Archive pour la catégorie ‘Mes sites coup de coeur’

Festival International de Street Painting de Toulon 2017

vendredi 16 juin 2017

Comme nous vous l’annoncions dans notre précédent article au sujet du Festival de Street Painting de Toulon, le week-end des 3 et 4 juin prévoyait d’être haut en couleurs… promesse tenue !

Nous nous résistons pas à l’envie de partager avec vous des photos que nous avons pu prendre, des moments uniques partagés avec des Artistes doués, qui nous ont fait voyager deux jours durant…

Des Artistes peintres de Toulon et d’ailleurs

36 artistes peintres réunis pour l'occasion !

36 artistes peintres réunis pour l’occasion !

Ils venaient de Toulon, de Var, de la région PACA, de France et d’ailleurs.. et ils étaient incroyables ! Chaque année, ces Artistes se retrouvent autour d’un thème commun pour le Festival Street Painting de Toulon. Cette année, vous le savez probablement déjà, le thème choisi était le Jazz !

Samedi, dès 10 heures, nos Artistes préparaient leurs emplacement… avec du Coca ! Celui-ci agit comme un fixatif au sol.

Durant le festival, les Artistes ne peuvent utiliser que leurs pastels mais aucun fixatif !

 

Début des réalisations pour Sergio Moreno, Larisa Moise, Gerardo Genovese et Laully

Début des réalisations pour Sergio Moreno, Larisa Moise, Gerardo Genovese et Laully

Les oeuvres prennent peu à peu forme tandis que le soleil et la chaleur s’accentuent !

Les Artistes s'abritent du soleil...

Les Artistes s’abritent du soleil…

Pendant tout le week-end, l’équipe de Label Art avait la chance d’être présente. L’occasion de rencontrer les artistes, découvrir leur parcours, comprendre la démarche de leur réalisation sur le thème du Jazz…

L’oeuvre de Larisa Moise, Artiste Moldave présente lors du festival, a été reprise et partagé sur internet par l’homme qu’elle représente : Kamasi Washington ! Un jazzman reconnu à l’international !

Portrait de Kamasi Washington, par Larisa Moise

Portrait de Kamasi Washington, par Larisa Moise

L’oeuvre de l’Artiste peintre Sandrot a quant à elle donné le vertige à plus d’un spectateur…

Oeuvre de Sandrot Artiste Peintre

Oeuvre de Sandrot Artiste Peintre

Tandis que Laurellene Sturtzer nous emportait sous les mers …

Oeuvre de Laurellene Sturtzer, Artiste Laully

Oeuvre de Laurellene Sturtzer, Artiste Laully

Sergio Moreno, notre Artiste Mexicain, nous a proposé une oeuvre haute en couleurs…

Oeuvre de Sergio Moreno

Oeuvre de Sergio Moreno

Cette année, le vote du public a récompensé l’Artiste Italien Andréa Grespi, pour son oeuvre représentant l’apprentissage de la musique par Louis Armstrong :

L'Artiste Andréa Grepsi, récompensé par le public

L’Artiste Andréa Grepsi, récompensé par le public

Voici la liste complète des Artistes primés durant le Festival de Street Painting de Toulon :

Les Lauréats : Jean Erick, Loïc Féjos, Laurellene Sturtzer, Sandra Guilbot, Jean-Marc Navello & Andréa Grepsi

Les Lauréats : Jean Erick, Loïc Féjos, Laurellene Sturtzer, Sandra Guilbot, Jean-Marc Navello & Andréa Grespi

 

Pour en savoir plus :

http://www.festival-streetpaintingtoulon.com/

Page Facebook du FISPT

Rencontre avec Patricia Molinaro, artiste peintre à Marseille

jeudi 1 juin 2017

C’est pendant l’une de ces belles journées, de celles qui nous font sentir que l’été approche, lorsque la chaleur chauffe notre peau et que le soleil est seul maître dans le ciel, que je me suis rendue à Marseille. Je retrouvais Patricia Molinaro, dit PATMOLI, cette artiste peintre de Marseille haute en couleurs, étincelante, si souriante. J’ai eu la chance de pénétrer dans son intimité, chez elle, là où elle peint, là où elle expose. Un lieu aux couleurs de cette artiste. Tout, ici, porte la marque de PATMOLI. Les tableaux sur les murs, le mobilier, les draps sur le lit, les tableaux sur les chevalets, les sculptures sur les guéridons et sur la cheminée, et même la peinture sur la porte d’entrée…

exposition marseille (2)

♦ PATMOLI, tu rentres tout juste de Tokyo, où nous pouvons actuellement voir certaines de tes oeuvres. Exposes-tu souvent à l’étranger ?

L’année dernière, j’ai fait plusieurs expositions à l’étranger : Miami, la Corée, Londres également… Je profite de cela pour voyager, je trouve ça chouette de faire des voyages professionnels, de voir comment les choses se passent là-bas.

Je fais également beaucoup d’expositions en galerie à Paris, et des salons comme « Art Capital » au Grand Palais avec des artistes indépendants. Et puis de contact en contact… certains galeristes nous contactent. Si on ne sort pas on ne risque pas de se faire remarquer ! Les salons, comme le SIAC de Marseille, permettent également aux artisans peintre de Marseille de rencontrer des personnes qui achètent sur l’instant ou plus tard… D’ailleurs, ceux qui aiment ton travail aiment te revoir, voir que tu continues… qu’ils soient acheteurs ou non ! Ces personnes te suivent, c’est une sorte de fidélité. En te suivant, ils se rendent compte que tu ne fais pas ça le dimanche. Aujourd’hui, je suis totalement investie dans l’Art, parce que cela demande du travail et du temps.

Je ne donne plus de cours comme j’ai pu le faire durant dix années. J’avais mon atelier à Fréjus et j’enseignais à des adultes mais aussi à des enfants. Je donnais des cours de peinture, de sculpture, de terre, de mosaïque… à peut-être tous les supports en Arts plastique.

Avant cela, j’étais infographiste en animation, dans les films et la vidéo. Mais, en travaillant sur un ordinateur, je ressentais une frustration. Une frustration de ne pas pouvoir toucher la matière. En travaillant sur ordinateur et nous pouvons effectivement imprimer à volonté une oeuvre, mais il n’y a pas ce plaisir que de toucher la matière… être dans la matière. Pour d’ailleurs pour cela que je travaille mes œuvres par couches : j’ai ce besoin d’être dans la matière, de travailler la lumière, de jouer avec la matière… il y a là une sensualité… et le geste ! J’ai envie de travailler en grand car j’ai ce geste. Mon geste.

Quand on me demande combien de temps j’ai mis, je réponds « 20 ans ! »

J’ai mis 20 ans pour avoir un geste… j’ai dessiné des centaines de nus, de croquis, de nature morte… C’est comme un artisan…

Patricia Molinaro

Patricia Molinaro

 

♦ Justement, ton geste représente souvent des courbes tout en volupté, des formes très féminines… est-ce un amour du corps de la femme ? 

La femme, c’est ce que j’ai au fond de moi, c’est cette féminité… mais c’est aussi la femme libre ! Je suis pour la femme libre, je n’ai jamais été dépendante de qui que ce soit, ou alors par choix. Je me suis toujours battue contre les injustices envers les femmes, qui ont pourtant les mêmes droits… Quand je travaillais en infographie, j’exerçais avec de nombreux hommes, nous n’étions pas beaucoup de femmes. Parmi les informaticiennes, je voyais que certaines étaient moins payé que les hommes, je me disais « mais qu’est-ce que c’est que ce truc ?! ». À Paris il n’y a pas trop de différence, mais en province… !

Et puis j’ai toujours voulu mener ma vie… être actrice de ma vie.

J’ai toujours eu mon style, ces femmes aux grands traits, noir sur blanc ou blanc sur noir. Ma série « détournements » représente la femme à travers les époques, à travers les peintres. Comme Tamara de Lempicka : c’était une pionnière chez les peintres, dans les années 25 : elle fumait, elle était à New York, elle a été dans dans le monde… Manet et Picasso m’ont inspiré, ainsi que le design. J’ai effectivement suivi une format d’architecte d’intérieur à l’école Boule de Paris. Pour passer les concours d’entrée dans les écoles d’Art appliqué il faut dessiner et constituer un dossier. Déjà, le dessin et la peinture étaient ma façon de m’exprimer, entre autres. Mais j’ai toujours touché à tout : la vidéo, le chant, …

Certains disent « il faut choisir ». Mais non, on ne choisit pas, tout se complète…

Dans mes peintures, mes traits sont libres, aériens, je n’ai pas de règle. Je ne suis pas spécialement minutieuse, je suis plutôt spontanée… c’est le défaut de mes qualités ou la qualité de mes défauts ! Je travaille dans le mouvement, dans la spontanéité.

Heureusement qu’il y a les cadres pour ne pas sortir ! Quoi que…

J’ai déjà fait quelques toiles où la représentation sort du cadre, donc je ne peux pas mettre de cadre, comme « chacun cherche chaussure à son pied ».

patricia molinaro exposition marseille

Pour cette oeuvre, j’ai pu débordé de la toile en rajoutant du papier mâché. Cette toile comporte du texte, et c’est une technique à laquelle je reviens. Dans mes mangas, d’influence coréenne suite à mon voyage l’année passée, j’insère de l’écriture philosophique. Cette année, je reviens du Japon, un pays qui m’a beaucoup inspiré. Je sens que je vais être florale ! Je suis inspirée par les fleurs, les jardins japonais, les petits ponts et les petits cailloux… le côté zen ! Le Japon est tellement beau… les voyages influencent, ils nourrissent.

