Archive pour la catégorie ‘Bons plans du moment’

Programme du Festival International de Street Painting de Toulon 2017

mercredi 24 mai 2017

Cette année, le Festival International de Street Painting de Toulon voit sa 8ème édition se dérouler les 3 et 4 juin. Pour la 1ère fois, Label Art a le privilège d’être partenaire de ce grand événement. Deux jours de peinture, de dessin, d’expression, un concours, et aucune limite d’âge !

En 2017, le festival Street Painting a le plaisir de réunir 36 artistes autour d’un thème commun : le Jazz ! Alors, pour vous mettre au diapason, nous vous présentons ici toutes les informations importantes de ce week-end. Prêt, suivez la mesure !

logo FISPT

Le 8ème Festival International de Street Painting de Toulon

Vous l’aurez compris, cette année le Festival de Toulon est sur le thème du Jazz ! Ce thème, universel, touche tout le monde grâce aux multiples représentations qui peuvent le définir : de la chanteuse, à l’instrument de musique, en passant par les notes… L’ensemble des dessins des artistes créeront un véritable métissage colorié et varié autour de ce thème. Sans limite de couleur, d’âge ni de dessin ! Chaque artiste bénéficiera d’un espace délimité de 3 mètres de diamètre. En effet, l’espace de travail est un rond : une difficulté supplémentaire.. mais l’occasion de se rapprocher du thème ! Car, oui, lorsque nous relions des cercles, qu’obtient-on ? Des notes ! Une multitude de notes, de croches, reliées sur une même portée, pour composer une partition de musique.

César Polack, lors du Festival International de Street Painting 2016 | ©FISPT

César Polack, lors du Festival International de Street Painting 2016 | ©FISPT

Un festival international de Street Painting

Grâce aux nombreux artistes présents sur le festival de Toulon 2017, ce sont en tout 13 nationalités qui ont été représenté depuis 2010 ! Cette année, le festival accueille 5 artistes internationaux, d’Italie, de Moldavie, de Hollande et du Mexique ! Des partenariats existent d’ailleurs dans ces pays : le Festival Bella Via du Mexique, et cette année pour la première fois le Coloured Earth Festival d’Angleterre.

Plusieurs prix sont à gagner pendant le week-end.

– Le Prix Angleterre (réservé au participant Français) : quatre invitations pour participer au Coloured Earth Festival à Gloucester et Crewe ;

– Le Prix Mexique (réservé au participant Français) : une invitation pour le Festival Bella Via à Monterrey ;

– Le Prix spécial International (réservé aux participants étrangers) : récompense financière

– Le Prix Vote du Public : matériel artistique offert par Label Art

Flavio Coppola lors du Festival International de Street Painting de Toulon 2016

Flavio Coppola lors du Festival International de Street Painting de Toulon 2016

Le festival de Street Painting 2017 réunie les artistes et le public

Différents espaces sont accessibles tout au long du week-end. Un espace est d’ailleurs réservé pour le public : l’accès est libre, et chacun peut s’y exprimer !

Le public pourra également adresser des messages aux artistes. C’est en effet l’une des particularité du Festival de Toulon : la proximité entre le public et les artistes. Un atelier d’écriture permet d’adresser un message à l’artiste de son choix. À la fin du week-end, chacun d’entre eux repart avec la boite qui contient tous ses courriers : une manière de rapprocher et de faire durer la magie de ce festival.

Sur la place d’Armes, vous trouverez également un espace dédiés à l’association de grapheurs « Nouvelles mémoires ». Vous pourrez là aussi, pendant toute la durée du Festival de Steet Painting, assister à des réalisation en direct  et un espace est accordé aux enfants.

Le saviez-vous ? Le FISPT est le seul festival qui réserve un espace pour le handicap. Des enfants et adultes de l’association « Trisomie 21″ viendront réaliser une fresque commune.

Pendant deux jours, retrouvez également Damien de La Cellule Records avec une jolie collection de vinyle, mais aussi des espaces pour enfants, un atelier de maquillage, de la musique, de la danse…

Programme du Festival de Street Painting de Toulon 2017

Deux jours de dessins, de fêtes, d’Art, deux jours intenses ! Label Art vous liste tout de même ici les moments forts à ne pas manquer…

… samedi, ouverture du festival de 10h à 18h avec l’inauguration officielle à 11h30

… dimanche, ouverture à 10h, et accueille du jury officiel à 11h30.

 

Suivez toute l’actualité de ce festival en pleine préparation sur les réseaux sociaux : l’événement FISPT sur Facebook

En savoir plus sur le FISPT :

toulontourisme.com

visitvar.fr

varmatin.com

I-CAC, le nouvel outil de certification des artistes peintres du monde contemporain

jeudi 16 mars 2017

i-CAC est un tout nouvel indice de cotation réservé aux artistes peintres contemporains français. La création d’I-CAC est issue d’une réflexion menée par différentes personnalités du monde de l’art pictural. La plateforme web qui a vu le jour en janvier 2017 propose ainsi aux artistes français d’obtenir leur certification et leur indice de cotation, à partir d’une série d’éléments fondamentaux sur leur parcours et leurs œuvres.

i-cac_carré

 

i-CAC recense les artistes peintres professionnels et évalue leur notoriété à partir de différents critères précis et concrets. Avec i-CAC, les artistes peuvent se situer parmi la profession. La certification i-CAC leur assure également une promotion auprès des instances nationales et internationales dans le domaine de l’art pictural.

 

Les avantages d’I-CAC

Chaque artiste, confirmé ou débutant, a l’opportunité d’obtenir sa certification et son indice de cotation i-CAC, ce dernier étant calculé à partir de critères fondamentaux dans le monde de l’art.

Grâce à cet indice, l’artiste se situe facilement sur une échelle de valeurs et cette référence de qualité indique clairement sa position au public averti.

cotation artiste icac

 

L’art contemporain passe au numérique

De plus en plus, les amateurs d’art et les artistes peintres se réfèrent à internet pour obtenir toutes les informations dont ils ont besoin. Expositions, salons, biographies, œuvres, indices de cotation… Le numérique offre cette belle opportunité de connaître davantage les artistes.

icac en ligne

 

En plus des amateurs d’arts, le site web i-CAC s’adresse aussi au différents acteurs du marché de l’Art tels que les galeristes, les commissaires-priseurs, les critiques d’art, les collectionneurs ou bien encore les mécènes. Véritable vitrine numérique, i-CAC offre de belles perspectives aux artistes peintres ainsi qu’une belle exposition sur le web.

 

En ligne depuis quelques mois, le site référence déjà de grands noms du monde artistique contemporain comme Pierre SOULAGES, Jean-Pierre CASSIGNEUL et bien d’autres !

 

Vous pouvez découvrir les indices de cotation de vos artistes préférés dès à présent sur www.i-cac.fr ou bien découvrir les conditions de certification.

Pink Floyd à travers les âges

jeudi 2 mars 2017

Aujourd’hui, je vous propose de découvrir un article hors du commun, qui se démarque de ce que j’ai l’habitude de vous proposer. La raison est simple : il y a plusieurs semaines maintenant, ma responsable est entrée dans mon bureau, portée par une puissante énergie, les yeux brillants d’impatience, un sourire difficilement retenu, pour me dire : « Camille, on va faire une journée Pink Floyd ! »

Alors oui, bien sûr que je connais Pink Floyd, mais je suis -j’étais !- loin d’imaginer à quel point ce groupe de musique dessine et façonne le monde de la musique depuis de nombreuses années. L’aventure des Pink Floyd a tout de même débuté au début des années 1960 : 1962 très exactement. Pour vous donner une idée, et n’en déplaise à ma maman que j’aime tendrement, ma mère avait 2 ans ! Quand on sait que le dernier album des Pink Floyd est sorti en 2014, alors que, moi, sa fille, j’en avais 15, on comprend tout de suite à quel point de groupe est intergénérationnel. Mieux : depuis leur début, les musique du groupe des Pink Floyd toujours été futuristes, uniques, et n’ont jamais vieillis.

