Archive pour janvier 2012

L’union du pastel et de l’huile …

Mercredi 25 janvier 2012
Pastel à l'huile Sennelier

Pastel à l'huile Sennelier

On connaît bien le pastel sec, mais moins le pastel à l’huile (ou le pastel gras).

C’est un matériel intéressant à découvrir. Il en existe évidement de différentes sortes et qualités suivant les marques. Il y en a de très durs jusqu’à de très onctueux. Ils ont, pour comparer, la consistance d’un rouge à lèvre.

On peint avec en les frottant à notre surface comme le pastel sec, mais plus énergiquement. Le grain est plus marqué et la touche a un effet plus « crayonnée ». On peut réaliser des fondus avec le doigt en frottant.

Avec cet outil, être précis demande une certaine maîtrise et dextérité. Mais pour des peintures style impressionniste c’est un outil très convaincant. Comme pour le pastel sec, les superpositions de couleurs sont limitées et les mélanges, plus limités, se font directement sur le support. Pour ces raisons il est nécessaire d’avoir une large palette de couleurs.

Le support de prédilection est le carton d’encadrement, même s’il existe des papiers spéciaux. Les pastels à l’huile Sennelier sont les plus doux du marché. Ils offrent une onctuosité parfaite et permettent un travail plus facile et riche en couleur. Ce sont mes petits chouchous.

Découvrez ma sélection de sets de pastel à l’huile : cliquez ici

Pointu (technique pastel à l'huile)

Pointu (technique pastel à l'huile

La magie des pastels gras

Samedi 21 janvier 2012

On connaît bien le pastel sec, mais moins le pastel à l’huile (ou le pastel gras). C’est un matériel intéressant à découvrir. Il en existe évidement de différentes sortes et qualités suivant les marques. Il y en a de très dur jusqu’à de très onctueux. Ils ont, pour comparer, la consistance d’un rouge à lèvre. On peint avec en les frottant à notre surface comme le pastel sec, mais plus énergiquement. Le grain est plus marqué et la touche a un effet plus « crayonnée ». On peut réaliser des fondus avec le doigt en frottant. Avec cet outil, être précis demande une certaine maîtrise et dextérité. Mais pour des peintures style impressionniste c’est un outil très convaincant. Comme pour le pastel sec, les superpositions de couleurs sont limitées et les mélanges, plus limités, se font directement sur le support. Pour ces raisons il est nécessaire d’avoir une large palette de couleurs.

Le support de prédilection est le carton d’encadrement, même s’il existe des papiers spéciaux. Les pastels à l’huile Sennelier sont les plus doux du marché. Ils offrent une onctuosité parfaite et permettent un travail plus facile et riche en couleur. Ce sont mes petits chouchous.

> Pastels à l’huile Sennelier à l’unité

> Coffrets et sets de pastels à l’huile Sennelier

> Pastels à l’huile Faber-Castell

> Cartons entoilés

 

Bateau au pastel gras

Nature morte au pastel sec

Jeudi 19 janvier 2012

Et voici la petite démo du mois réalisée par Roland Charbonnier. C’est au pastel sec que Roland a choisi de vous expliquer comment mettre son sujet en valeur en créant un effet de profondeur, haut en couleur.

 

1-    « Je dessine des oranges et un citron en veillant à ne pas les placer côte à côte pour déjà organiser une perspective. »

 

2 -  Je mets en teinte mes éléments en travaillant le modelé. Pour la lumière :

Du jaune pour les oranges, et du jaune plus du blanc pour les citrons. Pour la valeur moyenne : de l’orange et du jaune pour le citron. Pour les ombres propres : du rouge plus du brun pour les oranges et du kaki pour le citron. »

 

 

3-  « Je fonds le tout avec les doigts pour obtenir de fins et doux dégradés. »

4-    « Je place le fond en gris clair bleuté et place les ombres portées en gris foncé. »

5-    « J’affine le travail et place des rehauts de lumières sur mes éléments. A noter que mes éclats de lumières sont plus forts au premier plan. J’inscris ainsi une différence de luminosité entre les oranges au fond et celles en avant. Cela contribue à inscrire cette profondeur recherchée. »

 

6-    « Dernière étape. Avec mon doigt je réalise en estompant un effet de « flou » sur l’arrière plan. Et à l’inverse je précise les contours à la pointe de mes pastels sur le citron et la première orange, sujets principaux de mon étude. »

« Ces « artifices » permettent de donner visuellement un effet de profondeur à ce tableau.

