Archive pour la catégorie ‘Non classé’

Choisir son médium beaux-arts

lundi 18 avril 2016

Les médiums, véritables alliés pour manier la peinture selon ses envies, peuvent être utilisés dans les techniques de la peinture acrylique ou de la peinture à l’huile. Chaque médium modifiera les caractéristiques de la peinture, sa texture ou son apparence. Label Art vous explique le rôle de chaque médium.

 

Médiums pour la peinture acrylique

peinture acrylique, médium acrylique

Les médiums pour l’acrylique permettent de jouer sur la brillance et la flexibilité de la peinture.

Ces médiums et gels sont compatibles entre eux dans la même gamme et marque.

Ils se décomposent comme suit :

 

– les médiums fluides :

– médium fluide mat,

– médium fluide brillant,

– médium fluide brillant pour glacis.

Grâce aux médiums fluides, le peintre obtient des effets fluides, joue sur la matité, la brillance et la transparence de la peinture. Les médiums fluides modifient également la profondeur et la luminosité des couleurs. Le retardateur de séchage fait aussi partie de la catégorie des médiums fluides.

 

– les médiums gels :

Ces gels médiums ont la particularité d’augmenter la brillance de la peinture, sa matité et sa transparence. Grâce à ces gels épais il est possible de travailler en structure avec la peinture acrylique. De plus, les médiums gels permettent d’obtenir des effets de texture et de matière.

 

– les gels structurés :

Ces gels se relèvent indispensables pour créer effets, des empâtements et des reliefs. Diluables à l’eau, ils ne font pas de craquelure. Grâce aux gels structurés il est possible d’obtenir des effets variés dans la technique de l’acrylique.

 

– les médiums à empâtement :

Cette gamme se décline en deux médiums : la pâte à peindre et le modeling paste. Cette pâte épaisse permet de travailler la texture de la peinture : réalisation de reliefs, d’effets de matière et d’épaisseur.

Modeling paste Amsterdam

Modeling paste Amsterdam

 

– les vernis :

Brillant ou mat selon les préférences de l’artiste et l’univers du tableau, les vernis doivent être appliqués après le séchage complet de la peinture.

 

Médiums pour la peinture à l’huile

peinture huile, médium huile

Avant l’utilisation des médiums suivants, la peinture à l’huile peut être diluée selon les envies du peintre. Pour cela, il est conseillé d’utiliser de l’ essence de térébenthine. Bien qu’elle dégage une très forte odeur, l’essence de térébenthine est incolore, transparente et compatible avec tous les médiums. De plus, elle permettra de nettoyer les pinceaux tout en les protégeant.

 

Les médiums pour huile sont conçus à base de résine. Ils ont un triple pouvoir : ils fluidifient la peinture ce qui a pour effet de faciliter le travail, ils évitent les craquelures en régulant le durcissement de la pâte, et enfin ils protègent les pigments en favorisant leur conservation.

Les médiums pour l’huile permettent de modifier les caractéristiques intrinsèques de la peinture. Ainsi, ils peuvent modifier son temps de séchage soit en l’accélérant ou en le retardant, ils permettent également de changer l’éclat de la peinture, sa texture…

 

Plus précisément, nous pouvons lister ici les principaux médiums utilisés pour la technique de la peinture à l’huile.

– l’huile de lin :

Tout d’abord, l’huile de lin, qu’elle soit purifiée, décolorée ou cuite aura pour fonction d’augmenter la brillance de la peinture. Seule l’huile de lin purifiée retarde le temps de séchage, tandis que les deux autres l’accélèrent.

Huile de lin purifiée Talens

Huile de lin purifiée Talens

 

– l’huile d’œillette :

L’huile d’œillette , particulièrement épaisse, permet d’augmenter la consistance de la peinture. Ainsi, les traits de pinceaux résisteront visibles.

– les siccatifs :

Tout le monde connait cette particularité qui définit la technique à l’huile : la peinture met du temps à sécher ! Cependant, grâce aux siccatifs, le temps de séchage peut être accéléré. Mais ce n’est pas tout ! Ces médiums permettent également de jouer sur la brillance et la transparence de la peinture. Les couches de peinture pourront ainsi se superposer.

Le médium Flamand, d’ailleurs, est un siccatif idéal pour la réalisation de glacis.

