Archive pour la catégorie ‘Non classé’

Pastel sec + acrylique ? Bah oui ! Possible et même très sympa

Jeudi 13 octobre 2011

Bien des techniques sont compatibles entre elles, pourvu que l’on respecte la fameuse règle du gras sur maigre que j’énonce souvent. Peindre à l’huile sur un fond ou une ébauche acrylique, comme expliqué dans un article précédent en est un exemple. Je vous propose maintenant une autre combinaison : Peindre au pastel sec sur un fond acrylique.

Pour un meilleur résultat, au pastel sec je préconise d’utiliser un papier de couleur. Ainsi aucun blanc ne transparait et il est inutile de charger en poudre pour couvrir. Maintenant, à la place de ce papier de couleur spécial pastel prenons au choix, un papier plus épais (300gr), un carton, ou un carton toilé.

Sur celui-ci après avoir esquissé un dessin, peindre les fonds à l’acrylique, avec des valeurs assez soutenues, voir même foncées. Puis une fois ce travail bien sec, on reprendra le tout au pastel, en couvrant plus ou moins l’ébauche accomplie. Les nuances obtenues sont plus variées puisque le fond lui-même est multicolore. Cela confère au pastel une grande richesse de ton. Cela donne également un grain plus fort, plus marqué à l’œuvre. On veillera pour un résultat optimum, de ne pas fondre le pastel avec les doigts, mais de garder le crayonné tel quel, brut, pour ne pas couvrir totalement le fond. L’œuvre ainsi réalisé sera chargé de vibrations et de nuances.

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:-)

Médium Vénitien : une matité parfaite

Mardi 4 octobre 2011
Vernis vénitien Lefranc & Bourgeois

Médium vénitien Lefranc & Bourgeois

La peinture à l’huile, ça brille ! Et oui ! Cela parait inévitable dans la mesure où l’un des constituants principaux de cette peinture est l’huile. De plus pratiquement tous les médiums contiennent une résine grasse qui en définitive brille aussi. A l’exception d’un médium ! Voila donc comment faire pour obtenir une peinture à l’huile mate.

Je vous livre mon secret qui ravira tous ceux qui recherchent la matité.

Le secret c’est le médium vénitien Lefranc et Bourgeois. Il est formulé avec de la cire.

Mais attention pour un beau rendu mat voila comment procéder :

Avant de peindre, sur sa palette, mélanger une noix de médium et une noix de couleur avec un couteau. Faire ça évidement pour chaque couleur utilisée.

Ensuite peindre en fluidifiant si besoin nos couleurs avec de l’essence de pétrole (white spirit). Ne pas utiliser d’essence de térébenthine car celle-ci a la particularité d’augmenter la brillance des couleurs.

Vous verrez qu’après séchage (très rapide avec ce médium), le tableau est mat. Après plusieurs mois, pour conserver cette matité vous pourrez même vernir comme je l’ai indiqué dans un article précédent avec le vernis mat Talens.

Perspective : Elisa partage son secret

Mercredi 28 septembre 2011

Je ne suis pas une férue de la perspective. J’en connais bien les bases, mais je dois dire que cela me barbe au plus haut point. Alors, je me suis bricolée une méthode personnelle qui marche plutôt bien, ma foi. Je crois le moment venu de vous en parler.

Constitution de mon bloc-note visuel

Tout au long de l’année, je fais beaucoup de photos avec mon appareil numérique. Tout y passe : les fêtes de famille, les fleurs qui éclosent au jardin, mes ballades touristiques, les petits restos entre amis, etc…

Dans mon ordinateur tout est classé par thème.

L’étape créative

Je me sers de ce « bloc-note visuel » pour élaborer mes tableaux. Si une photo réussie me fournit une base de données irremplaçable, il n’est pas question pour moi de la copier servilement.

Je recompose une image pour qu’elle soit ma vision, mon expression. Je pioche ici un paysage, là quelques feuillages ou encore des personnages ou des animaux.

J’aime aussi varier mon angle de prise de vue, par exemple un jour de pluie, je photographie des parapluies vus du dessus. Pour les animaux, j’évite de les représenter bêtement de face.

