Archive pour la catégorie ‘Pastel’

L’histoire de Gustave Sennelier, l’inventeur de l’aquarelle au miel

vendredi 23 décembre 2016

La fabuleuse histoire de Gustave Sennelier débute à Paris au 19ème siècle, lorsque ce passionné de chimie réalise son rêve en ouvrant sa toute première boutique. Nous sommes alors en 1887. Installée sur le quai Voltaire, la petite boutique est située face au musée du Louvre et à quelques pas seulement de l’école des beaux-arts. Son ouverture est l’occasion pour Sennelier, un amoureux de chimie, de s’épanouir dans sa passion : la chimie des couleurs. Il devient alors fabricant et marchand de couleurs. Gustave Sennelier créé et vend ses pigments sous forme de cône ou de brique. Le chimiste a rapidement compris l’importance du choix des pigments, à sélectionner de toute première qualité. Rapidement, chacune des préparations contient des pigments soigneusement choisis. Gage d’excellence, ces pigments assurent l’éclat des couleurs et la pérennité des œuvres grâce à leur excellente résistance à la lumière.

La qualité des produits Sennelier

Une année seulement après l’ouverture de sa boutique de couleurs, Gustave Sennelier créé une gamme complète de 100 nuances d’huile extra-fine. De nombreux amis peintres l’accompagnent dans cette création. Ainsi, les textures, nuances et rendus répondent parfaitement à leurs besoins. D’ailleurs, Gustave Sennelier se démarque rapidement grâce à la qualité de ses produits, et bénéficie de son emplacement judicieux. Quelques peintres, aujourd’hui célèbres, ont d’ailleurs déambulés dans les allées de sa boutique, à l’image de Sisley, Van Gogh, Gauguin… Ces grands maîtres fréquentent régulièrement la boutique Sennelier. Peu à peu, cette boutique devient un lieu de rendez-vous, un espace créatif où les doigts si habiles de Gustave Sennelier créent sans relâche des nuances plus magnifiques les unes que les autres, sur les  conseils avisés de ses amis peintres, mêlés à ses connaissances en chimie.

L’aquarelle au miel de Gustave Sennelier

La première grande invention de Gustave Sennelier marquera les esprits. En 1893, quelques années seulement après l’ouverture de sa boutique, Sennelier a à cœur de créer une peinture aquarelle qui offrirait une luminosité sans pareil.

aquarelle au miel sennelier

Le chimiste a alors l’idée de fabriquer un liant unique, avec une belle gomme arabique claire et glaireuse. Cependant, il ne s’arrête pas là et décide d’ajouter du miel. Cet ingrédient, d’une onctuosité et d’une luminosité hors pair, dote l’aquarelle de couleurs vives et lumineuses de manière durable. De plus, grâce à ses agents conservateurs naturels, le miel permet aux couleurs de rester vives très longtemps. Sans le savoir, Gustave Sennelier venait de créer la célèbre aquarelle au miel, encore utilisée aujourd’hui et plébiscitée par les plus grands artistes.

L'aquarelle au meil de Sennelier

Le rouge Hélios, l’invention de Gustave Sennelier

En 1986, la grande exposition impressionniste de Paris regroupe de nombreux grands peintres. Peinture, toile, pigment, pinceaux… durant plusieurs jours, le monde de l’Art est en fête. Pendant ce grand rendez-vous un sujet ressort. En effet, les rouge de vermillon, bien que veloutés, souffrent d’un manque de stabilité. Dès le lendemain, Paul Cézanne tentera en vain de créer un nouveau rouge, en remplacement du vermillon. Vingt ans plus tard, Gustave Sennelier apportera une réponse aux peintres en créant un nouveau rouge, un rouge de toluidine qu’il baptisera « rouge hélios ». Cette nuance unique, si intense et lumineuse bénéficie d’un excellent pouvoir colorant.

Dès lors, Gustave Sennelier assoie sa notoriété auprès des plus grands. Van Gogh demande même à son frère Théo de passer à la boutique pour acheter ses couleurs, Sisley se rend chez celui qu’il surnomme « son » marchand de couleurs et Gaugin se fournit en support sur le quai Voltaire.

rouge helios sennelier

En 1889, le magasin de couleurs de Sennelier fait son entrée au panthéon de l’histoire de l’Art. La même année, Gustave Sennelier participe à l’Exposition universelle de Paris.

Les pastels à l’écu Sennelier

En 1901, le peintre Edgar Degas s’adresse à Gustave Sennelier pour lui soumettre une nouvelle demande. En effet, l’artiste manque de nuances dans sa palette de pastels secs. Il aura fallu trois années au chimiste pour élaborer la large gamme chromatique des pastels à l’écu. D’ailleurs, pour satisfaire le souhait de Degas, Sennelier créa les pastels bruns. Plusieurs autres artistes ont aidé Sennelier dans l’élaboration de cette large palette.

