Archive pour la catégorie ‘Interview’

Rencontre avec Patricia Molinaro, artiste peintre à Marseille

jeudi 1 juin 2017

C’est pendant l’une de ces belles journées, de celles qui nous font sentir que l’été approche, lorsque la chaleur chauffe notre peau et que le soleil est seul maître dans le ciel, que je me suis rendue à Marseille. Je retrouvais Patricia Molinaro, dit PATMOLI, cette artiste peintre de Marseille haute en couleurs, étincelante, si souriante. J’ai eu la chance de pénétrer dans son intimité, chez elle, là où elle peint, là où elle expose. Un lieu aux couleurs de cette artiste. Tout, ici, porte la marque de PATMOLI. Les tableaux sur les murs, le mobilier, les draps sur le lit, les tableaux sur les chevalets, les sculptures sur les guéridons et sur la cheminée, et même la peinture sur la porte d’entrée…

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♦ PATMOLI, tu rentres tout juste de Tokyo, où nous pouvons actuellement voir certaines de tes oeuvres. Exposes-tu souvent à l’étranger ?

L’année dernière, j’ai fait plusieurs expositions à l’étranger : Miami, la Corée, Londres également… Je profite de cela pour voyager, je trouve ça chouette de faire des voyages professionnels, de voir comment les choses se passent là-bas.

Je fais également beaucoup d’expositions en galerie à Paris, et des salons comme « Art Capital » au Grand Palais avec des artistes indépendants. Et puis de contact en contact… certains galeristes nous contactent. Si on ne sort pas on ne risque pas de se faire remarquer ! Les salons, comme le SIAC de Marseille, permettent également aux artisans peintre de Marseille de rencontrer des personnes qui achètent sur l’instant ou plus tard… D’ailleurs, ceux qui aiment ton travail aiment te revoir, voir que tu continues… qu’ils soient acheteurs ou non ! Ces personnes te suivent, c’est une sorte de fidélité. En te suivant, ils se rendent compte que tu ne fais pas ça le dimanche. Aujourd’hui, je suis totalement investie dans l’Art, parce que cela demande du travail et du temps.

Je ne donne plus de cours comme j’ai pu le faire durant dix années. J’avais mon atelier à Fréjus et j’enseignais à des adultes mais aussi à des enfants. Je donnais des cours de peinture, de sculpture, de terre, de mosaïque… à peut-être tous les supports en Arts plastique.

Avant cela, j’étais infographiste en animation, dans les films et la vidéo. Mais, en travaillant sur un ordinateur, je ressentais une frustration. Une frustration de ne pas pouvoir toucher la matière. En travaillant sur ordinateur et nous pouvons effectivement imprimer à volonté une oeuvre, mais il n’y a pas ce plaisir que de toucher la matière… être dans la matière. Pour d’ailleurs pour cela que je travaille mes œuvres par couches : j’ai ce besoin d’être dans la matière, de travailler la lumière, de jouer avec la matière… il y a là une sensualité… et le geste ! J’ai envie de travailler en grand car j’ai ce geste. Mon geste.

Quand on me demande combien de temps j’ai mis, je réponds « 20 ans ! »

J’ai mis 20 ans pour avoir un geste… j’ai dessiné des centaines de nus, de croquis, de nature morte… C’est comme un artisan…

Patricia Molinaro

Patricia Molinaro

 

♦ Justement, ton geste représente souvent des courbes tout en volupté, des formes très féminines… est-ce un amour du corps de la femme ? 

La femme, c’est ce que j’ai au fond de moi, c’est cette féminité… mais c’est aussi la femme libre ! Je suis pour la femme libre, je n’ai jamais été dépendante de qui que ce soit, ou alors par choix. Je me suis toujours battue contre les injustices envers les femmes, qui ont pourtant les mêmes droits… Quand je travaillais en infographie, j’exerçais avec de nombreux hommes, nous n’étions pas beaucoup de femmes. Parmi les informaticiennes, je voyais que certaines étaient moins payé que les hommes, je me disais « mais qu’est-ce que c’est que ce truc ?! ». À Paris il n’y a pas trop de différence, mais en province… !

Et puis j’ai toujours voulu mener ma vie… être actrice de ma vie.

J’ai toujours eu mon style, ces femmes aux grands traits, noir sur blanc ou blanc sur noir. Ma série « détournements » représente la femme à travers les époques, à travers les peintres. Comme Tamara de Lempicka : c’était une pionnière chez les peintres, dans les années 25 : elle fumait, elle était à New York, elle a été dans dans le monde… Manet et Picasso m’ont inspiré, ainsi que le design. J’ai effectivement suivi une format d’architecte d’intérieur à l’école Boule de Paris. Pour passer les concours d’entrée dans les écoles d’Art appliqué il faut dessiner et constituer un dossier. Déjà, le dessin et la peinture étaient ma façon de m’exprimer, entre autres. Mais j’ai toujours touché à tout : la vidéo, le chant, …

Certains disent « il faut choisir ». Mais non, on ne choisit pas, tout se complète…

Dans mes peintures, mes traits sont libres, aériens, je n’ai pas de règle. Je ne suis pas spécialement minutieuse, je suis plutôt spontanée… c’est le défaut de mes qualités ou la qualité de mes défauts ! Je travaille dans le mouvement, dans la spontanéité.

Heureusement qu’il y a les cadres pour ne pas sortir ! Quoi que…

J’ai déjà fait quelques toiles où la représentation sort du cadre, donc je ne peux pas mettre de cadre, comme « chacun cherche chaussure à son pied ».

patricia molinaro exposition marseille

Pour cette oeuvre, j’ai pu débordé de la toile en rajoutant du papier mâché. Cette toile comporte du texte, et c’est une technique à laquelle je reviens. Dans mes mangas, d’influence coréenne suite à mon voyage l’année passée, j’insère de l’écriture philosophique. Cette année, je reviens du Japon, un pays qui m’a beaucoup inspiré. Je sens que je vais être florale ! Je suis inspirée par les fleurs, les jardins japonais, les petits ponts et les petits cailloux… le côté zen ! Le Japon est tellement beau… les voyages influencent, ils nourrissent.

Manga de l'Artiste Patricia Molinaro

Manga de l’Artiste Patricia Molinaro

♦ Quand as tu commencé à exposer ?

Avant de peindre, je faisais de la sculpture. J’ai débuté la peinture et j’ai commencé à exposer dans les années 2000, lorsque je suis descendue dans le Sud. En fait, je voulais être styliste, j’aimais dessiner la femme, les mouvements, le croquis… En arrivant à Fréjus, j’ai rejoins l’association « Le Graal » et c’est avec elle que j’ai participé à ma première exposition . Elle se déroulait au centre culturel de Saint Raphaël, avec les autres artistes peintre de l’association. Pour l’occasion, j’avais fait des peintures en volume représentant des fesses ! Cette collection s’appelait « l’effet des fesses des femmes » et illustrait des fesses mais aussi des bouches. C’était coloré, pop. Je pense que c’est le mieux de commencer à exposer en association, quand on s’essaie, qu’on débute. C’est l’opportunité de voir ce que pense le public, comment il réagit. Mais on ne peint fait pas pour plaire.

Moi j’ai BESOIN de peindre. Même si je n’ai pas de place… j’ai même déjà peint dans mon lit ! C’est un besoin.

