Archive pour mai 2012

Cours de dessin au feutre noir

Mercredi 30 mai 2012

Quand il fait beau, une de mes distractions favorites est de dessiner quelques vues au hasard de mes promenades et découvertes. Je n’emmène qu’un simple matériel pour ne pas m’encombrer et croquer les paysages rapidement. Parmi mes outils préférés, il y a le feutre noir. Un bloc à dessin, mon feutre noir fin indélébile, et je reviens toujours avec plein d’esquisse. Bien qu’habituée à ce genre d’exercice, j’ai demandé à Roland de nous concocter une petite démo sur le sujet. A votre tour, enrichis de ces précieux conseils, vous collectionnerez bientôt de beaux dessins.

« Je commence par tracer un dessin sommaire de mon sujet. Je place les contours et silhouettes des éléments en vue. »

 

 

 

« Ensuite, en démarrant par l’arrière plan, je pose un jeu d’ombres douces par un hachurage fin et léger ».

 

 

« Je poursuis ce travail, en augmentant les valeurs de mes ombres au fur et à mesure que je m’approche du premier plan. Les hachures sont plus denses et fortes. Je précise quelques détails tel le colombage de la maison, les reflets dans l’eau et l’herbe. »

 

 

 

« Sur la maison et les piliers de pierre, je force sur les ombres pour affirmer le contraste avec l’arrière plan, ainsi que sur les reflets. Je place les ombres des piliers dans l’eau. »

 

 

 

« Idem sur la silhouette des arbres et l’herbe»

 

 

« Je termine l’esquisse avec tout un jeu de feuilles sur les branches bien noires. On perçoit bien la progression des valeurs et contrastes entre les plans éloignés et proches. Ces nuances renforcent l’effet de profondeur et de perspective. On note aussi que les détails ne sont accentués et précisés que sur les plans proches. »

 

 

Merci Roland. On croirait une gravure.

Ne me dites pas que cette démo ne vous a pas donné envie de croquer quelques paysages au feutre !!!!

 

 

Cours : apprendre à représenter un beau drapé

Mardi 22 mai 2012

Un sujet classique que l’on étudie en cours, toujours plaisant mais pas si facile est le drapé. On aimerait les représenter d’aussi belle manière, avec autant de réalisme que ceux des maîtres du XVIIIème. Je pense aux drapés de François Boucher et Fragonard notamment, et de tous ces tableaux classiques ou l’on admire les étoffes et les draps de lits froissés.

Pour s’entrainer et se familiariser avec ce thème, on pose un grand tissu sur un sujet (un vase ou autre), sur une table, que l’on laisse retomber au sol. Plein de plis apparaissent. La première astuce est de choisir un tissu de couleur. Il sera plus facile d’interpréter les plis lors de la mise en couleur. La première étape préparatoire est le dessin. On choisit pour faire ce dessin un papier de couleur proche de celui du tissu. Maintenant il faut être pragmatique et « épurer » ce que l’on voit. Cela veut juste dire que l’on va simplifier le travail en éliminant des plis, même s’ils existent et sont visibles. Ensuite on passe à ce qui s’appelle la triangulation. A la place des courbes visibles que forme le drap, on trace des lignes presque droites. On cerne tout d’abord les lignes principales, les gros plis, puis les plus petites lignes, les petits plis. Ensuite on affine le travail en adoucissant ces lignes. Exagérer certain plis en leur donnant plus de volume permet un meilleur rendu. On passe aux jeux de valeurs pour former des ombres et lumières. Après avoir défini un sens à la lumière, on place d’abord des ombres fortes, que l’on va adoucir et dégrader en ombres légères. L’intensité de ces ombres définie des plis très marqués ou peu. Il ne faut pas oublier outre les ombres propres, les ombres portés d’un pli. Entre ces deux ombres on laisse un léger clair pour marquer cette séparation. Ensuite  vient le moment de placer de la lumière. Sur un papier de couleur on prend de la craie ou un pastel blanc. On a ainsi sur notre dessin du drapé trois valeurs principales distinctes : le blanc pour la lumière, la couleur du papier comme valeur moyenne, et le gris du crayon ou fusain, pour les ombres. Une fois ce travail préparatoire achevé, on réalise notre peinture en suivant le même procédé sur la toile. On dessine le drapé sur la toile en appliquant la triangulation, puis l’affinage des formes et plis. On peint le fond du drapé de la couleur choisie (la valeur moyenne). On fonce notre couleur pour travailler les ombres, et inversement, on l’éclaircie pour la lumière.

Cette petite étude au crayon 2B et craie blanche sur papier bleu est un exemple de dessin réalisé en suivant cette méthode. Plus le dessin est abouti, plus le travail de peinture est facilité.

Pour aller encore plus loin et approfondir cette technique, voici ma sélection en librairie :

Les drapés chez Fleurus

Peindre les poils d’animaux

Lundi 14 mai 2012

Regardez ces petits poussins comme ils sont mimi.

Ils sont bien dodus, avec un joli duvet qui semble bien doux.

 

 

 

 

 

 

 

 

C’est un détail d’un tableau de notre ami Roland.

En regardant son tableau je lui ai demandé de me donner quelques conseils sur la manière de rendre cet aspect de duvet, et plus généralement comment interpréter en peinture le pelage d’un animal. Il m’a tout expliqué. Vous voulez savoir ?

OK je vous dis tout.

Donc, m’a-t-il dit, le piège à éviter est de vouloir tout de suite peindre les poils de l’animal. Quel qu’il soit, il faut le peindre comme si les poils n’existaient pas. Comme on le ferait pour une pomme, une pastèque, on travaille la couleur et le modelé comme d’habitude, avec notre jeu de valeurs claires et foncées. C’est seulement après que l’on rend l’illusion du pelage. Pour ce faire, sur la périphérie de l’animal, donc les contours, on réalise un léger fondu avec un « brossage » vers l’extérieur. Ce brossage opéré en emmenant de la peinture au delà du sujet, doit être plus marqué pour un animal à poils longs. Ensuite il nous reste plus qu’à peindre une multitude de poils fins plus ou moins longs à la martre pointue. Ces poils seront exécutés avec des valeurs proches du sujet (et suivant que l’on soit dans la partie claire ou sombre du sujet) tout d’abord, puis de plus en plus clair pour bien ressortir. Cette méthode est simple et efficace.

 

Pour les poils d’animaux, rien de mieux que cette gamme de pinceaux chez Label Art : Eventail Raphaël gamme 3695

Peinture acrylique Fixatif cristal Matériel peinture Liant acrylique Fourniture peinture huile Spalter Demi godet aquarelle Crayon bistre Peindre à l’huile Gomme arabique Fourniture peinture acrylique Petit chevalet Cadre peinture Heavy gel Gels liquitex Mini chevalet Peindre couteau Pinceau acrylique Accrocher cimaise Livre dessin