"L'attente" d'Edgar Degas

Sur la gauche : Edgar Degas – Sur la droite : « L’attente » d’Edgar Degas

Avec les années, cette gamme a su évoluer tout en conservant son mode de conception originel. Depuis sa création, le pastel à l’écu de Sennelier est fabriqué grâce à un savant mélange de pigment très pur et d’un liant naturel. Aujourd’hui encore ces pastels jouissent d’une luminosité exceptionnelle, obtenue grâce à une charge naturelle découverte par Sennelier en 1905.

pastel sennelier

Le papier Sennelier

À partir de 1918, le fils ainé de Gustave Sennelier, Charles, rejoint son père dans la gestion de l’entreprise. En 1920, les deux hommes créent le département papeterie composée d’album à dessin, de livres d’esquisse, de blocs aquarelle etc. Naitra alors le célèbre papier PastelCard Sennelier.

Jusqu’en 1929, l’entreprise Sennelier continuera de connaitre de nombreux succès. Portés par l’avènement des arts décoratifs, le matériel pour la pyrogravure et les teintes pour tissu « teintures Batik Tintout » connaitront un réel triomphe. Cependant, le krach boursier de 1929 marquera l’arrêt brutal de ces si belles années. Cette même année, la famille Sennelier sera touchée par le décès de Gustave Sennelier.

 

Heureusement, l’histoire de cette grande famille a perduré. Charles et Henri, les deux fils du fondateur, ont repris la société et ont su la faire grandir, tout en restant proches des artistes…

 

Aujourd’hui encore, la marque emblématique continue d’allier tradition et procédé innovant de chimie moderne.

 

Pour aller plus loin : ici ou :-)

 

Inauguration du LAB de Label Art : cours de peinture à Toulon

mercredi 16 novembre 2016

Depuis quelques semaines déjà, vous êtes nombreux à avoir remarqué que quelque chose se prépare en magasin… Pourquoi ces bâches de protection ? Pourquoi ces ouvriers et leurs outils ? Puis vous l’avez vu, ce panneau « Label Art s’agrandit ». Alors là, vos questions ont continué, et nos réponses se sont faites plus précises… Aujourd’hui je vous dis tout ! Attention, cela risque fortement de vous plaire…
Label Art var

Un magasin beaux-arts dans le Var de près de 600 m²

Avant tout, je peux vous annoncer que Label Art double sa surface de vente ! Ce ne sont plus 300 mais près 600m² de fourniture beaux-arts, de support, d’encadrement et de loisirs créatifs qui vous ouvrent leurs portes. Pour cela, nous avons élargi de nombreuses gammes et en avons rentré de nouvelles.

Les amoureux du dessin et du graphisme seront heureux d’apprendre que nous avons répertorié l’ensemble des marqueurs Winsor & Newton : les Pigment Markers, les marqueurs aquarelle, les Brushmarkers et même les sticks d’aquarelle ! Mais ce n’est pas tout : nous proposons maintenant une large gamme de produits de chez Liquitex : les Encres acrylique Liquitex Ink, les brosses Freestyle et même les marqueurs Liquitex Paint Markers !

Pour les Artistes amoureux des beaux-arts, nos gammes d’acrylique et d’huile se sont considérablement élargies, à l’image de l’arrivée de l’huile Winton de Winsor & Newton, de l’huile extra-fine Sennelier mais aussi de l’acrylique extra-fine de Sennelier.

Tous ces produits beaux-arts vous attendent déjà dans la première partie du magasin, de 300m², que vous connaissez depuis maintenant deux ans.

 

Je vous imagine en train de vous demander… « mais qu’y aura-t-il dans la seconde partie? » et bien… vous y retrouverez tous nos encadrements, avec les dernières collections, mais aussi tous nos supports ! Toiles coton, châssis entoilé en lin, les châssis nus et rouleaux de toile… !

Et ce n’est pas tout…

 

Le LAB de Label Art

Imaginez. Un endroit unique. Un lieu d’échange et de convivialité. Un espace complet dédié à l’Art. Bienvenue dans le LAB de Label Art.

Logo LAB Label Art Six Fours

 

Dans le LAB, vous trouverez des salles de cours, avec des ateliers animés notamment par l’Artiste peintre Sandrot (couvrez son magnifique univers en cliquant ici), mais aussi par le célèbre Renaud JOBIN, la grande Christine COLLIN et, enfin, l’exceptionnelle Geneviève CANTO que nous vous présentions déjà en 2014 (l’article est à redécouvrir ici).

Le ateliers seront également ouverts à tous les Artistes qui souhaitent bénéficier d’un lieu de travail le temps d’une journée, de quelques jours, d’une semaine, d’un mois ou plus…

Les salles de cours de peinture seront dévoilées lors de notre inauguration !

 

Alors, surtout, retenez bien la date : le jeudi 24 novembre. Il s’agit du jour où nous organisons l’inauguration du LAB et de la nouvelle partie du magasin. La journée la plus artistique de l’année !

