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Le Salon International d’Art de Hyères, par l’association Reflets d’Art

mercredi 24 août 2016

Le Salon International d’Art de Hyères est un événement de ceux qu’on attend avec un mélange d’impatience et de curiosité. Quatre jours d’Art, placés sous le signe du partage et de la rencontre. Les Artistes viennent de toute la France et de pays d’Europe pour faire découvrir leur univers : art contemporain ou art classique, peinture, sculpture et même joaillerie.

Association Reflets d'art

La 8ème édition du Salon d’Art International se déroule cette année du 8 au 11 septembre. À cette occasion, j’ai eu la chance de rencontrer la présidente de l’association Reflets d’art, Mme Eliane CASTELLS-PUGET, accompagnée du fondateur de l’association Jean-Marc TEDONE.

L’occasion de (re)découvrir l’association Reflets d’Art et, bien sûr, le Salon International d’Art de Hyères.

– L’association « Reflets d’Art » existe depuis plus de 15 ans, depuis 1999 très exactement, et vous en être la présidente depuis 10 ans maintenant… 

Eliane CASTELLS-PUGET : L’association, au départ,  a été créée par Jean-Marc sous le nom « Un certain regard d’Art ». Plus tard, nous avons changé le nom de l’association pour « Reflets d’Art », tout en conservant la même structure.

Jean-Marc TEDONE : Je ne suis plus président, mais je reste président d’honneur. À nous deux nous formons l’association.

ECP : Pour nous aider dans le cadre du salon, nous avons un groupe d’intervention avec qui nous organisons des réunions régulières. Pour l’association Reflets d’Art, qui participe à des expositions tout au  long de l’année, nous travaillons à deux. Je m’occupe des démarches et du secrétariat, tandis que Jean-Marc créée l’événement et la communication.

– Avant d’être présidente de l’association, en faisiez-vous partie ? 

JMT : Elle est rentrée dans l’association et un an après elle en est devenue présidente !

ECP : Je n’ai jamais demandé à être présidente, on m’a demandé de l’être. (rire)

– Alors vous avez vous aussi un « côté artiste »….

ECP :  Je peins depuis 20 ans. J’ai fait plusieurs expositions personnelles, créée mon presse book, et maintenant qu’il est terminé je l’ai rangé et je fais autre chose… on ne peut pas tout faire ! Avant Reflets d’Art, j’étais présidente d’une association  Toulonnais de gymnastique. En 1995 j’ai pris les pinceaux et je me suis mise à peindre. J’ai également été présidente de la Croix Rouge, où j’ai rencontré Jean-Marc. Dans le domaine de l’Art, tout est beaucoup plus simple.

Je pense qu’on peut être heureux de travailler avec des Artistes.

– Et vous, Jean-Marc, lorsque vous avez créé l’association, vous aviez déjà ce goût pour la peinture ? 

JMT : J’ai fais énormément de chose dans ma vie. Cela fait 60 ans que je peins. J’ai créé cette association parce que je tenais une galerie d’Art, et je côtoyais énormément d’artistes. Un soir que nous buvions un verre dans le cadre d’un vernissage, j’ai proposé de créer une association : « Et si nous faisions une association d’Artistes? » et tout le monde a été d’accord

Nous avons créé l’association comme ça, un soir au coin d’une table, autour d’une pizza.

Dès le départ nous avons eu 45 artistes d’inscrits, ce qui était bien pour une première ! Dès la deuxième année nous avons tourné à 80. En moyenne, depuis la création de l’association, nous regroupons entre 70 et 90 Artistes.

ECP : Nous ne pouvons pas accueillir plus d’Artistes car cela représente beaucoup de travail, et il faut trouver des salles pour les expositions. Or, ces salles existent de moins en moins… Dans les petites villes elles sont réservées pour les habitants et Artistes de la ville. En parallèle, il y a de plus en plus de domaines d’Art, donc de plus en plus d’Artistes et de demande ! Nous avons tout de même des salles dans lesquelles nous exposons chaque année ou tous les deux ans.

– En 2015, le Salon International d’Art accueillait 98 Artistes. Cette année, pour la 8 ème édition, combien en attendez-vous ?

ECP : 98 ! On ne peut pas faire mieux : il y a 98 stands, ils sont tous occupés !

JMT : Nous aimerions mettre plus de stands et accueillir plus d’Artistes, mais nous ne pouvons pas. Le salon est séparé en trois parties : le forum avec les 98 Artistes, une salle avec les personnes de l’association, et une dernière consacrée à l’artisanat – bijoux, porcelaine, mosaïque, vitrail etc.-

ECP : Nous avons des Artistes internationaux également. Un espagnol vient chaque année, des belges, une luxembourgeoise, des anglais…

Ils sont tous adorables… on les considère comme des amis.

Tous les Artistes sont adorables. Vraiment. Ce sont des amis. On les considère comme des amis, franchement. Déjà, dès qu’ils arrivent au salon, pour l’installation, ils sont surpris de l’accueil. Nous avons une équipe pour tout mettre en place sur leur stand. Les Artistes n’ont plus qu’à accrocher ! Ensuite, pendant les quatre jours, nous sommes là. Chaque jour, de 9 heures à 19 heures, nous sommes là ! Nous sommes K.O à la fin, mais c’est comme ça, et nous gardons toujours le sourire ! Et le midi, il y a table ouverte. Avec tous les Artistes et tous ceux qui veulent manger avec nous.

JMT : . Les Artistes reviennent d’une année sur l’autre pour deux raisons : déjà, il s’agit du salon le moins cher de France, mais aussi car c’est très convivial. C’est très important, les Artistes reviennent pour ça.

Nous faisons tout pour que le salon soit convivial… c’est le but du salon !

ECP : Nous avons déjà eu affaire à des artistes très froids au début. Petit à petit, ils ont évolué et maintenant nous sentons la gaieté dans leur voix et dans les rapports que nous entretenons.

