Archive pour la catégorie ‘Non classé’

L’union du pastel et de l’huile …

Mercredi 25 janvier 2012
Pastel à l'huile Sennelier

Pastel à l'huile Sennelier

On connaît bien le pastel sec, mais moins le pastel à l’huile (ou le pastel gras).

C’est un matériel intéressant à découvrir. Il en existe évidement de différentes sortes et qualités suivant les marques. Il y en a de très durs jusqu’à de très onctueux. Ils ont, pour comparer, la consistance d’un rouge à lèvre.

On peint avec en les frottant à notre surface comme le pastel sec, mais plus énergiquement. Le grain est plus marqué et la touche a un effet plus « crayonnée ». On peut réaliser des fondus avec le doigt en frottant.

Avec cet outil, être précis demande une certaine maîtrise et dextérité. Mais pour des peintures style impressionniste c’est un outil très convaincant. Comme pour le pastel sec, les superpositions de couleurs sont limitées et les mélanges, plus limités, se font directement sur le support. Pour ces raisons il est nécessaire d’avoir une large palette de couleurs.

Le support de prédilection est le carton d’encadrement, même s’il existe des papiers spéciaux. Les pastels à l’huile Sennelier sont les plus doux du marché. Ils offrent une onctuosité parfaite et permettent un travail plus facile et riche en couleur. Ce sont mes petits chouchous.

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Pointu (technique pastel à l'huile)

Pointu (technique pastel à l'huile

Travailler en pâte avec le médium flamand Lefranc & Bourgeois

Jeudi 8 décembre 2011

Petit rappel sur l’utilité des médiums dans le cas bien précis de la peinture au couteau…à l’huile.

J’en connais, qui ne s’embêtent pas et utilisent directement, telle quelle, la peinture sortie du tube. Je ne les dénoncerai pas mais j’ai des noms !! ;-)

Je sais ça marche. Mais cela présente quelques inconvénients, et surtout celui de ne pas assurer une bonne pérennité à l’œuvre. Je le rappelle, la peinture en tube est très pauvre en résine. Elle ne contient que le juste nécessaire d’huile pour assurer la liaison des pigments. Pour réaliser nos tableaux il faut enrichir la peinture de résine, et lui apporter toute les qualités nécessaires à son durcissement et sa stabilité.

Peindre au couteau sans médium c’est s’exposer à des craquelures, des embus, un séchage long, et des « frisures ».

Tous les médiums à l’huile ne sont pas adaptés à la peinture au couteau. Sont à proscrire donc les médiums fluides. Au top, il y a le médium flamand de Lefranc & Bourgeois. Il est très épais, collant et ne dénature pas les couleurs. Il existe des médiums d’empâtement qui contiennent une charge blanche (blanc de zinc, de craie ou autre) qui éclaircissent les couleurs. Je ne les conseille pas pour cette raison bien qu’efficaces pour de lourds empâtements.

Le médium flamand est de loin mon préféré.

Pour l’utiliser il suffit sur la palette de mélanger à une grosse noix de peinture avec une petite noix de médium. Soit en volume : 2/3 peinture, 1/3 médium. On effectue ce type de mélange pour chaque couleur sur sa palette. Ensuite on attaque ces empâtements sur la toile en piochant de-ci de-là nos couleurs comme on le fait habituellement. Attention tout de même, l’huile ne permet pas sans danger de fort empâtement. Il faut rester raisonnable et se limiter à des épaisseurs au maximum de 3mm.

Et si l’on veut plus d’épaisseur et ainsi sculpter la toile, le mieux est de travailler tout à l’acrylique.

Comment maîtriser le cache liquide en aquarelle?

Mercredi 7 décembre 2011

Le masque liquide sert à isoler les zones qui doivent rester blanches sur une aquarelle, en leur évitant le contact avec la peinture. S’il ne faut pas en abuser – cette technique consiste avant tout à savoir maîtriser l’eau et gérer les blancs, aussi importants que la couleur – ce masque, aussi appelé gomme de réserve, vous rendra bien des services pour les endroits “critiques”.

