Archive pour la catégorie ‘cours peinture’

Comment choisir son châssis entoilé pour peinture

mardi 13 décembre 2016

Bonjour à toutes et à tous,

Aujourd’hui, je vous propose de rejoindre Roland pour suivre avec lui un cours de peinture sur le thème du choix du châssis entoilé. En effet, lorsque nous peignons à l’huile ou à l’acrylique, nous sommes confrontés au problème du choix du support. Alors, sur quelle toile travailler ? Roland nous invite à passer en revue les toiles existantes et nous explique ce qui fait leurs qualités et leurs différences…

chassis entoilé

Les toiles polyester (toiles synthétiques)chassis polyester label art

Le châssis polyester a l’avantage de proposer une toile très souple, au tissage très fin. Personnellement je l’aime bien.

Comme elle est très lisse, elle est parfaitement adaptée au travail en trompe l’œil, et sera particulièrement appréciée des artistes qui aiment à réaliser de beaux glacis.

Les toiles cotonchâssis coton

Cette qualité de toile est bonne : elle ressemble au synthétique mais elle est beaucoup plus souple. Cette souplesse engendre le seul inconvénient de cette toile : le châssis coton a tendance à se détendre. Il suffit alors d’utiliser les clés pour retendre la toile. Le châssis entoilé en coton reste néanmoins un bon support, sur lequel il est intéressant de travailler.

La matière suprême : le lin

chassis lin label artMoins souple que le coton, le châssis pour peinture en lin conservent ses tensions plus longtemps. Les toiles en lin sont solides et résistent à l’humidité. Ces toiles ont effectivement l’avantage d’être parmi les moins fragiles. Il existe différents types de lin: lin moyen, lin fin, lin fort… le type définit le grain de la toile. Chacun préférera un certain grain selon son goût et sa technique. Personnellement, je ne travaille jamais en épaisseur et je préfère le grain fin. Toutefois, un châssis entoilé en lin épais ou moyen sera apprécié si on travaille au couteau, pour accrocher la matière notamment.

Le lin existe également en lin brut, appelé lin naturel. Ce support est top mais il faut tout de même le préparer en passant un apprêt… Sinon cela devient très périlleux ! Les châssis en lin brut est un support très intéressant.

Les cartons toilés

Les cartons entoilés consistent en une toile de coton collée sur un morceau de carton. Ils sont très bien pour les travaux d’étude. Ce support économique est de plus très agréable. Il convient de privilégier les petits formats, car les grands cartons ont tendance à se gondoler. Pour parer à cela, il peut être possible de coller un tasseau de bois au dos du carton toilé.

carton entoilé label Art

Reconnaître la qualité de sa toile de peinturechassis en bois label art

Ce qui fait la qualité d’une toile est sa tension, sa capacité à rester en tension, bien tendue, pour ne pas gondoler.

« La qualité dépend de la nature de la toile mais aussi du châssis. »

Le châssis doit être en bois : un bois de qualité, pas du petit bois qui risquerait de se gondolera à l’humidité. Regardez au dos des tableaux pour voir s’il est solide et de bonne épaisseur pour garantir la stabilité. Le châssis en bois doit également présenter un biseau afin que le tasseau ne touche pas la toile. En effet, si le châssis touche la toile alors il se verra lorsque l’artiste peindra. Veillez à ce qu’il y ait bien ce biseau ou alors un rebord, qui éleverait la toile au dessus du châssis.

Les encoches pour mettre les clés sont très importantes également. En effet, elles permettent de régler la tension des toiles. Les clés doivent être bien adaptées au châssis. Cela est rarement le cas, voir jamais le cas dans les toiles pas cheres de mauvaise qualité.

 

Comment tendre une toile sur un châssis

Pour tendre la toile, il faut enfoncer les clés (partie plate contre le châssis) dans les encoches. Ensuite, à l’aide d’un marteau, on les enfonce bien. Les clés se posent deux par deux. Un fois qu’on les enfonce les clés écartent les tasseaux et tendent le châssis, ce qui créé une meilleure tension sur la toile. Les clés doivent s’installer avant de peindre, ainsi il ne reste qu’à régler la tension une fois l’oeuvre achevée.

 

L’enduction des châssis entoilés

Enfin, dernière point sur ce qui fait la qualité d’une toile : l’enduction. L’enduction est l’apprêt (le gesso) qui est appliqué sur la toile pour lui permettre de recevoir la peinture. Aujourd’hui il n’existe quasiment que des enduits universels, les supports pourront donc servir à travailler les techniques de l’acrylique et de l’huile. Avant, des enductions grasses existaient, précues pour le travail à l’huile, mais aujourd’hui cela est rare et obsolète. En effet, de nos jours les enductions maigres (à l’acrylique) sont tout à fait performantes.

« De l’enduction dépend aussi la bonne planéité de la toile. »

Si l’enduction est trop maigre, trop fine, nous risquons de voir le grain de la toile, et ce grain va absorber la peinture. Le travail sera en sera plus difficile. Ce facteur, important, détermine également la qualité de la toile.

Les toiles de lin brut sont également apprêtées. Cela ne se voit pas, c’est un apprêt invisible, un gesso transparent. Cette sorte de résine acrylique pure, bien qu’elle soit invisible rentre dans la gamme des enductions.

chassis lin naturel label art

 

Maintenant que vous savez tout, voici un dernier petit conseil : si vous achetez malgré tout une toile dans les magasin discount, toile qui ne coûte rien mais qui est d’une qualité exécrable… Avant de travailler, je vous conseille tout de même de mettre du gesso pour parfaire l’apprêt. Mais évitez cela…

« De la qualité de la toile dépendant la qualité de l’oeuvre ! »

 

Ce sont sur ces derniers mots que Roland clôture notre cours du jour. J’espère que celui-ci vous aura plu ! N’hésitez pas à nous faire part de votre expérience ou de vos préférences.

Pour visualiser la vidéo de Roland, cliquez sur l’image :

cours peinture

À très bientôt,

Camille de Label Art

Inauguration du LAB de Label Art : cours de peinture à Toulon

mercredi 16 novembre 2016

Depuis quelques semaines déjà, vous êtes nombreux à avoir remarqué que quelque chose se prépare en magasin… Pourquoi ces bâches de protection ? Pourquoi ces ouvriers et leurs outils ? Puis vous l’avez vu, ce panneau « Label Art s’agrandit ». Alors là, vos questions ont continué, et nos réponses se sont faites plus précises… Aujourd’hui je vous dis tout ! Attention, cela risque fortement de vous plaire…
Label Art var

Un magasin beaux-arts dans le Var de près de 600 m²

Avant tout, je peux vous annoncer que Label Art double sa surface de vente ! Ce ne sont plus 300 mais près 600m² de fourniture beaux-arts, de support, d’encadrement et de loisirs créatifs qui vous ouvrent leurs portes. Pour cela, nous avons élargi de nombreuses gammes et en avons rentré de nouvelles.

Les amoureux du dessin et du graphisme seront heureux d’apprendre que nous avons répertorié l’ensemble des marqueurs Winsor & Newton : les Pigment Markers, les marqueurs aquarelle, les Brushmarkers et même les sticks d’aquarelle ! Mais ce n’est pas tout : nous proposons maintenant une large gamme de produits de chez Liquitex : les Encres acrylique Liquitex Ink, les brosses Freestyle et même les marqueurs Liquitex Paint Markers !

