Archive pour la catégorie ‘Acrylique’

Le feutre Posca, un feutre peinture remarquable

vendredi 20 juillet 2018

On ne présente plus le feutre Posca, cet incroyable feutre multi-supports aux extraordinaires propriétés. Cependant, êtes-vous certains(es) de tout connaitre de ce feutre peinture… ? Caractéristiques connues, reconnues, propriétés uniques et capacités exclusives… Je vous dis TOUT.

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Les fameuses caractéristiques du feutre Posca…

Pour débuter cet article, je vous propose de nous pencher sur les caractéristiques d’utilisation du marqueur Posca.

La bille du marqueur Posca

Petit élément souvent oublié, la bille contenue dans le Posca est pourtant indispensable ! C’est elle, discrètement, qui permet d’optimiser le rendu de vos oeuvres. En effet, cette bille se trouve à l’intérieur du manche et mélange les différents éléments qui composent la peinture. C’est pour cela qu’il est important de secouer régulièrement votre marqueur, pour avoir une peinture homogène.

L’amorce du feutre Posca

Étape bien évidemment indispensable aux créations réalisées au Posca : l’amorce. Lors de sa toute 1ère utilisation, il est primordial d’amorcer le marqueur en appuyant sur la mine. En appuyant plusieurs fois sur la pointe la peinture vient peu à peu l’imbiber. Votre marqueur est prêt !

La pointe

Les marqueurs Posca sont équipés de différentes pointes, de l’extra-fine (0,7 mm) à l’extra-large (1,5 cm). Certaines de ces pointes sont réversibles et remplaçables : vous pouvez ainsi profiter d’une pointe en bon état pour longtemps !

La saviez-vous ? Toutes les pointes des feutres Posca sont lavables !

Il existe sept marqueurs Posca différents, donc sept tailles de pointes : le marqueur pinceau, l’extra-fin 0,7 mm, l’extra-fin 1 mm, le feutre fin, le marqueur Posca pointe moyenne, le marqueur posca pointe large et le feutre Posca extra-large.

Impression

… aboutissent à un feutre peinture utilisable en toutes circonstances

Les crayons Posca multi-supports

Le feutre Posca adhère sur absolument TOUTES les surfaces.

» Le marqueur Posca sur textiles :  il adhère très bien, sur tous les types de tissus. Une fois qu’il est passé au fer à repasser, le tissu personnalisé résiste au passage en machine.

» Le bois pourra également être customisé grâce au Posca. Bambou, liège, bois brut ou traité… il n’y aura aucune limite à votre créativité ! Pour optimiser la conservation il est conseillé de vernir la création.

» Le verre est une surface intéressante à travailler au feutre peinture. Qu’il s’agisse d’un verre transparent, opaque, ou d’un miroir, le Posca vous permettra d’écrire, mettre en couleur et réaliser des aplats. Ces réalisations s’effaceront au chiffon humide. Elles pourront donc être éphémères … ou permanentes ! Pour cela, passez votre verre au four pendant 45 minutes à 160°C.

Le saviez-vous ? Je vous liste ici les supports les plus courants mais Posca pourra être appliqué sur absolument tous les types de supports : cire de bougie, coquille d’oeufs, cuire etc.

» Le marqueur Posca adhérera également sur tous les types de plastique. Dans l’idéal, vous convient de vernir le support après l’application de la peinture.

» Le rendu des marqueurs Posca sur le papier et le carton sera optimal. Papier calque, crépon, papier au couché satiné ou brillant, papier de soie etc… la peinture ne traversera pas le support !

» Avez-vous déjà essayé d’utiliser un Posca sur des matières minérales ? Et oui, le Posca y adhère aussi ! Vous pouvez ainsi personnaliser cailloux, pâte à sel, galets et autre pierre ! Un passage au four permettra au marqueur de résister à l’eau et à la chaleur. De la même manière le feutre peinture adhérera sur la céramique et la porcelaine.

» Envie de personnaliser un support en métal ? Posca le permet ! D’ailleurs, comme ce marqueur résiste à l’eau, à la lumière et dans le temps il sera idéal pour la réalisation d’oeuvres en extérieur ! Dans ce cas, il est toutefois conseillé de mettre 2 couches de vernis.

Le saviez-vous ? Vous pouvez retrouver les tests de plus de 50 supports différents sur le site internet de Posca ! Accessible sur la page supports et astuces.

Les différentes mines  de feutres Posca

Les différentes mines de feutres Posca

Une gamme complète de marqueurs Posca

Les sept marqueurs de la gamme Posca offrent une infinité de possibilités.

Le feutre Posca pointe pinceau bénéficie d’une pointe souple. Son utilisation, quelle soit méticuleuse ou libre, sera toute en finesse et contrôlée grâce à son bouton poussoir.

Il existe deux feutres Posca avec une pointe extra-fine. Parfaits pour écrire, réaliser des détails ou faire des petites retouches, leur tracé bénéficie d’une finesse garantie !

Le marqueur Posca pointe fine est le premier de sa catégorie à se voir doté d’une pointe en polyester, type feutre. Ce feutre Posca pourra ainsi être utilisé pour la réalisation d’aplats de couleur mais aussi pour le tracé de lignes plus épaisses.

Avec sa pointe moyenne, le feutre Posca de 2,5 mm est le marqueur de la gamme décliné dans le plus grand nombre de couleur : 35 nuances très exactement ! La liberté d’utilisation est totale, ce feutre Posca accompagnera vos créations à l’infini.

Le feutre à la pointe large de chez Posca permet de tracer des traits de 4,5 mm à 5,5 mm de largeur. Sa pointe conique permet de varier la largeur des traits.

Vous souhaitez couvrir des grandes surfaces tout en restant libre de réaliser de plus petites créations ? Le feutre à pointe large est celui qu’il vous fait ! Sa pointe conique facilite son utilisation pour réaliser des aplats.

Enfin, voici le marqueur le plus grand de la gamme : le feutre Posca à pointe extra-large de 1,5 cm ! La pointe ingénieuse rectangulaire permet de réaliser un tracé très précis.

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Alors, quelle création allez-vous faire avec ces feutres Posca ? Les aimez-vous ?

