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A mots doux je peux le dire, sans contrefaçon, j’ai toute ma raison !

samedi 4 juin 2011

Peux-t-on copier tout ce qu’on veut ?

Récemment une affaire a défrayé la chronique aux États-Unis. Je vois votre œil égrillard s’allumer… Je veux vous parler du copiste Mark Landis. Signes distinctifs de l’homme d’une cinquantaine d’années : il est pâle, maigre avec des oreilles en forme de feuilles de chou et il s’habille en pasteur !

Depuis près de trente ans, il gruge les musées américains en leur faisant don de tableaux qui sont des … faux !!! Ce sont de brillantes copies de chefs d’œuvre célèbres qu’il réalise. Tous les conservateurs se sont laissés prendre jusqu’à ce jour. Car tout a une fin.

C’est grâce à la perspicacité d’une conservatrice de musée que Mark Landis vient d’être démasqué. En recevant son don d’un petit tableau impressionniste de Charles Courtney Curran, cette conservatrice s’est d’abord montrée euphorique. Mais aux premières analyses du tableau, elle a commencé à déchanter. Son doute l’a poussée à soumettre l’oeuvre aux rayons X qui ont révélé des traces de produits modernes… Assurément, c’était un faux.

Règles générales

Il n’est pas interdit de copier des tableaux bien sur, mais il faut le faire sous certaines conditions qui font l’objet de règles bien établies et il ne faut surtout pas les vendre pour des œuvres originales car alors là, ce ne sont plus des copies, ce sont des faux ! Vous saisissez la nuance…

La copie existe depuis la nuit des temps. Elle est pratiquée pour apprendre la technique de nos aînés. Certaines sociétés, certains peintres sont d’ailleurs spécialisés dans la reproduction de tableaux anciens ou contemporains. Ces œuvres peuvent être vendues à condition qu’elles conservent leur dénomination de « copies » et qu’elles répondent à certains critères définis par le législateur.

Conditions pour copier dans un musée

Dans tous les musées, on voit des peintres, assis devant leur chevalet, réalisant des copies de tableaux célèbres. Ce sont des copistes professionnels, des amateurs ou des élèves. Cette activité est soumise à une réglementation stricte.

1/ – Il faut demander une autorisation de copier au Musée. Attention ! Il faut s’armer de patience pour obtenir ce droit. Vous pouvez passer par l’intermédiaire de votre professeur (cela ira plus vite) ou faire la demande vous-même en l’argumentant.

Certaines œuvres sont très demandées, donc le délai d’attente est très long.

Quand l’autorisation vous est accordée, vous avez une durée déterminée pour exécuter votre copie. En règle générale, c’est trois mois.

Vous devez vous conformer aux jours et aux horaires de travail que l’on vous indiquera.

2/ – La copie doit obligatoirement être d’une taille supérieure ou inférieure à l’original. Vous soumettez de toute façon la toile vierge au conservateur du Musée qui y appose un tampon pour accord. Ensuite la toile ne sort pas du musée jusqu’à ce que l’œuvre soit terminée. Elle repasse ensuite au contrôle et reçoit à nouveau un tampon.

3/ – La signature du Maître n’est pas copiable. On s’en serait douté !

Plus de précisions ? Vous pouvez vous renseigner auprès de :

L’Association des Copistes des Musées de France (ACMF)

16 Grande Rue 78790 Arnouville Les Mantes

http://copistes.free.fr/

La copie est un art difficile, laborieux et … risqué !

En matière de copie et de vente, on ne peut pas faire n’importe quoi…

Si l’œuvre appartient au domaine protégé, la loi interdit de reproduire et de vendre des œuvres protégées, sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants-droits (les héritiers sont souvent plus féroces que les auteurs eux-mêmes !)

Si vous avez le moindre doute, adressez-vous à :

La société des auteurs dans les arts graphiques et plastiques (ADAGP)

11 rue Berryer – 75008 Paris

tel 01.43.59.09.79

http://www.adagp.fr

Elle vous renseignera efficacement.

Si l’œuvre relève du domaine public, c’est à dire de peintres morts depuis plus de 70 ans, vous pouvez réaliser des copies et les vendre sous réserve d’appliquer les règles suivantes :

Différence de format par rapport à l’original

Mention « copie » au dos de l’oeuvre

Attention ! Ne pas signer la copie du nom du Maître sous peine d’être considéré comme un faussaire.

Contrefaçon

Là aussi, prudence !

Le style d’un peintre contemporain vous plaît ? Vous avez vu ses œuvres sur Internet par exemple ou sur un magazine et vous voulez vous en inspirer ? Nenni, mes amis ! « Pourquoi me direz-vous, je ne fais rien de mal ! ».