Plus le sujet est près de nous, plus il sera précis et net. Et inversement, plus il sera éloigné, plus il sera flou et imprécis. Exactement comme en photographie lorsque l’on fait la mise au point sur ce que l’on veut mettre en valeur, dans le cadre d’un portrait par exemple. Tout ce qui est derrière ressortira flou. De plus en forçant sur la lumière au premier plan j’augmente cet effet. La netteté et l’intensité lumineuse vont mettre en valeur mon sujet principal. On pourra étendre ce principe au paysage. Celui-ci portera alors le nom de perspective atmosphérique. »

 

Merci Roland ! Excellent comme d’habitude !

Il ne vous reste plus qu’à mettre en pratique cette leçon.

Le matériel pastel se trouve chez Label Art :

> Pastels secs Rembrandt

> Pastels à l’écu Sennelier

> Pastels Faber-Castell

> Carrés esquisse Conté à Paris

> Feuilles et bloc de Pastelmat

> Feuilles Pastel Card Sennelier

> Coffrets de pastels secs

Peindre avec … des fusains

Lundi 16 janvier 2012

Saviez vous que l’on pouvait peindre juste avec des fusains !

On connaît cet outil, sa noirceur, sa finesse, son onctuosité, et sa facilité pour estomper, poser et créer des nuances de gris. Il est l’outil idéal pour réaliser des dessins rapides ou très travaillés en détail, et surtout pour attaquer de grand format. Les étudiants d’école d’art et élèves d’atelier de peinture l’utilisent fréquemment.

L’avez-vous déjà essayé en lavis ?

Généralement, on commence un dessin en traçant les contours, la silhouette avec un trait assez fort. Puis on pose des ombres en remplissant avec des zones foncées plus ou moins larges. Et pour finir on estompe avec les doigts, du coton ou autre pour créer des demi-tons et de jolis fondus.

Et bien au lieu de se servir des doigts, prenez un pinceau souple au poil long  tel le petit gris. Humidifiez le avec plus ou moins d’eau et réalisez vos fondus avec. Cela donnera directement sur le papier un effet aquarellé, mais au fusain. L’estompage ainsi obtenu sera plus marqué, moins doux, plus rude, vigoureux que le travail avec les doigts. Il donnera des nuances de gris différentes. Reprenez par endroit le dessin,  par-dessus ce lavis obtenu, en crayonnant au fusain. Le résultat est très intéressant. Et en plus on a les doigts propres ! Pratique pour ne pas abimer son vernis à ongle. Pas besoin au passage d’utiliser un papier spécial. Un simple papier à dessin fera l’affaire. Mais attention tout de même à ne pas trop le mouiller.

Une fois cette technique expérimentée, essayez ensuite avec des sanguines, des bistres, des crayons esquisses, des mines aquarellables. Vous allez découvrir de nouveaux champs d’applications pour vos dessins. Voici un détail d’une étude de nu que j’ai réalisé avec cette technique.

Etude de nu

 

Léon CAUVY (Montpellier 1874- Alger 1933) Un artiste orientaliste

Samedi 14 janvier 2012

Léon Cauvy, ce nom ne vous dit rien et pourtant… Peut-être que sur l’un de vos murs vous avez accroché l’une de ses reproductions si colorées illustrant l’Algérie ? Car il est devenu célèbre en 1930, au moment du centenaire de l’Algérie française, commémoration pour laquelle il a créé de nombreuses affiches qui sont encore  actuellement vendues en posters.

Sa peinture n’a pas vieilli. La couleur y tient une place prépondérante répartie en grands aplats peu modulés, au dépend du dessin. Une grande sérénité se dégage de ses œuvres. Comme il a du l’aimer son Algérie d’adoption !

Car Léon Cauvy n’est pas né dans le pays qu’il a si bien immortalisé mais à  Montpellier…

 

Oeuvre de Léon Cauvy encadrée avec le visioclic de Label Art

 

Une enfance prometteuse

C’est à l’âge de 12 ans en 1886 qu’il entre à l’Ecole régionale des beaux-arts de Montpellier où il étudie le dessin, l’architecture et la gravure jusqu’en 1895… Il décide ensuite de s’établir à Paris où il suit les cours d’un peintre d’histoire, un certain Albert Maignan.

Revenu à Montpellier il se marie en 1898.

A partir de là, il participe à différents salons et expose aussi bien ses tableaux que de nombreuses pièces de mobilier en cuir repoussé. Il figure pour la première fois en 1902 à l’exposition de la Société des Artistes Français et en 1911, il recevra la médaille d’or.