Aussi je l’utilise essentiellement pour les petits détails, là où on n’a pas le droit à l’erreur, comme les reflets dans les yeux d’un sujet, les plis des lèvres, les gouttes de rosée sur les fleurs. On retire ensuite le cache sec à la gomme ou au doigt.

Ne jetez pas vos vieux pinceaux ! Ils vous seront extrêmement utiles pour l’application du fluide, qui est difficile à faire partir des ustensiles car il y forme une peau. Pour cette raison j’évite d’y soumettre mon matériel neuf ou haut de gamme.

Deux marques de gomme de réserve, Talens et Lefranc & Bourgeois, se complètent parfaitement puisque leur fluidité, leur teinte et leur mode d’application sont différentes. Je n’hésite pas à jongler avec les deux selon l’effet que je souhaite obtenir.

Cache liquide Lefranc & Bourgeois

Cache Liquide Lefranc & Bourgeois

Cache Liquide Lefranc & Bourgeois

Le drawing gum LEFRANC & BOURGEOIS quant à lui est d’un blanc immaculé, bien opaque et plus épais que son concurrent. A celui-là je réserve les endroits plus étendus, en l’étalant avec de plus gros pinceaux. Il fait merveille avec les techniques à l’éponge ! Je le trouve moins facile à enlever que le fluide Talens, mais son gros défaut vient de sa conservation dans le temps. Il faut en effet veiller à secouer le flacon de temps en temps même quand vous ne comptez pas vous en servir, sinon le drawing gum s’épaissit en prenant une consistance de soupe au tapioca… toujours utilisable, mais beaucoup plus difficile à exploiter !

Il n’en reste pas moins un produit bien fini, qui ne laisse aucune trace sur le papier une fois retiré.

Cache liquide Talens

Cache liquide TALENS

Cache liquide TALENS

Le cache liquide TALENS est gris, très fluide et transparent. Sa couleur bien visible facilite son application et sa fluidité permet de réaliser des détails d’une grande précision. Je m’en sers avant tout pour isoler les légers reflets sur les visages, fleurs et objets, en l’associant à des plumes à dessin ou des pinceaux de petits calibres. L’utilisation d’une vieille brosse à dents par frottement ou projection de gouttelettes donne aussi des résultats intéressants. Je reprocherai simplement à ce cache de laisser parfois le papier moins blanc qu’à l’origine une fois enlevé.

Voir les masques : cliquez ici

Mettre en valeur une nature morte

Vendredi 25 novembre 2011
Astuce de peintre

Astuce de peintre

Voici une toute petite astuce pour donner à une simple nature morte plus de préciosité. Imaginons avoir peint sur un petit tableau une pomme, ou un petit vase avec quelques fleurs. Le tableau semble très minimaliste et simple. Maintenant, comme si le sujet était posé sur une surface brillante, nous allons peindre son reflet au sol.

Ce reflet ne devra pas être trop net, trop présent, ni trop fort au niveau des couleurs. Si le sol est foncé, on peindra le reflet avec les couleurs du sujet mais en plus foncé. Et inversement si le sol est clair, le reflet reprendra les couleurs du sujet en plus claires. A la base de l’objet, son reflet sera presque net, et au fur et à mesure, il s’estompera en s’éloignant.

Sur un tableau déjà peint et sec, la technique des glacis est efficace aussi pour peindre tout en transparence le reflet.

C’est un tout petit truc qui donnera plus d’éclat et de valeur à une toute simple nature morte.

L’astuce du cutter en aquarelle …

Jeudi 24 novembre 2011

Je vous parle souvent de mon amie Christelle et de ses petits malheurs. Sachez qu’elle est ma meilleure amie et que nul article n’est publié sans son approbation. Je ne me moque pas d’elle mais utilise ses erreurs et petites catastrophes pour nourrir mes sujets pédagogiques. A l’inverse elle m’inspire aussi et je l’admire pour sa spontanéité. Elle m’impressionne aussi quand elle découvre une nouvelle astuce pour créer de beaux effets. Ainsi ce weekend je l’ai vu peindre à l’aquarelle en utilisant un cutter !

