Archive pour la catégorie ‘Les articles insolites’

L’histoire de Lefranc Bourgeois

mardi 7 novembre 2017

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Aujourd’hui je vous propose de découvrir une belle histoire. Celle de la maison Lefranc Bourgeois. Depuis maintenant 300 ans cette maison évolue, innove et reste attachée aux traditions et valeurs qui ont fait d’elle une entreprise unique. De génération en génération, les fondamentaux se transmettent et permettent de porter toujours plus haut cette entreprise, sur les piliers essentiels que représentent l’écoute des Artistes, une passion pour la couleur et une volonté de repousser les limitées scientifiques et industrielles de la peinture.

Une histoire pour la passion des couleurs

La maison Lefranc Bourgeois a vu le jour en 1720, sous le nom unique de Lefranc. Celle qui allait devenir une des plus grandes maison du monde des beaux-arts est née grâce à l’ancêtre de la famille Lefranc, Charles Laclef. Ce dernier souhaite effectivement s’initier à la production de couleurs. Entre destin, talent et héritage, cet apprentissage est une véritable réussite pour lui, si bien qu’il ne tarde pas à devenir le fournisseur officiel du peintre Chardin.

1775. Le fils de Charles Laclef ouvre l'enseigne "À la clef d'argent"

1720. Boutique de Charles Laclef à Saint Germain.

Dès ses débuts, la maison Lefranc se définie par les valeurs de Charles Laclef, et se démarque dans le monde des beaux-arts grâce à sa proximité avec les peintres et la passion de son fondateur pour les couleurs ainsi qu’un savoir-faire français. D’ailleurs, aujourd’hui encore chaque couleur est fabriquée au Mans, en France.

Tout s’accélère en 1753 lorsque Charles Laclef est officiellement nommé fournisseur de peinture du château de Versailles. Et pour cause : en moins de 35 ans les peintures de la maison Lefranc ont réussi à se démarquer par leur pureté, leur stabilité et leur caractéristique non novice. Dès lors, la renommée de la maison Lefranc et des peintures Lefranc devient mondiale.

1753. Charles Laclef devient officiellement fournisseur des peintures du château de Versailles.

1753. Charles Laclef devient officiellement fournisseur des peintures du château de Versailles.

Lorsque Lefranc Bourgeois libère les peintres

En 1775, le petit-fils de Charles Laclef fonde l’enseigne « À la clef d’argent ». Cette boutique marque le début de l’histoire familiale mais aussi de l’industrie des beaux-arts.

Près d’une décennie plus tard, en 1859, Alexandre Lefranc réalise la première grande innovation de la marque : le tube de peinture à l’huile doté d’un bouchon à vis. Alexandre Lefranc, connu pur son génie et sa passion, a compris le besoin des Artistes de sortir de leur atelier. Cela devient donc possible grâce à la maison Lefranc, après des années de recherche sur le conditionnement de la peinture. Grâce au bouchon à vis, la famille Lefranc libère les Artistes et s’inscrit définitivement dans l’histoire de l’Art.

1859. Création du bouchon à vis.

1859. Création du bouchon à vis.

Ce profond désir d’accompagner les artistes au plus près de leurs besoins demeure aujourd’hui encore au cœur de la philosophie de la marque.

Les innovation continuèrent les années suivantes. Des produits tels le Jaune de Naples ou de nouveaux médiums voient alors le jour. Dans le même temps, de nombreuses couleurs à l’huile sont crées par la maison Lefranc. Des couleurs à l’huile à la pureté et à la composition inégalables aujourd’hui encore. Les peintures à l’huile Lefranc se déclinent en peinture à l’huile fine Lefranc et l’extra extra-fine.

Grâce à l’industrialisation la marque peut vendre ses produits en Italie, en Belgique ou en Allemagne dès 1885. Cela marque le début de l’exportation et d’une notoriété bientôt mondiale.

La naissance de Lefranc Bourgeois, comme une évidence

C’est en 1965 que la marque Lefranc Bourgeois que nous connaissons aujourd’hui est créée. Le rapprochement des maisons Lefranc et Bourgeois est vécu comme une évidence. En effet, à cette époque la maison Bourgeois innove déjà depuis de nombreuses années dans le domaine de la peinture beaux-arts : création de la gouache moderne et rajeunissement des médiums Flamand et Vénitien. De plus, la maison Bourgeois est l’une des premières à créer les peintures dites « non dangereuses ». Enfin, sans la famille Bourgeois, la laque de garance Cramoisie n’aurait jamais vu le jour.

La saviez-vous ? La maison Bourgeois est celle qui a mis au point le procédé pour extraire la garance. La nuance « Laque de garance cramoisie » est aujourd’hui disponible dans les huiles extra-fine Lefranc Bourgeois.

 

Aujourd’hui encore les valeurs de Lefranc Bourgeois se transmettent de génération en génération, en restant axées sur les éléments essentiels depuis sa création : une passion pour la couleur, une volonté de repousser toujours plus loin les limites scientifiques et industrielles.

D’ailleurs, après l’innovation du tube de peinture au bouchon à visser, Lefranc Bourgeois innove en 2017 en libérant les émotions… Ces nobles peintures à l’huile extra-fine et fine promettent à la marque de marquer les esprits et de faire de cette année un nouveau tournant. Un de plus, pour notre plus grand plaisir…

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« À la fois au service du peintre et à l’avant garde de l’Art, Lefranc Bourgeois invente son métier : un savoir-faire sans cesse réinventé, des couleurs toujours plus fines, expressives ou sophistiquées. »

 

Pour aller plus loin :

Lefranc Bourgeois vous raconte son histoire

Lefranc Bourgeois vous présente ses nouvelles huiles

Rencontre avec Patricia Molinaro, artiste peintre à Marseille

jeudi 1 juin 2017

C’est pendant l’une de ces belles journées, de celles qui nous font sentir que l’été approche, lorsque la chaleur chauffe notre peau et que le soleil est seul maître dans le ciel, que je me suis rendue à Marseille. Je retrouvais Patricia Molinaro, dit PATMOLI, cette artiste peintre de Marseille haute en couleurs, étincelante, si souriante. J’ai eu la chance de pénétrer dans son intimité, chez elle, là où elle peint, là où elle expose. Un lieu aux couleurs de cette artiste. Tout, ici, porte la marque de PATMOLI. Les tableaux sur les murs, le mobilier, les draps sur le lit, les tableaux sur les chevalets, les sculptures sur les guéridons et sur la cheminée, et même la peinture sur la porte d’entrée…

exposition marseille (2)

♦ PATMOLI, tu rentres tout juste de Tokyo, où nous pouvons actuellement voir certaines de tes oeuvres. Exposes-tu souvent à l’étranger ?

L’année dernière, j’ai fait plusieurs expositions à l’étranger : Miami, la Corée, Londres également… Je profite de cela pour voyager, je trouve ça chouette de faire des voyages professionnels, de voir comment les choses se passent là-bas.

Je fais également beaucoup d’expositions en galerie à Paris, et des salons comme « Art Capital » au Grand Palais avec des artistes indépendants. Et puis de contact en contact… certains galeristes nous contactent. Si on ne sort pas on ne risque pas de se faire remarquer ! Les salons, comme le SIAC de Marseille, permettent également aux artisans peintre de Marseille de rencontrer des personnes qui achètent sur l’instant ou plus tard… D’ailleurs, ceux qui aiment ton travail aiment te revoir, voir que tu continues… qu’ils soient acheteurs ou non ! Ces personnes te suivent, c’est une sorte de fidélité. En te suivant, ils se rendent compte que tu ne fais pas ça le dimanche. Aujourd’hui, je suis totalement investie dans l’Art, parce que cela demande du travail et du temps.

