final, la vitre est nettoyée intérieurement, extérieurement, et les éventuelles poussières sont retirées grâce à un système de soufflerie.

Fabrication Label Art. Du bas vers le haut : carton de fond, biseau, passe-partout, vitre.

Fabrication Label Art. Du bas vers le haut : carton de fond, biseau, passe-partout, vitre.

Les cartons, l’œuvre, la vitre et la baguette sont alors assemblés. La baguette est maintenue grâce à des agrafes. Un scotch en papier kraft vient parfaire le sous-verre. Son intérêt est triple : il camoufle les agrafes, termine le sous-verre et empêche la poussière ou des insectes de s’insérer. Avec un collage sous l’effet de l’humidité, ce scotch épouse parfaitement les formes de la baguette et du carton.

Baguette de sous-verre

Baguette de sous-verre

Agrafage de la baguette

Agrafage de la baguette

 

Finition sous-verre Label Art

Finition sous-verre Label Art

Sous-verre avec passe-partout Label Art

Sous-verre avec passe-partout Label Art

 

Sylvain achève à présent son sous-verre d’art. Merci pour cette visite très enrichissante !

 

Si vous souhaitez réagir ou poser des questions à Sylvain n’hésitez pas à laisser un commentaire.

À très bientôt !

Le papier Arches

27 mai 2016

« Concevoir et fabriquer les meilleurs papiers afin de permettre aux artistes de réaliser leurs plus belles œuvres, qui s’inscriront dans la durée », telle est la volonté de la marque Arches.

Arches_logo

Retour sur la naissance d’une marque atemporelle, dont les papiers ont été adoptés par de nombreux artistes de renoms tels Matisse, Van Gogh, Picasso, Miro, Dali et d’autres depuis plus de 500 ans.

 

L’histoire d’Arches

Depuis 1492, Arches fabrique des papiers de qualité supérieur. Son histoire a débuté en France, dans les Vosges. À cette époque, le papier se fabriquait dans un Moulin à papier.

Dès ses débuts, Arches se démarque pour la qualité de ses papiers. Au cours du XVIIIème siècle, Beaumarchais acquiert le Moulin à papier d’Arches. Il y apporte de nombreuses améliorations techniques et développe son rayonnement commercial et sa notoriété. Au XIXème siècle, le Moulin d’Arches reçoit d’ailleurs une importante commande, sur demande de Napoléon 1er lui-même, pour la réalisation du célèbre « Description de l’Egypte ».

 

Toutefois, l’histoire d’Arches, telle que nous la connaissons aujourd’hui, aurait pu être bien différente…

 

Le pari de la gélatine à cœur dans les papiers Arches :

une exclusivité

En 1826 une nouvelle méthode de fabrication plus rapide et moins coûteuse que l’encollage à la gélatine se développe. Arches prend alors la grande décision de conserver malgré tout la méthode de fabrication qui lui est propre. Ce choix a sans conteste était le bon : aujourd’hui, la gélatine naturelle utilisée à cœur et en surface caractérise cette marque incontournable. Le procédé de fabrication exclusif confère aux papiers Arches une qualité inégalable et fait sa notoriété de l’entreprise. La détermination dont elle a fait preuve a permis de conserver et développer un papier unique, qui résiste au grattage et au gommage, qui jouit d’une très faible déformation à l’humidité, qui confère un rendu et une transparence des couleurs exceptionnels ainsi qu’une excellente conservation dans le temps.

 

La fabrication hors pair du papier Arches

Le processus de fabrication du papier Arches allie les techniques traditionnelles aux innovations permanentes. La qualité est au cœur du processus de fabrication, à chaque étape. De plus, ce processus garantit des feuilles sans acide ni azurant optique, ce qui assure une conservation optimale.

Papier Arches aux fibres en coton

Papier Arches aux fibres en coton

 

            Au commencement est le coton…

Chez Arches, la qualité du coton se détermine par la longueur des fibres, leur couleur et leur propreté. Après leur récolte, les linters de coton se sélectionnent avec soin et minutie pour ne conserver que les plus purs. Ils permettent l’obtention d’une pâte dont le mélange est un secret parfaitement conservé par la marque.

