Archive pour la catégorie ‘Bons plans du moment’

Set Cotman : pour bien démarrer

Mardi 6 décembre 2011

Coffret aquarelle Cotman

Ce qu’il faut bien avoir en tête lorsque l’on achète ce coffret, c’est qu’il s’agit du set tout premier choix d’une aquarelle de qualité étude, et conçu avant tout pour nous faire découvrir cette merveilleuse technique. Il ne faut donc pas le juger de façon trop sévère. En partant de là, on ne peut être qu’agréablement surpris.

Le meilleur atout de ce coffret, c’est qu’on peut le glisser sans problème dans la poche et l’emporter absolument partout, lors d’ateliers créatifs ou pour la peinture en plein air. Son système de fermeture bien solide fait en sorte qu’il ne risque absolument pas de s’ouvrir accidentellement.

Je reprocherai juste au pinceau escamotable fourni avec le set de s’user assez vite au niveau des encoches d’emboîtage, si bien que j’ai fini par fixer les deux morceaux avec du ruban adhésif. Cela ne l’empêche pas de tenir dans la boîte une fois fermée, mais les poils du pinceau sont du coup mis à rude épreuve. Autre petit défaut, le couvercle prévu pour les mélanges n’est pas vraiment conçu pour être démonté, et son nettoyage sans enlever les 1/2 godets n’est pas ce qu’il y a de plus facile…

J’ai testé pour la première fois cette aquarelle il y a quelques années. J’ai été surprise par son fort pouvoir colorant, on sent qu’il y a du Winsor & Newton là-dedans. Elle est néanmoins plus mate et moins transparente que la Van Gogh, je l’utilise donc avant tout là où j’ai besoin d’un peu plus d’opacité dans mes lavis, bien que depuis je lui préfère l’Artist’s Water Color, son équivalent en extra-fine.

La Cotman reste malgré tout très intéressante et avantageuse pour ceux qui souhaitent découvrir l’aquarelle, en complétant à merveille la Van Gogh. Vous exploitez ainsi le meilleur des deux gammes à petit prix.

Voir le coffret : cliquez ici

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Faber-Castell et Conté à Paris

Mercredi 16 novembre 2011
Dessiner, un Art, une passion

Dessiner, un Art, une passion

J’adore dessiner et je possède pour mon plus grand plaisir une très grande variété de crayon en tout genre. De la mine graphite, à la pierre noire, en passant par le fusain, la sanguine, c’est autant de matériaux pour à chaque fois une écriture et technique différente et précise.

Il y a le dessin tout simple à la mine graphite HB que l’on peut renforcer au 2B ; les dessins à la pierre noire, tendre et intense pour des noirs profonds ; les esquisses au fusain avec de beaux dégradés et fondus, et les dessins tout en finesse et subtilité avec les sanguines ou les sépias.

Les crayons graphites HB, on en trouve partout pour quelques centimes. Mais pour les autres, le coût à l’unité dans les magasins spécialisés peut s’avérer onéreux. On a alors le réflexe d’acheter le strict minimum et oublier les mines moins « classiques ». C’est un tort. Notre domaine d’expérimentation s’en trouve restreint. Pour éviter cela et se forcer à essayer d’autres outils, d’autres techniques, je préconise d’acheter des kits complets.

Ainsi dans ces boîtes, on dispose de mines graphites, de pierres noires, sanguines, sépias, gomme, fusains, blancs (pour les rehauts de lumières), avec plusieurs graduation (du H jusqu’au 3B).

Ces boîtes nous offrent ainsi tout un panel d’outils pour varier nos dessins.

Parmi celle-ci j’aime tout particulièrement les boîtes métal Conté à Paris et Faber-Castell. La qualité et la diversité des crayons sont des atouts idéaux pour réaliser de belles esquisses.

A découvrir…

Pour une fois …. mieux vaut des regrets que des remords !