À très bientôt,
Camille

 

Pour aller plus loin :

Posca.com

Les supports en test

– Les Posca sur label-art.fr

Inauguration du LAB de Label Art : cours de peinture à Toulon

mercredi 16 novembre 2016

Depuis quelques semaines déjà, vous êtes nombreux à avoir remarqué que quelque chose se prépare en magasin… Pourquoi ces bâches de protection ? Pourquoi ces ouvriers et leurs outils ? Puis vous l’avez vu, ce panneau « Label Art s’agrandit ». Alors là, vos questions ont continué, et nos réponses se sont faites plus précises… Aujourd’hui je vous dis tout ! Attention, cela risque fortement de vous plaire…
Label Art var

Un magasin beaux-arts dans le Var de près de 600 m²

Avant tout, je peux vous annoncer que Label Art double sa surface de vente ! Ce ne sont plus 300 mais près 600m² de fourniture beaux-arts, de support, d’encadrement et de loisirs créatifs qui vous ouvrent leurs portes. Pour cela, nous avons élargi de nombreuses gammes et en avons rentré de nouvelles.

Les amoureux du dessin et du graphisme seront heureux d’apprendre que nous avons répertorié l’ensemble des marqueurs Winsor & Newton : les Pigment Markers, les marqueurs aquarelle, les Brushmarkers et même les sticks d’aquarelle ! Mais ce n’est pas tout : nous proposons maintenant une large gamme de produits de chez Liquitex : les Encres acrylique Liquitex Ink, les brosses Freestyle et même les marqueurs Liquitex Paint Markers !

Pour les Artistes amoureux des beaux-arts, nos gammes d’acrylique et d’huile se sont considérablement élargies, à l’image de l’arrivée de l’huile Winton de Winsor & Newton, de l’huile extra-fine Sennelier mais aussi de l’acrylique extra-fine de Sennelier.

Tous ces produits beaux-arts vous attendent déjà dans la première partie du magasin, de 300m², que vous connaissez depuis maintenant deux ans.

 

Je vous imagine en train de vous demander… « mais qu’y aura-t-il dans la seconde partie? » et bien… vous y retrouverez tous nos encadrements, avec les dernières collections, mais aussi tous nos supports ! Toiles coton, châssis entoilé en lin, les châssis nus et rouleaux de toile… !

Et ce n’est pas tout…

 

Le LAB de Label Art

Imaginez. Un endroit unique. Un lieu d’échange et de convivialité. Un espace complet dédié à l’Art. Bienvenue dans le LAB de Label Art.

Logo LAB Label Art Six Fours

 

Dans le LAB, vous trouverez des salles de cours, avec des ateliers animés notamment par l’Artiste peintre Sandrot (couvrez son magnifique univers en cliquant ici), mais aussi par le célèbre Renaud JOBIN, la grande Christine COLLIN et, enfin, l’exceptionnelle Geneviève CANTO que nous vous présentions déjà en 2014 (l’article est à redécouvrir ici).

Le ateliers seront également ouverts à tous les Artistes qui souhaitent bénéficier d’un lieu de travail le temps d’une journée, de quelques jours, d’une semaine, d’un mois ou plus…

Les salles de cours de peinture seront dévoilées lors de notre inauguration !

 

Alors, surtout, retenez bien la date : le jeudi 24 novembre. Il s’agit du jour où nous organisons l’inauguration du LAB et de la nouvelle partie du magasin. La journée la plus artistique de l’année !

 

Le LAB de Label Art

 

Retrouvez les détails de cet événement sur notre page Facebook ou n’hésitez pas à nous appeler au 04 94 06 81 80 !

 

Nous vous donnons rendez-vous le 24 novembre, à partir de 10 heures jusqu’à 21 heures pour la plus grande journée créative de l’année !

Camille de Label Art

L’acrylique Amsterdam Standard Series 500 ml

mardi 23 août 2016

Saviez-vous que la peinture acrylique Standard Series d’Amsterdam est maintenant disponible en pot de 500ml ? Un grand conditionnement pour pouvoir profiter de cette incroyable peinture acrylique encore plus longtemps, dans les 70 nuances de cette belle gamme Etude !

Gamme acrylique d'Amsterdam

Gamme acrylique d’Amsterdam Standard Series

L’acrylique d’Amsterdam bénéficie de pigments d’excellente qualité, purs et stables, qui lui confèrent une résistance très élevée à la lumière et dans le temps. En effet, son liant acrylate la protège des méfaits du temps grâce au fin pelliculage qu’il forme en surface. L’œuvre conservera l’éclat de ses couleurs et sa brillance comme aux premiers jours. Très maniable, particulièrement fluide et onctueuse, la peinture Standard Series peut également être utilisée pour la réalisation de glacis.

De plus, cette peinture acrylique bénéficie d’une très grande polyvalence. Chez Label Art, nous avons en effet testé cette peinture sur de grandes toiles, mais également sur les supports Tavola en bois, des cartons… et mêmes les murs ! Grâce à la forte résistance à l’humidité de cette peinture, elle pourra effectivement être appliquée sur tout type de support !

Oeuvre réalisée à l'acrylique Amsterdam  par Fred

Oeuvre réalisée à l’acrylique Amsterdam par Fred

 

Enfin, cette peinture acrylique totalement inodore a la particularité de sécher très rapidement. Les couches les plus fines seront sèches en trente minutes seulement.

Tableau peint par Fred avec l'Amsterdam Expert Series

Tableau peint par Fred avec l’Amsterdam Expert Series

 

 

Pour celles et ceux qui préfèrent l’usage du tube pour un souci de facilité dans les mélanges, la gamme Standard Series d’Amsterdam est déclinée en tubes de 120ml.

Amsterdam Standard Series 120ml

Amsterdam Standard Series 120ml

Vous aimez l’acrylique Amsterdam et souhaitez découvrir cette peinture en qualité extra fine ? Découvrez la qualité Expert : l’acrylique extra-fine d’Amsterdam ! L’acrylique Amsterdam Expert est à retrouver prochainement sur notre blog ou directement sur le site de Label Art !

Rencontre avec Mihoub : l’Artiste de la pleine conscience

mardi 3 mai 2016

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C’est en marchant vers l’atelier, dans les rues de Marseille, que je réalise à quel point les métiers de la création, à mi-chemin entre la découverte permanente et le choix des produits sont formidables. Riches en rencontres, audacieux dans leurs choix, authentiques dans leurs réalisations, osés dans leurs affirmations. Être Artiste c’est emprunter un chemin où rien n’est jamais écrit d’avance. Encore une fois, je me demande qui sera l’Artiste que je vais découvrir dans quelques minutes.