 

            … puis la gélatine naturelle à cœur

Le collage des papiers Arches est unique grâce à une gélatine naturelle à cœur et appliquée en surface, une exclusivité Arches. Cette gélatine garantie la durabilité du papier, la résistance au grattage et le rendu exceptionnel des couleurs.

Le bain de gélatine naturelle est suivi d’un séchage à l’air libre.

 

               L’enjeu des machines à forme ronde

Le processus de fabrication du papier Arches se poursuit lorsque cette pâte passe sur des machines à forme ronde. Cela permet la fabrication des bobines de papier. Et quelles bobines ! Elles mesurent généralement plus d’un mètre trente-trois de large, sur près d’une centaine de mètre de longueur.

La méthode traditionnelle de fabrication sur des machines à forme ronde garantie aux feuilles Arches un grain naturel, un papier stable qui se déforme très peu lorsqu’il est mouillé, et dont les fibres sont parfaitement et régulièrement réparties.

 

            Une signature gage de qualité

Les fibres du papier obtenu détermine le sens dans lequel les feuilles doivent être utilisées. Pour indiquer ce sens, une signature « Arches » est apposée en bas à droite des feuilles. À cette signature s’ajoute le symbole de l’infini, signe de permanence. Cette signature en filigrane se dévoile par transparence. Par contre, cette signature n’est pas apposée sur les feuilles des blocs, des albums et rouleaux.

signature arches

             Une étape de fabrication manuelle

La dernière étape du processus de fabrication des papiers Arches consiste en l’inspection du papier fabriqué. Chaque feuille est vérifiée et le tri se fait de manière manuelle. Cette étape garantie la garantie parfaite du papier.

 

Les différentes textures des papiers Arches

Les papiers Arches se classent selon trois types de texture : le grain fin, le grain satiné et le gain torchon.

Le papier Arches bénéficiant d’un grain fin appartiennent aux gammes Velin d’ArchesVelin Johannot, Velin BFK Rives et Arches pour huile. Le papier au grain fin est pressé à froid. Semi rugueux,  il est dépourvu d’aspérité. Il s’agit ainsi du papier le plus facile à travailler. Par conséquent, il est idéal pour débuter.

La texture du papier au grain satiné Arches, quant à elle, nécessite que le papier ait été pressé à chaud. Les gammes Arches platine et Arches 88 bénéficient d’un grain satiné très doux. Ce papier jouit d’une grande particularité : il laisse glisser la couleur.  Cela en fait un papier difficile à utiliser pour les novices. Il est à utiliser pour les travaux ne nécessitant pas de superposition de couches de médium.

Enfin, le grain torchon se reconnait par ses formes de creux et relief. Ce grain est utilisé dans la gamme Arches pour aquarelle. Il nécessite de la technicité car il peut faire pater les couleurs.

 

Arches a fabriqué un papier innovant qui se démarque particulièrement des papiers à texture unique. En effet, le papier Lavis Fidélis, surnommé « En-Tout-Cas » propose un grain fin au recto, et un grain satiné au verso !

 

Des blocs encollés des quatre côtés

Les blocs de papier Arches ont la particularité d’être encollés sur les quatre côtés. Ainsi, lorsque les créations se font à même le bloc, sans désolidariser la feuille, l’encollage garantie que la couleur utilisée pour la réalisation d’une œuvre ne coule pas ou n’apparaisse pas sur les autres feuilles du bloc.

 

Sur Label Art, retrouvez les papiers Arches en bloc, en rouleau ou à la feuille.

Papier Arches

Le 4 Artist, nouveau marqueur Pébéo

20 mai 2016

Le 12 mai 2016, dans le magasin Label Art de Six-Fours-Les-Plages, avait lieu l’inauguration du nouveau marqueur de Pébéo : le « 4 Artist ». C’est aujourd’hui pour nous l’occasion de revenir sur cette superbe soirée animée par l’artiste MIHOUB, et sur la présentation de ce nouveau marqueur, absolument unique.