Médium Flamand Lefranc & Bourgeois

Médium Flamand Lefranc & Bourgeois

Pour aller plus loin :

> Wikipédia : « Médium à peindre »

> Fleurus : Les cahiers du peintre

La féminité chez Label Art

mardi 22 mars 2016

La Journée Internationale des Droits de la Femme

Pour les Nations Unies, la Journée Internationale des Droits de la Femme est « un jour où les femmes sont reconnues pour leurs réalisations, sans égard aux divisions, qu’elles soient nationales, ethniques, linguistiques, culturelles, économiques ou politiques. »

Concours sur la Féminité - Mars 2016

Concours sur la Féminité – Mars 2016

Pour de nombreuses personnes, la Journée Internationale des Droits de la Femme est plus largement l’occasion de se rappeler les inégalités persistantes dans le monde. Des inégalités selon le pays où nous naissons et vivons. L’occasion de ne pas oublier l’immense écart qui persiste entre les femmes et les hommes. Des différences dans les conditions de vie, salaire, éducation, travail, harcèlement…

La journée de la femme est l’occasion de ne pas oublier que de nombreuses inégalités demeurent.

 

L’histoire du 8 mars 

La première fois qu’une femme a évoqué la création d’une journée dédiée aux femmes, nous étions en 1910. Cette démarche, animée par Clara Zetkin, a alors été perçue comme révolutionnaire. Et cela a redonné du courage à tellement de femmes ! En 1917, elles étaient des milliers de femmes russes à choisir cette date pour débuter une grève en réclamant « paix et pain ». Quatre jours plus tard, le tsar abdique et les femmes obtiennent le droit de vote.

Ce n’est qu’après 1945 que le 8 mars est devenue une tradition mondiale. Les Nations Unies ont reconnu cette journée en 1977. En France, il aura fallu attendre 1982. Aujourd’hui, la journée internationale des droits des femmes est un jour de fête nationale dans de nombreux pays.

Le 8 mars, les frontières, les barrières linguistiques, économiques, culturelles et politiques disparaissent. Les femmes s’unissent dans leur quête d’égalité, en se souvenant du chemin parcouru et de celui qu’il reste devant à elles.

 

En regardant les photos des œuvres envoyées sur le thème de La Féminité, l’équipe de Label Art est heureuse de constater que pour les artistes aussi, cette journée ne connait aucune limite. Les femmes représentées sont toutes différentes. Le bonheur s’oppose à la mélancolie, l’apaisement, la sérénité, l’énergie, la sensualité, la précision ou le flouté. Tant de femmes en chacune, tant de beauté. Toutes différentes, et pourtant si proches…

« L’Éternel féminin nous attire vers le haut » écrivait Goethe.

 

Nous tenons à remercier une nouvelle fois l’ensemble des artistes ayant participé à notre galerie. Ce fut pour nous un réel plaisir de relayer leur travail aux yeux de milliers d’autres personnes.

Toute l’équipe Label Art

 


 

Peinture au café, par Bour Asmaa à suivre ici : https://www.facebook.com/JustColort/

Peinture au café, par Bour Asmaa
à suivre ici : https://www.facebook.com/JustColort/

 

"FRD KHL"  Toile réalisée par Argadol. Technique mixte et peinture acrylique

« FRD KHL »
Toile réalisée par Argadol. Technique mixte et peinture acrylique

 

"Déception"  Oeuvre réalisée par IZABEL. Huile au couteau.

« Déception »
Oeuvre réalisée par IZABEL. Huile au couteau.

 

" Sirène émerveillée " par Jean-Jacques BRIQUET contact@jjbriquet.com

 » Sirène émerveillée  » par Jean-Jacques BRIQUET
contact@jjbriquet.com

 

La fabrication des cadres chez Label Art

samedi 16 janvier 2016

Grâce à notre article « Connaissez-vous la fabuleuse histoire de Label Art », vous avez pu découvrir notre société et son histoire. Aujourd’hui, je vous propose de venir chez Label Art, et de rentrer dans son usine Provençale pour découvrir sa fabrication de cadres sur-mesure.

Imaginez. Un grand bâtiment rouge. Une gigantesque porte coulissante de la hauteur du bâtiment. Un léger bruit de compresseur. Vous passez alors la porte de l’atelier. Sur votre droite, tout n’est que carton, papier bulle et scotch. Il s’agit du service expédition.