Je ne donne plus de cours comme j’ai pu le faire durant dix années. J’avais mon atelier à Fréjus et j’enseignais à des adultes mais aussi à des enfants. Je donnais des cours de peinture, de sculpture, de terre, de mosaïque… à peut-être tous les supports en Arts plastique.

Avant cela, j’étais infographiste en animation, dans les films et la vidéo. Mais, en travaillant sur un ordinateur, je ressentais une frustration. Une frustration de ne pas pouvoir toucher la matière. En travaillant sur ordinateur et nous pouvons effectivement imprimer à volonté une oeuvre, mais il n’y a pas ce plaisir que de toucher la matière… être dans la matière. Pour d’ailleurs pour cela que je travaille mes œuvres par couches : j’ai ce besoin d’être dans la matière, de travailler la lumière, de jouer avec la matière… il y a là une sensualité… et le geste ! J’ai envie de travailler en grand car j’ai ce geste. Mon geste.

Quand on me demande combien de temps j’ai mis, je réponds « 20 ans ! »

J’ai mis 20 ans pour avoir un geste… j’ai dessiné des centaines de nus, de croquis, de nature morte… C’est comme un artisan…

Patricia Molinaro

Patricia Molinaro

 

♦ Justement, ton geste représente souvent des courbes tout en volupté, des formes très féminines… est-ce un amour du corps de la femme ? 

La femme, c’est ce que j’ai au fond de moi, c’est cette féminité… mais c’est aussi la femme libre ! Je suis pour la femme libre, je n’ai jamais été dépendante de qui que ce soit, ou alors par choix. Je me suis toujours battue contre les injustices envers les femmes, qui ont pourtant les mêmes droits… Quand je travaillais en infographie, j’exerçais avec de nombreux hommes, nous n’étions pas beaucoup de femmes. Parmi les informaticiennes, je voyais que certaines étaient moins payé que les hommes, je me disais « mais qu’est-ce que c’est que ce truc ?! ». À Paris il n’y a pas trop de différence, mais en province… !

Et puis j’ai toujours voulu mener ma vie… être actrice de ma vie.

J’ai toujours eu mon style, ces femmes aux grands traits, noir sur blanc ou blanc sur noir. Ma série « détournements » représente la femme à travers les époques, à travers les peintres. Comme Tamara de Lempicka : c’était une pionnière chez les peintres, dans les années 25 : elle fumait, elle était à New York, elle a été dans dans le monde… Manet et Picasso m’ont inspiré, ainsi que le design. J’ai effectivement suivi une format d’architecte d’intérieur à l’école Boule de Paris. Pour passer les concours d’entrée dans les écoles d’Art appliqué il faut dessiner et constituer un dossier. Déjà, le dessin et la peinture étaient ma façon de m’exprimer, entre autres. Mais j’ai toujours touché à tout : la vidéo, le chant, …

Certains disent « il faut choisir ». Mais non, on ne choisit pas, tout se complète…

Dans mes peintures, mes traits sont libres, aériens, je n’ai pas de règle. Je ne suis pas spécialement minutieuse, je suis plutôt spontanée… c’est le défaut de mes qualités ou la qualité de mes défauts ! Je travaille dans le mouvement, dans la spontanéité.

Heureusement qu’il y a les cadres pour ne pas sortir ! Quoi que…

J’ai déjà fait quelques toiles où la représentation sort du cadre, donc je ne peux pas mettre de cadre, comme « chacun cherche chaussure à son pied ».

patricia molinaro exposition marseille

Pour cette oeuvre, j’ai pu débordé de la toile en rajoutant du papier mâché. Cette toile comporte du texte, et c’est une technique à laquelle je reviens. Dans mes mangas, d’influence coréenne suite à mon voyage l’année passée, j’insère de l’écriture philosophique. Cette année, je reviens du Japon, un pays qui m’a beaucoup inspiré. Je sens que je vais être florale ! Je suis inspirée par les fleurs, les jardins japonais, les petits ponts et les petits cailloux… le côté zen ! Le Japon est tellement beau… les voyages influencent, ils nourrissent.

Manga de l'Artiste Patricia Molinaro

Manga de l’Artiste Patricia Molinaro

♦ Quand as tu commencé à exposer ?

Avant de peindre, je faisais de la sculpture. J’ai débuté la peinture et j’ai commencé à exposer dans les années 2000, lorsque je suis descendue dans le Sud. En fait, je voulais être styliste, j’aimais dessiner la femme, les mouvements, le croquis… En arrivant à Fréjus, j’ai rejoins l’association « Le Graal » et c’est avec elle que j’ai participé à ma première exposition . Elle se déroulait au centre culturel de Saint Raphaël, avec les autres artistes peintre de l’association. Pour l’occasion, j’avais fait des peintures en volume représentant des fesses ! Cette collection s’appelait « l’effet des fesses des femmes » et illustrait des fesses mais aussi des bouches. C’était coloré, pop. Je pense que c’est le mieux de commencer à exposer en association, quand on s’essaie, qu’on débute. C’est l’opportunité de voir ce que pense le public, comment il réagit. Mais on ne peint fait pas pour plaire.

Moi j’ai BESOIN de peindre. Même si je n’ai pas de place… j’ai même déjà peint dans mon lit ! C’est un besoin.

Même lorsque je n’avais pas de place, il m’est arrivée de peindre n’importe où. N’importe où où je pouvais, je peignais, je dessinais… Soulage, lui, travaillait bien dans le froid dans 10m² ! On n’est pas obligé d’avoir un atelier. De toute façon, j’ai toujours été comme cela, dès que j’avais du temps je créais. Oui, je créais tout le temps… j’ai toujours créé… déjà quand j’étais infographiste : je créais des dessins mais aussi des scénarii, des courts métrage (je suis allée à Cannes !) j’ai fait des courts métrages sur les ados, des courts métrages avec des effets spéciaux… Un de mes films était passé sur Canal +, je suis passée dans « Créateur studio » quand j’avais 25 ans… j’étais une pionnière.

peinture patricia molinaro

Aujourd’hui, je reviens en arrière. Tandis que certains deviennent infographistes, travaillent sur ordinateur et impriment sur alu, moi, au contraire, je fais l’inverse : je suis revenue à la pièce unique. Pour moi, l’infographie est déjà du passé. L’ordinateur, je le trouve très bien pour communiquer, mais cela peut être dangereux. En effet, dès qu’une image est téléchargée sur Facebook elle ne nous appartient plus, c’est un manque de liberté ! En mettant toutes ces photos on gagne juste à être connu… mais surtout être copié ! On te prend tes droits de propriété intellectuelle, donc non.

 

♦ Tu me disais effectivement toute à l’heure que tes créations en plexiglass en ont déjà « inspiré » certains… C’est une nouveauté pour toi, le plexiglass ?

