I-CAC, le nouvel outil de certification des artistes peintres du monde contemporain

16 mars 2017

i-CAC est un tout nouvel indice de cotation réservé aux artistes peintres contemporains français. La création d’I-CAC est issue d’une réflexion menée par différentes personnalités du monde de l’art pictural. La plateforme web qui a vu le jour en janvier 2017 propose ainsi aux artistes français d’obtenir leur certification et leur indice de cotation, à partir d’une série d’éléments fondamentaux sur leur parcours et leurs œuvres.

i-cac_carré

 

i-CAC recense les artistes peintres professionnels et évalue leur notoriété à partir de différents critères précis et concrets. Avec i-CAC, les artistes peuvent se situer parmi la profession. La certification i-CAC leur assure également une promotion auprès des instances nationales et internationales dans le domaine de l’art pictural.

 

Les avantages d’I-CAC

Chaque artiste, confirmé ou débutant, a l’opportunité d’obtenir sa certification et son indice de cotation i-CAC, ce dernier étant calculé à partir de critères fondamentaux dans le monde de l’art.

Grâce à cet indice, l’artiste se situe facilement sur une échelle de valeurs et cette référence de qualité indique clairement sa position au public averti.

cotation artiste icac

 

L’art contemporain passe au numérique

De plus en plus, les amateurs d’art et les artistes peintres se réfèrent à internet pour obtenir toutes les informations dont ils ont besoin. Expositions, salons, biographies, œuvres, indices de cotation… Le numérique offre cette belle opportunité de connaître davantage les artistes.

icac en ligne

 

En plus des amateurs d’arts, le site web i-CAC s’adresse aussi au différents acteurs du marché de l’Art tels que les galeristes, les commissaires-priseurs, les critiques d’art, les collectionneurs ou bien encore les mécènes. Véritable vitrine numérique, i-CAC offre de belles perspectives aux artistes peintres ainsi qu’une belle exposition sur le web.

 

En ligne depuis quelques mois, le site référence déjà de grands noms du monde artistique contemporain comme Pierre SOULAGES, Jean-Pierre CASSIGNEUL et bien d’autres !

 

Vous pouvez découvrir les indices de cotation de vos artistes préférés dès à présent sur www.i-cac.fr ou bien découvrir les conditions de certification.

Pink Floyd à travers les âges

2 mars 2017

Aujourd’hui, je vous propose de découvrir un article hors du commun, qui se démarque de ce que j’ai l’habitude de vous proposer. La raison est simple : il y a plusieurs semaines maintenant, ma responsable est entrée dans mon bureau, portée par une puissante énergie, les yeux brillants d’impatience, un sourire difficilement retenu, pour me dire : « Camille, on va faire une journée Pink Floyd ! »

Alors oui, bien sûr que je connais Pink Floyd, mais je suis -j’étais !- loin d’imaginer à quel point ce groupe de musique dessine et façonne le monde de la musique depuis de nombreuses années. L’aventure des Pink Floyd a tout de même débuté au début des années 1960 : 1962 très exactement. Pour vous donner une idée, et n’en déplaise à ma maman que j’aime tendrement, ma mère avait 2 ans ! Quand on sait que le dernier album des Pink Floyd est sorti en 2014, alors que, moi, sa fille, j’en avais 15, on comprend tout de suite à quel point de groupe est intergénérationnel. Mieux : depuis leur début, les musique du groupe des Pink Floyd toujours été futuristes, uniques, et n’ont jamais vieillis.

Des flamants roses pas très Pink Floyd

L’aventure a débuté en 1962 avec Nick Mason, Richard Bright et Roger Waters. Avant de s’appeler « Pink Floyd », le groupe a changé -de nombreuses fois- de nom : « Sigma 6″ ou « The Architectural Abdabs » lors des premières formations du groupe, puis « Leonard’s Lodgers », « Tea Set »… et finalement « The Pink Floyd Sound », sur demande de Syd Barret.

Le saviez-vous ? Contrairement à une idée largement répandue en France, le nom « Pink Floyd » n’a rien à voir avec des flamants roses !

Syd Barrett, en proposant ce nom , faisait référencement aux musiciens Pink Anderson et Floyd Council ! Ces deux as de la musique étaient reconnus dans le monde du blues. À travers le nom « The Pink Floyd Sound » le groupe a mis en évidence les influences de sons blues dans sa musique rock. Très vite, le nom deviendra -et restera- « Pink Floyd ».

Le début de carrière très remarqué des Pink Floyd

The piper at the Gates of Dawn -

The piper at the Gates of Dawn – 1967

Mars 1967 marque le début de la reconnaissance du groupe : lors du concert qu’il donne à Londres, il s’exprime en alliant des effets de lumière, de son et de pyrotechnie. Le succès est tel que ma maison de disque EMI leur fait signer un contrat, permettant la sortie de leur premier album « The Piper at the Gates of Dawn ». Les premiers 45 tours sortent, accompagnés des premiers succès. Nous  retenons notamment « Arnold Layne » et « See Emily Play ». Ce titre reste, plusieurs semaines durant, dans le Top 10 Anglais.

Seulement, le leader du groupe, Syd Barrett, commence peu à peu à perdre pieds. Drogue, stress, célébrité et les bouleversements dont elle s’accompagne… Les absences de Barrett deviennent récurrentes. Absence lors des répétitions, oubli de concerts, blocage sur scène… Les membres du groupe réagissent et font appel à David Gilmour dès la fin de l’année 1967. Grâce à Gilmour, le groupe retrouve un guitariste. Au mois d’avril 1968, le départ de Syd Barrett est officialisé.

Le saviez-vous ? Après son départ des Pink Floyd en 1968 et son arrêt de la musique en 1974, Syd Barrett s’est consacré à la peinture ! Pour visualiser certaines de ses œuvres, cliquez ici.

Le second album des Pink Floyd, « A saucerful of Secrets » est sorti en juin 1968. Il contient les dernières influences de Barrett grâce au titre « Jugband Blues », prenant toutefois une tournure plus rock. Cet album connait un grand succès, permettant au groupe d’entamer une tournée mondiale. L’image du groupe est totalement redorée : les Floyd ont su prouver leur grande valeur. Si bien qu’en 1969 et 1972 ils composent les musiques des films « More »  et « La Vallée« .

La bande son du film « More », sortie sous la forme d’un album, a été retravaillé pour aboutir au double album… « Ummagumma » !

A saucerful of Secrets 1967 - Ummagumma 1969

A saucerful of Secrets 1967 – Ummagumma 1969

S’en suivent alors des années de succès, de concerts, de tournées.. et de nouveaux albums -de gauche à droite- : « Atom Heart Mother » sorti en 1970, « Meddle » en 1971, « Obscured by Clouds » en 1972..

album pink floyd atom mother meddle

Le fascinant « Dark Side of the Moon »

L’année 1973 est une année grandiose pour le groupe des Pink Floyd. Le grandiose Dark Side of the Moon voit le jour en mars 1973. Tout, autour de l’album, est fascinant. La pochette de l’album déjà ! Volontairement, le groupe et leur management ont souhaité qu’aucune indication n’apparaisse : ni le nom du groupe, ni celui de l’album, ni quoi que ce soit d’ailleurs… seulement ce dessin, ce mythique dessin, sur fond noir.

the dark side of the moon

 

Le studio qui a réalisé ce petit chef-d’oeuvre n’est autre que celui qui a réalisé la pochette des albums « Atom Heart Mother » (avec la vache) et « Meddle » (le nez). Pour la pochette de « The Dark Side of the Moon », le studio a soumis plusieurs propositions au groupe.

D’après l’histoire, les membres du groupe, lorsqu’ils auraient vu ce prisme, traversé d’un faisceau de couleur se décomposant, se seraient immédiatement exclamés en cœur « c’est celui-là! ».

Cet album est particulièrement apprécié pour la qualité de ses textes. En effet, la plume de Roger Waters séduit et fascine tant elle aborde des sujets aussi fondamentaux que délicats : la vie, la mort, la vieillesse, l’argent mais également la folie et le travail.