Mihoub… Un prénom, des œuvres et une bio que j’ai parcourue avant de préparer mes questions. La première chose que j’aperçois c’est un sourire, puis des yeux, rieurs, bienveillants. Place à l’atelier, nous entrons dans un endroit magique. Des pinceaux qui ont vécu, des chevalets, des toiles à même le sol qui sèchent lentement, s’imprégnant du temps qui passe, des Canada Dry, une clope, et une heure d’échange remplie de cette énergie qu’il transmet sans même s’en rendre compte.

Mihoub c’est maintenant à mes yeux l’Artiste de la pleine conscience, intuitif et spontané.

Bienvenue dans son atelier. Laissez-vous emporter par l’histoire de Mihoub : son parcours et ses réflexions autour de la vie et du processus créatif. Laissez-vous gagner par la magie de son travail, qui vous touchera, tout comme je l’ai été en découvrant ses œuvres. Place à l’Artiste.

Le parcours

« J’ai décidé de partir à l’aventure. C’était en 2000. J’avais la vingtaine, l’âge où sans doute on est en quête de nouveaux espaces, de nouveaux horizons. J’ai posé mes valises à San Francisco. A ce moment de ma vie, je ne connaissais pas grand-chose à l’Art. Les galeries, les musées, les expositions : ces domaines ne m’étaient pas familiers.

C’est quand je suis revenu pour la seconde fois dans cette ville deux ans plus tard, que tout a basculé. Mon histoire d’Artiste a commencé en décembre 2002.

Je vivais en colocation, je partageais un appartement en centre-ville, dans un quartier où beaucoup de personnes créaient. Ma colocataire réalisait des collages. Et puis il y avait ce designer qui vivait dans le même bâtiment. On voulait tous créer. Moi, j’écrivais des poèmes. Et nos jeunes années nous amenaient à réfléchir, à poser nos propres bases, on était en quêtes identitaires.

Quand mon ami designer est parti, j’ai acheté sa table et sa chaise. Et j’ai commencé le dessin. Je voulais au tout début dessiner des lampes. C’est à ce moment précis que j’ai commencé à faire émaner de mon esprit des personnages. On les voyait dans mes dessins de lampes. Je comprenais que la créativité jaillissait.

C’est sans doute le départ de tout, et surtout de cet émerveillement qui ne m’a jamais quitté. De celui qui te touche dans ton être profond, de celui qui transcende tout. S’émerveiller en permanence. C’était incroyable. J’éprouvais cette fascination originelle de la créativité, je découvrais le monde. Je me sentais aussi transporté qu’un Christophe Colomb découvrant l’Amérique ! Cette énergie-là m’a envahi et porté, immédiatement. Plus de retour possible. Je ne m’en suis jamais séparée.

Au début, je dessinais sur des tous petits formats, au crayon gris. Mes créations étaient très spirituelles, très chargées, comme si elles portaient des messages magiques.

J’habitais à Geary Street. C’était l’endroit qui réunissait sur un périmètre restreint de véritables chefs d’œuvres du surréalisme. Je n’avais que quelques mètres à parcourir et j’ouvrais les portes des galeries Là c’était un Dali, ailleurs un Miro ou un Picasso.

Je découvre l’Art, c’est à nouveau un émerveillement total ! La révélation absolue. Et je me mets à dessiner sur la place pendant 10 jours. Ces petits dessins au crayon gris ! Je vois des personnages apparaître, des lignes, des formes, cela me semble totalement incroyable. »

– Et tu dessines, ta carrière est lancée

« Oui je dessine. Je renvoie à ce moment-là une énergie incroyable. Je suis transporté et je crois en mes dessins. On est à San Francisco, pas à Paris. Aux US, si tu mets du bonheur dans ce que tu fais, le public te le renvoie. C’est allé très vite. J’entends « Waooh ! Mihoub ! C’est un travail magnifique ». Au bout d’un an, ma première exposition est lancée : « One year, One show ».

J’ai dessiné avec mon cœur. Avec du recul, je réalise que ce premier jet n’était pas encore abouti. »

– Mihoub, si tu es découvert si vite, toi, l’artiste autodidacte, c’est que tu as du talent !

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« J’avais un don. Mais aujourd’hui, avec un œil plus critique, en ayant vu le travail d’autres artistes, mes œuvres de l’époque n’étaient pas encore abouties.

J’ai aussi eu la chance de ne jamais galérer pour vendre mon Art. J’avais un emploi à côté. J’étais serveur et j’attaquais à 15 heures. Je finissais tard le soir. Le matin je me levais tôt et je dessinais. J’avais le temps de gérer ma passion et mon métier. J’ai pu aussi découvrir les magasins de ventes de produits beaux-arts. J’étais toujours chez Pearl’s. D’ailleurs, je voue une véritable passion aux magasins beaux-arts. Le seul magasin qui ressemble à ce que j’ai pu voir à San Francisco, c’est Passage Clouté à Paris, rue des boulets. Je ne manque jamais d’y passer quand je suis sur Paris. Bref, pour résumer : j’éprouve aussi un véritable amour pour les magasins de fournitures beaux-arts. »

« Je commence à fonder les bases de mon Art. Un Art très simple. »

Un jour un ami m’offre une boîte de pastel. C’est ainsi qu’un dessin magique est né : « L’enfant du monde ». Je contemplais ma réalisation en me disant que j’arrivais à dessiner des portraits bien que je sois totalement autodidacte.

Au-delà de ce constat, il existe cette fondation incontournable qui est et demeure le subconscient.

« L’Art ce n’est pas uniquement une création spontanée, c’est aussi ce moment présent où tout s’arrête. Ce moment où tu es ce que tu dois être, c’est-à-dire créatif. Tout être humain devrait être créatif. »

Aujourd’hui bien sûr, j’en parle avec du recul mais à l’époque, j’étais totalement illuminé. J’étais persuadé que j’allais devenir le plus grand peintre de tous les temps (rires). Cette énergie, cet ego sans doute démesuré m’a porté et c’est ainsi que j’ai duré. Je n’ai jamais cessé de croire. »

« Les clés dans la création sont : persévérance patience et croyance. Sans la croyance, sans la foi, tu ne peux rien créer. Je crois en mon Art depuis de longues années et cette énergie positive qui se dégageait les premières heures où j’esquissais mes premiers dessins allait me porter vers tout ce que je souhaitais : être et vivre en pleine conscience. »

La découverte de nouveaux horizons

« Un artiste m’a dit un jour « la seule chose que tu ne dois jamais faire c’est arrêter la peinture ». Alors j’ai décidé de découvrir d’autres horizons. Il y a eu Barcelone, Londres, la Malaisie. Certaines périodes étaient chargées de créativité, d’autres plus calmes. Je suis un peintre spontané, intuitif, je marche devant un chemin qui s’ouvre et se crée sous mes pas. »

Tu ne le connais pas ce chemin ?