En effet, l’utilisation du plexiglass est une nouveauté. J’ai débuté avec mes silhouettes : je représentais de longues femmes. Cependant, je n’arrivais pas à trouver un matériau moderne et solide, capable de créer des personnages fins. La terre se casse, le bronze coûte cher… Je me suis alors intéressée au plexiglass. J’aurai souhaité pouvoir faire encore plus de volume, mais cette particularité de la 3D m’intéresse. Et la transparence ! Elle rebondit avec la vitrification de mes toiles. Sur mes sculptures cependant je travaille à l’envers, de l’autre côté. Je dois prévoir les couleurs que je veux mettre en avant et je progresse en couche avec des collages, sans voir ce que je fais !  Ce n’est pas toujours évident de se rendre compte de ce que cela va donner. Il y a du hasard, ce qui donne un côté « street art ».

patricia molinaro artiste marseille

Sculpture en plexiglass – Par Patricia MOLINARO | Label Art

Je trouve ça intéressant aussi de travailler sur le mobilier. Cela permettre de joindre le côté utilitaire à l’oeuvre d’Art. Je ne dirai pas « déco » car je n’aime pas ce mot… Une toile ou une sculpture, ce n’est pas un objet de décoration. Ça doit vivre tout seul ! L’oeuvre d’Art, elle n’est pas là pour être assortie au canapé, elle est là pour choquer le canapé !

Sculpture par PATMOLI

Sculpture par PATMOLI

Suivre Patricia Molinaro, artiste peintre de Marseille… :

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Programme du Festival International de Street Painting de Toulon 2017

mercredi 24 mai 2017

Cette année, le Festival International de Street Painting de Toulon voit sa 8ème édition se dérouler les 3 et 4 juin. Pour la 1ère fois, Label Art a le privilège d’être partenaire de ce grand événement. Deux jours de peinture, de dessin, d’expression, un concours, et aucune limite d’âge !

En 2017, le festival Street Painting a le plaisir de réunir 36 artistes autour d’un thème commun : le Jazz ! Alors, pour vous mettre au diapason, nous vous présentons ici toutes les informations importantes de ce week-end. Prêt, suivez la mesure !

logo FISPT

Le 8ème Festival International de Street Painting de Toulon

Vous l’aurez compris, cette année le Festival de Toulon est sur le thème du Jazz ! Ce thème, universel, touche tout le monde grâce aux multiples représentations qui peuvent le définir : de la chanteuse, à l’instrument de musique, en passant par les notes… L’ensemble des dessins des artistes créeront un véritable métissage colorié et varié autour de ce thème. Sans limite de couleur, d’âge ni de dessin ! Chaque artiste bénéficiera d’un espace délimité de 3 mètres de diamètre. En effet, l’espace de travail est un rond : une difficulté supplémentaire.. mais l’occasion de se rapprocher du thème ! Car, oui, lorsque nous relions des cercles, qu’obtient-on ? Des notes ! Une multitude de notes, de croches, reliées sur une même portée, pour composer une partition de musique.

César Polack, lors du Festival International de Street Painting 2016 | ©FISPT

César Polack, lors du Festival International de Street Painting 2016 | ©FISPT

Un festival international de Street Painting

Grâce aux nombreux artistes présents sur le festival de Toulon 2017, ce sont en tout 13 nationalités qui ont été représenté depuis 2010 ! Cette année, le festival accueille 5 artistes internationaux, d’Italie, de Moldavie, de Hollande et du Mexique ! Des partenariats existent d’ailleurs dans ces pays : le Festival Bella Via du Mexique, et cette année pour la première fois le Coloured Earth Festival d’Angleterre.

Plusieurs prix sont à gagner pendant le week-end.

– Le Prix Angleterre (réservé au participant Français) : quatre invitations pour participer au Coloured Earth Festival à Gloucester et Crewe ;

– Le Prix Mexique (réservé au participant Français) : une invitation pour le Festival Bella Via à Monterrey ;

– Le Prix spécial International (réservé aux participants étrangers) : récompense financière

– Le Prix Vote du Public : matériel artistique offert par Label Art

Flavio Coppola lors du Festival International de Street Painting de Toulon 2016

Flavio Coppola lors du Festival International de Street Painting de Toulon 2016

Le festival de Street Painting 2017 réunie les artistes et le public

Différents espaces sont accessibles tout au long du week-end. Un espace est d’ailleurs réservé pour le public : l’accès est libre, et chacun peut s’y exprimer !

Le public pourra également adresser des messages aux artistes. C’est en effet l’une des particularité du Festival de Toulon : la proximité entre le public et les artistes. Un atelier d’écriture permet d’adresser un message à l’artiste de son choix. À la fin du week-end, chacun d’entre eux repart avec la boite qui contient tous ses courriers : une manière de rapprocher et de faire durer la magie de ce festival.

Sur la place d’Armes, vous trouverez également un espace dédiés à l’association de grapheurs « Nouvelles mémoires ». Vous pourrez là aussi, pendant toute la durée du Festival de Steet Painting, assister à des réalisation en direct  et un espace est accordé aux enfants.

Le saviez-vous ? Le FISPT est le seul festival qui réserve un espace pour le handicap. Des enfants et adultes de l’association « Trisomie 21″ viendront réaliser une fresque commune.

Pendant deux jours, retrouvez également Damien de La Cellule Records avec une jolie collection de vinyle, mais aussi des espaces pour enfants, un atelier de maquillage, de la musique, de la danse…

Programme du Festival de Street Painting de Toulon 2017

Deux jours de dessins, de fêtes, d’Art, deux jours intenses ! Label Art vous liste tout de même ici les moments forts à ne pas manquer…

… samedi, ouverture du festival de 10h à 18h avec l’inauguration officielle à 11h30

… dimanche, ouverture à 10h, et accueille du jury officiel à 11h30.

 

Suivez toute l’actualité de ce festival en pleine préparation sur les réseaux sociaux : l’événement FISPT sur Facebook

En savoir plus sur le FISPT :

toulontourisme.com

visitvar.fr

varmatin.com

Le SIAC Marseille 2017

mercredi 26 avril 2017
Bannière du SIAC Marseille 2017

Bannière du SIAC Marseille 2017

Le SIAC, le Salon International d’Art Contemporain de Marseille est un événement de ceux que chaque Artiste attend avec impatience. Trois jours d’exposition, près de 165 Artistes réunis, de nombreuses nationalités, des sculptures et tableaux mais surtout… de l’Art à l’état pur. L’Art, il suffit de se rendre sur le salon pour le sentir, le voir, presque le toucher… le vivre !

Les origines du SIAC Marseille

Le SIAC Marseille a vu sa première édition se dérouler en 2000. Il s’agissait du tout premier salon d’Art d’une telle envergure dans la région PACA. Tout a commencé grâce à Eve GENRE, directrice de la galerie Phocéa, qui a souhaité répondre à la demande des Artistes du Sud de la France de pouvoir exposer leurs oeuvres dans leur région.

Aujourd’hui, le SIAC Marseille est une référence des ventes d’Art. Les 3 300m² du Palais des Événements réunissent chaque année toutes les techniques d’Art : peinture acrylique, huile, aquarelle, pastel, dessin, techniques mixtes… mais aussi sculpture, photographie etc. et de toute tendance.

Le saviez-vous ? Depuis sa création, le SIAC Marseille a accueilli 30 nations différentes !

Exposer au Salon d’Art de Marseille

Les Artistes qui souhaitent exposer au SIAC Marseille doivent déposer un dossier de candidature. D’ailleurs, les Artistes qui le souhaitent peuvent s’inscrire pour le SIAC 2018 ! Il se déroulera du 16 au 19 mars.