Même lorsque je n’avais pas de place, il m’est arrivée de peindre n’importe où. N’importe où où je pouvais, je peignais, je dessinais… Soulage, lui, travaillait bien dans le froid dans 10m² ! On n’est pas obligé d’avoir un atelier. De toute façon, j’ai toujours été comme cela, dès que j’avais du temps je créais. Oui, je créais tout le temps… j’ai toujours créé… déjà quand j’étais infographiste : je créais des dessins mais aussi des scénarii, des courts métrage (je suis allée à Cannes !) j’ai fait des courts métrages sur les ados, des courts métrages avec des effets spéciaux… Un de mes films était passé sur Canal +, je suis passée dans « Créateur studio » quand j’avais 25 ans… j’étais une pionnière.

peinture patricia molinaro

Aujourd’hui, je reviens en arrière. Tandis que certains deviennent infographistes, travaillent sur ordinateur et impriment sur alu, moi, au contraire, je fais l’inverse : je suis revenue à la pièce unique. Pour moi, l’infographie est déjà du passé. L’ordinateur, je le trouve très bien pour communiquer, mais cela peut être dangereux. En effet, dès qu’une image est téléchargée sur Facebook elle ne nous appartient plus, c’est un manque de liberté ! En mettant toutes ces photos on gagne juste à être connu… mais surtout être copié ! On te prend tes droits de propriété intellectuelle, donc non.

 

♦ Tu me disais effectivement toute à l’heure que tes créations en plexiglass en ont déjà « inspiré » certains… C’est une nouveauté pour toi, le plexiglass ?

En effet, l’utilisation du plexiglass est une nouveauté. J’ai débuté avec mes silhouettes : je représentais de longues femmes. Cependant, je n’arrivais pas à trouver un matériau moderne et solide, capable de créer des personnages fins. La terre se casse, le bronze coûte cher… Je me suis alors intéressée au plexiglass. J’aurai souhaité pouvoir faire encore plus de volume, mais cette particularité de la 3D m’intéresse. Et la transparence ! Elle rebondit avec la vitrification de mes toiles. Sur mes sculptures cependant je travaille à l’envers, de l’autre côté. Je dois prévoir les couleurs que je veux mettre en avant et je progresse en couche avec des collages, sans voir ce que je fais !  Ce n’est pas toujours évident de se rendre compte de ce que cela va donner. Il y a du hasard, ce qui donne un côté « street art ».

patricia molinaro artiste marseille

Sculpture en plexiglass – Par Patricia MOLINARO | Label Art

Je trouve ça intéressant aussi de travailler sur le mobilier. Cela permettre de joindre le côté utilitaire à l’oeuvre d’Art. Je ne dirai pas « déco » car je n’aime pas ce mot… Une toile ou une sculpture, ce n’est pas un objet de décoration. Ça doit vivre tout seul ! L’oeuvre d’Art, elle n’est pas là pour être assortie au canapé, elle est là pour choquer le canapé !

Sculpture par PATMOLI

Sculpture par PATMOLI

Suivre Patricia Molinaro, artiste peintre de Marseille… :

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Programme du Festival International de Street Painting de Toulon 2017

mercredi 24 mai 2017

Cette année, le Festival International de Street Painting de Toulon voit sa 8ème édition se dérouler les 3 et 4 juin. Pour la 1ère fois, Label Art a le privilège d’être partenaire de ce grand événement. Deux jours de peinture, de dessin, d’expression, un concours, et aucune limite d’âge !

En 2017, le festival Street Painting a le plaisir de réunir 36 artistes autour d’un thème commun : le Jazz ! Alors, pour vous mettre au diapason, nous vous présentons ici toutes les informations importantes de ce week-end. Prêt, suivez la mesure !

logo FISPT

Le 8ème Festival International de Street Painting de Toulon

Vous l’aurez compris, cette année le Festival de Toulon est sur le thème du Jazz ! Ce thème, universel, touche tout le monde grâce aux multiples représentations qui peuvent le définir : de la chanteuse, à l’instrument de musique, en passant par les notes… L’ensemble des dessins des artistes créeront un véritable métissage colorié et varié autour de ce thème. Sans limite de couleur, d’âge ni de dessin ! Chaque artiste bénéficiera d’un espace délimité de 3 mètres de diamètre. En effet, l’espace de travail est un rond : une difficulté supplémentaire.. mais l’occasion de se rapprocher du thème ! Car, oui, lorsque nous relions des cercles, qu’obtient-on ? Des notes ! Une multitude de notes, de croches, reliées sur une même portée, pour composer une partition de musique.

César Polack, lors du Festival International de Street Painting 2016 | ©FISPT

César Polack, lors du Festival International de Street Painting 2016 | ©FISPT

Un festival international de Street Painting

Grâce aux nombreux artistes présents sur le festival de Toulon 2017, ce sont en tout 13 nationalités qui ont été représenté depuis 2010 ! Cette année, le festival accueille 5 artistes internationaux, d’Italie, de Moldavie, de Hollande et du Mexique ! Des partenariats existent d’ailleurs dans ces pays : le Festival Bella Via du Mexique, et cette année pour la première fois le Coloured Earth Festival d’Angleterre.

Plusieurs prix sont à gagner pendant le week-end.

– Le Prix Angleterre (réservé au participant Français) : quatre invitations pour participer au Coloured Earth Festival à Gloucester et Crewe ;

– Le Prix Mexique (réservé au participant Français) : une invitation pour le Festival Bella Via à Monterrey ;

– Le Prix spécial International (réservé aux participants étrangers) : récompense financière

– Le Prix Vote du Public : matériel artistique offert par Label Art

Flavio Coppola lors du Festival International de Street Painting de Toulon 2016

Flavio Coppola lors du Festival International de Street Painting de Toulon 2016

Le festival de Street Painting 2017 réunie les artistes et le public

Différents espaces sont accessibles tout au long du week-end. Un espace est d’ailleurs réservé pour le public : l’accès est libre, et chacun peut s’y exprimer !

Le public pourra également adresser des messages aux artistes. C’est en effet l’une des particularité du Festival de Toulon : la proximité entre le public et les artistes. Un atelier d’écriture permet d’adresser un message à l’artiste de son choix. À la fin du week-end, chacun d’entre eux repart avec la boite qui contient tous ses courriers : une manière de rapprocher et de faire durer la magie de ce festival.

Sur la place d’Armes, vous trouverez également un espace dédiés à l’association de grapheurs « Nouvelles mémoires ». Vous pourrez là aussi, pendant toute la durée du Festival de Steet Painting, assister à des réalisation en direct  et un espace est accordé aux enfants.

Le saviez-vous ? Le FISPT est le seul festival qui réserve un espace pour le handicap. Des enfants et adultes de l’association « Trisomie 21″ viendront réaliser une fresque commune.

Pendant deux jours, retrouvez également Damien de La Cellule Records avec une jolie collection de vinyle, mais aussi des espaces pour enfants, un atelier de maquillage, de la musique, de la danse…

Programme du Festival de Street Painting de Toulon 2017

Deux jours de dessins, de fêtes, d’Art, deux jours intenses ! Label Art vous liste tout de même ici les moments forts à ne pas manquer…

… samedi, ouverture du festival de 10h à 18h avec l’inauguration officielle à 11h30

… dimanche, ouverture à 10h, et accueille du jury officiel à 11h30.