Comment je maîtrise la perspective…

Je fais tirer les photos qui m’inspirent en diapositives. A l’aide d’un projecteur, je les projette sur ma toile blanche qui fait office d’écran et je mets en place mon sujet à grands coups de fusain. Et quand ça ne me plaît pas, j’efface et je recommence !

L’acrylique me procure une liberté totale

Après la composition un peu rigoureuse de ma toile, je me lance avec délice dans le voyage de la couleur et de la matière qui me passionne. Je suis une spontanée et je n’ai pas la patience nécessaire face au temps de séchage de la peinture à l’huile. C’est pourquoi j’utilise l’acrylique. Avec elle, tout est permis : les empâtements, les glacis. D’un tempérament curieux, je suis fascinée par tous les nouveaux matériaux dus aux progrès de la chimie.

Les gels et les médiums me permettent de modifier la consistance de l’acrylique et son aspect final. De plus tous sont miscibles entre eux.

Une de mes amies m’a confié récemment qu’elle commençait son tableau à l’acrylique et qu’elle le finissait à … l’huile ! Pourquoi pas ?

Comme disait Eugène Delacroix : « Le premier mérite d’un tableau est d’être une fête pour l’œil. »

Odilon Redon : un peintre mystique

Mardi 27 septembre 2011
ODILON REDON

ODILON REDON

En ces temps agités, je vous propose de vous ressourcer avec un peintre mystique. Ses œuvres sont partout : sur les timbres, les affiches… mais je suis sûre que vous ne le connaissez pas !

De son temps, il n’était question que d’impressionnisme, de peinture de grand air et de lumière. Odilon Redon, lui est totalement à contre-courant. Il se démarque en s’intéressant au mystère de la vie et en puisant son inspiration dans les méandres de l’inconscient. Il décortique la pensée et les rêves. Darwin et le mystère des origines du monde, voilà ses références. Ses œuvres pourraient être accrochées en bonne place dans les salles d’attente des psy…

Il est célèbre pour ses noirs( fusains et lithographies) mais aussi paradoxalement pour ses pastels éclatants de couleurs.

Issu d’une famille bourgeoise, il naît à Bordeaux en 1840. C’est un petit garçon réservé, introverti et rêveur. Doué, il fait ses premiers fusains et visite assidûment les musées, dès l’âge de 6 ans. Il se forme très tôt au dessin, à l’eau-forte et à la sculpture. Il étudie l’architecture pour faire plaisir à papa, mais abandonne bien vite cette voie pour ne se consacrer qu’à la peinture.

Pendant vingt ans, à la suite de tragédies personnelles, il … broie du noir !!! Visions et démons teinteront son œuvre en noir. Il dit alors que « Le noir est la couleur la plus essentielle… ». Le noir témoigne de sa quête intellectuelle, mystique, spirituelle. Ce prince des ténèbres fait un usage virtuose du fusain pour faire jaillir des êtres chimériques : crânes volants, hommes-cactus, œil-montgolfière. Choisissez votre vision de l’humour macabre, il y en a pour tous les goûts ! Son tableau intitulé « L’araignée » montre une boule de poils souriante qui fait frissonner, brrrrrrrrr….

« Mon père me disait souvent : vois ces nuages, y discernes-tu, comme moi, des formes changeantes ? Et il me montrait alors, dans le ciel muable, des apparitions d’êtres bizarres, chimériques et merveilleux. » racontait Odilon Redon pour expliquer sa fascination d’un monde onirique.

A cinquante ans, la naissance de son fils Arï le sort de ses cauchemars aussi noirs que ses nuits. Il voit désormais la vie en couleurs. Il passe de l’ombre à la lumière. Il se met à produire des couleurs toutes plus belles les unes que les autres. Ses tableaux empreints de poésie, d’intériorité et d’harmonie sont comme flamboyants. Il fait preuve d’audace picturale. Ses pastels grattés, frottés, détournés de leur technique classique donnent naissance à des portraits lumineux et des bouquets de fleurs somptueux. La couleur s’étale en larges à-plats rehaussés de petites touches irisées aériennes.

Avec Degas, il demeure le maître absolu du pastel.

