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L’histoire des Comics

vendredi 9 septembre 2016

Les Comics. Ces bandes dessinées totalement uniques, hyper colorées, avec des super-héros bodybuildés, des femmes aux formes généreuses, des habits parfois (souvent) loufoques… Oui, il s’agit bien du sujet de ce billet. Ou, plus particulièrement, de leur histoire.

Les Comics ont fait leur apparition il y a près de 120 ans, et leur arrivée a marqué la création d’un tout nouveau style de bande dessinée. Les Comics ont transformé le monde de la BD, ont permis la création d’un nouvel univers et ont brisé tous les codes (mêmes ceux qu’ils s’étaient eux-mêmes fixés, c’est dire!). Mais ce n’est pas tout. Il s’agit également d’un univers d’amoureux du dessins, de fans de ce style unique, de fous d’histoires qui durent depuis plus de 100 ans, de dingues de ces héros en culotte. Un univers que je vous propose de découvrir.

Attachez vos ceintures, préparez-vous à vous envoler.

 

 

Toujours proche du monde réel, l’univers des Comics s’est mêlé à notre réalité à plusieurs reprises. Par conséquent, le monde des super-héros n’a pas été épargné par les difficultés de notre quotidien et a connu de multiples rebondissements.

 

Au début de l’histoire étaient les « Comic strips »

La grande histoire des Comics débute vers 1840, par de petites bandes dessinées très courtes, qui paraissent dans la presse quotidienne. Basées sur l’humour, elles visent à fidéliser les lecteurs grâce aux histoires à suivre d’un numéro à l’autre, associées aux histoires drôles journalières. Pour l’anecdote, ces histoires étaient publiées en noir et blanc la semaine et bénéficiaient de couleurs uniquement le dimanche. Tout d’abord moquées, elles se sont rapidement vues renommées « comic strips » (« comic » pour « amusant, drôle » et « strip » pour « bandeau »). Ce terme a alors donné naissance au terme « Comics » que nous connaissons aujourd’hui. Dans le langage courant, ce terme désigne aujourd’hui la bande dessinée Américaine. Ainsi, les Comics se démarquent des « BD » européennes et des « Manga » japonais.

 

La saviez-vous ? Pour les Américains, le terme « Comics » désigne la bande dessinée dans sa globalité, quel que soit le style.

 

Le 1er comics, reconnu en tant que tel, a vu le jour à la fin du 19ème siècle. Il s’agit de « The Yellow Kid in McFadden’s Flats » (1897), que nombre de fans connaissent comme le « fameux gamin en chemise de nuit jaune ». Toutefois, l’histoire des Comics s’est réellement envolée avec l’arrivée d’un super héros venu tout droit de  Krypton en 1938. Comment ça « qui ça ? » ?!

Puis sont apparus les « comic books », marquant « l’âge d’or des Comics »

Le changement qui marque l’avènement du Comic Book est la diffusion de ces histoires dans des supports spécialement dédiés pour elles. En effet, en juin 1938, la maison d’édition DC Comics publie le premier numéro de « Action Comics ». Il s’agit de la toute première apparition de Superman, cet extra-terrestre Kryptonien et héroïque en collants bleus et culotte rouge ! Le succès est immédiat.

L'apparition de Superman

L’apparition de Superman

 

Un an plus tard, DC Comics produit le deuxième coup de tonnerre de l’histoire des Comics grâce au numéro 27 de Detective Comics : il s’agit de la première apparition de Batman !

De son côté, Timley Comics (futur Marvel) créé lui aussi ses super-héros et donne naissance à Captain America, à l’avenir prometteur. D’ailleurs, il deviendra rapidement, lui aussi, un super-héros.

Le saviez-vous ? Les dessins de Marvel sont réalisés aux marqueurs COPIC

 

De nombreux super-héros connaissent un vif succès pendant les années de guerre mondiale. En effet, ils affrontent dans leur monde fictif des adversaires dont la ressemblance avec les ennemis des Etats-Unis est pour la moins… troublante ! Un monde fictif, oui, et pourtant si proche de la réalité.

Il combat ici des ennemis portant la croix gammée et le signe du communisme

Captain America combat ici des ennemis portant la croix gammée et le signe du communisme

 

Le phénomène « comics » s’atténue ensuite, et de nouveaux genres voient le jour, tels les westerns, les histoires de science-fiction, d’aventure ou de romance. Avec le développement de la télévision dans les années 1950, les Comics connaissent un réel déclin. Toutefois, l’éditeur EC Comics réussit à tirer son épingle du jeu grâce à ses polars et histoires d’horreur particulièrement violents.

Le monde imaginaire des Comics et de ses super-héros fictifs a ensuite dû résister à une attaque bien réelle : la publication de « Seduction oh the Innocent », livre écrit par un psychiatre. Particulièrement virulent, ce livre attaque les Comics et les rend responsables de la délinquance des jeunes, de l’homosexualité et du communisme (rien que ça !). Quoi qu’il en soit, l’industrie du Comics ne se laisse pas abattre et sort son propre « Comic Code », qui a pour conséquence de faire disparaître les polars et titres d’horreur.