 

Suivez toute l’actualité de ce festival en pleine préparation sur les réseaux sociaux : l’événement FISPT sur Facebook

En savoir plus sur le FISPT :

toulontourisme.com

visitvar.fr

varmatin.com

Immersion dans l’Atelier de Pascal Cessou

vendredi 21 avril 2017

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Je baguenaude au hasard des ruelles d’une ville de Provence, un plan à la main, car aujourd’hui je me rends dans un atelier à la rencontre d’un Artiste. Les maisons en pierre se succèdent, les chats allongés profitent des premiers rayons de soleil. La place principale offre déjà à ceux qui s’y retrouvent la fraicheur simple et vivace d’un lieu authentique. Et soudain, voici l’Atelier de Pascal Cessou. Je pousse la porte et découvre que l’Atelier n’a aucune frontière avec la ville qui l’abrite, la Cadière d’Azur. Car j’entre bien ici en Provence. L’Artiste est concentré sur sa dernière commande, il peint puis s’arrête et me sourit.

Les premiers mots qui résonnent sont ceux d’un visiteur le félicitant de livrer au public de telles œuvres si vraies et naturelles. Car c’est une réalité, l’Atelier de Pascal Cessou offre des créations uniques. Elles éveillent la partie sincère et authentique de notre être profond et dégagent une grande sérénité.

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« Quel heureux hasard vous a fait choisir La Cadière pour établir votre atelier ? »

C’est effectivement un pur et heureux hasard. C’est en venant dîner un soir dans un restaurant de la ville, Le Regain. J’ai dîné sous les platanes, un soir d’été. Je suis tombé immédiatement amoureux de cet endroit. Tout comme un coup de foudre, La Cadière a été pour moi comme une évidence.

 

« Quel est votre parcours ? »

J’ai suivi des études de graphistes. J’ai travaillé en agence de publicité. Vingt ans dans la communication. J’ai poussé un jour totalement par hasard la porte d’un magasin de décoration. Ce magasin s’appelait « Le Jardin en Plus ». J’ai trouvé dans ce lieu une atmosphère qui me correspondait, bucolique, légère, élégante. Ce concept proposé était totalement différent dans l’approche et les choix que ceux que j’avais pu voir auparavant. Totalement touché, j’ai échangé avec celui qui allait pour moi devenir mon premier client, le Directeur du magasin, Monsieur Jean Loup Dareaux.

Cet homme, un grand décorateur, a perçu une grande sensibilité en moi. Et de notre conversation totalement spontanée est né un virage total de ma carrière initiale. A 40 ans, Monsieur Dareaux m’a invité à relever un défi en me proposant de travailler en parallèle sur un projet qu’il développait, une collection des Arts de la Table. « Présentez-moi vos idées » m’a-t-il dit ! Alors les soirs qui ont suivi, j’ai commencé à préparer et avancer ce projet. Mes dessins lui ont plu. Il m’a demandé l’autorisation de les éditer. Et l’aventure dans la décoration a débuté. Nous étions en 1995 et j’ai démissionné très vite de mon poste de communication pour devenir Artiste.

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La peinture décorative fait depuis ce moment partie intégrante de mon travail. Monsieur Dareaux m’a intégré immédiatement aux divers chantiers dont il avait la charge. Nous avons travaillé en confiance et en osmose immédiatement. Comprendre un décorateur n’est pas toujours aisé. Il faut percevoir ce qu’il souhaite et entrer dans son univers. Et cet univers correspondait en tout point à ma sensibilité profonde. Cette collaboration a duré sept ans. Parallèlement j’ai commencé à travailler avec des éditeurs, comme les Editions du Marronnier. Cette maison faisait partie de l’univers de ce décorateur. Trouvant certaines images superbes et découvrant chez qui elles étaient éditées, j’ai décidé de les contacter. L’éditeur possédait cette vision et cette sensibilité auxquels j’étais aussi attaché. Nous avons donc débuté une collaboration. C’était passionnant aussi car j’avais carte blanche, j’ai donc créé avec eux deux collections par an. Les idées fusaient, et j’ai donc figuré dans leurs catalogues pendant près de vingt ans, ce qui est assez exceptionnel dans ce monde particulier qu’est l’édition d’Art.

 

« Comment définiriez-vous le métier d’Artiste ? »

 

Je ne me considère pas comme cet Artiste qui reste dans son atelier, avec un travail cérébral très intense, cherchant à mettre ses tripes sur la toile.

Travailler avec cette vision décorative de la peinture m’a fait comprendre que j’avais cette capacité forte d’explorer.  Jean Loup Dareaux m’a décomplexé par rapport à la peinture décorative. Loin d’être un Art mineur, la peinture décorative possède des valeurs qui ont transcendé les siècles. Leonard de Vinci, à sa façon, a aussi exécuté des peintures décoratives.

 

Je suis un Artiste avec une vision de la peinture extrêmement large. Tout comme cette commode aux multiples tiroirs. Je refuse d’être rangé dans une catégorie. Dans chaque tiroir se trouve une possibilité de travailler dans une vision créative.

 

Aujourd’hui vous travaillez sur commande. Avez-vous aussi des œuvres personnelles que le public peut admirer ?

 

Je vais exposer exceptionnellement en juin au château Romassan Domaine d’Ott. J’ai la chance de vendre ma peinture directement de mon atelier. Mes expositions à l’extérieur sont donc rares. J’aime le contact avec les personnes qui découvrent ma peinture en poussant la porte de mon atelier.

 

Où peut-on voir votre peinture en dehors de l’Atelier ?

Sur ma page Facebook et mon site internet.

 

Quels sont vos projets ?

 

J’aimerais beaucoup travailler la sculpture. Au travers du modelage ou du travail du métal. Je fais toujours des dessins et j’ai des idées. Je n’ai pas pris le temps de les réaliser mais j’envisage de le faire. C’est un regard et un prolongement de mon Art. J’ai pratiqué le modelage il y a longtemps en modelant le corps, un élément que je ne travaille pas habituellement. J’ai travaillé une série en utilisant le four de la grande maison Ravel, cette fabrique de poterie à Aubagne qui réalise des pots magnifiques dont je me suis souvent inspirés dans ma peinture. Olivier Gagnère a notamment travaillé avec eux sur des jarres, avec un résultat extraordinaire.  J’aimerais explorer ce monde à terme.

Celui du fer m’intéresse aussi. Franck Allier, ferronnier,  possède une vision très artistique de son travail. Les portes s’ouvrent et là encore, je découvre une nouvelle technique qu’il est prêt à m’enseigner.

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Je vous sens très heureux dans votre métier d’Artiste.

J’ai toujours peint. Mes parents n’ont pas hésité à me suggérer un métier lié au dessin. J’ai suivi des études de graphiste pour lier ma passion à un métier. L’idée de travailler dans la publicité au début de ma carrière me permettait de travailler ma créativité. Et puis ce virage vers mon atelier et mon métier d’Artiste à 40 ans.

J’ai la chance d’avoir évolué d’une manière qui me donne la possibilité de vivre de ma peinture.

La vie est pleine de surprises, il faut toujours garder espoir et suivre son étoile.

 

Pascal Cessou

31 Avenue Marx Dormoy, 83740 La Cadière-d’Azur

tél : 04 94 98 23 56

Les liens :

Site internet Atelier Pascal Cessou

Restaurant Le Regain

Poterie Ravel

Ville de La Cadière d’Azur

Château Romassan Domaine d’Ott

Le LAB de Label Art : revivez le vernissage

vendredi 16 décembre 2016

Le 24 novembre, Label Art était en fête. Retour sur cette journée où le public est allé à la rencontre des artistes.