4ARTIST LOGO

 

Le marqueur à l’huile Pébéo

Caractéristiques du 4Artist

Marqueur à l'huile 4Artist 2mm pointe ronde

Marqueur à l’huile 4Artist 2mm pointe ronde

Le 4Artist Marker s’apprête (et commence déjà !) à révolutionner l’approche du marqueur et de la peinture traditionnelle. Jamais marqueur à l’huile n’avait donné de tels résultats. Les couleurs, très pigmentées, confèrent à la peinture des nuances particulièrement éclatantes, bénéficiant d’un rendu hyper brillant. De plus, grâce à cette qualité pigmentaire, les 18 couleurs du nuancier jouissent d’une garantie de tenue à la lumière et dans le temps.

Grâce aux 4 mèches (2mm ronde, 4mm ronde,  8mm biseautée et 15mm plate) l’artiste varie les rendus, du détail à l’aplat.

Coup de cœur Label Art pour…

  • son séchage extrêmement rapide et homogène
  • la fidélité de couleur humide / sèche
  • les retouches après séchage pour obtenir des nuances, des dégradés ou des estompages

 

L’utilisation du marker Pébéo

Ce marqueur Pébéo exclusif profite des caractéristiques et possibilités de la peinture à l’huile, tout en y alliant les propriétés des marqueurs : finesse des traits, précision, superposition des teintes…

Son utilisation est libre : polyvalent, il s’applique sur toile, papier, bois, métaux… et même en finition de nombreuses œuvres réalisées à l’acrylique, l’huile, ou toute peinture à base de solvant. De même, il s’intègre parfaitement aux créations réalisées au Mixed-média.

Coup de cœur Label Art pour…

  • l’utilisation possible en « giclée » du marqueur, permettant de réaliser des trainées de gouttes de peinture, comme avec un pinceau.
  • la mine toujours chargée en peinture, sans jamais avoir à la réamorcer

 

Lancement du 4Artist Marker à Label Art

Dans notre article « Rencontre avec Mihoub : l’Artiste de la pleine conscience » vous aviez l’occasion de découvrir l’artiste MIHOUB : son histoire, sa carrière, son art… Le 12 mai 2016, nous avons eu la chance de profiter de la présence de cet artiste pour la soirée d’inauguration du 4artist Pébéo : animation, partages, conseils, astuces…

 

Œuvres de Mihoub exposées à Label Art

Œuvres de Mihoub exposées à Label Art

 

 

« Merci à tous pour votre présence … Merci à Pébéo et à Mihoub »

18h30. Caroline CAMPO-DUSSOUET, directrice de Label Art, lance la soirée. L’occasion de remercier une nouvelle fois Pébéo, dont le directeur France, le directeur régional et le commercial sont présents, et Mihoub. C’est également le moment de présenter l’équipe du projet : Bérangère et Karine les conseillères de vente, Sylvain le responsable d’atelier et Camille la chargée de communication.

Lancement de la soirée

Lancement de la soirée

 

«Ah mais c’est nous qui dessinons ?! Je croyais qu’on allait juste regarder…»

Quelques minutes après la déclaration de Caroline, Mihoub annonce le début des tests. Une très bonne nouvelle pour tous ces artistes et passionnés présents à la soirée. Car oui, l’heure n’est pas seulement à la contemplation et à l’écoute, mais au partage et à l’essai ! Rapidement les tables sont occupées, les toiles se recouvrent de couleurs, de traits, de points, et des formes laissent peu à peu distinguer les œuvres en création. L’effervescence est telle que même les enfants se munissent de marqueurs et de supports, pour eux aussi, s’exprimer.

utilisation des marqueurs à l'huile 4Atist Pébéo

utilisation des marqueurs à l’huile 4Atist Pébéo

 

Test des Markers 4Artist

Test des Markers 4Artist

 

«Nous allons passer au tirage au sort ! »

19h30. La soirée bat son plein. Plus de 70 personnes sont réunies dans le magasin. Christian, le doyen de l’équipe Label Art, tout juste parti à la retraite, est revenu en magasin. L’occasion pour lui d’endosser la tâche de tirer au sort les gagnants de notre jeu concours. Trois lots Pébéo sont à gagner. Quelle ne fut pas la surprise générale : une des gagnantes se trouve au magasin! Un moment de bonheur partagé.

