Réserver les blancs à l’aquarelle : 3 méthodes testées pour vous

Il y a plusieurs manières de préserver les blancs à l’aquarelle. C’est souvent une des grosses difficultés dans l’exercice de cette technique. On imagine bien, en peignant un petit bouquet de muguet, combien il est difficile de conserver le blanc du papier pour rendre au mieux ces petites fleurs blanches. Surtout si l’on travaille le fond et les feuilles avec de grand jus colorés. Idem si l’on peint un beau ciel et que l’on souhaite préserver la voile blanche d’un bateau sur l’océan, l’éclat de lumière sur une cerise, un verre, ou la pureté de mes dents pour rendre au mieux mon sourire « ultrabrite ».

Première solution : le drawing gum. C’est une gomme liquide, appliquée au pinceau. On peint tous les blancs avec, puis une fois sèche, on exécute le tableau. Il suffit alors de frotter avec le doigt afin d’ôter la gomme et le blanc apparaît. C’est magique !

Cette solution à quand même le défaut à mon gout de délimiter avec trop de netteté les blancs.

Deuxième solution : le papier essuie tout. Là il faut être plus habile et rapide. On peint et dans la foulée on essuie avec un petit morceau de papier pour faire ressortir le blanc. Celui ci est moins net et plus fondu. Avec certain papier aquarelle trop absorbant cette technique ne fonctionne pas. Cela dit elle reste ma préférée.

Troisième solution : Il s’agit là plutôt d’une solution de rattrapage, qui consiste à utiliser de la gouache blanche pour peindre cette fois ci les blancs. Ces blancs seront moins lumineux et intenses.

Dans l’exercice d’une peinture on pourra utiliser toutes ces méthodes. L’intérêt étant bien évidement d’obtenir un beau tableau. Et pour ce faire, toutes les techniques sont utiles.

facebooktwitterpinterest

Tags: , , , , ,

4 commentaires pour “Réserver les blancs à l’aquarelle : 3 méthodes testées pour vous”

  1. Roy dit :

    Très clair comme article! Je ne connaissais que les deux premières. J’ai fait des petites recherches une fois sur le sujet et j’ai aussi vu qu’il y avait moyen d’utiliser de la cire pour créer des réserves de blancs, qui est moins précise que la gomme et donne d’autres effets. Il y avait aussi la gomme arabique qu’on pouvait mélanger aux lavis. Et c’est avec un pinceau imbibé d’eau pure qu’on peut révéler le blanc du papier.

  2. elisa dit :

    Changer de médium pour un vénitien ou autre est délicat et ne résout pas le problème (trop pâteux et collant pour ce que vous voulez faire) ! Le plus simple pour ce type de finition serait de garder votre médium, celui qui vous a servi pour l’exécution de votre œuvre, avec une petite astuce!
    Comme il faut toujours respecter la règle du gras sur maigre. il sera nécessaire premièrement d’apporter à votre médium plus de « gras ». En même temps il faut lui donner une belle onctuosité et de la fluidité pour vous permettre de tracer au pinceau vos traits. Je préconise alors d’ajouter à votre médium de l’huile de lin décolorée. Ce système présente un inconvénient néanmoins. vos traits noirs manqueront un peu d’opacité. A tester

  3. Pat dit :

    Il en existe une autre…celle de la peinture humide sur humide! je dirais même 2 bien que la première ressemble à celle du papier essuie tout, on ouvre les blancs a l ‘aide d’une brosse en enlevant le pigment alors que le papier est à la fin de la phase humide ,on peut également mouiller son papier avec un pinceau à réserve genre petit gris en omettant les zones que l’on désire laisser blanches , lorsque l’on pose le pigment il se dispersera dans les zones humides et laissera les zones sèches blanches..

  4. Logresse dit :

    Wow ! Merci pour ce post. Je vais essayer la technique de Pat qui semble tout à fait correspondre à ce que je cherchais !

Laisser un commentaire