Archive pour la catégorie ‘Acrylique’

Savez-vous que le gesso sert aussi dans la technique du pastel ?

Lundi 29 avril 2013

Je vous en ai déjà parlé.

J’ai vanté son utilité et ses bienfaits.

C’est le  produit incontournable pour la préparation de nos surfaces à peindre :

Le gesso.

Cet apprêt est préconisé pour obtenir une surface accrochante, stable, et un fond bien garni. Les toiles de mauvaise qualité, le bois, le carton, et toutes autres surfaces brutes nécessitent un tel apprêt.

Et bien voilà l’astuce du jour. Un certain gesso peut aussi servir d’apprêt pour le travail au pastel sec. Le gesso Lefranc & Bourgeois, a toutes les qualités pour transformer un simple papier en papier spécial pastel sec.

Munissez-vous d’un papier à dessin ordinaire 200gr minimum. Passez sur celui-ci juste une couche de gesso, avec un petit rouleau à peindre appelé patte de lapin ( poils mi- longs). Et voilà ! Après séchage on peut travailler au pastel comme tout autre papier spécial. Le fond ainsi peint est mat et offre un léger grain qui accroche bien le pastel. On peut alors charger en matière sans saturer le support. Les papiers spéciaux sont généralement colorés. Pas de souci, on pourra obtenir la teinte de son choix en ajoutant un peu de peinture acrylique à notre gesso. Généralement, les papiers pastel sont chers et il est difficile de trouver des formats grands. Cette astuce nous permet alors de travailler sur des feuilles de grandes dimensions, bon marché, puisqu’il est facile de trouver des grandes feuilles de papier à dessin.

Nos portes monnaies apprécieront aussi cette combine.

Toutefois, il me faut avertir les inconditionnels du fameux et si particulier pastel card, un papier ainsi préparé n’aura pas les même qualités abrasives mais restera très performant.

Les produits :

Gesso Lefranc & Bourgois

Gesso Liquitex

Gesso Talens

Pastel Card by Sennelier

Pourquoi poser un vernis sur vos toiles ?

Lundi 15 avril 2013

Outre la protection, que peut apporter un vernis à un tableau ?

Un vernis, c’est d’abord une couche de résine qui va former un écran protecteur à notre œuvre, et homogénéiser l’aspect de l’ensemble.  La couche picturale est ainsi préservée des salissures et agressions atmosphériques. Pour les vernis, on a le choix maintenant entre une finition mate, satinée ou brillante. Sur une peinture acrylique, un film satinée ou brillant aura tendance à légèrement foncer les couleurs, mais sans dénaturer l’œuvre. Par contre, sur une gouache, il faut éviter le vernissage, sous peine de foncer considérablement les couleurs jusqu’à les massacrer.

Sur une huile, les variations qu’offrent  les vernis sont plus subtiles. Une huile a besoin d’être vernie. Ça, c’est déjà un point essentiel. Sans vernis, il y aura sur la toile des reflets brillants à côté de zones mates, et donc pas d’unité d’aspect. A moins de rechercher précisément de telles différences pour une mettre en scène une écriture particulière, ce n’est pas un atout pour notre peinture.

Faisons un petit détour par l’aquarelle. Pour protéger une aquarelle, on la met sous verre, puisque ça ne se vernit pas. Avez-vous remarqué la soudaine transparence que prennent les couleurs, dès que l’on met un verre dessus. Aussitôt les couleurs gagnent en profondeur et légèreté.

Et bien il en est de même lorsque l’on pose un vernis brillant sur une huile. De plus, si vous avez travaillé et peint en multipliant les glacis, le résultat final sous un vernis brillant sera hautement valorisé.

Pour en être convaincu, il faut aller au musée et voir tous ces tableaux de maîtres qui  ont un vernis brillant en finition (pour les œuvres de peinture académique et figurative), ou tout simplement faire l’expérience.

A noter également qu’il n’y aura pas d’incidence sur les couleurs. Elles ne fonceront pas, mais paraitront juste plus précieuses. Et pour gagner une belle transparence, n’hésitez pas à mettre deux couches de vernis à quelques jours d’intervalle.