L’album « The Dark Side of the Moon » détient à ce jour un record incroyable : rester pendant 15 ans parmi les 200 meilleures ventes d’album ! Grâce au succès de cet album, les Pink Floyd revisitent leurs concerts : jeux de lumière, projection de film, effets théâtraux…  Les tournées s’enchaînent eu Europe et en Amérique.

Après un tel succès toutefois, le groupe connait de gros passages à vide, proche de la rupture, ou s’essayant à des projets de musique avec des accessoires peu ordinaires, en vain.

À partir de septembre 1975, le groupe fait, comme un retour aux sources, des hommages à Syd Barrett à travers plusieurs textes de l’album « Wish you were here ». Avec ses paroles touchantes « comme j’aurai aimé que tu sois là » (traduction française), le groupe réussit à faire venir Syd Barrett dans les studios d’enregistrement. Cet album, qualifié de « planant » permet également au groupe d’extérioriser des tensions internes, de jouer sur l’émotion.

Il existe deux visuels de l’album « Wish you were here ». En effet, la pochette mondialement connu des deux hommes dans une poignée de main n’est que la seconde édition de l’album ! L’originale, sur fond noir, est un grand plan de deux mains mécaniques.

Pochettes d'album "Wish you were here"

Pochettes d’album « Wish you were here »

Les années suivantes sont marquées par la sortie d’album tels « Animals » en 1977, avec sa célèbre pochette où l’on voit « Algie »,

Animals

Animals

cet énorme cochon volant au dessus d’une usine de Londres. L’animal devient un acteur régulier dans les tournées en Europe et en Amérique suite à la sortie de l’album. Mais le groupe connaîtra, une fois encore, des passages à vides remarqués. Ces pèriodes mettent en avant les différences entre les membres du groupe. Gilmour, Wright et Waters travaillent d’ailleurs, dans les années 1977/1978, chacun de leur côté sur des projets en solitaire.

Le magnifique « The Wall »

Roger Waters, durant l’été 1978, travaille sur un nouveau projet pour le groupe. C’est ainsi qu’à la fin de l’année 1979, l’album « The Wall » voit le jour. Il contient des titres composés et interprétés par Roger Waters. Bien que le succès ne soit pas à la hauteur des attentes du groupe, il faut tout de même reconnaitre qu’aujourd’hui encore le titre « Another Brick in the Wall » passe à la radio, et est connu de tous, quelle que soit notre génération.

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Cet album annonce également une série de concerts grandioses, proches de l’opéra-rock. D’ailleurs, pendant les concerts, les membres du groupe ne ménagent pas leur jeu de scène, et construisent un mur à l’aide de carton, et le détruisent à la fin de leur performance.

La tournée associée à « The Wall » ne pouvait couvrir que quatre lieux: Los Angeles, New York, Londres et Dortmund. Toutefois, Roger Waters joue en 1990 à Berlin pour commémorer la chute… du mur de Berlin.

Après l’arrêt de la tournée sort le film « The Wall », mettant en scène l’anti-héros imaginé par Roger Waters : Pink.

Au cours des années suivantes, Roger Waters prend une place de plus en plus importante au sein du groupe, au point de laisser les autres membres du groupe dans l’ombre. FloydFC-Cover01En effet, ces derniers le vivent de plus en plus mal, et se voient relayés par Waters au rang de « simple musicien », jugés par celui-ci comme n’ayant plus de « potentiel créatif ».

En 1983, l’album « The Final Cut » est d’ailleurs entièrement composé par Roger Waters.

Finalement, en 1985 Roger Waters annonce son départ des Pink Floyd. David Gilmour et Nick Mason décident de prendre en main le destin du groupe.

Le mystique « Division Bell »

En 1987, le premier album des Pink Floyd sans Roger Waters sort : « A Momentary lapse of Reason ». Le succès est au rendez-vous, bientôt suivi de l’album « Delicate Sound of Thunder ».

pink floyd

Il faudra toutefois attendre 1994 et la sortie de « The Division Bell » pour de nouveau profiter d’un album résultant d’un travail collectif des Pink Floyd, rejoint entre-temps par Rick Wright. Cet album, avec ses morceaux improvisés et ses célèbres rythmes est également le dernier du groupe enregistré en studio.

La tournée qui s’en suit est énorme et reste à ce jour l’une des plus importante de l’histoire du rock.

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Les Pink Floyd, une histoire qui continue…

En 2005, pour la première fois depuis des dizaines d’année, le groupe se réunit au complet à l’occasion d’un concert à Londres pour le Live 8.

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Un an plus tard, Syd Barrett décède. Ses camarades organisent un concert à sa mémoire, mais ne jouent pourtant plus ensemble. En 2008, Rick Wright décède à son tour.

Toutefois, durant l’été 2014 sort l’album « The endless River ». Principalement instrumental, il sonne non seulement comme un hommage à Rick Wright mais aussi comme une note de fin…

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Voici donc l’histoire fabuleuse de ce groupe unique. Leurs musiques intemporelles résonnent en chacun de nous, nous parlent, nous transportent… et ce quel que soit notre âge.

Pour aller plus loin :

– un site créé par la famille de Syd Barrett, dédié à cet artiste : http://www.sydbarrett.com/

– l’histoire des Pink Floyd, période par période : http://www.pink-floyd-story.info/pink-floyd-histoire.htm

 Quand Pink Floyd inspire les peintres, le 4 mars chez Label Art

9 heures de performances participatives autour de l’acrylique, mixed-medias, techniques mixtes, aquarelle.

Les artistes se succèdent ou travaillent en parallèle sur le son psychédélique de Pink Floyd toute la journée

A cette occasion, un concert Tribute to Pink Floyd, jeu concours et cocktails psychédéliques. Ateliers participatifs.

Gratuit.

Label Art, chemin des Delphiniums, quartier Bassaquet, 83140 Six-Fours

Pour en savoir plus sur la journée et venir chez nous, cliquez ici :

Le Lab présente Quand Pink Floyd inspire les peintres

 

Camille de Label Art

 

Encadrer facilement son châssis entoilé avec les tournettes

12 janvier 2017

En 2017, Label Art célébrera ses 22 ans. Vingt-deux années à travailler le bois pour vous fabriquer des encadrements de qualité, d’un bois soigneusement sélectionné et travaillé avec soin par nos menuisiers, dont les mains savent allier précision et douceur d’une manière unique et si parfaite.

 

À travers les années, les baguettes ont évolué, et les baguettes classiques moulurées dorées ont vu des baguettes plus modernes apparaître : lignes plus sobres, couleur modernes d’aluminium ou de cuivre. Les encadrements aux couleurs soutenues et aux effets laqués ont eux aussi eues leur heure de gloire.

 

encadrement en bois

 

Le monde de l’encadrement a également vu naître la caisse américaine. À l’origine utilisée pour protéger le châssis entoilé peint, cette baguette aux formes inattendues a vite su trouver sa place pour être reconnue en tant que baguette d’encadrement. Sa particularité a rapidement su la définir : le châssis entoilé repose sur le devant de la baguette et non derrière, comme cela est le cas pour les encadrements classiques. Pour accrocher la toile, il est donc indispensable d’avoir des tournettes pour cadre !

D’ailleurs, les tournettes peuvent être utilisées avec tous les types d’encadrement. Bien qu’elles soient souvent indispensables avec les caisses américaines, elles n’en demeurent pas moins très appréciées dans le cas d’encadrement classique. En effet, tandis que les agrafes ont un caractère définitif, le fait d’encadrer une toile avec des tournettes peut permettre à l’Artiste de changer d’encadrement selon ses envies. Des toiles, plusieurs cadres… et une multitude de possibilités!

Aujourd’hui encore nous recevons de nombreuses questions et vous êtes nombreux à demander des conseils pour l’utilisation de cette accroche… peu commune !  Alors si tel est votre cas, ne vous en faites pas, ce billet est fait pour vous !

poser les tournettes pour accrocher sa toile

Combien de tournettes pour cadres faut-il utiliser ?

Le nombre de tournettes pour cadres à utiliser dépendra bien sûr de la taille du châssis entoilé à encadrer. Généralement, nos menuisiers conseillent d’utiliser 2 tournettes pour les petits formats de toile (une de chaque côté). Au delà des formats 6 -soit un tableau ayant un demi périmètre de 63 cm- et en dessous d’un format 20 -soit un demi périmètre de 120 cm- il convient d’utiliser 4 tournettes. Pour les châssis entoilés plus grands, l’idéal est d’utiliser 6 tournettes.