« Non (silence).»

«Ce qui me permet d’avancer sur le chemin, ce sont les supports. Pour le moment les supports me permettent le travail de la matière, de la texture. San Francisco c’est l’initiation. Une période pendant laquelle j’ai beaucoup exposé. Mais on ne peut pas peindre et exposer. Des choix sont à faire. Quand on crée, on n’a ni le temps ni l’énergie de courir aux vernissages. Si San Francisco est ma référence, le point où tout a commencé, le chemin s’ouvre et se découvre sans cesse depuis. »

– « The more I paint the more I like everything ». Basquiat. Je comprends dans cette phrase que plus je peins plus je comprends le monde et plus je l’aime. C’est ton avis ?

« Non. La peinture ne m’aide pas à aimer le monde mais à être en contact avec mon être profond et à me recentrer sur mon être.

C’est important pour moi. Peut-être en revanche qu’elle améliore ma perception du monde.

Les phrases d’artistes qui ont été des pivots dans ma carrière il y en a deux :

A la question posée à Pollock (qui a été pour moi une grande source d’inspiration) : Comment savez-vous quand vous avez terminé une peinture ? Ce dernier répond : Comment savez-vous quand vous avez fini de faire l’amour ?

C’est exactement ça la peinture, c’est exactement ça la création.

Une autre phrase m’a marqué profondément. C’est encore une question posée cette fois à Pierre Soulages : Quelle est votre peinture préférée ? Il répond « Celle que je vais faire ».

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–  Tu as écrit : « Our mind is the last free space that we can explore or ignore… »

C’est l’esprit il n’y a plus que ça, surtout dans le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui. Et on voit avec la physique quantique, avec tout ce qui se passe chez Google où ils sont en train de créer des clones virtuels de nous-mêmes : l’esprit contrôle les actes. On se donne des défis incroyables comme celui d’aller sur la lune, mais en fait le plus important, c’est l’esprit : celui qui nous habite et nous transporte. C’est lui et lui seul qui nous permet de nous réaliser.

Pour en revenir à cette phrase de Basquiat, ce n’est pas tant le but de comprendre le monde qui m’anime dans ma peinture, mais cette notion de me sentir vibrer quand je peins. Quand tu crées une œuvre, tu ne la gommes pas, tu la vis ! C’est la vraie Liberté. »

Te coupes-tu parfois de ta peinture pour justement l’explorer à nouveau ?

Il m’arrive de me laisser des temps de pose. Mon esprit accumule alors des informations inconscientes et analyse son espace, les interactions humaines. Mes dessins et peintures en seront les représentations a posteriori. Je ne donne mes titres qu’une fois ma création finalisée. Et quand je reviens à l’Art, le mouvement, et l’énergie créative repartent d’une façon merveilleuse.

Tu habites Marseille. Es-tu inspiré par cette ville et ses habitants ?

Quitter San Francisco pour revenir en France a été difficile. Comme pour de nombreuses personnes ayant goûté à l’expatriation. Quand je suis arrivé à Marseille, j’ai immédiatement été saisi par la similarité avec San Francisco, similitude dans l’approche humaine. Par exemple, à San Francisco, au Blue Danube, un petit bar sans prétention où j’aimais prendre mon café du matin, l’auteur d’un Best Seller côtoie l’écrivain qui peine, tout ce petit monde se fréquente, sans prétention aucune si ce n’est celle de partager un moment complice ou solitaire. Mixité, toutes classes mélangée, toute ethnie confondue. J’ai ressenti cette similarité immédiatement à Marseille où j’ai mon atelier. Je possède un héritage arabe. Marseille c’est une ville, un port, des cultures qui vivent ensemble, des richesses incroyables. A Marseille tu as le sentiment que tout peut arriver. »

« Marseille c’est encore une ville de création, et non une ville d’exposition. »

– Où peut-on voir ton travail ?

Pour le moment dans mon atelier sur rendez-vous. Je ne montre pas beaucoup mon travail quand je suis en phase de création. Je reste concentré et je peins. L’exposition selon moi se fera naturellement quand l’aboutissement de mon travail sera au rendez-vous.

Je prépare aussi une exposition avec un collectif d’Artistes à la rentrée.

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Focus sur …

Peindre en pleine conscience. « Sois le changement que tu veux voir dans le monde ».  (Gandhi).

« Mes gènes, mon sang et les générations qui ont forgé l’être que je suis sont mon héritage culturel et religieux. J’ai été naturellement attiré par le soufisme. C’est en quelque sorte le mysticisme de l’Islam. Méconnu sans doute et pourtant le phare de cette religion. L’ancien Islam le portait et le propageait, celui interprété par une civilisation raffinée et aboutie, à l’aube, à la naissance de cette religion, le soufisme faisait déjà pleinement partie du monde des anciens. On dit que c’est le cœur même de l’Islam. On le vit, on le ressent profondément, c’est à l’intérieur de nous et lorsqu’on souhaite le décrire c’est souvent une tâche impossible.»

« Un jour, un homme a demandé « Pouvez-vous nous expliquer ce que vous ressentez ? ». Il a répondu : « Pouvez-vous expliquer à quelqu’un qui n’a jamais goûté le miel ce qu’est le miel ? ».

« La pleine conscience c’est un ressenti. Très précieux, très personnel. Il vibre en toi, ici à ce moment-là, tu as chassé l’égo, tu es face à toi, ton être profond et tu rayonnes. Quand tu rayonnes, tu touches le monde. C’est dans la bienveillance, dans cette énergie, qu’à ce moment tu propages ce courant et c’est à ce moment que les autres sont touchés sans même qu’ils s’en rendent compte. C’est magique. Si on veut que le monde aille bien, chacun doit se connecter à son être intérieur et apporter sa propre lumière. »

 

Secrets d’Artiste

L’approche créatrice

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Au tout début de ma carrière d’Artiste j’étais fasciné par les yeux. Et je dessinais de multiples lignes, sens, et courbes, des codes dans les lignes, des messages qui se perdent au détour de multiples chemins pour mieux se retrouver. Un mélange de géométrie une approche sans doute plongeant son inspiration dans la physique quantique, ce langage multiple laissé ouvert à des interprétations de tous les possibles.

Chacun prend et interprète en fonction des sens et des chemins qu’il souhaite emprunter.