Tirage au sort du concours Pébéo

Tirage au sort du concours Pébéo

 

« Et c’est moi. »

Vient alors le moment de tirer au sort le gagnant de la toile « Innocence » de Mihoub. Annonce du nom du gagnant. « Et c’est moi », une phrase simple pour s’identifier, et les applaudissements retentissent. L’heureux gagnant remercie chaleureusement Mihoub et Christian.

 

La soirée reprend alors son cours et se poursuit, jusqu’à 21h.

Quelques créations au Marker 4Artist

Quelques créations au Marker 4Artist

Réalisations au marker 4 Artist

Réalisations au marker 4 Artist

 

Merci encore à MIHOUB pour sa présence, sa gentillesse et sa spontanéité.

Merci à Pébéo pour l’opportunité qu’il nous a été donné d’organiser une telle soirée.

Merci à vous, les artistes, d’avoir répondu présents en si grand nombre.

Rencontre avec Mihoub : l’Artiste de la pleine conscience

3 mai 2016

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C’est en marchant vers l’atelier, dans les rues de Marseille, que je réalise à quel point les métiers de la création, à mi-chemin entre la découverte permanente et le choix des produits sont formidables. Riches en rencontres, audacieux dans leurs choix, authentiques dans leurs réalisations, osés dans leurs affirmations. Être Artiste c’est emprunter un chemin où rien n’est jamais écrit d’avance. Encore une fois, je me demande qui sera l’Artiste que je vais découvrir dans quelques minutes.

Mihoub… Un prénom, des œuvres et une bio que j’ai parcourue avant de préparer mes questions. La première chose que j’aperçois c’est un sourire, puis des yeux, rieurs, bienveillants. Place à l’atelier, nous entrons dans un endroit magique. Des pinceaux qui ont vécu, des chevalets, des toiles à même le sol qui sèchent lentement, s’imprégnant du temps qui passe, des Canada Dry, une clope, et une heure d’échange remplie de cette énergie qu’il transmet sans même s’en rendre compte.

Mihoub c’est maintenant à mes yeux l’Artiste de la pleine conscience, intuitif et spontané.

Bienvenue dans son atelier. Laissez-vous emporter par l’histoire de Mihoub : son parcours et ses réflexions autour de la vie et du processus créatif. Laissez-vous gagner par la magie de son travail, qui vous touchera, tout comme je l’ai été en découvrant ses œuvres. Place à l’Artiste.

Le parcours

« J’ai décidé de partir à l’aventure. C’était en 2000. J’avais la vingtaine, l’âge où sans doute on est en quête de nouveaux espaces, de nouveaux horizons. J’ai posé mes valises à San Francisco. A ce moment de ma vie, je ne connaissais pas grand-chose à l’Art. Les galeries, les musées, les expositions : ces domaines ne m’étaient pas familiers.

C’est quand je suis revenu pour la seconde fois dans cette ville deux ans plus tard, que tout a basculé. Mon histoire d’Artiste a commencé en décembre 2002.

Je vivais en colocation, je partageais un appartement en centre-ville, dans un quartier où beaucoup de personnes créaient. Ma colocataire réalisait des collages. Et puis il y avait ce designer qui vivait dans le même bâtiment. On voulait tous créer. Moi, j’écrivais des poèmes. Et nos jeunes années nous amenaient à réfléchir, à poser nos propres bases, on était en quêtes identitaires.

Quand mon ami designer est parti, j’ai acheté sa table et sa chaise. Et j’ai commencé le dessin. Je voulais au tout début dessiner des lampes. C’est à ce moment précis que j’ai commencé à faire émaner de mon esprit des personnages. On les voyait dans mes dessins de lampes. Je comprenais que la créativité jaillissait.

C’est sans doute le départ de tout, et surtout de cet émerveillement qui ne m’a jamais quitté. De celui qui te touche dans ton être profond, de celui qui transcende tout. S’émerveiller en permanence. C’était incroyable. J’éprouvais cette fascination originelle de la créativité, je découvrais le monde. Je me sentais aussi transporté qu’un Christophe Colomb découvrant l’Amérique ! Cette énergie-là m’a envahi et porté, immédiatement. Plus de retour possible. Je ne m’en suis jamais séparée.

