Archive pour la catégorie ‘Les articles insolites’

*Dans la série « les peintres scandaleux »… je vous présente Vanessa Bell.*

Mardi 8 décembre 2009

Vous aimez les « sagas » ? En voici une digne des meilleurs magazines « people ».
Vous avez déjà entendu parlé du grand écrivain Virginia Woolf.
Mais connaissez-vous sa soeur peintre : la sulfureuse Vanessa Bell (1879-1961) ?
Elle faisait partie du mouvement artistique anglais : le Blomsbury Group.
Il a révolutionné le conservatisme anglais en s’inspirant de Cézanne, Matisse, Picasso.

Et maintenant, je vais vous raconter la vie de Vanessa Bell. Suivez-bien !
- Elle épouse en 1907 l’historien d’art Clive Bell. Ils auront deux fils.
- Elle se sépare de lui (en lui laissant les enfants !) peu avant la 1ère guerre mondiale.
- Elle part vivre alors avec 2 homosexuels, l’un Duncan Grant (1885-1978) est peintre. L’autre : David Garnett (1892-1981) est écrivain.
- Elle a une fille avec le peintre Duncan Grant : Angelica (1918)
- Et devinez qui Angelica épousera ? je vous le donne en mille ! David Garnett.

Aujourd’hui, l’admirable musée « La Piscine » à Roubaix dont je vous ai déjà parlé, rend hommage au courant artistique Blomsbury, ce groupe d’artistes amis-amants.

J’ai oublié de vous dire que cette exposition a été inaugurée par Angelica (91 ans)

« La Piscine » Musée d’Art et d’Industrie
23 rue de l’Espérance à Roubaix (Tel : 03.20.69.23.60)
jusqu’au 28 Février 2010

et au sujet de Virginia, je ne peux que vous recommander l’admirable film « The Hours » adaptation du célèbre Miss Dalloway …

Renoir et les femmes de sa vie…

Jeudi 3 décembre 2009

« Il ne s’est pas passé un seul jour sans que je peigne… »
Perclus de rhumatismes déformants pendant les vingt dernières années de sa vie,Renoir demandait à ce qu’on lui attache les pinceaux aux mains pour continuer à peindre.
L’exposition du Grand Palais à Paris rassemble une centaine de ses oeuvres.
Les conservateurs du musée se sont transformés en Sherlok Holmes pour dénicher aux quatre coins du monde (Brésil – Japon – Etats Unis – Europe) ces tableaux peints après 1880 et qui ont connu un grand succès.
Ce sont pour la plupart des portraits.
C’est une période intimiste du peintre où ses proches lui servaient de modèles.
Il y a d’abord sa femme, la jolie Aline, puis ses trois enfants. Pierre, l’acteur.  Jean, le célèbre cinéaste (l’auteur de « Grande Illusion ») et Claude, dit « Coco », l’expert en tableaux de son père.
Enfin, la sublime Gabrielle Renard, la nourrice des enfants.
Au fil du temps, on remarquera qu’elle est de plus en plus dénudée !
Quand elle mourra en 1959 la jolie muse de Renoir fera la « une » de Paris Match…
Les femmes de Renoir avaient le sein rond, des formes plantureuses et une chair laiteuse.
Les canons de la beauté ont bien changé ! Mais le talent de Renoir lui reste intemporel.
Courrez vite voir cette superbe exposition émaillée également de Picasso, Bonnard et Matisse, car ces trois peintres l’admiraient énormément et possédaient quelques unes de ses oeuvres.
L’exposition dure jusqu’au 04 Janvier 2010 et ce serait dommage de vous priver du plaisir de voir
ces toiles aériennes, fluides, nacrées qui ensuite retourneront chez leurs propriétaires.