 

Le LAB de Label Art

 

Retrouvez les détails de cet événement sur notre page Facebook ou n’hésitez pas à nous appeler au 04 94 06 81 80 !

 

Nous vous donnons rendez-vous le 24 novembre, à partir de 10 heures jusqu’à 21 heures pour la plus grande journée créative de l’année !

Camille de Label Art

Le papier Arches

vendredi 27 mai 2016

« Concevoir et fabriquer les meilleurs papiers afin de permettre aux artistes de réaliser leurs plus belles œuvres, qui s’inscriront dans la durée », telle est la volonté de la marque Arches.

Arches_logo

Retour sur la naissance d’une marque atemporelle, dont les papiers ont été adoptés par de nombreux artistes de renoms tels Matisse, Van Gogh, Picasso, Miro, Dali et d’autres depuis plus de 500 ans.

 

L’histoire d’Arches

Depuis 1492, Arches fabrique des papiers de qualité supérieur. Son histoire a débuté en France, dans les Vosges. À cette époque, le papier se fabriquait dans un Moulin à papier.

Dès ses débuts, Arches se démarque pour la qualité de ses papiers. Au cours du XVIIIème siècle, Beaumarchais acquiert le Moulin à papier d’Arches. Il y apporte de nombreuses améliorations techniques et développe son rayonnement commercial et sa notoriété. Au XIXème siècle, le Moulin d’Arches reçoit d’ailleurs une importante commande, sur demande de Napoléon 1er lui-même, pour la réalisation du célèbre « Description de l’Egypte ».

 

Toutefois, l’histoire d’Arches, telle que nous la connaissons aujourd’hui, aurait pu être bien différente…

 

Le pari de la gélatine à cœur dans les papiers Arches :

une exclusivité

En 1826 une nouvelle méthode de fabrication plus rapide et moins coûteuse que l’encollage à la gélatine se développe. Arches prend alors la grande décision de conserver malgré tout la méthode de fabrication qui lui est propre. Ce choix a sans conteste était le bon : aujourd’hui, la gélatine naturelle utilisée à cœur et en surface caractérise cette marque incontournable. Le procédé de fabrication exclusif confère aux papiers Arches une qualité inégalable et fait sa notoriété de l’entreprise. La détermination dont elle a fait preuve a permis de conserver et développer un papier unique, qui résiste au grattage et au gommage, qui jouit d’une très faible déformation à l’humidité, qui confère un rendu et une transparence des couleurs exceptionnels ainsi qu’une excellente conservation dans le temps.

 

La fabrication hors pair du papier Arches

Le processus de fabrication du papier Arches allie les techniques traditionnelles aux innovations permanentes. La qualité est au cœur du processus de fabrication, à chaque étape. De plus, ce processus garantit des feuilles sans acide ni azurant optique, ce qui assure une conservation optimale.

Papier Arches aux fibres en coton

Papier Arches aux fibres en coton

 

            Au commencement est le coton…

Chez Arches, la qualité du coton se détermine par la longueur des fibres, leur couleur et leur propreté. Après leur récolte, les linters de coton se sélectionnent avec soin et minutie pour ne conserver que les plus purs. Ils permettent l’obtention d’une pâte dont le mélange est un secret parfaitement conservé par la marque.

 

            … puis la gélatine naturelle à cœur

Le collage des papiers Arches est unique grâce à une gélatine naturelle à cœur et appliquée en surface, une exclusivité Arches. Cette gélatine garantie la durabilité du papier, la résistance au grattage et le rendu exceptionnel des couleurs.

Le bain de gélatine naturelle est suivi d’un séchage à l’air libre.

 

               L’enjeu des machines à forme ronde

Le processus de fabrication du papier Arches se poursuit lorsque cette pâte passe sur des machines à forme ronde. Cela permet la fabrication des bobines de papier. Et quelles bobines ! Elles mesurent généralement plus d’un mètre trente-trois de large, sur près d’une centaine de mètre de longueur.

La méthode traditionnelle de fabrication sur des machines à forme ronde garantie aux feuilles Arches un grain naturel, un papier stable qui se déforme très peu lorsqu’il est mouillé, et dont les fibres sont parfaitement et régulièrement réparties.

 

            Une signature gage de qualité

Les fibres du papier obtenu détermine le sens dans lequel les feuilles doivent être utilisées. Pour indiquer ce sens, une signature « Arches » est apposée en bas à droite des feuilles. À cette signature s’ajoute le symbole de l’infini, signe de permanence. Cette signature en filigrane se dévoile par transparence. Par contre, cette signature n’est pas apposée sur les feuilles des blocs, des albums et rouleaux.

signature arches

             Une étape de fabrication manuelle

La dernière étape du processus de fabrication des papiers Arches consiste en l’inspection du papier fabriqué. Chaque feuille est vérifiée et le tri se fait de manière manuelle. Cette étape garantie la garantie parfaite du papier.