Label Art Six fours toulon var

Si vous êtes déjà entré dans un magasin de fournitures BEAUX-ARTS, vous connaissez ce ressenti, cette joie à la vue de tous ces rayons remplis de tubes, de pots, de pinceaux, de blocs, de cadres et de chevalets. Ça sent la peinture, la craie, le papier, l’huile, le bois. On est comme un enfant dans un magasin de jouets tellement toutes ces fournitures sont belles. On est pressé de regarder, de toucher et de rentrer chez soi pour peindre ou expérimenter. C’est ce qu’on ressent quand on entre chez LABEL ART qui organisait le 24 novembre dernier une journée-événement pour inaugurer les nouveaux espaces du magasin (qui en double la superficie) en présentant plusieurs ateliers animés par des artistes de la région.

Lab Label Art Six Fours

Le LAB de Label Art, prêt pour le vernissage

Le magasin s’est ainsi transformé le temps d’une journée en véritable ruche créative : on a pu y voir des artistes à l’œuvre, en train de créer, de performer ou d’animer des ateliers afin de détailler les produits Beaux-Arts qu’ils aiment utiliser pour leurs créations. Ce fut une belle occasion pour Label Art de lancer son nouveau concept de Lab qui proposera désormais toute l’année aux artistes des espaces pour peindre, une journée, une semaine, un mois ou même plus. Le public est bien sûr toujours le bienvenu !

Georges Nguyen à Label Art pour les démonstrations de la peinture Abstract

Georges Nguyen à Label Art pour les démonstrations de la peinture Abstract

Car si l’on a l’habitude de voir les œuvres finies aux cimaises des musées, il est beaucoup moins fréquent de voir des œuvres en train de se faire. Et il encore plus rare de rencontrer des artistes expliquer quels produits et quelles marques ils préfèrent, quels sont leurs secrets de fabrication. Ce sont les coulisses de la création, un univers merveilleux que l’on ne connaît pas et qui est pourtant peuplé d’une infinité d’articles en tous genres dont certains ont une histoire plus que centenaire et d’autres sont au contraire issus des progrès de la modernité.

Sandrot Artiste Peintre et sa performance en direct

Sandrot Artiste Peintre et sa performance en direct

Ainsi, résonnent à nos oreilles, les marques Clairefontaine, Sennelier, Arches, Abstract, Conté à Paris, Pébéo, Winsor & Newton, Golden ou encore Lefranc Bourgeois. Chez Label Art, dans les rayons, produits et couleurs prennent vie et sens.

Copic, Clairefontaine, Winsor & Newton, Posca, Golden

Copic, Clairefontaine, Winsor & Newton, Posca, Golden

A l’occasion de cette journée, Art District radio est allé à la rencontre de Caroline Campo-Doussouet, directrice générale du magasin Label Art, qui a expliqué en détails son projet de faire de son magasin autant un lieu d’achat qu’un lieu de création et de partage. La radio a aussi interviewé Eve Genre, commissaire d’exposition et directrice du Salon International d’Art Contemporain de Marseille qui aura lieu en mars prochain au Parc Chanot à Marseille. Puis au micro, se sont ensuite succédé le dessinateur et auteur de bandes dessinées Mathias Fourrier alias Jim Dandy qui nous parle de son héros, Capitaine LSD, le peintre Mihoub qui revient sur son parcours et ses inspirations, la jeune artiste Sandrot qui nous fait partager son goût de la performance artistique et toute l’énergie qu’elle y met, tandis que le peintre Georges Nguyen souligne le plaisir qu’il a de transmettre au public son goût de la peinture abstraite réalisée à l’acrylique qu’il pratique depuis plus de 20 ans.

 

Pour en savoir plus et revivre ce formidable moment de créativité et d’échanges artistiques, réécoutez le podcast de l’émission sur le site de la radio : http://artdistrict-radio.com/podcasts/rencontre-d-artistes-a-label-art-43

 

Julie Gabrielle Chaizemartin

Rédactrice en chef, Art District radio

artdistrict-radio.com

Pour visualiser l’album photo complet de la journée cliquez ici !

Le Salon International d’Art de Hyères, par l’association Reflets d’Art

mercredi 24 août 2016

Le Salon International d’Art de Hyères est un événement de ceux qu’on attend avec un mélange d’impatience et de curiosité. Quatre jours d’Art, placés sous le signe du partage et de la rencontre. Les Artistes viennent de toute la France et de pays d’Europe pour faire découvrir leur univers : art contemporain ou art classique, peinture, sculpture et même joaillerie.

Association Reflets d'art

La 8ème édition du Salon d’Art International se déroule cette année du 8 au 11 septembre. À cette occasion, j’ai eu la chance de rencontrer la présidente de l’association Reflets d’art, Mme Eliane CASTELLS-PUGET, accompagnée du fondateur de l’association Jean-Marc TEDONE.

L’occasion de (re)découvrir l’association Reflets d’Art et, bien sûr, le Salon International d’Art de Hyères.

– L’association « Reflets d’Art » existe depuis plus de 15 ans, depuis 1999 très exactement, et vous en être la présidente depuis 10 ans maintenant… 

Eliane CASTELLS-PUGET : L’association, au départ,  a été créée par Jean-Marc sous le nom « Un certain regard d’Art ». Plus tard, nous avons changé le nom de l’association pour « Reflets d’Art », tout en conservant la même structure.

Jean-Marc TEDONE : Je ne suis plus président, mais je reste président d’honneur. À nous deux nous formons l’association.

ECP : Pour nous aider dans le cadre du salon, nous avons un groupe d’intervention avec qui nous organisons des réunions régulières. Pour l’association Reflets d’Art, qui participe à des expositions tout au  long de l’année, nous travaillons à deux. Je m’occupe des démarches et du secrétariat, tandis que Jean-Marc créée l’événement et la communication.

– Avant d’être présidente de l’association, en faisiez-vous partie ? 

JMT : Elle est rentrée dans l’association et un an après elle en est devenue présidente !

ECP : Je n’ai jamais demandé à être présidente, on m’a demandé de l’être. (rire)

– Alors vous avez vous aussi un « côté artiste »….

ECP :  Je peins depuis 20 ans. J’ai fait plusieurs expositions personnelles, créée mon presse book, et maintenant qu’il est terminé je l’ai rangé et je fais autre chose… on ne peut pas tout faire ! Avant Reflets d’Art, j’étais présidente d’une association  Toulonnais de gymnastique. En 1995 j’ai pris les pinceaux et je me suis mise à peindre. J’ai également été présidente de la Croix Rouge, où j’ai rencontré Jean-Marc. Dans le domaine de l’Art, tout est beaucoup plus simple.

Je pense qu’on peut être heureux de travailler avec des Artistes.

– Et vous, Jean-Marc, lorsque vous avez créé l’association, vous aviez déjà ce goût pour la peinture ? 

JMT : J’ai fais énormément de chose dans ma vie. Cela fait 60 ans que je peins. J’ai créé cette association parce que je tenais une galerie d’Art, et je côtoyais énormément d’artistes. Un soir que nous buvions un verre dans le cadre d’un vernissage, j’ai proposé de créer une association : « Et si nous faisions une association d’Artistes? » et tout le monde a été d’accord

Nous avons créé l’association comme ça, un soir au coin d’une table, autour d’une pizza.

Dès le départ nous avons eu 45 artistes d’inscrits, ce qui était bien pour une première ! Dès la deuxième année nous avons tourné à 80. En moyenne, depuis la création de l’association, nous regroupons entre 70 et 90 Artistes.

