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Peindre un portrait à l’acrylique

Vendredi 22 mars 2013

Le portrait est sans doute l’exercice le plus dur en peinture. Je le répète sans cesse. Il faut trouver les bonnes couleurs, les bonnes gradations, un juste modelé, et surtout un dessin bien abouti. Tout cela demande de l’expérience et une certaine maîtrise.

Observez bien, Roland nous réalise un visage de femme africaine, de manière  simple et rapide, sans chercher le détail et la précision, pour mieux se concentrer sur les couleurs, et le placement des ombres et lumières.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Je réalise mon dessin au crayon graphite HB. Mon dessin est précis. Ensuite après avoir défini un sens à ma lumière (elle vient de droite), je place mes ombres fortes directement. C’est un mélange d’ocre jaune, de terre d’ombre brûlée et d’ocre rouge. Je place à la terre d’ombre brûlée quelques ombres très appuyées. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

«  Je place ensuite sur le reste du visage ma couleur moyenne en débordant sur mes ombres. C’est un mélange d’orange, d’ocre jaune, et d’ocre rouge et de blanc. J’ajoute sur les reliefs du visage accrochant plus de lumière (pommette, nez, narine, lèvre inférieur, front) une valeur plus claire faite du même mélange avec plus de blanc et d’une pointe de jaune moyen. La lèvre supérieure est faite de la couleur moyenne avec une pointe de rouge. Ensuite j’affine ma peinture en redessinant mes traits (ombres des narines, contours des yeux, entre lèvres, oreille) avec une ombre plus fine et précise. Les yeux sont peints avec un ton crème pour le blanc de l’œil et de la terre d’ombre brûlée pour la pupille.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« J’affine ensuite mes lumières comme pour les ombres, avec plus de précision. Je réalise un léger fondu entre toutes ces valeurs, mais pas trop. L’essentiel étant d’obtenir un modelé juste. Ensuite je place un petite ombre sous les paupières supérieur et précise les cils qui dessinent le contour des yeux. J’affine mes sourcils.

J’ajoute quelques rehauts de lumière pour donner de l’éclat à mon visage (bout du nez, front, lèvre inférieur et contour lèvre supérieur, pommettes). Ultime détail qui donne vie au visage : le tout petit éclat de brillance à cheval sur la pupille et le blanc de l’œil, que je réalise non pas avec un blanc pur, mais légèrement cassé. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Et pour achever mon portrait, je peins sans précision le foulard autour du cou et de la tête, pour mettre en scène ce joli visage d’une jeune femme africaine ».

Merci Roland !

 

Matériel utilisé :

Peinture à l’acrylique

Pinceaux et brosses

Toiles en lin moyen

Palette

Crayons HB

 

Comment appliquer un mortier de structure sur sa toile

Mardi 12 mars 2013

J’aime beaucoup les peintures riches en matière. Ce n’est pas mon style d’écriture, mais lorsque la toile présente une structure, du relief, je trouve cela très beau.

Je ne fais pas référence à la peinture au couteau. Je parle bien du fond, de la base sur laquelle l’œuvre est exécutée. Cela peut être un atout pour présenter des nuances et altération de la couleur.

Pour ce faire sur notre toile blanche, il faut appliquer un apprêt acrylique de préférence avec pour base un médium gel épais. Dans ce gel on peut ajouter de la poudre (enduit, poudre de marbre, sable) pour donner du grain et plus d’épaisseur. Il existe des gels tout prêts qui contiennent déjà une charge. Les gels médiums Liquitex sont excellents et présentent des grains différents au choix. Appliqués au couteau, au pinceau, nous avons après séchage complet, une surface qui ressemble à un petit crépi. Il reste ensuite à peindre comme on le veut, à l’acrylique ou à l’huile sur cette surface. L’intérêt est de se servir des irrégularités présentes pour altérer nos couleurs, les patiner, par essuyage, frottage, « raclage » au couteau.

Plein de nouvelles nuances apparaissent, impossibles à obtenir sur un fond lisse. La peinture se dépose dans des aspérités, des trous, bute contre des arrêtes, pour offrir tout un jeu de vibration et matière.