JMT : C’est une ambiance que je qualifierai de « familiale » plus que de « professionnelle ». Ces personnes viennent comme si elles étaient chez elles, c’est très important. Le salon est très professionnel d’un point de vue culture, mais c’est vraiment familial. Beaucoup de choses qui se sont créées ont fait de cette osmose une osmose familiale. Certains Artistes se sentent tristes au moment du départ. Tristes en repassant aux quatre jours passés, quatre jours de vacances grâce à notre région mais aussi grâce à leur stand, les repas ensemble, les connaissances d’autres Artistes, avec qui ils vont faire d’autres expositions dont ils parlent… Lors des départs, chacun a le vague à l’âme.

ECP : Pour nous aussi la séparation est très dure !

JMT : Lors de la création du salon notre but était non seulement d’organiser un beau salon mais également de créer cette osmose. Ce qui était plus difficile ! Au tout début, nous avions 40 inscrits pour 85 stands, on se faisait du soucis… et finalement, la liste s’est allongée. Nous avons ensuite eu 85 inscrits et petit à petit 200 personnes ! Cela nous permet aujourd’hui de faire une sélection, qui implique que le niveau professionnel augmente d’année en année. Cette année nous avons, encore, des artistes d’un très bon niveau.

– Les artistes s’inscrivent justement suite à un appel à candidature puis à une sélection sur dossier. Qui sélectionne les Artistes qui ont la chance de participer au salon ? Comment se font les recrutements ?

JMT : Nous avons une commission de 8 à 10 personnes, dont Eliane et moi. Eliane reçoit tous les dossiers chez elle, donne son avis, je donne ensuite le mien, puis nous soumettons les dossiers aux autres. Nous faisons alors une réunion pour sélectionner les Artistes. Cela arrive que nous ayons des avis différents, selon nos styles. Nous devons accepter toutes les formes d’art.

Un salon doit ouvert à tout, à toutes les expressions.

ECP : Souvent nous ne sommes pas d’accords. Parfois, certaines créations artistiques ne me touchent pas, et pourtant Jean Marc trouve qu’il y a des bonnes choses d’un point de vue technique.

JMT : Nous en discutons tous autour de la table, en deux parties : nous faisons un premier tri en sélectionnant les artistes faisant l’unanimité, puis nous gérons les « litiges ». Chacun justifie son avis, en mettant en avant tous les critères qui font que l’artiste a sa place au salon. C’est la commission qui décide. Cela fonctionne au coup de coeur mais également à la technique ! Nous sommes tous des professionnels artistes peintres, donc nous avons un regard technique. C’est un mélange des deux.

– L’ensemble de ces Artistes participe au concours du salon. Comment se déroule ce concours ? 

ECP : Un jury, composé de huit personnes et dont nous ne faisons pas partie, Jean-Marc et moi, décerne 10 prix. Parmi eux, nous avons 4 grands prix : un pour la peinture, un pour l’aquarelle et le pastel, un pour la sculpture et un quatrième pour les techniques mixtes. Les artistes qui obtiennent ces 4 grands prix bénéficient d’un stand gratuit pour l’année suivante. Il y a également le prix de la ville de Hyères, le grand prix du jury, le prix de l’originalité et le prix des artistes. Jusqu’à maintenant nous faisions un prix du public, mais nous l’avons remplacé par le prix des artistes, pour un soucis d’équité. Chaque artiste vote pour un autre artiste du salon. Enfin, il y a le prix Reflet d’Art, décerner à l’un des artistes de l’association.

JMT : le prix des artistes est justement une bonne chose car il permet de voter au coup de coeur mais aussi selon la technique ! Entre artiste il est plus facile de juger la technique.

– Durant le Salon d’autres événements ont lieu, notamment la soirée artistique. Pouvez-vous nous en dire plus ?

JMT : Cette soirée, au cours de laquelle se déroule un concert, a lieu chaque année. La première année nous avions deux orchestres, avec la présence de Monsieur Tony Petrucciani. Les années suivantes nous avons eu des groupes de jazz manouche, une cantatrice avec un pianiste… Pour cette 8ème édition nous avons un artiste de variété internationale : Cyril MARTIN Trio. Le concert se déroule le vendredi soir, de 19h à 21h.

ECP : Cette soirée est l’occasion de faire une nocturne. Le public écoute la musique et se balade au milieu des stands… cela créé un lien.

JMT : Chaque année nous essayons de trouver un artiste différent. J’ai beaucoup d’autres idées pour les années à venir ! Pour la soirée artistique de l’an prochain, nous accueillerons une artiste avec une voix en or…

– La Salon International d’Art accueille un invité d’honneur. Comment le choisissez-vous ? 

ECP : Cette année, l’invité d’honneur est Patrick Montalto, un sculpteur. Nous le connaissons depuis longtemps comme il faisait partie de l’association il y a quelques années, et nous apprécions ses sculptures. En plus il est un artiste adorable, charmant, ouvert, et nous apprécions cela. L’année dernière il était présent au salon pour faire partie du jury. D’un commun accord nous lui avons proposé d’être invité d’honneur cette année. Lorsqu’il a vu l’ambiance régnant au salon il a immédiatement accepté.

– L’association Reflets d’Art expose régulièrement dans la région. Avez-vous d’autres expositions de prévues ? 

ECP : Les expositions à St Cyr Sur Mer sont malheureusement terminées. Toutefois, nous exposons chaque année au mois de mars à Ollioules dans la salle d’exposition du vieux moulin. Nous proposons alors à des artistes de l’association de participer. À chaque fois, tout le monde est ravi : nos artistes, la ville d’Ollioules et le maire en personne. Nous exposons aussi à Hyères, au mois d’avril, dans la galerie. Nous allons également à Cassis, aux salles voutées, où  une quinzaine d’artistes peuvent exposer. De plus, nous nous rendons annuellement au Castellet et à Pierrefeu dans la salle à côté de l’office du tourisme. En 2016, nous allons exposer à Sanary, à l’espace Saint Nazaire, avec les associations collectives de la ville, pendant 15 jours. Chaque artiste de l’association apposera un ou deux tableaux.