Pour les Artistes amoureux des beaux-arts, nos gammes d’acrylique et d’huile se sont considérablement élargies, à l’image de l’arrivée de l’huile Winton de Winsor & Newton, de l’huile extra-fine Sennelier mais aussi de l’acrylique extra-fine de Sennelier.

Tous ces produits beaux-arts vous attendent déjà dans la première partie du magasin, de 300m², que vous connaissez depuis maintenant deux ans.

 

Je vous imagine en train de vous demander… « mais qu’y aura-t-il dans la seconde partie? » et bien… vous y retrouverez tous nos encadrements, avec les dernières collections, mais aussi tous nos supports ! Toiles coton, châssis entoilé en lin, les châssis nus et rouleaux de toile… !

Et ce n’est pas tout…

 

Le LAB de Label Art

Imaginez. Un endroit unique. Un lieu d’échange et de convivialité. Un espace complet dédié à l’Art. Bienvenue dans le LAB de Label Art.

Logo LAB Label Art Six Fours

 

Dans le LAB, vous trouverez des salles de cours, avec des ateliers animés notamment par l’Artiste peintre Sandrot (couvrez son magnifique univers en cliquant ici), mais aussi par le célèbre Renaud JOBIN, la grande Christine COLLIN et, enfin, l’exceptionnelle Geneviève CANTO que nous vous présentions déjà en 2014 (l’article est à redécouvrir ici).

Le ateliers seront également ouverts à tous les Artistes qui souhaitent bénéficier d’un lieu de travail le temps d’une journée, de quelques jours, d’une semaine, d’un mois ou plus…

Les salles de cours de peinture seront dévoilées lors de notre inauguration !

 

Alors, surtout, retenez bien la date : le jeudi 24 novembre. Il s’agit du jour où nous organisons l’inauguration du LAB et de la nouvelle partie du magasin. La journée la plus artistique de l’année !

 

Le LAB de Label Art

 

Retrouvez les détails de cet événement sur notre page Facebook ou n’hésitez pas à nous appeler au 04 94 06 81 80 !

 

Nous vous donnons rendez-vous le 24 novembre, à partir de 10 heures jusqu’à 21 heures pour la plus grande journée créative de l’année !

Camille de Label Art

Les marqueurs COPIC, marqueurs des dessins Marvel

vendredi 16 septembre 2016

Ciao, Sketch ou Marker, les trois gammes de Copic ont de quoi vous séduire ! Fabriqués au Japon, pays du Manga, ces marqueurs à alcool pour Artistes séduisent bon nombre de designers, dessinateurs ou illustrateurs.

Découvrons ensemble les caractéristiques des marqueurs Copic, leurs différences, et, surtout, leurs qualités !

 

Réalisation au marqueurs Copic2

Des marqueurs Copic pour la vie

Chaque marqueur Copic peut se recharger, et les pointes, qu’il s’agisse de la pointe pinceau ou de la pointe biseautée, sont amovibles et peuvent être remplacées. Avec un bon entretien, le marqueur pourra ainsi être conservé (très) longtemps, ce qui le rend économique.

À cela s’ajoute les critères de qualité précis auxquels la marque Copic se doit de répondre. En effet, cette dernière est soumise à des tests de qualité particulièrement exigeants.

Je vous propose maintenant de découvrir trois marqueurs de cette marque emblématique.

 

Le Copic Ciaodessin ciaco copic

Tout d’abord, tout comme le reste de la gamme, le marqueur Ciao bénéficie d’une double pointe : une pointe large et biseautée pour la réalisation d’aplats, de fonds ou de dégradés et une pointe pinceau souple, pour ajouter des détails ou des contours. Les deux mines du Copic Ciao garantissent précision, confort d’application et légèreté des traits.

Utilisé pour tous les travaux de dessin, de scrapbooking ou de loisirs créatifs, le marqueur Ciao ouvre l’océan des possibles. D’ailleurs, son large nuancier y contribue : il comporte près de 180 couleurs !

Le marqueur de votre couleur préféré est vide ? Pas d’inquiétude, le marqueur se recharge avec les recharges d’encre… et leurs 207 couleurs.

Copic Ciao mag2

 

Le Copic Sketchdessin copic sketch

Le marqueur Sketch de Copic bénéficie également d’une double pointe. L’une d’elle, la plus large, est également biseautée. Toutefois ce marqueur se distingue grâce à sa seconde pointe, bien plus fine. Celle-ci, en forme de pinceau est très souple. Il s’agit d’ailleurs de la pointe souple la plus qualitative sur le marché des marqueurs. Cette pointe permet la réalisation de dessin à main levée, et apportera des arrondis gracieux, pour des dessins tout en douceur.

Mine souple du Copic Sketch

Mine souple du Copic Sketch

Ce marqueur à alcool se décline dans plus de 140 nuances, et peut être rechargé par de l’encre Copic ou des mélanges de couleurs.

 

Le Copic Marker  Dessin marker copic

Le Copic Marker n’est autre que le célèbre marqueur des dessins de Marvel ! Sa pointe large et biseautée, idéale pour les aplats de couleurs ou les traits épais, est semblable à celle des marqueurs Ciao ou Sketch. Cette fois encore le marqueur Copic se distingue par sa petite pointe. Contrairement au marqueur Sketch, la pointe du Copic Marker est petite et très dure. Elle apportera ainsi beaucoup de précision, permettra de réaliser de petites touches de couleurs et tracer des traits fins parfaitement nets et droits.

Le large nuancier de ce marqueur à alcool comprend 214 nuances, pour laisser l’Artiste réaliser de délicats dégradés.

 

Les encres Copic pour marqueur à alcoolrecharge encre Copic

Les encres pour marqueurs Copic sont des recharges de 25 ml. Grâce à leur graduation, les flacons d’encre permettent de recharger les marqueurs au millilitre près, selon leur contenance. D’ailleurs, 3 ml d’encre suffisent à remplir un marqueur.

Le saviez-vous ? L’encre est commune à tous les marqueurs Copic ! Un flacon d’encre Copic peut permettre de remplir jusqu’à 17 marqueurs Ciao.

 

L'encre Copic et sa capacité de recharge

L’encre Copic et sa capacité de recharge

 

La qualité de l’encre à alcool assure des couleurs lumineuses, éclatantes et ce, de manière durable. Les encres Copic bénéficient de l’avantage considérable d’être miscibles entre elles. L’Artiste pourra ainsi réaliser ses propres nuances, en créer de nouvelles, et affirmer l’identité qui est la sienne… une infinité de couleurs s’offre à lui. Pour cela, rien de plus simple : il suffit d’avoir un flacon vide, et le mélange se conservera facilement.

Copic encre

Encre Copic

 

Maintenant que les marqueurs Copic n’ont plus de secret pour vous, il ne vous reste qu’à choisir ceux qui vous inspirent le plus !

Si vous les utilisez déjà, faites-nous part de vos impressions et n’hésitez pas à donner votre avis :-)

Camille de Label Art

L’acrylique Amsterdam Standard Series 500 ml

mardi 23 août 2016

Saviez-vous que la peinture acrylique Standard Series d’Amsterdam est maintenant disponible en pot de 500ml ? Un grand conditionnement pour pouvoir profiter de cette incroyable peinture acrylique encore plus longtemps, dans les 70 nuances de cette belle gamme Etude !