Accrocher sa toile dans une caisse américaine avec des tournettes

Lorsqu’une toile est encadrée avec une caisse américaine, elle est placée devant la baguette. L’enjeux est donc de maintenir le châssis contre la baguette, en le fixant par l’arrière (et oui, puisqu’il n’y a pas de baguette devant). Pour tenir le châssis, il sera donc nécessaire de visser la tournette… directement dans le châssis ! Le ressort de la tournette permettra alors d’apporter de la tension derrière la caisse américaine. Il sera donc indispensable d’utiliser une tournette classique. Voici le résultat obtenu :

Les tournettes, utilisées avec une caisse américaine

Les tournettes, utilisées avec une caisse américaine

 

Les tournettes pour accrocher sa toile dans un encadrement classique

tournette cadre

Les tournettes dans un cadre

Tout d’abord, pour fixer une toile dans un encadrement classique, il faudra retourner le cadre. Le châssis entoilé viendra alors se caler à l’intérieur du cadre, dans la partie de la baguette que nous appelons « fond de feuillure ». Il mesure environ 5 mm et permet justement de maintenir la toile derrière la baguette.

Une fois la toile positionnée dans le cadre, la tournette vient se visser sur la baguette. Elle sera placée de manière à ce que son extrémité chevauche la toile sur au moins un cm. Vous pourrez alors retourner votre cadre et admirer le résultat ! Pour les encadrements classiques, il est possible d’utiliser des tournettes éco.

Vu de dos, voici le résultat obtenu lorsque les tournettes pour encadrement sont installées.

Quel que soit le nombre de tournettes utilisées ou le type de baguette dans lequel la châssis entoilé repose, il est important de parfaitement centrer la tournette de manière à répartir équitablement la pression.

 

Et voilà, vous êtes maintenant opérationnels pour encadrer vos œuvres dans l’encadrement que vous leur avez choisi !

 

Voici d’autres articles rédigés par mes soins spécialement pour vous, pour vous aider au maximum dans la délicate étape de l’encadrement des toiles :

Choisir le bon encadrement

L’utilisation de la marie-louise et du passe-partout

La caisse américaine, un encadrement unique

 

Si vous souhaitez partager votre expérience, me poser vos questions, ou me demander conseil… n’hésitez pas, laissez votre commentaire.

Artistiquement vôtre,

Camille de Label Art

L’histoire de Gustave Sennelier, l’inventeur de l’aquarelle au miel

23 décembre 2016

La fabuleuse histoire de Gustave Sennelier débute à Paris au 19ème siècle, lorsque ce passionné de chimie réalise son rêve en ouvrant sa toute première boutique. Nous sommes alors en 1887. Installée sur le quai Voltaire, la petite boutique est située face au musée du Louvre et à quelques pas seulement de l’école des beaux-arts. Son ouverture est l’occasion pour Sennelier, un amoureux de chimie, de s’épanouir dans sa passion : la chimie des couleurs. Il devient alors fabricant et marchand de couleurs. Gustave Sennelier créé et vend ses pigments sous forme de cône ou de brique. Le chimiste a rapidement compris l’importance du choix des pigments, à sélectionner de toute première qualité. Rapidement, chacune des préparations contient des pigments soigneusement choisis. Gage d’excellence, ces pigments assurent l’éclat des couleurs et la pérennité des œuvres grâce à leur excellente résistance à la lumière.

La qualité des produits Sennelier

Une année seulement après l’ouverture de sa boutique de couleurs, Gustave Sennelier créé une gamme complète de 100 nuances d’huile extra-fine. De nombreux amis peintres l’accompagnent dans cette création. Ainsi, les textures, nuances et rendus répondent parfaitement à leurs besoins. D’ailleurs, Gustave Sennelier se démarque rapidement grâce à la qualité de ses produits, et bénéficie de son emplacement judicieux. Quelques peintres, aujourd’hui célèbres, ont d’ailleurs déambulés dans les allées de sa boutique, à l’image de Sisley, Van Gogh, Gauguin… Ces grands maîtres fréquentent régulièrement la boutique Sennelier. Peu à peu, cette boutique devient un lieu de rendez-vous, un espace créatif où les doigts si habiles de Gustave Sennelier créent sans relâche des nuances plus magnifiques les unes que les autres, sur les  conseils avisés de ses amis peintres, mêlés à ses connaissances en chimie.

L’aquarelle au miel de Gustave Sennelier

La première grande invention de Gustave Sennelier marquera les esprits. En 1893, quelques années seulement après l’ouverture de sa boutique, Sennelier a à cœur de créer une peinture aquarelle qui offrirait une luminosité sans pareil.

aquarelle au miel sennelier

Le chimiste a alors l’idée de fabriquer un liant unique, avec une belle gomme arabique claire et glaireuse. Cependant, il ne s’arrête pas là et décide d’ajouter du miel. Cet ingrédient, d’une onctuosité et d’une luminosité hors pair, dote l’aquarelle de couleurs vives et lumineuses de manière durable. De plus, grâce à ses agents conservateurs naturels, le miel permet aux couleurs de rester vives très longtemps. Sans le savoir, Gustave Sennelier venait de créer la célèbre aquarelle au miel, encore utilisée aujourd’hui et plébiscitée par les plus grands artistes.

L'aquarelle au meil de Sennelier

Le rouge Hélios, l’invention de Gustave Sennelier

En 1986, la grande exposition impressionniste de Paris regroupe de nombreux grands peintres. Peinture, toile, pigment, pinceaux… durant plusieurs jours, le monde de l’Art est en fête. Pendant ce grand rendez-vous un sujet ressort. En effet, les rouge de vermillon, bien que veloutés, souffrent d’un manque de stabilité. Dès le lendemain, Paul Cézanne tentera en vain de créer un nouveau rouge, en remplacement du vermillon. Vingt ans plus tard, Gustave Sennelier apportera une réponse aux peintres en créant un nouveau rouge, un rouge de toluidine qu’il baptisera « rouge hélios ». Cette nuance unique, si intense et lumineuse bénéficie d’un excellent pouvoir colorant.

Dès lors, Gustave Sennelier assoie sa notoriété auprès des plus grands. Van Gogh demande même à son frère Théo de passer à la boutique pour acheter ses couleurs, Sisley se rend chez celui qu’il surnomme « son » marchand de couleurs et Gaugin se fournit en support sur le quai Voltaire.

rouge helios sennelier

En 1889, le magasin de couleurs de Sennelier fait son entrée au panthéon de l’histoire de l’Art. La même année, Gustave Sennelier participe à l’Exposition universelle de Paris.

Les pastels à l’écu Sennelier

En 1901, le peintre Edgar Degas s’adresse à Gustave Sennelier pour lui soumettre une nouvelle demande. En effet, l’artiste manque de nuances dans sa palette de pastels secs. Il aura fallu trois années au chimiste pour élaborer la large gamme chromatique des pastels à l’écu. D’ailleurs, pour satisfaire le souhait de Degas, Sennelier créa les pastels bruns. Plusieurs autres artistes ont aidé Sennelier dans l’élaboration de cette large palette.

"L'attente" d'Edgar Degas

Sur la gauche : Edgar Degas – Sur la droite : « L’attente » d’Edgar Degas

Avec les années, cette gamme a su évoluer tout en conservant son mode de conception originel. Depuis sa création, le pastel à l’écu de Sennelier est fabriqué grâce à un savant mélange de pigment très pur et d’un liant naturel. Aujourd’hui encore ces pastels jouissent d’une luminosité exceptionnelle, obtenue grâce à une charge naturelle découverte par Sennelier en 1905.

pastel sennelier

Le papier Sennelier

À partir de 1918, le fils ainé de Gustave Sennelier, Charles, rejoint son père dans la gestion de l’entreprise. En 1920, les deux hommes créent le département papeterie composée d’album à dessin, de livres d’esquisse, de blocs aquarelle etc. Naitra alors le célèbre papier PastelCard Sennelier.