La première reconnaissance de son talent a lien en 1879 avec la publication de ses lithographies intitulées « Le rêve ».

A partir de 1890, Son travail connaît un grand succès. En 1904, au Salon d’automne, une salle entière lui est consacrée.

Il peint inlassablement jusqu’à sa mort le 6 Juillet 1916 à Paris. Sur son chevalet, une toile intitulée « La Vierge » restera inachevée.

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L’EXPOSITION ODILON REDON …

Odilon Redon, prince du rêve

Montpellier – Musée Fabre

Jusqu’au 16 Octobre 2011

Copie et droits d’auteur : droit de colère …

Lundi 19 septembre 2011

Il y a quelques temps je vous ai écrit un article sur la copie d’œuvre et les lois en vigueur s’y rapportant.

Aujourd’hui j’ai envie de pousser un petit coup de colère devant le sans gêne et l’impolitesse de certains peintres amateurs. Je m’explique. Il arrive parfois de voir lors d’exposition des copies. Pas des copies de maître, non ! Cela se verrait trop vite et c’est généralement interdit! Mais des copies de tableaux « péchés » sur internet, dans des magazines, des catalogues, ou pire encore, à l’aide de photos prises discrètement au dos de l’auteur. Je n’aime pas du tout cela. Je n’ai rien contre la reproduction. C’est même un excellent moyen d’apprentissage, pourvu que l’on essaye de comprendre l’œuvre et la technique. J’ai moi-même beaucoup appris en reproduisant des toiles de maître. C’est un bon exercice pédagogique. Mais jamais je n’ai exposé ces tableaux !

Que ces travaux restent à la maison de grâce.

Oser exposer ça avec sa signature en plus, faut pas abuser !!

J’en vois régulièrement. Le droit d’auteur, ça doit se respecter. A bon entendeur …

Voir l’article sur les droits d’auteur : cliquez ici

Je vous présente Héléna Schjerfbeck: la femme aux 40 autoportraits !

Mercredi 7 septembre 2011

C’était une peintre singulière et une féministe avant l’heure, cette Helena Schjerfbeck (1862 – 1946) qui s’est tant portraiturée. « Je suis contre l’idée d’une « Exposition de peintres femmes » disait –elle. A l’époque, ce genre de réflexion était plutôt mal vu. Elle expliquait : « A ma connaissance, il n’existe pas d’expositions seulement pour hommes ! Les œuvres d’art ne devraient-elles pas fournir leur propre justification ? »

Vous l’avez compris, malgré les obstacles qui se dressaient sur sa route, Helena n’a jamais fait de compromis. A 17 ans, elle peignait déjà des tableaux historiques, genre réservé jusque là uniquement aux hommes.

Un destin singulier et tragique…

Qui n’est pas sans rappeler celui de Frida Kahlo. Helena Schjerfbeck (un nom difficile à prononcer) est d’origine finlandaise. La tristesse qu’on lit dans ses yeux se rapporte sans doute à une vie particulièrement éprouvée. Autour d’elle, les gens qu’elle aime meurent les uns à la suite des autres. D’abord ses frères, ensuite ses sœurs, puis enfin son père alors qu’elle n’avait que 13 ans.

A l’âge de 4 ans, elle chute dans un escalier et se fracture la hanche gauche. Elle doit passer 6 longues années de convalescence à la maison. Elle gardera toute sa vie une forte claudication. Enfant surdouée de dessin et de peinture, elle profite de son immobilité contrainte pour peindre sans s’accorder un seul moment de répit.

« Inspiration ? Ce mot est trop fort pour moi. Je dis seulement : volonté de peindre… »

Elle ne s’amusera jamais comme les autres enfants. A 11 ans, elle entre aux Beaux-Arts d’Helsinki. Plus tard, grâce à un tableau intitulé « Soldat blessé dans la neige », elle obtient une bourse importante pour poursuivre sa formation artistique à travers le monde pendant plusieurs années. A Paris, elle fréquentera les rares ateliers libres ouverts aux femmes. Elle dira que cette période fut la plus heureuse de sa vie.