C’est à essayer impérativement, quel que soit le sujet.

Matériel :

Huile et acrylique : supports entoilés ou papier ?

Lundi 21 janvier 2013

Parmi les produits existants que je ne recommande pas, je citerai Les blocs papier pour peinture huile et acrylique. Pour les avoir testé, je peux affirmer que ce ne sont pas des supports idéaux pour de bons résultats.

En effet, ces papiers, puisqu’il s’agit en fait de papiers apprêtés, n’offrent pas une surface aussi intéressante et efficace que de la toile. Que l’on utilise de l’acrylique ou de l’huile, ces papiers ont déjà la fâcheuse manie de gondoler. Ensuite et c’est l’autre défaut majeur, ils sont très absorbants. Il est donc dur et laborieux de peindre sur ceux-ci puisque la peinture pénètre le support et rend le travail de fondu, dégradé, difficile.

On l’aura compris, ces blocs ne sont pas destinés à réaliser des œuvres de belles factures et abouties, mais plutôt des esquisses rapides, des essais ou des tests couleurs.

Et comble de l’ironie, ils présentent souvent une structure ressemblant au tissage d’une toile.

Cela n’a aucun intérêt ! La matière est déterminante dans le travail qu’exige la peinture … Alors préférez toujours les supports toilés à ces papiers dans vos travaux finalisés.

Je vous renvoie à cet article : Bien choisir sa toile

Et au matériel :

 

Comment peindre avec des enfants ?

Mardi 25 décembre 2012

Une de mes distractions favorites est de peindre avec mes enfants. Ils sont trop mignons avec leurs petites blouses.

Evidemment d’année en année, ils grandissent et leurs réalisations changent.

Il y a une période ou ils sont capables de réaliser de vrais chefs d’œuvre de peinture abstraite. Puis en grandissant ils optent naturellement vers une recherche de figuration, et malheureusement, c’est moins joli. Leur peinture représentant un soleil, une maison, papa et maman à côté d’une grosse fleur, c’est gentil, charmant mais pas vraiment beau !

Alors que tout petit, ils ne recherchent pas à peindre quelque chose de précis, mais juste à étaler de la peinture de-ci de-là. Le résultat, pour peu que l’on sache les diriger un peu, est magnifique. Voila comment s’y prendre :

Premier conseil, Il faut être vigilant et rapide.

Sur une table, étalez une toile, un carton toilé ou un carton épais. Préparez des petits pots avec des jus épais de couleurs acryliques (peinture acrylique fluide et un tout petit peu d’eau). J’insiste, de la peinture acrylique, pas de la gouache. Mettre une brosse plate dans chaque pot. Donnez-leur que peu de pots avec un assortiment de couleur réduit. Par exemple, un bleu de outremer, un vert émeraude, du blanc, et du noir. Ensuite donnez le feu vert et laissez l’enfant peindre pendant une dizaine de minutes seulement sur sa toile avec pour seul impératif celui de tout recouvrir. Il va s’éclater à changer de couleur souvent, à empâter, à faire des coulures. A un moment il faut savoir dire stop. Si l’on attend trop longtemps, il aura tellement gribouillé la toile que toutes les couleurs seront mélangées. Donc retirez la toile, donnez lui un autre support avec d’autres couleurs et rebelote. Vous verrez, ils vous feront de vraies merveilles d’art abstrait. Mes murs sont couverts de leurs tableaux.

Ça marche avec tous les enfants. Ce tableau en est la preuve. Il est d’Adam, 3 ans, un artiste en herbe n’est ce pas ?

Matériel pour peindre :

Acrylique Amsterdam en tube 120 ml

Acrylique Liquitex Basics tube 118 ml

Toiles Lefranc & Bourgeois

Cartons entoilés Clairefontaine

Toiles 3D Lefranc & Bourgeois

Comment réussir à peindre un portrait

Jeudi 20 décembre 2012

La peinture de portrait présente de multiples difficultés. Outre le dessin du visage, la ressemblance, les tons de chair et le bon placement des ombres et lumières, avec leurs bonnes valeurs, il y a la chevelure, le rendu de cette « matière », qui est bien souvent mal interprété, ou naïvement peint.