Logo SIAC 2018

Logo SIAC 2018

Le public, lorsqu’il se rend au salon, décerne deux prix. Le « Prix Public » récompense 1 Artiste parmi les « créateurs de pièces murales » (entendez les peintres et les photographes) et 1 Artiste parmi les sculpteurs et designers.

Label Art présent au SIAC 2017

Guy Martinez et Véronique Pascale Proust - SIAC 2017

Guy Martinez et Véronique Pascale Proust – SIAC 2017

 

Cette année, pour la première fois, Label Art a eu l’immense privilège de participer au SIAC 2017. Notre équipe a pu rencontrer des Artistes incroyables et hauts en couleurs comme Perrine Vilmot, Guy MartinezDavid Ferreira, Patmoli, Alex’n ou Véronique Pascale Proust, aux univers féeriques et enchantés avec Muriel Marhic et Christophe Drobert, des sculpteurs talentueux tels Vincent Duchêne ou Laurent Lafontas

 

Vincent Duchêne SIAC 2017

Vincent Duchêne – SIAC 2017

Pour la 17ème édition du Salon d’Art de Marseille, le cinéma était à l’honneur ! Pour cela, le salon bénéficiait de la présence d’un Artiste hors du commun : Patrice Garcia, à l’origine, avec sa femme Séline, d' »Arthur et les Minimoys », mais aussi directeur artistique sur le film « Le 5ème élément ».

Voici un (petit) aperçu de tous ces bons moments…

PATMOLI - SIAC Marseille 2017

PATMOLI – SIAC Marseille 2017

Stand Label Art - SIAC MArseille 2017

Stand Label Art – SIAC MArseille 2017

Muriel Marhic - Salon d'Art Marseille

Muriel Marhic – Salon d’Art Marseille

Laurant Lafontas, Sylvain Zammit et PATMOLI - Siac 2017

Laurant Lafontas, Sylvain Zammit et PATMOLI – Siac 2017

Alex'n - SIAC 2017

Alex’n – SIAC 2017

Liens utiles :

http://www.siac-marseille.fr/

https://fr.wikipedia.org

http://www.marseille-chanot.com

https://www.facebook.com

SIAC 2018 Label Art Eve GENRE

I-CAC, le nouvel outil de certification des artistes peintres du monde contemporain

jeudi 16 mars 2017

i-CAC est un tout nouvel indice de cotation réservé aux artistes peintres contemporains français. La création d’I-CAC est issue d’une réflexion menée par différentes personnalités du monde de l’art pictural. La plateforme web qui a vu le jour en janvier 2017 propose ainsi aux artistes français d’obtenir leur certification et leur indice de cotation, à partir d’une série d’éléments fondamentaux sur leur parcours et leurs œuvres.

i-cac_carré

 

i-CAC recense les artistes peintres professionnels et évalue leur notoriété à partir de différents critères précis et concrets. Avec i-CAC, les artistes peuvent se situer parmi la profession. La certification i-CAC leur assure également une promotion auprès des instances nationales et internationales dans le domaine de l’art pictural.

 

Les avantages d’I-CAC

Chaque artiste, confirmé ou débutant, a l’opportunité d’obtenir sa certification et son indice de cotation i-CAC, ce dernier étant calculé à partir de critères fondamentaux dans le monde de l’art.

Grâce à cet indice, l’artiste se situe facilement sur une échelle de valeurs et cette référence de qualité indique clairement sa position au public averti.

cotation artiste icac

 

L’art contemporain passe au numérique

De plus en plus, les amateurs d’art et les artistes peintres se réfèrent à internet pour obtenir toutes les informations dont ils ont besoin. Expositions, salons, biographies, œuvres, indices de cotation… Le numérique offre cette belle opportunité de connaître davantage les artistes.

icac en ligne

 

En plus des amateurs d’arts, le site web i-CAC s’adresse aussi au différents acteurs du marché de l’Art tels que les galeristes, les commissaires-priseurs, les critiques d’art, les collectionneurs ou bien encore les mécènes. Véritable vitrine numérique, i-CAC offre de belles perspectives aux artistes peintres ainsi qu’une belle exposition sur le web.

 

En ligne depuis quelques mois, le site référence déjà de grands noms du monde artistique contemporain comme Pierre SOULAGES, Jean-Pierre CASSIGNEUL et bien d’autres !

 

Vous pouvez découvrir les indices de cotation de vos artistes préférés dès à présent sur www.i-cac.fr ou bien découvrir les conditions de certification.

Le LAB de Label Art : revivez le vernissage

vendredi 16 décembre 2016

Le 24 novembre, Label Art était en fête. Retour sur cette journée où le public est allé à la rencontre des artistes.

Label Art Six fours toulon var

Si vous êtes déjà entré dans un magasin de fournitures BEAUX-ARTS, vous connaissez ce ressenti, cette joie à la vue de tous ces rayons remplis de tubes, de pots, de pinceaux, de blocs, de cadres et de chevalets. Ça sent la peinture, la craie, le papier, l’huile, le bois. On est comme un enfant dans un magasin de jouets tellement toutes ces fournitures sont belles. On est pressé de regarder, de toucher et de rentrer chez soi pour peindre ou expérimenter. C’est ce qu’on ressent quand on entre chez LABEL ART qui organisait le 24 novembre dernier une journée-événement pour inaugurer les nouveaux espaces du magasin (qui en double la superficie) en présentant plusieurs ateliers animés par des artistes de la région.

Lab Label Art Six Fours

Le LAB de Label Art, prêt pour le vernissage

Le magasin s’est ainsi transformé le temps d’une journée en véritable ruche créative : on a pu y voir des artistes à l’œuvre, en train de créer, de performer ou d’animer des ateliers afin de détailler les produits Beaux-Arts qu’ils aiment utiliser pour leurs créations. Ce fut une belle occasion pour Label Art de lancer son nouveau concept de Lab qui proposera désormais toute l’année aux artistes des espaces pour peindre, une journée, une semaine, un mois ou même plus. Le public est bien sûr toujours le bienvenu !

Georges Nguyen à Label Art pour les démonstrations de la peinture Abstract

Georges Nguyen à Label Art pour les démonstrations de la peinture Abstract

Car si l’on a l’habitude de voir les œuvres finies aux cimaises des musées, il est beaucoup moins fréquent de voir des œuvres en train de se faire. Et il encore plus rare de rencontrer des artistes expliquer quels produits et quelles marques ils préfèrent, quels sont leurs secrets de fabrication. Ce sont les coulisses de la création, un univers merveilleux que l’on ne connaît pas et qui est pourtant peuplé d’une infinité d’articles en tous genres dont certains ont une histoire plus que centenaire et d’autres sont au contraire issus des progrès de la modernité.

Sandrot Artiste Peintre et sa performance en direct

Sandrot Artiste Peintre et sa performance en direct

Ainsi, résonnent à nos oreilles, les marques Clairefontaine, Sennelier, Arches, Abstract, Conté à Paris, Pébéo, Winsor & Newton, Golden ou encore Lefranc Bourgeois. Chez Label Art, dans les rayons, produits et couleurs prennent vie et sens.