J’ai rapporté de la librairie du Mucem un ouvrage sur la calligraphie. Le mouvement « calligraffiti » est né de ces multiples sens et sans comprendre toute la calligraphie arabe, j’aime contempler les écritures pour en interpréter certaines dans mes dessins. C’est un côté mystique qui revient et que j’aime dessiner dans toute sa spontanéité.

 

Mihoub

50 rue Cristophole

13003 Marseille

Site web

Page Facebook

 

Mihoub sera notre invité d’honneur le 12 mai à l’espace Label Art

Chemin des Delphiniums, Quartier Bassaquet, 83140 Six-Fours-Les-Plages

18h-21h : Trois heures de performance pour une soirée hautement artistique autour du lancement de la gamme 4ARTIST Marker by Pebeo

Entrée gratuite, sur réservation à happening@label-art.fr

 

En savoir plus sur le calligraffiti : Le graffiti arabe, Pascal ZOGHBI édition Eyrolles

 

Interview réalisé pour Label Art par Caroline CAMPO-DUSSOUET ©

Crédit Photos : Caroline CAMPO-DUSSOUET ©

Remerciement à Mihoub et à l’équipe Pébéo initiatrice du projet, notamment à Sébastien Arcouet et Yannick Cormerais. Merci à Jean-Luc de Pébéo pour sa patience.  Merci à l’équipe de Label Art pour son implication sur ce projet. Merci à Passage Clouté pour sa dynamique et son rayonnement de Paris à San Francisco :-)

 

 

 

Comment réussir à peindre une nature morte ?

lundi 20 avril 2015

Peindre une nature morte

Ce mois-ci Label Art vous amène dans l’atelier de Roland Charbonnier qui vous dévoile tous les secrets pour peindre une nature morte. Si la « peinture s’apprend sans les musées », alors c’est en misant sur l’observation des sujets déjà réalisés qu’il est aussi possible de tirer un enseignement et d’avancer, aussi bien en matière de dessin que d’utilisation des peintures beaux-arts ou de mise en place de perspectives, de jeux d’ombre et de lumière.

J’ai donc demandé à notre expert favori de commenter et nous expliquer tout sur une œuvre de sa composition que j’aime beaucoup.

Voila l’œuvre en question. Elle parait toute simple, mais, à la lueur de ses explications il n’en est rien. Voici donc les différentes étapes pour travailler tout en effet et harmonie.

L’utilisation d’une palette de couleurs définie

« Oui cette petite nature morte n’est pas une œuvre majeure mais elle suit beaucoup de règles et d’effets qu’il est intéressant de connaître et d’adopter pour un résultat efficace et harmonieux.
Premier constat, ma palette de couleur est très réduite sur ce tableau. Nous percevons du rouge et du vert. Aucune autre couleur ne vient perturber cette harmonie, le rouge étant complémentaire du vert. L’harmonie se joue donc qu’au travers des nuances entre ses deux couleurs et l’équilibre qu’elles composent dans cette complémentarité. Le gris présent lui aussi reste neutre.
Bien entendu, avec seulement deux couleurs, pour enrichir le tableau il faut apporter beaucoup de nuances, du clair au foncé, et du froid au chaud.

La composition et les différents plans d’équilibre

Le premier plan sera composé de valeurs chaudes et saturées (fortes) déjà, et l’arrière plan des valeurs plus froides et plus légères.
Pour ce qui est aussi de l’organisation des couleurs, mon premier plan, et sujet principal, est exprimé avec la couleur la plus chaude et vive, donc le rouge de la pomme. Il n’eut été pas judicieux de peindre une pomme avec un rouge aussi fort, et même atténué en arrière plan. »

 

La progression des nuances

« Comme on le voit sur ce détail, la touche aussi a son importance. Le premier plan est peint avec plus de précision, des contours plus nets, alors que l’arrière plan lui est flou. Cette progression vers le flou, plus les objets sont « loin » produit un effet de profondeur subtil et joli. Cet effet associé au travail des couleurs donne une composition non plane et tout en perspective. »

« Pour le rendu du relief des fruits, j’ai travaillé les dégradés et contrastes entre clairs (lumières) et foncés (ombres) en tenant compte de l’effet d’éloignement. La différence entre ombres et lumières en arrière plan est moindre qu’en premier plan. Ensuite je suis resté pour ces gradations dans des valeurs colorées en raccord.  Pour exemples : L’ombre propre de la pomme rouge est un rouge très foncé, pour la pomme verte c’est un vert très foncé aussi. »

Le travail des détails en peinture

 

 

« Voila un petit effet bien sympathique mais qui n’a pas seul but de faire joli. Toute la partie basse du tableau manquait de détail et plaçait la composition globale trop en hauteur. Le travail des gris pour exprimer le drapé ne suffisait pas pour l’équilibre. Ce petit filet de couleur ajuste la composition. Ce n’est pas son seul intérêt puisqu’il permet aussi une meilleure lecture du relief donné par les plis. »

« Autre petit effet qui amène du réalisme à l’ensemble, c’est le reflet des pommes dans la timbale et celui de la poire dans la louche. Cela apporte l’illusion de la brillance de ces matières. »

« Voila comment avec quelques règles et astuces, on optimise le rendu d’une nature morte. »

Comme quoi une bonne analyse technique d’un tableau, avec des commentaires riches, des explications claires et précises, est un vrai cours. Merci Roland

 

Pour aller plus loin

Cours et commentaires Palettes : 45 numéros commentés par Alain Jaubert, pour tout savoir sur les grandes toiles de maîtres

Conseils aux artistes peintres qui débutent

jeudi 16 avril 2015

Se libérer de l’appréhension pour aller toujours plus loin

Waaaaooooh !!! Me voila devant ma toile blanche. Par quoi démarrer ? Comment peindre ? Je fais quoi maintenant ? Quels produits je dois prendre ? Les premières fois sont toujours mémorables car source d’angoisse. Cette peur et un manque d’expérience nous amène parfois à l’abandon. Mais tout le monde a vécu sa première fois. Voila donc quelques conseils à tous ceux qui souhaiteraient peindre, pour que cette nouvelle expérience vous libère de vos appréhensions et, bien au contraire, vous gratifie de satisfaction pour poursuivre.

Je pourrai tout d’abord vous conseiller de faire vos premier pas dans un atelier en suivant la pédagogie d’un professeur. Ce serait un choix judicieux, mais encore faut-il trouver le bon. Comment le choisir ? Sur quels critères se fonder ? J’ai déjà débattu sur le sujet, donc chers amis prudence ! Mes conseils s’adressent alors plus précisément à vous qui réalisez un de vos rêves, à l’abri des regards dans votre petit cocon.