 

Le saviez-vous ? Seuls Superman et Batman résistent au triste achèvement de l’âge d’or des Comics.

 

L’âge d’argent des Comics, ou « l’ingéniosité de la vie quotidienne »

Le nouvel âge des Comics débute grâce à l’apparition de Flash, un des super-héros de DC Comics. Ce personnage n’est pas tout à fait nouveau, il s’agit en réalité d’une version revisitée, version qui n’a pas été publié durant l’âge d’or des Comics. Toutefois, Flash conserve de sa première version son nom et son super pouvoir (la rapidité bien sûr !). Le succès de cette publication est si important qu’il marque le début de la nouvelle ère des Comics. Face à un tel enthousiasme, DC relance tous ses anciens super-héros. Les super-héros redeviennent populaires !

L'apparition de Flash dans les Comics

L’apparition de Flash

L’âge d’argent des Comics s’illustre par l’arrivée d’autres nouveaux super-héros. Créés par Marvel Comics, et plus précisément par le dessinateur Jack Kirby et le scénariste et dessinateur Stan Lee, les 4 Fantastiques voient le jour en août 1961, suivis de Hulk en 1962, puis Thor, Spider-Man, Iron-Man, les X-men… Marvel devient, après la sortie de Daredevil en 1964, la 1ère maison d’édition devant DC Comics.

 

Le saviez-vous ? Ces nouveaux super-héros ont tous un point commun : en plus de sauver le monde, ils évoluent dans un quotidien similaire à celui que nous connaissons ! 

 

Stan Lee et Jack Kirby ont en effet la brillante idée de rendre réel le monde dans lequel évoluent les super-héros (monde qu’ils sauvent régulièrement!). Nombre d’entre vous savent que Super-Man, ce cher Clark Kent, est journaliste dans la vie quotidienne. Tout le génie des créateurs a été de créer des situations réelles, comme des disputes, des problèmes de la vie quotidienne, des histoires d’amour etc… ce qui a eu pour effet de rendre ces super-héros beaucoup plus humains et donc plus proches de leurs lecteurs ! D’ailleurs, chaque héro créé par Stan Lee et Jack Kirby a des défauts.

 

Ce tel rapprochement avec le monde réel se confirme lorsque des thèmes tels que ceux de la drogue, de la politique ou du racisme sont abordés, laissant de côté le « Comic Code ». Les comics évoluent et deviennent toujours plus réels.

 

L’âge de bronze des Comics, « Quand la réalité rattrape la fiction, avec ses lots de désolation »

C’est comme cela que s’est illustré le nouvel âge des Comics, en 1973. L’élément déclencheur ? Le décès de Gwen Stacy, la fiancée de Peter Parker, notre cher Spider-Man. Cette triste disparition est alors suivie par de nombreuses autres : Robin le fidèle apprenti de Batman, Elektra l’incroyable compagne de Daredevil, Jean Grey la célèbre X-Men… toutes ces disparitions ont pour effet de rendre l’univers Comics bien plus réel. En parallèle, elles le font mûrir : maintenant, les Comics s’adressent aussi aux adultes. Les histoires deviennent plus riches, plus recherchées.

Disparition de Gwen Stacy

La disparition de Gwen Stacy marque l’arrivée d’une nouvelle ère

L’âge de bronze est également marqué par l’arrivée des crossovers.

 

Le saviez-vous ? Un crossover est un Comics dans lequel plusieurs personnes de séries différentes se croisent.

 

Le succès de ces mini-séries est tel que Marvel et DC Comics créent tout deux leurs crossovers. Aujourd’hui ils perdurent, notamment au cinéma, et connaissent de gros succès, à l’image de « Batman V/S Superman ».

Comics V/S Marvel

La période contemporaine, ou « l’âge moderne »

La dernière période des comics est la moins définie. Certains la font débuter en 1985, avec la réécriture de l’univers de DC, tandis que d’autres considèrent qu’elle n’a démarré qu’en 1992, avec la création de la nouvelle maison d’édition Image Comics. Les créateurs, au nombre de sept, ne sont autres que d’anciens artistes de la maison Marvel. Ils créent leurs propres héros, et connaissent un succès aussi grand qu’inattendu.

 

Les tendances des années suivantes évoluent autour des collections de Comics, l’engouement pour  le dessin, puis un retour aux scénarii plus approfondis, les adaptations toujours plus nombreuses au cinéma… L’histoire des Comics évolue, encore, et n’est pas prête de s’achever !