Copic, Clairefontaine, Winsor & Newton, Posca, Golden

Copic, Clairefontaine, Winsor & Newton, Posca, Golden

A l’occasion de cette journée, Art District radio est allé à la rencontre de Caroline Campo-Doussouet, directrice générale du magasin Label Art, qui a expliqué en détails son projet de faire de son magasin autant un lieu d’achat qu’un lieu de création et de partage. La radio a aussi interviewé Eve Genre, commissaire d’exposition et directrice du Salon International d’Art Contemporain de Marseille qui aura lieu en mars prochain au Parc Chanot à Marseille. Puis au micro, se sont ensuite succédé le dessinateur et auteur de bandes dessinées Mathias Fourrier alias Jim Dandy qui nous parle de son héros, Capitaine LSD, le peintre Mihoub qui revient sur son parcours et ses inspirations, la jeune artiste Sandrot qui nous fait partager son goût de la performance artistique et toute l’énergie qu’elle y met, tandis que le peintre Georges Nguyen souligne le plaisir qu’il a de transmettre au public son goût de la peinture abstraite réalisée à l’acrylique qu’il pratique depuis plus de 20 ans.

 

Pour en savoir plus et revivre ce formidable moment de créativité et d’échanges artistiques, réécoutez le podcast de l’émission sur le site de la radio : http://artdistrict-radio.com/podcasts/rencontre-d-artistes-a-label-art-43

 

Julie Gabrielle Chaizemartin

Rédactrice en chef, Art District radio

artdistrict-radio.com

Pour visualiser l’album photo complet de la journée cliquez ici !

Inauguration du LAB de Label Art : cours de peinture à Toulon

mercredi 16 novembre 2016

Depuis quelques semaines déjà, vous êtes nombreux à avoir remarqué que quelque chose se prépare en magasin… Pourquoi ces bâches de protection ? Pourquoi ces ouvriers et leurs outils ? Puis vous l’avez vu, ce panneau « Label Art s’agrandit ». Alors là, vos questions ont continué, et nos réponses se sont faites plus précises… Aujourd’hui je vous dis tout ! Attention, cela risque fortement de vous plaire…
Label Art var

Un magasin beaux-arts dans le Var de près de 600 m²

Avant tout, je peux vous annoncer que Label Art double sa surface de vente ! Ce ne sont plus 300 mais près 600m² de fourniture beaux-arts, de support, d’encadrement et de loisirs créatifs qui vous ouvrent leurs portes. Pour cela, nous avons élargi de nombreuses gammes et en avons rentré de nouvelles.

Les amoureux du dessin et du graphisme seront heureux d’apprendre que nous avons répertorié l’ensemble des marqueurs Winsor & Newton : les Pigment Markers, les marqueurs aquarelle, les Brushmarkers et même les sticks d’aquarelle ! Mais ce n’est pas tout : nous proposons maintenant une large gamme de produits de chez Liquitex : les Encres acrylique Liquitex Ink, les brosses Freestyle et même les marqueurs Liquitex Paint Markers !

Pour les Artistes amoureux des beaux-arts, nos gammes d’acrylique et d’huile se sont considérablement élargies, à l’image de l’arrivée de l’huile Winton de Winsor & Newton, de l’huile extra-fine Sennelier mais aussi de l’acrylique extra-fine de Sennelier.

Tous ces produits beaux-arts vous attendent déjà dans la première partie du magasin, de 300m², que vous connaissez depuis maintenant deux ans.

 

Je vous imagine en train de vous demander… « mais qu’y aura-t-il dans la seconde partie? » et bien… vous y retrouverez tous nos encadrements, avec les dernières collections, mais aussi tous nos supports ! Toiles coton, châssis entoilé en lin, les châssis nus et rouleaux de toile… !

Et ce n’est pas tout…

 

Le LAB de Label Art

Imaginez. Un endroit unique. Un lieu d’échange et de convivialité. Un espace complet dédié à l’Art. Bienvenue dans le LAB de Label Art.

Logo LAB Label Art Six Fours

 

Dans le LAB, vous trouverez des salles de cours, avec des ateliers animés notamment par l’Artiste peintre Sandrot (couvrez son magnifique univers en cliquant ici), mais aussi par le célèbre Renaud JOBIN, la grande Christine COLLIN et, enfin, l’exceptionnelle Geneviève CANTO que nous vous présentions déjà en 2014 (l’article est à redécouvrir ici).

Le ateliers seront également ouverts à tous les Artistes qui souhaitent bénéficier d’un lieu de travail le temps d’une journée, de quelques jours, d’une semaine, d’un mois ou plus…

Les salles de cours de peinture seront dévoilées lors de notre inauguration !

 

Alors, surtout, retenez bien la date : le jeudi 24 novembre. Il s’agit du jour où nous organisons l’inauguration du LAB et de la nouvelle partie du magasin. La journée la plus artistique de l’année !

 

Le LAB de Label Art

 

Retrouvez les détails de cet événement sur notre page Facebook ou n’hésitez pas à nous appeler au 04 94 06 81 80 !

 

Nous vous donnons rendez-vous le 24 novembre, à partir de 10 heures jusqu’à 21 heures pour la plus grande journée créative de l’année !

Camille de Label Art

L’histoire des Comics

vendredi 9 septembre 2016

Les Comics. Ces bandes dessinées totalement uniques, hyper colorées, avec des super-héros bodybuildés, des femmes aux formes généreuses, des habits parfois (souvent) loufoques… Oui, il s’agit bien du sujet de ce billet. Ou, plus particulièrement, de leur histoire.

Les Comics ont fait leur apparition il y a près de 120 ans, et leur arrivée a marqué la création d’un tout nouveau style de bande dessinée. Les Comics ont transformé le monde de la BD, ont permis la création d’un nouvel univers et ont brisé tous les codes (mêmes ceux qu’ils s’étaient eux-mêmes fixés, c’est dire!). Mais ce n’est pas tout. Il s’agit également d’un univers d’amoureux du dessins, de fans de ce style unique, de fous d’histoires qui durent depuis plus de 100 ans, de dingues de ces héros en culotte. Un univers que je vous propose de découvrir.

Attachez vos ceintures, préparez-vous à vous envoler.

 

 

Toujours proche du monde réel, l’univers des Comics s’est mêlé à notre réalité à plusieurs reprises. Par conséquent, le monde des super-héros n’a pas été épargné par les difficultés de notre quotidien et a connu de multiples rebondissements.

 

Au début de l’histoire étaient les « Comic strips »

La grande histoire des Comics débute vers 1840, par de petites bandes dessinées très courtes, qui paraissent dans la presse quotidienne. Basées sur l’humour, elles visent à fidéliser les lecteurs grâce aux histoires à suivre d’un numéro à l’autre, associées aux histoires drôles journalières. Pour l’anecdote, ces histoires étaient publiées en noir et blanc la semaine et bénéficiaient de couleurs uniquement le dimanche. Tout d’abord moquées, elles se sont rapidement vues renommées « comic strips » (« comic » pour « amusant, drôle » et « strip » pour « bandeau »). Ce terme a alors donné naissance au terme « Comics » que nous connaissons aujourd’hui. Dans le langage courant, ce terme désigne aujourd’hui la bande dessinée Américaine. Ainsi, les Comics se démarquent des « BD » européennes et des « Manga » japonais.

 

La saviez-vous ? Pour les Américains, le terme « Comics » désigne la bande dessinée dans sa globalité, quel que soit le style.

