Travailler les fonds alla prima

J’ai évoqué lors d’un article précédent l’utilité de recouvrir la toile d’un jus de couleur avant d’attaquer la peinture. Je vous ai parlé alors d’un fond jaune, fait d’un mélange de blanc et d’ocre jaune. C’est un plus et un atout important surtout en travail alla prima. Il permet de ne pas charger en peinture pour couvrir la toile blanche (qui n’existe plus donc). Il existe une autre alternative, qui amène à travailler différemment.

Beaucoup de maîtres anciens, et notamment les peintres flamands démarraient leur œuvres sur un fond très foncé, brun. Rembrandt, pour ne citer que lui travaillait ainsi.

Sur ce fond, il chargeait progressivement avec des couleurs claires et couvrantes pour faire naître ses sujets. Ainsi peints, les personnages, les natures mortes semblent émergés de l’obscurité. Seule la lumière révèle le sujet. C’est une méthode efficace pour peindre façon « clair obscur ». Il faut choisir alors des couleurs opaques pour couvrir sur ce fond sombre. Cette méthode amène soit, à travailler très en pâte, à charger en matière, ou à multiplier les couches pour progressivement monter en couleur et lumière.

Le mieux pour s’en rendre compte est encore de se rendre au musée pour observer la touche et la matière. Vous serez même surpris quelquefois par l’épaisseur de la peinture, et surtout sur les tableaux de Rembrandt.

Côté pratique, un simple fond réalisé avec une peinture acrylique brun (terre d’ombre brûlée, brun van Dyck, terre de Cassel) sur la toile suffit.

 

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