Des flamants roses pas très Pink Floyd

L’aventure a débuté en 1962 avec Nick Mason, Richard Bright et Roger Waters. Avant de s’appeler « Pink Floyd », le groupe a changé -de nombreuses fois- de nom : « Sigma 6″ ou « The Architectural Abdabs » lors des premières formations du groupe, puis « Leonard’s Lodgers », « Tea Set »… et finalement « The Pink Floyd Sound », sur demande de Syd Barret.

Le saviez-vous ? Contrairement à une idée largement répandue en France, le nom « Pink Floyd » n’a rien à voir avec des flamants roses !

Syd Barrett, en proposant ce nom , faisait référencement aux musiciens Pink Anderson et Floyd Council ! Ces deux as de la musique étaient reconnus dans le monde du blues. À travers le nom « The Pink Floyd Sound » le groupe a mis en évidence les influences de sons blues dans sa musique rock. Très vite, le nom deviendra -et restera- « Pink Floyd ».

Le début de carrière très remarqué des Pink Floyd

The piper at the Gates of Dawn -

The piper at the Gates of Dawn – 1967

Mars 1967 marque le début de la reconnaissance du groupe : lors du concert qu’il donne à Londres, il s’exprime en alliant des effets de lumière, de son et de pyrotechnie. Le succès est tel que ma maison de disque EMI leur fait signer un contrat, permettant la sortie de leur premier album « The Piper at the Gates of Dawn ». Les premiers 45 tours sortent, accompagnés des premiers succès. Nous  retenons notamment « Arnold Layne » et « See Emily Play ». Ce titre reste, plusieurs semaines durant, dans le Top 10 Anglais.

Seulement, le leader du groupe, Syd Barrett, commence peu à peu à perdre pieds. Drogue, stress, célébrité et les bouleversements dont elle s’accompagne… Les absences de Barrett deviennent récurrentes. Absence lors des répétitions, oubli de concerts, blocage sur scène… Les membres du groupe réagissent et font appel à David Gilmour dès la fin de l’année 1967. Grâce à Gilmour, le groupe retrouve un guitariste. Au mois d’avril 1968, le départ de Syd Barrett est officialisé.

Le saviez-vous ? Après son départ des Pink Floyd en 1968 et son arrêt de la musique en 1974, Syd Barrett s’est consacré à la peinture ! Pour visualiser certaines de ses œuvres, cliquez ici.

Le second album des Pink Floyd, « A saucerful of Secrets » est sorti en juin 1968. Il contient les dernières influences de Barrett grâce au titre « Jugband Blues », prenant toutefois une tournure plus rock. Cet album connait un grand succès, permettant au groupe d’entamer une tournée mondiale. L’image du groupe est totalement redorée : les Floyd ont su prouver leur grande valeur. Si bien qu’en 1969 et 1972 ils composent les musiques des films « More »  et « La Vallée« .

La bande son du film « More », sortie sous la forme d’un album, a été retravaillé pour aboutir au double album… « Ummagumma » !

A saucerful of Secrets 1967 - Ummagumma 1969

A saucerful of Secrets 1967 – Ummagumma 1969

S’en suivent alors des années de succès, de concerts, de tournées.. et de nouveaux albums -de gauche à droite- : « Atom Heart Mother » sorti en 1970, « Meddle » en 1971, « Obscured by Clouds » en 1972..

album pink floyd atom mother meddle

Le fascinant « Dark Side of the Moon »

L’année 1973 est une année grandiose pour le groupe des Pink Floyd. Le grandiose Dark Side of the Moon voit le jour en mars 1973. Tout, autour de l’album, est fascinant. La pochette de l’album déjà ! Volontairement, le groupe et leur management ont souhaité qu’aucune indication n’apparaisse : ni le nom du groupe, ni celui de l’album, ni quoi que ce soit d’ailleurs… seulement ce dessin, ce mythique dessin, sur fond noir.

the dark side of the moon

 

Le studio qui a réalisé ce petit chef-d’oeuvre n’est autre que celui qui a réalisé la pochette des albums « Atom Heart Mother » (avec la vache) et « Meddle » (le nez). Pour la pochette de « The Dark Side of the Moon », le studio a soumis plusieurs propositions au groupe.

D’après l’histoire, les membres du groupe, lorsqu’ils auraient vu ce prisme, traversé d’un faisceau de couleur se décomposant, se seraient immédiatement exclamés en cœur « c’est celui-là! ».

Cet album est particulièrement apprécié pour la qualité de ses textes. En effet, la plume de Roger Waters séduit et fascine tant elle aborde des sujets aussi fondamentaux que délicats : la vie, la mort, la vieillesse, l’argent mais également la folie et le travail.

L’album « The Dark Side of the Moon » détient à ce jour un record incroyable : rester pendant 15 ans parmi les 200 meilleures ventes d’album ! Grâce au succès de cet album, les Pink Floyd revisitent leurs concerts : jeux de lumière, projection de film, effets théâtraux…  Les tournées s’enchaînent eu Europe et en Amérique.

Après un tel succès toutefois, le groupe connait de gros passages à vide, proche de la rupture, ou s’essayant à des projets de musique avec des accessoires peu ordinaires, en vain.

À partir de septembre 1975, le groupe fait, comme un retour aux sources, des hommages à Syd Barrett à travers plusieurs textes de l’album « Wish you were here ». Avec ses paroles touchantes « comme j’aurai aimé que tu sois là » (traduction française), le groupe réussit à faire venir Syd Barrett dans les studios d’enregistrement. Cet album, qualifié de « planant » permet également au groupe d’extérioriser des tensions internes, de jouer sur l’émotion.

Il existe deux visuels de l’album « Wish you were here ». En effet, la pochette mondialement connu des deux hommes dans une poignée de main n’est que la seconde édition de l’album ! L’originale, sur fond noir, est un grand plan de deux mains mécaniques.

Pochettes d'album "Wish you were here"

Pochettes d’album « Wish you were here »

Les années suivantes sont marquées par la sortie d’album tels « Animals » en 1977, avec sa célèbre pochette où l’on voit « Algie »,

Animals

Animals

cet énorme cochon volant au dessus d’une usine de Londres. L’animal devient un acteur régulier dans les tournées en Europe et en Amérique suite à la sortie de l’album. Mais le groupe connaîtra, une fois encore, des passages à vides remarqués. Ces pèriodes mettent en avant les différences entre les membres du groupe. Gilmour, Wright et Waters travaillent d’ailleurs, dans les années 1977/1978, chacun de leur côté sur des projets en solitaire.

Le magnifique « The Wall »

Roger Waters, durant l’été 1978, travaille sur un nouveau projet pour le groupe. C’est ainsi qu’à la fin de l’année 1979, l’album « The Wall » voit le jour. Il contient des titres composés et interprétés par Roger Waters. Bien que le succès ne soit pas à la hauteur des attentes du groupe, il faut tout de même reconnaitre qu’aujourd’hui encore le titre « Another Brick in the Wall » passe à la radio, et est connu de tous, quelle que soit notre génération.

Pink-Floyd-The-Wall

Cet album annonce également une série de concerts grandioses, proches de l’opéra-rock. D’ailleurs, pendant les concerts, les membres du groupe ne ménagent pas leur jeu de scène, et construisent un mur à l’aide de carton, et le détruisent à la fin de leur performance.