 

Le 1er comics, reconnu en tant que tel, a vu le jour à la fin du 19ème siècle. Il s’agit de « The Yellow Kid in McFadden’s Flats » (1897), que nombre de fans connaissent comme le « fameux gamin en chemise de nuit jaune ». Toutefois, l’histoire des Comics s’est réellement envolée avec l’arrivée d’un super héros venu tout droit de  Krypton en 1938. Comment ça « qui ça ? » ?!

Puis sont apparus les « comic books », marquant « l’âge d’or des Comics »

Le changement qui marque l’avènement du Comic Book est la diffusion de ces histoires dans des supports spécialement dédiés pour elles. En effet, en juin 1938, la maison d’édition DC Comics publie le premier numéro de « Action Comics ». Il s’agit de la toute première apparition de Superman, cet extra-terrestre Kryptonien et héroïque en collants bleus et culotte rouge ! Le succès est immédiat.

L'apparition de Superman

L’apparition de Superman

 

Un an plus tard, DC Comics produit le deuxième coup de tonnerre de l’histoire des Comics grâce au numéro 27 de Detective Comics : il s’agit de la première apparition de Batman !

De son côté, Timley Comics (futur Marvel) créé lui aussi ses super-héros et donne naissance à Captain America, à l’avenir prometteur. D’ailleurs, il deviendra rapidement, lui aussi, un super-héros.

Le saviez-vous ? Les dessins de Marvel sont réalisés aux marqueurs COPIC

 

De nombreux super-héros connaissent un vif succès pendant les années de guerre mondiale. En effet, ils affrontent dans leur monde fictif des adversaires dont la ressemblance avec les ennemis des Etats-Unis est pour la moins… troublante ! Un monde fictif, oui, et pourtant si proche de la réalité.

Il combat ici des ennemis portant la croix gammée et le signe du communisme

Captain America combat ici des ennemis portant la croix gammée et le signe du communisme

 

Le phénomène « comics » s’atténue ensuite, et de nouveaux genres voient le jour, tels les westerns, les histoires de science-fiction, d’aventure ou de romance. Avec le développement de la télévision dans les années 1950, les Comics connaissent un réel déclin. Toutefois, l’éditeur EC Comics réussit à tirer son épingle du jeu grâce à ses polars et histoires d’horreur particulièrement violents.

Le monde imaginaire des Comics et de ses super-héros fictifs a ensuite dû résister à une attaque bien réelle : la publication de « Seduction oh the Innocent », livre écrit par un psychiatre. Particulièrement virulent, ce livre attaque les Comics et les rend responsables de la délinquance des jeunes, de l’homosexualité et du communisme (rien que ça !). Quoi qu’il en soit, l’industrie du Comics ne se laisse pas abattre et sort son propre « Comic Code », qui a pour conséquence de faire disparaître les polars et titres d’horreur.

 

Le saviez-vous ? Seuls Superman et Batman résistent au triste achèvement de l’âge d’or des Comics.

 

L’âge d’argent des Comics, ou « l’ingéniosité de la vie quotidienne »

Le nouvel âge des Comics débute grâce à l’apparition de Flash, un des super-héros de DC Comics. Ce personnage n’est pas tout à fait nouveau, il s’agit en réalité d’une version revisitée, version qui n’a pas été publié durant l’âge d’or des Comics. Toutefois, Flash conserve de sa première version son nom et son super pouvoir (la rapidité bien sûr !). Le succès de cette publication est si important qu’il marque le début de la nouvelle ère des Comics. Face à un tel enthousiasme, DC relance tous ses anciens super-héros. Les super-héros redeviennent populaires !

L'apparition de Flash dans les Comics

L’apparition de Flash

L’âge d’argent des Comics s’illustre par l’arrivée d’autres nouveaux super-héros. Créés par Marvel Comics, et plus précisément par le dessinateur Jack Kirby et le scénariste et dessinateur Stan Lee, les 4 Fantastiques voient le jour en août 1961, suivis de Hulk en 1962, puis Thor, Spider-Man, Iron-Man, les X-men… Marvel devient, après la sortie de Daredevil en 1964, la 1ère maison d’édition devant DC Comics.

 

Le saviez-vous ? Ces nouveaux super-héros ont tous un point commun : en plus de sauver le monde, ils évoluent dans un quotidien similaire à celui que nous connaissons ! 

 

Stan Lee et Jack Kirby ont en effet la brillante idée de rendre réel le monde dans lequel évoluent les super-héros (monde qu’ils sauvent régulièrement!). Nombre d’entre vous savent que Super-Man, ce cher Clark Kent, est journaliste dans la vie quotidienne. Tout le génie des créateurs a été de créer des situations réelles, comme des disputes, des problèmes de la vie quotidienne, des histoires d’amour etc… ce qui a eu pour effet de rendre ces super-héros beaucoup plus humains et donc plus proches de leurs lecteurs ! D’ailleurs, chaque héro créé par Stan Lee et Jack Kirby a des défauts.

 

Ce tel rapprochement avec le monde réel se confirme lorsque des thèmes tels que ceux de la drogue, de la politique ou du racisme sont abordés, laissant de côté le « Comic Code ». Les comics évoluent et deviennent toujours plus réels.

 

L’âge de bronze des Comics, « Quand la réalité rattrape la fiction, avec ses lots de désolation »

C’est comme cela que s’est illustré le nouvel âge des Comics, en 1973. L’élément déclencheur ? Le décès de Gwen Stacy, la fiancée de Peter Parker, notre cher Spider-Man. Cette triste disparition est alors suivie par de nombreuses autres : Robin le fidèle apprenti de Batman, Elektra l’incroyable compagne de Daredevil, Jean Grey la célèbre X-Men… toutes ces disparitions ont pour effet de rendre l’univers Comics bien plus réel. En parallèle, elles le font mûrir : maintenant, les Comics s’adressent aussi aux adultes. Les histoires deviennent plus riches, plus recherchées.

Disparition de Gwen Stacy

La disparition de Gwen Stacy marque l’arrivée d’une nouvelle ère

L’âge de bronze est également marqué par l’arrivée des crossovers.

 

Le saviez-vous ? Un crossover est un Comics dans lequel plusieurs personnes de séries différentes se croisent.

 

Le succès de ces mini-séries est tel que Marvel et DC Comics créent tout deux leurs crossovers. Aujourd’hui ils perdurent, notamment au cinéma, et connaissent de gros succès, à l’image de « Batman V/S Superman ».

Comics V/S Marvel

La période contemporaine, ou « l’âge moderne »

La dernière période des comics est la moins définie. Certains la font débuter en 1985, avec la réécriture de l’univers de DC, tandis que d’autres considèrent qu’elle n’a démarré qu’en 1992, avec la création de la nouvelle maison d’édition Image Comics. Les créateurs, au nombre de sept, ne sont autres que d’anciens artistes de la maison Marvel. Ils créent leurs propres héros, et connaissent un succès aussi grand qu’inattendu.

 

Les tendances des années suivantes évoluent autour des collections de Comics, l’engouement pour  le dessin, puis un retour aux scénarii plus approfondis, les adaptations toujours plus nombreuses au cinéma… L’histoire des Comics évolue, encore, et n’est pas prête de s’achever !