Manga de l'Artiste Patricia Molinaro

Manga de l’Artiste Patricia Molinaro

♦ Quand as tu commencé à exposer ?

Avant de peindre, je faisais de la sculpture. J’ai débuté la peinture et j’ai commencé à exposer dans les années 2000, lorsque je suis descendue dans le Sud. En fait, je voulais être styliste, j’aimais dessiner la femme, les mouvements, le croquis… En arrivant à Fréjus, j’ai rejoins l’association « Le Graal » et c’est avec elle que j’ai participé à ma première exposition . Elle se déroulait au centre culturel de Saint Raphaël, avec les autres artistes peintre de l’association. Pour l’occasion, j’avais fait des peintures en volume représentant des fesses ! Cette collection s’appelait « l’effet des fesses des femmes » et illustrait des fesses mais aussi des bouches. C’était coloré, pop. Je pense que c’est le mieux de commencer à exposer en association, quand on s’essaie, qu’on débute. C’est l’opportunité de voir ce que pense le public, comment il réagit. Mais on ne peint fait pas pour plaire.

Moi j’ai BESOIN de peindre. Même si je n’ai pas de place… j’ai même déjà peint dans mon lit ! C’est un besoin.

Même lorsque je n’avais pas de place, il m’est arrivée de peindre n’importe où. N’importe où où je pouvais, je peignais, je dessinais… Soulage, lui, travaillait bien dans le froid dans 10m² ! On n’est pas obligé d’avoir un atelier. De toute façon, j’ai toujours été comme cela, dès que j’avais du temps je créais. Oui, je créais tout le temps… j’ai toujours créé… déjà quand j’étais infographiste : je créais des dessins mais aussi des scénarii, des courts métrage (je suis allée à Cannes !) j’ai fait des courts métrages sur les ados, des courts métrages avec des effets spéciaux… Un de mes films était passé sur Canal +, je suis passée dans « Créateur studio » quand j’avais 25 ans… j’étais une pionnière.

peinture patricia molinaro

Aujourd’hui, je reviens en arrière. Tandis que certains deviennent infographistes, travaillent sur ordinateur et impriment sur alu, moi, au contraire, je fais l’inverse : je suis revenue à la pièce unique. Pour moi, l’infographie est déjà du passé. L’ordinateur, je le trouve très bien pour communiquer, mais cela peut être dangereux. En effet, dès qu’une image est téléchargée sur Facebook elle ne nous appartient plus, c’est un manque de liberté ! En mettant toutes ces photos on gagne juste à être connu… mais surtout être copié ! On te prend tes droits de propriété intellectuelle, donc non.

 

♦ Tu me disais effectivement toute à l’heure que tes créations en plexiglass en ont déjà « inspiré » certains… C’est une nouveauté pour toi, le plexiglass ?

En effet, l’utilisation du plexiglass est une nouveauté. J’ai débuté avec mes silhouettes : je représentais de longues femmes. Cependant, je n’arrivais pas à trouver un matériau moderne et solide, capable de créer des personnages fins. La terre se casse, le bronze coûte cher… Je me suis alors intéressée au plexiglass. J’aurai souhaité pouvoir faire encore plus de volume, mais cette particularité de la 3D m’intéresse. Et la transparence ! Elle rebondit avec la vitrification de mes toiles. Sur mes sculptures cependant je travaille à l’envers, de l’autre côté. Je dois prévoir les couleurs que je veux mettre en avant et je progresse en couche avec des collages, sans voir ce que je fais !  Ce n’est pas toujours évident de se rendre compte de ce que cela va donner. Il y a du hasard, ce qui donne un côté « street art ».

patricia molinaro artiste marseille

Sculpture en plexiglass – Par Patricia MOLINARO | Label Art

Je trouve ça intéressant aussi de travailler sur le mobilier. Cela permettre de joindre le côté utilitaire à l’oeuvre d’Art. Je ne dirai pas « déco » car je n’aime pas ce mot… Une toile ou une sculpture, ce n’est pas un objet de décoration. Ça doit vivre tout seul ! L’oeuvre d’Art, elle n’est pas là pour être assortie au canapé, elle est là pour choquer le canapé !

Sculpture par PATMOLI

Sculpture par PATMOLI

Suivre Patricia Molinaro, artiste peintre de Marseille… :

Sur Facebook

Programme du Festival International de Street Painting de Toulon 2017

mercredi 24 mai 2017

Cette année, le Festival International de Street Painting de Toulon voit sa 8ème édition se dérouler les 3 et 4 juin. Pour la 1ère fois, Label Art a le privilège d’être partenaire de ce grand événement. Deux jours de peinture, de dessin, d’expression, un concours, et aucune limite d’âge !

En 2017, le festival Street Painting a le plaisir de réunir 36 artistes autour d’un thème commun : le Jazz ! Alors, pour vous mettre au diapason, nous vous présentons ici toutes les informations importantes de ce week-end. Prêt, suivez la mesure !

logo FISPT

Le 8ème Festival International de Street Painting de Toulon

Vous l’aurez compris, cette année le Festival de Toulon est sur le thème du Jazz ! Ce thème, universel, touche tout le monde grâce aux multiples représentations qui peuvent le définir : de la chanteuse, à l’instrument de musique, en passant par les notes… L’ensemble des dessins des artistes créeront un véritable métissage colorié et varié autour de ce thème. Sans limite de couleur, d’âge ni de dessin ! Chaque artiste bénéficiera d’un espace délimité de 3 mètres de diamètre. En effet, l’espace de travail est un rond : une difficulté supplémentaire.. mais l’occasion de se rapprocher du thème ! Car, oui, lorsque nous relions des cercles, qu’obtient-on ? Des notes ! Une multitude de notes, de croches, reliées sur une même portée, pour composer une partition de musique.

César Polack, lors du Festival International de Street Painting 2016 | ©FISPT

César Polack, lors du Festival International de Street Painting 2016 | ©FISPT

Un festival international de Street Painting

Grâce aux nombreux artistes présents sur le festival de Toulon 2017, ce sont en tout 13 nationalités qui ont été représenté depuis 2010 ! Cette année, le festival accueille 5 artistes internationaux, d’Italie, de Moldavie, de Hollande et du Mexique ! Des partenariats existent d’ailleurs dans ces pays : le Festival Bella Via du Mexique, et cette année pour la première fois le Coloured Earth Festival d’Angleterre.

Plusieurs prix sont à gagner pendant le week-end.

– Le Prix Angleterre (réservé au participant Français) : quatre invitations pour participer au Coloured Earth Festival à Gloucester et Crewe ;

– Le Prix Mexique (réservé au participant Français) : une invitation pour le Festival Bella Via à Monterrey ;

– Le Prix spécial International (réservé aux participants étrangers) : récompense financière

– Le Prix Vote du Public : matériel artistique offert par Label Art

Flavio Coppola lors du Festival International de Street Painting de Toulon 2016

Flavio Coppola lors du Festival International de Street Painting de Toulon 2016

Le festival de Street Painting 2017 réunie les artistes et le public

Différents espaces sont accessibles tout au long du week-end. Un espace est d’ailleurs réservé pour le public : l’accès est libre, et chacun peut s’y exprimer !

Le public pourra également adresser des messages aux artistes. C’est en effet l’une des particularité du Festival de Toulon : la proximité entre le public et les artistes. Un atelier d’écriture permet d’adresser un message à l’artiste de son choix. À la fin du week-end, chacun d’entre eux repart avec la boite qui contient tous ses courriers : une manière de rapprocher et de faire durer la magie de ce festival.

Sur la place d’Armes, vous trouverez également un espace dédiés à l’association de grapheurs « Nouvelles mémoires ». Vous pourrez là aussi, pendant toute la durée du Festival de Steet Painting, assister à des réalisation en direct  et un espace est accordé aux enfants.

Le saviez-vous ? Le FISPT est le seul festival qui réserve un espace pour le handicap. Des enfants et adultes de l’association « Trisomie 21″ viendront réaliser une fresque commune.

Pendant deux jours, retrouvez également Damien de La Cellule Records avec une jolie collection de vinyle, mais aussi des espaces pour enfants, un atelier de maquillage, de la musique, de la danse…

Programme du Festival de Street Painting de Toulon 2017

Deux jours de dessins, de fêtes, d’Art, deux jours intenses ! Label Art vous liste tout de même ici les moments forts à ne pas manquer…

… samedi, ouverture du festival de 10h à 18h avec l’inauguration officielle à 11h30

… dimanche, ouverture à 10h, et accueille du jury officiel à 11h30.

 

Suivez toute l’actualité de ce festival en pleine préparation sur les réseaux sociaux : l’événement FISPT sur Facebook

En savoir plus sur le FISPT :

toulontourisme.com

visitvar.fr

varmatin.com

Pink Floyd à travers les âges

jeudi 2 mars 2017

Aujourd’hui, je vous propose de découvrir un article hors du commun, qui se démarque de ce que j’ai l’habitude de vous proposer. La raison est simple : il y a plusieurs semaines maintenant, ma responsable est entrée dans mon bureau, portée par une puissante énergie, les yeux brillants d’impatience, un sourire difficilement retenu, pour me dire : « Camille, on va faire une journée Pink Floyd ! »

Alors oui, bien sûr que je connais Pink Floyd, mais je suis -j’étais !- loin d’imaginer à quel point ce groupe de musique dessine et façonne le monde de la musique depuis de nombreuses années. L’aventure des Pink Floyd a tout de même débuté au début des années 1960 : 1962 très exactement. Pour vous donner une idée, et n’en déplaise à ma maman que j’aime tendrement, ma mère avait 2 ans ! Quand on sait que le dernier album des Pink Floyd est sorti en 2014, alors que, moi, sa fille, j’en avais 15, on comprend tout de suite à quel point de groupe est intergénérationnel. Mieux : depuis leur début, les musique du groupe des Pink Floyd toujours été futuristes, uniques, et n’ont jamais vieillis.