Au début, je dessinais sur des tous petits formats, au crayon gris. Mes créations étaient très spirituelles, très chargées, comme si elles portaient des messages magiques.

J’habitais à Geary Street. C’était l’endroit qui réunissait sur un périmètre restreint de véritables chefs d’œuvres du surréalisme. Je n’avais que quelques mètres à parcourir et j’ouvrais les portes des galeries Là c’était un Dali, ailleurs un Miro ou un Picasso.

Je découvre l’Art, c’est à nouveau un émerveillement total ! La révélation absolue. Et je me mets à dessiner sur la place pendant 10 jours. Ces petits dessins au crayon gris ! Je vois des personnages apparaître, des lignes, des formes, cela me semble totalement incroyable. »

– Et tu dessines, ta carrière est lancée

« Oui je dessine. Je renvoie à ce moment-là une énergie incroyable. Je suis transporté et je crois en mes dessins. On est à San Francisco, pas à Paris. Aux US, si tu mets du bonheur dans ce que tu fais, le public te le renvoie. C’est allé très vite. J’entends « Waooh ! Mihoub ! C’est un travail magnifique ». Au bout d’un an, ma première exposition est lancée : « One year, One show ».

J’ai dessiné avec mon cœur. Avec du recul, je réalise que ce premier jet n’était pas encore abouti. »

– Mihoub, si tu es découvert si vite, toi, l’artiste autodidacte, c’est que tu as du talent !

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« J’avais un don. Mais aujourd’hui, avec un œil plus critique, en ayant vu le travail d’autres artistes, mes œuvres de l’époque n’étaient pas encore abouties.

J’ai aussi eu la chance de ne jamais galérer pour vendre mon Art. J’avais un emploi à côté. J’étais serveur et j’attaquais à 15 heures. Je finissais tard le soir. Le matin je me levais tôt et je dessinais. J’avais le temps de gérer ma passion et mon métier. J’ai pu aussi découvrir les magasins de ventes de produits beaux-arts. J’étais toujours chez Pearl’s. D’ailleurs, je voue une véritable passion aux magasins beaux-arts. Le seul magasin qui ressemble à ce que j’ai pu voir à San Francisco, c’est Passage Clouté à Paris, rue des boulets. Je ne manque jamais d’y passer quand je suis sur Paris. Bref, pour résumer : j’éprouve aussi un véritable amour pour les magasins de fournitures beaux-arts. »

« Je commence à fonder les bases de mon Art. Un Art très simple. »

Un jour un ami m’offre une boîte de pastel. C’est ainsi qu’un dessin magique est né : « L’enfant du monde ». Je contemplais ma réalisation en me disant que j’arrivais à dessiner des portraits bien que je sois totalement autodidacte.

Au-delà de ce constat, il existe cette fondation incontournable qui est et demeure le subconscient.

« L’Art ce n’est pas uniquement une création spontanée, c’est aussi ce moment présent où tout s’arrête. Ce moment où tu es ce que tu dois être, c’est-à-dire créatif. Tout être humain devrait être créatif. »

Aujourd’hui bien sûr, j’en parle avec du recul mais à l’époque, j’étais totalement illuminé. J’étais persuadé que j’allais devenir le plus grand peintre de tous les temps (rires). Cette énergie, cet ego sans doute démesuré m’a porté et c’est ainsi que j’ai duré. Je n’ai jamais cessé de croire. »

« Les clés dans la création sont : persévérance patience et croyance. Sans la croyance, sans la foi, tu ne peux rien créer. Je crois en mon Art depuis de longues années et cette énergie positive qui se dégageait les premières heures où j’esquissais mes premiers dessins allait me porter vers tout ce que je souhaitais : être et vivre en pleine conscience. »

La découverte de nouveaux horizons

« Un artiste m’a dit un jour « la seule chose que tu ne dois jamais faire c’est arrêter la peinture ». Alors j’ai décidé de découvrir d’autres horizons. Il y a eu Barcelone, Londres, la Malaisie. Certaines périodes étaient chargées de créativité, d’autres plus calmes. Je suis un peintre spontané, intuitif, je marche devant un chemin qui s’ouvre et se crée sous mes pas. »

Tu ne le connais pas ce chemin ?

