Enquêtes et témoignages : suite

Pour se faire connaître : chacun sa stratégie !

Amis artistes, comment vous êtes-vous fait connaître ?

GUIDE PRATIQUE

L’ENQUETE D’ ELISA…

Jérôme a voulu absolument que je rencontre Sylvie une plasticienne qu’il a connue dans le cadre d’une exposition de groupe et qui a fait ses études dans la célèbre Ecole Supérieure des Arts et Médias de Caen.

Sylvie est une jeune femme ultra-dynamique et très organisée qui se partage entre Paris où elle réside, et Toulon où sont maintenant installés ses parents. Lors de notre entretien, elle ouvre son sac et en sort un mini-ordinateur. Sur l’écran elle fait défiler les photos de ses tableaux peuplés d’étranges petits personnages baroques et surréalistes.

Témoignage de Sylvie.

S. – Mon ordi ne me quitte jamais. Je le traîne partout C’est mon outil de travail qui voyage avec moi.

E. – Il te sert à quoi ?

S. – C’est en quelque sorte mon press-book avec lequel je démarche tous les organismes susceptibles d’exposer mes œuvres.

E. – Tu fais du « porte à porte » !

S. – Exactement. Je savais quand je me suis engagée dans cette voie artistique que ce serait difficile, aussi je m’accroche. J’ai une bonne dose d’audace et de persévérance. Crois-moi, c’est utile quand on veut réussir.

E. – Revenons-en à ton press-book. Comment l’as-tu structuré ?

S. - Je présente en premier les photos de mes œuvres. Ensuite quelques exemples de tableaux encadrés et mis en situation. C’est beaucoup plus parlant et attrayant. Si mon travail accroche mon interlocuteur alors nous abordons l’aspect plus personnel de ma formation, de mes diplômes et de mes objectifs de carrière.

E. – Quels sont tes interlocuteurs ?

S. – Ce sont les galeries bien sûr, les mairies, les offices de tourisme, les expos locales et régionales, les banques, les hôtels, les restaurants…

E. – Oh ! la ! la ! Tu ratisses large…

S. – Il ne faut rien négliger pour se faire connaître et faire parler de soi dans les journaux locaux pour se constituer une revue de presse.

Florence a un parcours un peu particulier. Un jour elle apprend qu’elle est atteinte d’une maladie grave. Pour ne pas flancher, elle se met à peindre. Elle exprime sur sa toile, ses angoisses mais aussi ses espoirs de guérison et ses petits bonheurs au quotidien. Autour d’elle, tout le monde se mobilise pour l’aider car Florence fait preuve d’une volonté et d’un optimisme remarquable.

Témoignage de Florence.

F. – Depuis ma plus tendre enfance, j’ai toujours aimé peindre et dessiner, mais je n’avais jamais trouvé le temps de m’y consacrer pleinement. A cause ou grâce à ma maladie, j’ai ressorti mes pinceaux, mon chevalet, mes toiles et mes peintures et je me suis remise à peindre.

E. – Je sais que maintenant tu commences à vendre tes toiles d’une manière satisfaisante. Comment est-ce que tu t’y es prise ?

F. – A vrai dire, je ne pensais pas spécialement commercialiser mes œuvres. Je voulais surtout exorciser ma maladie. Mais c’est Frédéric mon mari qui m’a proposé d’utiliser Internet pour montrer mes créations. Il est informaticien et il est tombé très tôt dans « la marmite du Web ».

E. – Internet est un formidable outil de communication qui ne coûte pas cher et dont il ne faut pas se priver…

F. – Effectivement. Frédéric a tout d’abord créé un site où il a présenté mes tableaux et évoqué mon cursus.

E. – Il me semble que tu as un blog aussi ? Cela ne fait pas double emploi ?

F. – Non, pas du tout, car à travers mon blog, je communique sur mon actualité. Je le tiens à jour régulièrement et j’apprécie les commentaires que me laissent les visiteurs. Le site, lui, me sert uniquement de vitrine.

E. – Ton site et ton blog t’ont permis de vendre tes tableaux, c’est formidable !

F. – A vrai dire, ce ne sont pas exactement à travers ces deux médias que j’ai vendu. Frédéric a eu l’idée d’ouvrir une boutique sur « eBay » puis sur d’autres plateformes de vente, comme « leboncoin », « windil », etc…. Il a créé des liens entre le site, le blog et les boutiques en ligne.

E. – Conseilles-tu ces créneaux qui semblent te réussir ?

F. – Attention ! Tu m’as bien dit que ton enquête portait sur des recettes pour se faire connaître ?

E. – Exact.

F. – Pour vendre, il faut d’abord se faire connaître. Etre connu et reconnu. Avoir un style original ou proposer un thème spécifique ou utiliser une technique qui se démarque des autres. En ce qui me concerne je fais passer un message dans ma peinture. Un message d’espoir pour tous ceux qui comme moi ont eu à affronter une épreuve.

Voilà, chers amis artistes, le résultat de ma petite enquête qui je l’espère pourra vous aider. Je rappelle néanmoins que pour vendre, il faut être règle avec l’administration concernant les obligations fiscales et sociales. Le mieux est de s’informer auprès de la Maison des Artistes :

www.lamaisondesartistes.fr

01.42.25.06.53

11 rue Berryer

75008 Paris

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