L’erreur la plus fréquente est de vouloir peindre les cheveux « fil à fil ». C’est-à-dire par une multitude de traits et courbes fines faits à la pointe d’un pinceau. On sait qu’une chevelure est constituée de millier de cheveux. Les peindre un à un relève du labeur et n’offre pas un beau résultat.

Voici mes conseils pour réussir cette épreuve.

Tout d’abord il faut aborder cette matière comme une masse compacte. Comme si la chevelure était en fait du tissu, ou un liquide recouvrant le crâne, en élevant le volume. Ensuite avec une brosse, prolongez par endroit cette masse pour former des mèches (plus ou moins courtes, ou longues suivant la coupe). Nuancez le tout suivant l’incidence de la lumière en apportant des valeurs claires et foncées. Si l’on traite une chevelure brune (Monica Bellucci par exemple…elle est trop jolie), la masse sera peinte en gris très foncé, les parties claires en gris bleuté, et les sombres en noir (je préfère même un gris encore plus foncé). Ensuite on va « ouvrir » des espaces dans cette masse, avec des zones très foncées, peintes comme des mèches, dans les parties claires. Inversement, on ouvre des espaces clairs, peints aussi comme des mèches dans les zones foncées. On peaufine le travail avec quelques éclats de brillance (Les cheveux de Monica sont si bien entretenus qu’ils brillent beaucoup…star oblige), en blanc légèrement bleuté. Il ne reste plus qu’à placer des mèches toutes fines de-ci de-là avec un pinceau fin.

Ce détail d’une étude de nu de Roland illustre cette méthode, applicable aussi bien à l’acrylique qu’à l’huile ou au pastel. A l’aquarelle il faudra juste dans le frai opérer quelques enlevés au pinceau sec ou au papier essuie tout, pour faire ressortir des mèches claires. Et si vous n’y arrivez toujours pas, optez pour des portraits type Zidane ou Michel Blanc. Oh je plaisante… ! ;-)

 

 Pour aller plus loin :

Librairie : Tout savoir sur les portraits avec Les cahiers du Peintre de Fleurus et la collection Leonardo

Notre sélection de pinceaux Raphaël et Isabey

Acrylique Liquitex, Winsor & Newton, Amsterdam

Huile Rembrandt de Talens et Lefranc extra fine

Pastel à l’Ecu Sennelier

Aquarelle Sennelier

Toiles Label Art

Astuce pour ralentir le temps de séchage des acryliques : l’humidificateur Liquitex

Vendredi 23 novembre 2012

Encore une petite astuce pour éviter de gâcher de la peinture.

L’acrylique, comme on le sait sèche rapidement. C’est à la fois sa qualité, et de temps en temps son défaut.

Combien de boulettes de peinture sorties du tube finissent à la poubelle, ou en croutes sur la palette. Si on dose mal, enfin, si on surdose la quantité de peinture nécessaire, elle finit par sécher sur la palette. C’est pire en été évidement. Pas le temps non plus de faire une pause ! Je me repose 10mn pour prendre mon thé et hop, la peinture est sèche ! Aïe !

Voici donc l’astuce du jour. Il faut garder un taux d’humidité constant sur la palette pour éviter le séchage. La première solution est d’aller peindre dans la jungle amazonienne, mais il y a trop de moustiques, et ça revient un peu cher J’ai donc testé ce produit qui fonctionne à merveille. C’est l’humidificateur pour peinture de Liquitex. C’est un spray que l’on pulvérise sur la palette (et uniquement sur celle-ci) pour maintenir la peinture fraîche. Autrefois j’utilisais un brumisateur pour ce faire. Cela fonctionne aussi mais le spray Liquitex a cela de meilleur qu’il garde à la peinture sa consistance originale, qu’il ne coule pas, et perdure plus longuement.

On peint, et  toutes les 15 mn environ, on applique un petit coup d’humidificateur.