HENRI GUERIN – LUMIERES D’ETE

Vendredi 25 septembre 2009

Une exposition hommage pour les 80 ans de l’artiste a eu lieu au Sénat au mois d’Août.
Elle a connu une affluence considérable.
Un visiteur américain de passage à Paris est revenu plusieurs jours d’affilée !
Henri Guérin, a voué sa vie à la lumière par le verre.
Plus exactement : à la technique du vitrail en dalle de verre, bien différente du vitrail traditionnel.
Henri Guérin est un dessinateur et un peintre hors pair.
Il dessine au trait « Plus on en fait, plus ça vient…! » dit ce travailleur infatigable.
Dans sa jeunesse il a été dessinateur pour La Dépêche du Midi.
Il a illustré des récits de voyage, des reportages et des chroniques judiciaires !
C’est dire s’il fallait travailler vite et avoir le geste sûr.
Encore aujourd’hui, après sa longue journée d’atelier près de Toulouse,
quand le soir descend,  il s’assoit enfin et il dessine ou il peint à la gouache.
« Je travaille en peintre, un peintre qui travaille avec du verre… » affirme-t-il. Ses vitraux illuminent plus de cinq cents architectures : églises, cathédrales, édifices publics, demeures privées, tant en France qu’à l’étranger.
« Je ne me sens pas propriétaire de mon oeuvre. D’ailleurs elle est partout », affirme-t-il avec beaucoup de sagesse et de sérénité.
Pour suivre son actualité :
http://www.henri-guerin.com
Ouvrage de référence :
« Henri Guérin – L’œuvre vitrail » par Sophie Guérin Gasc, éditions Privat.

Je vous invite à admirer ses œuvres et à me laisser vos commentaires

Avec lui, la couleur ne fait pas un pli…

Lundi 31 août 2009

Aujourd’hui, je vais vous parler d’un artiste qui inventa le pliage comme méthode esthétique.
Vous connaissez certainement ses œuvres reproduites en poster.
Peut être même décorent-elles vos murs ?

L’artiste en question s’appelle Simon Hantaïe.
Né en Hongrie en 1922, naturalisé français et mort à Paris en 2008.
Toute sa vie il a exploré plusieurs mouvements picturaux avec des périodes d’intense création.
Il échangeait ses réflexions avec un grand nombre d’artistes.

Puis en 1982, il choisit la solitude.
Il met alors au point un procédé pictural entièrement novateur.
Il plie, froisse, noue de la toile blanche.
Cela donne des aspérités qu’il peint (les surfaces repliées restent blanches).
Puis il déplie et défroisse.
Le résultat est une surface qui offre une vibration colorée complètement aléatoire.

Pourquoi cette fascination pour les plis ?
Il semblerait que le souvenir du tablier de sa mère y est joué un grand rôle.
Par ses pliages, Simon Hantaïe faisait revivre cette évocation de son enfance.
« J’ai été pris par le pli, j’ai pris le pli, le pli m’a repris ».

Ses toiles froissées atteignent aux enchères des prix records (exemple : 560.000 euros)
et sont désormais des pièces de musées (Centre Pompidou, Musée de Grenoble, Marseille, etc…)
Je suis sûre que désormais vous regarderez votre linge chiffonné d’un autre oeil !!!

Comment Klein a découvert son fameux bleu ?

Jeudi 16 juillet 2009

Pour moi qui baigne depuis toute petite dans l’univers de la couleur, (merci maman, merci grand-maman…), le nom d’Yves Klein est associé au bleu. Le fameux « bleu Klein » enregistré comme IKB.
International Klein Blue. Rien que ça !

Aujourd’hui, je vais donc vous raconter l’histoire fascinante du « bleu Klein ».

En 1961 l’astronaute Youri Gagarine témoignait :
« Vue du ciel, la Terre est toute bleue… ».
Voilà qui devait faire plaisir à Yves Klein qui avait déclaré 4 ans avant Gagarine :
« Le monde est bleu ».

Comment Yves Klein avait-il pu anticiper cette découverte ?
Voici son histoire…

Issu d’une famille de peintres, Yves Klein avait emprunté un chemin de traverse.

Visant à la maîtrise de soi, il s’était orienté vers le judo de haute compétition. Il était à l’époque le seul diplômé de ceinture noire, quatrième dan, de la plus prestigieuse école du Japon.