Le cutter ! On connaît la combine pour enlever une tache, un trait, en grattant délicatement avec la pointe de la lame.

Christelle l’a utilisé dans le frais, et non pas avec la pointe, mais avec le tranchant de la lame, à plat. Elle a déposé de la couleur généreusement, puis en raclant avec la lame a fait ressortir des blancs. Je précise qu’elle travaillait un grand format, donc sur une grande feuille de papier. Le jus d’aquarelle est enlevé ainsi avec précision avant de pénétrer le papier. Ces retrais, par contraste avec les zones colorées, offrait à son œuvre de beaux éclats de lumières intenses.

Je me suis inspirée par la suite de cette astuce pour réaliser de petits rehauts de lumière dans le frais, ainsi que de jolis pétales blancs, sur une petite aquarelle représentant un bouquet de fleur de pommier. Pour ce faire j’ai juste utilisé un morceau de lame. Le résultat est sympathique et très différent des multiples solutions (papier essuie tout, drawing gomme, réserve) connues pour faire ressortir des blancs. Pour une écriture vive et spontanée c’est un outil à tester.

Merci Christelle, je t’adore.

découvrir les aquarelles, les outils de coupe, le papier Aquarelle Clairefontaine

Méditation : Massenet ou botanique ! A vous de voir …

Mardi 8 novembre 2011

Quand je suis soucieuse ou stressée, j’ai un « truc » ! Cela pourrait s’apparenter à de la méditation. En fait, c’est de l’observation. Je fais … de l’illustration botanique ! Je vous garantis que cette observation du détail me vide l’esprit et j’en ressors régénérée.

L’illustration botanique est tout à la fois de l’art et de la technique. Elle demande de la concentration, un certain savoir-faire et de la patience !

Concentration

L’observation minutieuse d’une plante est un réel plaisir. La peindre permet d’aller plus loin pour bien montrer ses particularités et son anatomie complète.

Savoir-faire

- Il faut que le dessin soit EXCELLENT ! Pensez que votre fleur (ou votre plante) risque de se flétrir. Prévoyez d’en faire une photo, on ne sait jamais.

- Faites votre croquis au crayon de graphite noir, grandeur nature.

- Décalquez le et reportez le sur votre papier aquarelle (300 grammes)

- Prenez des notes de couleur à la lumière de l’extérieur si possible. C’est nettement mieux. Important ! Dans une peinture botanique, la lumière vient toujours de la gauche.

Patience

En effet, il faut de nombreux lavis pour donner du relief. Pour rendre la transparence et la profondeur des couleurs, il est nécessaire de faire plusieurs passages.

Matériel nécessaire

Pour la couleur, vous pouvez au choix utiliser :

- L’aquarelle

- Les crayons de couleurs (je vous conseille les crayons de couleurs professionnels car ils n’ont rien à voir avec les crayons de couleurs de votre enfance peu chargés en pigments). Ce médium bénéficie d’un riche nuancier qui permet la réalisation aisée des dégradés subtils.

- Les crayons aquarellable

- L’Encre de Chine

Personnellement, j’aime bien les crayons de couleurs. La technique est la même que pour l’aquarelle. Il faut plusieurs couches pour le rendu des couleurs. Je peux aller jusqu’à six couches (même quelquefois dix). A la fin le résultat est superbe : on dirait une peinture à l’huile !

- Papier à partir de 300 grammes et plus. Moi je privilégie le papier satiné qui me permet des aplats doux.

- Les pinceaux pour l’aquarelle doivent être de qualité pour être garants de la réussite de votre œuvre. Je n’insisterai jamais assez sur ce point. Essayez et vous comprendrez !

Illustrateur botaniste le plus célèbre :

Joseph Redouté (1759 – 1840)

Que faire de vos planches botaniques ?

Les encadrer et les garder pour vous. Ou les offrir. Ou les vendre. Vous serez sans doute sidérés de constater qu’il y a un véritable marché pour ces œuvres d’art d’un genre si particulier.