Mais sur votre gauche, le spectacle est tout à fait différent… unique. Et atypique ! Des racks maintiennent debout de grandes baguettes qui vous dépassent… hautes de 3 mètres, ces baguettes sont toutes enveloppées dans leur papier de protection blanc. Ainsi protégées, elles paraissent toutes identiques, et sont pourtant si différentes.

Baguettes d'encadrement

Baguettes d’encadrement – Photo et crédit : Label Art

 

Le bruit des baguettes de bois qui se touchent n’est pas sans rappeler celui des baguettes de batterie au début d’un concert. Dans toute l’usine, les outils chantent leur musique mécanique. Le martèlement sourd des deux assembleuses pneumatiques se mêle aux coupes aigues des deux scies, tandis que le compresseur joue les basses… Ces sons s’envolent à travers l’atelier, jusqu’à son haut plafond…

Je vous sens à mes côtés. Commençons notre visite pour découvrir comment Label Art fabrique ses encadrements

 

Au début était la perche…

Tout commence par ces grandes longueurs de 3 mètres. Solidement emballées et très bien protégées, les longueurs sont livrées au mètre. Les commandes atteignent rapidement jusqu’à 1 000 mètres d’ailleurs ! Dans l’usine, le rangement des longueurs est un véritable challenge pour Sylvain, le responsable d’atelier. Et pour cause ! « Nous avons plus de 100 références de baguettes en stock, il faut être organisé ! » précise Sylvain. D’ailleurs, les racks de rangement verticaux ne suffisent plus, de nouveaux rangements horizontaux ont été installés.

Pour chaque commande de cadre, les menuisiers récupèrent la baguette souhaitée et la fabrication débute sur une drôle de machine…

 

Scie d'encadrement

Scie d’encadrement – Photo et crédit : Label Art

 

… puis il y eu la scie…

L’étape de la coupe se déroule sur une drôle et grosse machine dotée d’une scie à onglet. Tout commence par le report des dimensions du cadre fabriqué. Chez Label Art, les fabrications de cadre se font sur-mesure et sur commande. Par conséquent, les menuisiers modifient les dimensions de coupe pour chaque cadre.

La baguette est maintenue directement sur la règle, en butée dans un report d’angle.

La baguette est ensuite coupée, dans un bruit strident, grâce à la scie à double lame. Des lames affutées pour obtenir des coupes propres et sans éclat ! Ces doubles lames permettent de couper les angles à 45°, en vue du montage à venir. Les menuisiers obtiennent alors les deux largeurs et les deux longueurs nécessaires à l’encadrement.

Règle d'encadrement

Règle d’encadrement – Photo et crédit : Label Art

 

… pour ensuite procéder à l’assemblage…

Les largeurs et les longueurs sont empilées et placées sur une fine et longue table qui traverse l’atelier. Les unes après les autres, les commandes se suivent… Derrière cette table se trouve la seconde machine.

Longueurs et largeurs d'encadrement

Longueurs et largeurs d’encadrement – Photo et crédit : Label Art

 

Pour assembler les longueurs et les largeurs, les menuisiers utilisent tout simplement… une assembleuse ! Une assembleuse pneumatique à agrafage. Grâce à leur expérience, ils savent apprécier l’épaisseur des baguettes au moment de faire le choix des agrafes : 7mm, 10mm, 12mm ou 15mm. Sylvain nous explique : « Il ne faut pas que les agrafes soient trop grandes, bien sûr, sinon elles risquent de transpercer le bois ou de le fissurer ; mais des agrafes trop petites risquent de voiler l’encadrement avant que celui-ci ne soit posé sur le châssis entoilé ! ». Pour garantir la solidité de l’encadrement, les menuisiers posent effectivement au minimum 5 agrafes, réparties sur la largeur de la baguette. Une superposition est tout à fait réalisable pour apporter une solidité supplémentaire.

Assembleuse pneumatique

Assembleuse pneumatique – Photo et crédit : Label Art

Les « griffes » de l’assembleuse maintiennent fermement les montants pendant la pose des agrafes. Le système pneumatique, aussi rapide que solide, est particulièrement bruyant !

Assemblage de l'encadrement

Assemblage de l’encadrement – Photo et crédit : Label Art

Les montants sont agrafés dans un ordre bien précis : chaque largeur est agrafée avec une longueur, puis les angles obtenus sont réunis. Dans cet agile jeu d’assemblage, les baguettes sont déposées rapidement sur la table, dans un bruit sec et régulier.