Lundi 18 juillet 2011
Parfois le repos incite à la créativité ! ;-)

Parfois le repos incite à la créativité ! ;-)

Il y a des jours sans et des jours avec ! Quoi me direz-vous ? Cela peut être le feeling, la motivation, l’envie ou la réussite. En peinture, s’il vous manque un de ces caractères, le résultat ne sera que décevant.

Tout ça pour vous dire qu’il faut prendre le temps d’une pause. S’entêter, s’acharner sur un sujet quand le cœur n’y est pas, et peindre par obligation ne mènent nulle part. Il est parfois et même nécessairement bon de s’accorder des pauses.

Il m’est arrivé de vouloir absolument finir un tableau un jour pour diverses raisons que je garderai pour moi afin d’éviter les moqueries (chacun ses petits secrets). En fin de compte je me suis énervée dessus ; j’ai peint sans plaisir, et j’ai été plus que déçue de mon tableau. Il a fini aux oubliettes ! Plus jamais je ne ferai de nouveau cette erreur.

Alors maintenant, je prends le temps. Je marque souvent des pauses, plus ou moins longues. Cela va du temps pour prendre un thé (je vous recommande le Margaret’s Hope, un pur délice), une journée shopping (bah oui, les soldes c’est en ce moment !), une nuit de sommeil, ou …. des vacances aux caraïbes (et le poulet boucané sur l’îlet Gosier). S’arrêter pour ne pas saturer. Et puis marquer des pauses possède un autre avantage. Vous aurez ainsi un regard différent, plus frais et plus constructif sur votre œuvre.

Suivez mon conseil …

Les règles d’or pour peindre un ciel

Lundi 30 mai 2011
Peindre un ciel

Peindre un ciel

Peindre un ciel est plus difficile qu’il n’y parait. Un ciel n’est pas qu’une surface bleu uniforme. Voici quelques clés pour en faire de magnifique. Le premier obstacle est le choix du bleu. Là tout est affaire de gout. On pourra prendre du bleu outremer, de cobalt, primaire, cerleum, avec une pointe ou pas de phtalocyanine, à mélanger évidement avec du blanc.

On prendra soin de réaliser un beau dégradé de bleu moyen à très clair sur l’horizon. Pour ce faire on ajoutera plus de blanc à notre mélange au fur et à mesure que l’on descend vers l’horizon. Cet effet qui donne une profondeur remarquable au ciel, est observable dans la réalité.

Ensuite vient le traitement des nuages. Pour de petits nuages légers et fondus il suffit de poser des paquets de blanc pur, ou additionnés d’une pointe de terre de sienne naturelle et les fondre partiellement avec le bleu. Pour de gros nuages massifs, il faudra tout d’abord réserver des zones ou l’on ne peindra pas en bleu. Ce travail d’anticipation nécessite un peu d’expérimentation, car il faut dessiner nos nuages comme on dessinerait des fruits, et savoir exactement ou les placer. Pour interpréter leur volume, on jouera sur trois valeurs : du blanc pur pour les parties éclairées ; du crème fait de blanc plus de la terre de sienne naturelle pour la masse ; et du gris fait de blanc plus du bleu plus de la terre d’ombre brûlée pour les ombres. On fond le tout, place quelques zones nettes en périphérie et d’autres plus floues. Pour enrichir notre peinture on pourra jouer sur différentes valeurs de gris pour les ombres.

Après séchage, on pourra rehausser en blanc certains nuages et placer ici et là quelques voiles blanc, crème ou gris par-dessus le bleu, plus ou moins transparents, en léger frottis.

Ce sont les premières règles d’or pour peindre de jolis ciels. Je conseille aussi pour s’exercer à représenter les nuages de s’inspirer des ciels des maîtres flamands

Tout pour peindre le ciel : cliquez ici

Message important pour ceux qui souhaitent exposer …

Vendredi 27 mai 2011

Ce matin j’ai retrouvé ma pauvre amie Chloé toute contrariée. Contactée par une galerie, (qui avait soit disant remarqué son travail) elle était toute fière à l’idée d’exposer ses œuvres dans un lieu « prestigieux ».