Jusqu’en 1929, l’entreprise Sennelier continuera de connaitre de nombreux succès. Portés par l’avènement des arts décoratifs, le matériel pour la pyrogravure et les teintes pour tissu « teintures Batik Tintout » connaitront un réel triomphe. Cependant, le krach boursier de 1929 marquera l’arrêt brutal de ces si belles années. Cette même année, la famille Sennelier sera touchée par le décès de Gustave Sennelier.

 

Heureusement, l’histoire de cette grande famille a perduré. Charles et Henri, les deux fils du fondateur, ont repris la société et ont su la faire grandir, tout en restant proches des artistes…

 

Aujourd’hui encore, la marque emblématique continue d’allier tradition et procédé innovant de chimie moderne.

 

Pour aller plus loin : ici ou :-)

 

Le LAB de Label Art : revivez le vernissage

16 décembre 2016

Le 24 novembre, Label Art était en fête. Retour sur cette journée où le public est allé à la rencontre des artistes.

Label Art Six fours toulon var

Si vous êtes déjà entré dans un magasin de fournitures BEAUX-ARTS, vous connaissez ce ressenti, cette joie à la vue de tous ces rayons remplis de tubes, de pots, de pinceaux, de blocs, de cadres et de chevalets. Ça sent la peinture, la craie, le papier, l’huile, le bois. On est comme un enfant dans un magasin de jouets tellement toutes ces fournitures sont belles. On est pressé de regarder, de toucher et de rentrer chez soi pour peindre ou expérimenter. C’est ce qu’on ressent quand on entre chez LABEL ART qui organisait le 24 novembre dernier une journée-événement pour inaugurer les nouveaux espaces du magasin (qui en double la superficie) en présentant plusieurs ateliers animés par des artistes de la région.

Lab Label Art Six Fours

Le LAB de Label Art, prêt pour le vernissage

Le magasin s’est ainsi transformé le temps d’une journée en véritable ruche créative : on a pu y voir des artistes à l’œuvre, en train de créer, de performer ou d’animer des ateliers afin de détailler les produits Beaux-Arts qu’ils aiment utiliser pour leurs créations. Ce fut une belle occasion pour Label Art de lancer son nouveau concept de Lab qui proposera désormais toute l’année aux artistes des espaces pour peindre, une journée, une semaine, un mois ou même plus. Le public est bien sûr toujours le bienvenu !

Georges Nguyen à Label Art pour les démonstrations de la peinture Abstract

Georges Nguyen à Label Art pour les démonstrations de la peinture Abstract

Car si l’on a l’habitude de voir les œuvres finies aux cimaises des musées, il est beaucoup moins fréquent de voir des œuvres en train de se faire. Et il encore plus rare de rencontrer des artistes expliquer quels produits et quelles marques ils préfèrent, quels sont leurs secrets de fabrication. Ce sont les coulisses de la création, un univers merveilleux que l’on ne connaît pas et qui est pourtant peuplé d’une infinité d’articles en tous genres dont certains ont une histoire plus que centenaire et d’autres sont au contraire issus des progrès de la modernité.

Sandrot Artiste Peintre et sa performance en direct

Sandrot Artiste Peintre et sa performance en direct

Ainsi, résonnent à nos oreilles, les marques Clairefontaine, Sennelier, Arches, Abstract, Conté à Paris, Pébéo, Winsor & Newton, Golden ou encore Lefranc Bourgeois. Chez Label Art, dans les rayons, produits et couleurs prennent vie et sens.

Copic, Clairefontaine, Winsor & Newton, Posca, Golden

Copic, Clairefontaine, Winsor & Newton, Posca, Golden

A l’occasion de cette journée, Art District radio est allé à la rencontre de Caroline Campo-Doussouet, directrice générale du magasin Label Art, qui a expliqué en détails son projet de faire de son magasin autant un lieu d’achat qu’un lieu de création et de partage. La radio a aussi interviewé Eve Genre, commissaire d’exposition et directrice du Salon International d’Art Contemporain de Marseille qui aura lieu en mars prochain au Parc Chanot à Marseille. Puis au micro, se sont ensuite succédé le dessinateur et auteur de bandes dessinées Mathias Fourrier alias Jim Dandy qui nous parle de son héros, Capitaine LSD, le peintre Mihoub qui revient sur son parcours et ses inspirations, la jeune artiste Sandrot qui nous fait partager son goût de la performance artistique et toute l’énergie qu’elle y met, tandis que le peintre Georges Nguyen souligne le plaisir qu’il a de transmettre au public son goût de la peinture abstraite réalisée à l’acrylique qu’il pratique depuis plus de 20 ans.

 

Pour en savoir plus et revivre ce formidable moment de créativité et d’échanges artistiques, réécoutez le podcast de l’émission sur le site de la radio : http://artdistrict-radio.com/podcasts/rencontre-d-artistes-a-label-art-43

 

Julie Gabrielle Chaizemartin

Rédactrice en chef, Art District radio

artdistrict-radio.com

Pour visualiser l’album photo complet de la journée cliquez ici !

Comment choisir son châssis entoilé pour peinture

13 décembre 2016

Bonjour à toutes et à tous,

Aujourd’hui, je vous propose de rejoindre Roland pour suivre avec lui un cours de peinture sur le thème du choix du châssis entoilé. En effet, lorsque nous peignons à l’huile ou à l’acrylique, nous sommes confrontés au problème du choix du support. Alors, sur quelle toile travailler ? Roland nous invite à passer en revue les toiles existantes et nous explique ce qui fait leurs qualités et leurs différences…

chassis entoilé

Les toiles polyester (toiles synthétiques)chassis polyester label art

Le châssis polyester a l’avantage de proposer une toile très souple, au tissage très fin. Personnellement je l’aime bien.

Comme elle est très lisse, elle est parfaitement adaptée au travail en trompe l’œil, et sera particulièrement appréciée des artistes qui aiment à réaliser de beaux glacis.

Les toiles cotonchâssis coton

Cette qualité de toile est bonne : elle ressemble au synthétique mais elle est beaucoup plus souple. Cette souplesse engendre le seul inconvénient de cette toile : le châssis coton a tendance à se détendre. Il suffit alors d’utiliser les clés pour retendre la toile. Le châssis entoilé en coton reste néanmoins un bon support, sur lequel il est intéressant de travailler.

La matière suprême : le lin

chassis lin label artMoins souple que le coton, le châssis pour peinture en lin conservent ses tensions plus longtemps. Les toiles en lin sont solides et résistent à l’humidité. Ces toiles ont effectivement l’avantage d’être parmi les moins fragiles. Il existe différents types de lin: lin moyen, lin fin, lin fort… le type définit le grain de la toile. Chacun préférera un certain grain selon son goût et sa technique. Personnellement, je ne travaille jamais en épaisseur et je préfère le grain fin. Toutefois, un châssis entoilé en lin épais ou moyen sera apprécié si on travaille au couteau, pour accrocher la matière notamment.

Le lin existe également en lin brut, appelé lin naturel. Ce support est top mais il faut tout de même le préparer en passant un apprêt… Sinon cela devient très périlleux ! Les châssis en lin brut est un support très intéressant.

Les cartons toilés

Les cartons entoilés consistent en une toile de coton collée sur un morceau de carton. Ils sont très bien pour les travaux d’étude. Ce support économique est de plus très agréable. Il convient de privilégier les petits formats, car les grands cartons ont tendance à se gondoler. Pour parer à cela, il peut être possible de coller un tasseau de bois au dos du carton toilé.

carton entoilé label Art

Reconnaître la qualité de sa toile de peinturechassis en bois label art

Ce qui fait la qualité d’une toile est sa tension, sa capacité à rester en tension, bien tendue, pour ne pas gondoler.

« La qualité dépend de la nature de la toile mais aussi du châssis. »

Le châssis doit être en bois : un bois de qualité, pas du petit bois qui risquerait de se gondolera à l’humidité. Regardez au dos des tableaux pour voir s’il est solide et de bonne épaisseur pour garantir la stabilité. Le châssis en bois doit également présenter un biseau afin que le tasseau ne touche pas la toile. En effet, si le châssis touche la toile alors il se verra lorsque l’artiste peindra. Veillez à ce qu’il y ait bien ce biseau ou alors un rebord, qui éleverait la toile au dessus du châssis.