Edvard Munch : le peintre qui criait

Lundi 7 novembre 2011

Vous vous souvenez certainement du vol rocambolesque du célèbre chef-d’oeuvre d’Edvard Munch « Le cri », en 1994. Les voleurs demandaient alors une rançon de 1,2 millions de dollars. Non seulement on ne leur versa rien, mais ils furent arrêtés.

Ensuite, rebelote, le 22 août 2004. Deux hommes armés et encagoulés font irruption en plein jour dans le musée Munch d’Oslo, et devant les gardiens et visiteurs médusés s’emparent du tableau et s’enfuient. Le monde de l’art est en émoi. Une enquête est diligentée. Aucune rançon cette fois-ci n’est demandée. Et on se demande qui aura le courage de négocier une toile aussi facilement identifiable ?

En 2006, ouf ! « Le cri » est retrouvé intact. La bande de pied-nickelés avait volé ce tableau pour faire diversion pendant que le reste de la troupe cambriolait une banque ! Ils avaient vu juste car la police s’était précipité au Musée et ils avaient pu commettre leur cambriolage en toute tranquillité.

La notoriété mondiale du « cri » est telle qu’on a un peu oublié les autres tableaux du peintre. Pourtant l’œuvre de Munch ne laisse personne indifférent. Actuellement, se tient au Centre Georges Pompidou, une exposition qui rend hommage à ce peintre halluciné et je vous encourage vivement à y aller. Vous n’y verrez pas le fameux « Cri » car après toutes les péripéties qu’a subi ce tableau, les autorités norvégiennes hésitent à le faire voyager !

La conception du « Cri »

Dès son apparition en 1893, le tableau suscite le scandale. Mais son intensité dramatique va influencer un nouveau courant pictural : l’expressionnisme. Dans « Le Cri » (1893) Munch se représente titubant contre la balustrade d’un pont qui domine la mer en colère. Il est hagard. Il se sert les tempes des deux mains et hurle sous un ciel sanglant. On voit dans le lointain ses deux amis s’éloigner.

Il a introduit dans ce tableau (il en existe 50 versions) un moment d’angoisse vécu à un moment bien précis. Il a eu l’impression alors que le ciel devenait rouge, qu’il entendait un cri qui n’en finissait plus.

Il raconte la scène de la façon suivante :

Je longeais un chemin en compagnie de deux amis.

C’est alors que le soleil se coucha.

Le ciel devient tout à coup, rouge couleur de sang.

Je m’arrêtai, m’adossai, épuisé à mort contre une barrière.

Le fjord d’un noir bleuté et la ville étaient inondés de sang et ravagés par des langues de feu.

Mes amis poursuivirent leur chemin alors que je tremblais d’angoisse et là, je sentis que la nature était traversée par un long cri infini.

Une personnalité torturée

Devant cette œuvre, on est en droit de se poser la question : pourquoi ce pauvre Munch était-il si torturé ? Croyez-moi, il avait de quoi… Déjà bébé, il angoissait ! « Dès l’instant de ma naissance, les anges de l’anxiété, de l’inquiétude et de la mort, se tinrent à mes côtés. » confiait-il dans son journal intime.

Il est vrai qu’il avait raison, le pauvre !

1863, Naissance à Löten. Sa vie est marquée par un contexte familial dramatique. Jugez plutôt : sa mère meurt de tuberculose alors qu’il n’a que 5 ans. Puis c’est le tour de sa grande sœur âgée de 15 ans. Son père se réfugie alors dans la religion et sa petite sœur sombre dans la dépression.Ces drames lui font très vite comprendre le caractère éphémère et tragique de l’existence.

Sa propre santé physique et mentale se révèle très fragile. Il culpabilise d’être vivant, alors qu’il a perdu tant d’êtres chers. Il souffre de bouffées d’angoisse qui manquent à tout moment le faire basculer dans la folie. Il passe une bonne partie de sa vie à … l’hôpital. L’art lui permet alors d’extérioriser sa souffrance. Tout petit, il se met à crayonner au dos des ordonnances de son père médecin !