Gamme acrylique d'Amsterdam

Gamme acrylique d’Amsterdam Standard Series

L’acrylique d’Amsterdam bénéficie de pigments d’excellente qualité, purs et stables, qui lui confèrent une résistance très élevée à la lumière et dans le temps. En effet, son liant acrylate la protège des méfaits du temps grâce au fin pelliculage qu’il forme en surface. L’œuvre conservera l’éclat de ses couleurs et sa brillance comme aux premiers jours. Très maniable, particulièrement fluide et onctueuse, la peinture Standard Series peut également être utilisée pour la réalisation de glacis.

De plus, cette peinture acrylique bénéficie d’une très grande polyvalence. Chez Label Art, nous avons en effet testé cette peinture sur de grandes toiles, mais également sur les supports Tavola en bois, des cartons… et mêmes les murs ! Grâce à la forte résistance à l’humidité de cette peinture, elle pourra effectivement être appliquée sur tout type de support !

Oeuvre réalisée à l'acrylique Amsterdam  par Fred

Oeuvre réalisée à l’acrylique Amsterdam par Fred

 

Enfin, cette peinture acrylique totalement inodore a la particularité de sécher très rapidement. Les couches les plus fines seront sèches en trente minutes seulement.

Tableau peint par Fred avec l'Amsterdam Expert Series

Tableau peint par Fred avec l’Amsterdam Expert Series

 

 

Pour celles et ceux qui préfèrent l’usage du tube pour un souci de facilité dans les mélanges, la gamme Standard Series d’Amsterdam est déclinée en tubes de 120ml.

Amsterdam Standard Series 120ml

Amsterdam Standard Series 120ml

Vous aimez l’acrylique Amsterdam et souhaitez découvrir cette peinture en qualité extra fine ? Découvrez la qualité Expert : l’acrylique extra-fine d’Amsterdam ! L’acrylique Amsterdam Expert est à retrouver prochainement sur notre blog ou directement sur le site de Label Art !

Les mines de crayons de dessin beaux-arts

mardi 9 août 2016

Généralement, pour la réalisation d’un dessin, l’artiste va utiliser divers types de crayons beaux-arts. Les crayons graphite viennent se différencier des crayons de couleur, simplement par leur couleur et les éléments qui les composent.

Le crayon à papier est composé de deux éléments : le graphite qui donne la couleur au crayon et l’argile, qui agit comme un liant et qui donne sa solidité à la mine. Tout comme la peinture, la proportion de ces deux éléments détermine les caractéristiques du crayon, notamment son degré de solidité.

La qualité d’un crayon dépendra donc de l’homogénéité du mélange entre ces deux ingrédients : mélangés avec de l’eau, ils permettent l’obtention d’une pâte fine.

 

La fabrication d’un crayon

Le graphite et l’argile sont mélangés à de l’eau pour obtenir une pâte, la plus homogène possible. Cette pâte est ensuite cuite à près de 1200°c pour donner la consistance de la mine. Cette dernière est alors enduite d’huile, de cire et de colle avant d’être placée dans une planchette de cèdre. Une seconde planchette viendra s’imbriquer, finalisant la fabrication du crayon.crayons couleurs polychromos

 

Les crayons graphite Faber-Castell

H: hard (mine dure); B: black (mine tendre);

HB : half tendre (mine moyenne); F: Fine point (mine fine)

castell 2000 Faber Castell

La mine tendre (B) aux lignes riches et sombres des crayons Castell 2000 de Faber Castell est généralement utilisée pour la réalisation de dessins artistiques. Plus le chiffre derrière la lettre sera élevé (du 2 au 9), plus la mine sera grasse. Cette mine permet de créer de belles nuances variées et d’obtenir des couleurs foncées. Toutefois, elle n’est pas conseillée pour le dessin technique.

Dans ce cas, il convient d’utiliser des mines plus dures (F, H, 2H, 3H etc.), aux traits gris fins et durs, idéales pour les dessins de précisions et de détails. Là aussi, la valeur du chiffre (du 2 au 9) détermine le degré de sécheresse et de dureté de la mine du crayon graphite. Les mines très sèches permettent notamment d’obtenir des trais très fins.

Les crayons beaux-arts de dessin peuvent également être utilisés pour l’écriture avec les mines de dureté moyenne H, F, HB et B.

Les crayons graphite Castell 2000 de Faber Castell se proposent à l’unité ou en coffret.

 

Le saviez-vous ? L’échelle de dureté des mines, utilisée dans le monde entier, a été créée par Faber-Castell il y a près de 200 ans !

Faber-Castell propose également à la vente les crayons graphite Jumbo : ces crayons graphite ont la particularité d’être plus gros que les crayons Castell 9000. Les crayons Jumbo se décline dans les mines 2B, 4B, 6B, 8B et HB. Ils sont également disponibles en coffret de 5 crayons.

Crayons jumbo de Faber -Castell

Crayons jumbo de Faber -Castell

 

Les crayons de couleur

Pour leur fabrication, les crayons de couleur ressemblent aux crayons à papier, cependant ils contiennent plus d’ingrédients : des pigments de couleur, une matière grasse (comme de la cire), du liant et une charge minérale. La qualité des crayons de couleur dépend bien sûr de la qualité du broyage mais aussi de celle des pigments utilisés pour obtenir la couleur. Contrairement aux mines des crayons Castell 2000, les mines de crayons de couleur ne sont pas cuites mais séchées dans une étuve, puis plongées dans un bain de corps gras, pour que la mine glisse plus facilement sur le support.

pigments couleur

Les crayons de couleur reconnus mondialement dans le domaine des beaux-arts sont les crayons polychromos. Leur pigment, de qualité supérieure, garantissent le pouvoir colorant et l’éclat des couleurs.

Il existe de nombreux types de crayons, qu’il serait long de détailler ici. Notamment les crayons aquarellables, les crayons pastels, les mines de plomb, fusains etc.

Ces produits beaux-arts pourront faire l’objet d’un prochain article s’ils vous intéressent. N’hésitez pas à laisser vos remarques et suggestions en commentaire !

 

Camille de Label Art

Dessiner un nu au crayon

vendredi 29 juillet 2016

Aujourd’hui, nous retrouvons Roland pour un nouveau cours.

Après nous avoir aider à ravier une peinture à l’huile et appris à peindre une nature morte à l’acrylique (entre autres !), Roland nous donne ici un cours de dessin. Il va nous conseiller dans les étapes de l’apprentissage du dessin de nu. Car oui, « dessiner un nu est un exercice difficile » comme le précise Roland. Nous allons donc voir ensemble comment réaliser ce type de dessin au crayon au travers d’une méthode assez simple et mais très efficace. Alors, comme dit Roland…. « à vos crayons, suivez-moi, c’est parti » !

Dessin de nu réalisé par Roland pour le cours de Label Art

Dessin de nu réalisé par Roland pour le cours de Label Art

Tout commence avec un crayon HB. La technique consiste en fait à ne pas s’attaquer aux détails. En effet, dans un premier temps il est recommander de placer des masses, résumer chaque forme du corps par des masses.