ECP : Nous ne pouvons pas accueillir plus d’Artistes car cela représente beaucoup de travail, et il faut trouver des salles pour les expositions. Or, ces salles existent de moins en moins… Dans les petites villes elles sont réservées pour les habitants et Artistes de la ville. En parallèle, il y a de plus en plus de domaines d’Art, donc de plus en plus d’Artistes et de demande ! Nous avons tout de même des salles dans lesquelles nous exposons chaque année ou tous les deux ans.

– En 2015, le Salon International d’Art accueillait 98 Artistes. Cette année, pour la 8 ème édition, combien en attendez-vous ?

ECP : 98 ! On ne peut pas faire mieux : il y a 98 stands, ils sont tous occupés !

JMT : Nous aimerions mettre plus de stands et accueillir plus d’Artistes, mais nous ne pouvons pas. Le salon est séparé en trois parties : le forum avec les 98 Artistes, une salle avec les personnes de l’association, et une dernière consacrée à l’artisanat – bijoux, porcelaine, mosaïque, vitrail etc.-

ECP : Nous avons des Artistes internationaux également. Un espagnol vient chaque année, des belges, une luxembourgeoise, des anglais…

Ils sont tous adorables… on les considère comme des amis.

Tous les Artistes sont adorables. Vraiment. Ce sont des amis. On les considère comme des amis, franchement. Déjà, dès qu’ils arrivent au salon, pour l’installation, ils sont surpris de l’accueil. Nous avons une équipe pour tout mettre en place sur leur stand. Les Artistes n’ont plus qu’à accrocher ! Ensuite, pendant les quatre jours, nous sommes là. Chaque jour, de 9 heures à 19 heures, nous sommes là ! Nous sommes K.O à la fin, mais c’est comme ça, et nous gardons toujours le sourire ! Et le midi, il y a table ouverte. Avec tous les Artistes et tous ceux qui veulent manger avec nous.

JMT : . Les Artistes reviennent d’une année sur l’autre pour deux raisons : déjà, il s’agit du salon le moins cher de France, mais aussi car c’est très convivial. C’est très important, les Artistes reviennent pour ça.

Nous faisons tout pour que le salon soit convivial… c’est le but du salon !

ECP : Nous avons déjà eu affaire à des artistes très froids au début. Petit à petit, ils ont évolué et maintenant nous sentons la gaieté dans leur voix et dans les rapports que nous entretenons.

JMT : C’est une ambiance que je qualifierai de « familiale » plus que de « professionnelle ». Ces personnes viennent comme si elles étaient chez elles, c’est très important. Le salon est très professionnel d’un point de vue culture, mais c’est vraiment familial. Beaucoup de choses qui se sont créées ont fait de cette osmose une osmose familiale. Certains Artistes se sentent tristes au moment du départ. Tristes en repassant aux quatre jours passés, quatre jours de vacances grâce à notre région mais aussi grâce à leur stand, les repas ensemble, les connaissances d’autres Artistes, avec qui ils vont faire d’autres expositions dont ils parlent… Lors des départs, chacun a le vague à l’âme.

ECP : Pour nous aussi la séparation est très dure !

JMT : Lors de la création du salon notre but était non seulement d’organiser un beau salon mais également de créer cette osmose. Ce qui était plus difficile ! Au tout début, nous avions 40 inscrits pour 85 stands, on se faisait du soucis… et finalement, la liste s’est allongée. Nous avons ensuite eu 85 inscrits et petit à petit 200 personnes ! Cela nous permet aujourd’hui de faire une sélection, qui implique que le niveau professionnel augmente d’année en année. Cette année nous avons, encore, des artistes d’un très bon niveau.

– Les artistes s’inscrivent justement suite à un appel à candidature puis à une sélection sur dossier. Qui sélectionne les Artistes qui ont la chance de participer au salon ? Comment se font les recrutements ?

JMT : Nous avons une commission de 8 à 10 personnes, dont Eliane et moi. Eliane reçoit tous les dossiers chez elle, donne son avis, je donne ensuite le mien, puis nous soumettons les dossiers aux autres. Nous faisons alors une réunion pour sélectionner les Artistes. Cela arrive que nous ayons des avis différents, selon nos styles. Nous devons accepter toutes les formes d’art.

Un salon doit ouvert à tout, à toutes les expressions.

ECP : Souvent nous ne sommes pas d’accords. Parfois, certaines créations artistiques ne me touchent pas, et pourtant Jean Marc trouve qu’il y a des bonnes choses d’un point de vue technique.

JMT : Nous en discutons tous autour de la table, en deux parties : nous faisons un premier tri en sélectionnant les artistes faisant l’unanimité, puis nous gérons les « litiges ». Chacun justifie son avis, en mettant en avant tous les critères qui font que l’artiste a sa place au salon. C’est la commission qui décide. Cela fonctionne au coup de coeur mais également à la technique ! Nous sommes tous des professionnels artistes peintres, donc nous avons un regard technique. C’est un mélange des deux.

– L’ensemble de ces Artistes participe au concours du salon. Comment se déroule ce concours ? 

ECP : Un jury, composé de huit personnes et dont nous ne faisons pas partie, Jean-Marc et moi, décerne 10 prix. Parmi eux, nous avons 4 grands prix : un pour la peinture, un pour l’aquarelle et le pastel, un pour la sculpture et un quatrième pour les techniques mixtes. Les artistes qui obtiennent ces 4 grands prix bénéficient d’un stand gratuit pour l’année suivante. Il y a également le prix de la ville de Hyères, le grand prix du jury, le prix de l’originalité et le prix des artistes. Jusqu’à maintenant nous faisions un prix du public, mais nous l’avons remplacé par le prix des artistes, pour un soucis d’équité. Chaque artiste vote pour un autre artiste du salon. Enfin, il y a le prix Reflet d’Art, décerner à l’un des artistes de l’association.

JMT : le prix des artistes est justement une bonne chose car il permet de voter au coup de coeur mais aussi selon la technique ! Entre artiste il est plus facile de juger la technique.

– Durant le Salon d’autres événements ont lieu, notamment la soirée artistique. Pouvez-vous nous en dire plus ?

JMT : Cette soirée, au cours de laquelle se déroule un concert, a lieu chaque année. La première année nous avions deux orchestres, avec la présence de Monsieur Tony Petrucciani. Les années suivantes nous avons eu des groupes de jazz manouche, une cantatrice avec un pianiste… Pour cette 8ème édition nous avons un artiste de variété internationale : Cyril MARTIN Trio. Le concert se déroule le vendredi soir, de 19h à 21h.

ECP : Cette soirée est l’occasion de faire une nocturne. Le public écoute la musique et se balade au milieu des stands… cela créé un lien.

JMT : Chaque année nous essayons de trouver un artiste différent. J’ai beaucoup d’autres idées pour les années à venir ! Pour la soirée artistique de l’an prochain, nous accueillerons une artiste avec une voix en or…

– La Salon International d’Art accueille un invité d’honneur. Comment le choisissez-vous ? 

ECP : Cette année, l’invité d’honneur est Patrick Montalto, un sculpteur. Nous le connaissons depuis longtemps comme il faisait partie de l’association il y a quelques années, et nous apprécions ses sculptures. En plus il est un artiste adorable, charmant, ouvert, et nous apprécions cela. L’année dernière il était présent au salon pour faire partie du jury. D’un commun accord nous lui avons proposé d’être invité d’honneur cette année. Lorsqu’il a vu l’ambiance régnant au salon il a immédiatement accepté.

– L’association Reflets d’Art expose régulièrement dans la région. Avez-vous d’autres expositions de prévues ? 

