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Astuce pour ralentir le temps de séchage des acryliques : l’humidificateur Liquitex

vendredi 23 novembre 2012

Encore une petite astuce pour éviter de gâcher de la peinture.

L’acrylique, comme on le sait sèche rapidement. C’est à la fois sa qualité, et de temps en temps son défaut.

Combien de boulettes de peinture sorties du tube finissent à la poubelle, ou en croutes sur la palette. Si on dose mal, enfin, si on surdose la quantité de peinture nécessaire, elle finit par sécher sur la palette. C’est pire en été évidement. Pas le temps non plus de faire une pause ! Je me repose 10mn pour prendre mon thé et hop, la peinture est sèche ! Aïe !

Voici donc l’astuce du jour. Il faut garder un taux d’humidité constant sur la palette pour éviter le séchage. La première solution est d’aller peindre dans la jungle amazonienne, mais il y a trop de moustiques, et ça revient un peu cher J’ai donc testé ce produit qui fonctionne à merveille. C’est l’humidificateur pour peinture de Liquitex. C’est un spray que l’on pulvérise sur la palette (et uniquement sur celle-ci) pour maintenir la peinture fraîche. Autrefois j’utilisais un brumisateur pour ce faire. Cela fonctionne aussi mais le spray Liquitex a cela de meilleur qu’il garde à la peinture sa consistance originale, qu’il ne coule pas, et perdure plus longuement.

On peint, et  toutes les 15 mn environ, on applique un petit coup d’humidificateur.

De plus, ce liquide (uniquement pulvérisé sur la palette je le répète) agit sur la peinture, une fois appliquée sur la toile, comme un retardateur de séchage. Intéressant non ?

Et si l’envie vous prend de faire la petite pause thé, voire même de remettre la suite au lendemain, je conseille alors de placer sur la palette un film plastique. Le même film plastique qui sert à conserver les aliments. Ainsi la peinture ne sèche pas. On enlève le film, et hop la peinture est opérationnelle. C’est magique !

 

Humidificateur Liquitex est proposé en spray de 237 ml

Voir sa fiche sur le site de Label Art : Cliquez ici

Comment réussir à peindre les arbres ?

jeudi 27 septembre 2012

La plus grande difficulté dans la peinture de paysage est de peindre les arbres. Trouver les bons verts notamment n’est pas évident. Il en existe de multiple tout près en tube qui font merveille : les verts anglais, la terre verte, le vert olive, le vert de vessie etc. Pour plus de nuances il est parfois utile de procéder à de judicieux mélanges en prenant du bleu. On sait, enfin je le rappelle, que l’on obtient du vert en mélangeant du bleu avec du jaune. Des bleus, il en existe plein. Et bien avec tous ces bleus on peut se concocter différents verts.

Avec du bleu outremer et du jaune, on a un vert assez foncé très terreux. Avec du bleu de Prusse et du jaune, on a un vert clair très lumineux, et des nuances turquoises. Le bleu primaire avec du jaune donne un vert moyen. Avec ces nouveaux verts en base on a une nouvelle palette très variée à exploiter pour interpréter la diversité des feuillages.

Pour avoir un vert très foncé, on peut même utiliser du noir. Juste du noir avec une goutte de jaune suffit. Ce mélange est très utile pour les ombres et zones obscures dans les arbres et forêts.

Pas d’importance pour le jaune à choisir. Que l’on prenne du jaune moyen, clair ou foncé, voir même de l’ocre jaune, la différence est minime. C’est le bleu qui est important et inscrit la spécificité du mélange.

Dans ce tableau pour exemple, les verts des feuillages en arrière plan sont réalisés avec du bleu de Prusse. Pour tout le reste, c’est du bleu outremer avec plus ou moins de jaune de cadmium, de l’ocre jaune, du blanc et du noir pour finir dans les ombres. Concluant n’est ce pas !

Choisisses vos tons parmi les gammes proposées chez Label Art :

Voici une short list idéale :

Travailler en pâte avec le médium flamand Lefranc & Bourgeois

jeudi 8 décembre 2011

Petit rappel sur l’utilité des médiums dans le cas bien précis de la peinture au couteau…à l’huile.