 

Les différentes textures des papiers Arches

Les papiers Arches se classent selon trois types de texture : le grain fin, le grain satiné et le gain torchon.

Le papier Arches bénéficiant d’un grain fin appartiennent aux gammes Velin d’ArchesVelin Johannot, Velin BFK Rives et Arches pour huile. Le papier au grain fin est pressé à froid. Semi rugueux,  il est dépourvu d’aspérité. Il s’agit ainsi du papier le plus facile à travailler. Par conséquent, il est idéal pour débuter.

La texture du papier au grain satiné Arches, quant à elle, nécessite que le papier ait été pressé à chaud. Les gammes Arches platine et Arches 88 bénéficient d’un grain satiné très doux. Ce papier jouit d’une grande particularité : il laisse glisser la couleur.  Cela en fait un papier difficile à utiliser pour les novices. Il est à utiliser pour les travaux ne nécessitant pas de superposition de couches de médium.

Enfin, le grain torchon se reconnait par ses formes de creux et relief. Ce grain est utilisé dans la gamme Arches pour aquarelle. Il nécessite de la technicité car il peut faire pater les couleurs.

 

Arches a fabriqué un papier innovant qui se démarque particulièrement des papiers à texture unique. En effet, le papier Lavis Fidélis, surnommé « En-Tout-Cas » propose un grain fin au recto, et un grain satiné au verso !

 

Des blocs encollés des quatre côtés

Les blocs de papier Arches ont la particularité d’être encollés sur les quatre côtés. Ainsi, lorsque les créations se font à même le bloc, sans désolidariser la feuille, l’encollage garantie que la couleur utilisée pour la réalisation d’une œuvre ne coule pas ou n’apparaisse pas sur les autres feuilles du bloc.

 

Sur Label Art, retrouvez les papiers Arches en bloc, en rouleau ou à la feuille.

Papier Arches

Comment réussir à peindre une nature morte ?

lundi 20 avril 2015

Peindre une nature morte

Ce mois-ci Label Art vous amène dans l’atelier de Roland Charbonnier qui vous dévoile tous les secrets pour peindre une nature morte. Si la « peinture s’apprend sans les musées », alors c’est en misant sur l’observation des sujets déjà réalisés qu’il est aussi possible de tirer un enseignement et d’avancer, aussi bien en matière de dessin que d’utilisation des peintures beaux-arts ou de mise en place de perspectives, de jeux d’ombre et de lumière.

J’ai donc demandé à notre expert favori de commenter et nous expliquer tout sur une œuvre de sa composition que j’aime beaucoup.

Voila l’œuvre en question. Elle parait toute simple, mais, à la lueur de ses explications il n’en est rien. Voici donc les différentes étapes pour travailler tout en effet et harmonie.

L’utilisation d’une palette de couleurs définie

« Oui cette petite nature morte n’est pas une œuvre majeure mais elle suit beaucoup de règles et d’effets qu’il est intéressant de connaître et d’adopter pour un résultat efficace et harmonieux.
Premier constat, ma palette de couleur est très réduite sur ce tableau. Nous percevons du rouge et du vert. Aucune autre couleur ne vient perturber cette harmonie, le rouge étant complémentaire du vert. L’harmonie se joue donc qu’au travers des nuances entre ses deux couleurs et l’équilibre qu’elles composent dans cette complémentarité. Le gris présent lui aussi reste neutre.
Bien entendu, avec seulement deux couleurs, pour enrichir le tableau il faut apporter beaucoup de nuances, du clair au foncé, et du froid au chaud.

La composition et les différents plans d’équilibre

Le premier plan sera composé de valeurs chaudes et saturées (fortes) déjà, et l’arrière plan des valeurs plus froides et plus légères.
Pour ce qui est aussi de l’organisation des couleurs, mon premier plan, et sujet principal, est exprimé avec la couleur la plus chaude et vive, donc le rouge de la pomme. Il n’eut été pas judicieux de peindre une pomme avec un rouge aussi fort, et même atténué en arrière plan. »

 

La progression des nuances

« Comme on le voit sur ce détail, la touche aussi a son importance. Le premier plan est peint avec plus de précision, des contours plus nets, alors que l’arrière plan lui est flou. Cette progression vers le flou, plus les objets sont « loin » produit un effet de profondeur subtil et joli. Cet effet associé au travail des couleurs donne une composition non plane et tout en perspective. »

« Pour le rendu du relief des fruits, j’ai travaillé les dégradés et contrastes entre clairs (lumières) et foncés (ombres) en tenant compte de l’effet d’éloignement. La différence entre ombres et lumières en arrière plan est moindre qu’en premier plan. Ensuite je suis resté pour ces gradations dans des valeurs colorées en raccord.  Pour exemples : L’ombre propre de la pomme rouge est un rouge très foncé, pour la pomme verte c’est un vert très foncé aussi. »