Il est primé de nombreuses fois pour ses affiches, son mobilier, ses créations de lettres ornées et ses motifs pour papier peint.

L’appel d’un Orient de légende

Léon Cauvy a 33 ans et une carrière déjà prometteuse à Montpellier  quand il remporte le concours de la prestigieuse Villa Abd-El-Tif à Alger. Cette institution sorte de « Villa Médicis » de l’Afrique du Nord, déclarée « Maison des Artistes Européens » sélectionne ses pensionnaires sur concours. Le nombre d’admis est limité à deux. Léon Cauvy est l’un des deux heureux élus en peinture… L’autre est un sculpteur : Paul Jouve.

En 1907, il reçoit donc une bourse et part s’installer à la villa Abd-El-Tif située sur les hauteurs d’Alger. Le lieu situé au dessus du Jardin d’Essais  offre une vue panoramique sur la ville et ses environs, de quoi inspirer les jeunes artistes !

 Une poésie de la vie algéroise

A la fin de son séjour, au lieu de regagner l’Europe, il décide de rester en Algérie et en 1909, il prend la direction des l’école des beaux-arts d’Alger installée alors dans une modeste mosquée du quartier de Bab-el-oued.

Il immortalise la vie algéroise. Le port, les rues animées, les scènes rustiques constituent ses thèmes de prédilection, mais aussi les nombreux petits métiers comme les vendeurs d’eau avec leurs outres en peau de chèvre.  Il peint aussi beaucoup de femmes et d’enfants obligés de travailler durement. Très tôt, les petites filles devaient assumer des responsabilités : porter sur leur dos le dernier-né de la famille, participer aux travaux domestiques, garder les troupeaux.

En même temps, il reçoit de nombreuses commandes publiques et il réalise des fresques ou des panneaux pour le Palais d’Eté et l’Assemblée Générale.

 Un style caractéristique

Sa peinture dans un esprit de « cloisonnisme » est traitée en larges à-plat de couleur flamboyante cernés d’un trait plus foncé. Cette technique rend l’œuvre plus synthétique et décorative par la simplicité de ses formes, son modelé et la valeur expressive de la ligne.

Le cloisonnisme ne cherche pas à restituer la réalité mais à la rendre poétique et décorative. Le style de Léon Cauvy fera des émules par ses élèves.

Il reçoit la légion d’honneur en 1926.

Ses œuvres sont exposées dans les musées d’Alger, d’Oran et de Constantine

Lorsqu’il décède en 1933 à l’âge de 59 ans d’une méningite, le musée d’Alger organise une exposition rétrospective de son œuvre et en 1935 est créé un grand prix de peinture portant son nom.

 

Ouvrages et lieux qui lui rendent hommage :

  • Les artistes de l’Algérie, livre d’Elizabeth Cazenave
  • Alger et ses peintres, livre de Marion Vidal-Bué
  • L’Algérie et les peintres orientaliste, livre de Victor Barrucand
  • Dictionnaire des artistes d’Algérie
  •  Musée de Boulogne Billancourt
  • Musée d’Art et d’histoire de Narbonne
  • Musée National d’Art Moderne de Paris
  • Musée de Montpellier
  • Musée de Mont de Marsan
  • Musée Charlier à Bruxelles
  • Musée des Beaux-arts d’Alger
  • Musée Ahmed Zabana à Oran
  • Musée de Constantine
  • Musée de Tunis

L’art anthropomorphique

Dimanche 8 janvier 2012

L’art anthropomorphique ouvre sur des imaginaires jubilatoires. Pensez ! Des animaux aux vêtements et aux comportements humains… Pour l’illustrateur, il y a toujours une réelle adéquation entre les animaux choisis et les personnages qu’ils incarnent.

Le terme « anthropomorphique » vient de « anthropos » homme et « morphe » (forme).

Quand j’étais petite, une tante m’a offert « Le conte de Hunky Dore ». Je n’ai pas bien saisi à l’époque la beauté du livre, mais je l’ai « avalé » au sens propre du terme. J’en ai mangé des pages et des pages, donc il devait me plaire !

Je me souviens que c’était l’histoire d’un petit loir qui se préparait à une longue hibernation mais une facétieuse musaraigne lui dérobait sa couverture ce qui était le prétexte à de multiples et savoureuses aventures joliment colorées.

L’auteur s’appelait Angus Clifford Racey Helps.