ECP : Les expositions à St Cyr Sur Mer sont malheureusement terminées. Toutefois, nous exposons chaque année au mois de mars à Ollioules dans la salle d’exposition du vieux moulin. Nous proposons alors à des artistes de l’association de participer. À chaque fois, tout le monde est ravi : nos artistes, la ville d’Ollioules et le maire en personne. Nous exposons aussi à Hyères, au mois d’avril, dans la galerie. Nous allons également à Cassis, aux salles voutées, où  une quinzaine d’artistes peuvent exposer. De plus, nous nous rendons annuellement au Castellet et à Pierrefeu dans la salle à côté de l’office du tourisme. En 2016, nous allons exposer à Sanary, à l’espace Saint Nazaire, avec les associations collectives de la ville, pendant 15 jours. Chaque artiste de l’association apposera un ou deux tableaux.

 

Salon international d'art de hyères festival international de hyeres

Plus d’informations:

Site internet du salon : https://sites.google.com/site/saloninternationaldart/

 

Rencontre avec Mihoub : l’Artiste de la pleine conscience

mardi 3 mai 2016

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C’est en marchant vers l’atelier, dans les rues de Marseille, que je réalise à quel point les métiers de la création, à mi-chemin entre la découverte permanente et le choix des produits sont formidables. Riches en rencontres, audacieux dans leurs choix, authentiques dans leurs réalisations, osés dans leurs affirmations. Être Artiste c’est emprunter un chemin où rien n’est jamais écrit d’avance. Encore une fois, je me demande qui sera l’Artiste que je vais découvrir dans quelques minutes.

Mihoub… Un prénom, des œuvres et une bio que j’ai parcourue avant de préparer mes questions. La première chose que j’aperçois c’est un sourire, puis des yeux, rieurs, bienveillants. Place à l’atelier, nous entrons dans un endroit magique. Des pinceaux qui ont vécu, des chevalets, des toiles à même le sol qui sèchent lentement, s’imprégnant du temps qui passe, des Canada Dry, une clope, et une heure d’échange remplie de cette énergie qu’il transmet sans même s’en rendre compte.

Mihoub c’est maintenant à mes yeux l’Artiste de la pleine conscience, intuitif et spontané.

Bienvenue dans son atelier. Laissez-vous emporter par l’histoire de Mihoub : son parcours et ses réflexions autour de la vie et du processus créatif. Laissez-vous gagner par la magie de son travail, qui vous touchera, tout comme je l’ai été en découvrant ses œuvres. Place à l’Artiste.

Le parcours

« J’ai décidé de partir à l’aventure. C’était en 2000. J’avais la vingtaine, l’âge où sans doute on est en quête de nouveaux espaces, de nouveaux horizons. J’ai posé mes valises à San Francisco. A ce moment de ma vie, je ne connaissais pas grand-chose à l’Art. Les galeries, les musées, les expositions : ces domaines ne m’étaient pas familiers.

C’est quand je suis revenu pour la seconde fois dans cette ville deux ans plus tard, que tout a basculé. Mon histoire d’Artiste a commencé en décembre 2002.

Je vivais en colocation, je partageais un appartement en centre-ville, dans un quartier où beaucoup de personnes créaient. Ma colocataire réalisait des collages. Et puis il y avait ce designer qui vivait dans le même bâtiment. On voulait tous créer. Moi, j’écrivais des poèmes. Et nos jeunes années nous amenaient à réfléchir, à poser nos propres bases, on était en quêtes identitaires.

Quand mon ami designer est parti, j’ai acheté sa table et sa chaise. Et j’ai commencé le dessin. Je voulais au tout début dessiner des lampes. C’est à ce moment précis que j’ai commencé à faire émaner de mon esprit des personnages. On les voyait dans mes dessins de lampes. Je comprenais que la créativité jaillissait.

C’est sans doute le départ de tout, et surtout de cet émerveillement qui ne m’a jamais quitté. De celui qui te touche dans ton être profond, de celui qui transcende tout. S’émerveiller en permanence. C’était incroyable. J’éprouvais cette fascination originelle de la créativité, je découvrais le monde. Je me sentais aussi transporté qu’un Christophe Colomb découvrant l’Amérique ! Cette énergie-là m’a envahi et porté, immédiatement. Plus de retour possible. Je ne m’en suis jamais séparée.

Au début, je dessinais sur des tous petits formats, au crayon gris. Mes créations étaient très spirituelles, très chargées, comme si elles portaient des messages magiques.

J’habitais à Geary Street. C’était l’endroit qui réunissait sur un périmètre restreint de véritables chefs d’œuvres du surréalisme. Je n’avais que quelques mètres à parcourir et j’ouvrais les portes des galeries Là c’était un Dali, ailleurs un Miro ou un Picasso.

Je découvre l’Art, c’est à nouveau un émerveillement total ! La révélation absolue. Et je me mets à dessiner sur la place pendant 10 jours. Ces petits dessins au crayon gris ! Je vois des personnages apparaître, des lignes, des formes, cela me semble totalement incroyable. »

– Et tu dessines, ta carrière est lancée

« Oui je dessine. Je renvoie à ce moment-là une énergie incroyable. Je suis transporté et je crois en mes dessins. On est à San Francisco, pas à Paris. Aux US, si tu mets du bonheur dans ce que tu fais, le public te le renvoie. C’est allé très vite. J’entends « Waooh ! Mihoub ! C’est un travail magnifique ». Au bout d’un an, ma première exposition est lancée : « One year, One show ».

J’ai dessiné avec mon cœur. Avec du recul, je réalise que ce premier jet n’était pas encore abouti. »

– Mihoub, si tu es découvert si vite, toi, l’artiste autodidacte, c’est que tu as du talent !

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« J’avais un don. Mais aujourd’hui, avec un œil plus critique, en ayant vu le travail d’autres artistes, mes œuvres de l’époque n’étaient pas encore abouties.

J’ai aussi eu la chance de ne jamais galérer pour vendre mon Art. J’avais un emploi à côté. J’étais serveur et j’attaquais à 15 heures. Je finissais tard le soir. Le matin je me levais tôt et je dessinais. J’avais le temps de gérer ma passion et mon métier. J’ai pu aussi découvrir les magasins de ventes de produits beaux-arts. J’étais toujours chez Pearl’s. D’ailleurs, je voue une véritable passion aux magasins beaux-arts. Le seul magasin qui ressemble à ce que j’ai pu voir à San Francisco, c’est Passage Clouté à Paris, rue des boulets. Je ne manque jamais d’y passer quand je suis sur Paris. Bref, pour résumer : j’éprouve aussi un véritable amour pour les magasins de fournitures beaux-arts. »

« Je commence à fonder les bases de mon Art. Un Art très simple. »

Un jour un ami m’offre une boîte de pastel. C’est ainsi qu’un dessin magique est né : « L’enfant du monde ». Je contemplais ma réalisation en me disant que j’arrivais à dessiner des portraits bien que je sois totalement autodidacte.

Au-delà de ce constat, il existe cette fondation incontournable qui est et demeure le subconscient.