Les Comics au cinéma

 

Et vous, êtes-vous fan des Comics ? Peut-être en dessinez-vous vous même ! Racontez-nous tout cela en commentaire :)

 

Camille de Label Art

Pour aller plus loin :

– Des produits de dessin et d’art graphique : par ici

– L’histoire secrète de la rivalité entre Marvel et DC Comics : ici 

– L’histoire des Comics plus en détails: ici ou

Les Jeux Olympiques : l’Art du sport

vendredi 5 août 2016

Les Jeux Olympiques représentent l’épreuve sportive la plus médiatisée de la planète. Presque tous les pays se rassemblent à cette occasion, et sont représentés par leurs plus grands sportifs. Les Jeux Olympiques d’hiver et d’été se déroulent tous les 4 ans. Depuis quelques années maintenant ils sont programmés en décalés, de manière à ce que tous les 2 ans des compétitions aient lieu.

La 31ème édition des Jeux Olympiques d’été se déroule du 5 au 21 août, tandis que les Jeux Paralympiques dureront du 7 au 18 septembre.

Logo des Jeux Olympiques de Rio 2016

Ce soir, vendredi 5 août 2016, les Jeux Olympiques de Rio débutent. Je vous propose un petit voyage dans le temps pour découvrir leur origine, leur histoire et celle de la flamme olympique…

 

 

L’histoire des Jeux Olympiques

Les Jeux ont débuté en -776 avant Jésus Christ. À cette époque, ils étaient dédiés aux dieux grecs et tout particulièrement à Zeus. Cet événement alliait sport et religion. L’ensemble des épreuves des Jeux se déroulaient dans les plaines d’Olympie, au centre desquelles s’élevaient les temps de Zeus et d’Héra.

Dès leur début les jeux débutaient tous les quatre ans : cette période était appelée « olympiade ». En effet, le système de temps n’était pas le même qu’aujourd’hui : les années n’existaient pas, au profit de ces « olympiades ». Les Jeux duraient pendant une longue période, que nous pourrions aujourd’hui comparée à une année.

À cette époque, il existait près de 300 jeux différents en plus des Jeux Olympiques, notamment les « Isthmiques », organisés en l’honneur de Poséidon, les jeux « Pythiques » pour célébrer Apolon etc.

Pour les jeux Olympiques, des hommes, riches et forts représentaient leur citée. Pendant les premières éditions des jeux, seuls les hommes de Grèce participaient. Cependant, les jeux ont été ouverts aux autres pays sous l’occupation romaine. Les jeux se partageaient alors en 2 catégories : les jeux hippiques avec les courses de char et les jeux athlétiques.

À partir de la 7ème olympiade, le champion reçu des gains. Il recevait notamment une branche de palmier tandis qu’un ruban rouge était noué autour de sa tête et se ses mains, en signe de victoire. Ensuite, pour clôturer son sacre, une couronne d’olivier sauvage était déposée sur sa tête. Avec le temps, les champions ont commencé à gagner en notoriété, et un système de transfert semblable à celui que nous connaissons aujourd’hui dans le domaine du sport (principalement celui du foot) se mit en place.  D’ailleurs, certaines citées virent leurs habitants ressentir un tel sentiment de trahison suite au départ de l’un de leurs champions que des heurts éclataient !

Saviez-vous que le « serment des Jeux Olympiques » existe depuis le 4ème siècle avant Jésus Christ ? Il se déclinait alors en 14 points. Pour l’anecdote, l’un des points essentiels consistait en l’interdiction, pour les femmes mariées, de venir assister au Jeux… un serment qui, heureusement, n’est plus pris en considération de nos jours !

 

Malgré leur succès incontestable, les Jeux Olympiques furent abolis en 393 après Jésus Christ par l’empereur Théodose 1er. Selon lui, les Jeux favorisaient le paganisme.

Toutefois, les Jeux Olympiques ont revu le jour ! Il aura fallu près de 1500 ans pour que cette grande tradition renaisse.

 

Les Jeux Olympiques modernes

Avant le rétablissement des Jeux Olympiques de nombreuses compétitions sportives similaires ont eu lieu, réunissant plusieurs pays également. Par exemple, en 1796 se sont déroulées les « olympiades de la république » à Paris.

Malgré tout, il aura fallu attendre le congrès de l’année 1894 pour que le rétablissement des Jeux Olympiques devienne une réalité, grâce au baron Pierre de Coubertin. La même année, le comité international Olympique a été fondé, celui-là même qui existe encore aujourd’hui.

Baron Pierre de Coubertin

Le Baron Pierre de Coubertin

La première édition des Jeux Olympiques modernes, également appelés « Jeux de la première Olympiade », s’est déroulée en 1896 à Athènes. Pas moins de 214 hommes participaient, pour représenter 14 nations dans 10 sports et 43 compétitions.

Cérémonie d'ouverture des premiers jeux Olympiques modernes à Athènes en 1896 - Crédits : http://www.larousse.fr/

Cérémonie d’ouverture des premiers jeux Olympiques modernes à Athènes en 1896 –  Crédits : http://www.larousse.fr/

 

Il aura fallu attendre 1900 pour les femmes puissent participer elles aussi !

Les Jeux Olympiques modernes ont été dès leurs débuts placés sous le signe du fair-play et de la bonne entente entre les pays, ce que Pierre de Boubertin a voulu faire ressortir à travers les serments. Le tout premier serment a été prononcé en 1920. À leurs débuts, les serments n’étaient que deux : un prononcé par un athlète du pays organisateur, et un seconde par un arbitre. Aujourd’hui, et depuis 2012, trois serments sont prononcés lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux. En effet, un entraîneur formule un troisième serment.

120 ans après les Jeux de la première Olympiade, pour les Jeux Olympiques de Rio 2016, 10 500 athlètes venant de 206 pays participent, et concourent dans 41 disciplines de 28 sports. Pour les Jeux Paralympiques, le nombre de sportifs français s’élève à 57.

 

Logo de l'équipe de France des JO 2016

Logo de l’équipe de France des JO 2016

Le saviez-vous ? Cette année marque le retour de deux sports très pratiqués : le golf et le rugby (à 7 joueurs). Ces deux épreuves ne faisaient plus parti des JO depuis 1904 !

Complexe olympique de Rio

Complexe olympique de Rio

 

L’histoire du relais de la flamme Olympique

Pour les Jeux Olympiques de Rio 2016, la flamme a été allumée en Grèce, dans l’ancienne Olympie devant le temple d’Héra, le 21 avril 2016. Elle a passé les portes de la métropole de Rio le 28 juillet 2016, et arrivera dans le stade Olympique de Rio ce soir, le vendredi 5 août 2016, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture.

Le relai de la flamme olympique est placé sous le signe du respect les traditions antiques. Pour la cérémonie de l’allumage de la torche, de nombreuses femmes incarnent des prêtresses, vêtues de tunique similaire à celles de la Grèce antique. L’une de ces femmes, qui incarne la « grande prêtresse », utilise un miroir parabolique pour allumer la torche de la flamme olympique, puis la remet un premier relayeur.

Flamme Olympique - www.olympic.org - Crédits IOC-IAN JONES

Flamme Olympique – www.olympic.org – Crédits IOC-IAN JONES

Le symbole de la flamme olympique vient de Grèce. Effectivement, dans la Grèce antique, le feu était un élément sacré, brûlant en permanence dans les temples et sanctuaires. Son allumage, à cette époque, se faisait grâce à un miroir parabolique, qui avait pour effet de concentrer les rayons du soleil. Le feu trouvait également sa place au milieu des sites sportifs et lors des banquets.