 

Salon international d'art de hyères festival international de hyeres

Plus d’informations:

Site internet du salon : https://sites.google.com/site/saloninternationaldart/

 

Les Jeux Olympiques : l’Art du sport

vendredi 5 août 2016

Les Jeux Olympiques représentent l’épreuve sportive la plus médiatisée de la planète. Presque tous les pays se rassemblent à cette occasion, et sont représentés par leurs plus grands sportifs. Les Jeux Olympiques d’hiver et d’été se déroulent tous les 4 ans. Depuis quelques années maintenant ils sont programmés en décalés, de manière à ce que tous les 2 ans des compétitions aient lieu.

La 31ème édition des Jeux Olympiques d’été se déroule du 5 au 21 août, tandis que les Jeux Paralympiques dureront du 7 au 18 septembre.

Logo des Jeux Olympiques de Rio 2016

Ce soir, vendredi 5 août 2016, les Jeux Olympiques de Rio débutent. Je vous propose un petit voyage dans le temps pour découvrir leur origine, leur histoire et celle de la flamme olympique…

 

 

L’histoire des Jeux Olympiques

Les Jeux ont débuté en -776 avant Jésus Christ. À cette époque, ils étaient dédiés aux dieux grecs et tout particulièrement à Zeus. Cet événement alliait sport et religion. L’ensemble des épreuves des Jeux se déroulaient dans les plaines d’Olympie, au centre desquelles s’élevaient les temps de Zeus et d’Héra.

Dès leur début les jeux débutaient tous les quatre ans : cette période était appelée « olympiade ». En effet, le système de temps n’était pas le même qu’aujourd’hui : les années n’existaient pas, au profit de ces « olympiades ». Les Jeux duraient pendant une longue période, que nous pourrions aujourd’hui comparée à une année.

À cette époque, il existait près de 300 jeux différents en plus des Jeux Olympiques, notamment les « Isthmiques », organisés en l’honneur de Poséidon, les jeux « Pythiques » pour célébrer Apolon etc.

Pour les jeux Olympiques, des hommes, riches et forts représentaient leur citée. Pendant les premières éditions des jeux, seuls les hommes de Grèce participaient. Cependant, les jeux ont été ouverts aux autres pays sous l’occupation romaine. Les jeux se partageaient alors en 2 catégories : les jeux hippiques avec les courses de char et les jeux athlétiques.

À partir de la 7ème olympiade, le champion reçu des gains. Il recevait notamment une branche de palmier tandis qu’un ruban rouge était noué autour de sa tête et se ses mains, en signe de victoire. Ensuite, pour clôturer son sacre, une couronne d’olivier sauvage était déposée sur sa tête. Avec le temps, les champions ont commencé à gagner en notoriété, et un système de transfert semblable à celui que nous connaissons aujourd’hui dans le domaine du sport (principalement celui du foot) se mit en place.  D’ailleurs, certaines citées virent leurs habitants ressentir un tel sentiment de trahison suite au départ de l’un de leurs champions que des heurts éclataient !

Saviez-vous que le « serment des Jeux Olympiques » existe depuis le 4ème siècle avant Jésus Christ ? Il se déclinait alors en 14 points. Pour l’anecdote, l’un des points essentiels consistait en l’interdiction, pour les femmes mariées, de venir assister au Jeux… un serment qui, heureusement, n’est plus pris en considération de nos jours !

 

Malgré leur succès incontestable, les Jeux Olympiques furent abolis en 393 après Jésus Christ par l’empereur Théodose 1er. Selon lui, les Jeux favorisaient le paganisme.

Toutefois, les Jeux Olympiques ont revu le jour ! Il aura fallu près de 1500 ans pour que cette grande tradition renaisse.

 

Les Jeux Olympiques modernes

Avant le rétablissement des Jeux Olympiques de nombreuses compétitions sportives similaires ont eu lieu, réunissant plusieurs pays également. Par exemple, en 1796 se sont déroulées les « olympiades de la république » à Paris.

Malgré tout, il aura fallu attendre le congrès de l’année 1894 pour que le rétablissement des Jeux Olympiques devienne une réalité, grâce au baron Pierre de Coubertin. La même année, le comité international Olympique a été fondé, celui-là même qui existe encore aujourd’hui.

Baron Pierre de Coubertin

Le Baron Pierre de Coubertin

La première édition des Jeux Olympiques modernes, également appelés « Jeux de la première Olympiade », s’est déroulée en 1896 à Athènes. Pas moins de 214 hommes participaient, pour représenter 14 nations dans 10 sports et 43 compétitions.

Cérémonie d'ouverture des premiers jeux Olympiques modernes à Athènes en 1896 - Crédits : http://www.larousse.fr/

Cérémonie d’ouverture des premiers jeux Olympiques modernes à Athènes en 1896 –  Crédits : http://www.larousse.fr/

 

Il aura fallu attendre 1900 pour les femmes puissent participer elles aussi !

Les Jeux Olympiques modernes ont été dès leurs débuts placés sous le signe du fair-play et de la bonne entente entre les pays, ce que Pierre de Boubertin a voulu faire ressortir à travers les serments. Le tout premier serment a été prononcé en 1920. À leurs débuts, les serments n’étaient que deux : un prononcé par un athlète du pays organisateur, et un seconde par un arbitre. Aujourd’hui, et depuis 2012, trois serments sont prononcés lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux. En effet, un entraîneur formule un troisième serment.

120 ans après les Jeux de la première Olympiade, pour les Jeux Olympiques de Rio 2016, 10 500 athlètes venant de 206 pays participent, et concourent dans 41 disciplines de 28 sports. Pour les Jeux Paralympiques, le nombre de sportifs français s’élève à 57.

 

Logo de l'équipe de France des JO 2016

Logo de l’équipe de France des JO 2016

Le saviez-vous ? Cette année marque le retour de deux sports très pratiqués : le golf et le rugby (à 7 joueurs). Ces deux épreuves ne faisaient plus parti des JO depuis 1904 !

Complexe olympique de Rio

Complexe olympique de Rio

 

L’histoire du relais de la flamme Olympique

Pour les Jeux Olympiques de Rio 2016, la flamme a été allumée en Grèce, dans l’ancienne Olympie devant le temple d’Héra, le 21 avril 2016. Elle a passé les portes de la métropole de Rio le 28 juillet 2016, et arrivera dans le stade Olympique de Rio ce soir, le vendredi 5 août 2016, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture.