Angus Clifford Racey Helps

L’incroyable histoire de Angus Clifford Racey Helps ou comment un sympathique coiffeur est devenu l’un des plus grands illustrateurs de livres pour enfants…

Angus est né le 2 Février 1913 à Bristol et a passé son enfance dans le hameau de Somerset. Ses études se sont déroulées à la Bristol Cathedral School et au College Art.

Il fait en 1936 un mariage d’amour avec une charmante jeune femme prénommée Renée et son premier enfant naît en 1937. C’est une petite fille qui s’appelle Julie et qui comme tous les enfants du monde, réclame une histoire le soir avant de s’endormir.

Angus a beaucoup d’imagination et il se plie volontiers à l’exercice du récit. Mais voilà que la guerre arrive et qu’il est momentanément séparé de sa femme et de sa fille. La petite famille communique alors par courrier.

Julie qui n’en a rien à faire de la distance, réclame toujours à son père des histoires. C’est alors qu’Angus imagine d’agrémenter ses lettres d’illustrations. Ses cours d’histoire de l’art vont lui servir… et il se révèle un illustrateur de talent.

Il invente l’histoire d’une famille de souris qui affiche une fratrie de … 14 souriceaux, pas moins ! Fratrie nombreuse, fratrie heureuse.

Revenu de la guerre, il ouvre avec sa femme un salon de coiffure et c’est là que le miracle intervient. Alors que l’un de ses clients éditeurs est en train de régler sa coupe de cheveux, Angus fait tomber l’un de ses manuscrits qui était posé à côté de sa caisse enregistreuse. L’éditeur se baisse, ramasse le document et découvre émerveillé le monde féérique d’Angus. Il lui signe illico un contrat.

La carrière d’illustrateur d’Angus démarre ce jour là.

Hélàs, toutes les belles histoires ont une fin et le cœur débordant d’amour d’Angus a cédé en 1971. Il n’avait que 57 ans, nous privant d’histoires enchantées.

Mais en France, nous avons aussi un magicien, il s’appelle Laurent de Brunhoff et il nous enchante avec les aventures de Babar…

Laurent de Brunhoff auteur et illustrateur français né le 30 août 1925 à paris (86 ans) a fait des études de peinture à la Grande Chaumière à Paris. Comme la petite Julie, fille de Angus, Laurent de Brunhoff est à l’origine de la création du célèbre petit éléphant.

Quand il était enfant, il réclamait à sa mère (pianiste-concertiste) une histoire avant de s’endormir. Un soir elle imagina l’histoire d’un petit éléphant qui s’enfuit de la jungle pour échapper à des chasseurs. Il arrive dans une ville, découvre la vie des hommes et décide de s’habiller comme eux. Puis il revient dans sa région natale au … volant d’une voiture ( !) et il est couronné roi des éléphants.

Babar

Cette histoire plaît tellement à Laurent et à son frère Mathieu qu’ils la racontent à leur père alors artiste-peintre. Celui-ci amusé, se met à dessiner un petit éléphant. D’abord au trait noir, puis il y ajoute de la couleur.

« Dans la grande forêt, un petit éléphant est né, il s’appelle Babar » écrit-il dans les années 1930.  Il n’imaginait pas qu’en 2012 on rendrait un bel hommage à son petit personnage, au Musée des Arts Décoratifs et à la Bibliothèque Nationale de France.

Hélàs, Jean de Brunhoff meurt très tôt. Laurent, l’aîné n’a que 12 ans.

Au fond de son cœur toutefois, il sait qu’il n’est pas tout à fait orphelin, puisque son père lui a laissé un compagnon idéal :  Babar, ce personnage plein de bonhomie et de tendresse. Alors à 21 ans, persuadé qu’il doit continuer à vivre sous ses pinceaux, il décide de poursuivre les aventures du petit éléphant. Babar évolue, Babar se marie et il a des enfants.

Aujourd’hui, Laurent de Brunhoff reçoit des sacs entiers de courriers d’enfants, venant du monde entier et qui lui disent qu’ils attendent impatiemment la prochaine aventure de Babar.

Outre les albums, Babar se décline en affiches, pochettes de disque, décors,  personnages pour des films d’animation.

 Babar à l’honneur

  • « Les histoires de Babar » au Musée des Arts Décoratifs : du 8 décembre 2011 au 2 septembre 2012
  • « La fabrique de Babar » Bibliothèque Nationale de France : du 13 décembre 2011 au 29 janvier 2012

CROMAGNON, le premier graffeur de l’humanité…

Mercredi 4 janvier 2012

Connaissez-vous cette œuvre monumentale qui mesure plus de 250 mètres de long et qui est le sommet de l’art paléolithique ? Elle se trouve sur la commune de Montignac. C’est au milieu des genévriers, que se cache « la » grotte de Lascaux, l’unique, la sublime… Et je vous invite à me suivre sur les pas de Cromagnon, notre papy tagueur… le premier artiste de l’humanité.