C’est un peu comme si l’on dessinait l’un de ces pantins de bois qui sert d’étude pour les travaux de dessin de corps !

Un rond pour la tête, un rond pour le bassin, des ronds pour les épaules… tout cela est placé de manière rapide et avec un coup de crayon assez instinctif et rapide. Après avoir trouver un équilibre général à travers l’ensemble de ces masses, le dessin peut être affiné en précisant les contours et donc la silhouette du nu. À la fin de cette étape le dessin est encore « vague » au niveau de la précision : c’est tout à fait normal, il s’agit encore d’une esquisse. Le piège, lors d’un dessin de nu ou de portrait, est de s’attaquer tout de suite aux détails. Le risque est alors de se heurter à des problèmes d’équilibre, de volume… et la réalisation finale du dessin devient très difficile. Cette technique de dessin des détails peut être utilisée quand le sujet est maîtrisé, mais sinon il vaut mieux procéder étape par étape : masses, contours, détails puis ombres.

mannequin Label Art

Petit à petit le corps prend forme. Au fur et à mesure qu’il se précise les traits peuvent être affirmés pour donner, justement, plus de précision. Cette précision vient en effet au fur et à mesure. Les contours de la silhouette peuvent être affirmés avec plus de dureté. Attention toutefois, il vaut mieux éviter de trop cerner les contours, aussi bien pour un dessin qu’un portrait.

Ensuite, une fois que les contours et la silhouette sont dessinés, arrive l’étape de la mise en ombre et lumière.

L’étape des ombres et lumière ? C’est à dire donner du volume à mon corps, à mon dessin…

Roland travaille toujours avec son crayon HB, et avec des hachures plus ou moins denses il place des ombres : les ombres propres du corps. Il faut alors « jongler » : même si l’artiste travaille à partir d’une photographie, toutes les ombres et toutes les lumières qui y apparaissent ne sont pas exactes ou intéressantes à reproduire en dessin. L’artiste doit alors truquer ! En effet, il y a toujours une distance entre la lecture d’une photo et la lecture d’un dessin au crayon ou d’un tableau. Il faut alors arriver à se détacher de ce que l’on voit sur le sujet réel ou sur la photo : créer des fausses ombres, en augmenter d’autres ou rajouter des lumières pour interpréter au mieux les volumes de l’oeuvre. Avec un coup de crayon, cette fois-ci plus dense, les ombres doivent être renforcées, pour donner un effet de dégradé. Grâce aux nuances des valeurs de gris l’artiste donne de la rondeur (sur une cuisse par exemple, le genoux, sur le bassin, donner une profondeur sur le bassin etc.). Il est conseillé d’utiliser le crayon HB à cette étape : en le dosant bien on peut arriver à des différences de gris, des différences de valeurs assez importantes. Il suffit effectivement d’insister ou non plus fortement sur la mine.

caryon Label Art

À ce stade on peut chercher la précision, la justesse dans les ombres, avoir de beaux dégradés bien fins.

Par exemple, en marquant un bras en arrière plan il peut être le reculer, cela donne une petite distance supplémentaire. Sur ce dessin de nu, Roland travaille légèrement le visage, mais pas trop… cela sera l’objet d’une prochaine vidéo concernant le portrait au crayon.

L’usage d’un crayon 4B, permet ensuite de renforcer des zones d’ombrage plus foncées, plus affirmés, plus denses, donc marquer les reliefs. La loi des contrastes règne toujours : plus ils sont forts (plus il y a un contraste entre la lumière et les ombres) plus le volume sera marqué et donc visible. Les contrastes permettent aussi, dans les zones d’ombres fortes, de créer de petite variation pour dissocier un élément d’un autre. De petit repiquage dans les cheveux du sujet apportent également de la profondeur et du relief.

J’ai finis mon travail sur les ombres propres, je vais pouvoir passer au travail des ombres portées : c’est à dire les ombres de mon nu sur le sol.

Bien sûr ! Le sujet doit bien se poser quelque part…  Grâce au crayon HB cette fois-ci le travail va être le même : créer un déradé. Un petit coup de gomme au préalable permet d’obtenir une surface aux pourtours propres. La gomme permet également de faire ressortir quelques lumières. Ombres portées, ombres propres, tout y est ! Il ne reste qu’à affiner le dessin. Pour cela, il est conseillée de retravailler de manière à obtenir un beau dégradé sur les ombres portées, pour apporter un maximum de douceur et de légèreté.

Roland conclue maintenant son cours de dessin de nu …

Ce qui est important c’est de voir les étapes successives de réalisation pour réussir le dessin. Après, avec de l’expérience, on pourra affiner le trait, les dégradés, les ombres, lumière etc. pour plus de précision et d’excellence ! Bye bye !

Pour visualiser la vidéo c’est ici : bien sûr les images sont en accélérées, Roland ne travaille pas aussi vite 😉

Pour aller plus loin :

> Label Art Vidéos : https://www.youtube.com/user/LabelArtVideo

Le papier Arches

vendredi 27 mai 2016

« Concevoir et fabriquer les meilleurs papiers afin de permettre aux artistes de réaliser leurs plus belles œuvres, qui s’inscriront dans la durée », telle est la volonté de la marque Arches.

Arches_logo

Retour sur la naissance d’une marque atemporelle, dont les papiers ont été adoptés par de nombreux artistes de renoms tels Matisse, Van Gogh, Picasso, Miro, Dali et d’autres depuis plus de 500 ans.

 

L’histoire d’Arches

Depuis 1492, Arches fabrique des papiers de qualité supérieur. Son histoire a débuté en France, dans les Vosges. À cette époque, le papier se fabriquait dans un Moulin à papier.

Dès ses débuts, Arches se démarque pour la qualité de ses papiers. Au cours du XVIIIème siècle, Beaumarchais acquiert le Moulin à papier d’Arches. Il y apporte de nombreuses améliorations techniques et développe son rayonnement commercial et sa notoriété. Au XIXème siècle, le Moulin d’Arches reçoit d’ailleurs une importante commande, sur demande de Napoléon 1er lui-même, pour la réalisation du célèbre « Description de l’Egypte ».

 

Toutefois, l’histoire d’Arches, telle que nous la connaissons aujourd’hui, aurait pu être bien différente…

 

Le pari de la gélatine à cœur dans les papiers Arches :

une exclusivité

En 1826 une nouvelle méthode de fabrication plus rapide et moins coûteuse que l’encollage à la gélatine se développe. Arches prend alors la grande décision de conserver malgré tout la méthode de fabrication qui lui est propre. Ce choix a sans conteste était le bon : aujourd’hui, la gélatine naturelle utilisée à cœur et en surface caractérise cette marque incontournable. Le procédé de fabrication exclusif confère aux papiers Arches une qualité inégalable et fait sa notoriété de l’entreprise. La détermination dont elle a fait preuve a permis de conserver et développer un papier unique, qui résiste au grattage et au gommage, qui jouit d’une très faible déformation à l’humidité, qui confère un rendu et une transparence des couleurs exceptionnels ainsi qu’une excellente conservation dans le temps.

 

La fabrication hors pair du papier Arches

Le processus de fabrication du papier Arches allie les techniques traditionnelles aux innovations permanentes. La qualité est au cœur du processus de fabrication, à chaque étape. De plus, ce processus garantit des feuilles sans acide ni azurant optique, ce qui assure une conservation optimale.