De plus, ce liquide (uniquement pulvérisé sur la palette je le répète) agit sur la peinture, une fois appliquée sur la toile, comme un retardateur de séchage. Intéressant non ?

Et si l’envie vous prend de faire la petite pause thé, voire même de remettre la suite au lendemain, je conseille alors de placer sur la palette un film plastique. Le même film plastique qui sert à conserver les aliments. Ainsi la peinture ne sèche pas. On enlève le film, et hop la peinture est opérationnelle. C’est magique !

 

Humidificateur Liquitex est proposé en spray de 237 ml

Voir sa fiche sur le site de Label Art : Cliquez ici

Comment réussir à peindre les arbres ?

Jeudi 27 septembre 2012

La plus grande difficulté dans la peinture de paysage est de peindre les arbres. Trouver les bons verts notamment n’est pas évident. Il en existe de multiple tout près en tube qui font merveille : les verts anglais, la terre verte, le vert olive, le vert de vessie etc. Pour plus de nuances il est parfois utile de procéder à de judicieux mélanges en prenant du bleu. On sait, enfin je le rappelle, que l’on obtient du vert en mélangeant du bleu avec du jaune. Des bleus, il en existe plein. Et bien avec tous ces bleus on peut se concocter différents verts.

Avec du bleu outremer et du jaune, on a un vert assez foncé très terreux. Avec du bleu de Prusse et du jaune, on a un vert clair très lumineux, et des nuances turquoises. Le bleu primaire avec du jaune donne un vert moyen. Avec ces nouveaux verts en base on a une nouvelle palette très variée à exploiter pour interpréter la diversité des feuillages.

Pour avoir un vert très foncé, on peut même utiliser du noir. Juste du noir avec une goutte de jaune suffit. Ce mélange est très utile pour les ombres et zones obscures dans les arbres et forêts.

Pas d’importance pour le jaune à choisir. Que l’on prenne du jaune moyen, clair ou foncé, voir même de l’ocre jaune, la différence est minime. C’est le bleu qui est important et inscrit la spécificité du mélange.

Dans ce tableau pour exemple, les verts des feuillages en arrière plan sont réalisés avec du bleu de Prusse. Pour tout le reste, c’est du bleu outremer avec plus ou moins de jaune de cadmium, de l’ocre jaune, du blanc et du noir pour finir dans les ombres. Concluant n’est ce pas !

Choisisses vos tons parmi les gammes proposées chez Label Art :

Voici une short list idéale :

Travailler en pâte avec le médium flamand Lefranc & Bourgeois

Jeudi 8 décembre 2011

Petit rappel sur l’utilité des médiums dans le cas bien précis de la peinture au couteau…à l’huile.

J’en connais, qui ne s’embêtent pas et utilisent directement, telle quelle, la peinture sortie du tube. Je ne les dénoncerai pas mais j’ai des noms !! ;-)

Je sais ça marche. Mais cela présente quelques inconvénients, et surtout celui de ne pas assurer une bonne pérennité à l’œuvre. Je le rappelle, la peinture en tube est très pauvre en résine. Elle ne contient que le juste nécessaire d’huile pour assurer la liaison des pigments. Pour réaliser nos tableaux il faut enrichir la peinture de résine, et lui apporter toute les qualités nécessaires à son durcissement et sa stabilité.

Peindre au couteau sans médium c’est s’exposer à des craquelures, des embus, un séchage long, et des « frisures ».

Tous les médiums à l’huile ne sont pas adaptés à la peinture au couteau. Sont à proscrire donc les médiums fluides. Au top, il y a le médium flamand de Lefranc & Bourgeois. Il est très épais, collant et ne dénature pas les couleurs. Il existe des médiums d’empâtement qui contiennent une charge blanche (blanc de zinc, de craie ou autre) qui éclaircissent les couleurs. Je ne les conseille pas pour cette raison bien qu’efficaces pour de lourds empâtements.

Le médium flamand est de loin mon préféré.