Les encoches pour mettre les clés sont très importantes également. En effet, elles permettent de régler la tension des toiles. Les clés doivent être bien adaptées au châssis. Cela est rarement le cas, voir jamais le cas dans les toiles pas cheres de mauvaise qualité.

 

Comment tendre une toile sur un châssis

Pour tendre la toile, il faut enfoncer les clés (partie plate contre le châssis) dans les encoches. Ensuite, à l’aide d’un marteau, on les enfonce bien. Les clés se posent deux par deux. Un fois qu’on les enfonce les clés écartent les tasseaux et tendent le châssis, ce qui créé une meilleure tension sur la toile. Les clés doivent s’installer avant de peindre, ainsi il ne reste qu’à régler la tension une fois l’oeuvre achevée.

 

L’enduction des châssis entoilés

Enfin, dernière point sur ce qui fait la qualité d’une toile : l’enduction. L’enduction est l’apprêt (le gesso) qui est appliqué sur la toile pour lui permettre de recevoir la peinture. Aujourd’hui il n’existe quasiment que des enduits universels, les supports pourront donc servir à travailler les techniques de l’acrylique et de l’huile. Avant, des enductions grasses existaient, précues pour le travail à l’huile, mais aujourd’hui cela est rare et obsolète. En effet, de nos jours les enductions maigres (à l’acrylique) sont tout à fait performantes.

« De l’enduction dépend aussi la bonne planéité de la toile. »

Si l’enduction est trop maigre, trop fine, nous risquons de voir le grain de la toile, et ce grain va absorber la peinture. Le travail sera en sera plus difficile. Ce facteur, important, détermine également la qualité de la toile.

Les toiles de lin brut sont également apprêtées. Cela ne se voit pas, c’est un apprêt invisible, un gesso transparent. Cette sorte de résine acrylique pure, bien qu’elle soit invisible rentre dans la gamme des enductions.

chassis lin naturel label art

 

Maintenant que vous savez tout, voici un dernier petit conseil : si vous achetez malgré tout une toile dans les magasin discount, toile qui ne coûte rien mais qui est d’une qualité exécrable… Avant de travailler, je vous conseille tout de même de mettre du gesso pour parfaire l’apprêt. Mais évitez cela…

« De la qualité de la toile dépendant la qualité de l’oeuvre ! »

 

Ce sont sur ces derniers mots que Roland clôture notre cours du jour. J’espère que celui-ci vous aura plu ! N’hésitez pas à nous faire part de votre expérience ou de vos préférences.

Pour visualiser la vidéo de Roland, cliquez sur l’image :

cours peinture

À très bientôt,

Camille de Label Art

Inauguration du LAB de Label Art : cours de peinture à Toulon

16 novembre 2016

Depuis quelques semaines déjà, vous êtes nombreux à avoir remarqué que quelque chose se prépare en magasin… Pourquoi ces bâches de protection ? Pourquoi ces ouvriers et leurs outils ? Puis vous l’avez vu, ce panneau « Label Art s’agrandit ». Alors là, vos questions ont continué, et nos réponses se sont faites plus précises… Aujourd’hui je vous dis tout ! Attention, cela risque fortement de vous plaire…
Label Art var

Un magasin beaux-arts dans le Var de près de 600 m²

Avant tout, je peux vous annoncer que Label Art double sa surface de vente ! Ce ne sont plus 300 mais près 600m² de fourniture beaux-arts, de support, d’encadrement et de loisirs créatifs qui vous ouvrent leurs portes. Pour cela, nous avons élargi de nombreuses gammes et en avons rentré de nouvelles.

Les amoureux du dessin et du graphisme seront heureux d’apprendre que nous avons répertorié l’ensemble des marqueurs Winsor & Newton : les Pigment Markers, les marqueurs aquarelle, les Brushmarkers et même les sticks d’aquarelle ! Mais ce n’est pas tout : nous proposons maintenant une large gamme de produits de chez Liquitex : les Encres acrylique Liquitex Ink, les brosses Freestyle et même les marqueurs Liquitex Paint Markers !

Pour les Artistes amoureux des beaux-arts, nos gammes d’acrylique et d’huile se sont considérablement élargies, à l’image de l’arrivée de l’huile Winton de Winsor & Newton, de l’huile extra-fine Sennelier mais aussi de l’acrylique extra-fine de Sennelier.

Tous ces produits beaux-arts vous attendent déjà dans la première partie du magasin, de 300m², que vous connaissez depuis maintenant deux ans.

 

Je vous imagine en train de vous demander… « mais qu’y aura-t-il dans la seconde partie? » et bien… vous y retrouverez tous nos encadrements, avec les dernières collections, mais aussi tous nos supports ! Toiles coton, châssis entoilé en lin, les châssis nus et rouleaux de toile… !

Et ce n’est pas tout…

 

Le LAB de Label Art

Imaginez. Un endroit unique. Un lieu d’échange et de convivialité. Un espace complet dédié à l’Art. Bienvenue dans le LAB de Label Art.

Logo LAB Label Art Six Fours

 

Dans le LAB, vous trouverez des salles de cours, avec des ateliers animés notamment par l’Artiste peintre Sandrot (couvrez son magnifique univers en cliquant ici), mais aussi par le célèbre Renaud JOBIN, la grande Christine COLLIN et, enfin, l’exceptionnelle Geneviève CANTO que nous vous présentions déjà en 2014 (l’article est à redécouvrir ici).

Le ateliers seront également ouverts à tous les Artistes qui souhaitent bénéficier d’un lieu de travail le temps d’une journée, de quelques jours, d’une semaine, d’un mois ou plus…

Les salles de cours de peinture seront dévoilées lors de notre inauguration !

 

Alors, surtout, retenez bien la date : le jeudi 24 novembre. Il s’agit du jour où nous organisons l’inauguration du LAB et de la nouvelle partie du magasin. La journée la plus artistique de l’année !

 

Le LAB de Label Art

 

Retrouvez les détails de cet événement sur notre page Facebook ou n’hésitez pas à nous appeler au 04 94 06 81 80 !

 

Nous vous donnons rendez-vous le 24 novembre, à partir de 10 heures jusqu’à 21 heures pour la plus grande journée créative de l’année !

Camille de Label Art

Les marqueurs COPIC, marqueurs des dessins Marvel

16 septembre 2016

Ciao, Sketch ou Marker, les trois gammes de Copic ont de quoi vous séduire ! Fabriqués au Japon, pays du Manga, ces marqueurs à alcool pour Artistes séduisent bon nombre de designers, dessinateurs ou illustrateurs.

Découvrons ensemble les caractéristiques des marqueurs Copic, leurs différences, et, surtout, leurs qualités !

 

Réalisation au marqueurs Copic2

Des marqueurs Copic pour la vie

Chaque marqueur Copic peut se recharger, et les pointes, qu’il s’agisse de la pointe pinceau ou de la pointe biseautée, sont amovibles et peuvent être remplacées. Avec un bon entretien, le marqueur pourra ainsi être conservé (très) longtemps, ce qui le rend économique.

À cela s’ajoute les critères de qualité précis auxquels la marque Copic se doit de répondre. En effet, cette dernière est soumise à des tests de qualité particulièrement exigeants.

Je vous propose maintenant de découvrir trois marqueurs de cette marque emblématique.

 

Le Copic Ciaodessin ciaco copic

Tout d’abord, tout comme le reste de la gamme, le marqueur Ciao bénéficie d’une double pointe : une pointe large et biseautée pour la réalisation d’aplats, de fonds ou de dégradés et une pointe pinceau souple, pour ajouter des détails ou des contours. Les deux mines du Copic Ciao garantissent précision, confort d’application et légèreté des traits.

Utilisé pour tous les travaux de dessin, de scrapbooking ou de loisirs créatifs, le marqueur Ciao ouvre l’océan des possibles. D’ailleurs, son large nuancier y contribue : il comporte près de 180 couleurs !

Le marqueur de votre couleur préféré est vide ? Pas d’inquiétude, le marqueur se recharge avec les recharges d’encre… et leurs 207 couleurs.