Papier Arches aux fibres en coton

Papier Arches aux fibres en coton

 

            Au commencement est le coton…

Chez Arches, la qualité du coton se détermine par la longueur des fibres, leur couleur et leur propreté. Après leur récolte, les linters de coton se sélectionnent avec soin et minutie pour ne conserver que les plus purs. Ils permettent l’obtention d’une pâte dont le mélange est un secret parfaitement conservé par la marque.

 

            … puis la gélatine naturelle à cœur

Le collage des papiers Arches est unique grâce à une gélatine naturelle à cœur et appliquée en surface, une exclusivité Arches. Cette gélatine garantie la durabilité du papier, la résistance au grattage et le rendu exceptionnel des couleurs.

Le bain de gélatine naturelle est suivi d’un séchage à l’air libre.

 

               L’enjeu des machines à forme ronde

Le processus de fabrication du papier Arches se poursuit lorsque cette pâte passe sur des machines à forme ronde. Cela permet la fabrication des bobines de papier. Et quelles bobines ! Elles mesurent généralement plus d’un mètre trente-trois de large, sur près d’une centaine de mètre de longueur.

La méthode traditionnelle de fabrication sur des machines à forme ronde garantie aux feuilles Arches un grain naturel, un papier stable qui se déforme très peu lorsqu’il est mouillé, et dont les fibres sont parfaitement et régulièrement réparties.

 

            Une signature gage de qualité

Les fibres du papier obtenu détermine le sens dans lequel les feuilles doivent être utilisées. Pour indiquer ce sens, une signature « Arches » est apposée en bas à droite des feuilles. À cette signature s’ajoute le symbole de l’infini, signe de permanence. Cette signature en filigrane se dévoile par transparence. Par contre, cette signature n’est pas apposée sur les feuilles des blocs, des albums et rouleaux.

signature arches

             Une étape de fabrication manuelle

La dernière étape du processus de fabrication des papiers Arches consiste en l’inspection du papier fabriqué. Chaque feuille est vérifiée et le tri se fait de manière manuelle. Cette étape garantie la garantie parfaite du papier.

 

Les différentes textures des papiers Arches

Les papiers Arches se classent selon trois types de texture : le grain fin, le grain satiné et le gain torchon.

Le papier Arches bénéficiant d’un grain fin appartiennent aux gammes Velin d’ArchesVelin Johannot, Velin BFK Rives et Arches pour huile. Le papier au grain fin est pressé à froid. Semi rugueux,  il est dépourvu d’aspérité. Il s’agit ainsi du papier le plus facile à travailler. Par conséquent, il est idéal pour débuter.

La texture du papier au grain satiné Arches, quant à elle, nécessite que le papier ait été pressé à chaud. Les gammes Arches platine et Arches 88 bénéficient d’un grain satiné très doux. Ce papier jouit d’une grande particularité : il laisse glisser la couleur.  Cela en fait un papier difficile à utiliser pour les novices. Il est à utiliser pour les travaux ne nécessitant pas de superposition de couches de médium.

Enfin, le grain torchon se reconnait par ses formes de creux et relief. Ce grain est utilisé dans la gamme Arches pour aquarelle. Il nécessite de la technicité car il peut faire pater les couleurs.

 

Arches a fabriqué un papier innovant qui se démarque particulièrement des papiers à texture unique. En effet, le papier Lavis Fidélis, surnommé « En-Tout-Cas » propose un grain fin au recto, et un grain satiné au verso !

 

Des blocs encollés des quatre côtés

Les blocs de papier Arches ont la particularité d’être encollés sur les quatre côtés. Ainsi, lorsque les créations se font à même le bloc, sans désolidariser la feuille, l’encollage garantie que la couleur utilisée pour la réalisation d’une œuvre ne coule pas ou n’apparaisse pas sur les autres feuilles du bloc.

 

Sur Label Art, retrouvez les papiers Arches en bloc, en rouleau ou à la feuille.

Papier Arches

Le 4 Artist, nouveau marqueur Pébéo

vendredi 20 mai 2016

Le 12 mai 2016, dans le magasin Label Art de Six-Fours-Les-Plages, avait lieu l’inauguration du nouveau marqueur de Pébéo : le « 4 Artist ». C’est aujourd’hui pour nous l’occasion de revenir sur cette superbe soirée animée par l’artiste MIHOUB, et sur la présentation de ce nouveau marqueur, absolument unique.

4ARTIST LOGO

 

Le marqueur à l’huile Pébéo

Caractéristiques du 4Artist

Marqueur à l'huile 4Artist 2mm pointe ronde

Marqueur à l’huile 4Artist 2mm pointe ronde

Le 4Artist Marker s’apprête (et commence déjà !) à révolutionner l’approche du marqueur et de la peinture traditionnelle. Jamais marqueur à l’huile n’avait donné de tels résultats. Les couleurs, très pigmentées, confèrent à la peinture des nuances particulièrement éclatantes, bénéficiant d’un rendu hyper brillant. De plus, grâce à cette qualité pigmentaire, les 18 couleurs du nuancier jouissent d’une garantie de tenue à la lumière et dans le temps.

Grâce aux 4 mèches (2mm ronde, 4mm ronde,  8mm biseautée et 15mm plate) l’artiste varie les rendus, du détail à l’aplat.

Coup de cœur Label Art pour…

  • son séchage extrêmement rapide et homogène
  • la fidélité de couleur humide / sèche
  • les retouches après séchage pour obtenir des nuances, des dégradés ou des estompages

 

L’utilisation du marker Pébéo

Ce marqueur Pébéo exclusif profite des caractéristiques et possibilités de la peinture à l’huile, tout en y alliant les propriétés des marqueurs : finesse des traits, précision, superposition des teintes…

Son utilisation est libre : polyvalent, il s’applique sur toile, papier, bois, métaux… et même en finition de nombreuses œuvres réalisées à l’acrylique, l’huile, ou toute peinture à base de solvant. De même, il s’intègre parfaitement aux créations réalisées au Mixed-média.

Coup de cœur Label Art pour…

  • l’utilisation possible en « giclée » du marqueur, permettant de réaliser des trainées de gouttes de peinture, comme avec un pinceau.
  • la mine toujours chargée en peinture, sans jamais avoir à la réamorcer

 

Lancement du 4Artist Marker à Label Art

Dans notre article « Rencontre avec Mihoub : l’Artiste de la pleine conscience » vous aviez l’occasion de découvrir l’artiste MIHOUB : son histoire, sa carrière, son art… Le 12 mai 2016, nous avons eu la chance de profiter de la présence de cet artiste pour la soirée d’inauguration du 4artist Pébéo : animation, partages, conseils, astuces…

 

Œuvres de Mihoub exposées à Label Art

Œuvres de Mihoub exposées à Label Art

 

 

« Merci à tous pour votre présence … Merci à Pébéo et à Mihoub »

18h30. Caroline CAMPO-DUSSOUET, directrice de Label Art, lance la soirée. L’occasion de remercier une nouvelle fois Pébéo, dont le directeur France, le directeur régional et le commercial sont présents, et Mihoub. C’est également le moment de présenter l’équipe du projet : Bérangère et Karine les conseillères de vente, Sylvain le responsable d’atelier et Camille la chargée de communication.