« Non (silence).»

«Ce qui me permet d’avancer sur le chemin, ce sont les supports. Pour le moment les supports me permettent le travail de la matière, de la texture. San Francisco c’est l’initiation. Une période pendant laquelle j’ai beaucoup exposé. Mais on ne peut pas peindre et exposer. Des choix sont à faire. Quand on crée, on n’a ni le temps ni l’énergie de courir aux vernissages. Si San Francisco est ma référence, le point où tout a commencé, le chemin s’ouvre et se découvre sans cesse depuis. »

– « The more I paint the more I like everything ». Basquiat. Je comprends dans cette phrase que plus je peins plus je comprends le monde et plus je l’aime. C’est ton avis ?

« Non. La peinture ne m’aide pas à aimer le monde mais à être en contact avec mon être profond et à me recentrer sur mon être.

C’est important pour moi. Peut-être en revanche qu’elle améliore ma perception du monde.

Les phrases d’artistes qui ont été des pivots dans ma carrière il y en a deux :

A la question posée à Pollock (qui a été pour moi une grande source d’inspiration) : Comment savez-vous quand vous avez terminé une peinture ? Ce dernier répond : Comment savez-vous quand vous avez fini de faire l’amour ?

C’est exactement ça la peinture, c’est exactement ça la création.

Une autre phrase m’a marqué profondément. C’est encore une question posée cette fois à Pierre Soulages : Quelle est votre peinture préférée ? Il répond « Celle que je vais faire ».

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–  Tu as écrit : « Our mind is the last free space that we can explore or ignore… »

C’est l’esprit il n’y a plus que ça, surtout dans le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui. Et on voit avec la physique quantique, avec tout ce qui se passe chez Google où ils sont en train de créer des clones virtuels de nous-mêmes : l’esprit contrôle les actes. On se donne des défis incroyables comme celui d’aller sur la lune, mais en fait le plus important, c’est l’esprit : celui qui nous habite et nous transporte. C’est lui et lui seul qui nous permet de nous réaliser.

Pour en revenir à cette phrase de Basquiat, ce n’est pas tant le but de comprendre le monde qui m’anime dans ma peinture, mais cette notion de me sentir vibrer quand je peins. Quand tu crées une œuvre, tu ne la gommes pas, tu la vis ! C’est la vraie Liberté. »

Te coupes-tu parfois de ta peinture pour justement l’explorer à nouveau ?

Il m’arrive de me laisser des temps de pose. Mon esprit accumule alors des informations inconscientes et analyse son espace, les interactions humaines. Mes dessins et peintures en seront les représentations a posteriori. Je ne donne mes titres qu’une fois ma création finalisée. Et quand je reviens à l’Art, le mouvement, et l’énergie créative repartent d’une façon merveilleuse.

Tu habites Marseille. Es-tu inspiré par cette ville et ses habitants ?

Quitter San Francisco pour revenir en France a été difficile. Comme pour de nombreuses personnes ayant goûté à l’expatriation. Quand je suis arrivé à Marseille, j’ai immédiatement été saisi par la similarité avec San Francisco, similitude dans l’approche humaine. Par exemple, à San Francisco, au Blue Danube, un petit bar sans prétention où j’aimais prendre mon café du matin, l’auteur d’un Best Seller côtoie l’écrivain qui peine, tout ce petit monde se fréquente, sans prétention aucune si ce n’est celle de partager un moment complice ou solitaire. Mixité, toutes classes mélangée, toute ethnie confondue. J’ai ressenti cette similarité immédiatement à Marseille où j’ai mon atelier. Je possède un héritage arabe. Marseille c’est une ville, un port, des cultures qui vivent ensemble, des richesses incroyables. A Marseille tu as le sentiment que tout peut arriver. »

« Marseille c’est encore une ville de création, et non une ville d’exposition. »

– Où peut-on voir ton travail ?