 

Il était une fois un chien et trois intrépides adolescents…

Dans l’histoire de l’archéologie, bien des découvertes ont été fortuites. Lascaux n’échappe pas à la règle.

Le 12 septembre 1940, c’est encore les vacances… Au cours d’une promenade, 4 adolescents suivent un chien qui s’est  engouffré dans un trou. Le chien, répondant au doux nom de « Robot » poursuivait-il un lapin ? L’histoire ne le dit pas. Nos 4 vacanciers, croyant avoir eu la bonne fortune de découvrir la sortie du souterrain du château de Lascaux,  reviennent le lendemain équipés de lampes. Ils descendent dans la galerie étroite. Mais ce qu’ils voient ne ressemblent pas du tout au souterrain du château. Devant leurs yeux éblouis s’étalent de splendides peintures rupestres !

Les autorités sont aussitôt alertées et la découverte est considérée comme si importante, que dès le 27 décembre 1940 le site est classé par les Monuments Historiques.

 Un bestiaire enchanté

Le long des murs galopent de grands taureaux, des bisons, des vaches, des chevaux, un troupeau de cerfs, des félins, des rhinocéros. Certains possèdent des dimensions impressionnantes jusqu’à 5 mètres de long. Et la tête vous tourne devant ces incroyables cavalcades. Ces artistes avaient une façon particulière de rendre la perspective et surtout le mouvement. On a l’impression d’assister à une véritable danse.

Les animaux et les humains ne sont pas les seuls à être représentés, il y a aussi beaucoup de figures géométriques dont on ignore la signification. Elles gardent aujourd’hui encore tout leur mystère.

 Il y a 18 000 ans, qui étaient ces artistes ?

Des chasseurs ?

Des conteurs ?

Des chamans inspirés ?

Une chose est sûre : ces hommes de Cromagnon, nos ancêtres, qui peignaient des choses aussi magnifiques et sophistiquées ne pouvaient en aucun cas être des hommes primitifs car ces peintures reflétaient déjà leur compréhension visuelle et conceptuelle du monde.

Ils avaient la volonté de transmettre une connaissance, de perpétuer un mythe, de raconter leur vie avec une remarquable unité de style et une virtuosité picturale digne des plus grands artistes.

 De quels moyens disposaient-ils ?

Les fouilles de la grotte ont permis de mettre à jour certains outils dont ils se sont servis: des restes d’échafaudage, une lampe en grès rose poli qui contenait encore du bois de genévrier et des torches pour s’éclairer.

On a également retrouvé les pigments naturels de leurs couleurs qu’ils conservaient dans des coquillages :

- de l’ocre, une pierre friable qui permet de créer une infinie variété de tons d’un jaune orangé,

- de l’hématite, un des principaux  minerai de fer pour le rouge franc,

- du manganèse et du charbon minéral pour le noir

- et du kaolin pour le blanc.

Pour appliquer ces pigments, ils utilisaient leurs doigts, des bâtonnets, des pinceaux faits avec du crin de cheval ou des plumes attachées sur un manche en bois. Ils projetaient aussi de fines particules de pigments soit avec leur bouche, soit en soufflant à travers un os.

 La chapelle Sixtine de la Préhistoire

Cette grotte par sa splendeur a été baptisée : « la chapelle Sixtine de la Préhistoire ».  On prétend qu’elle ne servait pas d’habitation mais qu’elle était une sorte de sanctuaire à caractère sacré. Quiconque visite cette grotte reçoit un choc. C’est un lieu mythique qui nous invite à méditer sur l’histoire et sur le … temps (18.000 ans tout de même !)

 Pour une petite visite virtuelle, c’est par ici :

www.lascaux.culture.fr

Les pigments c’est par ici : pigments Sennelier

Les artistes du signe du Capricorne (du 22 Décembre au 20 Janvier)

Mardi 3 janvier 2012

Les artistes du signe du Capricorne

Paul Cezanne – Henri Mastisse – Serge Poliakoff – Pierre Soulages – Gustave Doré – Jean Michel Basquiat – Dora Maar – Nicolas de Stael – André Masson – Maurice Utrillo – Yves Tanguy – etc…

 

Le signe du Capricorne est symbolisé par une Chèvre…

La chèvre est un animal agile et endurant capable de grimper un peu n’importe où (j’en ai même vu grimper dans des arbres en Corse !). Elle adore se situer sur une hauteur pour dominer et être seule.