Mais pour exposer, cette galerie lui demandait un droit d’accrochage plus une participation financière pour l’édition des catalogues, des affiches et des cartons d’invitation. Belle arnaque ! Elle a eu heureusement la présence d’esprit de refuser lors de son premier rendez vous. Des galeries comme celle-ci fourmillent. De même que les salons d’art qui vous réclament des sommes astronomiques pour exposer. Ils ne font généralement pas de communications, et l’organisation est souvent catastrophique. Leur ambition est juste de récolter un maximum de peintre pour rentabiliser. Les peintres rentrent pratiquement toujours bredouille de ces lieux.

Alors de grâce méfiez vous et ne donnez plus d’argent à ces malfaisants. Une vrai galerie prendra uniquement sa commission sur les ventes mais ne vous infligera pas de frais.

Nous autres peintres sommes souvent en quête de reconnaissances et appréciations. Ces marchands de cimaises le savent et en profitent.

Le top pour exposer ses toiles et se faire connaître, est d’organiser une expo dans son atelier, dans une mairie, un centre culturel, ouvert à tous…et pourquoi pas dans son jardin, par un beau weekend d’été.

Les recettes pour vous faire connaître !

Mardi 26 avril 2011

Vous allez me trouver bien curieuse peut-être, mais voilà, je vous livre une question qui me titillait de poser à mes amis peintres depuis quelques temps et qui s’est traduite par une véritable enquête de ma part :

« Comment vous êtes-vous fait connaître ? »

Question intéressante, n’est-ce pas ? Et en bonne copine, je vous fais part des résultats de cette enquête…

Pour se faire connaître : chacun sa stratégie !

Chacun sa réflexion, voici trois témoignages :

J’ai d’abord commencé par Georges, un ami architecte de papa. Georges est un bon vivant qui aime deux choses dans la vie : cuisiner et peindre. A la retraite il s’est tout naturellement remis à peindre (il a fait les beaux-arts à Oran) car c’est une vraie passion pour lui. Son style est traditionnel, figuratif et il peint à l’huile.

Témoignage de Georges.

G. – Ma chère Elisa, la commercialisation de mes peintures ne s’est pas faite d’un coup de baguette magique. Après avoir pas mal pataugé dans toutes les directions, j’ai enfin réussi à trouver « le » créneau qui m’a fait connaître. Comme tu le sais, j’habite une région viticole où sont établies des caves prestigieuses, je me suis mis à peindre tout ce qui avait trait au vin… Tout y est passé : les courbes douces et veloutées des vignes étagées le long des collines ensoleillées, Bacchus en train de festoyer, la lumière jouant sur des bouteilles de vin couleur rubis, les vendangeurs au travail, etc… etc…

Et puis, avec quelques tableaux sous le bras, j’ai commencé à démarcher les cavistes. J’ose à peine te raconter le succès que j’ai eu enfin, après toutes ces années de galère ! Maintenant, ce sont les cavistes qui me téléphonent pour me réclamer de nouvelles expositions car elles leurs amènent beaucoup de monde.

E. – Mais alors, tu t’es enfermé dans un seul thème ! Quelle horreur !

G. – Pas du tout. Les clients qui m’ont acheté ces tableaux m’ont commandé ensuite des portraits de leur famille, de leurs animaux, de leur résidence. Ils sont venus à mon atelier et ils m’envoient d’autres clients.

E. – Bref, tu es un artiste heureux.

G. – Oui, on peut le dire.

Ensuite, j’ai rencontré Isabelle, mariée, mère de trois turbulents galopins et qui s’est spécialisée dans les portraits d’enfants. Elle place ses petits modèles dans un environnement qui reflète au mieux leur personnalité et leurs goûts. Auparavant elle a un long entretien avec les parents pour mieux connaître le caractère des enfants.

