Archive pour la catégorie ‘L’huile’

Aujourd’hui, Elisa vous parle des bruns

Lundi 7 novembre 2011

Voici un mini exposé sur les différents bruns. Il en existe plusieurs et ont tous leurs petites spécificités et particularités. Quand on recherche à peindre le fond d’une nature morte en clair obscur, que l’on veuille obscurcir une couleur, peindre des ombres, foncé une couleur chair, etc., il est bon de s’y retrouver dans tous ces bruns. Voyons les plus communs.


La terre d’ombre naturelle : c’est un « faux brun ». Attention, au sortir du tube il parait foncé. C’est une sorte de gris jaunâtre. A utiliser pour salir, patiner, ternir, mais pas pour rechercher des valeurs sombres. Il n’est pas couvrant.

La terre d’ombre brûlée : c’est un très beau brun, à tendance rouge. Il est très chaud. Il convient pour tout. Et s’il n’est encore pas assez foncé, une goutte de noir et hop le tour est joué. Il est bien couvrant.

La terre de sienne brûlée : C’est la petite cousine de l’ombre brûlée. En plus claire et beaucoup plus rouge. Elle est utile pour les carnations. Additionnée de noir elle peut remplacer la terre d’ombre brûlée.

La terre de Cassel : c’est un brun très très sombre, proche du noir, mais en plus chaud. Cette couleur est couvrante.

Le brun van Dyck : c’est un brun proche de la terre d’ombre brûlée. Cela dit il existe tellement de différence entre les marques pour cette couleur qu’il est difficile d’en déterminer précisément son caractère.

Petit rappel : On n’obtient pas de brun en ajoutant une toute petite pointe de blanc dans du noir. Évident pour certain mais cela reste une erreur fréquente.

Quand à obtenir un joli brun par mélange des couleurs primaires, cela reste presque mission impossible sans la juste mesure et maîtrise des couleurs.

Lefranc & Bourgeois propose de somptueux bruns que vous pouvez découvrir ici : Huile extra-fine

Rembrandt décline aussi sa gamme somptueuse : Gamme Rembrandt

Côté acrylique, je vous recommande : La gamme Winsor & Newton et la gamme Liquitex

Petite devinette : Quelle est la différence entre un vernis à peindre, à retoucher et à tableaux ?

Jeudi 6 octobre 2011

La solution est toute simple mais il est bon de comprendre ce qui fait leur spécificité. Je précise que nous sommes ici dans le registre peinture à l’huile.

Tout d’abord, qu’est ce qu’un vernis ? C’est un composé de résine grasse, et de solvant. Dans la catégorie résine grasse, il en existe plusieurs qui chacune à un caractère bien précis. Cela va de la dureté après séchage, à la souplesse en passant par sa vitesse de séchage. Les résines les plus courantes que l’on peut acheter sont :

Les formules modernes :

- les « acrylique » : séchage rapide et aspect satiné. Non jaunissant.

- les « cétonique » : séchage plus rapide et plus brillant. Non jaunissant.

Issue de recettes traditionnelles.

- les « mastic » : Beau brillant, très résistant, séchage rapide mais reste collant plus longtemps. Jaunissant.

- Les « dammar » : très capricieux ! séchage lent. Très brillant. Sensible à l’humidité. Jaunissant. A déconseiller.

- Les « copal » : très résistant. Séchage rapide. Très brillant. Jaunissant également.

Ajouté à cette résine il y a de l’essence, de pétrole ou de térébenthine. L’essence de pétrole s’évapore plus vite et à tendance à diminuer la brillance.

Voila pour la composition d’un vernis à tableau, ou plus précisément, vernis de finition.

A noter qu’un tel vernis se pose au bout de 4 à 8 mois, sur une œuvre terminée, pour éviter les accidents (craquelures et frisures). Pas avant !

Si l’on augmente la quantité d’essence dans ces formulations, on obtient ce que l’on appelle un vernis à retoucher. Celui-ci a une prise encore plus rapide. Il permet de reprendre une fois l’œuvre terminée quelques détails, ou de nourrir les embus (zones de matité faisant tâche).Mais ce n’est donc pas un vernis définitif.

C’est juste un vernis de transition pour quelques retouches.

Puis nous avons le vernis à peindre. Là, l’appellation est trompeuse puisqu’il s’agit tout simplement de médium, pour exécuter son tableau. Il est moins chargé en résine que le vernis à retoucher.

L’idéal, est de conserver le même type de résine pour son tableau, du médium à peindre jusqu’au vernis. Ainsi on évite tout problème de séchage et compatibilité.