« L’Art ce n’est pas uniquement une création spontanée, c’est aussi ce moment présent où tout s’arrête. Ce moment où tu es ce que tu dois être, c’est-à-dire créatif. Tout être humain devrait être créatif. »

Aujourd’hui bien sûr, j’en parle avec du recul mais à l’époque, j’étais totalement illuminé. J’étais persuadé que j’allais devenir le plus grand peintre de tous les temps (rires). Cette énergie, cet ego sans doute démesuré m’a porté et c’est ainsi que j’ai duré. Je n’ai jamais cessé de croire. »

« Les clés dans la création sont : persévérance patience et croyance. Sans la croyance, sans la foi, tu ne peux rien créer. Je crois en mon Art depuis de longues années et cette énergie positive qui se dégageait les premières heures où j’esquissais mes premiers dessins allait me porter vers tout ce que je souhaitais : être et vivre en pleine conscience. »

La découverte de nouveaux horizons

« Un artiste m’a dit un jour « la seule chose que tu ne dois jamais faire c’est arrêter la peinture ». Alors j’ai décidé de découvrir d’autres horizons. Il y a eu Barcelone, Londres, la Malaisie. Certaines périodes étaient chargées de créativité, d’autres plus calmes. Je suis un peintre spontané, intuitif, je marche devant un chemin qui s’ouvre et se crée sous mes pas. »

Tu ne le connais pas ce chemin ?

« Non (silence).»

«Ce qui me permet d’avancer sur le chemin, ce sont les supports. Pour le moment les supports me permettent le travail de la matière, de la texture. San Francisco c’est l’initiation. Une période pendant laquelle j’ai beaucoup exposé. Mais on ne peut pas peindre et exposer. Des choix sont à faire. Quand on crée, on n’a ni le temps ni l’énergie de courir aux vernissages. Si San Francisco est ma référence, le point où tout a commencé, le chemin s’ouvre et se découvre sans cesse depuis. »

– « The more I paint the more I like everything ». Basquiat. Je comprends dans cette phrase que plus je peins plus je comprends le monde et plus je l’aime. C’est ton avis ?

« Non. La peinture ne m’aide pas à aimer le monde mais à être en contact avec mon être profond et à me recentrer sur mon être.

C’est important pour moi. Peut-être en revanche qu’elle améliore ma perception du monde.

Les phrases d’artistes qui ont été des pivots dans ma carrière il y en a deux :

A la question posée à Pollock (qui a été pour moi une grande source d’inspiration) : Comment savez-vous quand vous avez terminé une peinture ? Ce dernier répond : Comment savez-vous quand vous avez fini de faire l’amour ?

C’est exactement ça la peinture, c’est exactement ça la création.

Une autre phrase m’a marqué profondément. C’est encore une question posée cette fois à Pierre Soulages : Quelle est votre peinture préférée ? Il répond « Celle que je vais faire ».

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–  Tu as écrit : « Our mind is the last free space that we can explore or ignore… »

C’est l’esprit il n’y a plus que ça, surtout dans le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui. Et on voit avec la physique quantique, avec tout ce qui se passe chez Google où ils sont en train de créer des clones virtuels de nous-mêmes : l’esprit contrôle les actes. On se donne des défis incroyables comme celui d’aller sur la lune, mais en fait le plus important, c’est l’esprit : celui qui nous habite et nous transporte. C’est lui et lui seul qui nous permet de nous réaliser.

Pour en revenir à cette phrase de Basquiat, ce n’est pas tant le but de comprendre le monde qui m’anime dans ma peinture, mais cette notion de me sentir vibrer quand je peins. Quand tu crées une œuvre, tu ne la gommes pas, tu la vis ! C’est la vraie Liberté. »

Te coupes-tu parfois de ta peinture pour justement l’explorer à nouveau ?

Il m’arrive de me laisser des temps de pose. Mon esprit accumule alors des informations inconscientes et analyse son espace, les interactions humaines. Mes dessins et peintures en seront les représentations a posteriori. Je ne donne mes titres qu’une fois ma création finalisée. Et quand je reviens à l’Art, le mouvement, et l’énergie créative repartent d’une façon merveilleuse.

Tu habites Marseille. Es-tu inspiré par cette ville et ses habitants ?

Quitter San Francisco pour revenir en France a été difficile. Comme pour de nombreuses personnes ayant goûté à l’expatriation. Quand je suis arrivé à Marseille, j’ai immédiatement été saisi par la similarité avec San Francisco, similitude dans l’approche humaine. Par exemple, à San Francisco, au Blue Danube, un petit bar sans prétention où j’aimais prendre mon café du matin, l’auteur d’un Best Seller côtoie l’écrivain qui peine, tout ce petit monde se fréquente, sans prétention aucune si ce n’est celle de partager un moment complice ou solitaire. Mixité, toutes classes mélangée, toute ethnie confondue. J’ai ressenti cette similarité immédiatement à Marseille où j’ai mon atelier. Je possède un héritage arabe. Marseille c’est une ville, un port, des cultures qui vivent ensemble, des richesses incroyables. A Marseille tu as le sentiment que tout peut arriver. »

« Marseille c’est encore une ville de création, et non une ville d’exposition. »

– Où peut-on voir ton travail ?

Pour le moment dans mon atelier sur rendez-vous. Je ne montre pas beaucoup mon travail quand je suis en phase de création. Je reste concentré et je peins. L’exposition selon moi se fera naturellement quand l’aboutissement de mon travail sera au rendez-vous.

Je prépare aussi une exposition avec un collectif d’Artistes à la rentrée.

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Focus sur …

Peindre en pleine conscience. « Sois le changement que tu veux voir dans le monde ».  (Gandhi).

« Mes gènes, mon sang et les générations qui ont forgé l’être que je suis sont mon héritage culturel et religieux. J’ai été naturellement attiré par le soufisme. C’est en quelque sorte le mysticisme de l’Islam. Méconnu sans doute et pourtant le phare de cette religion. L’ancien Islam le portait et le propageait, celui interprété par une civilisation raffinée et aboutie, à l’aube, à la naissance de cette religion, le soufisme faisait déjà pleinement partie du monde des anciens. On dit que c’est le cœur même de l’Islam. On le vit, on le ressent profondément, c’est à l’intérieur de nous et lorsqu’on souhaite le décrire c’est souvent une tâche impossible.»

« Un jour, un homme a demandé « Pouvez-vous nous expliquer ce que vous ressentez ? ». Il a répondu : « Pouvez-vous expliquer à quelqu’un qui n’a jamais goûté le miel ce qu’est le miel ? ».

« La pleine conscience c’est un ressenti. Très précieux, très personnel. Il vibre en toi, ici à ce moment-là, tu as chassé l’égo, tu es face à toi, ton être profond et tu rayonnes. Quand tu rayonnes, tu touches le monde. C’est dans la bienveillance, dans cette énergie, qu’à ce moment tu propages ce courant et c’est à ce moment que les autres sont touchés sans même qu’ils s’en rendent compte. C’est magique. Si on veut que le monde aille bien, chacun doit se connecter à son être intérieur et apporter sa propre lumière. »

 

Secrets d’Artiste

L’approche créatrice

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Au tout début de ma carrière d’Artiste j’étais fasciné par les yeux. Et je dessinais de multiples lignes, sens, et courbes, des codes dans les lignes, des messages qui se perdent au détour de multiples chemins pour mieux se retrouver. Un mélange de géométrie une approche sans doute plongeant son inspiration dans la physique quantique, ce langage multiple laissé ouvert à des interprétations de tous les possibles.

Chacun prend et interprète en fonction des sens et des chemins qu’il souhaite emprunter.

J’ai rapporté de la librairie du Mucem un ouvrage sur la calligraphie. Le mouvement « calligraffiti » est né de ces multiples sens et sans comprendre toute la calligraphie arabe, j’aime contempler les écritures pour en interpréter certaines dans mes dessins. C’est un côté mystique qui revient et que j’aime dessiner dans toute sa spontanéité.