Lancement de la soirée

Lancement de la soirée

 

«Ah mais c’est nous qui dessinons ?! Je croyais qu’on allait juste regarder…»

Quelques minutes après la déclaration de Caroline, Mihoub annonce le début des tests. Une très bonne nouvelle pour tous ces artistes et passionnés présents à la soirée. Car oui, l’heure n’est pas seulement à la contemplation et à l’écoute, mais au partage et à l’essai ! Rapidement les tables sont occupées, les toiles se recouvrent de couleurs, de traits, de points, et des formes laissent peu à peu distinguer les œuvres en création. L’effervescence est telle que même les enfants se munissent de marqueurs et de supports, pour eux aussi, s’exprimer.

utilisation des marqueurs à l'huile 4Atist Pébéo

utilisation des marqueurs à l’huile 4Atist Pébéo

 

Test des Markers 4Artist

Test des Markers 4Artist

 

«Nous allons passer au tirage au sort ! »

19h30. La soirée bat son plein. Plus de 70 personnes sont réunies dans le magasin. Christian, le doyen de l’équipe Label Art, tout juste parti à la retraite, est revenu en magasin. L’occasion pour lui d’endosser la tâche de tirer au sort les gagnants de notre jeu concours. Trois lots Pébéo sont à gagner. Quelle ne fut pas la surprise générale : une des gagnantes se trouve au magasin! Un moment de bonheur partagé.

Tirage au sort du concours Pébéo

Tirage au sort du concours Pébéo

 

« Et c’est moi. »

Vient alors le moment de tirer au sort le gagnant de la toile « Innocence » de Mihoub. Annonce du nom du gagnant. « Et c’est moi », une phrase simple pour s’identifier, et les applaudissements retentissent. L’heureux gagnant remercie chaleureusement Mihoub et Christian.

 

La soirée reprend alors son cours et se poursuit, jusqu’à 21h.

Quelques créations au Marker 4Artist

Quelques créations au Marker 4Artist

Réalisations au marker 4 Artist

Réalisations au marker 4 Artist

 

Merci encore à MIHOUB pour sa présence, sa gentillesse et sa spontanéité.

Merci à Pébéo pour l’opportunité qu’il nous a été donné d’organiser une telle soirée.

Merci à vous, les artistes, d’avoir répondu présents en si grand nombre.

Rencontre avec Mihoub : l’Artiste de la pleine conscience

mardi 3 mai 2016

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C’est en marchant vers l’atelier, dans les rues de Marseille, que je réalise à quel point les métiers de la création, à mi-chemin entre la découverte permanente et le choix des produits sont formidables. Riches en rencontres, audacieux dans leurs choix, authentiques dans leurs réalisations, osés dans leurs affirmations. Être Artiste c’est emprunter un chemin où rien n’est jamais écrit d’avance. Encore une fois, je me demande qui sera l’Artiste que je vais découvrir dans quelques minutes.

Mihoub… Un prénom, des œuvres et une bio que j’ai parcourue avant de préparer mes questions. La première chose que j’aperçois c’est un sourire, puis des yeux, rieurs, bienveillants. Place à l’atelier, nous entrons dans un endroit magique. Des pinceaux qui ont vécu, des chevalets, des toiles à même le sol qui sèchent lentement, s’imprégnant du temps qui passe, des Canada Dry, une clope, et une heure d’échange remplie de cette énergie qu’il transmet sans même s’en rendre compte.

Mihoub c’est maintenant à mes yeux l’Artiste de la pleine conscience, intuitif et spontané.

Bienvenue dans son atelier. Laissez-vous emporter par l’histoire de Mihoub : son parcours et ses réflexions autour de la vie et du processus créatif. Laissez-vous gagner par la magie de son travail, qui vous touchera, tout comme je l’ai été en découvrant ses œuvres. Place à l’Artiste.

Le parcours

« J’ai décidé de partir à l’aventure. C’était en 2000. J’avais la vingtaine, l’âge où sans doute on est en quête de nouveaux espaces, de nouveaux horizons. J’ai posé mes valises à San Francisco. A ce moment de ma vie, je ne connaissais pas grand-chose à l’Art. Les galeries, les musées, les expositions : ces domaines ne m’étaient pas familiers.

C’est quand je suis revenu pour la seconde fois dans cette ville deux ans plus tard, que tout a basculé. Mon histoire d’Artiste a commencé en décembre 2002.

Je vivais en colocation, je partageais un appartement en centre-ville, dans un quartier où beaucoup de personnes créaient. Ma colocataire réalisait des collages. Et puis il y avait ce designer qui vivait dans le même bâtiment. On voulait tous créer. Moi, j’écrivais des poèmes. Et nos jeunes années nous amenaient à réfléchir, à poser nos propres bases, on était en quêtes identitaires.

Quand mon ami designer est parti, j’ai acheté sa table et sa chaise. Et j’ai commencé le dessin. Je voulais au tout début dessiner des lampes. C’est à ce moment précis que j’ai commencé à faire émaner de mon esprit des personnages. On les voyait dans mes dessins de lampes. Je comprenais que la créativité jaillissait.

C’est sans doute le départ de tout, et surtout de cet émerveillement qui ne m’a jamais quitté. De celui qui te touche dans ton être profond, de celui qui transcende tout. S’émerveiller en permanence. C’était incroyable. J’éprouvais cette fascination originelle de la créativité, je découvrais le monde. Je me sentais aussi transporté qu’un Christophe Colomb découvrant l’Amérique ! Cette énergie-là m’a envahi et porté, immédiatement. Plus de retour possible. Je ne m’en suis jamais séparée.

Au début, je dessinais sur des tous petits formats, au crayon gris. Mes créations étaient très spirituelles, très chargées, comme si elles portaient des messages magiques.

J’habitais à Geary Street. C’était l’endroit qui réunissait sur un périmètre restreint de véritables chefs d’œuvres du surréalisme. Je n’avais que quelques mètres à parcourir et j’ouvrais les portes des galeries Là c’était un Dali, ailleurs un Miro ou un Picasso.

Je découvre l’Art, c’est à nouveau un émerveillement total ! La révélation absolue. Et je me mets à dessiner sur la place pendant 10 jours. Ces petits dessins au crayon gris ! Je vois des personnages apparaître, des lignes, des formes, cela me semble totalement incroyable. »

– Et tu dessines, ta carrière est lancée

« Oui je dessine. Je renvoie à ce moment-là une énergie incroyable. Je suis transporté et je crois en mes dessins. On est à San Francisco, pas à Paris. Aux US, si tu mets du bonheur dans ce que tu fais, le public te le renvoie. C’est allé très vite. J’entends « Waooh ! Mihoub ! C’est un travail magnifique ». Au bout d’un an, ma première exposition est lancée : « One year, One show ».

J’ai dessiné avec mon cœur. Avec du recul, je réalise que ce premier jet n’était pas encore abouti. »

– Mihoub, si tu es découvert si vite, toi, l’artiste autodidacte, c’est que tu as du talent !

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« J’avais un don. Mais aujourd’hui, avec un œil plus critique, en ayant vu le travail d’autres artistes, mes œuvres de l’époque n’étaient pas encore abouties.