La tournée associée à « The Wall » ne pouvait couvrir que quatre lieux: Los Angeles, New York, Londres et Dortmund. Toutefois, Roger Waters joue en 1990 à Berlin pour commémorer la chute… du mur de Berlin.

Après l’arrêt de la tournée sort le film « The Wall », mettant en scène l’anti-héros imaginé par Roger Waters : Pink.

Au cours des années suivantes, Roger Waters prend une place de plus en plus importante au sein du groupe, au point de laisser les autres membres du groupe dans l’ombre. FloydFC-Cover01En effet, ces derniers le vivent de plus en plus mal, et se voient relayés par Waters au rang de « simple musicien », jugés par celui-ci comme n’ayant plus de « potentiel créatif ».

En 1983, l’album « The Final Cut » est d’ailleurs entièrement composé par Roger Waters.

Finalement, en 1985 Roger Waters annonce son départ des Pink Floyd. David Gilmour et Nick Mason décident de prendre en main le destin du groupe.

Le mystique « Division Bell »

En 1987, le premier album des Pink Floyd sans Roger Waters sort : « A Momentary lapse of Reason ». Le succès est au rendez-vous, bientôt suivi de l’album « Delicate Sound of Thunder ».

pink floyd

Il faudra toutefois attendre 1994 et la sortie de « The Division Bell » pour de nouveau profiter d’un album résultant d’un travail collectif des Pink Floyd, rejoint entre-temps par Rick Wright. Cet album, avec ses morceaux improvisés et ses célèbres rythmes est également le dernier du groupe enregistré en studio.

La tournée qui s’en suit est énorme et reste à ce jour l’une des plus importante de l’histoire du rock.

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Les Pink Floyd, une histoire qui continue…

En 2005, pour la première fois depuis des dizaines d’année, le groupe se réunit au complet à l’occasion d’un concert à Londres pour le Live 8.

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Un an plus tard, Syd Barrett décède. Ses camarades organisent un concert à sa mémoire, mais ne jouent pourtant plus ensemble. En 2008, Rick Wright décède à son tour.

Toutefois, durant l’été 2014 sort l’album « The endless River ». Principalement instrumental, il sonne non seulement comme un hommage à Rick Wright mais aussi comme une note de fin…

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Voici donc l’histoire fabuleuse de ce groupe unique. Leurs musiques intemporelles résonnent en chacun de nous, nous parlent, nous transportent… et ce quel que soit notre âge.

Pour aller plus loin :

– un site créé par la famille de Syd Barrett, dédié à cet artiste : http://www.sydbarrett.com/

– l’histoire des Pink Floyd, période par période : http://www.pink-floyd-story.info/pink-floyd-histoire.htm

 Quand Pink Floyd inspire les peintres, le 4 mars chez Label Art

9 heures de performances participatives autour de l’acrylique, mixed-medias, techniques mixtes, aquarelle.

Les artistes se succèdent ou travaillent en parallèle sur le son psychédélique de Pink Floyd toute la journée

A cette occasion, un concert Tribute to Pink Floyd, jeu concours et cocktails psychédéliques. Ateliers participatifs.

Gratuit.

Label Art, chemin des Delphiniums, quartier Bassaquet, 83140 Six-Fours

Pour en savoir plus sur la journée et venir chez nous, cliquez ici :

Le Lab présente Quand Pink Floyd inspire les peintres

 

Camille de Label Art

 

Inauguration du LAB de Label Art : cours de peinture à Toulon

mercredi 16 novembre 2016

Depuis quelques semaines déjà, vous êtes nombreux à avoir remarqué que quelque chose se prépare en magasin… Pourquoi ces bâches de protection ? Pourquoi ces ouvriers et leurs outils ? Puis vous l’avez vu, ce panneau « Label Art s’agrandit ». Alors là, vos questions ont continué, et nos réponses se sont faites plus précises… Aujourd’hui je vous dis tout ! Attention, cela risque fortement de vous plaire…
Label Art var

Un magasin beaux-arts dans le Var de près de 600 m²

Avant tout, je peux vous annoncer que Label Art double sa surface de vente ! Ce ne sont plus 300 mais près 600m² de fourniture beaux-arts, de support, d’encadrement et de loisirs créatifs qui vous ouvrent leurs portes. Pour cela, nous avons élargi de nombreuses gammes et en avons rentré de nouvelles.

Les amoureux du dessin et du graphisme seront heureux d’apprendre que nous avons répertorié l’ensemble des marqueurs Winsor & Newton : les Pigment Markers, les marqueurs aquarelle, les Brushmarkers et même les sticks d’aquarelle ! Mais ce n’est pas tout : nous proposons maintenant une large gamme de produits de chez Liquitex : les Encres acrylique Liquitex Ink, les brosses Freestyle et même les marqueurs Liquitex Paint Markers !

Pour les Artistes amoureux des beaux-arts, nos gammes d’acrylique et d’huile se sont considérablement élargies, à l’image de l’arrivée de l’huile Winton de Winsor & Newton, de l’huile extra-fine Sennelier mais aussi de l’acrylique extra-fine de Sennelier.

Tous ces produits beaux-arts vous attendent déjà dans la première partie du magasin, de 300m², que vous connaissez depuis maintenant deux ans.

 

Je vous imagine en train de vous demander… « mais qu’y aura-t-il dans la seconde partie? » et bien… vous y retrouverez tous nos encadrements, avec les dernières collections, mais aussi tous nos supports ! Toiles coton, châssis entoilé en lin, les châssis nus et rouleaux de toile… !

Et ce n’est pas tout…

 

Le LAB de Label Art

Imaginez. Un endroit unique. Un lieu d’échange et de convivialité. Un espace complet dédié à l’Art. Bienvenue dans le LAB de Label Art.

Logo LAB Label Art Six Fours

 

Dans le LAB, vous trouverez des salles de cours, avec des ateliers animés notamment par l’Artiste peintre Sandrot (couvrez son magnifique univers en cliquant ici), mais aussi par le célèbre Renaud JOBIN, la grande Christine COLLIN et, enfin, l’exceptionnelle Geneviève CANTO que nous vous présentions déjà en 2014 (l’article est à redécouvrir ici).

Le ateliers seront également ouverts à tous les Artistes qui souhaitent bénéficier d’un lieu de travail le temps d’une journée, de quelques jours, d’une semaine, d’un mois ou plus…

Les salles de cours de peinture seront dévoilées lors de notre inauguration !

 

Alors, surtout, retenez bien la date : le jeudi 24 novembre. Il s’agit du jour où nous organisons l’inauguration du LAB et de la nouvelle partie du magasin. La journée la plus artistique de l’année !

 

Le LAB de Label Art

 

Retrouvez les détails de cet événement sur notre page Facebook ou n’hésitez pas à nous appeler au 04 94 06 81 80 !

 

Nous vous donnons rendez-vous le 24 novembre, à partir de 10 heures jusqu’à 21 heures pour la plus grande journée créative de l’année !

Camille de Label Art

Le Salon International d’Art de Hyères, par l’association Reflets d’Art

mercredi 24 août 2016

Le Salon International d’Art de Hyères est un événement de ceux qu’on attend avec un mélange d’impatience et de curiosité. Quatre jours d’Art, placés sous le signe du partage et de la rencontre. Les Artistes viennent de toute la France et de pays d’Europe pour faire découvrir leur univers : art contemporain ou art classique, peinture, sculpture et même joaillerie.

Association Reflets d'art

La 8ème édition du Salon d’Art International se déroule cette année du 8 au 11 septembre. À cette occasion, j’ai eu la chance de rencontrer la présidente de l’association Reflets d’art, Mme Eliane CASTELLS-PUGET, accompagnée du fondateur de l’association Jean-Marc TEDONE.