1885, il peint « L’enfant malade » en souvenir de sa sœur Sophie. Il exprime dans cette œuvre sa souffrance devant la maladie et la mort. Et que dit-il ? « Sans la peur et sans la maladie, ma vie serait comme un bateau sans rames ». Les critiques hurlent au « fou » devant ce tableau éloigné de la tradition académique. Ils parlent d’une grande … « répugnance »,  d’une « laideur absolue ».

1892 à Berlin, il fait une exposition de météorite : exposition aussitôt ouverte, aussitôt fermée ! Ses œuvres font scandale. Les insultes pleuvent.

1912 à Cologne enfin, une exposition de 32 toiles lui permettra d’atteindre la notoriété sur la scène internationale. Il a 49 ans et il peut vivre de son art.

Des relations tourmentées avec les femmes

Munch était un très bel homme et sa beauté exerçait une sorte de fascination sur les femmes. Sa réserve et sa distinction faisaient le reste. Malgré de nombreuses conquêtes, il restera célibataire toute sa vie.

En 1885, il a une relation adultère avec Milly Thaulow, l’épouse d’un capitaine, et sa jalousie lui provoque des crises hallucinatoires, jusqu’à ce que le capitaine s’en mêle et mette fin à l’idylle des tourtereaux.

Plus tard en 1898, il connaîtra une superbe rousse : Tulla Larsen, fille d’un riche négociant en vins. Craignant de transmettre les maladies qui ont décimé sa famille, il refuse de l’épouser et de lui faire des enfants. Alors, Tulla déprime et menace de se suicider. Elle brandit devant lui une arme à feu pour lui montrer sa détermination. Il veut l’empêcher de commettre l’irréparable, il saisit l’arme, le coup part et … une de ses phalanges avec ! Il ne reverra plus jamais Tulla.

Il vivra de plus en plus seul. Pas tout à fait, cependant, la dive bouteille lui tiendra compagnie…

Une vie d’angoisses continuelles

On comprend pourquoi sa conception de l’humanité, sa vision de l’amour, sont d’un pessimisme si effrayant. Chacun se croise sans se voir, sans communiquer, chacun se noie dans l’angoisse. Sa terreur est palpable même dans ses paysages qui sont oppressants avec des formes lourdes et torturées

Au début, Munch peint d’une manière très figurative. Mais inévitablement, sa nature tourmentée lui dicte de projeter ses émotions sur la toile

« On ne devrait plus peindre des scènes d’intérieur,, des gens en train de lire, des femmes à leur tricot. On devrait peindre des êtres qui respirent, sentent, souffrent et aiment. »

Il évoque son vécu dans un style d’abord symboliste puis expressionniste. Il développe une activité débordante et se livre à des expérimentations créatrices. Il peint avec prédilection durant ses insomnies, la nuit. Dans « Le noctambule », Munch surgit devant nous comme un halluciné.

La délivrance

Malgré sa constitution fragile, il meurt à l’âge honorable de 80 ans. Il meurt bêtement si l’on peut dire. La Norvège étant sous l’occupation allemande, l’ennemi a décidé de faire sauter les ponts pour l’isoler davantage. L’une des déflagrations est telle, qu’elle brise les vitres de la maison du peintre. Il sort alors dans son jardin pour constater les dégâts, prend froid et ne se rétablit pas.

Il lègue un millier de tableaux à sa ville : Oslo.

Exposition en cours

PARIS – Centre Georges Pompidou

Du 21 septembre 2011 au 9 janvier 2012

Hommage à Edward Munch

Hommage à Edvard Munch

Comment massacrer un pastel en 10 secondes …. et sans tronçonneuse en plus !

Mardi 18 octobre 2011

Dans la série les mésaventures de Christelle voici la dernière. Ma pauvre amie a tout massacré un joli pastel sec qu’elle avait particulièrement réussi.

Et comble du paradoxe, c’est en voulant le protéger que les dégâts apparurent. Un pastel, c’est fragile. Pour le protéger la meilleure solution est de le mettre sous verre, à l’abri de tout frottement. Christelle, voulant bien faire, a pulvérisé du fixatif sur son œuvre, avant de l’encadrer. Du coup, l’œuvre est maintenant exposée au fond du placard aux rayon peintures ratés.