Le cadre est alors terminé ! Mais on ne s’arrête pas là…

 

… et enfin protéger le cadre.

Label Art veille à la qualité de ses encadrements. Il est important qu’ils ne subissent aucun choc, soit lors du transport par colis dans le cas d’une vente par correspondance, soit durant le transport jusqu’au magasin s’il s’agit d’une commande passée dans le shop de Six-Fours-Les-Plages.

Coin en carton de protection

Coin en carton de protection – Photo et crédit : Label Art

 

L’agrafeuse pneumatique clos de concert en apposant les 4 dernières agrafes. En effet, des coins en carton sont agrafés dans chaque angle des encadrements. Grâce à leur épaisseur et à leur double cannelure, ces coins cartonnés préservent des chocs et garantissent la protection des encadrements une fois fabriqués.

Protection des encadrements

Protection des encadrements – Photo et crédit : Label Art

Le concert de la fabrication de cadre s’achève ici s’il s’agit d’un cadre commandé via le site internet.

Lorsqu’il s’agit d’une commande passée en magasin, les menuisiers installent directement l’œuvre dans son cadre. Quelques dernières agrafes… et l’œuvre est terminée.

 

La marie-louise d’encadrement

Certains se demandent sûrement comment la fabrication se déroule lorsque l’encadrement doit avoir une marie-louise. Et bien… exactement de la même manière ! Seulement, les dimensions retenues lors de la coupe des baguettes ne sont pas celles de l’œuvre, mais celles de la bordure extérieure de la marie-louise. L’encadrement vient ensuite se superposer sur la marie-louise.

Atelier d'encadrement Label Art

Atelier d’encadrement Label Art – Photo et crédit : Label Art

 

La visite de notre atelier Provençal s’achève ici. J’espère que vous avez passé un bon moment.

Souhaiteriez-vous découvrir la fabrication des sous-verre ? À vous de nous le dire, nous pourrons alors prévoir une nouvelle visite…

 

Camille de Label Art

La peinture au couteau

lundi 13 juillet 2015

Peintre parisien -paris - montmartre - france

C’est curieux comme beaucoup de peintres aiment cet outil. Moins de contrainte, moins de finesse, moins de détails, travailler la peinture comme de la sculpture, allier liberté et spontanéité, sont peut être les raisons du succès de cet outil. Quoi qu’il en soit, bien que la peinture au couteau entre dans un domaine presque proche de l’abstraction, il faut adopter certaines règles pour plus d’efficacité et de perfection. Label Art vous explique comment les choisir et les utiliser.

Les différents couteaux en peinture

Il y a déjà plusieurs tailles et formes. Un seul couteau en poche ne suffira pas. Les fins et longs ne sont pas adaptés par exemple aux ciels et nuages, et grands aplats. Pour ces surfaces les couteaux larges sont efficaces. Ceux longs et pointus permettront de faire des lignes. Les tous petits et très anguleux seront adaptés aux détails et surfaces petites. Donc il est préférable d’avoir une large panoplie de couteaux, de multiples formes et tailles. Vous les trouverez tous pour satisfaire votre shopping sur le site LabelArt .

Quelle peinture s’adapte au travail au couteau ?

On peut utiliser tant l’acrylique que l’huile au couteau.

Ensuite ne jamais oublier, que ce soit pour l’acrylique ou l’huile, qu’il faut utiliser un médium pour épaissir la peinture, lui donner du corps et lui permettre un bon séchage. On mélange nos couleurs sorties du tube avec du medium sur la palette, et c’est prêt.

Pour l’acrylique on a toute une batterie de gels de structures épais à mélanger à la couleur en tube. Pour ce faire, il existe les gels de structure Liquitex, les mortiers Sennelier, le modeling paste Talens, à découvrir donc.

Pour l’huile, un médium épais tel que le médium vénitien ou le flamand de Lefranc & Bourgeois sont au top. La pâte à peindre Cobra est efficace ainsi que le medium en tube Sennelier. Avant de travailler, idem, on mélange une petite noix de médium à chaque couleur sur la palette.