En finition, on a le choix entre du satiné ou du brillant. Les vernis mat à tableaux n’existent pas réellement. Si l’on recherche la matité, il faut utiliser un médium à peindre mat et oublier le vernis en finition.

Et pour finir, évitez absolument les vernis de grandes surfaces (polyuréthane, acrylique, glycéro, alkyde uréthane). Ils ne sont pas adaptés et jaunissent terriblement.

Respecter l’harmonie des couleurs

Mercredi 29 juin 2011

Le choix et la position des couleurs est importante dans une composition. Leurs valeurs comptent aussi beaucoup. Ainsi si l’on veut mettre l’accent sur un élément précis de sa composition, le mettre à l’honneur, outre son positionnement, il faudra aussi que sa couleur captive le regard. Les autres éléments seront plus discrets, donc moins en évidence.

En pratique, cela veut dire qu’il faudra réserver les couleurs les plus chaudes, les plus éclatantes, les plus saturées, sur ce sujet principal.

Prenons pour exemple ce tableau réalisé par notre ami Roland Charbonnier ( qui serait bien joli dans ma cuisine ce tableau s’il voulait bien me l’offrir … petit message personnel ). La pomme au premier plan attire le regard. Sa valeur rouge, lumineuse, forte et chaude contraste avec tous les autres éléments, qui sont peints avec des valeurs plus douces et froides.

Elle est placée au premier plan, mais c’est surtout sa couleur qui la distingue et la place sur le devant de la scène. Si une telle couleur se retrouvait en arrière plan, la composition ne serait pas équilibrée et harmonieuse.

Veillez toujours à ordonner vos couleurs ainsi. Le contraste doit mettre en valeur le sujet, et non pas l’éteindre. J’avais déjà énoncé cette règle pour les fonds, les arrières plans, dans un article précédent. Il en est donc de même concernant tous les éléments qui entrent dans la composition d’un tableau.

Peindre le verre : démo et cours en ligne

Dimanche 26 juin 2011

Peindre le verre ! Représenter sa transparence, sa brillance est un exercice assez difficile. Voici quelques astuces pour interpréter cette matière, livrées dans cette démo en peinture à l’huile de notre ami Roland.

1- Je commence comme toute œuvre par un dessin, ici au crayon pastel. Je place volontairement le verre à cheval devant la bouteille.

2- je place les couleurs de fond. Du gris ocré pour l’arrière plan ; du vert foncé pour la bouteille ; pour le verre que je veux incolore, je reprends ma couleur d’arrière plan que je fonce très très légèrement. Pour la partie du verre devant la bouteille, je fais le contraire, à savoir, j’éclaircis la couleur de la bouteille avec un peu de blanc.

3- Je reprends ensuite les contours de mon verre avec un trait, pas trop marqué pour éviter une écriture naïve, d’une valeur plus foncée encore. Je fais l’inverse avec un trait plus clair sur le verre mais devant la bouteille. J’esquisse avec un vert moyen une zone de lumière sur ma bouteille. Je place mes ombres portées en gris moyen. Au travers du pied de mon verre, je peins cette petite portion de l’ombre portée avec un gris plus fort encore.

4- Et pour finir, avec du blanc, je place mes rehauts de lumière pour suggérer une belle brillance.

Et hop ! À la votre ! Merci Roland.

Quelques clés pour vous aider à choisir votre peinture à l’huile

Jeudi 12 mai 2011
Oui mais quelle gamme?

Oui mais quelle gamme?

Outre la multitude de marques, il existe une multitude de gammes de peinture à l’huile en tube. Il est bien difficile de s’y retrouver !

Il y a les gammes « étude », « fine », « extrafine », voir parfois « superfine », et j’ai même vu des produits plus que douteux avec l’appellation « beaux-arts » ou « professionnel » !!

C’est déjà pas évident de choisir ses couleurs pour composer sa palette. A ce problème s’ajoute le flou artistique qui règne pour différencier toutes ces gammes, et savoir laquelle sera pratique, efficace, la plus adaptée à nos besoins, pour faire de beaux tableaux !

Si l’on se réfère aux plaquettes publicitaires des fabricants, elles sont toutes au top !!! Cela me rappelle le sketch sur les lessives de Coluche…

Voici quelques clés pour vous aider dans vos choix et ne pas vous tromper.

Tout d’abord, ce qui fait la qualité d’une peinture à l’huile en tube c’est :

1- Ses pigments

De belles couleurs, c’est de beaux pigments : purs, lumineux, stables, à haut pouvoir colorant.

Par exemple : j’ai déjà vu des tubes dits « d’ocre jaune » ressemblant plus à du caramel qu’autre chose ; des violets issus de mélange de plusieurs pigments produisant un résultat plus qu’approximatif et terne.