Pour saisir les caractéristiques du signe, il suffit tout simplement d’appliquer les caractéristiques du symbole.

 La chèvre

Cet animal aime avant tout la solitude et surtout elle s’y complaît. Pour le natif de ce signe, la réflexion, l’introspection en font un être capable de prendre des engagements à long terme et de s’y tenir. Rien ne l’en détournera ! A lui donc, les grands travaux, les grandes recherches.

La chèvre est en rapport avec les hauteurs sur lesquelles elle adore se percher ce qui signifie que le natif du Capricorne a de l’ambition certes, mais aussi une certaine élévation de l’esprit.

Il faut un certain effort pour grimper si haut : le Capricorne est tenace !

La chèvre se rencontre souvent en montagne. Le signe du Capricorne est en analogie avec les pierres (ou les murs comme par exemple ceux sur lesquels on peut peindre des graffitis tel Jean Michel Basquiat) le froid, les hauteurs, les montagnes (chères à Paul Cézanne).

Il faut noter aussi que sa vie est ponctuée de cycles de 29 ans qui sont en rapport avec la course de sa planète maîtresse : Saturne. (Saturne met 29 ans pour revenir dans son signe.)

Chaque jour de la semaine faisant référence à une planète, pour le Capricorne le jour de la semaine qui lui correspond est donc le samedi. (Saturne ou Saturday en anglais).

Le Capricorne est en rapport avec la maturité : il naît dans la nuit la plus longue de l’année (au solstice d’hiver). Plus il avance dans la vie, plus il se … bonifie ! On dit volontiers qu’il naît vieux et qu’il rajeunit en vieillissant.

 

Les couleurs de prédilection du Capricorne

Noir (Ah ! les noirs de Soulages !)

Blanc (les blancs de Nicolas de Stael)

Rouge (dominant chez Basquiat)

La technique du Sfumato

Mardi 3 janvier 2012

Lors d’un article précédent je vous ai exposé la technique mise au point par Léonard de Vinci pour représenter la profondeur et l’éloignement dans un paysage. Cette technique appelée « perspective atmosphérique » joue sur les couleurs et la touche. En réalisant un léger flou sur les sujets lointains, ceux-ci paraissent, grâce donc à leur forme imprécise, plus éloignés.

Cette technique fonctionne aussi pour les natures mortes. Ce sont les éléments en arrière plan qui seront peints avec moins de précision, en accentuant ce flou donc. Ainsi on met en valeur le premier plan, et on inscrit de la profondeur dans notre sujet par ce jeu de « floutage ». Oui je sais je viens d’inventer ce mot mais il traduit bien l’idée. Si en français ce mot est un énorme barbarisme il existe en italien un mot qui définit cette technique. C’est le « sfumato ». Et c’est évidement notre maître vénéré Léonard qui en est l’inventeur. On l’a vu, ce flou a le premier intérêt d’inscrire, en l’accentuant plus ou moins, de la profondeur à notre composition.

Sfumato

Sfumato

Il possède un second intérêt. Celui de créer une cohésion, un lien entre tous les éléments d’une composition. Cet effet de sfumato est alors appliqué partout. Nous n’avons ainsi pas de limites distinctes entre les éléments. Ils sont reliés par ce sfumato. Il est alors très subtil en premier plan et plus enlevé en arrière plan. La Joconde est le parfait exemple de cette technique. Léonard a imaginé, puis peint selon cette technique pour apporter à la fois une illusion du réel et cette vibration qui donne vie au tableau. Dans la réalité nous ne percevons pas les choses ainsi. Encore une preuve que la peinture est une interprétation du monde.

Pour réaliser ce sfumato, il suffit après avoir peint tous nos sujets, après avoir interprété le modelé, de réaliser un léger fondu entre les éléments, pour casser et adoucir leurs contours. Pour ce faire, on frotte avec une petite brosse pour que les couleurs s’interpénètrent. Vous observerez que paradoxalement, cette technique offre beaucoup plus de réalisme, si elle est réalisée tout en finesse, qu’un tableau hyper précis aux contours nets.

J’en reviens à la Joconde. On peut ne pas aimer ce tableau, mais il est le parfait témoignage des progrès et avancés technique apportés par cet artiste. Je vous invite maintenant à l’admirer sous un autre œil.