La méthode

Un tableau se compose toujours de plusieurs plans, que ce soit un paysage, une nature morte ou même un portrait. Il faudra veiller à modifier la quantité de peinture, son épaisseur, la charge en fait, en fonction des plans. Plus on s’approche et plus on charge et sculpte. Plus le plan est éloigné, en profondeur, et moins on charge. Une touche lisse pour un ciel, en écrasant donc la peinture avec le couteau sera élégante. En revanche les feuillages en premier plan, eux, auront besoin d’épaisseur et de matière. Il est toujours discordant, d’avoir plus de matière dans les plans éloignés et profonds donc. Cela nuit donc à l’effet de profondeur. On peut même après avoir créé des nuances au couteau, racler le tout pour obtenir une surface lisse et fondu. De même faire un arrière plan au couteau, pour un portrait, lui réalisé au pinceau sans épaisseur, n’est pas un bon choix. Cela déséquilibre l’ensemble.

Peindre au couteau ne signifie pas non plus qu’il faut finir son œuvre dans la foulée. Il est certain que cette méthode nous emmène vers plus de rapidité et de spontanéité. Bien souvent la volonté est de ne pas se perdre dans les détails et pour créer des fusions de couleurs dans le frais. Mais là n’est pas la seule manière de pratiquer la peinture au couteau. Bien au contraire ! Laisser le temps à la peinture de sécher, permet lors de la reprise, de jouer avec les textures obtenues pour créer de nouveaux effets. On profite ainsi des creux et arrêtes, des reliefs pour nuancer et patiner. D’où l’intérêt d’utiliser toujours un médium pour activer le séchage.

Et puis, ce n’est pas parce que l’on choisit d’utiliser des couteaux que les brosses et pinceaux sont exclus.

Parfois un fond, une ébauche préalablement réalisée à la brosse offre plus de facilité pour poursuivre au couteau. Et inversement, en toute fin d’exécution, les pinceaux peuvent apporter des détails trop durs à faire au couteau.

A chacun sa méthode mais ces petites astuces vous aideront, j’en suis sure, à parfaire et embellir vos tableaux.

Pour aller plus loin

La Peinture au Couteau, livre + DVD inclus

Ecrit par Ewa RZEZNIK aux éditions Fleurus

Découvrez comment travailler l’opacité en peinture

lundi 2 mars 2015

Il peut arriver que nos couleurs, ou nos mélanges manquent d’opacité. On souhaite couvrir une surface et on observe que le fond blanc de la toile transparait, ou que des nuances, des détails que l’on voulait couvrir sont toujours visibles. Par exemple, on réalise une nature morte à l’ancienne avec un fond sombre. On prend de la terre d’ombre brulée ou du noir, ou les deux pour peindre le fond et aïe !! Ça couvre mal. Idem vous souhaitez poser un bel orange concocté par vos soins avec un jaune primaire et du vermillon. C’est transparent !! Cela se produit pour plusieurs raisons que je vais évoquer.

La concentration pigmentaire, c’est essentiel

La première est que tout simplement si vous avez dans votre mallette des tubes de mauvaises qualités, ou bas de gamme, il ne faut pas s’attendre à des miracles. Ces tubes sont peu concentrés en pigment. Ensuite il faut savoir, que certaines couleurs, même dans les hautes gammes, sont transparentes. Il existe des pigments, tels que le bleu de Prusse, la terre d’ombre naturelle, le blanc de zinc, le carmin, le vert de vessie et bien d’autres, qui sont par nature transparents. Vous avez l’indice d’opacité sur les tubes pour les repérer. C’est le petit carré. S’il est plein, la couleur est opaque, et s’il est vide c’est le contraire. A moitié plein, la couleur est entre les deux. Donc si vous recherchez l’opacité, préférez les couleurs opaques.

Comment obtenir une opacité maximale ?

Cela dit, il existe une astuce pour donner de l’opacité à un mélange : Utilisez le blanc de titane. Je vous l’ai déjà conseillé lors d’articles précédents : un blanc de titane de très bonne qualité est essentiel dans votre mallette. Et s’il est d’excellente qualité il sera super opaque. C’est ce qu’il faut ! Une petite dose de blanc de titane dans chaque mélange assurera à celui-ci une bonne opacité. Évidement cela va éclaircir légèrement votre mélange, le modifier un peu, mais la touche sera bien plus jolie et dense. Il faut parfois corriger alors le mélange avec des pointes d’autres couleurs. Et ça marche aussi avec des valeurs sombres ou foncées. Votre terre d’ombre brulée ne couvre pas, ajoutez un peu de blanc de titane, du noir et une pointe de rouge, et le tour est joué. Pour notre orange fait de jaune et rouge, une goutte de blanc lui assurera de l’opacité. Certes il sera moins saturé en couleur, moins vif, mais rien n’empêche par la suite de réajuster la couleur avec des glacis. Pour les couleurs sombres et brunes, on peut aussi utiliser de la terre de sienne naturelle ou de l’ocre jaune, et utiliser du vert oxyde de chrome pour opacifier des verts foncés,ça marche tout aussi bien et même mieux encore. Faites le test et vous serez convaincus.