Le travail des détails en peinture

 

 

« Voila un petit effet bien sympathique mais qui n’a pas seul but de faire joli. Toute la partie basse du tableau manquait de détail et plaçait la composition globale trop en hauteur. Le travail des gris pour exprimer le drapé ne suffisait pas pour l’équilibre. Ce petit filet de couleur ajuste la composition. Ce n’est pas son seul intérêt puisqu’il permet aussi une meilleure lecture du relief donné par les plis. »

« Autre petit effet qui amène du réalisme à l’ensemble, c’est le reflet des pommes dans la timbale et celui de la poire dans la louche. Cela apporte l’illusion de la brillance de ces matières. »

« Voila comment avec quelques règles et astuces, on optimise le rendu d’une nature morte. »

Comme quoi une bonne analyse technique d’un tableau, avec des commentaires riches, des explications claires et précises, est un vrai cours. Merci Roland

 

Pour aller plus loin

Cours et commentaires Palettes : 45 numéros commentés par Alain Jaubert, pour tout savoir sur les grandes toiles de maîtres

Conseils aux artistes peintres qui débutent

jeudi 16 avril 2015

Se libérer de l’appréhension pour aller toujours plus loin

Waaaaooooh !!! Me voila devant ma toile blanche. Par quoi démarrer ? Comment peindre ? Je fais quoi maintenant ? Quels produits je dois prendre ? Les premières fois sont toujours mémorables car source d’angoisse. Cette peur et un manque d’expérience nous amène parfois à l’abandon. Mais tout le monde a vécu sa première fois. Voila donc quelques conseils à tous ceux qui souhaiteraient peindre, pour que cette nouvelle expérience vous libère de vos appréhensions et, bien au contraire, vous gratifie de satisfaction pour poursuivre.

Je pourrai tout d’abord vous conseiller de faire vos premier pas dans un atelier en suivant la pédagogie d’un professeur. Ce serait un choix judicieux, mais encore faut-il trouver le bon. Comment le choisir ? Sur quels critères se fonder ? J’ai déjà débattu sur le sujet, donc chers amis prudence ! Mes conseils s’adressent alors plus précisément à vous qui réalisez un de vos rêves, à l’abri des regards dans votre petit cocon.

Peindre ce n’est pas facile. Ce sera un long parcours. Il faudra du temps et une multitude d’essais pour faire de jolies choses et acquérir une certaine aisance. Cela dit on peut se faire plaisir très vite.

Quand j’ai posé cette question à Roland, il m’a tout simplement répondu que, le concernant, il avait appris à peindre en copiant les œuvres des grands maîtres, puis en s’inspirant de ses artistes favoris, avant de composer ses propres œuvres. C’est une bonne voie pour débuter. La copie reste une bonne école. Encore faut il choisir une œuvre pas compliquée et abordable comme premier sujet. Un Van Gogh, ou un Matisse, par exemple sont des bons choix, car le graphisme est simple et le travail des couleurs aussi. Ou bien trouvez comme modèle une carte postale avec une illustration simple aussi. Et si cette idée ne vous séduit pas, choisissez de peindre d’après une photo elle aussi très simple dans sa composition.

En contre exemple, réaliser un portrait comme premier sujet est suicidaire !! Bien trop compliqué !! Une fleur en gros plan, un paysage assez dépouillé sans personnage, sans architecture, sans trop de détails, sont des idées qui peuvent faire de sympathiques petits tableaux. Donc vous l’aurez compris, il faut voir ses ambitions à la hauteur de ses compétences.

Bien choisir son matériel beaux-arts

En ce qui concerne la technique et le choix du matériel, huile ou eau, aquarelle ou pastel, etc. Là aussi il y a quelques données à prendre en compte. Je conseillerai en premier lieu de se munir de matériel de bonne qualité. Avoir de bons pinceaux et des couleurs de bonnes qualités facilite la manipulation et optimise le rendu. Se procurer des toiles ainsi que des papiers (pour l’aquarelle) d’excellente qualité n’est pas un aspect à négliger non plus. Donc pas de gouache comme on trouve dans les écoles primaires mais de la gouache beaux-arts telle que Linel de Lefranc & Bourgois par exemple qui a fait ses preuves auprès de Matisse notamment, pas de couleurs à l’huile ou à l’acrylique vendues dans des magasins discount, et pas de brosses achetées par lot de 10 à 1 € dans ses mêmes magasins.