Des flamants roses pas très Pink Floyd

L’aventure a débuté en 1962 avec Nick Mason, Richard Bright et Roger Waters. Avant de s’appeler « Pink Floyd », le groupe a changé -de nombreuses fois- de nom : « Sigma 6″ ou « The Architectural Abdabs » lors des premières formations du groupe, puis « Leonard’s Lodgers », « Tea Set »… et finalement « The Pink Floyd Sound », sur demande de Syd Barret.

Le saviez-vous ? Contrairement à une idée largement répandue en France, le nom « Pink Floyd » n’a rien à voir avec des flamants roses !

Syd Barrett, en proposant ce nom , faisait référencement aux musiciens Pink Anderson et Floyd Council ! Ces deux as de la musique étaient reconnus dans le monde du blues. À travers le nom « The Pink Floyd Sound » le groupe a mis en évidence les influences de sons blues dans sa musique rock. Très vite, le nom deviendra -et restera- « Pink Floyd ».

Le début de carrière très remarqué des Pink Floyd

The piper at the Gates of Dawn -

The piper at the Gates of Dawn – 1967

Mars 1967 marque le début de la reconnaissance du groupe : lors du concert qu’il donne à Londres, il s’exprime en alliant des effets de lumière, de son et de pyrotechnie. Le succès est tel que ma maison de disque EMI leur fait signer un contrat, permettant la sortie de leur premier album « The Piper at the Gates of Dawn ». Les premiers 45 tours sortent, accompagnés des premiers succès. Nous  retenons notamment « Arnold Layne » et « See Emily Play ». Ce titre reste, plusieurs semaines durant, dans le Top 10 Anglais.

Seulement, le leader du groupe, Syd Barrett, commence peu à peu à perdre pieds. Drogue, stress, célébrité et les bouleversements dont elle s’accompagne… Les absences de Barrett deviennent récurrentes. Absence lors des répétitions, oubli de concerts, blocage sur scène… Les membres du groupe réagissent et font appel à David Gilmour dès la fin de l’année 1967. Grâce à Gilmour, le groupe retrouve un guitariste. Au mois d’avril 1968, le départ de Syd Barrett est officialisé.

Le saviez-vous ? Après son départ des Pink Floyd en 1968 et son arrêt de la musique en 1974, Syd Barrett s’est consacré à la peinture ! Pour visualiser certaines de ses œuvres, cliquez ici.

Le second album des Pink Floyd, « A saucerful of Secrets » est sorti en juin 1968. Il contient les dernières influences de Barrett grâce au titre « Jugband Blues », prenant toutefois une tournure plus rock. Cet album connait un grand succès, permettant au groupe d’entamer une tournée mondiale. L’image du groupe est totalement redorée : les Floyd ont su prouver leur grande valeur. Si bien qu’en 1969 et 1972 ils composent les musiques des films « More »  et « La Vallée« .

La bande son du film « More », sortie sous la forme d’un album, a été retravaillé pour aboutir au double album… « Ummagumma » !

A saucerful of Secrets 1967 - Ummagumma 1969

A saucerful of Secrets 1967 – Ummagumma 1969

S’en suivent alors des années de succès, de concerts, de tournées.. et de nouveaux albums -de gauche à droite- : « Atom Heart Mother » sorti en 1970, « Meddle » en 1971, « Obscured by Clouds » en 1972..

album pink floyd atom mother meddle

Le fascinant « Dark Side of the Moon »

L’année 1973 est une année grandiose pour le groupe des Pink Floyd. Le grandiose Dark Side of the Moon voit le jour en mars 1973. Tout, autour de l’album, est fascinant. La pochette de l’album déjà ! Volontairement, le groupe et leur management ont souhaité qu’aucune indication n’apparaisse : ni le nom du groupe, ni celui de l’album, ni quoi que ce soit d’ailleurs… seulement ce dessin, ce mythique dessin, sur fond noir.

the dark side of the moon

 

Le studio qui a réalisé ce petit chef-d’oeuvre n’est autre que celui qui a réalisé la pochette des albums « Atom Heart Mother » (avec la vache) et « Meddle » (le nez). Pour la pochette de « The Dark Side of the Moon », le studio a soumis plusieurs propositions au groupe.

D’après l’histoire, les membres du groupe, lorsqu’ils auraient vu ce prisme, traversé d’un faisceau de couleur se décomposant, se seraient immédiatement exclamés en cœur « c’est celui-là! ».

Cet album est particulièrement apprécié pour la qualité de ses textes. En effet, la plume de Roger Waters séduit et fascine tant elle aborde des sujets aussi fondamentaux que délicats : la vie, la mort, la vieillesse, l’argent mais également la folie et le travail.

L’album « The Dark Side of the Moon » détient à ce jour un record incroyable : rester pendant 15 ans parmi les 200 meilleures ventes d’album ! Grâce au succès de cet album, les Pink Floyd revisitent leurs concerts : jeux de lumière, projection de film, effets théâtraux…  Les tournées s’enchaînent eu Europe et en Amérique.

Après un tel succès toutefois, le groupe connait de gros passages à vide, proche de la rupture, ou s’essayant à des projets de musique avec des accessoires peu ordinaires, en vain.

À partir de septembre 1975, le groupe fait, comme un retour aux sources, des hommages à Syd Barrett à travers plusieurs textes de l’album « Wish you were here ». Avec ses paroles touchantes « comme j’aurai aimé que tu sois là » (traduction française), le groupe réussit à faire venir Syd Barrett dans les studios d’enregistrement. Cet album, qualifié de « planant » permet également au groupe d’extérioriser des tensions internes, de jouer sur l’émotion.

Il existe deux visuels de l’album « Wish you were here ». En effet, la pochette mondialement connu des deux hommes dans une poignée de main n’est que la seconde édition de l’album ! L’originale, sur fond noir, est un grand plan de deux mains mécaniques.

Pochettes d'album "Wish you were here"

Pochettes d’album « Wish you were here »

Les années suivantes sont marquées par la sortie d’album tels « Animals » en 1977, avec sa célèbre pochette où l’on voit « Algie »,

Animals

Animals

cet énorme cochon volant au dessus d’une usine de Londres. L’animal devient un acteur régulier dans les tournées en Europe et en Amérique suite à la sortie de l’album. Mais le groupe connaîtra, une fois encore, des passages à vides remarqués. Ces pèriodes mettent en avant les différences entre les membres du groupe. Gilmour, Wright et Waters travaillent d’ailleurs, dans les années 1977/1978, chacun de leur côté sur des projets en solitaire.

Le magnifique « The Wall »

Roger Waters, durant l’été 1978, travaille sur un nouveau projet pour le groupe. C’est ainsi qu’à la fin de l’année 1979, l’album « The Wall » voit le jour. Il contient des titres composés et interprétés par Roger Waters. Bien que le succès ne soit pas à la hauteur des attentes du groupe, il faut tout de même reconnaitre qu’aujourd’hui encore le titre « Another Brick in the Wall » passe à la radio, et est connu de tous, quelle que soit notre génération.

Pink-Floyd-The-Wall

Cet album annonce également une série de concerts grandioses, proches de l’opéra-rock. D’ailleurs, pendant les concerts, les membres du groupe ne ménagent pas leur jeu de scène, et construisent un mur à l’aide de carton, et le détruisent à la fin de leur performance.

La tournée associée à « The Wall » ne pouvait couvrir que quatre lieux: Los Angeles, New York, Londres et Dortmund. Toutefois, Roger Waters joue en 1990 à Berlin pour commémorer la chute… du mur de Berlin.

Après l’arrêt de la tournée sort le film « The Wall », mettant en scène l’anti-héros imaginé par Roger Waters : Pink.

Au cours des années suivantes, Roger Waters prend une place de plus en plus importante au sein du groupe, au point de laisser les autres membres du groupe dans l’ombre. FloydFC-Cover01En effet, ces derniers le vivent de plus en plus mal, et se voient relayés par Waters au rang de « simple musicien », jugés par celui-ci comme n’ayant plus de « potentiel créatif ».

En 1983, l’album « The Final Cut » est d’ailleurs entièrement composé par Roger Waters.

Finalement, en 1985 Roger Waters annonce son départ des Pink Floyd. David Gilmour et Nick Mason décident de prendre en main le destin du groupe.

Le mystique « Division Bell »

En 1987, le premier album des Pink Floyd sans Roger Waters sort : « A Momentary lapse of Reason ». Le succès est au rendez-vous, bientôt suivi de l’album « Delicate Sound of Thunder ».

pink floyd

Il faudra toutefois attendre 1994 et la sortie de « The Division Bell » pour de nouveau profiter d’un album résultant d’un travail collectif des Pink Floyd, rejoint entre-temps par Rick Wright. Cet album, avec ses morceaux improvisés et ses célèbres rythmes est également le dernier du groupe enregistré en studio.

La tournée qui s’en suit est énorme et reste à ce jour l’une des plus importante de l’histoire du rock.

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Les Pink Floyd, une histoire qui continue…

En 2005, pour la première fois depuis des dizaines d’année, le groupe se réunit au complet à l’occasion d’un concert à Londres pour le Live 8.

live8

Un an plus tard, Syd Barrett décède. Ses camarades organisent un concert à sa mémoire, mais ne jouent pourtant plus ensemble. En 2008, Rick Wright décède à son tour.