 

Apprenez à décrypter les symboles inscrits sur les tubes de peinture

Nous prenons ici l’exemple sur un tube de peinture à l’huile Van Gogh.

1 : La résistance à la lumière

+++ = au minimum 100 ans sous conditions de musée

++ = 25 – 100 ans sous conditions de musée

La résistance à la lumière de toutes les couleurs est testée selon la norme ASTMd4303

 

2 : Transparence, opacité

Le degré d’opacité d’une peinture est indiqué par les symboles suivants :

un carré vide= transparent
un carré coupé par une diagonale = semi-transparent
un carré à moitié rempli = semi-opaque
un carré rempli totalement = opaque

 

3 : Le numéro de la couleur

Au lieu d’utiliser le nom de la couleur, vous pouvez utiliser ce numéro. Le numéro correspond toujours avec le même nom.

4 : La série de prix (facultatif)

Certains pigments sont plus coûteux que d’autres et entrainent une tarification de prix différente selon les couleurs d’une même gamme.

5 : Pigments

Dans cet espace sont indiqués les pigments utilisés dans la composition de la couleur.
En savoir plus :
Royal Talens

 

 

 

 

 

De la part de toute l’équipe de Label Art

vendredi 9 janvier 2015

Nous sommes vendredi 9 janvier 2015.

J’avais une tonne de choses à vous écrire, amis Artistes. Des cours vidéos à publier sur notre chaine Youtube, des astuces de peintres, des démos en ligne. Et puis aussi vous souhaiter tout le meilleur en ce début d’année.J’avais plein de projets qui ont stoppé net leur course effrénée car aujourd’hui, vendredi 9  janvier, le sens de mon travail prend une forme différente. Nous jouons tous notre rôle dans cette société. Par exemple vous, artistes, peintres et dessinateurs, vous assurez à ceux qui contemplent votre travail la mission de nous faire éprouver au plus profond de notre être des sentiments qui viennent s’entrechoquer dans nos tripes et nos cœurs.

Face à votre travail, nous nous émerveillons, pleurons, rions, enrageons aussi. Nous voilà à discuter vos choix, à valoriser votre travail ou au contraire à demeurer dans l’incompréhension voire la colère lorsque nous sommes déçus de ce que nous voyons. Vous touchez notre humanité la plus profonde. Vous ne nous laissez jamais indifférents et c’est là votre rôle : nous faire réfléchir et comprendre ce monde complexe dans lequel nous évoluons.

Vous le savez, nous sommes tous les premiers à relayer telle ou telle citation affichée sur le fil de nos actualités de nos réseaux sociaux. Parfois sans même stopper notre course folle et prendre le temps de réfléchir aux mots qui nous touchent. On partage et on passe au post suivant.

On « like », on commente sans cesse, on en devient presque boulimique des mots, et vite écoeuré par ce flux qui coule et dégouline de partout de façon incessante : ordi, tablette, téléphone. ..

Il existe une phrase qui moi m’a émue, à tel point qu’en plus de la relayer, j’y ai pensé pas mal de jours (et elle m’a énormément marquée pour tout vous dire). De ces mots qui vous vous secouent et vous marquent un bon bout de temps, voire vous tatouent à jamais.

Oh ! Ce ne sont que quelques mots. Cinq mots pour une phrase bouleversante de sens :

« L’art sauvera le monde »

L’auteur de ces mots (je vous assure qu’il en a écrit une bonne flopée d’autres en plus de ces cinq là) a vécu une enfance un peu difficile. Je crois qu’il énervait une certaine aristocratie pour son côté « débonnaire ». En même temps, ce gars là est quand même parti en Sibérie, au bagne plus exactement. Vous imaginez un peu sa vie … Il a écrit donc un jour, là, comme ça : « l’Art sauvera le monde ».