 

Mihoub

50 rue Cristophole

13003 Marseille

Site web

Page Facebook

 

Mihoub sera notre invité d’honneur le 12 mai à l’espace Label Art

Chemin des Delphiniums, Quartier Bassaquet, 83140 Six-Fours-Les-Plages

18h-21h : Trois heures de performance pour une soirée hautement artistique autour du lancement de la gamme 4ARTIST Marker by Pebeo

Entrée gratuite, sur réservation à happening@label-art.fr

 

En savoir plus sur le calligraffiti : Le graffiti arabe, Pascal ZOGHBI édition Eyrolles

 

Interview réalisé pour Label Art par Caroline CAMPO-DUSSOUET ©

Crédit Photos : Caroline CAMPO-DUSSOUET ©

Remerciement à Mihoub et à l’équipe Pébéo initiatrice du projet, notamment à Sébastien Arcouet et Yannick Cormerais. Merci à Jean-Luc de Pébéo pour sa patience.  Merci à l’équipe de Label Art pour son implication sur ce projet. Merci à Passage Clouté pour sa dynamique et son rayonnement de Paris à San Francisco :-)

 

 

 

Rencontre avec les organisateurs du Festival VRRRR

samedi 21 novembre 2015

Cette année, Label Art a le plaisir d’être partenaire du 4ème Festival VRRRR. Cet évènement se déroule au musée d’Art de Toulon durant le week-end des 20, 21 et 22 novembre. Hildegarde Laszak et Benoît Bottex organisent ce festival depuis ses débuts. Les deux coorganisateurs ont eu la gentillesse de m’accorder de leur temps, si précieux.

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Nous sommes le 19 novembre 2015, la veille de l’inauguration. Arrivée au musée d’Art, je pénètre dans une salle méconnaissable. Tout, pour le moment, n’est que bricolage de la part des artistes et des bénévoles. Grâce aux constructions de ces amoureux de l’art, les planches ont donné vie à des tables sur lesquelles les dessinateurs réaliseront leurs œuvres. D’autres planches ont quant à elles permis de réaliser des bancs pour le public. La sonorisation est installée en haut d’un grand escabeau, habillée d’un épais rideau. L’odeur de peinture fraiche mélangée à celle du bois apporte à ce lieu atypique, au sol jonché d’outils, une touche conviviale. Ce lieu, où l’on resterait volontiers, se prépare à accueillir douze dessinateurs, pas moins de vingt musiciens, et au moins autant de danseurs.

 

L’idée du Festival VRRR

Tout a commencé durant la participationdes deux coorganisateurs à des concerts dessinés. La création en direct et  l’action de dessiner devant le public les ont immédiatement conquis. Hildegarde Laszak et Benoît Bottex ont alors voulu proposer ce type d’expérience à d’autres artistes. Par chance, ils ont eu l’opportunité d’organiser un festival dans le musée. Cette possibilité de préparer un « évènement vivant » comme ils l’appellent les a tout de suite séduit. En effet, une simple exposition, « quelque chose de statique, où on prépare, on accroche et tout est terminé » n’aurait pas été satisfaisante pour les deux artistes. Avec le Festival VRRRR, les dessins sont mis dans une réalité, au cœur d’un évènement festif, proche du public. L’approche est plus humaine.

Dès le début l’intérêt pour le public est apparu comme une évidence, mais également pour les artistes, qui trouvent une relation unique et une approche particulière de la création. L’idée du festival c’est donc cela, la proposition d’un dispositif d’aménagement dans l’espace et dans le temps, pour que des dessinateurs vivent l’expérience du dessindevant le public, avec des musiciens. La notion de partage est essentielle. Le dessin n’a plus besoin d’attendre d’être dévoilé pour exister, cela se fait instantanément. Les artistes peuvent rajouter des choses ou modifier leurs œuvres selon l’activité du moment, les retours perçus, la musique… ils s’inspirent des choses existantes autour d’eux.

Le Festival VRRRR est un mélange des éléments qu’aiment ses deux organisateurs, un festival à leur image, la réalisation de ce qu’ils aiment vivre. Et cela fonctionne.

 

Photo prise par Benoît Bottex.

Préparation du festival VRRRR, par Benoît Bottex.

Les choix des artistes

Chaque artiste peut soumettre sa candidature pour participer au festival. Cette année, ils n’étaient pas moins de quarante dessinateurs à vouloir participer ! La moitié des douze dessinateurs sélectionnés est choisie parmi ces candidatures. L’autre moitié relève du choix des deux organisateurs. Leur but est de représenter un large diaporama des différentes pratiques contemporaines. D’ailleurs, le dessinateur peut devenir sculpteur ou musicien parfois, mais se passionne toujours dans des pratiques ouvertes.

Clavecin du Festival VRRRR, par Camille Jouglas

Clavecin du Festival VRRRR, par Camille Jouglas

Les bénévoles du festival VRRRR

Durant la semaine de préparation et de montage, près de vingt bénévoles ont prêté main forte à Hildegarde Laszak et Benoît Bottex. Pendant les trois jours du festival, quinze restent présents, et les douze dessinateurs se joignent au groupe, ainsi que la vingtaine de formations musicales (de un à six musiciens pour chaque groupe)… cela forme un groupe conséquent !

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Violon chinois, par Camille Jouglas

« L’art sauvera le monde » Fedor Dostoïevski

L’art… et la curiosité. Cela se ressent pendant le festival. Nul besoin d’être féru d’art contemporain ou initié à l’art pour apprécier ces instants de partage. Cet évènement est accessible à tous, il s’agit d’un moment de fête et de rencontres humaines ! Quelqu’un qui n’a jamais été intéressé par l’art, ou qui n’est même jamais allé dans un musée peut y trouver le moyen de lier des relations humaines. Il suffit juste d’être curieux et de franchir le portail…

D’ailleurs, la pratique du dessin,  qui ne nécessite que du papier et un crayon est connue et accessible à tous. Le festival met cette pratique en avant et en dévoile les qualités. En venant au festival, l’individu donne de l’importance à des choses qui pourraient paraitre légères, et pourtant… Grâce au festival, le public se rend compte que ces petites choses-là, ces libertés très légères, qui semblent dérisoires, amènent beaucoup de messages. Il faut défendre ces choses-là. Il faut défendre cette liberté-là. C’est cette liberté qui sauvera le monde, Benoît Bottex en est sûr.

 

Deux coorganisateurs-dessinateurs

Le plaisir et la liberté s’emparent forcément des deux organisateurs durant le festival. Benoît Bottex, qui fait de la musique électrique et de la clarinette, ne peut s’empêcher de jouer de la musique. D’ailleurs, au cours du week-end il jouera à plusieurs reprises du violon chinois. Hildegarde Laszak, quant à elle, ne peut résister à l’appel des crayons.

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1ère salle du Festival VRRRR, par Camille Jouglas

Le reste de l’année

Le festival VRRRR occupe les deux organisateurs pendant près de trois mois pour sa seule préparation. Le reste de l’année, le Metaxu devient leur principale activité. Il s’agit d’un lieu d’art, où sont reçus chaque semaine des artistes. L’ambiance y est très conviviale grâce à des séries d’expositions et une buvette où résonne de la musique.

 

Rendez-vous l’année prochaine !

Mais n’oubliez pas, le 4ème festival VRRRR se déroule jusqu’au dimanche 22 novembre !

 

Camille de Label Art