J’en connais, qui ne s’embêtent pas et utilisent directement, telle quelle, la peinture sortie du tube. Je ne les dénoncerai pas mais j’ai des noms !! 😉

Je sais ça marche. Mais cela présente quelques inconvénients, et surtout celui de ne pas assurer une bonne pérennité à l’œuvre. Je le rappelle, la peinture en tube est très pauvre en résine. Elle ne contient que le juste nécessaire d’huile pour assurer la liaison des pigments. Pour réaliser nos tableaux il faut enrichir la peinture de résine, et lui apporter toute les qualités nécessaires à son durcissement et sa stabilité.

Peindre au couteau sans médium c’est s’exposer à des craquelures, des embus, un séchage long, et des « frisures ».

Tous les médiums à l’huile ne sont pas adaptés à la peinture au couteau. Sont à proscrire donc les médiums fluides. Au top, il y a le médium flamand de Lefranc & Bourgeois. Il est très épais, collant et ne dénature pas les couleurs. Il existe des médiums d’empâtement qui contiennent une charge blanche (blanc de zinc, de craie ou autre) qui éclaircissent les couleurs. Je ne les conseille pas pour cette raison bien qu’efficaces pour de lourds empâtements.

Le médium flamand est de loin mon préféré.

Pour l’utiliser il suffit sur la palette de mélanger à une grosse noix de peinture avec une petite noix de médium. Soit en volume : 2/3 peinture, 1/3 médium. On effectue ce type de mélange pour chaque couleur sur sa palette. Ensuite on attaque ces empâtements sur la toile en piochant de-ci de-là nos couleurs comme on le fait habituellement. Attention tout de même, l’huile ne permet pas sans danger de fort empâtement. Il faut rester raisonnable et se limiter à des épaisseurs au maximum de 3mm.

Et si l’on veut plus d’épaisseur et ainsi sculpter la toile, le mieux est de travailler tout à l’acrylique.

La technique du rehaut à la pierre noire

mardi 29 novembre 2011

Autre question d’une lectrice qui me demandait comment procéder pour réaliser sur son tableau des cernes noirs autour des éléments de sa composition. Beaucoup de peintre tels que Van Gogh, Bernard, Cézanne, Cauvy, ont adopté cette écriture. Nous avons deux possibilités pour ce faire. La première consiste à tracer le dessin sur la toile avec un crayon type pierre noire en marquant largement le trait. On peut le faire avec un fusain (dans ce cas un fixatif empêchera la poudre de se répandre et salir les couleurs), ou même directement avec un jus acrylique noir. On passe ensuite à la mise en couleur en veillant à ne pas couvrir complètement ces traits.

L’autre méthode consiste à l’inverse de souligner les contours et formes après la mise en couleur. Dans le cadre d’une peinture à l’acrylique, nous avons le choix de l’outil et de la technique pour cela. Cela pourra être réalisé avec un jus d’acrylique noir passé à la brosse, un pastel gras noir, ou encore à la peinture à l’huile noire avec une brosse ou une martre pointue. Dans le cas d’un tableau fait à l’huile, seuls des contours réalisés à la peinture à l’huile noire seront possibles. Cette deuxième méthode a le défaut à mon gout de marquer le trait trop nettement.

La première donne un cerne noir irrégulier qui s’intègre mieux à la composition.

Cela dit un mixte des deux méthodes est possible. Une autre couleur pour marquer ces contours donnera un résultat moins fort tout aussi élégant. Un brun, un ocre rouge feront tout aussi bien l’affaire dans ce style d’écriture.

Ne bricolez pas vos acryliques !

vendredi 18 novembre 2011

Je connais quelques petits malins qui utilisent de la peinture acrylique du bâtiment (achetée dans des centres de bricolage) pour réaliser leurs tableaux. Pour un prix bien inférieur, ils ont ainsi plus de peinture. Bien que cela fonctionne, il y a tout de même des risques et des limites à subtiliser ces gammes bâtiments aux gammes beaux-arts.

L'acrylique

L'acrylique

Tout d’abord le mot acrylique définit une large gamme de résine avec chacune ses spécificités. Les résines utilisées en beaux-arts ne sont pas les mêmes. Elles sont plus souples et supportent mieux la dilution sans perdre leurs qualités (accroche, souplesse, stabilité). Ensuite la concentration en pigment est différente. Elle est nettement plus forte en gamme beaux-arts. Ce qui produit des peintures au pouvoir colorant plus élevé, avec des couleurs plus saturées, plus lumineuses, plus intenses. Les pigments utilisés sont également stables. A la différence des pigments des gammes bâtiments qui peuvent s’éclaircir, ou jaunir au fil des années. L’opacité qui est une grande qualité en peinture n’est pas aussi performante et fiable avec les acryliques bâtiments. Il en est de même pour la finesse et l’onctuosité.