Le relai de la flamme olympique est placé sous le signe du respect les traditions antiques. Pour la cérémonie de l’allumage de la torche, de nombreuses femmes incarnent des prêtresses, vêtues de tunique similaire à celles de la Grèce antique. L’une de ces femmes, qui incarne la « grande prêtresse », utilise un miroir parabolique pour allumer la torche de la flamme olympique, puis la remet un premier relayeur.

Flamme Olympique - www.olympic.org - Crédits IOC-IAN JONES

Flamme Olympique – www.olympic.org – Crédits IOC-IAN JONES

Le symbole de la flamme olympique vient de Grèce. Effectivement, dans la Grèce antique, le feu était un élément sacré, brûlant en permanence dans les temples et sanctuaires. Son allumage, à cette époque, se faisait grâce à un miroir parabolique, qui avait pour effet de concentrer les rayons du soleil. Le feu trouvait également sa place au milieu des sites sportifs et lors des banquets.

Le relais de la flamme olympique tel que nous le connaissons aujourd’hui prend ses racines dans les « lampadédromies », ancêtres du relais de la flamme olympique. Ces processions, qui honoraient les Dieux, consistaient en une course rapide de flambeaux. À Athènes, les vainqueurs de ces courses de relais pouvaient ensuite allumer l’autel de Prométhée.

Relai de la torche olympic - https://www.olympic.org/fr/photos/rio-2016

Relais de la torche olympic – https://www.olympic.org/fr/photos/rio-2016

 

La tradition du relais de la flamme olympique a revu le jour lors des Jeux Olympiques modernes d’été de Berlin, en 1936. Pour que la flamme olympique soit allumée pendant les Jeux d’hiver il faudra toutefois attendre 1952 à Oslo, et 1964 pour qu’elle fasse l’objet d’un relais.

 

La flamme Olympique brûle pendant toute la durée des Jeux Olympiques, et ne s’éteint que le dernier soir, lors de la cérémonie de clôture. Une cérémonie retransmise dans la nuit du dimanche 21 au lundi 22 août.

Flamme des Jeux Olympiques d'Alberville, à l'occasion des JO d'hiver de 1992 - © Vélo 101

Flamme des Jeux Olympiques d’Alberville, à l’occasion des JO d’hiver de 1992 – http://starckinblog.blogspot.fr/ © Vélo 101

 

À L’occasion des Jeux Olympiques, Label Art a décidé de mettre en place une galerie sur le thème du sport. Voici les photos qui nous ont été envoyé.

 

Camille de Label Art

Pour aller plus loin :

www.youtube.com/watch?v=do3LOkF_7tk

http://olympic.org/fr/jeux-olympiques-antiquite

http://franceolympique.com/art/267-pierre_de_coubertin.html

https://www.rio2016.com/fr/paralympiques

http://cpsf.france-paralympique.fr/rio-2016/

http://www.lemonde.fr/big-browser/article/2016/08/03/les-sites-olympiques-se-cachent-pour-mourir_4978042_4832693.html

Sophie Jourdan : l’artiste qui illumine nos villes

lundi 29 septembre 2014

 

J’ai rencontré Sophie JOURDAN à Sanary-sur-Mer, un village cher à mon cœur, que j’évoquerai dans un prochain billet.

Nous nous installons à la terrasse d’un café, la mer pour seule toile de fond, les rayons de soleil matinaux jouent déjà avec les enfants courant sur la plage. Nous commandons un café et partageons ce moment. Dans quelques minutes, je découvrirai Sophie Jourdan, cette artiste pétillante qui peint la vie comme elle la respire. Naturellement, dans la lumière et la joie. « Je suis comme ça, je suis née comme ça » ! Ainsi commence l’interview.

Pouvez-vous nous en dire plus au sujet de votre parcours ?

« Ça fait tellement de temps que je peins que quand j’y pense ça me donne le vertige »

J’ai commencé à m’inscrire dans une démarche artistique dès la troisième en choisissant une option d’Histoire de l’Art. Habitant Paris, quel privilège de pouvoir me rendre au Louvre régulièrement et de m’imprégner des peintures de grands maîtres ! Nos professeurs nous guidaient et j’ai baigné très tôt dans ce monde. J’aimais aussi dessiner et j’esquissais beaucoup en extérieur.

Mes parents nous ont beaucoup ouvertes, mes deux sœurs et moi, sur la culture et aussi, d’une façon générale « aux belles choses ». Déjà petites, ils amenaient notre regard vers la découverte des villes : « Regardez comme c’est joli ! ». Mon père exerçait un métier artistique totalement rare et à part. Il était perruquier. Il travaillait pour l’Opéra, le cinéma, les théâtres. J’ai passé mon enfance dans les coulisses de la Comédie Française et autres lieux chargés d’histoire et de culture. Mon oncle par alliance était l’un de ses russes blancs, partisan du Tsar. Un passionné lui aussi. Mon parrain passait sa vie au Yemen. J’ai baigné dans un univers rempli d’Art, de voyages et d’échange de cultures.

Mon diplôme d’Art moderne et de communication visuelle en mains, j’ai commencé à travailler.

J’ai été engagée par une marque de peinture. Je travaillais dans des magasins de décoration et renseignais les clients. Je ne me sentais pas vendeuse au sens « commercial » du terme. J’aimais échanger et conseiller, orienter mes clients. Parallèlement à mon emploi, je poursuivais mon travail d’Artiste. Une grande enseigne de bricolage m’a proposé un poste à un moment de ma vie où je sentais que le temps était venu de prendre mon envol et de vivre enfin de ma passion. Ce déclic est arrivé lors de ma troisième grossesse. Souvent, ces moments là constituent des éléments déclencheurs. Alors, au grand étonnement de ce magasin persuadé que je serais heureuse d’évoluer au sein de l’équipe, j’ai refusé cette offre et me suis consacrée à ma peinture totalement.