Témoignage d’Isabelle.

I. – Pour me faire connaître, j’ai frappé fort ! Je me suis payée un « publi-reportage » dans un magazine d’arts très connu…

E. – Tu peux nous en dévoiler le coût ?

I. – Le publi-reportage s’étalait sur deux pages avec beaucoup de photos de mes tableaux. Il était superbement mis en page et le rédactionnel était très valorisant. Il m’a coûté de mémoire environ 3000 euros.

E. – C’est un sacré investissement !

I. – Il était nécessaire pour que je démarre la commercialisation de mes portraits d’enfants.

E. – Tes clients sont devenus ensuite tes ambassadeurs ?

I. – Oui d’ailleurs c’est comme ça que je les appelle… Mais tu sais, je ne ménage pas ma peine, car je fais une sorte de « newsletter » pour les tenir informés régulièrement de mon activité artistique. De plus, je continue à déposer des petites publicités dans les maternités et sur le comptoir des magasins de jouets.

Mon frère (qui ne me lâche jamais…) s’est intéressé à mon enquête et s’est proposé de me faire rencontrer l’un de ses copains Jérôme. J’ai tout de suite adoré le style de Jérôme qui me fait un peu penser aux œuvres de Basquiat. Il peint d’immenses fresques à l’acrylique. Ses peintures dénoncent les agressions de notre vie actuelle.

Témoignage de Jérôme.

J. – Amusant ton enquête. Et je ne te surprends pas si je te dis qu’il n’y a pas « une » façon de se faire connaître, mais plein de façons… Pour ma part, je suis né avec un ordinateur greffé au bout des doigts, alors j’y vais à fond sur la toile !

E. – Explique-toi…

J. – Un copain m’a filmé en plein travail et j’ai mis la vidéo sur Youtube. J’utilise aussi les réseaux sociaux comme Facebook, Viadeo, Linkedin, Twitter…

E. – Qu’est-ce que cela t’a rapporté ?

J. – J’ai été remarqué par un galeriste en Belgique qui m’a proposé une exposition.

E. – Une vraie ?

J. – Une vraie de vraie… Pas une exposition avec une location de murs à ma charge, si c’est ce que tu veux dire. Je n’ai rien eu à débourser. Tous les frais ont été pris en charge par le galeriste qui croit en ce que je fais. Tout a été payé par la galerie : frais d’inauguration, d’affichage, d’invitations, de dossiers de presse. Le jour du vernissage, j’ai vendu 4 fresques.

E. – Et ensuite ?

J. – J’ai laissé en dépôt quelques œuvres car le galeriste a un carnet d’adresses bien fourni et il va proposer mes fresques à des clients qui n’ont pas pu assister à mon expo. J’estime que c’est un beau début, mais j’ai bien conscience que je ne peux pas vivre uniquement de ma peinture et qu’il me faut une activité salariée en parallèle. Néanmoins, je considère cette expérience comme très positive.

A suivre…

La cote officielle d’un artiste, comment ça marche ?

Mercredi 2 mars 2011
la cote d'un Artiste

la cote d

VOS QUESTIONS A ELISA…

Adjugé !

Nous sommes à Londres le mercredi 16 Février 2011 chez Christie’s et l’ambiance est électrique. Le regard perçant du commissaire priseur fait le tour de la salle des ventes.

- Adjugé ! dit-il en abattant son marteau d’une main ferme.

Un auto portrait géant du « pape du Pop-Art », le New-Yorkais Andy Warhol vient d’être adjugé pour … 12,8 millions d’euros ! soit le double des estimations de départ de Christie’s.

La cote d’Andy Warhol s’envole chaque année sur le marché de l’art. Les collectionneurs qui ont acheté du Warhol il y a quelques temps ont facilement quadriplé leur mise.