Toutefois, durant l’été 2014 sort l’album « The endless River ». Principalement instrumental, il sonne non seulement comme un hommage à Rick Wright mais aussi comme une note de fin…

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Voici donc l’histoire fabuleuse de ce groupe unique. Leurs musiques intemporelles résonnent en chacun de nous, nous parlent, nous transportent… et ce quel que soit notre âge.

Pour aller plus loin :

– un site créé par la famille de Syd Barrett, dédié à cet artiste : http://www.sydbarrett.com/

– l’histoire des Pink Floyd, période par période : http://www.pink-floyd-story.info/pink-floyd-histoire.htm

 Quand Pink Floyd inspire les peintres, le 4 mars chez Label Art

9 heures de performances participatives autour de l’acrylique, mixed-medias, techniques mixtes, aquarelle.

Les artistes se succèdent ou travaillent en parallèle sur le son psychédélique de Pink Floyd toute la journée

A cette occasion, un concert Tribute to Pink Floyd, jeu concours et cocktails psychédéliques. Ateliers participatifs.

Gratuit.

Label Art, chemin des Delphiniums, quartier Bassaquet, 83140 Six-Fours

Pour en savoir plus sur la journée et venir chez nous, cliquez ici :

Le Lab présente Quand Pink Floyd inspire les peintres

 

Camille de Label Art

 

Le LAB de Label Art : revivez le vernissage

vendredi 16 décembre 2016

Le 24 novembre, Label Art était en fête. Retour sur cette journée où le public est allé à la rencontre des artistes.

Label Art Six fours toulon var

Si vous êtes déjà entré dans un magasin de fournitures BEAUX-ARTS, vous connaissez ce ressenti, cette joie à la vue de tous ces rayons remplis de tubes, de pots, de pinceaux, de blocs, de cadres et de chevalets. Ça sent la peinture, la craie, le papier, l’huile, le bois. On est comme un enfant dans un magasin de jouets tellement toutes ces fournitures sont belles. On est pressé de regarder, de toucher et de rentrer chez soi pour peindre ou expérimenter. C’est ce qu’on ressent quand on entre chez LABEL ART qui organisait le 24 novembre dernier une journée-événement pour inaugurer les nouveaux espaces du magasin (qui en double la superficie) en présentant plusieurs ateliers animés par des artistes de la région.

Lab Label Art Six Fours

Le LAB de Label Art, prêt pour le vernissage

Le magasin s’est ainsi transformé le temps d’une journée en véritable ruche créative : on a pu y voir des artistes à l’œuvre, en train de créer, de performer ou d’animer des ateliers afin de détailler les produits Beaux-Arts qu’ils aiment utiliser pour leurs créations. Ce fut une belle occasion pour Label Art de lancer son nouveau concept de Lab qui proposera désormais toute l’année aux artistes des espaces pour peindre, une journée, une semaine, un mois ou même plus. Le public est bien sûr toujours le bienvenu !

Georges Nguyen à Label Art pour les démonstrations de la peinture Abstract

Georges Nguyen à Label Art pour les démonstrations de la peinture Abstract

Car si l’on a l’habitude de voir les œuvres finies aux cimaises des musées, il est beaucoup moins fréquent de voir des œuvres en train de se faire. Et il encore plus rare de rencontrer des artistes expliquer quels produits et quelles marques ils préfèrent, quels sont leurs secrets de fabrication. Ce sont les coulisses de la création, un univers merveilleux que l’on ne connaît pas et qui est pourtant peuplé d’une infinité d’articles en tous genres dont certains ont une histoire plus que centenaire et d’autres sont au contraire issus des progrès de la modernité.

Sandrot Artiste Peintre et sa performance en direct

Sandrot Artiste Peintre et sa performance en direct

Ainsi, résonnent à nos oreilles, les marques Clairefontaine, Sennelier, Arches, Abstract, Conté à Paris, Pébéo, Winsor & Newton, Golden ou encore Lefranc Bourgeois. Chez Label Art, dans les rayons, produits et couleurs prennent vie et sens.

Copic, Clairefontaine, Winsor & Newton, Posca, Golden

Copic, Clairefontaine, Winsor & Newton, Posca, Golden

A l’occasion de cette journée, Art District radio est allé à la rencontre de Caroline Campo-Doussouet, directrice générale du magasin Label Art, qui a expliqué en détails son projet de faire de son magasin autant un lieu d’achat qu’un lieu de création et de partage. La radio a aussi interviewé Eve Genre, commissaire d’exposition et directrice du Salon International d’Art Contemporain de Marseille qui aura lieu en mars prochain au Parc Chanot à Marseille. Puis au micro, se sont ensuite succédé le dessinateur et auteur de bandes dessinées Mathias Fourrier alias Jim Dandy qui nous parle de son héros, Capitaine LSD, le peintre Mihoub qui revient sur son parcours et ses inspirations, la jeune artiste Sandrot qui nous fait partager son goût de la performance artistique et toute l’énergie qu’elle y met, tandis que le peintre Georges Nguyen souligne le plaisir qu’il a de transmettre au public son goût de la peinture abstraite réalisée à l’acrylique qu’il pratique depuis plus de 20 ans.

 

Pour en savoir plus et revivre ce formidable moment de créativité et d’échanges artistiques, réécoutez le podcast de l’émission sur le site de la radio : http://artdistrict-radio.com/podcasts/rencontre-d-artistes-a-label-art-43

 

Julie Gabrielle Chaizemartin

Rédactrice en chef, Art District radio

artdistrict-radio.com

Pour visualiser l’album photo complet de la journée cliquez ici !

L’histoire des Comics

vendredi 9 septembre 2016

Les Comics. Ces bandes dessinées totalement uniques, hyper colorées, avec des super-héros bodybuildés, des femmes aux formes généreuses, des habits parfois (souvent) loufoques… Oui, il s’agit bien du sujet de ce billet. Ou, plus particulièrement, de leur histoire.

Les Comics ont fait leur apparition il y a près de 120 ans, et leur arrivée a marqué la création d’un tout nouveau style de bande dessinée. Les Comics ont transformé le monde de la BD, ont permis la création d’un nouvel univers et ont brisé tous les codes (mêmes ceux qu’ils s’étaient eux-mêmes fixés, c’est dire!). Mais ce n’est pas tout. Il s’agit également d’un univers d’amoureux du dessins, de fans de ce style unique, de fous d’histoires qui durent depuis plus de 100 ans, de dingues de ces héros en culotte. Un univers que je vous propose de découvrir.

Attachez vos ceintures, préparez-vous à vous envoler.

 

 

Toujours proche du monde réel, l’univers des Comics s’est mêlé à notre réalité à plusieurs reprises. Par conséquent, le monde des super-héros n’a pas été épargné par les difficultés de notre quotidien et a connu de multiples rebondissements.

 

Au début de l’histoire étaient les « Comic strips »

La grande histoire des Comics débute vers 1840, par de petites bandes dessinées très courtes, qui paraissent dans la presse quotidienne. Basées sur l’humour, elles visent à fidéliser les lecteurs grâce aux histoires à suivre d’un numéro à l’autre, associées aux histoires drôles journalières. Pour l’anecdote, ces histoires étaient publiées en noir et blanc la semaine et bénéficiaient de couleurs uniquement le dimanche. Tout d’abord moquées, elles se sont rapidement vues renommées « comic strips » (« comic » pour « amusant, drôle » et « strip » pour « bandeau »). Ce terme a alors donné naissance au terme « Comics » que nous connaissons aujourd’hui. Dans le langage courant, ce terme désigne aujourd’hui la bande dessinée Américaine. Ainsi, les Comics se démarquent des « BD » européennes et des « Manga » japonais.

 

La saviez-vous ? Pour les Américains, le terme « Comics » désigne la bande dessinée dans sa globalité, quel que soit le style.

 

Le 1er comics, reconnu en tant que tel, a vu le jour à la fin du 19ème siècle. Il s’agit de « The Yellow Kid in McFadden’s Flats » (1897), que nombre de fans connaissent comme le « fameux gamin en chemise de nuit jaune ». Toutefois, l’histoire des Comics s’est réellement envolée avec l’arrivée d’un super héros venu tout droit de  Krypton en 1938. Comment ça « qui ça ? » ?!

Puis sont apparus les « comic books », marquant « l’âge d’or des Comics »

Le changement qui marque l’avènement du Comic Book est la diffusion de ces histoires dans des supports spécialement dédiés pour elles. En effet, en juin 1938, la maison d’édition DC Comics publie le premier numéro de « Action Comics ». Il s’agit de la toute première apparition de Superman, cet extra-terrestre Kryptonien et héroïque en collants bleus et culotte rouge ! Le succès est immédiat.

L'apparition de Superman

L’apparition de Superman

 

Un an plus tard, DC Comics produit le deuxième coup de tonnerre de l’histoire des Comics grâce au numéro 27 de Detective Comics : il s’agit de la première apparition de Batman !

De son côté, Timley Comics (futur Marvel) créé lui aussi ses super-héros et donne naissance à Captain America, à l’avenir prometteur. D’ailleurs, il deviendra rapidement, lui aussi, un super-héros.

Le saviez-vous ? Les dessins de Marvel sont réalisés aux marqueurs COPIC

 

De nombreux super-héros connaissent un vif succès pendant les années de guerre mondiale. En effet, ils affrontent dans leur monde fictif des adversaires dont la ressemblance avec les ennemis des Etats-Unis est pour la moins… troublante ! Un monde fictif, oui, et pourtant si proche de la réalité.