Poursuivant sa quête mystique, il s’était alors intéressé à l’art. Il concevait des tableaux monochromes un peu comme des objets de culte.
Bien qu’identiques,  il estimait que chaque tableau était imprégné d’une qualité propre.
En quelque sorte chacun portait l’empreinte de l’âme du peintre.
Il arrondissait l’angle des chassis et accrochait ses tableaux avec un léger décalage.
Cela donnait l’impression que l’oeuvre lévitait dans l’espace.

Il avait découvert que « Le monde est bleu » à partir d’une terrasse d’un immeuble de deux étages. Pour sensibiliser le public à ses idées, il avait… sauté dans le vide ! sous l’oeil de photographes qui ont immortalisé le fameux « Saut dans le vide ».
Pour un judoka de la trempe de Klein cela n’avait rien d’un exploit bien sûr.

Arrivé au sol, il aurait déclaré :
« D’abord, il n’y a rien, ensuite il y a un rien profond, puis un profond bleu ».
C’est une belle histoire, n’est-ce pas ?

Bonnard rime avec bonheur

Dimanche 5 juillet 2009

Ce week-end, j’ai été à Lodève voir l’exposition consacrée à Pierre BONNARD.
Que du bonheur !

L’exposition est intitulée « Bonnard, guetteur sensible du quotidien » car il a mis en scène la vie quotidienne illuminée par la lumière méditerranéenne.
Il adorait la vie de famille bien qu’il n’ait jamais eu d’enfants…
Il s’est rattrapé en peignant ses nièces et neveux qu’il adorait. Il consacra sa vie entière à recréer par la couleur un univers enchanté. Marthe son épouse a été la femme la plus peinte au monde !!!
Elle ne pose pas. Elle vaque à ses occupations et il la peint.

Pierre Bonnard était un être humble et généreux qui aimait son prochain. Il n’imaginait pas une nature sans une figure humaine.
Dans ses tableaux de paysage (le plus souvent des jardins foisonnants), il y a toujours un personnage et souvent un chien parfaitement intégrés dans la nature.

Pierre Bonnard (1867-1947) a été l’un des premiers à posséder une voiture. Cela lui permettait de sillonner ses multiples résidences : à Paris, à Deauville, au Cannet.
Je dois certainement en oublier !
Normalement sa maison du Cannet va devenir un musée en 2010.

A noter : ses tableaux n’ont pas les dimensions classiques. Il peignait sur de la toile qu’il achetait en rouleau.
Il découpait ce dont il avait besoin et le punaisait au mur.
Il ne travaillait jamais dehors. Il faisait de nombreux croquis qui lui servaient de base.

Mon conseil :
Et si cette exposition suscitait en vous une irrésistible envie de peindre ?
C’est le moment d’en profiter, les soldes de Label Art c’est en ce moment.

Profitez des p’tits packs de l’été ! Ultra complets, ils se décliente version Huile, acrylique ou dessin !

Label Art > Les p’tits packs de l’été

Quand l’art fait sourire la vie

Vendredi 5 juin 2009

Il existe en Seine et Marne, un centre de soins pour handicapés lourds qui pratique une approche inédite du handicap.
Cet établissement accueille des jeunes de … 18 mois (!) à 25 ans, victimes d’accidents de la vie ou de maladies génétiques ou de naissance.
Lors des journées portes ouvertes, on les croise dans les couloirs, souriants et bien souvent l’oeil malicieux
alors qu’ils sont atteints d’handicaps très lourds qui vous mettent le cœur à l’envers.
Ils vous lancent de tonitruants « Bonjour ! Comment ça va ? ».
Ce sont de grands invalides certes, mais avant tout ce sont des êtres bouillonnants de vie qui vibrent des mêmes désirs et des mêmes espoirs que tout le monde.
Et cette notion, l’établissement de soins l’a prise en compte.