Le relais de la flamme olympique tel que nous le connaissons aujourd’hui prend ses racines dans les « lampadédromies », ancêtres du relais de la flamme olympique. Ces processions, qui honoraient les Dieux, consistaient en une course rapide de flambeaux. À Athènes, les vainqueurs de ces courses de relais pouvaient ensuite allumer l’autel de Prométhée.

Relai de la torche olympic - https://www.olympic.org/fr/photos/rio-2016

Relais de la torche olympic – https://www.olympic.org/fr/photos/rio-2016

 

La tradition du relais de la flamme olympique a revu le jour lors des Jeux Olympiques modernes d’été de Berlin, en 1936. Pour que la flamme olympique soit allumée pendant les Jeux d’hiver il faudra toutefois attendre 1952 à Oslo, et 1964 pour qu’elle fasse l’objet d’un relais.

 

La flamme Olympique brûle pendant toute la durée des Jeux Olympiques, et ne s’éteint que le dernier soir, lors de la cérémonie de clôture. Une cérémonie retransmise dans la nuit du dimanche 21 au lundi 22 août.

Flamme des Jeux Olympiques d'Alberville, à l'occasion des JO d'hiver de 1992 - © Vélo 101

Flamme des Jeux Olympiques d’Alberville, à l’occasion des JO d’hiver de 1992 – http://starckinblog.blogspot.fr/ © Vélo 101

 

À L’occasion des Jeux Olympiques, Label Art a décidé de mettre en place une galerie sur le thème du sport. Voici les photos qui nous ont été envoyé.

 

Camille de Label Art

Pour aller plus loin :

www.youtube.com/watch?v=do3LOkF_7tk

http://olympic.org/fr/jeux-olympiques-antiquite

http://franceolympique.com/art/267-pierre_de_coubertin.html

https://www.rio2016.com/fr/paralympiques

http://cpsf.france-paralympique.fr/rio-2016/

http://www.lemonde.fr/big-browser/article/2016/08/03/les-sites-olympiques-se-cachent-pour-mourir_4978042_4832693.html

Les liens entre la Peinture et la Musique

lundi 30 mars 2015

Peut-on faire un lien entre la musique et la peinture?  C’est une question qui demande réflexion et débat.

L’énergie des peintures de Claude Weisbuch

La musique est parfois le thème d’une œuvre. Certains peintres en ont fait leur spécialité, avec virtuosité. Je pense précisément à Claude Weisbuch. On perçoit dans ses œuvres toute l’énergie, la passion et la frénésie dégagées par le musicien. Le mouvement est intimement associé au musicien dans ses tableaux. Ses tableaux décrivent un état, une action, celui du musicien en exercice,  mais n’évoquent pas une mélodie ou un rythme.


Je pense qu’il est difficile qu’une œuvre décrive une musique. Elle peut évoquer une ambiance, une situation, à l’image de ces (trop souvent vu à mon gout) peintures représentants des jazzmen jouant dans un club. Bien souvent pour suggérer une émotion un sentiment, le figuratif rejoint l’abstrait. C’est alors une avalanche de symboles, de couleurs, de formes qui se mêlent à des objets, et le plus souvent des instruments, pour évoquer la musique.
Mais sachant qu’une même musique ne provoque pas les mêmes émotions à tout le monde, comment la traduire pour que tous s’y retrouvent ? De plus, nous n’avons pas non plus la même lecture d’une œuvre abstraite. Tout est histoire de ressenti, d’interprétation et surtout d’imagination.  Le lien, alors, entre la musique et la peinture, est à mon sens purement subjectif et personnel. Cela dit rien ne nous empêche d’être inspiré par une musique en créant notre œuvre. Puisque celle-ci a une influence sur notre humeur, notre dynamisme, nos propres émotions, on peut se laisser guider au gré d’un rythme ou d’une mélodie. Pour l’anecdote, très amusante, notre dévoué spécialiste Roland, peint toujours en écoutant du rock.  Imaginez-le composer une nature morte en clair obscur façon Delatour, ou un paysage champêtre à la manière de Fragonard, en écoutant du ACDC. Si si j’en suis témoin !

Emotions et technicité, apprentissage et intuition

D’ailleurs il affirme que la peinture, c’est comme la musique. Mais sur un autre plan que celui évoqué précédemment. Il fait un parallèle entre ces deux arts, mais dans un sens purement technique. Pour interpréter un titre, quel qu’il soit, et quelque soit l’instrument, il faut avoir une certaine maîtrise et des connaissances. Jouer une sonate de Mozart, attaquer un riff des Stones ou un air de Brassens n’exigent pas les mêmes repères et chaque morceau apporte son lot de technicité.

Mais il reste que sans base techniques sans connaître un minimum ses gammes, sans avoir « ramé » pendant de longs mois avant de sortir un son correct et audible d’un instrument, il parait impossible de jouer. Créer demande, en plus de notre sensibilité propre et de notre inspiration, encore plus de maitrise et connaissance. Jouer de la musique expérimentale en tapant sur des casseroles et en enregistrant les hurlements d’un chien à qui on écrase la queue, le tout mixé avec des bruits de chantier et je ne sais quoi d’autre, ça existe !! Mais qui adhère à ça et qui aime, à part l’auteur ? Le mouvement punk cela dit vous affirmera le contraire, l’essentiel chez lui c’est la création, la démarche, peu importe au final le résultat tant que l’épanouissement est au rendez-vous.

L’abstraction a-t-elle libéré notre intuition ?

Pour la peinture, l’art abstrait nous a libéré de certaines servitudes techniques, certes, mais il ne faut pas imaginer que sans un minimum de technique nous pouvons créer, et surtout créer ce que nous souhaitons. Contrairement aux idées reçues, se lancer dans l’abstraction avec en poche de solides connaissances et techniques nous permettra de nous exprimer plus précisément et manier avec plus de bonheur les couleurs, formes et textures. D’ailleurs c’est aussi vrai en danse, le classique reste la formation de base et le conservatoire souvent un passage nécessaire avant de dériver vers d’autres danses plus contemporaines. Idem pour l’apprentissage des bases du solfège. La peinture n’échappe pas à la loi du genre.
Pour revenir à l’abstraction, rappelons au passage que les précurseurs de cette forme artistique étaient des peintres figuratifs confirmés (Picasso, Kandinsky,  Klimt etc.). Cela dit rien n’empêche de peindre sans technique, sans expérience et sans base. Il existe même des résultats très heureux. Certains ont la chance d’avoir intuitivement le sens des couleurs et de la beauté. Mais cela reste un don exceptionnel.
En ce qui concerne la peinture figurative et le dessin, il est périlleux voir suicidaire de réaliser une œuvre sans toutes ces bases. Connaitre ses accords, ses gammes, les justes tonalités sera gage d’harmonie et réussite.
C’est pourquoi ce blog existe ! Pour vous enrichir et partager un maximum de connaissances.
D’ailleurs, j’aimerais beaucoup lire vos réflexions et avis sur cette question :

Selon vous, peut-on faire un lien formel, virtuel, sensitif, artistique, entre la musique et la peinture ?

A vous lire Chers internautes dessinateurs et peintres

En attendant, la playlist de l’Atelier c’est ici et nulle part ailleurs :

Soundcloud Label Art

Elisa