Quinze jours auparavant, le Mercredi 2 Février 2011 chez Sotheby’s c’est une œuvre du maître surréaliste Salvador Dali qui s’envole à 15,8 millions d’euros justifiant ainsi son anagramme : « avida dollars » !

Le marché de l’art

La cote d’un artiste évolue en fonction de ses résultats officiels de vente.

Ne vous précipitez pas sur vos factures pour connaître la moyenne du prix de vente de vos oeuvres. Les seules références dont on tient compte pour coter officiellement un artiste sur le marché de l’art sont celles des ventes réalisées et enregistrées dans les ventes aux enchères dans le monde entier.

« Pourquoi, me direz-vous, les collectionneurs ne tiennent-ils pas compte du prix des ventes dans les salons, dans les galeries, etc … ? »

Tout simplement parce que les prix pratiqués dans ces cas là sont établis d’une manière unilatérale par vous ou par le galeriste.

La loi de l’offre et de la demande est l’élément qui stimule la cote officielle de l’artiste, comme les actions en bourse.

Si vous voulez être coté officiellement sur le marché de l’art, il faut obligatoirement passer en adjudications en salles des ventes. C’est la voie royale pour l’artiste. Ces ventes aux enchères officielles permettent d’entrer dans la cour des grands du marché de l’art.

Guides de référence du marché de l’art

Il existe plusieurs sites sur Internet qui rendent compte du marché de l’art (la consultation est payante – on peut prendre un abonnement à l’année). En voici quelques-uns pour exemple :

Artprice (www.artprice.fr)

Artnet (www.artnet.fr)

Auction (www.auction.fr)

ArtCult (www.artcult.fr)

Artvalue (www.artvalue.fr)

Akoun (www.akoun.com)

AskART (www.askart.com)

Benezit (www.benezit.com)

FindArtinfo (www.findartinfo.com)

The Mei Moses Index (www.artasanasset.com)

Etc…

On peut aussi se renseigner auprès des grandes maisons de ventes aux enchères, comme par exemple :

La gazette Drouot (www.gazette-drouot.com)

Artcurial (www.artcurial.com)

Tajan (www.tajan.com)

Christie’s (www.christies.com)

Sotheby’s (www.sothebys.com)

Etc…

Comment se faire admettre dans le saint du saint ?

Se rendre chez un commissaire priseur, il y en a forcément dans votre ville ou votre région et lui confier une ou plusieurs de vos œuvres à mettre aux enchères. Les frais de dossier sont en général assez élevés et le calendrier des ventes très… chargé. Mais si vos œuvres sont vendues, vous voilà officiellement admis dans la cour des grands sur le marché de l’art !

Lucas Cranach : artiste ou chef d’entreprise ?

Mercredi 2 mars 2011

De son temps, au XVIème siècle, Lucas Cranach cumulait charges et honneurs. Aujourd’hui il fait encore parler de lui. Outre les multiples expositions qui lui sont consacrées un peu partout dans le monde, le Louvre vient d’ouvrir une souscription publique pour acquérir le tableau intitulé « Les Trois Grâces » représentant trois jeunes femmes fort dénudées. Il manquait au Louvre la bagatelle d’un million d’euros pour arriver au quatre millions demandés par le vendeur.

Eh bien, bingo ! Le Louvre a réuni cette somme à peine un mois après le lancement de son opération. Plus de 5 000 donateurs ont participé. La moyenne des dons s’échelonnait de 1 à 500 euros, avec des participations exceptionnelles allant de 10 000 à 40 000 euros. Quand on aime, on ne compte pas !

L’INVENTEUR DE LA PEINTURE ÉROTIQUE

Cranach

Cranach

A l’heure où Facebook retire la photo du tableau de Courbet intitulée « L’origine du monde » qui montre en gros plan le sexe d’une femme, les expositions à Francfort, Londres, Rome, Bruxelles, Paris, font la part belle aux nus sensuels et troublants de Lucas Cranach. Allez comprendre où se niche la pudeur !