Les Comics au cinéma

 

Et vous, êtes-vous fan des Comics ? Peut-être en dessinez-vous vous même ! Racontez-nous tout cela en commentaire :)

 

Camille de Label Art

Pour aller plus loin :

– Des produits de dessin et d’art graphique : par ici

– L’histoire secrète de la rivalité entre Marvel et DC Comics : ici 

– L’histoire des Comics plus en détails: ici ou

Les mines de crayons de dessin beaux-arts

mardi 9 août 2016

Généralement, pour la réalisation d’un dessin, l’artiste va utiliser divers types de crayons beaux-arts. Les crayons graphite viennent se différencier des crayons de couleur, simplement par leur couleur et les éléments qui les composent.

Le crayon à papier est composé de deux éléments : le graphite qui donne la couleur au crayon et l’argile, qui agit comme un liant et qui donne sa solidité à la mine. Tout comme la peinture, la proportion de ces deux éléments détermine les caractéristiques du crayon, notamment son degré de solidité.

La qualité d’un crayon dépendra donc de l’homogénéité du mélange entre ces deux ingrédients : mélangés avec de l’eau, ils permettent l’obtention d’une pâte fine.

 

La fabrication d’un crayon

Le graphite et l’argile sont mélangés à de l’eau pour obtenir une pâte, la plus homogène possible. Cette pâte est ensuite cuite à près de 1200°c pour donner la consistance de la mine. Cette dernière est alors enduite d’huile, de cire et de colle avant d’être placée dans une planchette de cèdre. Une seconde planchette viendra s’imbriquer, finalisant la fabrication du crayon.crayons couleurs polychromos

 

Les crayons graphite Faber-Castell

H: hard (mine dure); B: black (mine tendre);

HB : half tendre (mine moyenne); F: Fine point (mine fine)

castell 2000 Faber Castell

La mine tendre (B) aux lignes riches et sombres des crayons Castell 2000 de Faber Castell est généralement utilisée pour la réalisation de dessins artistiques. Plus le chiffre derrière la lettre sera élevé (du 2 au 9), plus la mine sera grasse. Cette mine permet de créer de belles nuances variées et d’obtenir des couleurs foncées. Toutefois, elle n’est pas conseillée pour le dessin technique.

Dans ce cas, il convient d’utiliser des mines plus dures (F, H, 2H, 3H etc.), aux traits gris fins et durs, idéales pour les dessins de précisions et de détails. Là aussi, la valeur du chiffre (du 2 au 9) détermine le degré de sécheresse et de dureté de la mine du crayon graphite. Les mines très sèches permettent notamment d’obtenir des trais très fins.

Les crayons beaux-arts de dessin peuvent également être utilisés pour l’écriture avec les mines de dureté moyenne H, F, HB et B.

Les crayons graphite Castell 2000 de Faber Castell se proposent à l’unité ou en coffret.

 

Le saviez-vous ? L’échelle de dureté des mines, utilisée dans le monde entier, a été créée par Faber-Castell il y a près de 200 ans !

Faber-Castell propose également à la vente les crayons graphite Jumbo : ces crayons graphite ont la particularité d’être plus gros que les crayons Castell 9000. Les crayons Jumbo se décline dans les mines 2B, 4B, 6B, 8B et HB. Ils sont également disponibles en coffret de 5 crayons.

Crayons jumbo de Faber -Castell

Crayons jumbo de Faber -Castell

 

Les crayons de couleur

Pour leur fabrication, les crayons de couleur ressemblent aux crayons à papier, cependant ils contiennent plus d’ingrédients : des pigments de couleur, une matière grasse (comme de la cire), du liant et une charge minérale. La qualité des crayons de couleur dépend bien sûr de la qualité du broyage mais aussi de celle des pigments utilisés pour obtenir la couleur. Contrairement aux mines des crayons Castell 2000, les mines de crayons de couleur ne sont pas cuites mais séchées dans une étuve, puis plongées dans un bain de corps gras, pour que la mine glisse plus facilement sur le support.

pigments couleur

Les crayons de couleur reconnus mondialement dans le domaine des beaux-arts sont les crayons polychromos. Leur pigment, de qualité supérieure, garantissent le pouvoir colorant et l’éclat des couleurs.

Il existe de nombreux types de crayons, qu’il serait long de détailler ici. Notamment les crayons aquarellables, les crayons pastels, les mines de plomb, fusains etc.

Ces produits beaux-arts pourront faire l’objet d’un prochain article s’ils vous intéressent. N’hésitez pas à laisser vos remarques et suggestions en commentaire !

 

Camille de Label Art

FEUTRES PITT ARTISTE FABER-CASTELL

mercredi 17 novembre 2010

Ces assortiments sont parfaits pour l’encrage de BD et d’illustrations. Les différentes épaisseurs de pointes permettent de créer du volume et de bien marquer les ombres. Ces feutres sont chargés à l’encre de Chine, ce qui les rend indélébiles après séchage et autorise la colorisation au feutre ou au marqueur sans risque de bavure, et même l’utilisation de tout type de peinture à l’eau.

Autre avantage, les pointes les plus fines ne se bouchent pas comme le feraient certains crayons techniques à pointe tubulaire.

Où les trouver?

en cliquant juste ci-dessous !

Feutres Pitt Faber Castell