Dernier rappel : n’oubliez pas non plus qu’il faut attendre au moins quelques mois avant de vernir. La peinture doit vraiment être sèche à cœur, surtout s’il y a un peu d’épaisseur.

Voici un bel exemple de toile vernie. N’est-ce pas merveilleux en terme d’harmonie de couleurs ?

 

Mon préféré reste le vernis à tableau brillant Talens. Il est incolore, sèche rapidement, et offre une très belle et homogène brillance.

Les vernis :

Dessiner des ellipses

Jeudi 4 avril 2013

Pour notre démo du mois, Roland a choisi de nous expliquer au travers de quelques esquisses les pièges et défauts que l’on commet assez souvent dans nos natures mortes : les ellipses.

« Bien souvent par un manque d’observation, ou trompé par l’idée de la forme que l’on veut représenter on réalise des ellipses mal interprétées. C’est une application de la perspective. Voici quelques exemples à ne pas suivre tout d’abord : »

  « Ici, la base du pot est droite, alors que l’assiette et le haut du pot dessinent des courbes accentuées. C’est une incohérence ! La base aussi du pot aurait dû dessiner une courbe identique à celle de l’assiette ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Sur ce deuxième exemple, l’ellipse à la base du pot est, elle, beaucoup trop accentuée, par rapport à celle du haut du pot. L’effet est trop marqué et donc pas élégant. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Voici donc sur ce dessin, la bonne représentation de ces ellipses, à différentes hauteur du pot. On remarque que plus on s’élève, et plus l’ellipse s’écrase, jusqu’au niveau du regard (ligne d’horizon). Elle se redessine ensuite dans le sens inverse.

En noir, la bonne silhouette du pot, et en rouge, les portions d’ellipses non visibles. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 « Enfin voici quelques dessins avec une représentation juste des ellipses ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Pour repérer et ainsi dessiner avec justesse de bonnes ellipses, il suffit de placer un objet cylindrique sur une table et d’observer avec attention la forme extérieur, le contour, afin de représenter la silhouette. En se plaçant à différente hauteur, on peut observer que les ellipses changent. Plus on observe le sujet de haut et plus les ellipses sont prononcées, et inversement. Tout est question de regard et d’observation ».

 

Vous l’aurez compris : ayons l’œil !

Matériel utilisé

Crayons de dessins Faber-Castell

Feuilles de dessin Clairefontaine

Gomme mie de pain Faber-Castell

Peindre un portrait à l’acrylique

Vendredi 22 mars 2013

Le portrait est sans doute l’exercice le plus dur en peinture. Je le répète sans cesse. Il faut trouver les bonnes couleurs, les bonnes gradations, un juste modelé, et surtout un dessin bien abouti. Tout cela demande de l’expérience et une certaine maîtrise.

Observez bien, Roland nous réalise un visage de femme africaine, de manière  simple et rapide, sans chercher le détail et la précision, pour mieux se concentrer sur les couleurs, et le placement des ombres et lumières.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Je réalise mon dessin au crayon graphite HB. Mon dessin est précis. Ensuite après avoir défini un sens à ma lumière (elle vient de droite), je place mes ombres fortes directement. C’est un mélange d’ocre jaune, de terre d’ombre brûlée et d’ocre rouge. Je place à la terre d’ombre brûlée quelques ombres très appuyées. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

«  Je place ensuite sur le reste du visage ma couleur moyenne en débordant sur mes ombres. C’est un mélange d’orange, d’ocre jaune, et d’ocre rouge et de blanc. J’ajoute sur les reliefs du visage accrochant plus de lumière (pommette, nez, narine, lèvre inférieur, front) une valeur plus claire faite du même mélange avec plus de blanc et d’une pointe de jaune moyen. La lèvre supérieure est faite de la couleur moyenne avec une pointe de rouge. Ensuite j’affine ma peinture en redessinant mes traits (ombres des narines, contours des yeux, entre lèvres, oreille) avec une ombre plus fine et précise. Les yeux sont peints avec un ton crème pour le blanc de l’œil et de la terre d’ombre brûlée pour la pupille.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« J’affine ensuite mes lumières comme pour les ombres, avec plus de précision. Je réalise un léger fondu entre toutes ces valeurs, mais pas trop. L’essentiel étant d’obtenir un modelé juste. Ensuite je place un petite ombre sous les paupières supérieur et précise les cils qui dessinent le contour des yeux. J’affine mes sourcils.