Pour le moment dans mon atelier sur rendez-vous. Je ne montre pas beaucoup mon travail quand je suis en phase de création. Je reste concentré et je peins. L’exposition selon moi se fera naturellement quand l’aboutissement de mon travail sera au rendez-vous.

Je prépare aussi une exposition avec un collectif d’Artistes à la rentrée.

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Focus sur …

Peindre en pleine conscience. « Sois le changement que tu veux voir dans le monde ».  (Gandhi).

« Mes gènes, mon sang et les générations qui ont forgé l’être que je suis sont mon héritage culturel et religieux. J’ai été naturellement attiré par le soufisme. C’est en quelque sorte le mysticisme de l’Islam. Méconnu sans doute et pourtant le phare de cette religion. L’ancien Islam le portait et le propageait, celui interprété par une civilisation raffinée et aboutie, à l’aube, à la naissance de cette religion, le soufisme faisait déjà pleinement partie du monde des anciens. On dit que c’est le cœur même de l’Islam. On le vit, on le ressent profondément, c’est à l’intérieur de nous et lorsqu’on souhaite le décrire c’est souvent une tâche impossible.»

« Un jour, un homme a demandé « Pouvez-vous nous expliquer ce que vous ressentez ? ». Il a répondu : « Pouvez-vous expliquer à quelqu’un qui n’a jamais goûté le miel ce qu’est le miel ? ».

« La pleine conscience c’est un ressenti. Très précieux, très personnel. Il vibre en toi, ici à ce moment-là, tu as chassé l’égo, tu es face à toi, ton être profond et tu rayonnes. Quand tu rayonnes, tu touches le monde. C’est dans la bienveillance, dans cette énergie, qu’à ce moment tu propages ce courant et c’est à ce moment que les autres sont touchés sans même qu’ils s’en rendent compte. C’est magique. Si on veut que le monde aille bien, chacun doit se connecter à son être intérieur et apporter sa propre lumière. »

 

Secrets d’Artiste

L’approche créatrice

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Au tout début de ma carrière d’Artiste j’étais fasciné par les yeux. Et je dessinais de multiples lignes, sens, et courbes, des codes dans les lignes, des messages qui se perdent au détour de multiples chemins pour mieux se retrouver. Un mélange de géométrie une approche sans doute plongeant son inspiration dans la physique quantique, ce langage multiple laissé ouvert à des interprétations de tous les possibles.

Chacun prend et interprète en fonction des sens et des chemins qu’il souhaite emprunter.

J’ai rapporté de la librairie du Mucem un ouvrage sur la calligraphie. Le mouvement « calligraffiti » est né de ces multiples sens et sans comprendre toute la calligraphie arabe, j’aime contempler les écritures pour en interpréter certaines dans mes dessins. C’est un côté mystique qui revient et que j’aime dessiner dans toute sa spontanéité.

 

Mihoub

50 rue Cristophole

13003 Marseille

Site web

Page Facebook

 

Mihoub sera notre invité d’honneur le 12 mai à l’espace Label Art

Chemin des Delphiniums, Quartier Bassaquet, 83140 Six-Fours-Les-Plages

18h-21h : Trois heures de performance pour une soirée hautement artistique autour du lancement de la gamme 4ARTIST Marker by Pebeo

Entrée gratuite, sur réservation à happening@label-art.fr

 

En savoir plus sur le calligraffiti : Le graffiti arabe, Pascal ZOGHBI édition Eyrolles

 

Interview réalisé pour Label Art par Caroline CAMPO-DUSSOUET ©

Crédit Photos : Caroline CAMPO-DUSSOUET ©

Remerciement à Mihoub et à l’équipe Pébéo initiatrice du projet, notamment à Sébastien Arcouet et Yannick Cormerais. Merci à Jean-Luc de Pébéo pour sa patience.  Merci à l’équipe de Label Art pour son implication sur ce projet. Merci à Passage Clouté pour sa dynamique et son rayonnement de Paris à San Francisco :-)

 

 

 

Comment raviver une peinture à l’huile : la solution est ici !

25 avril 2016

Bonjour à tous !

 

Aujourd’hui Roland Charbonnier nous apprend comment raviver une peinture à l’huile.