Copic Ciao mag2

 

Le Copic Sketchdessin copic sketch

Le marqueur Sketch de Copic bénéficie également d’une double pointe. L’une d’elle, la plus large, est également biseautée. Toutefois ce marqueur se distingue grâce à sa seconde pointe, bien plus fine. Celle-ci, en forme de pinceau est très souple. Il s’agit d’ailleurs de la pointe souple la plus qualitative sur le marché des marqueurs. Cette pointe permet la réalisation de dessin à main levée, et apportera des arrondis gracieux, pour des dessins tout en douceur.

Mine souple du Copic Sketch

Mine souple du Copic Sketch

Ce marqueur à alcool se décline dans plus de 140 nuances, et peut être rechargé par de l’encre Copic ou des mélanges de couleurs.

 

Le Copic Marker  Dessin marker copic

Le Copic Marker n’est autre que le célèbre marqueur des dessins de Marvel ! Sa pointe large et biseautée, idéale pour les aplats de couleurs ou les traits épais, est semblable à celle des marqueurs Ciao ou Sketch. Cette fois encore le marqueur Copic se distingue par sa petite pointe. Contrairement au marqueur Sketch, la pointe du Copic Marker est petite et très dure. Elle apportera ainsi beaucoup de précision, permettra de réaliser de petites touches de couleurs et tracer des traits fins parfaitement nets et droits.

Le large nuancier de ce marqueur à alcool comprend 214 nuances, pour laisser l’Artiste réaliser de délicats dégradés.

 

Les encres Copic pour marqueur à alcoolrecharge encre Copic

Les encres pour marqueurs Copic sont des recharges de 25 ml. Grâce à leur graduation, les flacons d’encre permettent de recharger les marqueurs au millilitre près, selon leur contenance. D’ailleurs, 3 ml d’encre suffisent à remplir un marqueur.

Le saviez-vous ? L’encre est commune à tous les marqueurs Copic ! Un flacon d’encre Copic peut permettre de remplir jusqu’à 17 marqueurs Ciao.

 

L'encre Copic et sa capacité de recharge

L’encre Copic et sa capacité de recharge

 

La qualité de l’encre à alcool assure des couleurs lumineuses, éclatantes et ce, de manière durable. Les encres Copic bénéficient de l’avantage considérable d’être miscibles entre elles. L’Artiste pourra ainsi réaliser ses propres nuances, en créer de nouvelles, et affirmer l’identité qui est la sienne… une infinité de couleurs s’offre à lui. Pour cela, rien de plus simple : il suffit d’avoir un flacon vide, et le mélange se conservera facilement.

Copic encre

Encre Copic

 

Maintenant que les marqueurs Copic n’ont plus de secret pour vous, il ne vous reste qu’à choisir ceux qui vous inspirent le plus !

Si vous les utilisez déjà, faites-nous part de vos impressions et n’hésitez pas à donner votre avis :-)

Camille de Label Art

L’histoire des Comics

9 septembre 2016

Les Comics. Ces bandes dessinées totalement uniques, hyper colorées, avec des super-héros bodybuildés, des femmes aux formes généreuses, des habits parfois (souvent) loufoques… Oui, il s’agit bien du sujet de ce billet. Ou, plus particulièrement, de leur histoire.

Les Comics ont fait leur apparition il y a près de 120 ans, et leur arrivée a marqué la création d’un tout nouveau style de bande dessinée. Les Comics ont transformé le monde de la BD, ont permis la création d’un nouvel univers et ont brisé tous les codes (mêmes ceux qu’ils s’étaient eux-mêmes fixés, c’est dire!). Mais ce n’est pas tout. Il s’agit également d’un univers d’amoureux du dessins, de fans de ce style unique, de fous d’histoires qui durent depuis plus de 100 ans, de dingues de ces héros en culotte. Un univers que je vous propose de découvrir.

Attachez vos ceintures, préparez-vous à vous envoler.

 

 

Toujours proche du monde réel, l’univers des Comics s’est mêlé à notre réalité à plusieurs reprises. Par conséquent, le monde des super-héros n’a pas été épargné par les difficultés de notre quotidien et a connu de multiples rebondissements.

 

Au début de l’histoire étaient les « Comic strips »

La grande histoire des Comics débute vers 1840, par de petites bandes dessinées très courtes, qui paraissent dans la presse quotidienne. Basées sur l’humour, elles visent à fidéliser les lecteurs grâce aux histoires à suivre d’un numéro à l’autre, associées aux histoires drôles journalières. Pour l’anecdote, ces histoires étaient publiées en noir et blanc la semaine et bénéficiaient de couleurs uniquement le dimanche. Tout d’abord moquées, elles se sont rapidement vues renommées « comic strips » (« comic » pour « amusant, drôle » et « strip » pour « bandeau »). Ce terme a alors donné naissance au terme « Comics » que nous connaissons aujourd’hui. Dans le langage courant, ce terme désigne aujourd’hui la bande dessinée Américaine. Ainsi, les Comics se démarquent des « BD » européennes et des « Manga » japonais.

 

La saviez-vous ? Pour les Américains, le terme « Comics » désigne la bande dessinée dans sa globalité, quel que soit le style.

 

Le 1er comics, reconnu en tant que tel, a vu le jour à la fin du 19ème siècle. Il s’agit de « The Yellow Kid in McFadden’s Flats » (1897), que nombre de fans connaissent comme le « fameux gamin en chemise de nuit jaune ». Toutefois, l’histoire des Comics s’est réellement envolée avec l’arrivée d’un super héros venu tout droit de  Krypton en 1938. Comment ça « qui ça ? » ?!

Puis sont apparus les « comic books », marquant « l’âge d’or des Comics »

Le changement qui marque l’avènement du Comic Book est la diffusion de ces histoires dans des supports spécialement dédiés pour elles. En effet, en juin 1938, la maison d’édition DC Comics publie le premier numéro de « Action Comics ». Il s’agit de la toute première apparition de Superman, cet extra-terrestre Kryptonien et héroïque en collants bleus et culotte rouge ! Le succès est immédiat.

L'apparition de Superman

L’apparition de Superman

 

Un an plus tard, DC Comics produit le deuxième coup de tonnerre de l’histoire des Comics grâce au numéro 27 de Detective Comics : il s’agit de la première apparition de Batman !

De son côté, Timley Comics (futur Marvel) créé lui aussi ses super-héros et donne naissance à Captain America, à l’avenir prometteur. D’ailleurs, il deviendra rapidement, lui aussi, un super-héros.

Le saviez-vous ? Les dessins de Marvel sont réalisés aux marqueurs COPIC

 

De nombreux super-héros connaissent un vif succès pendant les années de guerre mondiale. En effet, ils affrontent dans leur monde fictif des adversaires dont la ressemblance avec les ennemis des Etats-Unis est pour la moins… troublante ! Un monde fictif, oui, et pourtant si proche de la réalité.

Il combat ici des ennemis portant la croix gammée et le signe du communisme

Captain America combat ici des ennemis portant la croix gammée et le signe du communisme

 

Le phénomène « comics » s’atténue ensuite, et de nouveaux genres voient le jour, tels les westerns, les histoires de science-fiction, d’aventure ou de romance. Avec le développement de la télévision dans les années 1950, les Comics connaissent un réel déclin. Toutefois, l’éditeur EC Comics réussit à tirer son épingle du jeu grâce à ses polars et histoires d’horreur particulièrement violents.

Le monde imaginaire des Comics et de ses super-héros fictifs a ensuite dû résister à une attaque bien réelle : la publication de « Seduction oh the Innocent », livre écrit par un psychiatre. Particulièrement virulent, ce livre attaque les Comics et les rend responsables de la délinquance des jeunes, de l’homosexualité et du communisme (rien que ça !). Quoi qu’il en soit, l’industrie du Comics ne se laisse pas abattre et sort son propre « Comic Code », qui a pour conséquence de faire disparaître les polars et titres d’horreur.

 

Le saviez-vous ? Seuls Superman et Batman résistent au triste achèvement de l’âge d’or des Comics.

 

L’âge d’argent des Comics, ou « l’ingéniosité de la vie quotidienne »

Le nouvel âge des Comics débute grâce à l’apparition de Flash, un des super-héros de DC Comics. Ce personnage n’est pas tout à fait nouveau, il s’agit en réalité d’une version revisitée, version qui n’a pas été publié durant l’âge d’or des Comics. Toutefois, Flash conserve de sa première version son nom et son super pouvoir (la rapidité bien sûr !). Le succès de cette publication est si important qu’il marque le début de la nouvelle ère des Comics. Face à un tel enthousiasme, DC relance tous ses anciens super-héros. Les super-héros redeviennent populaires !