J’ajoute quelques rehauts de lumière pour donner de l’éclat à mon visage (bout du nez, front, lèvre inférieur et contour lèvre supérieur, pommettes). Ultime détail qui donne vie au visage : le tout petit éclat de brillance à cheval sur la pupille et le blanc de l’œil, que je réalise non pas avec un blanc pur, mais légèrement cassé. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Et pour achever mon portrait, je peins sans précision le foulard autour du cou et de la tête, pour mettre en scène ce joli visage d’une jeune femme africaine ».

Merci Roland !

 

Matériel utilisé :

Peinture à l’acrylique

Pinceaux et brosses

Toiles en lin moyen

Palette

Crayons HB

 

Comment appliquer un mortier de structure sur sa toile

Mardi 12 mars 2013

J’aime beaucoup les peintures riches en matière. Ce n’est pas mon style d’écriture, mais lorsque la toile présente une structure, du relief, je trouve cela très beau.

Je ne fais pas référence à la peinture au couteau. Je parle bien du fond, de la base sur laquelle l’œuvre est exécutée. Cela peut être un atout pour présenter des nuances et altération de la couleur.

Pour ce faire sur notre toile blanche, il faut appliquer un apprêt acrylique de préférence avec pour base un médium gel épais. Dans ce gel on peut ajouter de la poudre (enduit, poudre de marbre, sable) pour donner du grain et plus d’épaisseur. Il existe des gels tout prêts qui contiennent déjà une charge. Les gels médiums Liquitex sont excellents et présentent des grains différents au choix. Appliqués au couteau, au pinceau, nous avons après séchage complet, une surface qui ressemble à un petit crépi. Il reste ensuite à peindre comme on le veut, à l’acrylique ou à l’huile sur cette surface. L’intérêt est de se servir des irrégularités présentes pour altérer nos couleurs, les patiner, par essuyage, frottage, « raclage » au couteau.

Plein de nouvelles nuances apparaissent, impossibles à obtenir sur un fond lisse. La peinture se dépose dans des aspérités, des trous, bute contre des arrêtes, pour offrir tout un jeu de vibration et matière.

C’est à essayer impérativement, quel que soit le sujet.

Matériel :

Savoir poser des violets sur sa toile

Vendredi 1 mars 2013

Observez ce tableau à l’huile et surtout le jeu de couleurs exprimée pour donner du relief à tous les éléments qui compose cette vue d’une rue au Maroc.

Toutes les couleurs sont chaudes, vives et fortes. Elles ont été délibérément saturées afin d'apporter plus de vie et de soleil à ce sujet. Mais ce que je voudrai principalement vous faire remarquer, est la couleur des ombres. Sur les murs et le sol ocre orangé, la djellaba blanche du personnage, les tuiles et poteries, on distingue des ombres violettes. Un même et unique violet pour réaliser ces ombres, plus ou moins foncé selon les endroits. Ce violet est posé par-dessus les couleurs existantes, sans se mélanger à elle, avec juste une légère transparence. Il est composé d’un mélange de violet de cobalt foncé (violet foncé), et d’un violet de cobalt clair (fushia). Mélangé directement aux couleurs présentes sur le tableau, que ce soit sur la palette ou sur la toile, il donnerait des valeurs grises sales et ternes. Il faut donc poser subtilement notre couleur d’ombre pour éviter de mauvais résultats. Le mieux est d’attendre que le fond soit sec ou juste pris, pour opérer.

Pour peindre des paysages hauts en couleur et chaleur, l’utilisation du violet produit de beaux effets. Et si l’on regarde bien ces paysages, de l’Afrique au Colorado, en passant par le Vaucluse, on peut percevoir très légèrement cette petite touche de couleur dans les ombres.

Vous trouverez de très beaux violets chez

  • Pour la peinture à l'huile :

Royal Talens avec sa gamme Rembrandt

Lefranc & Bourgeois et son extra fine Lefranc

  • Pour l'acrylique :

Liquitex, acrylique extra-fine

Basics de Liquitex

Artist de Winsor & Newton

Amsterdam chez Royal Talens

Huile et acrylique : supports entoilés ou papier ?