Il combat ici des ennemis portant la croix gammée et le signe du communisme

Captain America combat ici des ennemis portant la croix gammée et le signe du communisme

 

Le phénomène « comics » s’atténue ensuite, et de nouveaux genres voient le jour, tels les westerns, les histoires de science-fiction, d’aventure ou de romance. Avec le développement de la télévision dans les années 1950, les Comics connaissent un réel déclin. Toutefois, l’éditeur EC Comics réussit à tirer son épingle du jeu grâce à ses polars et histoires d’horreur particulièrement violents.

Le monde imaginaire des Comics et de ses super-héros fictifs a ensuite dû résister à une attaque bien réelle : la publication de « Seduction oh the Innocent », livre écrit par un psychiatre. Particulièrement virulent, ce livre attaque les Comics et les rend responsables de la délinquance des jeunes, de l’homosexualité et du communisme (rien que ça !). Quoi qu’il en soit, l’industrie du Comics ne se laisse pas abattre et sort son propre « Comic Code », qui a pour conséquence de faire disparaître les polars et titres d’horreur.

 

Le saviez-vous ? Seuls Superman et Batman résistent au triste achèvement de l’âge d’or des Comics.

 

L’âge d’argent des Comics, ou « l’ingéniosité de la vie quotidienne »

Le nouvel âge des Comics débute grâce à l’apparition de Flash, un des super-héros de DC Comics. Ce personnage n’est pas tout à fait nouveau, il s’agit en réalité d’une version revisitée, version qui n’a pas été publié durant l’âge d’or des Comics. Toutefois, Flash conserve de sa première version son nom et son super pouvoir (la rapidité bien sûr !). Le succès de cette publication est si important qu’il marque le début de la nouvelle ère des Comics. Face à un tel enthousiasme, DC relance tous ses anciens super-héros. Les super-héros redeviennent populaires !

L'apparition de Flash dans les Comics

L’apparition de Flash

L’âge d’argent des Comics s’illustre par l’arrivée d’autres nouveaux super-héros. Créés par Marvel Comics, et plus précisément par le dessinateur Jack Kirby et le scénariste et dessinateur Stan Lee, les 4 Fantastiques voient le jour en août 1961, suivis de Hulk en 1962, puis Thor, Spider-Man, Iron-Man, les X-men… Marvel devient, après la sortie de Daredevil en 1964, la 1ère maison d’édition devant DC Comics.

 

Le saviez-vous ? Ces nouveaux super-héros ont tous un point commun : en plus de sauver le monde, ils évoluent dans un quotidien similaire à celui que nous connaissons ! 

 

Stan Lee et Jack Kirby ont en effet la brillante idée de rendre réel le monde dans lequel évoluent les super-héros (monde qu’ils sauvent régulièrement!). Nombre d’entre vous savent que Super-Man, ce cher Clark Kent, est journaliste dans la vie quotidienne. Tout le génie des créateurs a été de créer des situations réelles, comme des disputes, des problèmes de la vie quotidienne, des histoires d’amour etc… ce qui a eu pour effet de rendre ces super-héros beaucoup plus humains et donc plus proches de leurs lecteurs ! D’ailleurs, chaque héro créé par Stan Lee et Jack Kirby a des défauts.

 

Ce tel rapprochement avec le monde réel se confirme lorsque des thèmes tels que ceux de la drogue, de la politique ou du racisme sont abordés, laissant de côté le « Comic Code ». Les comics évoluent et deviennent toujours plus réels.

 

L’âge de bronze des Comics, « Quand la réalité rattrape la fiction, avec ses lots de désolation »

C’est comme cela que s’est illustré le nouvel âge des Comics, en 1973. L’élément déclencheur ? Le décès de Gwen Stacy, la fiancée de Peter Parker, notre cher Spider-Man. Cette triste disparition est alors suivie par de nombreuses autres : Robin le fidèle apprenti de Batman, Elektra l’incroyable compagne de Daredevil, Jean Grey la célèbre X-Men… toutes ces disparitions ont pour effet de rendre l’univers Comics bien plus réel. En parallèle, elles le font mûrir : maintenant, les Comics s’adressent aussi aux adultes. Les histoires deviennent plus riches, plus recherchées.

Disparition de Gwen Stacy

La disparition de Gwen Stacy marque l’arrivée d’une nouvelle ère

L’âge de bronze est également marqué par l’arrivée des crossovers.

 

Le saviez-vous ? Un crossover est un Comics dans lequel plusieurs personnes de séries différentes se croisent.

 

Le succès de ces mini-séries est tel que Marvel et DC Comics créent tout deux leurs crossovers. Aujourd’hui ils perdurent, notamment au cinéma, et connaissent de gros succès, à l’image de « Batman V/S Superman ».

Comics V/S Marvel

La période contemporaine, ou « l’âge moderne »

La dernière période des comics est la moins définie. Certains la font débuter en 1985, avec la réécriture de l’univers de DC, tandis que d’autres considèrent qu’elle n’a démarré qu’en 1992, avec la création de la nouvelle maison d’édition Image Comics. Les créateurs, au nombre de sept, ne sont autres que d’anciens artistes de la maison Marvel. Ils créent leurs propres héros, et connaissent un succès aussi grand qu’inattendu.

 

Les tendances des années suivantes évoluent autour des collections de Comics, l’engouement pour  le dessin, puis un retour aux scénarii plus approfondis, les adaptations toujours plus nombreuses au cinéma… L’histoire des Comics évolue, encore, et n’est pas prête de s’achever !

Les Comics au cinéma

 

Et vous, êtes-vous fan des Comics ? Peut-être en dessinez-vous vous même ! Racontez-nous tout cela en commentaire :)

 

Camille de Label Art

Pour aller plus loin :

– Des produits de dessin et d’art graphique : par ici

– L’histoire secrète de la rivalité entre Marvel et DC Comics : ici 

– L’histoire des Comics plus en détails: ici ou

Le Salon International d’Art de Hyères, par l’association Reflets d’Art

mercredi 24 août 2016

Le Salon International d’Art de Hyères est un événement de ceux qu’on attend avec un mélange d’impatience et de curiosité. Quatre jours d’Art, placés sous le signe du partage et de la rencontre. Les Artistes viennent de toute la France et de pays d’Europe pour faire découvrir leur univers : art contemporain ou art classique, peinture, sculpture et même joaillerie.

Association Reflets d'art

La 8ème édition du Salon d’Art International se déroule cette année du 8 au 11 septembre. À cette occasion, j’ai eu la chance de rencontrer la présidente de l’association Reflets d’art, Mme Eliane CASTELLS-PUGET, accompagnée du fondateur de l’association Jean-Marc TEDONE.

L’occasion de (re)découvrir l’association Reflets d’Art et, bien sûr, le Salon International d’Art de Hyères.

– L’association « Reflets d’Art » existe depuis plus de 15 ans, depuis 1999 très exactement, et vous en être la présidente depuis 10 ans maintenant… 

Eliane CASTELLS-PUGET : L’association, au départ,  a été créée par Jean-Marc sous le nom « Un certain regard d’Art ». Plus tard, nous avons changé le nom de l’association pour « Reflets d’Art », tout en conservant la même structure.

Jean-Marc TEDONE : Je ne suis plus président, mais je reste président d’honneur. À nous deux nous formons l’association.

ECP : Pour nous aider dans le cadre du salon, nous avons un groupe d’intervention avec qui nous organisons des réunions régulières. Pour l’association Reflets d’Art, qui participe à des expositions tout au  long de l’année, nous travaillons à deux. Je m’occupe des démarches et du secrétariat, tandis que Jean-Marc créée l’événement et la communication.

– Avant d’être présidente de l’association, en faisiez-vous partie ? 

JMT : Elle est rentrée dans l’association et un an après elle en est devenue présidente !

ECP : Je n’ai jamais demandé à être présidente, on m’a demandé de l’être. (rire)

– Alors vous avez vous aussi un « côté artiste »….

ECP :  Je peins depuis 20 ans. J’ai fait plusieurs expositions personnelles, créée mon presse book, et maintenant qu’il est terminé je l’ai rangé et je fais autre chose… on ne peut pas tout faire ! Avant Reflets d’Art, j’étais présidente d’une association  Toulonnais de gymnastique. En 1995 j’ai pris les pinceaux et je me suis mise à peindre. J’ai également été présidente de la Croix Rouge, où j’ai rencontré Jean-Marc. Dans le domaine de l’Art, tout est beaucoup plus simple.

Je pense qu’on peut être heureux de travailler avec des Artistes.

– Et vous, Jean-Marc, lorsque vous avez créé l’association, vous aviez déjà ce goût pour la peinture ? 

JMT : J’ai fais énormément de chose dans ma vie. Cela fait 60 ans que je peins. J’ai créé cette association parce que je tenais une galerie d’Art, et je côtoyais énormément d’artistes. Un soir que nous buvions un verre dans le cadre d’un vernissage, j’ai proposé de créer une association : « Et si nous faisions une association d’Artistes? » et tout le monde a été d’accord

Nous avons créé l’association comme ça, un soir au coin d’une table, autour d’une pizza.

Dès le départ nous avons eu 45 artistes d’inscrits, ce qui était bien pour une première ! Dès la deuxième année nous avons tourné à 80. En moyenne, depuis la création de l’association, nous regroupons entre 70 et 90 Artistes.

ECP : Nous ne pouvons pas accueillir plus d’Artistes car cela représente beaucoup de travail, et il faut trouver des salles pour les expositions. Or, ces salles existent de moins en moins… Dans les petites villes elles sont réservées pour les habitants et Artistes de la ville. En parallèle, il y a de plus en plus de domaines d’Art, donc de plus en plus d’Artistes et de demande ! Nous avons tout de même des salles dans lesquelles nous exposons chaque année ou tous les deux ans.

– En 2015, le Salon International d’Art accueillait 98 Artistes. Cette année, pour la 8 ème édition, combien en attendez-vous ?