L'apparition de Flash dans les Comics

L’apparition de Flash

L’âge d’argent des Comics s’illustre par l’arrivée d’autres nouveaux super-héros. Créés par Marvel Comics, et plus précisément par le dessinateur Jack Kirby et le scénariste et dessinateur Stan Lee, les 4 Fantastiques voient le jour en août 1961, suivis de Hulk en 1962, puis Thor, Spider-Man, Iron-Man, les X-men… Marvel devient, après la sortie de Daredevil en 1964, la 1ère maison d’édition devant DC Comics.

 

Le saviez-vous ? Ces nouveaux super-héros ont tous un point commun : en plus de sauver le monde, ils évoluent dans un quotidien similaire à celui que nous connaissons ! 

 

Stan Lee et Jack Kirby ont en effet la brillante idée de rendre réel le monde dans lequel évoluent les super-héros (monde qu’ils sauvent régulièrement!). Nombre d’entre vous savent que Super-Man, ce cher Clark Kent, est journaliste dans la vie quotidienne. Tout le génie des créateurs a été de créer des situations réelles, comme des disputes, des problèmes de la vie quotidienne, des histoires d’amour etc… ce qui a eu pour effet de rendre ces super-héros beaucoup plus humains et donc plus proches de leurs lecteurs ! D’ailleurs, chaque héro créé par Stan Lee et Jack Kirby a des défauts.

 

Ce tel rapprochement avec le monde réel se confirme lorsque des thèmes tels que ceux de la drogue, de la politique ou du racisme sont abordés, laissant de côté le « Comic Code ». Les comics évoluent et deviennent toujours plus réels.

 

L’âge de bronze des Comics, « Quand la réalité rattrape la fiction, avec ses lots de désolation »

C’est comme cela que s’est illustré le nouvel âge des Comics, en 1973. L’élément déclencheur ? Le décès de Gwen Stacy, la fiancée de Peter Parker, notre cher Spider-Man. Cette triste disparition est alors suivie par de nombreuses autres : Robin le fidèle apprenti de Batman, Elektra l’incroyable compagne de Daredevil, Jean Grey la célèbre X-Men… toutes ces disparitions ont pour effet de rendre l’univers Comics bien plus réel. En parallèle, elles le font mûrir : maintenant, les Comics s’adressent aussi aux adultes. Les histoires deviennent plus riches, plus recherchées.

Disparition de Gwen Stacy

La disparition de Gwen Stacy marque l’arrivée d’une nouvelle ère

L’âge de bronze est également marqué par l’arrivée des crossovers.

 

Le saviez-vous ? Un crossover est un Comics dans lequel plusieurs personnes de séries différentes se croisent.

 

Le succès de ces mini-séries est tel que Marvel et DC Comics créent tout deux leurs crossovers. Aujourd’hui ils perdurent, notamment au cinéma, et connaissent de gros succès, à l’image de « Batman V/S Superman ».

Comics V/S Marvel

La période contemporaine, ou « l’âge moderne »

La dernière période des comics est la moins définie. Certains la font débuter en 1985, avec la réécriture de l’univers de DC, tandis que d’autres considèrent qu’elle n’a démarré qu’en 1992, avec la création de la nouvelle maison d’édition Image Comics. Les créateurs, au nombre de sept, ne sont autres que d’anciens artistes de la maison Marvel. Ils créent leurs propres héros, et connaissent un succès aussi grand qu’inattendu.

 

Les tendances des années suivantes évoluent autour des collections de Comics, l’engouement pour  le dessin, puis un retour aux scénarii plus approfondis, les adaptations toujours plus nombreuses au cinéma… L’histoire des Comics évolue, encore, et n’est pas prête de s’achever !

Les Comics au cinéma

 

Et vous, êtes-vous fan des Comics ? Peut-être en dessinez-vous vous même ! Racontez-nous tout cela en commentaire :)

 

Camille de Label Art

Pour aller plus loin :

– Des produits de dessin et d’art graphique : par ici

– L’histoire secrète de la rivalité entre Marvel et DC Comics : ici 

– L’histoire des Comics plus en détails: ici ou

Le Salon International d’Art de Hyères, par l’association Reflets d’Art

24 août 2016

Le Salon International d’Art de Hyères est un événement de ceux qu’on attend avec un mélange d’impatience et de curiosité. Quatre jours d’Art, placés sous le signe du partage et de la rencontre. Les Artistes viennent de toute la France et de pays d’Europe pour faire découvrir leur univers : art contemporain ou art classique, peinture, sculpture et même joaillerie.

Association Reflets d'art

La 8ème édition du Salon d’Art International se déroule cette année du 8 au 11 septembre. À cette occasion, j’ai eu la chance de rencontrer la présidente de l’association Reflets d’art, Mme Eliane CASTELLS-PUGET, accompagnée du fondateur de l’association Jean-Marc TEDONE.

L’occasion de (re)découvrir l’association Reflets d’Art et, bien sûr, le Salon International d’Art de Hyères.

– L’association « Reflets d’Art » existe depuis plus de 15 ans, depuis 1999 très exactement, et vous en être la présidente depuis 10 ans maintenant… 

Eliane CASTELLS-PUGET : L’association, au départ,  a été créée par Jean-Marc sous le nom « Un certain regard d’Art ». Plus tard, nous avons changé le nom de l’association pour « Reflets d’Art », tout en conservant la même structure.

Jean-Marc TEDONE : Je ne suis plus président, mais je reste président d’honneur. À nous deux nous formons l’association.

ECP : Pour nous aider dans le cadre du salon, nous avons un groupe d’intervention avec qui nous organisons des réunions régulières. Pour l’association Reflets d’Art, qui participe à des expositions tout au  long de l’année, nous travaillons à deux. Je m’occupe des démarches et du secrétariat, tandis que Jean-Marc créée l’événement et la communication.

– Avant d’être présidente de l’association, en faisiez-vous partie ? 

JMT : Elle est rentrée dans l’association et un an après elle en est devenue présidente !

ECP : Je n’ai jamais demandé à être présidente, on m’a demandé de l’être. (rire)

– Alors vous avez vous aussi un « côté artiste »….

ECP :  Je peins depuis 20 ans. J’ai fait plusieurs expositions personnelles, créée mon presse book, et maintenant qu’il est terminé je l’ai rangé et je fais autre chose… on ne peut pas tout faire ! Avant Reflets d’Art, j’étais présidente d’une association  Toulonnais de gymnastique. En 1995 j’ai pris les pinceaux et je me suis mise à peindre. J’ai également été présidente de la Croix Rouge, où j’ai rencontré Jean-Marc. Dans le domaine de l’Art, tout est beaucoup plus simple.

Je pense qu’on peut être heureux de travailler avec des Artistes.

– Et vous, Jean-Marc, lorsque vous avez créé l’association, vous aviez déjà ce goût pour la peinture ? 

JMT : J’ai fais énormément de chose dans ma vie. Cela fait 60 ans que je peins. J’ai créé cette association parce que je tenais une galerie d’Art, et je côtoyais énormément d’artistes. Un soir que nous buvions un verre dans le cadre d’un vernissage, j’ai proposé de créer une association : « Et si nous faisions une association d’Artistes? » et tout le monde a été d’accord

Nous avons créé l’association comme ça, un soir au coin d’une table, autour d’une pizza.

Dès le départ nous avons eu 45 artistes d’inscrits, ce qui était bien pour une première ! Dès la deuxième année nous avons tourné à 80. En moyenne, depuis la création de l’association, nous regroupons entre 70 et 90 Artistes.

ECP : Nous ne pouvons pas accueillir plus d’Artistes car cela représente beaucoup de travail, et il faut trouver des salles pour les expositions. Or, ces salles existent de moins en moins… Dans les petites villes elles sont réservées pour les habitants et Artistes de la ville. En parallèle, il y a de plus en plus de domaines d’Art, donc de plus en plus d’Artistes et de demande ! Nous avons tout de même des salles dans lesquelles nous exposons chaque année ou tous les deux ans.