J’ai aussi eu la chance de ne jamais galérer pour vendre mon Art. J’avais un emploi à côté. J’étais serveur et j’attaquais à 15 heures. Je finissais tard le soir. Le matin je me levais tôt et je dessinais. J’avais le temps de gérer ma passion et mon métier. J’ai pu aussi découvrir les magasins de ventes de produits beaux-arts. J’étais toujours chez Pearl’s. D’ailleurs, je voue une véritable passion aux magasins beaux-arts. Le seul magasin qui ressemble à ce que j’ai pu voir à San Francisco, c’est Passage Clouté à Paris, rue des boulets. Je ne manque jamais d’y passer quand je suis sur Paris. Bref, pour résumer : j’éprouve aussi un véritable amour pour les magasins de fournitures beaux-arts. »

« Je commence à fonder les bases de mon Art. Un Art très simple. »

Un jour un ami m’offre une boîte de pastel. C’est ainsi qu’un dessin magique est né : « L’enfant du monde ». Je contemplais ma réalisation en me disant que j’arrivais à dessiner des portraits bien que je sois totalement autodidacte.

Au-delà de ce constat, il existe cette fondation incontournable qui est et demeure le subconscient.

« L’Art ce n’est pas uniquement une création spontanée, c’est aussi ce moment présent où tout s’arrête. Ce moment où tu es ce que tu dois être, c’est-à-dire créatif. Tout être humain devrait être créatif. »

Aujourd’hui bien sûr, j’en parle avec du recul mais à l’époque, j’étais totalement illuminé. J’étais persuadé que j’allais devenir le plus grand peintre de tous les temps (rires). Cette énergie, cet ego sans doute démesuré m’a porté et c’est ainsi que j’ai duré. Je n’ai jamais cessé de croire. »

« Les clés dans la création sont : persévérance patience et croyance. Sans la croyance, sans la foi, tu ne peux rien créer. Je crois en mon Art depuis de longues années et cette énergie positive qui se dégageait les premières heures où j’esquissais mes premiers dessins allait me porter vers tout ce que je souhaitais : être et vivre en pleine conscience. »

La découverte de nouveaux horizons

« Un artiste m’a dit un jour « la seule chose que tu ne dois jamais faire c’est arrêter la peinture ». Alors j’ai décidé de découvrir d’autres horizons. Il y a eu Barcelone, Londres, la Malaisie. Certaines périodes étaient chargées de créativité, d’autres plus calmes. Je suis un peintre spontané, intuitif, je marche devant un chemin qui s’ouvre et se crée sous mes pas. »

Tu ne le connais pas ce chemin ?

« Non (silence).»

«Ce qui me permet d’avancer sur le chemin, ce sont les supports. Pour le moment les supports me permettent le travail de la matière, de la texture. San Francisco c’est l’initiation. Une période pendant laquelle j’ai beaucoup exposé. Mais on ne peut pas peindre et exposer. Des choix sont à faire. Quand on crée, on n’a ni le temps ni l’énergie de courir aux vernissages. Si San Francisco est ma référence, le point où tout a commencé, le chemin s’ouvre et se découvre sans cesse depuis. »

– « The more I paint the more I like everything ». Basquiat. Je comprends dans cette phrase que plus je peins plus je comprends le monde et plus je l’aime. C’est ton avis ?

« Non. La peinture ne m’aide pas à aimer le monde mais à être en contact avec mon être profond et à me recentrer sur mon être.

C’est important pour moi. Peut-être en revanche qu’elle améliore ma perception du monde.

Les phrases d’artistes qui ont été des pivots dans ma carrière il y en a deux :

A la question posée à Pollock (qui a été pour moi une grande source d’inspiration) : Comment savez-vous quand vous avez terminé une peinture ? Ce dernier répond : Comment savez-vous quand vous avez fini de faire l’amour ?

C’est exactement ça la peinture, c’est exactement ça la création.

Une autre phrase m’a marqué profondément. C’est encore une question posée cette fois à Pierre Soulages : Quelle est votre peinture préférée ? Il répond « Celle que je vais faire ».

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–  Tu as écrit : « Our mind is the last free space that we can explore or ignore… »

C’est l’esprit il n’y a plus que ça, surtout dans le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui. Et on voit avec la physique quantique, avec tout ce qui se passe chez Google où ils sont en train de créer des clones virtuels de nous-mêmes : l’esprit contrôle les actes. On se donne des défis incroyables comme celui d’aller sur la lune, mais en fait le plus important, c’est l’esprit : celui qui nous habite et nous transporte. C’est lui et lui seul qui nous permet de nous réaliser.

Pour en revenir à cette phrase de Basquiat, ce n’est pas tant le but de comprendre le monde qui m’anime dans ma peinture, mais cette notion de me sentir vibrer quand je peins. Quand tu crées une œuvre, tu ne la gommes pas, tu la vis ! C’est la vraie Liberté. »

Te coupes-tu parfois de ta peinture pour justement l’explorer à nouveau ?

Il m’arrive de me laisser des temps de pose. Mon esprit accumule alors des informations inconscientes et analyse son espace, les interactions humaines. Mes dessins et peintures en seront les représentations a posteriori. Je ne donne mes titres qu’une fois ma création finalisée. Et quand je reviens à l’Art, le mouvement, et l’énergie créative repartent d’une façon merveilleuse.

Tu habites Marseille. Es-tu inspiré par cette ville et ses habitants ?

Quitter San Francisco pour revenir en France a été difficile. Comme pour de nombreuses personnes ayant goûté à l’expatriation. Quand je suis arrivé à Marseille, j’ai immédiatement été saisi par la similarité avec San Francisco, similitude dans l’approche humaine. Par exemple, à San Francisco, au Blue Danube, un petit bar sans prétention où j’aimais prendre mon café du matin, l’auteur d’un Best Seller côtoie l’écrivain qui peine, tout ce petit monde se fréquente, sans prétention aucune si ce n’est celle de partager un moment complice ou solitaire. Mixité, toutes classes mélangée, toute ethnie confondue. J’ai ressenti cette similarité immédiatement à Marseille où j’ai mon atelier. Je possède un héritage arabe. Marseille c’est une ville, un port, des cultures qui vivent ensemble, des richesses incroyables. A Marseille tu as le sentiment que tout peut arriver. »

« Marseille c’est encore une ville de création, et non une ville d’exposition. »

– Où peut-on voir ton travail ?

Pour le moment dans mon atelier sur rendez-vous. Je ne montre pas beaucoup mon travail quand je suis en phase de création. Je reste concentré et je peins. L’exposition selon moi se fera naturellement quand l’aboutissement de mon travail sera au rendez-vous.

Je prépare aussi une exposition avec un collectif d’Artistes à la rentrée.

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Focus sur …

Peindre en pleine conscience. « Sois le changement que tu veux voir dans le monde ».  (Gandhi).

« Mes gènes, mon sang et les générations qui ont forgé l’être que je suis sont mon héritage culturel et religieux. J’ai été naturellement attiré par le soufisme. C’est en quelque sorte le mysticisme de l’Islam. Méconnu sans doute et pourtant le phare de cette religion. L’ancien Islam le portait et le propageait, celui interprété par une civilisation raffinée et aboutie, à l’aube, à la naissance de cette religion, le soufisme faisait déjà pleinement partie du monde des anciens. On dit que c’est le cœur même de l’Islam. On le vit, on le ressent profondément, c’est à l’intérieur de nous et lorsqu’on souhaite le décrire c’est souvent une tâche impossible.»