Ce gars là, celui même qui était d’ailleurs vers la fin de sa vie un croyant incroyable (oups) … du fait de son côté foncièrement agnostique en début de vie, a écrit ces mots là.

Cet écrivain, qui adorait Balzac et le regard que ce dernier portait sur la misère humaine évoquée dans ses romans, a écrit ces cinq mots : « l’Art sauvera le monde ».

Cet homme s’appelait Dostoïevski.

Je ne sais pas si l’Art sauvera le monde, mais croyez moi, aujourd’hui peut-être encore plus qu’hier, il y contribue.

Toute l’équipe de Label Art rend hommage aux victimes qui ont été cruellement assassinés mercredi dernier.

Je sais que ces cinq mots prennent toute leur force aujourd’hui, plus que jamais.

J’en ajouterai spontanément trois qui viennent compléter les cinq cités plus haut :

 


 

Caroline CAMPO

Directrice de Label Art

 

 

Une offre exceptionnelle spécialement pour mes lecteurs !

mercredi 14 août 2013

Ce matin en courant en bord de Seine j’ai souri. Un artiste installé tranquillement peignait Notre Dame. Quel bonheur ! La sérénité et la concentration se lisaient sur son visage. Je me suis demandé depuis combien de temps il était là, et si son esprit vagabondait ou bien se concentrait totalement sur la cathédrale.

En attendant, je voulais vous écrire au sujet d’une offre exceptionnelle et intéressante et voilà que mon esprit vagabonde !

Bon donc, je reprends : mieux vaut un visuel qu’on long discours alors, voici l’offre :

Enjoy 😉

Trop de technique tue l’Art … D’accord ou pas ?

vendredi 5 juillet 2013

 

Cet hiver au coin du feu, j’ai discuté, au cour de mes explorations artistiques, avec beaucoup de peintres et enseignants. L’un deux m’a cité cette phrase :

« Trop de technique tue l’art ».

J’ai pas bien compris ! Il m’a alors expliqué qu’une trop grande maîtrise de la technique nous enfermait dans des réalisations trop formatées, trop cadrées, et ainsi que l’on perdait en spontanéité et créativité. Je l’ai écouté, pas vraiment convaincue !

Quand à mon retour j’ai rapporté cette discussion à mon ami Roland, il a éclaté de rire. Il m’a dit avoir souvent entendu ce genre de citation et discours. Mais que bien évidement il n’était pas d’accord :

« Paradoxalement ce sont ceux qui ne maîtrisent pas la technique qui ont ce type de propos. L’histoire de l’Art, nous montre le contraire. Tous les maîtres de l’impressionnisme, jusqu’à l’art abstrait, étaient de très bons techniciens. Ils possédaient le savoir académique. Et c’est grâce à leurs connaissances qu’ils ont pu créer. Détenir la maîtrise technique ne signifie pas réaliser des œuvres magnifiques non plus. Mais la technique nous permet une meilleure notion d’harmonie, dans la composition, le choix des couleurs, une meilleure utilisation des matières et peintures, et surtout d’avoir ainsi les outils et les bagages pour exprimer sa créativité. C’est comme en musique. Un bon solo de guitare, c’est avoir en mémoire les gammes, un bon touché, et le feeling. On imagine pas quelqu’un qui n’aurait aucune connaissance en musique jouer comme Jimmy Page.

Là encore nous devons faire face à des personnes redéfinissent ce qu’est l’Art, et malgré leurs lacunes, font preuve de beaucoup de prétention ».

C’est encore un sujet à polémique, et votre avis m’intéresse….

La caisse américaine : un encadrement magique

vendredi 30 novembre 2012

On en voit souvent en galerie, ces encadrements aux lignes épurées, soulignant les œuvres pour la plupart contemporaines. Ce sont les cadres les mieux adaptés pour neutraliser les couleurs et ne mettre en valeur que l’essentiel : les œuvres et rien que les œuvres. Pas de chichi ni de tralala. Ces encadrements sont actuels, sobres et, question de goût, participent d’une façon quasi insolente à la mise en lumière de n’importe quelle toile.

Je veux parler de la caisse américaine.

La caisse américaine est la seule moulure qui ne recouvre pas du tout la toile. Je m’explique : les autres encadrements possèdent une feuillure qui vient recouvrir les premiers millimètres de la toile. La caisse américaine, elle, au contraire la met totalement en valeur, on peut donc apercevoir la toile dans sa totalité et aussi la tranche de la toile.