ECP : 98 ! On ne peut pas faire mieux : il y a 98 stands, ils sont tous occupés !

JMT : Nous aimerions mettre plus de stands et accueillir plus d’Artistes, mais nous ne pouvons pas. Le salon est séparé en trois parties : le forum avec les 98 Artistes, une salle avec les personnes de l’association, et une dernière consacrée à l’artisanat – bijoux, porcelaine, mosaïque, vitrail etc.-

ECP : Nous avons des Artistes internationaux également. Un espagnol vient chaque année, des belges, une luxembourgeoise, des anglais…

Ils sont tous adorables… on les considère comme des amis.

Tous les Artistes sont adorables. Vraiment. Ce sont des amis. On les considère comme des amis, franchement. Déjà, dès qu’ils arrivent au salon, pour l’installation, ils sont surpris de l’accueil. Nous avons une équipe pour tout mettre en place sur leur stand. Les Artistes n’ont plus qu’à accrocher ! Ensuite, pendant les quatre jours, nous sommes là. Chaque jour, de 9 heures à 19 heures, nous sommes là ! Nous sommes K.O à la fin, mais c’est comme ça, et nous gardons toujours le sourire ! Et le midi, il y a table ouverte. Avec tous les Artistes et tous ceux qui veulent manger avec nous.

JMT : . Les Artistes reviennent d’une année sur l’autre pour deux raisons : déjà, il s’agit du salon le moins cher de France, mais aussi car c’est très convivial. C’est très important, les Artistes reviennent pour ça.

Nous faisons tout pour que le salon soit convivial… c’est le but du salon !

ECP : Nous avons déjà eu affaire à des artistes très froids au début. Petit à petit, ils ont évolué et maintenant nous sentons la gaieté dans leur voix et dans les rapports que nous entretenons.

JMT : C’est une ambiance que je qualifierai de « familiale » plus que de « professionnelle ». Ces personnes viennent comme si elles étaient chez elles, c’est très important. Le salon est très professionnel d’un point de vue culture, mais c’est vraiment familial. Beaucoup de choses qui se sont créées ont fait de cette osmose une osmose familiale. Certains Artistes se sentent tristes au moment du départ. Tristes en repassant aux quatre jours passés, quatre jours de vacances grâce à notre région mais aussi grâce à leur stand, les repas ensemble, les connaissances d’autres Artistes, avec qui ils vont faire d’autres expositions dont ils parlent… Lors des départs, chacun a le vague à l’âme.

ECP : Pour nous aussi la séparation est très dure !

JMT : Lors de la création du salon notre but était non seulement d’organiser un beau salon mais également de créer cette osmose. Ce qui était plus difficile ! Au tout début, nous avions 40 inscrits pour 85 stands, on se faisait du soucis… et finalement, la liste s’est allongée. Nous avons ensuite eu 85 inscrits et petit à petit 200 personnes ! Cela nous permet aujourd’hui de faire une sélection, qui implique que le niveau professionnel augmente d’année en année. Cette année nous avons, encore, des artistes d’un très bon niveau.

– Les artistes s’inscrivent justement suite à un appel à candidature puis à une sélection sur dossier. Qui sélectionne les Artistes qui ont la chance de participer au salon ? Comment se font les recrutements ?

JMT : Nous avons une commission de 8 à 10 personnes, dont Eliane et moi. Eliane reçoit tous les dossiers chez elle, donne son avis, je donne ensuite le mien, puis nous soumettons les dossiers aux autres. Nous faisons alors une réunion pour sélectionner les Artistes. Cela arrive que nous ayons des avis différents, selon nos styles. Nous devons accepter toutes les formes d’art.

Un salon doit ouvert à tout, à toutes les expressions.

ECP : Souvent nous ne sommes pas d’accords. Parfois, certaines créations artistiques ne me touchent pas, et pourtant Jean Marc trouve qu’il y a des bonnes choses d’un point de vue technique.

JMT : Nous en discutons tous autour de la table, en deux parties : nous faisons un premier tri en sélectionnant les artistes faisant l’unanimité, puis nous gérons les « litiges ». Chacun justifie son avis, en mettant en avant tous les critères qui font que l’artiste a sa place au salon. C’est la commission qui décide. Cela fonctionne au coup de coeur mais également à la technique ! Nous sommes tous des professionnels artistes peintres, donc nous avons un regard technique. C’est un mélange des deux.

– L’ensemble de ces Artistes participe au concours du salon. Comment se déroule ce concours ? 

ECP : Un jury, composé de huit personnes et dont nous ne faisons pas partie, Jean-Marc et moi, décerne 10 prix. Parmi eux, nous avons 4 grands prix : un pour la peinture, un pour l’aquarelle et le pastel, un pour la sculpture et un quatrième pour les techniques mixtes. Les artistes qui obtiennent ces 4 grands prix bénéficient d’un stand gratuit pour l’année suivante. Il y a également le prix de la ville de Hyères, le grand prix du jury, le prix de l’originalité et le prix des artistes. Jusqu’à maintenant nous faisions un prix du public, mais nous l’avons remplacé par le prix des artistes, pour un soucis d’équité. Chaque artiste vote pour un autre artiste du salon. Enfin, il y a le prix Reflet d’Art, décerner à l’un des artistes de l’association.

JMT : le prix des artistes est justement une bonne chose car il permet de voter au coup de coeur mais aussi selon la technique ! Entre artiste il est plus facile de juger la technique.

– Durant le Salon d’autres événements ont lieu, notamment la soirée artistique. Pouvez-vous nous en dire plus ?

JMT : Cette soirée, au cours de laquelle se déroule un concert, a lieu chaque année. La première année nous avions deux orchestres, avec la présence de Monsieur Tony Petrucciani. Les années suivantes nous avons eu des groupes de jazz manouche, une cantatrice avec un pianiste… Pour cette 8ème édition nous avons un artiste de variété internationale : Cyril MARTIN Trio. Le concert se déroule le vendredi soir, de 19h à 21h.

ECP : Cette soirée est l’occasion de faire une nocturne. Le public écoute la musique et se balade au milieu des stands… cela créé un lien.

JMT : Chaque année nous essayons de trouver un artiste différent. J’ai beaucoup d’autres idées pour les années à venir ! Pour la soirée artistique de l’an prochain, nous accueillerons une artiste avec une voix en or…

– La Salon International d’Art accueille un invité d’honneur. Comment le choisissez-vous ? 

ECP : Cette année, l’invité d’honneur est Patrick Montalto, un sculpteur. Nous le connaissons depuis longtemps comme il faisait partie de l’association il y a quelques années, et nous apprécions ses sculptures. En plus il est un artiste adorable, charmant, ouvert, et nous apprécions cela. L’année dernière il était présent au salon pour faire partie du jury. D’un commun accord nous lui avons proposé d’être invité d’honneur cette année. Lorsqu’il a vu l’ambiance régnant au salon il a immédiatement accepté.

– L’association Reflets d’Art expose régulièrement dans la région. Avez-vous d’autres expositions de prévues ? 

ECP : Les expositions à St Cyr Sur Mer sont malheureusement terminées. Toutefois, nous exposons chaque année au mois de mars à Ollioules dans la salle d’exposition du vieux moulin. Nous proposons alors à des artistes de l’association de participer. À chaque fois, tout le monde est ravi : nos artistes, la ville d’Ollioules et le maire en personne. Nous exposons aussi à Hyères, au mois d’avril, dans la galerie. Nous allons également à Cassis, aux salles voutées, où  une quinzaine d’artistes peuvent exposer. De plus, nous nous rendons annuellement au Castellet et à Pierrefeu dans la salle à côté de l’office du tourisme. En 2016, nous allons exposer à Sanary, à l’espace Saint Nazaire, avec les associations collectives de la ville, pendant 15 jours. Chaque artiste de l’association apposera un ou deux tableaux.

 

Salon international d'art de hyères festival international de hyeres

Plus d’informations:

Site internet du salon : https://sites.google.com/site/saloninternationaldart/

 

Les Jeux Olympiques : l’Art du sport

vendredi 5 août 2016

Les Jeux Olympiques représentent l’épreuve sportive la plus médiatisée de la planète. Presque tous les pays se rassemblent à cette occasion, et sont représentés par leurs plus grands sportifs. Les Jeux Olympiques d’hiver et d’été se déroulent tous les 4 ans. Depuis quelques années maintenant ils sont programmés en décalés, de manière à ce que tous les 2 ans des compétitions aient lieu.

La 31ème édition des Jeux Olympiques d’été se déroule du 5 au 21 août, tandis que les Jeux Paralympiques dureront du 7 au 18 septembre.

Logo des Jeux Olympiques de Rio 2016

Ce soir, vendredi 5 août 2016, les Jeux Olympiques de Rio débutent. Je vous propose un petit voyage dans le temps pour découvrir leur origine, leur histoire et celle de la flamme olympique…

 

 

L’histoire des Jeux Olympiques

Les Jeux ont débuté en -776 avant Jésus Christ. À cette époque, ils étaient dédiés aux dieux grecs et tout particulièrement à Zeus. Cet événement alliait sport et religion. L’ensemble des épreuves des Jeux se déroulaient dans les plaines d’Olympie, au centre desquelles s’élevaient les temps de Zeus et d’Héra.

Dès leur début les jeux débutaient tous les quatre ans : cette période était appelée « olympiade ». En effet, le système de temps n’était pas le même qu’aujourd’hui : les années n’existaient pas, au profit de ces « olympiades ». Les Jeux duraient pendant une longue période, que nous pourrions aujourd’hui comparée à une année.