Mais décidément, Helena n’était pas faite pour le bonheur… En Cornouailles elle rencontre un peintre britannique dont elle s’éprend au point de vouloir l’épouser. La belle histoire tourne court quand la famille du peintre apprend les nombreux décès dus à la tuberculose qui ont jalonné sa vie familiale. Les fiançailles sont rompues et Helena retourne en Finlande.

Là, elle accepte d’enseigner le dessin et la peinture à la Société des Beaux Arts d’Helsinki. En parallèle, elle réalise des copies des œuvres de Franz Hals, de Velasquez, d’Holbein, etc… pour le compte de la société finlandaise des Beaux Arts. Elle continue toujours d’exposer ses propres œuvres qui sont souvent primés et achetés par des musées.

Elle interrompt fréquemment son enseignement pour se faire soigner dans un sanatorium de montagne en Norvège.

Un style d’une modernité surprenante

Ses premières peintures figuratives montrent les ouvrières de l’usine locale, des infirmières, des enfants, des vieilles dames occupées à coudre. Tout un univers de gens pauvres et besogneux. Ce qui dénote, car à l’époque on peint des gens … riches !

Mais la figuration laisse place peu à peu à un style épuré d’une intensité expressive. Son pinceau élimine tout détail anecdotique.

Un lent processus de dissolution…

Helena Schjerfbeck a une place à part dans l’histoire de la peinture avec la quarantaine d’autoportraits qu’elle a réalisés. Cette introspection pourrait se comparer à celle de Frida Kahlo. Elle crée comme elle, une œuvre en marge des mouvances artistiques.

Au tout début, elle se représente les joues rondes, le teint rose et une belle chevelure blonde. Peu à peu, elle évolue, mettant l’accent sur son regard avec des yeux exagérément agrandis.

Alors qu’elle est âgée de 52 ans, elle rencontre un jeune mécène de 33 ans Einar Reuter. Il lui achète un tableau « Le garçon aux bûches ». Malgré la différence d’âge, Helena se prend à espérer… Ils correspondent, échangent leurs opinions sur l’art, la littérature et l’actualité politique. C’est enfin une bouffée d’oxygène dans la monotonie de sa vie. Mais quand Einar Reuter se fiance avec une jeune fille de son âge, Helena éprouve un désespoir sans fond et s’enfuit de Finlande, loin de lui.

Au fil des années, on lit sur son visage ses souffrances et ses angoisses. Elle se représente sous des traits de plus en plus torturés.

« J’ai un visage lacéré de rides sèches et profondes, la peau cassée. J’ai un visage détruit. »

Auto analyse du vieillissement

Elle scrute alors sans concession les progressions de la vieillesse, de la maladie et de la mort qui approche. Ses yeux s’écarquillent de plus en plus comme effrayés. Puis les orbites se creusent. L’évolution est saisissante.

Pour finir, en lieu et place d’un visage reconnaissable, ne figurent plus que 4 trous noirs pour les yeux, le nez, la bouche.

Le dernier tableau la représente pratiquement sous la forme d’un spectre effrayant. Il s’intitule : « autoportrait d’une vieille artiste peintre ».

A noter que cet être souffreteux meurt tout de même à l’âge avancé de 84 ans, le 23 janvier 1946 à l’hôtel thermal près de Stockholm où elle s’était définitivement installée.

Les livres qui vous en font voir … de toutes les couleurs !

Vendredi 2 septembre 2011

Il est parfois affligeant de voire dans de nombreux ouvrages de peinture des conseils totalement erronés. Et oui ce n’est pas parce que c’est écrit dans un livre que les méthodes et techniques sont valables. Je n’ai pas ce souci là avec mes livres de cuisine. En revanche dans le domaine de la peinture on peut lire n’importe quoi !

Un exemple qui je pense va en dérouter plus d’un parmi vous. Pour peindre les ombres, on sait qu’il faut assombrir notre couleur. Si je peins un beau citron, pour représenter l’ombre propre de celui-ci, il me faudra une valeur plus foncée que le jaune de mon fruit. Et bien j’ai lu souvent ce conseil : « prenez la couleur opposée, mélangez la à celle de votre sujet, et vous obtiendrez la valeur pour les ombres propres ». Aïe ! Si je mélange du jaune (mon citron) avec du violet (sa couleur opposée), je vais avoir, c’est vrai, une couleur foncée, mais pas vraiment jolie, voire carrément vilaine ! Normal ! Quand on mélange deux couleurs opposées on obtient du gris.