« Un jour, un homme a demandé « Pouvez-vous nous expliquer ce que vous ressentez ? ». Il a répondu : « Pouvez-vous expliquer à quelqu’un qui n’a jamais goûté le miel ce qu’est le miel ? ».

« La pleine conscience c’est un ressenti. Très précieux, très personnel. Il vibre en toi, ici à ce moment-là, tu as chassé l’égo, tu es face à toi, ton être profond et tu rayonnes. Quand tu rayonnes, tu touches le monde. C’est dans la bienveillance, dans cette énergie, qu’à ce moment tu propages ce courant et c’est à ce moment que les autres sont touchés sans même qu’ils s’en rendent compte. C’est magique. Si on veut que le monde aille bien, chacun doit se connecter à son être intérieur et apporter sa propre lumière. »

 

Secrets d’Artiste

L’approche créatrice

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Au tout début de ma carrière d’Artiste j’étais fasciné par les yeux. Et je dessinais de multiples lignes, sens, et courbes, des codes dans les lignes, des messages qui se perdent au détour de multiples chemins pour mieux se retrouver. Un mélange de géométrie une approche sans doute plongeant son inspiration dans la physique quantique, ce langage multiple laissé ouvert à des interprétations de tous les possibles.

Chacun prend et interprète en fonction des sens et des chemins qu’il souhaite emprunter.

J’ai rapporté de la librairie du Mucem un ouvrage sur la calligraphie. Le mouvement « calligraffiti » est né de ces multiples sens et sans comprendre toute la calligraphie arabe, j’aime contempler les écritures pour en interpréter certaines dans mes dessins. C’est un côté mystique qui revient et que j’aime dessiner dans toute sa spontanéité.

 

Mihoub

50 rue Cristophole

13003 Marseille

Site web

Page Facebook

 

Mihoub sera notre invité d’honneur le 12 mai à l’espace Label Art

Chemin des Delphiniums, Quartier Bassaquet, 83140 Six-Fours-Les-Plages

18h-21h : Trois heures de performance pour une soirée hautement artistique autour du lancement de la gamme 4ARTIST Marker by Pebeo

Entrée gratuite, sur réservation à happening@label-art.fr

 

En savoir plus sur le calligraffiti : Le graffiti arabe, Pascal ZOGHBI édition Eyrolles

 

Interview réalisé pour Label Art par Caroline CAMPO-DUSSOUET ©

Crédit Photos : Caroline CAMPO-DUSSOUET ©

Remerciement à Mihoub et à l’équipe Pébéo initiatrice du projet, notamment à Sébastien Arcouet et Yannick Cormerais. Merci à Jean-Luc de Pébéo pour sa patience.  Merci à l’équipe de Label Art pour son implication sur ce projet. Merci à Passage Clouté pour sa dynamique et son rayonnement de Paris à San Francisco :-)

 

 

 

Comment raviver une peinture à l’huile : la solution est ici !

lundi 25 avril 2016

Bonjour à tous !

 

Aujourd’hui Roland Charbonnier nous apprend comment raviver une peinture à l’huile.

« Voici un petit paysage que j’ai peint dans le cadre de mes cours à l’atelier, avec mes élèves. Ce paysage est assez sympathique, il est tout mignon. Pour la composition nous n’avons rien à dire, ça marche bien. Nous avons de belles perspectives, le travail des volumes est bien rendu. Mais ce qui me gêne dans ce paysage, c’est qu’il est triste… je le trouve très triste. Cela va être l’objectif du jour : comment donner, à un travail qu’on a exécuté, un joli coup de peps, lui donner de la vigueur, lui redonner de la vie, le booster en couleurs… et tout cela avec l’usage des glacis à l’huile. Ce paysage est, j’ai oublié de le préciser, peint à l’huile.

Notre tableau, dans sa version originale : petite analyse brève qui va déterminer nos objectifs. Le ciel est trop pâle, la pierre également manque de couleur, le lac aussi… tout manque de couleurs. C’est une version trop proche de la réalité. Dans la réalité les couleurs ne sont pas aussi vives que ça. Mais nous, peintres, on a la possibilité d’extrapoler et de booster les couleurs.

Nous allons travailler avec de l’huile Van Gogh de chez Talens, du médium à peindre évidemment et des brosses en Kevrin pour appliquer tout cela en glacis. En effet, notre peinture est sèche c’est donc avec la méthode des glacis, la technique des glacis, que nous allons booster la couleur.

1ère étape : le ciel

Nous mélangeons du médium, avec un peu de bleu primaire (beaucoup de médium avec un peu de couleur) de manière à former un jus. Nous l’appliquons ensuite sur le ciel, qui a va tout de suite prendre un peu plus de peps. Pour appliquer les glacis il faut des brosses souples. Une brosse plate Kevrin est parfaite pour cela. Elle permet à la fois d’appliquer le glacis et de bien le fondre, l’étirer, le lisser. Cette même couleur de glacis teintée de bleu primaire je vais l’appliquer aussi sur les montagnes au lointain, puis je vais raviver l’arrière-plan : la petite forêt avec du vert de vessie. Enfin je passe à l’étang et au lac, qui pour être conforme au ciel, est ravivé avec du bleu primaire. Ce n’est pas grave si on déborde : il s’agit de glacis donc on ne risque pas de dénaturer le tableau ou les autres motifs. Pour la pierre nous allons utiliser simplement du glacis avec de la sienne naturelle et de l’ocre jaune, que nous allons appliquer sur la maison et sur les parties de pierre en lumière. Nous voyons tout de suite la différence, c’est flagrant, carrément magique ! Je nuance : tantôt mon glacis est un peu plus nuancé en couleurs, parfois moins pour créer des variations.

2ème étape : les zones d’ombre

Ensuite je passe aux zones d’ombre de la pierre, des pilastres en pierre et de la maison. Pour cela je vais utiliser, et oui, du violet ! Une valeur froide mais très colorée. Cela a un rapport très joli avec ces murs, ces parties de mur en pierre de lumière jaune. Pour l’herbe au premier plan cela va être avec du jaune : un glacis de jaune et d’ocre jaune mélangé. Et voilà, un petit coup de booste sur mon herbe, c’est suffisant.

Je fais la même chose, avec la même valeur de glacis -jaune et ocre jaune-, sur les branchages apparaissant dans le ciel en partie haute. À ce stage je remarque que mes nuages, eux aussi, manquent de couleur. Je vais donc les raviver. Et pareil, pour avoir touché à toutes les surfaces je fais un petit glacis avec de l’orange sur le toit de ma maison.

 

Voilà, mon travail de glacis est achevé. Maintenant vous pouvez vous amuser à comparer cette version-là, avec ses couleurs boostées, lumineuses, chaudes, vivantes, gaies, avec l’ancienne version, qui était plus triste et fade… mais qui peut plaire aussi !

Vous avez maintenant saisi l’une des utilités du glacis, c’est facile, c’est rapide et super efficace !

 

Merci d’avoir suivi cette vidéo.

RDV sur le site Label Art et sur le compte Facebook pour profiter des démos, des photos et des pas à pas pour s’enrichir. »

 

Merci Roland pour tous ces conseils.