À cette époque, il existait près de 300 jeux différents en plus des Jeux Olympiques, notamment les « Isthmiques », organisés en l’honneur de Poséidon, les jeux « Pythiques » pour célébrer Apolon etc.

Pour les jeux Olympiques, des hommes, riches et forts représentaient leur citée. Pendant les premières éditions des jeux, seuls les hommes de Grèce participaient. Cependant, les jeux ont été ouverts aux autres pays sous l’occupation romaine. Les jeux se partageaient alors en 2 catégories : les jeux hippiques avec les courses de char et les jeux athlétiques.

À partir de la 7ème olympiade, le champion reçu des gains. Il recevait notamment une branche de palmier tandis qu’un ruban rouge était noué autour de sa tête et se ses mains, en signe de victoire. Ensuite, pour clôturer son sacre, une couronne d’olivier sauvage était déposée sur sa tête. Avec le temps, les champions ont commencé à gagner en notoriété, et un système de transfert semblable à celui que nous connaissons aujourd’hui dans le domaine du sport (principalement celui du foot) se mit en place.  D’ailleurs, certaines citées virent leurs habitants ressentir un tel sentiment de trahison suite au départ de l’un de leurs champions que des heurts éclataient !

Saviez-vous que le « serment des Jeux Olympiques » existe depuis le 4ème siècle avant Jésus Christ ? Il se déclinait alors en 14 points. Pour l’anecdote, l’un des points essentiels consistait en l’interdiction, pour les femmes mariées, de venir assister au Jeux… un serment qui, heureusement, n’est plus pris en considération de nos jours !

 

Malgré leur succès incontestable, les Jeux Olympiques furent abolis en 393 après Jésus Christ par l’empereur Théodose 1er. Selon lui, les Jeux favorisaient le paganisme.

Toutefois, les Jeux Olympiques ont revu le jour ! Il aura fallu près de 1500 ans pour que cette grande tradition renaisse.

 

Les Jeux Olympiques modernes

Avant le rétablissement des Jeux Olympiques de nombreuses compétitions sportives similaires ont eu lieu, réunissant plusieurs pays également. Par exemple, en 1796 se sont déroulées les « olympiades de la république » à Paris.

Malgré tout, il aura fallu attendre le congrès de l’année 1894 pour que le rétablissement des Jeux Olympiques devienne une réalité, grâce au baron Pierre de Coubertin. La même année, le comité international Olympique a été fondé, celui-là même qui existe encore aujourd’hui.

Baron Pierre de Coubertin

Le Baron Pierre de Coubertin

La première édition des Jeux Olympiques modernes, également appelés « Jeux de la première Olympiade », s’est déroulée en 1896 à Athènes. Pas moins de 214 hommes participaient, pour représenter 14 nations dans 10 sports et 43 compétitions.

Cérémonie d'ouverture des premiers jeux Olympiques modernes à Athènes en 1896 - Crédits : http://www.larousse.fr/

Cérémonie d’ouverture des premiers jeux Olympiques modernes à Athènes en 1896 –  Crédits : http://www.larousse.fr/

 

Il aura fallu attendre 1900 pour les femmes puissent participer elles aussi !

Les Jeux Olympiques modernes ont été dès leurs débuts placés sous le signe du fair-play et de la bonne entente entre les pays, ce que Pierre de Boubertin a voulu faire ressortir à travers les serments. Le tout premier serment a été prononcé en 1920. À leurs débuts, les serments n’étaient que deux : un prononcé par un athlète du pays organisateur, et un seconde par un arbitre. Aujourd’hui, et depuis 2012, trois serments sont prononcés lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux. En effet, un entraîneur formule un troisième serment.

120 ans après les Jeux de la première Olympiade, pour les Jeux Olympiques de Rio 2016, 10 500 athlètes venant de 206 pays participent, et concourent dans 41 disciplines de 28 sports. Pour les Jeux Paralympiques, le nombre de sportifs français s’élève à 57.

 

Logo de l'équipe de France des JO 2016

Logo de l’équipe de France des JO 2016

Le saviez-vous ? Cette année marque le retour de deux sports très pratiqués : le golf et le rugby (à 7 joueurs). Ces deux épreuves ne faisaient plus parti des JO depuis 1904 !

Complexe olympique de Rio

Complexe olympique de Rio

 

L’histoire du relais de la flamme Olympique

Pour les Jeux Olympiques de Rio 2016, la flamme a été allumée en Grèce, dans l’ancienne Olympie devant le temple d’Héra, le 21 avril 2016. Elle a passé les portes de la métropole de Rio le 28 juillet 2016, et arrivera dans le stade Olympique de Rio ce soir, le vendredi 5 août 2016, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture.

Le relai de la flamme olympique est placé sous le signe du respect les traditions antiques. Pour la cérémonie de l’allumage de la torche, de nombreuses femmes incarnent des prêtresses, vêtues de tunique similaire à celles de la Grèce antique. L’une de ces femmes, qui incarne la « grande prêtresse », utilise un miroir parabolique pour allumer la torche de la flamme olympique, puis la remet un premier relayeur.

Flamme Olympique - www.olympic.org - Crédits IOC-IAN JONES

Flamme Olympique – www.olympic.org – Crédits IOC-IAN JONES

Le symbole de la flamme olympique vient de Grèce. Effectivement, dans la Grèce antique, le feu était un élément sacré, brûlant en permanence dans les temples et sanctuaires. Son allumage, à cette époque, se faisait grâce à un miroir parabolique, qui avait pour effet de concentrer les rayons du soleil. Le feu trouvait également sa place au milieu des sites sportifs et lors des banquets.

Le relais de la flamme olympique tel que nous le connaissons aujourd’hui prend ses racines dans les « lampadédromies », ancêtres du relais de la flamme olympique. Ces processions, qui honoraient les Dieux, consistaient en une course rapide de flambeaux. À Athènes, les vainqueurs de ces courses de relais pouvaient ensuite allumer l’autel de Prométhée.

Relai de la torche olympic - https://www.olympic.org/fr/photos/rio-2016

Relais de la torche olympic – https://www.olympic.org/fr/photos/rio-2016

 

La tradition du relais de la flamme olympique a revu le jour lors des Jeux Olympiques modernes d’été de Berlin, en 1936. Pour que la flamme olympique soit allumée pendant les Jeux d’hiver il faudra toutefois attendre 1952 à Oslo, et 1964 pour qu’elle fasse l’objet d’un relais.

 

La flamme Olympique brûle pendant toute la durée des Jeux Olympiques, et ne s’éteint que le dernier soir, lors de la cérémonie de clôture. Une cérémonie retransmise dans la nuit du dimanche 21 au lundi 22 août.

Flamme des Jeux Olympiques d'Alberville, à l'occasion des JO d'hiver de 1992 - © Vélo 101

Flamme des Jeux Olympiques d’Alberville, à l’occasion des JO d’hiver de 1992 – http://starckinblog.blogspot.fr/ © Vélo 101

 

À L’occasion des Jeux Olympiques, Label Art a décidé de mettre en place une galerie sur le thème du sport. Voici les photos qui nous ont été envoyé.

 

Camille de Label Art

Pour aller plus loin :

www.youtube.com/watch?v=do3LOkF_7tk

http://olympic.org/fr/jeux-olympiques-antiquite

http://franceolympique.com/art/267-pierre_de_coubertin.html

https://www.rio2016.com/fr/paralympiques

http://cpsf.france-paralympique.fr/rio-2016/

http://www.lemonde.fr/big-browser/article/2016/08/03/les-sites-olympiques-se-cachent-pour-mourir_4978042_4832693.html

Sophie Jourdan : l’artiste qui illumine nos villes

lundi 29 septembre 2014

 

J’ai rencontré Sophie JOURDAN à Sanary-sur-Mer, un village cher à mon cœur, que j’évoquerai dans un prochain billet.

Nous nous installons à la terrasse d’un café, la mer pour seule toile de fond, les rayons de soleil matinaux jouent déjà avec les enfants courant sur la plage. Nous commandons un café et partageons ce moment. Dans quelques minutes, je découvrirai Sophie Jourdan, cette artiste pétillante qui peint la vie comme elle la respire. Naturellement, dans la lumière et la joie. « Je suis comme ça, je suis née comme ça » ! Ainsi commence l’interview.

Pouvez-vous nous en dire plus au sujet de votre parcours ?

« Ça fait tellement de temps que je peins que quand j’y pense ça me donne le vertige »

J’ai commencé à m’inscrire dans une démarche artistique dès la troisième en choisissant une option d’Histoire de l’Art. Habitant Paris, quel privilège de pouvoir me rendre au Louvre régulièrement et de m’imprégner des peintures de grands maîtres ! Nos professeurs nous guidaient et j’ai baigné très tôt dans ce monde. J’aimais aussi dessiner et j’esquissais beaucoup en extérieur.

Mes parents nous ont beaucoup ouvertes, mes deux sœurs et moi, sur la culture et aussi, d’une façon générale « aux belles choses ». Déjà petites, ils amenaient notre regard vers la découverte des villes : « Regardez comme c’est joli ! ». Mon père exerçait un métier artistique totalement rare et à part. Il était perruquier. Il travaillait pour l’Opéra, le cinéma, les théâtres. J’ai passé mon enfance dans les coulisses de la Comédie Française et autres lieux chargés d’histoire et de culture. Mon oncle par alliance était l’un de ses russes blancs, partisan du Tsar. Un passionné lui aussi. Mon parrain passait sa vie au Yemen. J’ai baigné dans un univers rempli d’Art, de voyages et d’échange de cultures.

Mon diplôme d’Art moderne et de communication visuelle en mains, j’ai commencé à travailler.