Pour notre exemple, il est préférable de rester dans la gamme chromatique du jaune. Ce qui veut dire foncer notre couleur avec de l’ocre, de la terre de sienne brûlée, du brun, ou de la terre verte pour avoir une valeur plus froide. Pour foncer de l’orange idem mais en évitant la terre verte. Pour le rouge on prendra du brun ou du noir. Pour les bleus et violets du noir. Avec les verts clairs on utilisera une valeur de vert plus forte comme la terre verte ou vert anglais ; le vert foncé, du brun ou du noir.

Cette notion qui est véhiculée dans tant d’ouvrage, et enseignée par nombre de « professeur » ne vous conduira qu’à des résultats ternes et pas élégants.

A l’aquarelle, c’est même catastrophique !

Cette « fausse » règle est un héritage mal interprété de nos impressionnistes. Oui ceux-ci travaillaient les ombres avec parfois des couleurs opposées au sujet, mais pas par mélange, en juxtaposition ! Là est toute la différence.

Oups ! Je me sauve maintenant car ma tête va être mise à prix par certains auteurs.

Je vous présente les toiles 3D

Samedi 27 août 2011
CHASSIS 3D LEFRANC & BOURGEOIS

CHASSIS 3D LEFRANC & BOURGEOIS

On n’a pas toujours envie d’encadrer ses œuvres pour les accrocher sur nos murs. C’est beau aussi une toile sans cadre. Alors si on n’aime pas les clous sur la tranche de nos toiles, il existe des tableaux de large épaisseur dont la toile est fixée au verseau. Ce sont les châssis 3D de Lefranc & bourgeois.

Ces toiles sont prévues justement pour ne pas être encadrées, et aussi pour que la tranche soit peinte. De plus, et c’est un autre atout, elles existent dans des formats moins classiques. J’adore la 20X60 et la 30X90 pour peindre des paysages. Effet panoramique garanti ! Et la toile format carré 40X40 me plait pour peindre des petits trompe l’œil.

En vue d’apporter une petite touche contemporaine à nos œuvres et nos décorations d’intérieur, ce sont des supports idéaux.

Voir la gamme : cliquez ici

Combien de temps pour vernir une toile ?

Mercredi 24 août 2011

Saviez vous qu’il fallait attendre quelques mois avant de vernir son tableau?

Cette règle est nécessaire uniquement pour les peintures à l’huile évidement.

Tout simplement pour respecter encore la fameuse règle du « gras sur maigre ».

Il faut que notre œuvre soit parfaitement « sèche ». En fait de séchage, il s’agit plutôt de siccativité et durcissement. Ce processus même s’il est rapide en surface est en réalité très lent à cœur. Même si on utilise des médiums à séchage rapide. Une peinture qui au toucher semble sèche ne l’est pas forcement dans ses couches profondes. Il faudra donc attendre plus ou moins longtemps suivant l’épaisseur de la peinture. Généralement au minimum 1 mois pour une peinture en aplat uni couche, et jusqu’à 4 à 5 mois pour un travail en empâtement.

Ne pas respecter ces délais expose la peinture et le vernis à des sinistres :

  • Embus, frisures, matités, craquelures.

Donc pas de précipitation, et vous obtiendrez des vernis réguliers et uniformes qui vieilliront bien.

Mes grands préférés, avec lesquels je n’ai jamais de mauvaise surprise sont les vernis brillant et mat Talens. Avec un petit plus pour ce dernier car j’aime la matité, même si un beau brillant donne plus de profondeur aux couleurs.

L’Art-Thérapie une méthode de bien-être…

Lundi 22 août 2011
Art therapie

Art therapie

« Tous les enfants sont des artistes », disait Picasso. Le problème est de rester artiste, une fois adulte !