Peindre ce n’est pas facile. Ce sera un long parcours. Il faudra du temps et une multitude d’essais pour faire de jolies choses et acquérir une certaine aisance. Cela dit on peut se faire plaisir très vite.

Quand j’ai posé cette question à Roland, il m’a tout simplement répondu que, le concernant, il avait appris à peindre en copiant les œuvres des grands maîtres, puis en s’inspirant de ses artistes favoris, avant de composer ses propres œuvres. C’est une bonne voie pour débuter. La copie reste une bonne école. Encore faut il choisir une œuvre pas compliquée et abordable comme premier sujet. Un Van Gogh, ou un Matisse, par exemple sont des bons choix, car le graphisme est simple et le travail des couleurs aussi. Ou bien trouvez comme modèle une carte postale avec une illustration simple aussi. Et si cette idée ne vous séduit pas, choisissez de peindre d’après une photo elle aussi très simple dans sa composition.

En contre exemple, réaliser un portrait comme premier sujet est suicidaire !! Bien trop compliqué !! Une fleur en gros plan, un paysage assez dépouillé sans personnage, sans architecture, sans trop de détails, sont des idées qui peuvent faire de sympathiques petits tableaux. Donc vous l’aurez compris, il faut voir ses ambitions à la hauteur de ses compétences.

Bien choisir son matériel beaux-arts

En ce qui concerne la technique et le choix du matériel, huile ou eau, aquarelle ou pastel, etc. Là aussi il y a quelques données à prendre en compte. Je conseillerai en premier lieu de se munir de matériel de bonne qualité. Avoir de bons pinceaux et des couleurs de bonnes qualités facilite la manipulation et optimise le rendu. Se procurer des toiles ainsi que des papiers (pour l’aquarelle) d’excellente qualité n’est pas un aspect à négliger non plus. Donc pas de gouache comme on trouve dans les écoles primaires mais de la gouache beaux-arts telle que Linel de Lefranc & Bourgois par exemple qui a fait ses preuves auprès de Matisse notamment, pas de couleurs à l’huile ou à l’acrylique vendues dans des magasins discount, et pas de brosses achetées par lot de 10 à 1 € dans ses mêmes magasins.

Lire, écouter, regarder, s’inspirer …

Pour la mise en œuvre de ces couleurs, faites déjà un petit tour sur des vidéos postées sur les réseaux sociaux, pour comprendre leur utilisation et comment les appliquer. Je ne saurai que trop vous recommander de visionner celles de LabelArtVideo évidemment. Lire aussi une multitude de conseils pour retenir l’essentiel. Avoir en mémoire quelques théories est bénéfique avant la pratique. Exactement comme une recette de cuisine, on n’improvise pas une blanquette de veau si on n’a jamais cuisiné. On va regarder un chef sur une vidéo, lire différentes recettes dans des livres, et puis, informations en tête, on s’exécute. Préférez néanmoins le travail à la peinture acrylique dans le cadre de votre premier essai en « freelance ». Ce matériel accepte les erreurs car on peut corriger, repasser à volonté, grâce au séchage rapide qu’il offre. Ensuite faut se lancer sans avoir peur de l’échec.

Et vous, quelles sont vos recettes pour vous lancer ?

Pour aller plus loin

Cours de peinture LabelArtVideo

Le Livre à connaître (si ce n’est déjà fait) : LE Gombrich, l’ouvrage de référence

L’indispensable terre d’ombre naturelle

mardi 24 mars 2015

Ce mois-ci, voila un petit cours théorique sur une couleur indispensable à notre palette :

On vous dit tout sur la terre d’ombre naturelle

« L’ombre naturelle, est une terre, donc un pigment naturel, qui a toujours figurée sur les palettes des maîtres anciens. C’est un brun très doux, chaud. Ce pigment n’est pas couvrant. Il ne faut surtout pas le confondre avec sa version brûlée, la terre d’ombre brûlée. C’est une couleur que l’on va associer à d’autres pour produire des effets précis. A l’inverse des impressionnistes, des fauves et autres peintres qui recherchent une pureté des couleurs et à exploiter leur vivacité, leur fraicheur, jusqu’à les saturer, la terre d’ombre naturelle conviendra aux peintres qui recherchent à ternir et rabattre leurs mélanges. Le noir salit trop les couleurs et les foncent en produisant des mélanges peu heureux, jusqu’à transformer les jaunes en vert par exemple. Les bruns aussi sont trop puissants et dénaturent aussi les couleurs. Une petite pointe d’ombre naturelle va « calmer » le jeu sans transformer la valeur de base. Un jaune restera jaune etc.
Les mélanges ainsi obtenus permettront d’obtenir des couleurs plus ternes, salies, mais « proprement salies ». Les mélanges donneront des valeurs chaudes.
Sur cette photo, à partir de couleurs franches en base nous voyons l’effet obtenu par adjonction de cette terre ».

 


« Le blanc donne un gris chaud. Quand aux autres couleurs, on perçoit la différence entre les valeurs franches et les valeurs ternies avec l’ombre, sans trop les foncer ».

Voici un rendu avec adjonction de terre d’ombre naturelle dans un tableau

« Cette terre peut être utilisé en toute fin d’exécution pour ternir, toujours, mais aussi donner un côté vieilli au tableau. Pour cela il faudra l’utiliser en glacis. Du médium à glacis avec un peu de cette couleur produira cet effet. Suivant la quantité de couleur adjointe au médium on varie l’intensité du usé-vieilli. Sur ces deux photos, en 1 on a le tableau brut, en 2 une partie vieillie avec un glacis peu chargé en ombre naturelle, et en 3 avec un glacis plus concentré en ombre naturelle ».

« On perçoit nettement l’aspect « ancien » produit avec cette terre, tout en conservant la chaleur du sujet. De plus, avec cette méthode de glacis, toutes les couleurs se retrouvent raccordées sous une couleur commune, créant ainsi une unité de l’ensemble et une harmonie supplémentaire au sujet. »

 

Cette méthode me rappelle mon papa qui vieillissait ses meubles avec de la cire teintée. Et à en juger par cette démo, sa cire devait contenir de la terre d’ombre naturelle.

La terre d’ombre naturelle est déclinée aussi bien en peinture à l’huile chez Rembrandt par exemple qu’en acrylique chez Liquitex, en aquarelle chez Winsor & Newton.