Je ne peux donc pas vous conseiller d’utiliser de l’acrylique bâtiment à la place de nos belles peintures à tableau. Il en va de la qualité et de la pérennité de vos œuvres.

A l’inverse il est possible d’utiliser de la peinture acrylique beaux-arts pour peindre un décor en extérieur. Dans ce cas, il faut du haut de gamme telle la Liquitex. On prépare la surface avec une sous-couche blanche acrylique bâtiment, appliquée au rouleau (cette impression isole le fond et le fixe), puis on peint avec notre peinture. Ensuite un simple vernissage suffira.

A vos risques et périls si vous n’écoutez pas mes conseils ! Moi je décline maintenant toutes responsabilités !

L’utilisation du clair sur le foncé …

jeudi 3 novembre 2011

Que faire ? Si après avoir peint dans un beau vase, les tiges et feuilles de mimosa, on n’arrive pas en superposition à obtenir de belles petites boules bien jaune par-dessus les masses vertes ! Idem si je veux peindre dans mon paysage, de jolies goldens sur un arbre ! Pas facile de couvrir avec du jaune sur un fond foncé!

Et oui cette couleur a le fâcheux défaut de n’être pas couvrante. Même s’il existe des tubes avec un indice d’opacité maximum, la réalité démontre le contraire. On va dire que l’opacité entre les tubes de jaune est relative, et donc que les jaunes sont plus ou moins transparents.

Alors comment palier à cet inconvénient ?

La première solution est de réserver les parties à peindre en jaune. Ainsi sur le blanc de la toile le jaune prendra tout son éclat.

La seconde solution est de peindre d’abord en blanc les zones concernées, puis une fois sec de poser les jaunes. Technique idéale à l’acrylique.

Troisième solution : pour donner plus d’opacité, on prend un jaune très foncé que l’on mélange avec du blanc. Plus il y aura de blanc et plus il sera couvrant, mais évidement, moins intense en couleur ! Pour une séance alla prima à l’huile c’est l’option idéale.

Dernière solution : empâter au maximum ! Avec des rehauts jaunes d’un bon demi-centimètre le tour est joué ! Mais à ne pas faire à l’huile.

Pastel sec + acrylique ? Bah oui ! Possible et même très sympa

jeudi 13 octobre 2011

Bien des techniques sont compatibles entre elles, pourvu que l’on respecte la fameuse règle du gras sur maigre que j’énonce souvent. Peindre à l’huile sur un fond ou une ébauche acrylique, comme expliqué dans un article précédent en est un exemple. Je vous propose maintenant une autre combinaison : Peindre au pastel sec sur un fond acrylique.

Pour un meilleur résultat, au pastel sec je préconise d’utiliser un papier de couleur. Ainsi aucun blanc ne transparait et il est inutile de charger en poudre pour couvrir. Maintenant, à la place de ce papier de couleur spécial pastel prenons au choix, un papier plus épais (300gr), un carton, ou un carton toilé.

Sur celui-ci après avoir esquissé un dessin, peindre les fonds à l’acrylique, avec des valeurs assez soutenues, voir même foncées. Puis une fois ce travail bien sec, on reprendra le tout au pastel, en couvrant plus ou moins l’ébauche accomplie. Les nuances obtenues sont plus variées puisque le fond lui-même est multicolore. Cela confère au pastel une grande richesse de ton. Cela donne également un grain plus fort, plus marqué à l’œuvre. On veillera pour un résultat optimum, de ne pas fondre le pastel avec les doigts, mais de garder le crayonné tel quel, brut, pour ne pas couvrir totalement le fond. L’œuvre ainsi réalisé sera chargé de vibrations et de nuances.

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:-)

Petite devinette : Quelle est la différence entre un vernis à peindre, à retoucher et à tableaux ?

jeudi 6 octobre 2011

La solution est toute simple mais il est bon de comprendre ce qui fait leur spécificité. Je précise que nous sommes ici dans le registre peinture à l’huile.

Tout d’abord, qu’est ce qu’un vernis ? C’est un composé de résine grasse, et de solvant. Dans la catégorie résine grasse, il en existe plusieurs qui chacune à un caractère bien précis. Cela va de la dureté après séchage, à la souplesse en passant par sa vitesse de séchage. Les résines les plus courantes que l’on peut acheter sont :

Les formules modernes :

les « acrylique » : séchage rapide et aspect satiné. Non jaunissant.

les « cétonique » : séchage plus rapide et plus brillant. Non jaunissant.