Origine de l’Art-Thérapie
On attribue l’origine de l’Art-Thérapie au peintre Anglais Adrian Hill (1895 – 1977) qui en fit le premier l’expérience dans les années 40. Tuberculeux et placé en sanatorium il entreprit durant sa convalescence de dessiner et de peindre d’une manière spontanée tout ce qui était à sa portée. Au grand étonnement de ses médecins, cette flânerie sur papier améliora son état de santé d’une manière spectaculaire.
Adrian Hill publie alors « L’art contre la maladie». Son optimisme s’exprime dans cette déclaration lyrique :
« Lorsqu’il est satisfait, l’esprit créateur favorisera la guérison au cœur du malade. Lorsque l’esprit créateur est contrarié, il peut devenir un ennemi diaboliquement subtil de la paix de l’esprit. »
Intéressée par cette approche, la Croix Rouge britannique l’utilisa avec ses patients (les soldats et les civils blessés) et les premiers programmes d’Art-Thérapie virent le jour dans les années 50, en Angleterre, aux Etats-Unis et au Canada.
En France, il faut attendre les années 80 pour que la communauté scientifique s’intéresse à cette méthode et la reconnaisse au cours d’un congrès international.

L’Art-Thérapie, pourquoi ?
L’art se met au service du soin … L’Art-Thérapie est une méthode douce qui sollicite l’imagination, l’intuition, la pensée et les émotions pour soigner ou pour aider à mieux créer. Elle est très efficace dans les cas suivants :
. Pour apporter un soutien et une amélioration dans le cadre d’une maladie ou d’un handicap.
. Pour restaurer l’énergie de ceux qui se sentent affaiblis parce qu’ils traversent une période difficile (deuil, chômage, divorce…)
. Pour aider ceux qui ne ne peuvent pas exprimer leur ressenti, car leur parole est bloquée. Ils ne savent pas utiliser les « mots » pour dire leurs « maux »… Avec l’Art-Thérapie, on se sert de la création pour sortir ses émotions par le geste ou par le corps. On se laisse aller, d’une manière spontanée, comme un enfant pour exprimer ses sentiments, pour partager ses opinions. Le tout d’une manière ludique et confortable.
. Pour s’affirmer et restaurer l’estime de soi. L’art donne un sens à la vie, nous fait exister, nous permet d’exprimer notre monde intérieur.
. Pour réveiller sa créativité et optimiser son potentiel créatif.
. Pour devenir davantage « artiste » en « lâchant prise ».

L’Art-Thérapie, pour qui ?
. Les enfants
. Les adultes
. Les personnes âgées

Où s’exerce l’Art-Thérapie ?
Dans les écoles et instituts médico éducatifs
Dans les Hôpitaux – cliniques – établissements de soins
Dans les Maisons de Retraite

Comment se passe une séance d’Art-Thérapie ?
Le thérapeute donne un sujet. La démarche consiste à laisser progressivement surgir des images qui peuvent être le reflet des expériences du passé, l’expression des émotions ou les rêves auxquels on aspire.
A partir du sujet énoncé, les participants créent avec les moyens de leurs choix : peinture, dessin, sculpture, collage, fusain, technique mixte, pâte à modeler, poterie, découpage, fil de fer… etc…
Peu importe le talent ou le savoir-faire. Ils doivent laisser parler leur intuition, leur monde intérieur, sans se préoccuper de la qualité ou de l’apparence de l’œuvre finale.
A la fin de la séance, chaque œuvre est commentée par le groupe, puis par l’auteur, puis par le thérapeute.

Si vous êtes tenté par cette activité professionnelle…
Il faut, vous vous en doutez, des qualifications universitaires, des connaissances artistiques et des compétences para-médicales.
L’école d’Art-Thérapie de Tours (AFRATAPEM) est la première à avoir donné les bases scientifiques de cette discipline et à avoir délivrer un diplôme universitaire.
D’autres écoles existent aussi à Poitiers – Grenoble – Lille – Lyon – Montpellier – Marseille – Arles.

N’hésitez pas à contacter la Fédération Française des Art-Thérapeutes (FFAT) 104 boulevard Arago – 75014 PARIS

http://www.ffat-federation.org/

Vous pouvez également lire :
La revue Art et Thérapie portant sur l’énigme de l’acte créateur.

http://www.inecat.org/

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