Par essence même c’est l’encadrement qui permet de mettre en beauté toutes les œuvres dites contemporaines.

Je n’ai jamais su avec exactitude pourquoi on appelle cet encadrement la « Caisse américaine ». Je sais en revanche que c’est ainsi que l’on nomme certains emballages qui justement possèdent quatre rabats supérieurs. De là à se demander si au départ la caisse américaine était donc une sorte de protection pour les toiles, qui a donc débordé de sa fonction première pour venir surprendre celui qui contemple ce tableau, il n’y a qu’un pas !

Ceux qui savent peuvent nous le dire ! Parce que moi, ma curiosité est piquée à vif là. Pourquoi la caisse américaine ?

En tout cas, ce que vous devez savoir c’est qu’en ce moment, cet encadrement a le vent en poupe ! C’est simple, pas une galerie qui ne décline ses expositions à coup de caisses américaines versions dépouillées des toutes basiques aux plus élaborées (avec montage et verre pour prolonger encore plus le spectacle et garantir une profondeur hallucinante). Parce ce que sincèrement moi, quand je vois ce qu’on peut faire en encadrement avec ce petit bijou, je suis stupéfaite ! Dans nos ateliers, on s’éclate. Quand nos clients nous confient leurs œuvres et nous laissent carte blanche, on la décline avec d’autres modèles, on réalise des montages tout à fait originaux et le résultat est juste … magique.

La Caisse Américaine c’est donc une moulure toute simple … ou pas ! Elle se décline sur tous les tons, et d’ailleurs, chez Label Art vous allez bientôt découvrir … mais chut … je divague là et l’équipe qui prépare actuellement sa nouvelle collection va me dire que je suis encore trop bavarde.

En plus je m’éloigne de mon sujet … 😉

Bon donc, on en était où ?

Mieux que des mots, je vous invite à jeter un coup d’œil sur la créa d’une Artiste encadrée avec ce petit bijou. Si vous avez vous aussi des œuvres, passez par le visioclic et envoyez-moi le résultat, je les publierai sur le blog !

Alors, n’est-ce pas tout simplement « THE » modèle idéal ? Franchement ….  Simple, efficace, juste ce qu’il faut, rien à enlever, rien à ajouter …

Caisse américaine

 

 

Bonne journée amis lecteurs

 

Et pour aller plus loin :

> Les caisses américaines chez Label Art

Comment réussir à peindre des objets noirs ?

vendredi 16 novembre 2012

Lors d’un précédent article nous avons vu comment peindre des sujets blancs. Voyons maintenant à l’inverse comment procéder pour peindre des objets noirs. Que ce soit  un vase, une panthère, une sculpture, une bouteille, et je ne sais quoi d’autre encore, il faut jouer de subterfuge pour donner l’illusion d’un noir profond, tout en donnant à notre sujet du volume. On l’a appris, pour donner du volume, il est nécessaire de nuancer autour de trois valeurs, une moyenne (la couleur propre), une claire (la lumière) et une foncée (l’ombre propre). Alors comment foncer du noir pour peindre les ombres propres ?? Puisque c’est ainsi que l’on travaille le modelé, en fonçant les valeurs et en les éclaircissant.

La règle de base est dans un premier temps de composé un gris très foncé. Celui-ci est légèrement coloré à souhait avec une pointe de bleu, d’ocre, de terre d’ombre naturelle par exemple. Ce gris constitue en fait la valeur moyenne de notre sujet. Nous utilisons alors le noir, pur, juste pour les ombres propres. Moins il y a de différence entre la valeur moyenne et le noir, et plus l’objet paraît noir. Il faut néanmoins garder une différence visible pour interpréter le volume au mieux.

Pour la lumière, il faut jouer aussi de subtilité. Celle-ci est peu intense, composée d’un gris à peine plus clair. Un éventuel petit rehaut de gris très clair placé au centre de la lumière donnera un effet de brillance.

Amusez vous à regarder précisément des objets noirs, et vous percevrez ces différences légères de valeurs suivant l’exposition à la lumière.

Voila ! Le tour est joué.

 

Pour aller plus loin

Sélection de tons :

Lefranc & Bourgois, Talens Sennelier côté huile,

Liquitex et Winsor & Newton côté acrylique

Peindre le blanc : lire l’article