L’occasion de (re)découvrir l’association Reflets d’Art et, bien sûr, le Salon International d’Art de Hyères.

– L’association « Reflets d’Art » existe depuis plus de 15 ans, depuis 1999 très exactement, et vous en être la présidente depuis 10 ans maintenant… 

Eliane CASTELLS-PUGET : L’association, au départ,  a été créée par Jean-Marc sous le nom « Un certain regard d’Art ». Plus tard, nous avons changé le nom de l’association pour « Reflets d’Art », tout en conservant la même structure.

Jean-Marc TEDONE : Je ne suis plus président, mais je reste président d’honneur. À nous deux nous formons l’association.

ECP : Pour nous aider dans le cadre du salon, nous avons un groupe d’intervention avec qui nous organisons des réunions régulières. Pour l’association Reflets d’Art, qui participe à des expositions tout au  long de l’année, nous travaillons à deux. Je m’occupe des démarches et du secrétariat, tandis que Jean-Marc créée l’événement et la communication.

– Avant d’être présidente de l’association, en faisiez-vous partie ? 

JMT : Elle est rentrée dans l’association et un an après elle en est devenue présidente !

ECP : Je n’ai jamais demandé à être présidente, on m’a demandé de l’être. (rire)

– Alors vous avez vous aussi un « côté artiste »….

ECP :  Je peins depuis 20 ans. J’ai fait plusieurs expositions personnelles, créée mon presse book, et maintenant qu’il est terminé je l’ai rangé et je fais autre chose… on ne peut pas tout faire ! Avant Reflets d’Art, j’étais présidente d’une association  Toulonnais de gymnastique. En 1995 j’ai pris les pinceaux et je me suis mise à peindre. J’ai également été présidente de la Croix Rouge, où j’ai rencontré Jean-Marc. Dans le domaine de l’Art, tout est beaucoup plus simple.

Je pense qu’on peut être heureux de travailler avec des Artistes.

– Et vous, Jean-Marc, lorsque vous avez créé l’association, vous aviez déjà ce goût pour la peinture ? 

JMT : J’ai fais énormément de chose dans ma vie. Cela fait 60 ans que je peins. J’ai créé cette association parce que je tenais une galerie d’Art, et je côtoyais énormément d’artistes. Un soir que nous buvions un verre dans le cadre d’un vernissage, j’ai proposé de créer une association : « Et si nous faisions une association d’Artistes? » et tout le monde a été d’accord

Nous avons créé l’association comme ça, un soir au coin d’une table, autour d’une pizza.

Dès le départ nous avons eu 45 artistes d’inscrits, ce qui était bien pour une première ! Dès la deuxième année nous avons tourné à 80. En moyenne, depuis la création de l’association, nous regroupons entre 70 et 90 Artistes.

ECP : Nous ne pouvons pas accueillir plus d’Artistes car cela représente beaucoup de travail, et il faut trouver des salles pour les expositions. Or, ces salles existent de moins en moins… Dans les petites villes elles sont réservées pour les habitants et Artistes de la ville. En parallèle, il y a de plus en plus de domaines d’Art, donc de plus en plus d’Artistes et de demande ! Nous avons tout de même des salles dans lesquelles nous exposons chaque année ou tous les deux ans.

– En 2015, le Salon International d’Art accueillait 98 Artistes. Cette année, pour la 8 ème édition, combien en attendez-vous ?

ECP : 98 ! On ne peut pas faire mieux : il y a 98 stands, ils sont tous occupés !

JMT : Nous aimerions mettre plus de stands et accueillir plus d’Artistes, mais nous ne pouvons pas. Le salon est séparé en trois parties : le forum avec les 98 Artistes, une salle avec les personnes de l’association, et une dernière consacrée à l’artisanat – bijoux, porcelaine, mosaïque, vitrail etc.-

ECP : Nous avons des Artistes internationaux également. Un espagnol vient chaque année, des belges, une luxembourgeoise, des anglais…

Ils sont tous adorables… on les considère comme des amis.

Tous les Artistes sont adorables. Vraiment. Ce sont des amis. On les considère comme des amis, franchement. Déjà, dès qu’ils arrivent au salon, pour l’installation, ils sont surpris de l’accueil. Nous avons une équipe pour tout mettre en place sur leur stand. Les Artistes n’ont plus qu’à accrocher ! Ensuite, pendant les quatre jours, nous sommes là. Chaque jour, de 9 heures à 19 heures, nous sommes là ! Nous sommes K.O à la fin, mais c’est comme ça, et nous gardons toujours le sourire ! Et le midi, il y a table ouverte. Avec tous les Artistes et tous ceux qui veulent manger avec nous.

JMT : . Les Artistes reviennent d’une année sur l’autre pour deux raisons : déjà, il s’agit du salon le moins cher de France, mais aussi car c’est très convivial. C’est très important, les Artistes reviennent pour ça.

Nous faisons tout pour que le salon soit convivial… c’est le but du salon !

ECP : Nous avons déjà eu affaire à des artistes très froids au début. Petit à petit, ils ont évolué et maintenant nous sentons la gaieté dans leur voix et dans les rapports que nous entretenons.

JMT : C’est une ambiance que je qualifierai de « familiale » plus que de « professionnelle ». Ces personnes viennent comme si elles étaient chez elles, c’est très important. Le salon est très professionnel d’un point de vue culture, mais c’est vraiment familial. Beaucoup de choses qui se sont créées ont fait de cette osmose une osmose familiale. Certains Artistes se sentent tristes au moment du départ. Tristes en repassant aux quatre jours passés, quatre jours de vacances grâce à notre région mais aussi grâce à leur stand, les repas ensemble, les connaissances d’autres Artistes, avec qui ils vont faire d’autres expositions dont ils parlent… Lors des départs, chacun a le vague à l’âme.

ECP : Pour nous aussi la séparation est très dure !

JMT : Lors de la création du salon notre but était non seulement d’organiser un beau salon mais également de créer cette osmose. Ce qui était plus difficile ! Au tout début, nous avions 40 inscrits pour 85 stands, on se faisait du soucis… et finalement, la liste s’est allongée. Nous avons ensuite eu 85 inscrits et petit à petit 200 personnes ! Cela nous permet aujourd’hui de faire une sélection, qui implique que le niveau professionnel augmente d’année en année. Cette année nous avons, encore, des artistes d’un très bon niveau.

– Les artistes s’inscrivent justement suite à un appel à candidature puis à une sélection sur dossier. Qui sélectionne les Artistes qui ont la chance de participer au salon ? Comment se font les recrutements ?

JMT : Nous avons une commission de 8 à 10 personnes, dont Eliane et moi. Eliane reçoit tous les dossiers chez elle, donne son avis, je donne ensuite le mien, puis nous soumettons les dossiers aux autres. Nous faisons alors une réunion pour sélectionner les Artistes. Cela arrive que nous ayons des avis différents, selon nos styles. Nous devons accepter toutes les formes d’art.

Un salon doit ouvert à tout, à toutes les expressions.

ECP : Souvent nous ne sommes pas d’accords. Parfois, certaines créations artistiques ne me touchent pas, et pourtant Jean Marc trouve qu’il y a des bonnes choses d’un point de vue technique.

JMT : Nous en discutons tous autour de la table, en deux parties : nous faisons un premier tri en sélectionnant les artistes faisant l’unanimité, puis nous gérons les « litiges ». Chacun justifie son avis, en mettant en avant tous les critères qui font que l’artiste a sa place au salon. C’est la commission qui décide. Cela fonctionne au coup de coeur mais également à la technique ! Nous sommes tous des professionnels artistes peintres, donc nous avons un regard technique. C’est un mélange des deux.