Plus un pigment est précieux, et plus il est cher !

2- La concentration en pigment

Des fabricants proposent de gros tubes aux prix très attractifs. Il faut savoir que pour augmenter le volume, et ainsi offrir des tubes bon marché, ils ajoutent une charge neutre, ou encore plus d’huile… Ces tubes donneront des couleurs moins intenses et moins vives. Donc moins il y a d’huile ou de charge neutre dans la composition, mieux c’est car la concentration en pigment sera plus élevée.

3- La nature de l’huile utilisée

De la bonne huile c’est de l’huile de lin décolorée, très peu jaunissante, et de l’huile d’oeillette, pas jaunissante du tout (idéale pour les bleus).

Une amie, toute fière et satisfaite à l’idée d’avoir fait une bonne affaire me montre son nouvel achat dans un magasin de bric à brac. Un coffret de 20 tubes de 60ml pour seulement 5€ (made in India je précise). Ok… Passons au test ! Dès ouverture du tube de blanc, nous avons constaté qu’il regorgeait d’une huile brune genre huile de vidange (ça coulait de partout !). Pareil pour tout les autres tubes. Et je ne vous parle même pas des couleurs… Beurk ! Inutile de s’attendre à faire de belles oeuvres avec ça !

Et oui, bien souvent le prix fait la qualité. Quand on veut du bon matériel, le mieux est de s’équiper en huile « extrafine ». Cela dit, j’ai une petite astuce pour ne pas trop se ruiner… Pour certaines couleurs : le blanc, les violets, les jaunes, les rouges, les bleus, je prends de l’extra-fine, car je les veux intenses et pures. Pour les autres, les terres, les bruns, le noir, les verts, des tubes de moyennes gammes telles que les « fines » suffisent. Mais je choisis toujours des produits de marque (Lefranc & Bourgeois, Talens, Sennelier), qui assurent de part leur expérience et respect des produits, d’excellentes qualités sur ces critères.

Les palettes idéales :

Lefranc & Bourgeois extra-fine

Rembrandt extra-fine

Sennelier extra-fine

Van Gogh super-fine

Amsterdam fine

Fine de Lefranc & Bourgeois

Pour les peintres sportifs … et les autres aussi !!!!

Vendredi 15 avril 2011

La précision au bout des doigts !

Qui n’a pas appréhendé de devoir gommer le crayon d’un dessin aux endroits délicats, les mèches de cheveux, les commissures des lèvres ? Il est tellement facile d’effacer par erreur plusieurs doigts à la fois au lieu d’un seul à cause d’une gomme trop large, un simple geste et voilà tout votre travail à refaire. C’est rageant… Comme il n’y a rien de plus précis qu’un crayon, j’ai fini par me procurer un crayon-gomme, outil tout simple mais qui m’a épargné beaucoup d’énervement et fait gagner un temps précieux.

Cette gomme s’utilise exactement comme un crayon à papier, on peut la tailler pour augmenter la précision de la pointe, et lui mettre un bouchon de stylo bille pour qu’elle ne se salisse pas dans une trousse. Elle est assez douce pour ne pas agresser la fibre du papier. C’est peut-être le point le plus important pour moi qui doit nettoyer les traits inutiles de mes esquisses avant de les peindre à l’aquarelle, ou de les scanner en vue d’une colorisation numérique. Une telle précision m’a ainsi épargné la corvée du gommage avec les outils virtuels de Photoshop, et ma souris a pu aller se coucher, pour mon plus grand bonheur ! Pour les dessins techniques ou les planches de BD qui contiennent beaucoup de petits détails et demandent un trait bien net, une fois cette gomme entre vos doigts vous ne pourrez tout bonnement plus vous en passer !

Voir le crayon gomme : cliquez ici

Et pour les moins sportifs : voici la version motorisée !!!! :-) cliquez ici

Diluer sa peinture avec du white spirit … c’est bien?

Vendredi 8 avril 2011
Peindre à l'huile : les essences

Peindre à l'huile : les essences

Une distraction favorite de mon amie Christelle, est de me regarder peindre, une tasse de thé à la main, lovée sur le petit sofa de mon atelier. Selon son humeur du jour, je suis soit complimentée, soit critiquée, soit assaillie d’interrogations sur mes sujets, ma technique et autre…je précise qu’elle peint également.

Aujourd’hui, alors que je m’exerçais à peindre une petite nature morte dans les règles de l’art flamand, je l’entends me poser ces questions :

«  Mais dans quoi tu trempes ton pinceau ? C’est de l’essence ? Moi je dilue ma peinture avec du white spirit, c’est bien ? »

Après un petit cri étouffé de stupéfaction, me voila partie pour éclairer sa lanterne, d’une belle explication sur l’utilité des médiums pour l’huile (Petite explication qui je pense fera le plus grand bien à beaucoup).