Issue de recettes traditionnelles.

les « mastic » : Beau brillant, très résistant, séchage rapide mais reste collant plus longtemps. Jaunissant.

Les « dammar » : très capricieux ! séchage lent. Très brillant. Sensible à l’humidité. Jaunissant. A déconseiller.

Les « copal » : très résistant. Séchage rapide. Très brillant. Jaunissant également.

Ajouté à cette résine il y a de l’essence, de pétrole ou de térébenthine. L’essence de pétrole s’évapore plus vite et à tendance à diminuer la brillance.

Voila pour la composition d’un vernis à tableau, ou plus précisément, vernis de finition.

A noter qu’un tel vernis se pose au bout de 4 à 8 mois, sur une œuvre terminée, pour éviter les accidents (craquelures et frisures). Pas avant !

Si l’on augmente la quantité d’essence dans ces formulations, on obtient ce que l’on appelle un vernis à retoucher. Celui-ci a une prise encore plus rapide. Il permet de reprendre une fois l’œuvre terminée quelques détails, ou de nourrir les embus (zones de matité faisant tâche).Mais ce n’est donc pas un vernis définitif.

C’est juste un vernis de transition pour quelques retouches.

Puis nous avons le vernis à peindre. Là, l’appellation est trompeuse puisqu’il s’agit tout simplement de médium, pour exécuter son tableau. Il est moins chargé en résine que le vernis à retoucher.

L’idéal, est de conserver le même type de résine pour son tableau, du médium à peindre jusqu’au vernis. Ainsi on évite tout problème de séchage et compatibilité.

En finition, on a le choix entre du satiné ou du brillant. Les vernis mat à tableaux n’existent pas réellement. Si l’on recherche la matité, il faut utiliser un médium à peindre mat et oublier le vernis en finition.

Et pour finir, évitez absolument les vernis de grandes surfaces (polyuréthane, acrylique, glycéro, alkyde uréthane). Ils ne sont pas adaptés et jaunissent terriblement.

Savez-vous transformer l’acrylique en aquarelle ?

samedi 23 juillet 2011

L’acrylique est vraiment un outil plus que polyvalent. Saviez vous que l’on peut faire de l’aquarelle avec. La recette est simple ! Tout comme à l’aquarelle nous travaillons sur du papier. Ensuite, le plus simplement du monde, il ne reste qu’à diluer avec beaucoup d’eau des noix de couleurs que l’on dispose sur une palette et on applique nos lavis. A l’eau on peut ajouter du liquide retardateur de séchage. Cela donne à nos lavis une plus grande marge d’action en séchant moins vite. L’avantage de cette astuce est aussi son inconvénient. A l’aquarelle le repenti est difficile. Il est possible sur certains types de papiers peu absorbants. On mouille, frotte puis essuie pour enlever de la couleur. Avec l’acrylique, compte tenu de son liant, le repentir est impossible.

Les puristes ne trouveront pas dans cette technique toutes les vertus de transparence et de luminosité et de l’aquarelle. De plus, diluée à forte dose, l’acrylique perd de sa cohésion pigmentaire. Les pigments risquent alors de former des conglomérats de couleurs donnant des lavis moins uniformes et imprévisibles. Mais à vrai dire, il est difficile parfois de faire la différence ! Une astuce à expérimenter si l’on n’est pas encore équipés à l’aquarelle.

Médium Heavy Gel mat pour acrylique Talens

lundi 11 juillet 2011

Ce gel qui devrait ravir les adeptes du couteau à peindre, permet de transformer une acrylique à viscosité moyenne en peinture de consistance épaisse, en la revêtant d’un aspect plus mat.

Associé à la Liquitex Ink, vous pourrez travailler celle-ci à l’état pâteux, ou réaliser un rendu nervuré en traçant des gouttières dans le médium frais pour venir ensuite y verser l’encre acrylique liquide. Les possibilités d’expression sont nombreuses et il ne faut pas hésiter à “cuisiner” sa peinture et ses médiums, on tombe parfois sur des résultats vraiment sympa !

Le gel Extra-Heavy de Talens possède un potentiel de finis encore plus vaste, ce qui amène souvent à jongler avec les deux médiums selon l’effet recherché.

Voir le produit : cliquez ici

Médium acrylique Talens

Médium acrylique Talens