Lire, écouter, regarder, s’inspirer …

Pour la mise en œuvre de ces couleurs, faites déjà un petit tour sur des vidéos postées sur les réseaux sociaux, pour comprendre leur utilisation et comment les appliquer. Je ne saurai que trop vous recommander de visionner celles de LabelArtVideo évidemment. Lire aussi une multitude de conseils pour retenir l’essentiel. Avoir en mémoire quelques théories est bénéfique avant la pratique. Exactement comme une recette de cuisine, on n’improvise pas une blanquette de veau si on n’a jamais cuisiné. On va regarder un chef sur une vidéo, lire différentes recettes dans des livres, et puis, informations en tête, on s’exécute. Préférez néanmoins le travail à la peinture acrylique dans le cadre de votre premier essai en « freelance ». Ce matériel accepte les erreurs car on peut corriger, repasser à volonté, grâce au séchage rapide qu’il offre. Ensuite faut se lancer sans avoir peur de l’échec.

Et vous, quelles sont vos recettes pour vous lancer ?

Pour aller plus loin

Cours de peinture LabelArtVideo

Le Livre à connaître (si ce n’est déjà fait) : LE Gombrich, l’ouvrage de référence

Découvrez comment travailler le pastel sec

lundi 15 décembre 2014

J’adore travailler au pastel sec. C’est tout doux, délicat, fin, et cet outil réclame précision, concentration et maîtrise, bien qu’il soit sans pitié pour les doigts. En effet lorsque l’on peint au pastel, il ne faut pas avoir peur de se salir.

Les nuances obtenues peuvent être riche en couleur à condition d’être généreux avec cet outil. Roland nous montre dans ce petit cours comment faire bon usage des pastels secs.

« Bien souvent, comme le pastel est très poudreux, les peintres n’osent pas garnir copieusement les papiers, de peur d’en mettre de trop. Alors pour obtenir des dégradés, ils déposent un peu de poudre en crayonnant délicatement, puis l’estompent tout de suite avec le doigt pour réaliser un dégradé, comme on peut le faire avec un fusain sur du papier blanc. Ce n’est pas la bonne méthode pour tirer le meilleur parti de cet outil. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’au pastel, les dégradés sont mille fois plus élégants quand ils sont réalisés non pas en dispersant progressivement la poudre, mais en juxtaposant différentes nuances avant de les fondre au doigt.

Voici dans ces 3 exemples la différence et la richesse des dégradés obtenus, en comparaison avec un simple estompage. »

« Sur ce premier exemple en deux étapes, j’ai posé en haut de la terre de sienne brûlée, que j’ai donc estompé sur mon papier blanc pour obtenir vers des valeurs de plus en plus claires.

En dessous, ce dégradé vers des tons clairs est réalisé en juxtaposant des couleurs de plus en plus claires : terre de sienne brûlée, orange foncé, orange moyen, abricot, blanc. Ensuite j’ai fondu entre elle ces valeurs au doigt. Ma charge de pastel, généreuse, est telle que le fondu apparait aussitôt et facilement. »

 

« Sur ce second exemple, le travail est le même. En haut je pose du bleu foncé que j’estompe pour obtenir mon dégradé.

En bas je pose à la suite différentes valeurs de bleu, bleu foncé, moyen, clair puis blanc, puis je fonds tout ça. »

 

 

«  Enfin sur ce troisième exemple, même travail avec des nuances de vert. »

 

 

«  Il parait évident à la lueur de ces exemples, que plus la touche sera copieuse, dense et chargée,  et plus l’on utilisera de couleurs et de nuances, mieux sera le résultat. Le pastel sec n’a rien à voir avec l’adjectif « pastel » qui désigne des couleurs claires et douces. Plus les couleurs seront riches, saturées, contrastées et multiples, et plus l’œuvre sera jolie.

Donc pas de secret, travailler avec une petite boîte de 20 pastels vous limitera de trop. A la différence de la peinture, le top est d’avoir une centaine de couleurs à disposition. »

 

Merci Roland.

Pour les Artistes qui veulent aller plus loin, les coffrets Pastel de Noël sont arrivés chez Label Art.

 

 

Bien utiliser le noir dans la peinture

mardi 4 novembre 2014

Je vous ai déjà écris un petit article sur la couleur noire : ses différentes nuances et les précautions à prendre avec cette couleur en mélange avec d’autres. Je crois que mon article n’a pas été lu avec assiduité, ou pas lu du tout, aux vues de multiples tableaux de peintre amateur. Il se trouve que souvent, ceux-ci utilisent le noir pour travailler les ombres. Ce n’est pas interdit, mais vraiment pas recommandé et maladroit. Effectivement, lorsque l’on travaille le modelé, c’est-à-dire les ombres et lumières, que ce soit pour un arbre, une pomme, un visage, des nuages, il faut premièrement trouver une valeur claire à notre couleur de base. Là ce n’est pas difficile, on ajoute du blanc, avec parfois une touche de jaune et, ou, une pointe de rouge, et on obtient une valeur claire exprimant la lumière. Mais pour la valeur foncée, ça se complique. La facilité est de prendre du noir et l’ajouter à notre couleur de base. Ça marche, mais qu’avec certaines couleurs, et déjà foncées. Pour les verts foncés et les bleus foncés, pas de problème, le résultat sera efficace, ainsi que pour les rouges genres cadmium moyen, vif et carmin. Par exemple, on peut peindre les ombres propres d’un sapin en suivant cette voie. Idem si l’on peint un vase bleu, un jean, une pastèque, un poivron vert et rouge, etc.
Mais attention, pour toutes autres couleurs, telles que les jaunes, les rouges type vermillon et orangé, et généralement toutes les couleurs claires, ça se gâte ! Le souci est que cette valeur foncée ne sera pas belle du tout, et surtout plus trop en raccord avec notre couleur de base. Le noir va la dénaturer et l’emmener vers des gris plus ou moins foncées, ternes et voir même sales.
L’idéal est de rester toujours dans la gradation de la couleur de base. Cela veut dire rester dans la même gamme de couleur, et de toujours utiliser de la couleur pour exprimer les ombres. Le mieux pour comprendre est de citer quelques exemples.