Ses peintures grandeur nature ne cachent rien de l’anatomie des dames. En général il s’agit de très jeunes filles à peine pubères. Elles ont le regard en coin et désignent leur sexe en pointant un doigt, ou un poignard ou une branche d’arbre. Elles se drapent volontiers de voiles de pure transparence, de bijoux opulents et de chapeaux posés d’une manière coquine sur le côté. Ces éléments témoignent d’une façon significative de l’intention érotique de l’artiste.

En règle générale, la peau très pâle de ses modèles se détache sur un fond sombre. Le contraste visuel rend les jeunes femmes encore plus désirables.

LUCAS CRANACH SUPER STAR

Ah ! La magie du petit écran … Je me demande ce que ce cher Lucas aurait pensé en voyant l’une de ses toiles au générique de la série culte américaine « Desperate Housewives » où l’on peut admirer son « Adam et Eve ».

Je crois qu’il aurait beaucoup aimé car il était très opportuniste. Il est né le 4 octobre 1472 en Allemagne du sud. Le seul auto-portrait que nous ayons de lui, le représente à l’âge de 60 ans avec un visage large et barbu, des traits sévères et un regard incisif et déterminé.

Son parcours aura été remarquable. Peintre et graveur de talent, il a su tout de suite se faire remarquer et il a pu rapidement acquérir la charge enviée d’artiste de cour. C’était un notable riche et influent qui alla jusqu’à fonder une imprimerie pour éditer les écrits de son meilleur ami : le sévère Martin Luther, artisan de la Réforme.

UN HOMME D’AFFAIRES AVISÉ

Comme les commandes de tableaux affluaient, il ne pouvait y faire face tout seul. Il employa donc ses deux fils : Hans et Lucas-le-jeune ainsi qu’une dizaine de peintres. L’énorme succès que son atelier rencontrait l’incita à décliner ses tableaux sous des formes variées. Il mit au point des standards interchangeables de mains, pieds, attitudes, etc… consignés dans des catalogues qui lui permettaient une production quasi industrielle !

On a recensé pas moins de 39 Vénus, 35 Lucrèce, 35 Eve 19 Judith et 12 Aphrodite sorties de son atelier.

Son style est reconnaissable entre tous : la taille de ses dames est souple, le corps longiligne, les seins menus, le visage en cœur, les yeux en amande et le teint laiteux. C’était un canon de nus qu’il avait mis au point au fil des ans pour être facilement reproductible.

UNE SIGNATURE TRÈS … PERSONNELLE

Le roi Frédéric III de Saxe lui avait accordé des armoiries dont l’animal héraldique lui servira de signature. Il s’agissait d’un serpent aux ailes déployées. Après la mort de son fils aîné en 1537 à l’âge de 23 ans, sa signature en portera le deuil… Désormais, le serpent aura ses ailes abaissées.

MIEUX LE CONNAITRE

Exposition au Musée du Luxembourg à Paris

« Lucas Cranach et son temps » du 9 Février 2011 au 23 Mai 2011

Un bon plan pour exposer

Mercredi 14 juillet 2010

A tous les amis artistes, galeries et amateurs d’art, voici LE SITE qu’il vous faut pour créer votre réseau, exposer, vendre, communiquer, échanger en direct avec tous les passionnés d’art sur internet :  http://www.lesartsenregion.com
Merci de diffuser l’adresse du site au plus grand nombre. Ca peut intéresser vos amis, les amis de vos amis etc….

Huile Fine by Lefranc & Bourgeois

Jeudi 8 avril 2010

Depuis près de trois siècles, Lefranc & Bourgeois met tout son savoir et ses innovations technologiques au service des artistes.