– En 2015, le Salon International d’Art accueillait 98 Artistes. Cette année, pour la 8 ème édition, combien en attendez-vous ?

ECP : 98 ! On ne peut pas faire mieux : il y a 98 stands, ils sont tous occupés !

JMT : Nous aimerions mettre plus de stands et accueillir plus d’Artistes, mais nous ne pouvons pas. Le salon est séparé en trois parties : le forum avec les 98 Artistes, une salle avec les personnes de l’association, et une dernière consacrée à l’artisanat – bijoux, porcelaine, mosaïque, vitrail etc.-

ECP : Nous avons des Artistes internationaux également. Un espagnol vient chaque année, des belges, une luxembourgeoise, des anglais…

Ils sont tous adorables… on les considère comme des amis.

Tous les Artistes sont adorables. Vraiment. Ce sont des amis. On les considère comme des amis, franchement. Déjà, dès qu’ils arrivent au salon, pour l’installation, ils sont surpris de l’accueil. Nous avons une équipe pour tout mettre en place sur leur stand. Les Artistes n’ont plus qu’à accrocher ! Ensuite, pendant les quatre jours, nous sommes là. Chaque jour, de 9 heures à 19 heures, nous sommes là ! Nous sommes K.O à la fin, mais c’est comme ça, et nous gardons toujours le sourire ! Et le midi, il y a table ouverte. Avec tous les Artistes et tous ceux qui veulent manger avec nous.

JMT : . Les Artistes reviennent d’une année sur l’autre pour deux raisons : déjà, il s’agit du salon le moins cher de France, mais aussi car c’est très convivial. C’est très important, les Artistes reviennent pour ça.

Nous faisons tout pour que le salon soit convivial… c’est le but du salon !

ECP : Nous avons déjà eu affaire à des artistes très froids au début. Petit à petit, ils ont évolué et maintenant nous sentons la gaieté dans leur voix et dans les rapports que nous entretenons.

JMT : C’est une ambiance que je qualifierai de « familiale » plus que de « professionnelle ». Ces personnes viennent comme si elles étaient chez elles, c’est très important. Le salon est très professionnel d’un point de vue culture, mais c’est vraiment familial. Beaucoup de choses qui se sont créées ont fait de cette osmose une osmose familiale. Certains Artistes se sentent tristes au moment du départ. Tristes en repassant aux quatre jours passés, quatre jours de vacances grâce à notre région mais aussi grâce à leur stand, les repas ensemble, les connaissances d’autres Artistes, avec qui ils vont faire d’autres expositions dont ils parlent… Lors des départs, chacun a le vague à l’âme.

ECP : Pour nous aussi la séparation est très dure !

JMT : Lors de la création du salon notre but était non seulement d’organiser un beau salon mais également de créer cette osmose. Ce qui était plus difficile ! Au tout début, nous avions 40 inscrits pour 85 stands, on se faisait du soucis… et finalement, la liste s’est allongée. Nous avons ensuite eu 85 inscrits et petit à petit 200 personnes ! Cela nous permet aujourd’hui de faire une sélection, qui implique que le niveau professionnel augmente d’année en année. Cette année nous avons, encore, des artistes d’un très bon niveau.

– Les artistes s’inscrivent justement suite à un appel à candidature puis à une sélection sur dossier. Qui sélectionne les Artistes qui ont la chance de participer au salon ? Comment se font les recrutements ?

JMT : Nous avons une commission de 8 à 10 personnes, dont Eliane et moi. Eliane reçoit tous les dossiers chez elle, donne son avis, je donne ensuite le mien, puis nous soumettons les dossiers aux autres. Nous faisons alors une réunion pour sélectionner les Artistes. Cela arrive que nous ayons des avis différents, selon nos styles. Nous devons accepter toutes les formes d’art.

Un salon doit ouvert à tout, à toutes les expressions.

ECP : Souvent nous ne sommes pas d’accords. Parfois, certaines créations artistiques ne me touchent pas, et pourtant Jean Marc trouve qu’il y a des bonnes choses d’un point de vue technique.

JMT : Nous en discutons tous autour de la table, en deux parties : nous faisons un premier tri en sélectionnant les artistes faisant l’unanimité, puis nous gérons les « litiges ». Chacun justifie son avis, en mettant en avant tous les critères qui font que l’artiste a sa place au salon. C’est la commission qui décide. Cela fonctionne au coup de coeur mais également à la technique ! Nous sommes tous des professionnels artistes peintres, donc nous avons un regard technique. C’est un mélange des deux.

– L’ensemble de ces Artistes participe au concours du salon. Comment se déroule ce concours ? 

ECP : Un jury, composé de huit personnes et dont nous ne faisons pas partie, Jean-Marc et moi, décerne 10 prix. Parmi eux, nous avons 4 grands prix : un pour la peinture, un pour l’aquarelle et le pastel, un pour la sculpture et un quatrième pour les techniques mixtes. Les artistes qui obtiennent ces 4 grands prix bénéficient d’un stand gratuit pour l’année suivante. Il y a également le prix de la ville de Hyères, le grand prix du jury, le prix de l’originalité et le prix des artistes. Jusqu’à maintenant nous faisions un prix du public, mais nous l’avons remplacé par le prix des artistes, pour un soucis d’équité. Chaque artiste vote pour un autre artiste du salon. Enfin, il y a le prix Reflet d’Art, décerner à l’un des artistes de l’association.

JMT : le prix des artistes est justement une bonne chose car il permet de voter au coup de coeur mais aussi selon la technique ! Entre artiste il est plus facile de juger la technique.

– Durant le Salon d’autres événements ont lieu, notamment la soirée artistique. Pouvez-vous nous en dire plus ?

JMT : Cette soirée, au cours de laquelle se déroule un concert, a lieu chaque année. La première année nous avions deux orchestres, avec la présence de Monsieur Tony Petrucciani. Les années suivantes nous avons eu des groupes de jazz manouche, une cantatrice avec un pianiste… Pour cette 8ème édition nous avons un artiste de variété internationale : Cyril MARTIN Trio. Le concert se déroule le vendredi soir, de 19h à 21h.

ECP : Cette soirée est l’occasion de faire une nocturne. Le public écoute la musique et se balade au milieu des stands… cela créé un lien.

JMT : Chaque année nous essayons de trouver un artiste différent. J’ai beaucoup d’autres idées pour les années à venir ! Pour la soirée artistique de l’an prochain, nous accueillerons une artiste avec une voix en or…

– La Salon International d’Art accueille un invité d’honneur. Comment le choisissez-vous ? 

ECP : Cette année, l’invité d’honneur est Patrick Montalto, un sculpteur. Nous le connaissons depuis longtemps comme il faisait partie de l’association il y a quelques années, et nous apprécions ses sculptures. En plus il est un artiste adorable, charmant, ouvert, et nous apprécions cela. L’année dernière il était présent au salon pour faire partie du jury. D’un commun accord nous lui avons proposé d’être invité d’honneur cette année. Lorsqu’il a vu l’ambiance régnant au salon il a immédiatement accepté.

– L’association Reflets d’Art expose régulièrement dans la région. Avez-vous d’autres expositions de prévues ? 

ECP : Les expositions à St Cyr Sur Mer sont malheureusement terminées. Toutefois, nous exposons chaque année au mois de mars à Ollioules dans la salle d’exposition du vieux moulin. Nous proposons alors à des artistes de l’association de participer. À chaque fois, tout le monde est ravi : nos artistes, la ville d’Ollioules et le maire en personne. Nous exposons aussi à Hyères, au mois d’avril, dans la galerie. Nous allons également à Cassis, aux salles voutées, où  une quinzaine d’artistes peuvent exposer. De plus, nous nous rendons annuellement au Castellet et à Pierrefeu dans la salle à côté de l’office du tourisme. En 2016, nous allons exposer à Sanary, à l’espace Saint Nazaire, avec les associations collectives de la ville, pendant 15 jours. Chaque artiste de l’association apposera un ou deux tableaux.

 

Salon international d'art de hyères festival international de hyeres

Plus d’informations:

Site internet du salon : https://sites.google.com/site/saloninternationaldart/