Lundi 21 janvier 2013

Parmi les produits existants que je ne recommande pas, je citerai Les blocs papier pour peinture huile et acrylique. Pour les avoir testé, je peux affirmer que ce ne sont pas des supports idéaux pour de bons résultats.

En effet, ces papiers, puisqu’il s’agit en fait de papiers apprêtés, n’offrent pas une surface aussi intéressante et efficace que de la toile. Que l’on utilise de l’acrylique ou de l’huile, ces papiers ont déjà la fâcheuse manie de gondoler. Ensuite et c’est l’autre défaut majeur, ils sont très absorbants. Il est donc dur et laborieux de peindre sur ceux-ci puisque la peinture pénètre le support et rend le travail de fondu, dégradé, difficile.

On l’aura compris, ces blocs ne sont pas destinés à réaliser des œuvres de belles factures et abouties, mais plutôt des esquisses rapides, des essais ou des tests couleurs.

Et comble de l’ironie, ils présentent souvent une structure ressemblant au tissage d’une toile.

Cela n’a aucun intérêt ! La matière est déterminante dans le travail qu’exige la peinture … Alors préférez toujours les supports toilés à ces papiers dans vos travaux finalisés.

Je vous renvoie à cet article : Bien choisir sa toile

Et au matériel :

 

Comment peindre avec des enfants ?

Mardi 25 décembre 2012

Une de mes distractions favorites est de peindre avec mes enfants. Ils sont trop mignons avec leurs petites blouses.

Evidemment d’année en année, ils grandissent et leurs réalisations changent.

Il y a une période ou ils sont capables de réaliser de vrais chefs d’œuvre de peinture abstraite. Puis en grandissant ils optent naturellement vers une recherche de figuration, et malheureusement, c’est moins joli. Leur peinture représentant un soleil, une maison, papa et maman à côté d’une grosse fleur, c’est gentil, charmant mais pas vraiment beau !

Alors que tout petit, ils ne recherchent pas à peindre quelque chose de précis, mais juste à étaler de la peinture de-ci de-là. Le résultat, pour peu que l’on sache les diriger un peu, est magnifique. Voila comment s’y prendre :

Premier conseil, Il faut être vigilant et rapide.

Sur une table, étalez une toile, un carton toilé ou un carton épais. Préparez des petits pots avec des jus épais de couleurs acryliques (peinture acrylique fluide et un tout petit peu d’eau). J’insiste, de la peinture acrylique, pas de la gouache. Mettre une brosse plate dans chaque pot. Donnez-leur que peu de pots avec un assortiment de couleur réduit. Par exemple, un bleu de outremer, un vert émeraude, du blanc, et du noir. Ensuite donnez le feu vert et laissez l’enfant peindre pendant une dizaine de minutes seulement sur sa toile avec pour seul impératif celui de tout recouvrir. Il va s’éclater à changer de couleur souvent, à empâter, à faire des coulures. A un moment il faut savoir dire stop. Si l’on attend trop longtemps, il aura tellement gribouillé la toile que toutes les couleurs seront mélangées. Donc retirez la toile, donnez lui un autre support avec d’autres couleurs et rebelote. Vous verrez, ils vous feront de vraies merveilles d’art abstrait. Mes murs sont couverts de leurs tableaux.

Ça marche avec tous les enfants. Ce tableau en est la preuve. Il est d’Adam, 3 ans, un artiste en herbe n’est ce pas ?

Matériel pour peindre :

Acrylique Amsterdam en tube 120 ml

Acrylique Liquitex Basics tube 118 ml

Toiles Lefranc & Bourgeois

Cartons entoilés Clairefontaine

Toiles 3D Lefranc & Bourgeois

Comment réussir à peindre un portrait

Jeudi 20 décembre 2012

La peinture de portrait présente de multiples difficultés. Outre le dessin du visage, la ressemblance, les tons de chair et le bon placement des ombres et lumières, avec leurs bonnes valeurs, il y a la chevelure, le rendu de cette « matière », qui est bien souvent mal interprété, ou naïvement peint.