Après avoir fait le tour des expositions d’artistes locaux, j’ai très rapidement participé au grand marché d’Art Contemporain de la Bastille. Un immense salon d’Art.  Autant dire que personne ne vous connaît tant les exposants sont nombreux ! Ce salon a été très positif pour mon travail et j’y participe activement depuis des années.

Au gré des offres et des propositions reçues, j’ai aussi exposé dans d’autres lieux.

Quelles sont vos sources d’inspiration ?

Je me place souvent à la croisée de plein d’univers. Chaque personne porte un regard personnel sur ma peinture et y puise ce qu’elle souhaite y trouver.

Par exemple sur ma série de villes, certains évoquent des villes brésiliennes, d’autres voient Jérusalem. Je réponds souvent « si vous voulez ». Ce que je veux dire c’est que chaque ville est universelle.

Dans chaque peinture existent des éléments qui nous interpellent de façon intime. Un tableau permet à celui qui le regarde de plonger dans son histoire personnelle.

C’est aussi valable pour mes couleurs, chacun retrouve un goût de son enfance dans mes tableaux.

 

Quels sont vos sujets de prédilection ?

« Ma base de travail, c’est la ville».

C’est mon travail de prédilection. J’aime les bâtiments. Depuis toute petite mes parents ont forgé mon regard sur les villes. J’éprouve à leur contemplation cette profonde admiration. Admirer des bâtisses anciennes ! Songer aux histoires qu’elles racontent, à ceux qui les habitent, à ceux qui les admirent. Ce sont des civilisations, des siècles, des reconstructions, une superposition d’histoires à raconter.

Les villes m’amènent aussi à travailler un côté cartésien qui vit en moi. Par mes études et ce côté architecte je structure mes tableaux.

« Sans mes villes, je pourrais me perdre dans mes histoires, dans mes couleurs » (sourire)

Ceux qui ont vu évoluer mon travail le savent : même si mes villes évoluent au fil des ans, l’âme reste toujours la même.

Je m’évade aussi de mes villes par moment. Alors j’aime peindre des ours, des chats, des éléphants, des femmes.

 

Quelles sont vos techniques préférées ?

Chaque toile est différente dans le souci du détail, l’utilisation des couleurs, sa création technique et déco aussi. J’aime beaucoup y travailler un côté « tissu », je joue beaucoup avec de multiples techniques. Les collages, les éclaboussures, et puis je change et je passe à un fonds et des bases d’architecte. C’est le cas pour les villes dont les lignes sont structurées et presque « tirées au couteau », je pense à New York notamment. Dans ce contexte, tout est « droit » tout est parfait. Je n’envisage pas de peindre New York avec un travail d’épaisseur, de projections ou de collages.

J’aime aussi utiliser de la gomme arabique et travailler les pigments. Au fil du temps j’ai créé mes propres mélanges. Je « jongle » entre mes différentes techniques en fonction du contexte et de mon tableau.

 

Vos villes sont-elle issues de votre monde imaginaire ?

 Cela dépend de chaque tableau. Concernant New York par exemple, les bâtiments que je peins existent. Ce qui va différer c’est la couleur que je vais y poser. J’aime transformer et y incorporer mon propre regard. Des clients qui ont acheté un tableau représentant l’Empire State Building lui ont trouvé un côté très « Bollywood », c’est ce côté coloré que j’aime créer et moduler à ma façon.

 

Justement, on apprécie vos couleurs pétillantes et lumineuses, est-ce une façon d’exprimer votre regard sur la vie ?

« Je suis comme ça, je suis née comme ça » ! (sourire)

L’utilisation de la gaieté dans mes tableaux n’est pas une fin en soi. Je suis bien sûr heureuse d’entendre mes clients me dire que mes tableaux apportent de la joie de vivre dans leur vie mais ce n’est pas le but que je me suis fixé. Je peux dans ma vie éprouver une certaine nostalgie. Etant de nature sensible, je l’exprime mais jamais bien longtemps car j’ai besoin de repartir vers la gaieté.

 

Où peut-on voir vos œuvres actuellement ?

Dans mon atelier, je reçois sur rendez-vous. Mon compte Facebook me permet aussi d’être en contact avec mes clients.

Concernant les salons d’Art, j’ai déjà signé pour trois manifestations :

J’exposerai au grand marché d’Art Contemporain à la Bastille du 30 octobre au 3 novembre prochain.

Puis à Bordeaux, au Salon des Créateurs et des Ateliers d’Art au Hangar 14 du 14 au 16 novembre.

Enfin au salon « Vivre Côté Sud » à Aix-en-Provence du 5 au 8 juin 2015.

J’envisagerai entre temps d’exposer en fonction des propositions que je recevrai.

 

Quels sont vos autres projets ?

Me plonger dans de nouveaux projets exige du temps et de l’investissement. Démarcher, comparer, chercher … J’ai souvent croisé sur mon chemin des sociétés m’accompagnant dans des projets qui m’ont passionnée : je rêvais de devenir illustratrice jeunesse, un éditeur me l’a proposé. J’ai aussi créé pour d’autres supports comme les affiches et les cartes postales. Aujourd’hui je serais heureuse de travailler la peinture sur textile. Ce domaine m’attire énormément et mes tableaux en portent l’empreinte.

 

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Interview réalisée par Caroline CAMPO-DUSSOUET pour Label Art

http://www.label-art.fr

 

 

 

 

 

 

 

 

La passion du pain, regard sur l’Art

lundi 28 janvier 2013

Aujourd’hui j’ai envie de vous parler de mes échappées belles vers ces petites vidéos qui circulent sur le web. A mes heures perdues, je peux m’emparer d’un livre et m’évader vers les mots ou bien me balader virtuellement au gré du hasard.

Le hasard m’a amenée vers ce reportage, « La passion du pain ».

Nicolas SUPIOT – La passion du pain from Matthieu MARIN on Vimeo.

Alors oui, me direz-vous, je tiens un blog consacré essentiellement à la peinture. Et pourquoi ce matin ai-je décidé d’évoquer cette passion là ?