Le fixatif pour pastel sec fonctionne très bien. Il fixe la poudre et donne un aspect, suivant la dose, légèrement satiné comme un vernis. Mais le fixatif possède le terrible défaut de modifier quelque peu les couleurs d’un pastel. Il va foncer globalement toutes les couleurs, et inversement rendre les blancs et les jaunes transparents.

Imaginez tous vos rehauts de lumière s’estomper sous le fixatif ! Aïe ! C’est ce qui est arrivé à Christelle.

Donc méfiance !

Le mieux est d’utiliser le fixatif en cours de réalisation. Il arrive un moment ou le papier sature. Il est « gorgé » de poudre. Il est alors difficile de rehausser et poser par-dessus d’autres couleurs. A ce niveau d’exécution, on pulvérise un peu de fixatif et notre support peu de nouveau recevoir une grosse charge de pastel. C’est magique !

Une fois l’œuvre terminée, je déconseille donc le fixatif en guise de vernis. Et pour ceux qui préconisent l’option « système D », c’est idem avec la laque ! Un beau cadre sous verre, il n’y a pas mieux !

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Pastel sec + acrylique ? Bah oui ! Possible et même très sympa

Jeudi 13 octobre 2011

Bien des techniques sont compatibles entre elles, pourvu que l’on respecte la fameuse règle du gras sur maigre que j’énonce souvent. Peindre à l’huile sur un fond ou une ébauche acrylique, comme expliqué dans un article précédent en est un exemple. Je vous propose maintenant une autre combinaison : Peindre au pastel sec sur un fond acrylique.

Pour un meilleur résultat, au pastel sec je préconise d’utiliser un papier de couleur. Ainsi aucun blanc ne transparait et il est inutile de charger en poudre pour couvrir. Maintenant, à la place de ce papier de couleur spécial pastel prenons au choix, un papier plus épais (300gr), un carton, ou un carton toilé.

Sur celui-ci après avoir esquissé un dessin, peindre les fonds à l’acrylique, avec des valeurs assez soutenues, voir même foncées. Puis une fois ce travail bien sec, on reprendra le tout au pastel, en couvrant plus ou moins l’ébauche accomplie. Les nuances obtenues sont plus variées puisque le fond lui-même est multicolore. Cela confère au pastel une grande richesse de ton. Cela donne également un grain plus fort, plus marqué à l’œuvre. On veillera pour un résultat optimum, de ne pas fondre le pastel avec les doigts, mais de garder le crayonné tel quel, brut, pour ne pas couvrir totalement le fond. L’œuvre ainsi réalisé sera chargé de vibrations et de nuances.

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:-)

Médium Vénitien : une matité parfaite

Mardi 4 octobre 2011
Vernis vénitien Lefranc & Bourgeois

Médium vénitien Lefranc & Bourgeois

La peinture à l’huile, ça brille ! Et oui ! Cela parait inévitable dans la mesure où l’un des constituants principaux de cette peinture est l’huile. De plus pratiquement tous les médiums contiennent une résine grasse qui en définitive brille aussi. A l’exception d’un médium ! Voila donc comment faire pour obtenir une peinture à l’huile mate.

Je vous livre mon secret qui ravira tous ceux qui recherchent la matité.

Le secret c’est le médium vénitien Lefranc et Bourgeois. Il est formulé avec de la cire.

Mais attention pour un beau rendu mat voila comment procéder :

Avant de peindre, sur sa palette, mélanger une noix de médium et une noix de couleur avec un couteau. Faire ça évidement pour chaque couleur utilisée.

Ensuite peindre en fluidifiant si besoin nos couleurs avec de l’essence de pétrole (white spirit). Ne pas utiliser d’essence de térébenthine car celle-ci a la particularité d’augmenter la brillance des couleurs.

Vous verrez qu’après séchage (très rapide avec ce médium), le tableau est mat. Après plusieurs mois, pour conserver cette matité vous pourrez même vernir comme je l’ai indiqué dans un article précédent avec le vernis mat Talens.