Archive pour juillet 2009

Comment Klein a découvert son fameux bleu ?

Jeudi 16 juillet 2009

Pour moi qui baigne depuis toute petite dans l’univers de la couleur, (merci maman, merci grand-maman…), le nom d’Yves Klein est associé au bleu. Le fameux « bleu Klein » enregistré comme IKB.
International Klein Blue. Rien que ça !

Aujourd’hui, je vais donc vous raconter l’histoire fascinante du « bleu Klein ».

En 1961 l’astronaute Youri Gagarine témoignait :
« Vue du ciel, la Terre est toute bleue… ».
Voilà qui devait faire plaisir à Yves Klein qui avait déclaré 4 ans avant Gagarine :
« Le monde est bleu ».

Comment Yves Klein avait-il pu anticiper cette découverte ?
Voici son histoire…

Issu d’une famille de peintres, Yves Klein avait emprunté un chemin de traverse.

Visant à la maîtrise de soi, il s’était orienté vers le judo de haute compétition. Il était à l’époque le seul diplômé de ceinture noire, quatrième dan, de la plus prestigieuse école du Japon.

Poursuivant sa quête mystique, il s’était alors intéressé à l’art. Il concevait des tableaux monochromes un peu comme des objets de culte.
Bien qu’identiques,  il estimait que chaque tableau était imprégné d’une qualité propre.
En quelque sorte chacun portait l’empreinte de l’âme du peintre.
Il arrondissait l’angle des chassis et accrochait ses tableaux avec un léger décalage.
Cela donnait l’impression que l’oeuvre lévitait dans l’espace.

Il avait découvert que « Le monde est bleu » à partir d’une terrasse d’un immeuble de deux étages. Pour sensibiliser le public à ses idées, il avait… sauté dans le vide ! sous l’oeil de photographes qui ont immortalisé le fameux « Saut dans le vide ».
Pour un judoka de la trempe de Klein cela n’avait rien d’un exploit bien sûr.

Arrivé au sol, il aurait déclaré :
« D’abord, il n’y a rien, ensuite il y a un rien profond, puis un profond bleu ».
C’est une belle histoire, n’est-ce pas ?

Bonnard rime avec bonheur

Dimanche 5 juillet 2009

Ce week-end, j’ai été à Lodève voir l’exposition consacrée à Pierre BONNARD.
Que du bonheur !

L’exposition est intitulée « Bonnard, guetteur sensible du quotidien » car il a mis en scène la vie quotidienne illuminée par la lumière méditerranéenne.
Il adorait la vie de famille bien qu’il n’ait jamais eu d’enfants…
Il s’est rattrapé en peignant ses nièces et neveux qu’il adorait. Il consacra sa vie entière à recréer par la couleur un univers enchanté. Marthe son épouse a été la femme la plus peinte au monde !!!
Elle ne pose pas. Elle vaque à ses occupations et il la peint.

Pierre Bonnard était un être humble et généreux qui aimait son prochain. Il n’imaginait pas une nature sans une figure humaine.
Dans ses tableaux de paysage (le plus souvent des jardins foisonnants), il y a toujours un personnage et souvent un chien parfaitement intégrés dans la nature.

Pierre Bonnard (1867-1947) a été l’un des premiers à posséder une voiture. Cela lui permettait de sillonner ses multiples résidences : à Paris, à Deauville, au Cannet.
Je dois certainement en oublier !
Normalement sa maison du Cannet va devenir un musée en 2010.

A noter : ses tableaux n’ont pas les dimensions classiques. Il peignait sur de la toile qu’il achetait en rouleau.
Il découpait ce dont il avait besoin et le punaisait au mur.
Il ne travaillait jamais dehors. Il faisait de nombreux croquis qui lui servaient de base.

Mon conseil :
Et si cette exposition suscitait en vous une irrésistible envie de peindre ?
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Label Art > Les p’tits packs de l’été