J’ai été engagée par une marque de peinture. Je travaillais dans des magasins de décoration et renseignais les clients. Je ne me sentais pas vendeuse au sens « commercial » du terme. J’aimais échanger et conseiller, orienter mes clients. Parallèlement à mon emploi, je poursuivais mon travail d’Artiste. Une grande enseigne de bricolage m’a proposé un poste à un moment de ma vie où je sentais que le temps était venu de prendre mon envol et de vivre enfin de ma passion. Ce déclic est arrivé lors de ma troisième grossesse. Souvent, ces moments là constituent des éléments déclencheurs. Alors, au grand étonnement de ce magasin persuadé que je serais heureuse d’évoluer au sein de l’équipe, j’ai refusé cette offre et me suis consacrée à ma peinture totalement.

Après avoir fait le tour des expositions d’artistes locaux, j’ai très rapidement participé au grand marché d’Art Contemporain de la Bastille. Un immense salon d’Art.  Autant dire que personne ne vous connaît tant les exposants sont nombreux ! Ce salon a été très positif pour mon travail et j’y participe activement depuis des années.

Au gré des offres et des propositions reçues, j’ai aussi exposé dans d’autres lieux.

Quelles sont vos sources d’inspiration ?

Je me place souvent à la croisée de plein d’univers. Chaque personne porte un regard personnel sur ma peinture et y puise ce qu’elle souhaite y trouver.

Par exemple sur ma série de villes, certains évoquent des villes brésiliennes, d’autres voient Jérusalem. Je réponds souvent « si vous voulez ». Ce que je veux dire c’est que chaque ville est universelle.

Dans chaque peinture existent des éléments qui nous interpellent de façon intime. Un tableau permet à celui qui le regarde de plonger dans son histoire personnelle.

C’est aussi valable pour mes couleurs, chacun retrouve un goût de son enfance dans mes tableaux.

 

Quels sont vos sujets de prédilection ?

« Ma base de travail, c’est la ville».

C’est mon travail de prédilection. J’aime les bâtiments. Depuis toute petite mes parents ont forgé mon regard sur les villes. J’éprouve à leur contemplation cette profonde admiration. Admirer des bâtisses anciennes ! Songer aux histoires qu’elles racontent, à ceux qui les habitent, à ceux qui les admirent. Ce sont des civilisations, des siècles, des reconstructions, une superposition d’histoires à raconter.

Les villes m’amènent aussi à travailler un côté cartésien qui vit en moi. Par mes études et ce côté architecte je structure mes tableaux.

« Sans mes villes, je pourrais me perdre dans mes histoires, dans mes couleurs » (sourire)

Ceux qui ont vu évoluer mon travail le savent : même si mes villes évoluent au fil des ans, l’âme reste toujours la même.

Je m’évade aussi de mes villes par moment. Alors j’aime peindre des ours, des chats, des éléphants, des femmes.

 

Quelles sont vos techniques préférées ?

Chaque toile est différente dans le souci du détail, l’utilisation des couleurs, sa création technique et déco aussi. J’aime beaucoup y travailler un côté « tissu », je joue beaucoup avec de multiples techniques. Les collages, les éclaboussures, et puis je change et je passe à un fonds et des bases d’architecte. C’est le cas pour les villes dont les lignes sont structurées et presque « tirées au couteau », je pense à New York notamment. Dans ce contexte, tout est « droit » tout est parfait. Je n’envisage pas de peindre New York avec un travail d’épaisseur, de projections ou de collages.

J’aime aussi utiliser de la gomme arabique et travailler les pigments. Au fil du temps j’ai créé mes propres mélanges. Je « jongle » entre mes différentes techniques en fonction du contexte et de mon tableau.

 

Vos villes sont-elle issues de votre monde imaginaire ?

 Cela dépend de chaque tableau. Concernant New York par exemple, les bâtiments que je peins existent. Ce qui va différer c’est la couleur que je vais y poser. J’aime transformer et y incorporer mon propre regard. Des clients qui ont acheté un tableau représentant l’Empire State Building lui ont trouvé un côté très « Bollywood », c’est ce côté coloré que j’aime créer et moduler à ma façon.

 

Justement, on apprécie vos couleurs pétillantes et lumineuses, est-ce une façon d’exprimer votre regard sur la vie ?

« Je suis comme ça, je suis née comme ça » ! (sourire)

L’utilisation de la gaieté dans mes tableaux n’est pas une fin en soi. Je suis bien sûr heureuse d’entendre mes clients me dire que mes tableaux apportent de la joie de vivre dans leur vie mais ce n’est pas le but que je me suis fixé. Je peux dans ma vie éprouver une certaine nostalgie. Etant de nature sensible, je l’exprime mais jamais bien longtemps car j’ai besoin de repartir vers la gaieté.

 

Où peut-on voir vos œuvres actuellement ?

Dans mon atelier, je reçois sur rendez-vous. Mon compte Facebook me permet aussi d’être en contact avec mes clients.

Concernant les salons d’Art, j’ai déjà signé pour trois manifestations :

J’exposerai au grand marché d’Art Contemporain à la Bastille du 30 octobre au 3 novembre prochain.

Puis à Bordeaux, au Salon des Créateurs et des Ateliers d’Art au Hangar 14 du 14 au 16 novembre.

Enfin au salon « Vivre Côté Sud » à Aix-en-Provence du 5 au 8 juin 2015.

J’envisagerai entre temps d’exposer en fonction des propositions que je recevrai.

 

Quels sont vos autres projets ?

Me plonger dans de nouveaux projets exige du temps et de l’investissement. Démarcher, comparer, chercher … J’ai souvent croisé sur mon chemin des sociétés m’accompagnant dans des projets qui m’ont passionnée : je rêvais de devenir illustratrice jeunesse, un éditeur me l’a proposé. J’ai aussi créé pour d’autres supports comme les affiches et les cartes postales. Aujourd’hui je serais heureuse de travailler la peinture sur textile. Ce domaine m’attire énormément et mes tableaux en portent l’empreinte.

 

Suivez Sophie Jourdan Artiste Peintre sur Facebook

 

Interview réalisée par Caroline CAMPO-DUSSOUET pour Label Art

http://www.label-art.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

La passion du pain, regard sur l’Art

lundi 28 janvier 2013

Aujourd’hui j’ai envie de vous parler de mes échappées belles vers ces petites vidéos qui circulent sur le web. A mes heures perdues, je peux m’emparer d’un livre et m’évader vers les mots ou bien me balader virtuellement au gré du hasard.

Le hasard m’a amenée vers ce reportage, « La passion du pain ».

Nicolas SUPIOT – La passion du pain from Matthieu MARIN on Vimeo.

Alors oui, me direz-vous, je tiens un blog consacré essentiellement à la peinture. Et pourquoi ce matin ai-je décidé d’évoquer cette passion là ?

Et bien, déjà pour celui qui sait savourer le temps, je vais vous demander de consacrer quelques 15 minutes en écoutant Nicolas Supiot.

Quinze minutes, un chiffre parmi tant d’autres … Mais un temps suspendu qui va vous faire rêver ! Oui internaute surpris qui lisez ces lignes…

Moi j’ai été transportée par les mots de ce Nicolas !

Et j’en viens maintenant à la suite.

Vous êtes confortablement assis et avez écouté presque religieusement les mots de cet amoureux du pain, vous l’avez contemplé pétrissant son « œuvre » avec toute la passion et la belle énergie qu’il transmet lors de la préparation de ce pain si savoureux.

Et peut-être vous êtes-vous aussi demandé où commence et où finit l’Art ?

Parce-ce que, voyez vous, à mes yeux, cet homme est un Artiste.

Déjà beaucoup de similarités avec la création picturale. Voyez déjà comme il maîtrise la technique, les doses exactes, les mélanges subtilement dosés, le travail à l’ancienne, la symbolique des quatre éléments. J’ai eu le sentiment d’écouter un peintre expliquant qu’entre l’alchimie des couleurs, la maîtrise et la technicité, il faut aussi se laisser plonger et suivre son instinct. Subtile mélange entre la transmission du savoir et ce qui nous pousse à créer, à partager aussi.

L’amour revient souvent dans la démarche de ce maître gustatif ! L’amour nécessaire pour partager l’excellence. Et évidemment le pas à franchir est aisé entre la nourriture spirituelle et cérébrale, et le lien entre ces deux mondes ne serait-il autre qu’émotionnel ?

Je suis une piètre cuisinière mais lorsque je prépare des plats à ma famille, mes enfants me disent souvent « c’est bon maman, on sent que tu as mis beaucoup d’amour ! ». Alors je les contemple avec bienveillance et leur souris tendrement.

L’Art nous transcende et nous concerne tous.

Nicolas est un Artiste, noble, pur, merveilleux.

Qu’est-ce que l’Art si ce n’est la transmission du beau, du vrai, de l’essentiel ? L’Art c’est la vérité, ce qui brille dans le monde. Nicolas est le « passeur » de cet Art. Comme il le dit si bien, il intervient dans cette fabrication mais laisse la nature s’exprimer par elle-même. Je pense à cette citation « Ce que nous appelons la grandeur et la beauté n’appartient en propre à personne. Les créateurs sont les passeurs de l’anonyme ».

Les Artistes sont des passeurs. Nicolas est un Artiste.

Je vous souhaite en cette belle journée d’hiver de percevoir profondément et intensément cet amour de l’Art pour ressentir, vibrer et créer aussi intensément que ce maître boulanger, qui, à bien des niveaux possède l’essentiel : l’amour de son travail et l’immense volonté de « passer », transmettre savoir-faire et passion à ceux qui tout comme lui sont sensibles aux valeurs qui le touchent.

Belle semaine à vous