– L’ensemble de ces Artistes participe au concours du salon. Comment se déroule ce concours ? 

ECP : Un jury, composé de huit personnes et dont nous ne faisons pas partie, Jean-Marc et moi, décerne 10 prix. Parmi eux, nous avons 4 grands prix : un pour la peinture, un pour l’aquarelle et le pastel, un pour la sculpture et un quatrième pour les techniques mixtes. Les artistes qui obtiennent ces 4 grands prix bénéficient d’un stand gratuit pour l’année suivante. Il y a également le prix de la ville de Hyères, le grand prix du jury, le prix de l’originalité et le prix des artistes. Jusqu’à maintenant nous faisions un prix du public, mais nous l’avons remplacé par le prix des artistes, pour un soucis d’équité. Chaque artiste vote pour un autre artiste du salon. Enfin, il y a le prix Reflet d’Art, décerner à l’un des artistes de l’association.

JMT : le prix des artistes est justement une bonne chose car il permet de voter au coup de coeur mais aussi selon la technique ! Entre artiste il est plus facile de juger la technique.

– Durant le Salon d’autres événements ont lieu, notamment la soirée artistique. Pouvez-vous nous en dire plus ?

JMT : Cette soirée, au cours de laquelle se déroule un concert, a lieu chaque année. La première année nous avions deux orchestres, avec la présence de Monsieur Tony Petrucciani. Les années suivantes nous avons eu des groupes de jazz manouche, une cantatrice avec un pianiste… Pour cette 8ème édition nous avons un artiste de variété internationale : Cyril MARTIN Trio. Le concert se déroule le vendredi soir, de 19h à 21h.

ECP : Cette soirée est l’occasion de faire une nocturne. Le public écoute la musique et se balade au milieu des stands… cela créé un lien.

JMT : Chaque année nous essayons de trouver un artiste différent. J’ai beaucoup d’autres idées pour les années à venir ! Pour la soirée artistique de l’an prochain, nous accueillerons une artiste avec une voix en or…

– La Salon International d’Art accueille un invité d’honneur. Comment le choisissez-vous ? 

ECP : Cette année, l’invité d’honneur est Patrick Montalto, un sculpteur. Nous le connaissons depuis longtemps comme il faisait partie de l’association il y a quelques années, et nous apprécions ses sculptures. En plus il est un artiste adorable, charmant, ouvert, et nous apprécions cela. L’année dernière il était présent au salon pour faire partie du jury. D’un commun accord nous lui avons proposé d’être invité d’honneur cette année. Lorsqu’il a vu l’ambiance régnant au salon il a immédiatement accepté.

– L’association Reflets d’Art expose régulièrement dans la région. Avez-vous d’autres expositions de prévues ? 

ECP : Les expositions à St Cyr Sur Mer sont malheureusement terminées. Toutefois, nous exposons chaque année au mois de mars à Ollioules dans la salle d’exposition du vieux moulin. Nous proposons alors à des artistes de l’association de participer. À chaque fois, tout le monde est ravi : nos artistes, la ville d’Ollioules et le maire en personne. Nous exposons aussi à Hyères, au mois d’avril, dans la galerie. Nous allons également à Cassis, aux salles voutées, où  une quinzaine d’artistes peuvent exposer. De plus, nous nous rendons annuellement au Castellet et à Pierrefeu dans la salle à côté de l’office du tourisme. En 2016, nous allons exposer à Sanary, à l’espace Saint Nazaire, avec les associations collectives de la ville, pendant 15 jours. Chaque artiste de l’association apposera un ou deux tableaux.

 

Salon international d'art de hyères festival international de hyeres

Plus d’informations:

Site internet du salon : https://sites.google.com/site/saloninternationaldart/

 

Le 4 Artist, nouveau marqueur Pébéo

vendredi 20 mai 2016

Le 12 mai 2016, dans le magasin Label Art de Six-Fours-Les-Plages, avait lieu l’inauguration du nouveau marqueur de Pébéo : le « 4 Artist ». C’est aujourd’hui pour nous l’occasion de revenir sur cette superbe soirée animée par l’artiste MIHOUB, et sur la présentation de ce nouveau marqueur, absolument unique.

4ARTIST LOGO

 

Le marqueur à l’huile Pébéo

Caractéristiques du 4Artist

Marqueur à l'huile 4Artist 2mm pointe ronde

Marqueur à l’huile 4Artist 2mm pointe ronde

Le 4Artist Marker s’apprête (et commence déjà !) à révolutionner l’approche du marqueur et de la peinture traditionnelle. Jamais marqueur à l’huile n’avait donné de tels résultats. Les couleurs, très pigmentées, confèrent à la peinture des nuances particulièrement éclatantes, bénéficiant d’un rendu hyper brillant. De plus, grâce à cette qualité pigmentaire, les 18 couleurs du nuancier jouissent d’une garantie de tenue à la lumière et dans le temps.

Grâce aux 4 mèches (2mm ronde, 4mm ronde,  8mm biseautée et 15mm plate) l’artiste varie les rendus, du détail à l’aplat.

Coup de cœur Label Art pour…

  • son séchage extrêmement rapide et homogène
  • la fidélité de couleur humide / sèche
  • les retouches après séchage pour obtenir des nuances, des dégradés ou des estompages

 

L’utilisation du marker Pébéo

Ce marqueur Pébéo exclusif profite des caractéristiques et possibilités de la peinture à l’huile, tout en y alliant les propriétés des marqueurs : finesse des traits, précision, superposition des teintes…

Son utilisation est libre : polyvalent, il s’applique sur toile, papier, bois, métaux… et même en finition de nombreuses œuvres réalisées à l’acrylique, l’huile, ou toute peinture à base de solvant. De même, il s’intègre parfaitement aux créations réalisées au Mixed-média.

Coup de cœur Label Art pour…

  • l’utilisation possible en « giclée » du marqueur, permettant de réaliser des trainées de gouttes de peinture, comme avec un pinceau.
  • la mine toujours chargée en peinture, sans jamais avoir à la réamorcer

 

Lancement du 4Artist Marker à Label Art

Dans notre article « Rencontre avec Mihoub : l’Artiste de la pleine conscience » vous aviez l’occasion de découvrir l’artiste MIHOUB : son histoire, sa carrière, son art… Le 12 mai 2016, nous avons eu la chance de profiter de la présence de cet artiste pour la soirée d’inauguration du 4artist Pébéo : animation, partages, conseils, astuces…

 

Œuvres de Mihoub exposées à Label Art

Œuvres de Mihoub exposées à Label Art

 

 

« Merci à tous pour votre présence … Merci à Pébéo et à Mihoub »

18h30. Caroline CAMPO-DUSSOUET, directrice de Label Art, lance la soirée. L’occasion de remercier une nouvelle fois Pébéo, dont le directeur France, le directeur régional et le commercial sont présents, et Mihoub. C’est également le moment de présenter l’équipe du projet : Bérangère et Karine les conseillères de vente, Sylvain le responsable d’atelier et Camille la chargée de communication.