-Un citron. S’il est bien jaune, on prendra de l’ocre jaune puis du brun pour exprimer un dégradé qui ira de jaune, à  jaune moyen, puis jaune foncé jusqu’à brun. S’il est légèrement vert, on mélangera cette couleur à du vert anglais n°1 et de la terre verte, en augmentant progressivement la proportion de ces deux dernier pour obtenir au final une valeur foncée très colorée.
-Des pétales roses. Même schéma donc que pour le citron pour emmener ce rose vers une valeur foncée, en utilisant ici du rouge foncé, du carmin, en éliminant progressivement le blanc contenu dans la couleur de base et inversement en augmentant la quantité de rouge foncé.
-Des feuillages clairs. On élimine progressivement le blanc et le jaune contenu dans la couleur de base, et puis on fonce notre nuance avec des verts plus foncé genre vert anglais n°1, terre verte, vert olive, et seulement après avec du noir si l’on veut des ombres très fortes.
Dans la peinture académique, cette règle est respectée bien que le brun prédomine pour exprimer les valeurs foncées des ombres. Les impressionnistes, eux,  ont exacerbé cette notion de mettre de la couleur jusque dans les ombres. Observer leurs tableaux et vous verrez que le noir est souvent absent.
Le noir est dangereux et à manier avec beaucoup de précaution et de savoir faire. Mais en suivant les petites règles énoncées dans cet article vos tableaux seront bien plus jolis.

Quels noirs choisir ?

Chez Royal Talens, le noir bougie Rembrandt

Chez Lefranc & Bourgeois, le noir de Mars

Chez Liquitex, le noir de Mars

 

Réussir à peindre avec réalisme une petite pomme

lundi 13 octobre 2014

J’attends toujours avec impatience la visite de mon ami Roland. Je lui demande toujours mille conseils pour progresser. Il n’est pas avare pour cela, j’en profite.
J’avais peint dans la semaine une petite pomme jaune.
Il me dit en regardant ma pomme :
« Elle est toute mignonne ! Regarde, si tu me le permets, en 10mn chrono, je vais apporter un gros plus à ta pomme. Elle va gagner en préciosité et élégance ».
« Ok. Vas-y ! Mais je prends mon appareil photo pour que tout le monde en profite. 5, 4, 3, 2, 1, c’est parti ! »

Voila déjà à quoi ressemble ma pomme.

« Regarde, je vais peindre deux gouttes d’eau, dont une qui coule légèrement. Avec un mélange de blanc, ocre jaune et d’une infime pointe de brun, je pose une petite valeur moyennement foncée sur une partie claire de la pomme. Cette valeur définit la silhouette de mes gouttes ».

« Ensuite, la lumière venant de gauche, je pose une toute fine ombre portée sur la droite et vers le bas, en la dégradant, avec un mélange d’ocre et de brun. Ça prend déjà du volume ! ».

« Avec du blanc et une pointe de jaune, je pose une première lumière sur le bord à droite et le bas des gouttes. C’est la lumière qui traverse la goutte ».

« Dernière étape, avec du blanc presque pur, je pose mon éclat de lumière sur la partie gauche haute des gouttes, pour leur donner une belle brillance. Et c’est tout. Tu vois, poser une petite goutte sur un fruit, un légume, dans une composition de nature morte, c’est pas grand-chose, mais ça apporte tellement de valeur ! c’est magique ».

Voila le résultat de cette petite transformation. Il a raison le bougre ! Comme d’habitude. J’adoooooooooore ma petite pomme

Sympa la leçon !! Merci Roland.

Apprenez à peindre le ciel et à choisir vos bleus

jeudi 28 août 2014

En un tour de main et en images voila un cours très instructif pour s’y retrouver dans les bleus afin de réaliser de beaux ciels. Je laisse la parole à notre expert :

« Une question récurrente de mes élèves : « Quel bleu je prends pour faire mon ciel ? »

Et bien c’est vrai choisir son bleu n’est pas si facile. Alors voilà en image quelques repères pour vous orienter. Première chose à prendre en compte, c’est que pour faire une couleur bleu ciel il faut du blanc, et en fait juste une pointe de bleu. En conséquence, même si les bleus purs présentent entre eux des nuances visibles très distinctes, ces différences deviennent bien moins flagrantes avec le blanc.»