Comment peindre de la fumée ?

lundi 16 mars 2015

Une de mes amies peintres a réalisé un tableau représentant la silhouette d’un visage d’homme sur fond noir, fumant une cigarette. Elle a eu beaucoup de mal à rendre cet effet de fumée sur ce fond mais ne s’en est pas trop mal sorti. C’est costaud à produire cette fumée, que ce soit de cigarette ou d’un plat qui sort du four ou bien encore d’une tasse de café. Ça m’a donné l’idée de demander à notre spécialiste Roland de nous préparer un petit tutoriel sur ce sujet. Voila son cours.

Comment peindre de la fumée ? Notre tuto pas à pas

« On va déjà peindre deux surfaces, l’une en gris foncé et l’autre en gris très clair. Ceci pour voir comment produire cet effet sur un fond sombre ou un fond clair. »

 

« Première étape, on place sur nos fonds encore frais,  des masses plus moins denses, de couleur gris moyen. Au départ de la fumée, ces masses seront fines puis gagneront en espace en remontant. A noter que sur le fond encore frais, il faut travailler plus en pâte pour poser ces masses, avec une brosse très souple. »

 

« Ensuite, avec une brosse plate en martre ou kevrin, donc très souple, et propre, on va fondre ces masses avec le fond pour créer un effet de flou. C’est ce « floutage » qui donne l’impression de fumée. »

 

« On pose ensuite par endroit, avec plus de finesse, des rehauts de blanc sur le fond foncé, et inversement, des rehauts de gris plus soutenu sur le fond clair. Ces rehauts donneront par endroit plus de densité à notre fumée. »

 

« Idem, on floute ces rehauts et l’opération est terminée. Sur un fond coloré, il est évident qu’il faudra travailler les masses dans la même couleur, légèrement grisée, avec des valeurs différentes. Par exemple si le fond est bleu foncé, la fumée sera bleu-gris clair, et si le fond est vert clair, la fumée sera gris-vert foncé.»

Rapide et efficace comme d’habitude. C’est simple mais je pense que le placement des masses et leur graphisme demande un peu d’expérience. Je vais essayer au plus vite.

Merci pour ce tuto Roland.

Voir tous nos tutos videos sur notre chaîne YouTube : LabelArt Video

 

 

Comment réussir à peindre une nature morte ?

lundi 9 mars 2015

Connaissez-vous la chaîne YouTube de Label Art ? Pour apprendre, découvrir et travailler sur de multiples sujets, chaque mois nous vous proposons un cours de peinture ou de dessin. Artistes débutants, amateurs ou confirmés, nous traitons tous les niveaux. Voici l’un de nos cours les plus regardés, et commentés. Retrouvez ici tous les ingrédients pour réussir votre salade de tomates, presque « à croquer véritablement » tant les jeux d’ombres et de lumières rendent cette nature morte tout à fait saisissante.

Le matériel beaux-arts

Pour cette leçon, nous utiliserons de l’acrylique Liquitex, des brosses Isabey, un châssis pour toile en coton Label Art numéro 8 figure, ainsi qu’une palette Clairefontaine.

Tous ces produits sont choisis par Label Art pour leur qualité professionnelle.

Commençons par le dessin

J’utilise pour le dessin un crayon HB Faber-Castell.

 

La création des fonds

Le dessin terminé nous allons passer à la peinture et placer nos fonds.

Je commence à appliquer un premier jus de peinture vert clair. Un vert légèrement kaki composé avec du vert de Hooker, de l’ocre jaune, du blanc, de la terre de sienne brûlée. Vous remarquerez que je ne cherche pas à obtenir un vert uniforme de manière à obtenir une surface animée.

Le grand avantage de travailler avec de l’acrylique : le matériau sèche très vite.

On va pouvoir retravailler dans le fonds sans détremper la première couche pour garnir d’avantage et commence à matierer.

Le but est d’obtenir un effet de peinture craquelée vieillie.

Pour le premier plan, je compose un petit ton bois avec du blanc, de l’ocre jaune, de la terre d’ombre brûlée et de la sienne brûlée.

Je poursuis et compose un ton bois plus foncé sur le premier plan et passer quelques touches de ce ton dans mon fonds vert comme pour faire ressortir des parties de bois là où la peinture s’est écaillée.

On continue le travail du fonds avec du noir et de la sienne brûlée, l’objectif étant de « salir notre surface » pour donner l’illusion d’un vieux bois.

On va procéder de la même manière sur le premier plan en garnissant d’avantage notre couleur.

Nous allons à présent poursuivre le travail sur le fonds avec une brosse fine pointue à former tout un jeu de craquelures.

On remarquera que pour équilibrer la composition, je vais concentrer le travail de fissures et d’écaillage de la peinture dans une partie de l’œuvre où justement il ne se passe rien.

Je peins quelques petits trous à la pointe de mon pinceau. C’est ce genre de petits détails qui vont apporter beaucoup de réalisme à notre sujet.

 

Etape suivante : le travail de la feuille de papier froissé

 

Avec du blanc chargé d’un peu d’ocre jaune, je reprends les contours. Toujours avec la même couleur chargée avec de la terre d’ombre brûlée et un peu de noir, je vais ombrer ma feuille de papier.

Cette couleur va simuler les ombres produites par le froissage du papier.

Avec un pinceau beaucoup plus fin et la même teinte plus foncée, j’affine mon travail.

Toujours avec le même pinceau cette fois chargé de blanc, je place mes lumières.

Sans oublier l’ombre de la punaise qui maintient le papier accroché.

 

Etape suivante : les lumières et les ombres

 

Je poursuis mon travail en m’attaquant à la peinture des tomates.

Je précise mes contours avec du blanc de façon à travailler sur un fond propre. Pendant que le fonds des tomates sèches, on va travailler les lumières et les ombres sur tout ce travail de craquelures.

J’attaque ensuite les ombres portées de chaque élément sur le fonds, en commençant par la feuille avec un jus de terre d’ombre brûlée, noir avec un peu de vert. Un petit frottement du doigt pour produire une légère estompe. Dans la foulée, nous allons aussi représenter les ombres portées sur le plan en bois, les tomates et les pots, avec un mélange de noir, terre de Sienne brûlée et un peu d’eau.

 

Etape suivante : les tomates

 

Je commence à placer un ton jaune clair là où la tomate est frappée de lumière. Puis, je fonce ma couleur avec un petit peu de vert de Hooker et d’avantage de jaune. J’ai, dans mon mélange, ajouté un soupçon de rouge, pour travailler le volume et commencer à peindre les parties plus sombres. Je nettoie bien mes pinceaux et m’attaque à la peinture des tomates mures et rouges, rouges que j’obtiens avec un mélange de rouge et de jaune, et un soupçon de blanc pour la partie claire de la tomate. Puis du rouge et de la terre de Sienne brûlée pour m’attaquer aux valeurs plus sombres de la tomate voisine.