Lancement de la soirée

Lancement de la soirée

 

«Ah mais c’est nous qui dessinons ?! Je croyais qu’on allait juste regarder…»

Quelques minutes après la déclaration de Caroline, Mihoub annonce le début des tests. Une très bonne nouvelle pour tous ces artistes et passionnés présents à la soirée. Car oui, l’heure n’est pas seulement à la contemplation et à l’écoute, mais au partage et à l’essai ! Rapidement les tables sont occupées, les toiles se recouvrent de couleurs, de traits, de points, et des formes laissent peu à peu distinguer les œuvres en création. L’effervescence est telle que même les enfants se munissent de marqueurs et de supports, pour eux aussi, s’exprimer.

utilisation des marqueurs à l'huile 4Atist Pébéo

utilisation des marqueurs à l’huile 4Atist Pébéo

 

Test des Markers 4Artist

Test des Markers 4Artist

 

«Nous allons passer au tirage au sort ! »

19h30. La soirée bat son plein. Plus de 70 personnes sont réunies dans le magasin. Christian, le doyen de l’équipe Label Art, tout juste parti à la retraite, est revenu en magasin. L’occasion pour lui d’endosser la tâche de tirer au sort les gagnants de notre jeu concours. Trois lots Pébéo sont à gagner. Quelle ne fut pas la surprise générale : une des gagnantes se trouve au magasin! Un moment de bonheur partagé.

Tirage au sort du concours Pébéo

Tirage au sort du concours Pébéo

 

« Et c’est moi. »

Vient alors le moment de tirer au sort le gagnant de la toile « Innocence » de Mihoub. Annonce du nom du gagnant. « Et c’est moi », une phrase simple pour s’identifier, et les applaudissements retentissent. L’heureux gagnant remercie chaleureusement Mihoub et Christian.

 

La soirée reprend alors son cours et se poursuit, jusqu’à 21h.

Quelques créations au Marker 4Artist

Quelques créations au Marker 4Artist

Réalisations au marker 4 Artist

Réalisations au marker 4 Artist

 

Merci encore à MIHOUB pour sa présence, sa gentillesse et sa spontanéité.

Merci à Pébéo pour l’opportunité qu’il nous a été donné d’organiser une telle soirée.

Merci à vous, les artistes, d’avoir répondu présents en si grand nombre.

Rencontre avec les organisateurs du Festival VRRRR

samedi 21 novembre 2015

Cette année, Label Art a le plaisir d’être partenaire du 4ème Festival VRRRR. Cet évènement se déroule au musée d’Art de Toulon durant le week-end des 20, 21 et 22 novembre. Hildegarde Laszak et Benoît Bottex organisent ce festival depuis ses débuts. Les deux coorganisateurs ont eu la gentillesse de m’accorder de leur temps, si précieux.

affiche vrrrr

 

Nous sommes le 19 novembre 2015, la veille de l’inauguration. Arrivée au musée d’Art, je pénètre dans une salle méconnaissable. Tout, pour le moment, n’est que bricolage de la part des artistes et des bénévoles. Grâce aux constructions de ces amoureux de l’art, les planches ont donné vie à des tables sur lesquelles les dessinateurs réaliseront leurs œuvres. D’autres planches ont quant à elles permis de réaliser des bancs pour le public. La sonorisation est installée en haut d’un grand escabeau, habillée d’un épais rideau. L’odeur de peinture fraiche mélangée à celle du bois apporte à ce lieu atypique, au sol jonché d’outils, une touche conviviale. Ce lieu, où l’on resterait volontiers, se prépare à accueillir douze dessinateurs, pas moins de vingt musiciens, et au moins autant de danseurs.

 

L’idée du Festival VRRR

Tout a commencé durant la participationdes deux coorganisateurs à des concerts dessinés. La création en direct et  l’action de dessiner devant le public les ont immédiatement conquis. Hildegarde Laszak et Benoît Bottex ont alors voulu proposer ce type d’expérience à d’autres artistes. Par chance, ils ont eu l’opportunité d’organiser un festival dans le musée. Cette possibilité de préparer un « évènement vivant » comme ils l’appellent les a tout de suite séduit. En effet, une simple exposition, « quelque chose de statique, où on prépare, on accroche et tout est terminé » n’aurait pas été satisfaisante pour les deux artistes. Avec le Festival VRRRR, les dessins sont mis dans une réalité, au cœur d’un évènement festif, proche du public. L’approche est plus humaine.

Dès le début l’intérêt pour le public est apparu comme une évidence, mais également pour les artistes, qui trouvent une relation unique et une approche particulière de la création. L’idée du festival c’est donc cela, la proposition d’un dispositif d’aménagement dans l’espace et dans le temps, pour que des dessinateurs vivent l’expérience du dessindevant le public, avec des musiciens. La notion de partage est essentielle. Le dessin n’a plus besoin d’attendre d’être dévoilé pour exister, cela se fait instantanément. Les artistes peuvent rajouter des choses ou modifier leurs œuvres selon l’activité du moment, les retours perçus, la musique… ils s’inspirent des choses existantes autour d’eux.

Le Festival VRRRR est un mélange des éléments qu’aiment ses deux organisateurs, un festival à leur image, la réalisation de ce qu’ils aiment vivre. Et cela fonctionne.

 

Photo prise par Benoît Bottex.

Préparation du festival VRRRR, par Benoît Bottex.

Les choix des artistes

Chaque artiste peut soumettre sa candidature pour participer au festival. Cette année, ils n’étaient pas moins de quarante dessinateurs à vouloir participer ! La moitié des douze dessinateurs sélectionnés est choisie parmi ces candidatures. L’autre moitié relève du choix des deux organisateurs. Leur but est de représenter un large diaporama des différentes pratiques contemporaines. D’ailleurs, le dessinateur peut devenir sculpteur ou musicien parfois, mais se passionne toujours dans des pratiques ouvertes.

Clavecin du Festival VRRRR, par Camille Jouglas

Clavecin du Festival VRRRR, par Camille Jouglas

Les bénévoles du festival VRRRR

Durant la semaine de préparation et de montage, près de vingt bénévoles ont prêté main forte à Hildegarde Laszak et Benoît Bottex. Pendant les trois jours du festival, quinze restent présents, et les douze dessinateurs se joignent au groupe, ainsi que la vingtaine de formations musicales (de un à six musiciens pour chaque groupe)… cela forme un groupe conséquent !

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Violon chinois, par Camille Jouglas

« L’art sauvera le monde » Fedor Dostoïevski

L’art… et la curiosité. Cela se ressent pendant le festival. Nul besoin d’être féru d’art contemporain ou initié à l’art pour apprécier ces instants de partage. Cet évènement est accessible à tous, il s’agit d’un moment de fête et de rencontres humaines ! Quelqu’un qui n’a jamais été intéressé par l’art, ou qui n’est même jamais allé dans un musée peut y trouver le moyen de lier des relations humaines. Il suffit juste d’être curieux et de franchir le portail…

D’ailleurs, la pratique du dessin,  qui ne nécessite que du papier et un crayon est connue et accessible à tous. Le festival met cette pratique en avant et en dévoile les qualités. En venant au festival, l’individu donne de l’importance à des choses qui pourraient paraitre légères, et pourtant… Grâce au festival, le public se rend compte que ces petites choses-là, ces libertés très légères, qui semblent dérisoires, amènent beaucoup de messages. Il faut défendre ces choses-là. Il faut défendre cette liberté-là. C’est cette liberté qui sauvera le monde, Benoît Bottex en est sûr.

 

Deux coorganisateurs-dessinateurs

Le plaisir et la liberté s’emparent forcément des deux organisateurs durant le festival. Benoît Bottex, qui fait de la musique électrique et de la clarinette, ne peut s’empêcher de jouer de la musique. D’ailleurs, au cours du week-end il jouera à plusieurs reprises du violon chinois. Hildegarde Laszak, quant à elle, ne peut résister à l’appel des crayons.

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1ère salle du Festival VRRRR, par Camille Jouglas

Le reste de l’année

Le festival VRRRR occupe les deux organisateurs pendant près de trois mois pour sa seule préparation. Le reste de l’année, le Metaxu devient leur principale activité. Il s’agit d’un lieu d’art, où sont reçus chaque semaine des artistes. L’ambiance y est très conviviale grâce à des séries d’expositions et une buvette où résonne de la musique.