L’équipe soignante a compris que l’art permet à l’être humain de communiquer et de s’affirmer.
A la poubelle donc, les affreuses prothèses classiques !
Le service d’appareillage orthopédique grâce à des matériaux novateurs comme le carbone et le kevlar
réalise sur le site même  des prothèses et des orthèses « customisées ».
Chaque enfant, adolescent ou jeune homme commande ce qu’il souhaite au point de vue couleur et au point de vue motifs.
Au final c’est une débauche de couleurs flashy, de mikeys, d’étoiles, de fleurs etc…
Pour le petit malade c’est une façon de s’affirmer : « regarde qui je suis ! »
Avouez que ça remet les pendules à l’art…

Un pur plaisir visuel

Mardi 26 mai 2009

Je voudrais vous faire profiter d’une de mes découvertes récentes.
Elle s’appelle Beatriz Milhazes et la Fondation Cartier à Paris expose ses œuvres du 4 avril au 21 Juin 2009.
Cette artiste née à Rio de Janeiro en 1960 transpose sur ses toiles toutes les couleurs éclatantes de son pays.
Cela ne ressemble à rien de tout ce que vous avez pu voir jusqu’à présent.
Ce ne sont que motifs floraux, arabesques, coeurs, étoiles de toutes les couleurs.
C’est follement gai, beau, optimiste, énergisant. On ressort de l’expo la tête dans les nuages…
Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce n’est pas de l’art conceptuel !
Beatriz Milhazes ne véhicule ou ne revendique aucun concept dans son foisonnement graphique coloré.
J’ai bien aimé aussi toutes ses recherches d’effets de matière.
En particulier les motifs en plastique adhésif posés sur les grandes baies vitrés de la Fondation qui créent un effet proche du vitrail avec de magnifiques jeux de lumière.
A noter qu’à presque 50 ans, ses œuvres figurent dans les plus grands musées du monde et dans de nombreuses collections.

Mon conseil :
Comme ses harmonies de couleurs sont absolument remarquables, je vous conseille de reproduire certaines de ses œuvres et de vous prêter au jeu du mariage de tons éclatants.
Vous verrez comment certains orange s’harmonisent avec certains bleu.
Choisissez des supports tout simples comme les cartons entoilés Clairefontaine.
Utilisez les pinceaux acrylique Raphaël qui associent soies naturelles et fibres synthétiques pour votre plus grand confort.
Ces pinceaux offrent une bonne capacité réservoir et glissent bien sur la toile.

Philippe de Watteville

Mardi 5 mai 2009

Philippe de Watteville

Autodidacte peignant depuis plus de 25 ans. Philippe de Watteville se décrit comme un peintre itinérant, tant dans les différents styles et techniques qu’il a exploré jusqu’à aujourd’hui qu’à travers les nombreuses expositions réalisées au cours de ses voyages à Londres, Madagascar, Hambourg, à l’île Maurice, Bruxelles, au Sénégal, Berne… Ses sujets lumineux se veulent avant tout révélateurs de la beauté des couleurs, et s’enrichissent de collages de tissus qu’il collecte au gré de son inspiration, afin de les intégrer aux toiles. Différents personnages légers et ludiques se promènent dans sa peinture, faux naïfs servant de points d’appui au travail de la matière et de l’imaginaire.
C’est à la galerie MÉDITERRANÉE située à Bonifacio, une ville au mille et un contrastes, que vous découvrirez les toiles de cet artiste merveilleux. Sa peinture aux tonalités chaleureuses est remplie d’humour et de fraicheur. Un émerveillement qui réveille l’enfant enfoui en chacun de nous.
Voir la galerie : GALERIE MÉDITERRANÉE

Une boutique d’Art en ligne à prix tout doux

Mardi 5 mai 2009

Artiste peintre Provençale, perpétue l’art sous une autre forme de celui de son célèbre grand oncle Frédéric Mistral. Même si son support favori reste la peinture à l’huile, elle affectionne l’aquarelle à tel point qu’elle a réalisé plus de 200 aquarelles à l’occasion de la réalisation de son dernier livre ‘’ Sur les chemins du Vaucluse ‘’. Brigitte soutient l’idée que l’art de qualité doit être accessible à tous, déplorant les prix prohibitifs et snobés de certains marchés. Ainsi sa boutique en ligne  connaît un réel succès et répond à l’attente des amateurs d’arts.

Voir la boutique : Brigitte GRANGE

Voir la vidéo : Vidéo de Brigitte Grange