Eh bien si ! Vous faites du tort à l’artiste. Il faut des années d’apprentissage, des années de pratique au peintre pour se forger un style. C’est toute cette valeur qu’on lui vole en l’imitant et cela aussi est puni par la loi.

En règle générale, les artistes se protègent en déposant un « copyright » qui signifie « tous droits réservés »

Peindre ou dessiner d’après une photo

Une photo vous inspire ? Hop ! Vous attrapez vos pinceaux et vous vous lancez avec fébrilité dans sa réalisation picturale. Vous changez un ou deux détails, et voilà, le tour est joué. A moins d’en avoir demandé l’autorisation au photographe, vous n’avez pas le droit de le faire.

Bien souvent les peintres ignorent que là aussi, il y a des règles à respecter sous peine d’être condamné à payer des dommages et intérêts à l’auteur. La peinture d’après une photo « empruntée » comporte des obligations liées aux droits d’auteurs.

Vous devez donc faire une demande écrite au photographe avant de vous lancer dans votre peinture ou votre dessin.

Des exceptions existent cependant

Il y a quelques exceptions frappées au coin du bon sens.

Vous pouvez copier et divulguer vos œuvres à un cercle privé, amical ou familial à condition que cela soit strictement gratuit.

Vous pouvez aussi copier pour des raisons personnelles, pour mieux comprendre l’œuvre d’un peintre par exemple ou dans le cadre d’études artistiques.

Il est également autorisé de copier pour parodier ou caricaturer. Certains même s’en sont fait une spécialité comme le peintre célèbre Martial Raysse.

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Les coffrets de Noël

lundi 6 décembre 2010
Conté à Paris

Conté à Paris

Noël approche à grands pas, et quel plaisir de trouver un nouvel assortiment de peinture au pied du sapin ! Label Art vous propose cette année un vaste choix de coffrets pour toutes les techniques et tous les budgets, de quoi combler les artistes débutants comme les vrais pros.

Visite guidée d’une petite sélection à offrir ou à s’offrir…

Coffrets Sennelier

Impossible de passer à côté de ces jolis petits coffrets Sennelier qui s’affichent insolemment dans presque toutes les catégories : aquarelle, acrylique, huile et pastels à l’écu.

S’ils présentent un design commun, une boîte en bois verni qui s’ouvre en deux – un des grands standards de la marque – pour révéler deux parties amovibles, leurs contenus diffèrent légèrement selon les spécialités. Ils renferment entre autres les couleurs de base que l’on retrouve dans les sets pour débutants, ce qui les rend idéaux pour découvrir une nouvelle technique ou simplement la marque Sennelier. Ces coffrets feront incontestablement leur petit effet, sans se ruiner.

Coffrets prestige

Pour les artistes professionnels qui recherchent une gamme étendue de couleurs, et un matériel leur permettant de pousser leur technique favorite jusqu’à ses derniers retranchements, les exceptionnels coffrets d’aquarelle Richmond de Winsor & Newton (en forme de coffre au trésor !) et de peinture à l’huile Rembrandt Royal Luxe sont des perles rares qui sortent le grand jeu. Ils contiennent chacun un assortiment complet de couleurs, médiums et petit matériel qui satisfera les peintres les plus exigeants qui pourront ainsi s’adonner à leur art avec une parfaite maîtrise.

Label Art propose aujourd’hui ces magnifiques coffrets de luxe à un prix défiant toute concurrence !

Coffrets dessin

Coffrets dessin

Côté dessin, Conté à Paris décline son grand classique, le carré esquisse, sous la forme d’un superbe plumier à deux étages en bambou. Quelques crayons et outils de dessin viennent compléter le large choix de carrés Conté, et il reste encore de la place pour y déposer un taille-crayon, par exemple. Pour un matériel bien rangé et deux fois plus de plaisir à dessiner !

Winsor & Newton

Winsor & Newton

Enfin, la calligraphie fait son entrée sur Label Art, et c’est Winsor & Newton qui ouvre le bal. Cette gamme d’encre très appréciée pour ses qualités aussi bien en calligraphie qu’en dessin vous est proposée en deux assortiments. Le premier contient le nécessaire de base pour apprendre à maîtriser l’art de la Belle Ecriture sous forme de coffret carton, le papier spécial calligraphie étant fourni pour s’exercer à tracer ses premières lignes.

Le second set est un plumier en bois d’une esthétique certaine révélant un vaste choix de flacons d’encre de couleur, des plumes et un porte-plume. Il sera le compagnon idéal pour découvrir ou redécouvrir le plaisir de dessiner des mots, à l’heure où le clavier d’ordinateur si impersonnel l’emporte trop souvent sur la sensibilité d’une lettre manuscrite écrite avec patience et amour.