 

Rendez-vous l’année prochaine !

Mais n’oubliez pas, le 4ème festival VRRRR se déroule jusqu’au dimanche 22 novembre !

 

Camille de Label Art

Voici Sandra, Artiste Créatrice d’un produit innovant pour les artistes

vendredi 12 juin 2015

Bonjour cher amis Artistes

J’ai le plaisir de partager avec vous les mots de Sandra, la créatrice d’un moyen de transport de tableaux pour artistes ingénieux et efficace. Artiste tout comme vous, Label Art l’a reçue en interview et vous livre aujourd’hui son parcours.

Sandra-04-07-2014-(11)-RSJe me présente je m’appelle Sandra Quadratus. J’ai connu la peinture en pré adolescence, c’est mon grand-père qui était peintre qui m’a transmis sa passion, je pouvais passer des heures à le regarder créer un tableau, j’ai commencé ensuite à faire des portraits au crayon, et tout doucement je me suis mise à la peinture, cela a été une révélation.

Ensuite j’ai commencé à travailler mais je continuais à peindre dès que le temps me le permettait. J’ai rencontré mon futur mari et nous avons eu 3 enfants j’ai arrêté de peindre pendant des années, car le temps me manquait mais pas l’envie. Quand mes enfants sont devenus grands, j’ai repris les pinceaux, et j’ai commencé à reprendre le chemin des expositions. C’est lors d’une de ces expo où je devais transporter 14 tableaux (on imagine aisément le résultat) que l’idée m’est venue sur le chemin du retour, je me suis dit qu’il n’était plus possible pour moi et pour les artistes peintres de transporter des toiles sous les bras ou dans des cartons.

J’ai passé une bonne partie de la nuit à dessiner le sac qui apporterait un brin de nouveauté dans le milieu de la peinture, je le voulais, pratique, utile, solide esthétique confortable et surtout de fabrication Française, l’un de ses points forts. Ensuite il m’a fallut trouver l’atelier de couture et là les choses se sont compliquées. J’ai du visiter une bonne vingtaine d’ateliers avant de trouver celui qui réaliserait enfin le travail que je souhaitais.

Pour trouver le nom de ma marque j’ai passé de nombreuses nuit éveillée, et la révélation m’est venue au bout de la cinquième nuit se sera ‘ARPRATIC’ car tourné vers le monde de l’art et pratique puisque c’est l’objectif recherché. A l’époque j’étais au chômage et c’est le pole emploi qui m’a dirigeait vers COSENS, une couveuse d’entreprise. Il a fallu que je défende mon dossier et que je prouve que j’étais motivée et que je croyais en mon projet et le projet s’est concrétisé.

Ensuite cela n’a pas été simple il fallait que je fasse connaitre un produit innovant, j’ai démarché plusieurs professionnels, j’ai participé à des concours, j’ai eu un article dans le journal, j’ai ouvert un site, j’ai participé à des marchés de créateurs et enfin je suis entré en partenariat avec des artistes peintres qui croyaient en mon projet.

Aujourd’hui si c’était à refaire je le referai, même si le chemin a été long et compliqué, c’est peut être de l’inconscience mais pour moi c’est la passion qui m’a fait avancer et qui est toujours présente aujourd’hui.

Je sais maintenant que dans la vie il ne faut jamais baisser les bras et croire en sont destin, je n’ai pas fait de grandes études, je n’avais aucune connaissance du milieu de la création, et pourtant aujourd’hui je suis créatrice d’un produit innovant.

Pour voir les sacs de Sandra, par ici ARPRATIC

 

Comment réussir à peindre une nature morte ?

lundi 9 mars 2015

Connaissez-vous la chaîne YouTube de Label Art ? Pour apprendre, découvrir et travailler sur de multiples sujets, chaque mois nous vous proposons un cours de peinture ou de dessin. Artistes débutants, amateurs ou confirmés, nous traitons tous les niveaux. Voici l’un de nos cours les plus regardés, et commentés. Retrouvez ici tous les ingrédients pour réussir votre salade de tomates, presque « à croquer véritablement » tant les jeux d’ombres et de lumières rendent cette nature morte tout à fait saisissante.

Le matériel beaux-arts

Pour cette leçon, nous utiliserons de l’acrylique Liquitex, des brosses Isabey, un châssis pour toile en coton Label Art numéro 8 figure, ainsi qu’une palette Clairefontaine.

Tous ces produits sont choisis par Label Art pour leur qualité professionnelle.

Commençons par le dessin

J’utilise pour le dessin un crayon HB Faber-Castell.

 

La création des fonds

Le dessin terminé nous allons passer à la peinture et placer nos fonds.

Je commence à appliquer un premier jus de peinture vert clair. Un vert légèrement kaki composé avec du vert de Hooker, de l’ocre jaune, du blanc, de la terre de sienne brûlée. Vous remarquerez que je ne cherche pas à obtenir un vert uniforme de manière à obtenir une surface animée.

Le grand avantage de travailler avec de l’acrylique : le matériau sèche très vite.

On va pouvoir retravailler dans le fonds sans détremper la première couche pour garnir d’avantage et commence à matierer.

Le but est d’obtenir un effet de peinture craquelée vieillie.

Pour le premier plan, je compose un petit ton bois avec du blanc, de l’ocre jaune, de la terre d’ombre brûlée et de la sienne brûlée.

Je poursuis et compose un ton bois plus foncé sur le premier plan et passer quelques touches de ce ton dans mon fonds vert comme pour faire ressortir des parties de bois là où la peinture s’est écaillée.

On continue le travail du fonds avec du noir et de la sienne brûlée, l’objectif étant de « salir notre surface » pour donner l’illusion d’un vieux bois.

On va procéder de la même manière sur le premier plan en garnissant d’avantage notre couleur.

Nous allons à présent poursuivre le travail sur le fonds avec une brosse fine pointue à former tout un jeu de craquelures.

On remarquera que pour équilibrer la composition, je vais concentrer le travail de fissures et d’écaillage de la peinture dans une partie de l’œuvre où justement il ne se passe rien.

Je peins quelques petits trous à la pointe de mon pinceau. C’est ce genre de petits détails qui vont apporter beaucoup de réalisme à notre sujet.

 

Etape suivante : le travail de la feuille de papier froissé

 

Avec du blanc chargé d’un peu d’ocre jaune, je reprends les contours. Toujours avec la même couleur chargée avec de la terre d’ombre brûlée et un peu de noir, je vais ombrer ma feuille de papier.

Cette couleur va simuler les ombres produites par le froissage du papier.

Avec un pinceau beaucoup plus fin et la même teinte plus foncée, j’affine mon travail.

Toujours avec le même pinceau cette fois chargé de blanc, je place mes lumières.

Sans oublier l’ombre de la punaise qui maintient le papier accroché.

 

Etape suivante : les lumières et les ombres

 

Je poursuis mon travail en m’attaquant à la peinture des tomates.

Je précise mes contours avec du blanc de façon à travailler sur un fond propre. Pendant que le fonds des tomates sèches, on va travailler les lumières et les ombres sur tout ce travail de craquelures.

J’attaque ensuite les ombres portées de chaque élément sur le fonds, en commençant par la feuille avec un jus de terre d’ombre brûlée, noir avec un peu de vert. Un petit frottement du doigt pour produire une légère estompe. Dans la foulée, nous allons aussi représenter les ombres portées sur le plan en bois, les tomates et les pots, avec un mélange de noir, terre de Sienne brûlée et un peu d’eau.