Pour l’utiliser il suffit sur la palette de mélanger à une grosse noix de peinture avec une petite noix de médium. Soit en volume : 2/3 peinture, 1/3 médium. On effectue ce type de mélange pour chaque couleur sur sa palette. Ensuite on attaque ces empâtements sur la toile en piochant de-ci de-là nos couleurs comme on le fait habituellement. Attention tout de même, l’huile ne permet pas sans danger de fort empâtement. Il faut rester raisonnable et se limiter à des épaisseurs au maximum de 3mm.

Et si l’on veut plus d’épaisseur et ainsi sculpter la toile, le mieux est de travailler tout à l’acrylique.

La technique du rehaut à la pierre noire

Mardi 29 novembre 2011

Autre question d’une lectrice qui me demandait comment procéder pour réaliser sur son tableau des cernes noirs autour des éléments de sa composition. Beaucoup de peintre tels que Van Gogh, Bernard, Cézanne, Cauvy, ont adopté cette écriture. Nous avons deux possibilités pour ce faire. La première consiste à tracer le dessin sur la toile avec un crayon type pierre noire en marquant largement le trait. On peut le faire avec un fusain (dans ce cas un fixatif empêchera la poudre de se répandre et salir les couleurs), ou même directement avec un jus acrylique noir. On passe ensuite à la mise en couleur en veillant à ne pas couvrir complètement ces traits.

L’autre méthode consiste à l’inverse de souligner les contours et formes après la mise en couleur. Dans le cadre d’une peinture à l’acrylique, nous avons le choix de l’outil et de la technique pour cela. Cela pourra être réalisé avec un jus d’acrylique noir passé à la brosse, un pastel gras noir, ou encore à la peinture à l’huile noire avec une brosse ou une martre pointue. Dans le cas d’un tableau fait à l’huile, seuls des contours réalisés à la peinture à l’huile noire seront possibles. Cette deuxième méthode a le défaut à mon gout de marquer le trait trop nettement.

La première donne un cerne noir irrégulier qui s’intègre mieux à la composition.

Cela dit un mixte des deux méthodes est possible. Une autre couleur pour marquer ces contours donnera un résultat moins fort tout aussi élégant. Un brun, un ocre rouge feront tout aussi bien l’affaire dans ce style d’écriture.

Ne bricolez pas vos acryliques !

Vendredi 18 novembre 2011

Je connais quelques petits malins qui utilisent de la peinture acrylique du bâtiment (achetée dans des centres de bricolage) pour réaliser leurs tableaux. Pour un prix bien inférieur, ils ont ainsi plus de peinture. Bien que cela fonctionne, il y a tout de même des risques et des limites à subtiliser ces gammes bâtiments aux gammes beaux-arts.

L'acrylique

L'acrylique

Tout d’abord le mot acrylique définit une large gamme de résine avec chacune ses spécificités. Les résines utilisées en beaux-arts ne sont pas les mêmes. Elles sont plus souples et supportent mieux la dilution sans perdre leurs qualités (accroche, souplesse, stabilité). Ensuite la concentration en pigment est différente. Elle est nettement plus forte en gamme beaux-arts. Ce qui produit des peintures au pouvoir colorant plus élevé, avec des couleurs plus saturées, plus lumineuses, plus intenses. Les pigments utilisés sont également stables. A la différence des pigments des gammes bâtiments qui peuvent s’éclaircir, ou jaunir au fil des années. L’opacité qui est une grande qualité en peinture n’est pas aussi performante et fiable avec les acryliques bâtiments. Il en est de même pour la finesse et l’onctuosité.

Je ne peux donc pas vous conseiller d’utiliser de l’acrylique bâtiment à la place de nos belles peintures à tableau. Il en va de la qualité et de la pérennité de vos œuvres.

A l’inverse il est possible d’utiliser de la peinture acrylique beaux-arts pour peindre un décor en extérieur. Dans ce cas, il faut du haut de gamme telle la Liquitex. On prépare la surface avec une sous-couche blanche acrylique bâtiment, appliquée au rouleau (cette impression isole le fond et le fixe), puis on peint avec notre peinture. Ensuite un simple vernissage suffira.

A vos risques et périls si vous n’écoutez pas mes conseils ! Moi je décline maintenant toutes responsabilités !

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