Comment Klein a découvert son fameux bleu ?

Pour moi qui baigne depuis toute petite dans l’univers de la couleur, (merci maman, merci grand-maman…), le nom d’Yves Klein est associé au bleu. Le fameux « bleu Klein » enregistré comme IKB.
International Klein Blue. Rien que ça !

Aujourd’hui, je vais donc vous raconter l’histoire fascinante du « bleu Klein ».

En 1961 l’astronaute Youri Gagarine témoignait :
« Vue du ciel, la Terre est toute bleue… ».
Voilà qui devait faire plaisir à Yves Klein qui avait déclaré 4 ans avant Gagarine :
« Le monde est bleu ».

Comment Yves Klein avait-il pu anticiper cette découverte ?
Voici son histoire…

Issu d’une famille de peintres, Yves Klein avait emprunté un chemin de traverse.

Visant à la maîtrise de soi, il s’était orienté vers le judo de haute compétition. Il était à l’époque le seul diplômé de ceinture noire, quatrième dan, de la plus prestigieuse école du Japon.

Poursuivant sa quête mystique, il s’était alors intéressé à l’art. Il concevait des tableaux monochromes un peu comme des objets de culte.
Bien qu’identiques,  il estimait que chaque tableau était imprégné d’une qualité propre.
En quelque sorte chacun portait l’empreinte de l’âme du peintre.
Il arrondissait l’angle des chassis et accrochait ses tableaux avec un léger décalage.
Cela donnait l’impression que l’oeuvre lévitait dans l’espace.

Il avait découvert que « Le monde est bleu » à partir d’une terrasse d’un immeuble de deux étages. Pour sensibiliser le public à ses idées, il avait… sauté dans le vide ! sous l’oeil de photographes qui ont immortalisé le fameux « Saut dans le vide ».
Pour un judoka de la trempe de Klein cela n’avait rien d’un exploit bien sûr.

Arrivé au sol, il aurait déclaré :
« D’abord, il n’y a rien, ensuite il y a un rien profond, puis un profond bleu ».
C’est une belle histoire, n’est-ce pas ?

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