 

Etape suivante : les tomates

 

Je commence à placer un ton jaune clair là où la tomate est frappée de lumière. Puis, je fonce ma couleur avec un petit peu de vert de Hooker et d’avantage de jaune. J’ai, dans mon mélange, ajouté un soupçon de rouge, pour travailler le volume et commencer à peindre les parties plus sombres. Je nettoie bien mes pinceaux et m’attaque à la peinture des tomates mures et rouges, rouges que j’obtiens avec un mélange de rouge et de jaune, et un soupçon de blanc pour la partie claire de la tomate. Puis du rouge et de la terre de Sienne brûlée pour m’attaquer aux valeurs plus sombres de la tomate voisine.

Avec une brosse plus petite j’affine ce travail et je précise le contour des tomates avec une ombre forte.

 

Etape suivante : le travail de matière sur le pots

 

Avec un mélange de blanc, ocre jaune, terre d’ombre brûlée, et terre de Sienne brûlée, blanc, je mélange toutes ces couleurs de façon irrégulière pour faire vibrer et transparaitre la matière au maximum.

Après avoir placé mon ton de fonds pour les pots, je place mes ombres et lumières : ma teinte de base avec du blanc pour les lumières très douces puis les ombres avec un mélange de terre de Sienne brûlée, de blanc et d’ocre jaune, de rouge et un peu de terre d’ombre brûlée.

Dans un premier temps, je peins des ombres douces que je vais accentuer au fil de mon travail.

J’affine à présent mon travail avec une brosse plus petite et une ombre plus soutenue à base de terre de Sienne brûlée et de terre d’ombre brûlée. Je procède à quelques repiquages à la martre pointue. Toujours au pinceau martre pointure, je place des rehauts de lumière sur mes arrêtes. Je place des touches de blanc à la martre pointue que je fonds avec le doigt pour accentuer les zones de lumière.

 

Etape suivante : la peinture des détails du trompe-l’œil

 

Avec un mélange de vert de Hooker et de terre de Sienne brûlée, je m’attaque à la peinture des queues de tomates. Puis je reprends les tons d’ombres des tomates pour les placer sur ombres des queues des tomates. Avec un mélange de blanc, jaune et vert je place mes lumières sur les feuilles. Je passe ensuite des ombres avec du vert plus de la terre d’ombre brûlée, quelques rehauts de lumière sur les feuilles, et pour terminer ses tomates de beaux rehauts blancs pour suggérer de la brillance.

Pour terminer, au pinceau martre pointu, j’écris un petit mot en prenant soin de suivre les plis du papier.

 

Pour clore cette leçon de peinture, on retiendra que la réussite d’un trompe-l’œil dépend de la précision du trait, de la richesse d’éléments et de matière, et comme tout tableau, d’un bon équilibre des masses, avec ici une composition triangulaire, entre les tomates, le papier et le pot (classique mais efficace) et une belle harmonie de couleurs comme on peut le voir sur le sujet avec le vert du fond et le rouge des tomates : couleurs complémentaires.

 

Voir tous nos cours de peintures

 

Laissez-vous porter par l’Art rupestre

lundi 9 février 2015

Jean-Michel BASQUIAT, Centre national d’art et de culture Georges-Pompidou

Chez Label Art on aime la peinture sous toutes ses formes, et aujourd’hui on a décidé de s’intéresser aux racines mêmes du dessin : l’Art rupestre. On a tous en mémoire les magnifiques fresques des grottes de Lascaux comme unique référence à la peinture rupestre. J’avais envie d’avoir un nouveau regard sur ces œuvres primitives, impressionnantes de forces et de beauté, tout simplement car au fil de connaissances et d’expériences acquises, nos jugements, nos appréciations et surtout nos sensibilités évoluent.

De quoi traitait l’Art rupestre ?

J’ai ouvert plusieurs livres, consulté des images sur le net, pour me nourrir de ces multiples exemples de peintures. Des grottes de Lascaux, aux peintures aborigènes, en passant l’Asie, l’Afrique et aussi l’Amérique, l’écriture reste similaire. Des formes simples, un dessin rudimentaire avec des trais appuyés et forts, une mise en couleur très réduite, sur des surfaces brutes comme la pierre, le bois et le cuir, les prémices de pochoir, définissent le langage iconographique de l’art primitif.  Pour les sujets traités, on retrouve des images d’animaux, des scènes de chasse, des scènes de vie, de rituels sociétaux, religieux, et parfois des scènes érotiques (à croire que le sexe reste une source de préoccupation inhérent à l’espèce humaine depuis ses origines ! lol), et des signes symboliques d’idées.

Les techniques n’étaient pas compliquées, se résumant à utiliser des outils très basiques comme la main, des bâtons de charbon, des poudres colorantes naturelles comme des ocres et du sang. Spontanéité, force, simplification, écriture plus symboliste que réaliste, voir naïve, ainsi pourrait on définir la peinture rupestre. Et bien en « redécouvrant l’art de nos ancêtres », et parce que quelques temps plus tôt j’avais contemplé un tableau de Basquiat, j’ai fait une corrélation qui apparaît quasi évidente entre l’art rupestre et l’art brut. J’ai comparé des œuvres de ce peintre, puis d’autres tel que Dubuffet (l’initiateur de l’art brut comme courant artistique), ainsi que beaucoup d’autres non connus. L’écriture, le style, et l’essence même de ces icônes sont similaires.

Un pont vers l’Art spontané et libre

L’art brut, que l’on retrouve aussi dans la rue, sur nos murs, sous forme de graffitis, de pochoir, relève de cette même envie de représenter le monde avec des outils simples et sans techniques issue d’un enseignement académique, scolaire ou autre. L’expression est directe, vive, violente parfois, spontanée, sans prétentions culturelles, ni intellectuelles, n’obéissant pas au canon esthétique mais avec néanmoins une recherche d’une certaine beauté.

La seule volonté est de peindre pour donner une représentation de la vie. L’œuvre devient alors, dans un langage et un style brutes, un témoignage du présent, de ce qui fait le quotidien de l’homme, ses us et coutumes.

J’adore ce style. Armée de mes techniques, mes habitudes,  mon expérience, mes références, ma culture, peindre de cette manière est très difficile pourtant. Il faut soit n’avoir connu aucun apprentissage ou en faire une totale abstraction. Oublier son savoir, s’en libérer pour s’exprimer comme le faisaient nos ancêtres de Cro-Magnon.

Peindre en s’imprégnant de l’Art rupestre

C’est possible. Voici quelques clés pour y parvenir :

Le support en premier lieu devra être une surface brute évidement. Du bois, du carton, et si c’est un châssis entoilé, travailler sa matière avec des gels de structure dont j’ai déjà parlé à l’occasion d’autres articles ou utiliser une toile en lin brut apprêtée avec un gesso transparent (type Natura). Ensuite, on y va alla prima avec des outils qui réduisent précision et détail. On dessine à la pierre noire, au fusain, au pastel, des feutres, on colore avant, par dessus, avec les doigts, des grosses brosses avec rapidité, avec des jus d’acryliques, des aplats précis, des projections de peinture, des coulures sans trop se soucier de produire un rendu figuratif, réaliste. Les enfants y arrivent très bien, jusqu’à un certain âge où ils évoluent vers une recherche picturale différente de ce qu’ils produisent quand leur esprit et leurs connaissances ne sont pas envahis de repères éduqués, organisés et structurés.

C’est ça aussi la peinture rupestre. Un art exempt de connaissances et techniques élaborées.

Comme quoi, même sans bagages techniques la peinture est possible pour tous. C’est une affaire d’expression et un terrain de liberté.

Pour aller plus loin :

« Le » Gombrich : Histoire de l’Art

Des peintures rupestres jusqu’à aujourd’hui, l’auteur vous éblouira par ses connaissances et son savoir. L’un des ouvrages sur l’Art le plus documentés et précis de ces cinquante dernières années.