« C’est du medium, pas de l’essence. Cela sert non seulement à diluer sa peinture, la rendre plus douce, plus onctueuse, mais aussi à l’enrichir en résine (en corps gras), pour lui assurer une bonne pérennité. Cela évite les craquelures, les embus, les frisures, et autres sinistres. C’est en utilisant du medium que l’on respecte la règle du gras sur maigre. A savoir pour l’exemple d’un tableau réalisé en 3 étapes :

-démarrer son œuvre avec une peinture maigre : avec l’adjonction d’un médium dilué avec de l’essence de térébenthine

- puis poursuivre son œuvre après séchage avec une peinture plus grasse : moins d’essence dans le médium

- terminer son tableau avec du médium pur.

Autre détail sur l’importance du médium. Il en existe de différentes sortes. Chacun a sa spécificité et ses qualités. Il y en a des très fluides, des onctueux, des pâteux. Certains prennent vite. D’autres collent à la toile et sont plus épais. Et ils auront tous une influence sur l’écriture et le rendu final. Quand au white spirit, garde le juste pour nettoyer tes outils »

A la lueur de toutes ces explications elle eut une autre question :

« Mais alors, moi, tu connais mon style et ma technique, qu’est ce que je dois prendre comme médium… ? ».

Et me voila repartie pour passer en revue tous les médiums existants, mes préférés, et ce que l’on obtient avec. A suivre ….

Découvrir ma sélection d’essences :

Essence de térébenthine Lefranc & Bourgeois

Essence sans odeur Sennelier

Essence de pétrole inodore Talens

Médium à peindre pour huile séchage Talens

Mardi 1 février 2011

Médium indispensable dans la règle fondamentale du “gras sur maigre”, vous le trouverez dans tous les coffrets à l’huile Talens. Il augmente en outre le brillant et la transparence des couleurs en variant leur viscosité. Il permet ainsi de faire le lien entre les couches picturales de façon plus homogène et la réalisation de glacis subtils. Du fait de son odeur, il est préférable de bien aérer la pièce après usage, surtout si vous ne disposez pas d’un atelier. Le médium à peindre Talens existe également en séchage rapide, pour les artistes pressés qui souhaitent passer à la couche de peinture suivante plus rapidement.

Médium à peindre Royal Talens

Médium à peindre Royal Talens

VERNIS A TABLEAUX TALENS

Jeudi 27 janvier 2011

VERNIS A TABLEAUX TALENS

Le vernis de finition Talens protège les peintures à l’huile des salissures et du vieillissement, sans jaunir.

Le temps qui passe n’aura aucune prise sur vos oeuvres et leurs couleurs conserveront tout leur éclat au fil des ans !

Il convient de bien laisser sécher la toile avant d’apposer le vernis, entre six mois et un an selon l’épaisseur de la couche picturale.

Le choix d’un vernis mat ou brillant dépend avant tout de l’effet final recherché et du lieu où va être exposé le tableau.

Le vernis brillant donne un éclat sans égal aux couleurs, il faudra cependant faire attention à ce que la réverbération des spots d’exposition sur la toile ne vienne nuire à la bonne visibilité des tableaux de grande envergure, comme c’est malheureusement le cas dans certains musées.

HUILE EXTRA-FINE REMBRANDT BY ROYAL TALENS

Mardi 25 janvier 2011

REMBRANDT BY ROYAL TALENS

Rembrandt par Royal Talens est l’huile plébiscitée par les artistes professionnels du monde entier.

Elle s’adapte parfaitement à toutes les techniques d’application. Ses verts intenses, ses bruns profonds, ses rouges flamboyants, la palette de couleurs est si étendue qu’elle est à faire pâlir d’envie un artiste de la Renaissance Italienne !

Talens réserve l’appellation “Rembrandt” à son matériel le plus abouti : huile, pastels secs, aquarelle etc., vous êtes ainsi sûrs de ne pas vous tromper. Il est tout simplement impossible de ne pas être conquis(e) par cette gamme d’huile remarquable qui vous réservera d’innombrables heures de plaisir.

De nombreux coffrets Rembrandt sont disponibles sur le marché, adaptés à tous les budgets et tous les besoins, de l’artiste débutant dans cette technique au professionnel le plus exigeant. Une huile qui donne envie d’être à la hauteur de l’illustre peintre dont elle empreinte le nom.


Huile REMBRANDT by ROYAL TALENS :