Avec une brosse plus petite j’affine ce travail et je précise le contour des tomates avec une ombre forte.

 

Etape suivante : le travail de matière sur le pots

 

Avec un mélange de blanc, ocre jaune, terre d’ombre brûlée, et terre de Sienne brûlée, blanc, je mélange toutes ces couleurs de façon irrégulière pour faire vibrer et transparaitre la matière au maximum.

Après avoir placé mon ton de fonds pour les pots, je place mes ombres et lumières : ma teinte de base avec du blanc pour les lumières très douces puis les ombres avec un mélange de terre de Sienne brûlée, de blanc et d’ocre jaune, de rouge et un peu de terre d’ombre brûlée.

Dans un premier temps, je peins des ombres douces que je vais accentuer au fil de mon travail.

J’affine à présent mon travail avec une brosse plus petite et une ombre plus soutenue à base de terre de Sienne brûlée et de terre d’ombre brûlée. Je procède à quelques repiquages à la martre pointue. Toujours au pinceau martre pointure, je place des rehauts de lumière sur mes arrêtes. Je place des touches de blanc à la martre pointue que je fonds avec le doigt pour accentuer les zones de lumière.

 

Etape suivante : la peinture des détails du trompe-l’œil

 

Avec un mélange de vert de Hooker et de terre de Sienne brûlée, je m’attaque à la peinture des queues de tomates. Puis je reprends les tons d’ombres des tomates pour les placer sur ombres des queues des tomates. Avec un mélange de blanc, jaune et vert je place mes lumières sur les feuilles. Je passe ensuite des ombres avec du vert plus de la terre d’ombre brûlée, quelques rehauts de lumière sur les feuilles, et pour terminer ses tomates de beaux rehauts blancs pour suggérer de la brillance.

Pour terminer, au pinceau martre pointu, j’écris un petit mot en prenant soin de suivre les plis du papier.

 

Pour clore cette leçon de peinture, on retiendra que la réussite d’un trompe-l’œil dépend de la précision du trait, de la richesse d’éléments et de matière, et comme tout tableau, d’un bon équilibre des masses, avec ici une composition triangulaire, entre les tomates, le papier et le pot (classique mais efficace) et une belle harmonie de couleurs comme on peut le voir sur le sujet avec le vert du fond et le rouge des tomates : couleurs complémentaires.

 

Voir tous nos cours de peintures

 

Découvrez comment travailler l’opacité en peinture

lundi 2 mars 2015

Il peut arriver que nos couleurs, ou nos mélanges manquent d’opacité. On souhaite couvrir une surface et on observe que le fond blanc de la toile transparait, ou que des nuances, des détails que l’on voulait couvrir sont toujours visibles. Par exemple, on réalise une nature morte à l’ancienne avec un fond sombre. On prend de la terre d’ombre brulée ou du noir, ou les deux pour peindre le fond et aïe !! Ça couvre mal. Idem vous souhaitez poser un bel orange concocté par vos soins avec un jaune primaire et du vermillon. C’est transparent !! Cela se produit pour plusieurs raisons que je vais évoquer.

La concentration pigmentaire, c’est essentiel

La première est que tout simplement si vous avez dans votre mallette des tubes de mauvaises qualités, ou bas de gamme, il ne faut pas s’attendre à des miracles. Ces tubes sont peu concentrés en pigment. Ensuite il faut savoir, que certaines couleurs, même dans les hautes gammes, sont transparentes. Il existe des pigments, tels que le bleu de Prusse, la terre d’ombre naturelle, le blanc de zinc, le carmin, le vert de vessie et bien d’autres, qui sont par nature transparents. Vous avez l’indice d’opacité sur les tubes pour les repérer. C’est le petit carré. S’il est plein, la couleur est opaque, et s’il est vide c’est le contraire. A moitié plein, la couleur est entre les deux. Donc si vous recherchez l’opacité, préférez les couleurs opaques.

Comment obtenir une opacité maximale ?

Cela dit, il existe une astuce pour donner de l’opacité à un mélange : Utilisez le blanc de titane. Je vous l’ai déjà conseillé lors d’articles précédents : un blanc de titane de très bonne qualité est essentiel dans votre mallette. Et s’il est d’excellente qualité il sera super opaque. C’est ce qu’il faut ! Une petite dose de blanc de titane dans chaque mélange assurera à celui-ci une bonne opacité. Évidement cela va éclaircir légèrement votre mélange, le modifier un peu, mais la touche sera bien plus jolie et dense. Il faut parfois corriger alors le mélange avec des pointes d’autres couleurs. Et ça marche aussi avec des valeurs sombres ou foncées. Votre terre d’ombre brulée ne couvre pas, ajoutez un peu de blanc de titane, du noir et une pointe de rouge, et le tour est joué. Pour notre orange fait de jaune et rouge, une goutte de blanc lui assurera de l’opacité. Certes il sera moins saturé en couleur, moins vif, mais rien n’empêche par la suite de réajuster la couleur avec des glacis. Pour les couleurs sombres et brunes, on peut aussi utiliser de la terre de sienne naturelle ou de l’ocre jaune, et utiliser du vert oxyde de chrome pour opacifier des verts foncés,ça marche tout aussi bien et même mieux encore. Faites le test et vous serez convaincus.

 

Apprenez à décrypter les symboles inscrits sur les tubes de peinture

Nous prenons ici l’exemple sur un tube de peinture à l’huile Van Gogh.

1 : La résistance à la lumière

+++ = au minimum 100 ans sous conditions de musée

++ = 25 – 100 ans sous conditions de musée

La résistance à la lumière de toutes les couleurs est testée selon la norme ASTMd4303

 

2 : Transparence, opacité

Le degré d’opacité d’une peinture est indiqué par les symboles suivants :

un carré vide= transparent
un carré coupé par une diagonale = semi-transparent
un carré à moitié rempli = semi-opaque
un carré rempli totalement = opaque

 

3 : Le numéro de la couleur

Au lieu d’utiliser le nom de la couleur, vous pouvez utiliser ce numéro. Le numéro correspond toujours avec le même nom.

4 : La série de prix (facultatif)

Certains pigments sont plus coûteux que d’autres et entrainent une tarification de prix différente selon les couleurs d’une même gamme.

5 : Pigments

Dans cet espace sont indiqués les pigments utilisés dans la composition de la couleur.
En savoir plus :
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