Et bien, déjà pour celui qui sait savourer le temps, je vais vous demander de consacrer quelques 15 minutes en écoutant Nicolas Supiot.

Quinze minutes, un chiffre parmi tant d’autres … Mais un temps suspendu qui va vous faire rêver ! Oui internaute surpris qui lisez ces lignes…

Moi j’ai été transportée par les mots de ce Nicolas !

Et j’en viens maintenant à la suite.

Vous êtes confortablement assis et avez écouté presque religieusement les mots de cet amoureux du pain, vous l’avez contemplé pétrissant son « œuvre » avec toute la passion et la belle énergie qu’il transmet lors de la préparation de ce pain si savoureux.

Et peut-être vous êtes-vous aussi demandé où commence et où finit l’Art ?

Parce-ce que, voyez vous, à mes yeux, cet homme est un Artiste.

Déjà beaucoup de similarités avec la création picturale. Voyez déjà comme il maîtrise la technique, les doses exactes, les mélanges subtilement dosés, le travail à l’ancienne, la symbolique des quatre éléments. J’ai eu le sentiment d’écouter un peintre expliquant qu’entre l’alchimie des couleurs, la maîtrise et la technicité, il faut aussi se laisser plonger et suivre son instinct. Subtile mélange entre la transmission du savoir et ce qui nous pousse à créer, à partager aussi.

L’amour revient souvent dans la démarche de ce maître gustatif ! L’amour nécessaire pour partager l’excellence. Et évidemment le pas à franchir est aisé entre la nourriture spirituelle et cérébrale, et le lien entre ces deux mondes ne serait-il autre qu’émotionnel ?

Je suis une piètre cuisinière mais lorsque je prépare des plats à ma famille, mes enfants me disent souvent « c’est bon maman, on sent que tu as mis beaucoup d’amour ! ». Alors je les contemple avec bienveillance et leur souris tendrement.

L’Art nous transcende et nous concerne tous.

Nicolas est un Artiste, noble, pur, merveilleux.

Qu’est-ce que l’Art si ce n’est la transmission du beau, du vrai, de l’essentiel ? L’Art c’est la vérité, ce qui brille dans le monde. Nicolas est le « passeur » de cet Art. Comme il le dit si bien, il intervient dans cette fabrication mais laisse la nature s’exprimer par elle-même. Je pense à cette citation « Ce que nous appelons la grandeur et la beauté n’appartient en propre à personne. Les créateurs sont les passeurs de l’anonyme ».

Les Artistes sont des passeurs. Nicolas est un Artiste.

Je vous souhaite en cette belle journée d’hiver de percevoir profondément et intensément cet amour de l’Art pour ressentir, vibrer et créer aussi intensément que ce maître boulanger, qui, à bien des niveaux possède l’essentiel : l’amour de son travail et l’immense volonté de « passer », transmettre savoir-faire et passion à ceux qui tout comme lui sont sensibles aux valeurs qui le touchent.

Belle semaine à vous

Carl Larsson, l’art du bonheur

lundi 2 juillet 2012

Carl Larsson né en 1853 à Stockholm et mort le 22 janvier 1919 était un homme HEU-REUX qui a voulu répandre la joie grâce à sa peinture !

« Je veux faire profiter non pas un seul être, mais TOUS ! » disait-il. Pourtant il vécut tout d’abord une enfance difficile dans les quartiers sordides de Stockholm auprès de parents dénués d’argent et … d’amour :

« Je maudis le jour où tu es né » disait son ivrogne de père… 

 Le contre-pied à une enfance malheureuse et très rude

Comme le petit Carl dessinait très bien en classe, il se fit vite remarquer par un professeur qui le poussa à l’âge de 13 ans à postuler son entrée  à l’académie royale des Beaux-Arts de Stockholm où il fut admis.

Tout en étudiant, il commença à gagner sa vie en  devenant successivement  caricaturiste, graphiste, illustrateur de livres, de magazines, de journaux pour lesquels il retouchait des photos.

En 1877 il partit à Paris pour parfaire sa formation. Puis il s’installa quelque temps  à Barbizon pour mieux comprendre l’impressionnisme et l’art de la lumière.

En 1882, il rejoint une communauté d’artistes scandinaves à Grez-sur Loing, en Seine et Marne près de Fontainebleau. Et là… surprise, surprise, au milieu de ses compatriotes artistes peintres,  se trouvait une très jolie jeune fille, une certaine Karin peintre suédoise issue d’une famille aisée (son père est un riche marchand).  Le coup de foudre fut réciproque et le mariage eut lieu un an plus tard en 1883.

« Aime ! Aime ! C’est la solution de l’énigme de la vie » proclamait-il.

Ils retournèrent en Suède en 1885 où la renommée de Carl lui valut plusieurs commandes importantes, y compris de peintures murales. Ils menèrent une vie paisible et sereine grâce au talent reconnu de Carl et Karin cessa bientôt de peindre pour se consacrer à leur nombreuse progéniture. Plus tard, quand elle fut moins accaparée par ses 8 enfants, elle se consacra à l’architecte d’intérieur, et à l’art textile au point d’acquérir une grande notoriété dans le design.

 

Chronique d’une vie paradisiaque à la campagne

En 1888, le père de Karin leur offrit la maison de sa sœur décédée  située en pleine campagne à Sundborn, près de Falun dans la région de Dalécarlie. Le couple entreprit de la décorer et de la meubler d’une manière tout à fait originale. Les pièces étaient lambrissées de vert amande et le tour des fenêtres et des portes rehaussées d’un orange pétant, du même ton qui habillait aussi la façade de la maison.

Au dessus de la porte menant à la cuisine, Carl avait écrit en français :

« Bien faire et laisser dire » toute une philosophie !

 Nageant dans le bonheur, Carl décida de relater au jour le jour sous forme d’aquarelles, la chronique de sa vie familiale, ses diverses activités quotidiennes, les repas, la pêche aux écrevisses, la ferme voisine, les travaux agricoles. Il peignit une suite de  scènes de vie quasiment paradisiaques.