« Voici un petit paysage que j’ai peint dans le cadre de mes cours à l’atelier, avec mes élèves. Ce paysage est assez sympathique, il est tout mignon. Pour la composition nous n’avons rien à dire, ça marche bien. Nous avons de belles perspectives, le travail des volumes est bien rendu. Mais ce qui me gêne dans ce paysage, c’est qu’il est triste… je le trouve très triste. Cela va être l’objectif du jour : comment donner, à un travail qu’on a exécuté, un joli coup de peps, lui donner de la vigueur, lui redonner de la vie, le booster en couleurs… et tout cela avec l’usage des glacis à l’huile. Ce paysage est, j’ai oublié de le préciser, peint à l’huile.

Notre tableau, dans sa version originale : petite analyse brève qui va déterminer nos objectifs. Le ciel est trop pâle, la pierre également manque de couleur, le lac aussi… tout manque de couleurs. C’est une version trop proche de la réalité. Dans la réalité les couleurs ne sont pas aussi vives que ça. Mais nous, peintres, on a la possibilité d’extrapoler et de booster les couleurs.

Nous allons travailler avec de l’huile Van Gogh de chez Talens, du médium à peindre évidemment et des brosses en Kevrin pour appliquer tout cela en glacis. En effet, notre peinture est sèche c’est donc avec la méthode des glacis, la technique des glacis, que nous allons booster la couleur.

1ère étape : le ciel

Nous mélangeons du médium, avec un peu de bleu primaire (beaucoup de médium avec un peu de couleur) de manière à former un jus. Nous l’appliquons ensuite sur le ciel, qui a va tout de suite prendre un peu plus de peps. Pour appliquer les glacis il faut des brosses souples. Une brosse plate Kevrin est parfaite pour cela. Elle permet à la fois d’appliquer le glacis et de bien le fondre, l’étirer, le lisser. Cette même couleur de glacis teintée de bleu primaire je vais l’appliquer aussi sur les montagnes au lointain, puis je vais raviver l’arrière-plan : la petite forêt avec du vert de vessie. Enfin je passe à l’étang et au lac, qui pour être conforme au ciel, est ravivé avec du bleu primaire. Ce n’est pas grave si on déborde : il s’agit de glacis donc on ne risque pas de dénaturer le tableau ou les autres motifs. Pour la pierre nous allons utiliser simplement du glacis avec de la sienne naturelle et de l’ocre jaune, que nous allons appliquer sur la maison et sur les parties de pierre en lumière. Nous voyons tout de suite la différence, c’est flagrant, carrément magique ! Je nuance : tantôt mon glacis est un peu plus nuancé en couleurs, parfois moins pour créer des variations.

2ème étape : les zones d’ombre

Ensuite je passe aux zones d’ombre de la pierre, des pilastres en pierre et de la maison. Pour cela je vais utiliser, et oui, du violet ! Une valeur froide mais très colorée. Cela a un rapport très joli avec ces murs, ces parties de mur en pierre de lumière jaune. Pour l’herbe au premier plan cela va être avec du jaune : un glacis de jaune et d’ocre jaune mélangé. Et voilà, un petit coup de booste sur mon herbe, c’est suffisant.

Je fais la même chose, avec la même valeur de glacis -jaune et ocre jaune-, sur les branchages apparaissant dans le ciel en partie haute. À ce stage je remarque que mes nuages, eux aussi, manquent de couleur. Je vais donc les raviver. Et pareil, pour avoir touché à toutes les surfaces je fais un petit glacis avec de l’orange sur le toit de ma maison.

 

Voilà, mon travail de glacis est achevé. Maintenant vous pouvez vous amuser à comparer cette version-là, avec ses couleurs boostées, lumineuses, chaudes, vivantes, gaies, avec l’ancienne version, qui était plus triste et fade… mais qui peut plaire aussi !

Vous avez maintenant saisi l’une des utilités du glacis, c’est facile, c’est rapide et super efficace !

 

Merci d’avoir suivi cette vidéo.

RDV sur le site Label Art et sur le compte Facebook pour profiter des démos, des photos et des pas à pas pour s’enrichir. »

 

Merci Roland pour tous ces conseils.