« Voici, on va dire, les deux principaux. A gauche le Primaire. Il est parfait pour représenter des beaux ciels d’été.  Puis l’Outremer, qui tire sur le violet. Il est idéal pour les paysages de Bretagne et les soleils couchants par exemple. Le mélange des deux, sur la troisième photo est terrible. On aurait obtenu le même résultat que ce mélange en utilisant du Cobalt.»

« Voici trois autres bleus, que l’on retrouve fréquemment dans nos palettes : (de gauche à droite) Phtalocyanine, Prusse et Céruléum. Le Phtalo et le Céruléum sont très très proches du Primaire. Dans notre mélange avec le blanc, la différence est vraiment minime. Le Céruléum est légèrement plus gris. Quand au Prusse, lui est beaucoup plus gris. Il produit un bleu « sale », pour des ciels de mauvais temps par exemple. »

« Et pour terminer, il peut être intéressant de réaliser des ciels avec ces couleurs : Un Violet, pour des effets de crépuscule. Le Turquoise, qui produit une nuance proche du vert, très froide. Et si vous le trouvez trop froid il est aussi beau en l’associant au Primaire, ici sur la troisième photo. »

« Voici maintenant quelques conseils pour réaliser un beau ciel avec des petits nuages. »

« Après avoir choisi son bleu, ici du primaire, on mélange donc du blanc avec juste une pointe de bleu. Suivant la proportion de bleu, on obtient des nuances qui donnent naissance à des nuages très légers. On remarque qu’en partie haute, le bleu est toujours plus intense. Sur la deuxième photo, j’ai effectué le même travail, en ajoutant des rehauts de blanc pur pour donner plus de corps aux nuages. »

«  Pour obtenir des nuages plus denses, plus « consistants », la méthode diffère. Cette fois je pose ma couleur bleu ciel, tout en respectant l’effet de foncé en haut et clair vers l’horizon, et je réserve des zones sans peinture. Dans ces zones blanches, je pose une valeur crème (ou grise, très claire), faite de blanc et de terre de sienne naturelle, sans couvrir toute la surface, en débordant par endroit sur le bleu.  »

« Ensuite, dans ces zones, je pose un gris, soit bleuté, soit brun, pour ombrer mes nuages. Je fonds mes nuances, puis je pose des touches de blanc pur. Ainsi travaillés avec ces nuances, mes nuages prennent du volume. »
«  Pour qu’un ciel soit beau, il faudra alterner des espaces avec des nuages légers et des nuages plus denses. Donc en suivant les deux méthodes ici présentées. »

Superbe !! Merci Roland.

Bien choisir ses rouges en peinture d’Art

vendredi 22 novembre 2013

Bien choir ses couleurs pour opérer de beaux mélanges ne relève pas de l’approximatif. Obtenir des couleurs réussies par mélange demande une certaine expérience et de bonne notion. Parmi tant d’autres, il y celle de déjà à la base, sélectionner les couleurs adéquates. Pour exemple on sait que l’on obtient du orange par mélange de jaune et de rouge. C’est une évidence !!  Mais bien choisir son jaune et surtout son rouge l’est moins. Il existe plus d’une dizaine de rouge, bien différents les uns des autres. Les différences peuvent parfois sembler subtiles mais elles jouent un rôle important dans la définition futur du mélange. Il faut savoir qu’il existe 3 classes de rouge : ceux à tendance orangée, les neutres et ceux à tendance violacée. La laque carminée pour exemple, associée à du jaune donnera un orange terne et foncé, alors que le vermillon produira un orange flamboyant et lumineux. A l’inverse ce même vermillon avec une pointe de bleu produira une valeur violacée sale. Il est donc important de bien choisir le rouge qui convient pour ses mélanges. De même qu’il faudra bien choisir ses rouges en fonction de ses sujets. Pour peindre un coquelicot, une tomate, nous éviterons les rouges à tendance violacée, qui seront plus adéquates pour peindre des raisins rouges, des orchidées, et autres fleurs violacées.

Le mieux et le plus simple est alors d’utiliser que les rouges neutres, si l’on ne veut pas s’embarrasser de trop de couleur.

Sur cette photo nous avons de gauche à droite :

1-Vermillon, rouge de cadmium clair, rouge de cadmium moyen (rouge à tendance orangée).

2-Rouge primaire, rouge azoïque (rouges neutres)

3-Puis la laque carminée (et tous les carmins) et la laque de garance (rouge à tendances violacée).

 

Pour aller plus loin dans votre choix de peinture pour les beaux-arts :