Les saisons passaient, les enfants grandissaient, et tout cela vivait d’une manière charmante et surannée sous les pinceaux de Carl.

« Les fleurs et les enfants, je ne sais rien peindre d’autre. » affirmait-il.

Les Noël étaient particulièrement féeriques dans la solitude blanche de Sundborn et inspirèrent beaucoup le peintre.

Ses illustrations furent publiées dans une série d’albums intitulés « Notre maison » « Les miens » « Du côté du soleil »  et remportèrent un vif succès. A tel point, qu’ils ont été réédités et qu’aujourd’hui encore, nous pouvons facilement nous les procurer.

 

Il savait parlait à l’intime

Ce qui ressort de son œuvre c’est une perpétuelle recherche de ce qu’il voyait, ressentait et qui le touchait. Il faisait parler son cœur et ses pinceaux.

« Je crois que l’idéal de l’art est d’apprendre aux autres à voir la beauté là où on se trouve, sous toutes ses formes, d’apprendre à l’aimer, à la trouver même dans les plus petites choses. »

Les scènes d’intérieur, de lumière douce, d’atmosphère paisible empreintes d’intimité caractérisent son œuvre ainsi que l’harmonie entre l’homme et la nature.

Mais il ne se contentait pas de peindre des aquarelles il effectua également de nombreuses œuvres monumentales dont il tirait une grande fierté ! Ces fresques ornèrent des écoles, des musées et des bâtiments publics.

 

Mieux le connaître

Si vous allez en Suède, visitez sa maison à Sundborn. Sans doute la maison d’artiste la plus célèbre au  monde ! On a l’impression de se promener dans ses tableaux. Elle est actuellement en la possession de ses descendants qui l’ouvrent tous les ans aux touristes du mois de Mai à Octobre.

Plus accessible… en France : nous avons « La maison de Carl Larsson » à 77880 – Grez-sur-Loing (près de Fontainebleau), avec un grand atelier, deux chambres et une cuisine.

Un petit livre à déguster : « Sundborn ou les jours de lumière » de Philippe Delerm aux éditions Folio.

Également affiches, posters, en vente sur Internet ainsi que la réédition de ses albums.

La BD, de la main vers le clavier … il n’y a qu’un pas !

mardi 5 juin 2012

Êtes-vous lecteur de bande dessinée ? C’est incroyable de voir toutes ces BD actuelles d’une si grande qualité graphique. On peut ne pas apprécier le trait, le coup de crayon des artistes, la « patte » du dessinateur, mais côté mise en couleur, c’est parfois prodigieux.

Pour la plupart, on peut même dire quasiment toutes, c’est grâce à ces petites merveilles de technologie informatique : les logiciels de traitement d’image.

Le plus connu, et je pense le plus utilisé est « Photoshop ».

Je suis carrément bluffée par le rendu de ce logiciel. Il peut reproduire avec une extrême ressemblance, tous types de peinture.

Sur youtube, on peut visionner des démonstrations et réalisation d’œuvres avec ce logiciel. Un ami m’a aussi fait une démonstration. Je trouve cela magique !

Magique, car à partir d’un simple croquis scanné, avec une grande maîtrise du logiciel, muni d’une palette graphique, étape par étape on réalise un coloriage très  pointu, imitant la touche d’une brosse, ou hyperréaliste. Les dégradés, les fondus, les effets de lumières, de brillances,  les transparences, tout est possible. Il reste qu’il faut avoir de solide base en dessin pour bien représenter le modelé. J’affirme donc que certains graphistes informatiques sont de véritables artistes.

Car évidement beaucoup de personnes pensent qu’il n’y a rien d’artistique dans l’utilisation de ces logiciels. Mais bien que ceux-ci permettent un rendu ultra rapide d’une grande précision et beauté, faut il encore savoir s’en servir et surtout, avoir de vrais connaissances techniques et théoriques en peinture, et pour finir, une grande expérience, pour y arriver.

Tout le monde n’est pas de cet avis ! N’est ce pas ???

J’ai découvert, par contre, un site web qui m’a sidéré ! Je ne le citerai pas pour ne pas faire de promo ! Je suis vilaine ! Héhéhé !

Le principe : On télécharge une photo de notre album, par exemple notre beau jardin sous le soleil d’été, sur ce site ; puis à l’aide d’outils programmés, on transforme notre photo en tableau peint façon Monet, van Gogh, ou en dessin au fusain, à l’aquarelle, etc. Le pire, c’est que c’est super efficace et vraiment facile à utiliser ! Là, il y a rien d’artistique dans la démarche. Mais ou va le monde ??!!! Que sont devenues nos vraies valeurs ? Je plaisante mais je pense qu’il y a plus d’un petit malin qui font passer ce type de réalisation pour de vrais tableaux fait maison.

Allons-y gaiement, dénonçons-les, qu’ils finissent sous les verrous pour atteinte à l’intégrité morale et artistique !!

Les livres de Jean-Louis MORELLE

jeudi 29 mars 2012

On cite souvent des peintres des siècles passés comme des références incontournables dans l’histoire de l’art. Peu de contemporains ont cet honneur. C’est pourquoi je voudrais vous parler d’un « maître » français que j’ai eu la chance de croiser. Il s’agit de Jean Louis Morelle. C’est un aquarelliste de grand talent, mais pas seulement ! Ses tableaux ont été mainte fois vus dans de multiples revues. Dès qu’un magazine parle d’aquarelle, son nom et son travail figurent souvent comme une référence actuelle. A ce point que bon nombre d’artiste s’inspirent de son style, de sa technique, de son écriture. Il a fait beaucoup d’émules.

Ce qui le caractérise et spécifie ses œuvres, c’est premièrement ses effets de fondu. Ses couleurs semblent se dégrader et fuser les une aux autres sans rupture, sans trace. Il manie l’aquarelle avec une grande délicatesse, lui permettant de produire des transparences sans égales, à l’image de ses voiles, verreries et drapés. Il peut aussi bien travailler dans le flou, qu’avec précision pour au mieux focaliser l’attention sur son sujet principal.

Il fait parti de ces peintres qui donnent envie de toucher à cet outil fabuleux qu’est l’aquarelle.