Quand les peintres utilisent pour la première fois une huile siccative et une résine tendre en tant que liant de broyage des pigments (Van Eyck 1410), ils découvrent une matière noble, pleine de subtilité et de finesse, permettant la reprise du travail dans le frais, et une bonne résistance à l’humidité.

L’école vénitienne reprendra a recette flamande en l’adaptant vers plus de vivacité, plus de force et de vigueur.

La peinture à l’huile acquiert ses lettres de noblesse.

Aujourd’hui, au début du XXIème siècle, Lefranc & Bourgeois a mis au point une nouvelle gamme de couleurs à l’huile intégrant les toutes dernières innovations de la chimie pigmentaire, et propose ainsi une synthèse des couleurs les plus incontournables de la palette de l’Artiste.

Le nom de cette gamme est Fine. Elle bénéficie de tout contrôle et la maîtrise de leur métier d’artisan de la couleur, qui depuis 1720 œuvre à mettre à la disposition des artistes les formulations les plus adaptées à leurs besoins.

Fine est proposée par Label Art en deux formats : 40 ml et 150 ml.

Les 50 couleurs vous offrent une palette complète pour vos mélanges et l’utilisation de nuances spécifiques. Elles ont été sélectionnées parmi les plus utilisées et Lefranc & Bourgeois a limité volontairement le choix en couleurs dégradées (teintes proposées avec adjonction de blanc) pour vous laisser une totale liberté dans votre recherche de tons et de valeurs.

Le broyage est réalisé dans le plus pur respect des traditions. Lefranc & Bourgeois utilise des broyeurs tri-cylindres (granit ou acier) mis au point à la seconde moitié du XIXème siècle.  Plus le nombre de broyage est élevé, moins il y a d’agrégats et plus la pâte est lisse et uniformément colorée.

Les huiles Fine de Lefranc & Bourgeois se caractérisent donc par l’extrême finesse de leur broyage.

Une recherche rigoureuse et très sélective des meilleurs pigments a permis de vous offrir des couleurs exceptionnelles, avec des tenues lumière excellentes comme le vert émeraude, les jaune, rouge et bleu primaires, le ton rouge de cadmium clair et blanc de titane.

Lefranc & Bourgeois vous propose également des couleurs issues de sa gamme extra-fine, qui ont acquis une très forte notoriété auprès des artistes, comme le ton vert Véronèse, la terre verte, le bleu Rex ou encore le brun Van Dyck ou le gris de Payne.

La gamme offre également un parfait équilibre entre opacité et transparence. Ainsi, vous trouverez une large gamme de couleurs opaques, en sélectionnant les différents cadmiums imitation de très haute qualité, dans la gamme de jaune, orange ou rouge, et qui conservent une forte intensité, même après mélange au blanc, mais également à travers le bleu turquoise ou le jaune brillant clair, à la fois lumineux et opaque.

Vous découvrirez aussi des nuances pures et très sombres en ton plein, telle que le rose de quinacridone, qui vous surprendra par sa vivacité et sa puissance, le vert de chrome clair ou le violet rouge, nuances que l’on pourra dégrader avec du blanc, pour que ses tonalités s’expriment à des degrés différents d’intensité.

Enfin, la gamme dispose de deux nuances métalliques aux reflets doré ou argenté, qui vous séduiront.

Info plus :

  • Les liants utilisés sont l’huile de lin pour toutes les couleurs, et l’huile de soja pour les trois blancs (afin d’éviter leur jaunissement dans le temps)
  • 43 nuances sur les 50 sont dotées d’une excellente tenue à la lumière, de par la sélection des pigments
  • Pureté des teintes : 24 couleurs de la gamme sont monopigmentaires, dont les trois primaire. L’utilisation d’un pigment unique permet des tonalités plus propres et plus vives des mélanges.

Enfin, cette gamme bénéficie actuellement d’un prix net promotionnel très avantageux, puisqu’elle vous est proposée à seulement 4,99 euros le tube de 150 ml

Cette offre est valable jusqu’au 30 avril.