L’erreur la plus fréquente est de vouloir peindre les cheveux « fil à fil ». C’est-à-dire par une multitude de traits et courbes fines faits à la pointe d’un pinceau. On sait qu’une chevelure est constituée de millier de cheveux. Les peindre un à un relève du labeur et n’offre pas un beau résultat.

Voici mes conseils pour réussir cette épreuve.

Tout d’abord il faut aborder cette matière comme une masse compacte. Comme si la chevelure était en fait du tissu, ou un liquide recouvrant le crâne, en élevant le volume. Ensuite avec une brosse, prolongez par endroit cette masse pour former des mèches (plus ou moins courtes, ou longues suivant la coupe). Nuancez le tout suivant l’incidence de la lumière en apportant des valeurs claires et foncées. Si l’on traite une chevelure brune (Monica Bellucci par exemple…elle est trop jolie), la masse sera peinte en gris très foncé, les parties claires en gris bleuté, et les sombres en noir (je préfère même un gris encore plus foncé). Ensuite on va « ouvrir » des espaces dans cette masse, avec des zones très foncées, peintes comme des mèches, dans les parties claires. Inversement, on ouvre des espaces clairs, peints aussi comme des mèches dans les zones foncées. On peaufine le travail avec quelques éclats de brillance (Les cheveux de Monica sont si bien entretenus qu’ils brillent beaucoup…star oblige), en blanc légèrement bleuté. Il ne reste plus qu’à placer des mèches toutes fines de-ci de-là avec un pinceau fin.

Ce détail d’une étude de nu de Roland illustre cette méthode, applicable aussi bien à l’acrylique qu’à l’huile ou au pastel. A l’aquarelle il faudra juste dans le frai opérer quelques enlevés au pinceau sec ou au papier essuie tout, pour faire ressortir des mèches claires. Et si vous n’y arrivez toujours pas, optez pour des portraits type Zidane ou Michel Blanc. Oh je plaisante… ! ;-)

 

 Pour aller plus loin :

Librairie : Tout savoir sur les portraits avec Les cahiers du Peintre de Fleurus et la collection Leonardo

Notre sélection de pinceaux Raphaël et Isabey

Acrylique Liquitex, Winsor & Newton, Amsterdam

Huile Rembrandt de Talens et Lefranc extra fine

Pastel à l’Ecu Sennelier

Aquarelle Sennelier

Toiles Label Art

Comment réaliser un effet de brume ?

Jeudi 6 décembre 2012

Réaliser un effet de brume pour un paysage, de la vapeur s’élevant d’une tasse de thé ou de la fumée s’échappant d’une cheminée, tient de la même méthode. Encore une application très intéressante des glacis.

Si nous travaillons à l’huile, nous attendons le parfait séchage du tableau pour réaliser cet effet. Quelques jours suffiront suivant le type de médium choisi (séchage plus ou moins rapide à cœur). Il convient alors d’utiliser ce même médium pur, sans le diluer à l’essence. On mélange une pointe de blanc teinté de terre de sienne naturelle, ou de terre d’ombre naturelle, ou les deux, à notre médium pour obtenir un « jus » coloré. Ceci est donc notre glacis. Il reste plus qu’à l’appliquer sur la toile et l’effet est concluant. On obtient un voile transparent qui produit cette illusion de brume, vapeur ou fumée. Plus la « charge » en blanc teinté est élevée, plus l’effet de voile est important.

A l’acrylique, point besoin d’attendre si longtemps du fait du séchage rapide de cette matière. On procède de la même manière, avec à la place du médium, soit de l’eau, ou un médium spécifique à cet usage, tel que le glazing médium Liquitex. A l’acrylique, on a cet avantage de pouvoir superposer à l’infini nombre de glacis. Ce qu’il faut éviter à l’huile. Je précise que l’on peut toujours appliquer notre glacis à l’huile sur une base acrylique, et surtout pas l’inverse.

Petit jeu : Devinez qui a peint et m’a offert ce petit tableau ? ;-)

Liste des produits :

L’acrylique

L’huile

Les médiums pour l’huile

Les médiums pour l’acrylique

 

 

 

 

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