Rien de miraculeux côté outil ! Des papiers à gros grain, très épais ; de gros « petit gris » et autres pinceaux mouilleur pour travailler dans l’humide ; des sujets simples ; juste ce toucher subtil parfaitement maîtrisé.

Il a produit plusieurs ouvrages. Découvrez-les ici : Les livres de Jean-Louis Morelle

 

 

Raymond Rochette, un peintre témoin de son temps…

mardi 21 avril 2009

Samedi 18 Avril était inaugurée une exposition consacrée aux oeuvres de Raymond Rochette, dans la galerie d’art du Château de la Verrerie au Creusot. Elle dure jusqu’au 26 Avril.
Cet artiste (1906 – 1993) a été fasciné depuis sa plus tendre enfance par … l’univers de la métallurgie lourde !
Les gigantesques outils des aciéries, des forges, des fonderies, des laminoirs occupent tout l’espace de ses tableaux.
Il perçoit ces ateliers démesurés comme de vastes cathédrales bruissantes de vie et de couleurs.
Il admire le travail des métallurgistes, la noblesse et la beauté de leurs visages illuminés par les immenses brasiers.
Il est à souligner qu’il a obtenu l’autorisation de peindre dans les ateliers même des usines du Creusot !
Il faut voir l’admiration que lui vouent tous les gens qui l’ont côtoyé (j’en parle en connaissance de cause, je les ai rencontrés)
Cet homme respirait la bonté.  Il aimait « l’Humanité », il croyait en elle avec confiance et sérénité, c’est sans doute pourquoi ses portraits sont si beaux.
De son temps, il a connu la notoriété. Ses œuvres sont chez de grands collectionneurs d’art ainsi que dans les musées français (Calais, Dijon, Gray, Mâcon, Saint-Denis, Saint-Étienne) et à l’étranger.
Je pense ne pas dévoiler un grand secret en vous disant qu’il peignait tellement (7000 œuvres recensées à ce jour!) qu’il travaillait à l’huile sur du papier (à fort grammage) parce qu’il pouvait ensuite facilement le stocker, à plat ou roulé.
Découvrez l’univers fascinant de ce peintre hors norme sur le site qui lui est consacré : www.raymondrochette.fr

Magali Trivino : peintre de la matière

vendredi 17 avril 2009
MAGALI TRIVINO

MAGALI TRIVINO

C’est une continuelle recherche du travail de la matière, et de l’aspect que je pourrais lui donner pour reproduire le visuel et le touché de la pierre, de la roche, dans son état brut, avec ses variantes de relief et de couleurs.
Ma recherche est également de trouver le moyen de sculpter dans l’épaisseur de la matière afin de créer des bas reliefs comme ceux qui traversent l’histoire de l’architecture hispano-mauresque qui demeure une source d’inspiration à toutes mes créations.
Vous pouvez admirer les toiles de cette artiste actuellement exposées à Perpignan jusqu’au 30 avril :
Salon du torréfacteur
24-26 rue des augustins
Voir son site : Magali Trivino
du 02 mars au 30 avril
ouverture de 9H00 a 19H00 DU LUNDI AU SAMEDI

Prenons le temps de percevoir la beauté ….

vendredi 27 février 2009

Bonjour

Aujourd’hui j’ai simplement envie de vous raconter cette histoire édifiante :

Un homme s’assit dans le métro à Washington DC et commença à jouer du violon. C’était un matin froid de janvier. Il joua 6 pièces de Bach pendant environ 45 minutes. Pendant ce temps, comme c’était une heure d’affluence, il a été calculé que plusieurs milliers de personnes avaient traversé la station, la plupart sur le chemin du travail.

Au bout de 3 min, un homme d’âge moyen remarqua qu’un musicien était en train de jouer.  Il ralentit le pas pendant quelques secondes puis accéléra pour rattraper le temps perdu.

Une minute plus tard, le violoniste reçut son premier dollar de pourboire: une femme jeta l’argent dans la caisse, sans s’arrêter et continua à marcher.

Quelques minutes plus tard, quelqu’un s’adossa au mur pour l’écouter, mais regarda sa montre et reprit sa course. Il était de toute évidence en retard pour le travail.

Celui qui fut le plus attentif fut un garçon de 3 ans. Sa mère le traînait, pressée, mais l’enfant s’arrêta pour regarder le violoniste.

Finalement la mère le tira plus fort et l’enfant continua à marcher en regardant tout le temps derrière lui. Cette action fut répétée par plusieurs autres enfants. Tous les parents, sans exception, les forcèrent à avancer.

Durant les 45 minutes où le musicien joua, seulement 6 personnes s’arrêtèrent et restèrent un moment. Environ 20 personnes lui donnèrent de l’argent mais en continuant de marcher normalement.

Il reçut 32 dollars. Quand il s’arrêta de jouer et que le silence reprit ses droits, personne ne le remarqua. Personne n’applaudit ou ne manifesta un signe de reconnaissance.

Personne ne le savait, mais le violoniste était Joshua Bell, l’un des meilleurs musiciens du monde. Il joua l’un des morceaux les plus difficiles jamais écrits, avec un violon d’une valeur
de 3,5 millions de dollars.

2 jours avant qu’il ne joue dans le métro, il jouait à guichets fermés dans un théâtre de Boston, où les places avaient été vendues, en moyenne, 100 dollars chaque.

Ceci est une histoire vraie. Joshua Bell jouant incognito dans le métro était une expérience, organisée par le Washington Post, sur la perception, le goût et les priorités des gens.

L’argument en était:
Percevons-nous la beauté? Nous arrêtons-nous pour  l’apprécier?
Reconnaissons-nous le talent dans un contexte inattendu?

L’une des conclusions possibles à une telle expérience pourrait être celle-ci:
Si nous n’avons pas un moment pour nous arrêter et écouter l’un des meilleurs musiciens du monde jouer la meilleure musique  jamais écrite, combien d’autres choses ratons-nous ?

JE VOUS SOUHAITE A TOUS UN MERVEILLEUX WEEK-END

Elisa