Articles taggés avec ‘beaux arts’

La magie des pastels gras

Samedi 21 janvier 2012

On connaît bien le pastel sec, mais moins le pastel à l’huile (ou le pastel gras). C’est un matériel intéressant à découvrir. Il en existe évidement de différentes sortes et qualités suivant les marques. Il y en a de très dur jusqu’à de très onctueux. Ils ont, pour comparer, la consistance d’un rouge à lèvre. On peint avec en les frottant à notre surface comme le pastel sec, mais plus énergiquement. Le grain est plus marqué et la touche a un effet plus « crayonnée ». On peut réaliser des fondus avec le doigt en frottant. Avec cet outil, être précis demande une certaine maîtrise et dextérité. Mais pour des peintures style impressionniste c’est un outil très convaincant. Comme pour le pastel sec, les superpositions de couleurs sont limitées et les mélanges, plus limités, se font directement sur le support. Pour ces raisons il est nécessaire d’avoir une large palette de couleurs.

Le support de prédilection est le carton d’encadrement, même s’il existe des papiers spéciaux. Les pastels à l’huile Sennelier sont les plus doux du marché. Ils offrent une onctuosité parfaite et permettent un travail plus facile et riche en couleur. Ce sont mes petits chouchous.

> Pastels à l’huile Sennelier à l’unité

> Coffrets et sets de pastels à l’huile Sennelier

> Pastels à l’huile Faber-Castell

> Cartons entoilés

 

Bateau au pastel gras

Nature morte au pastel sec

Jeudi 19 janvier 2012

Et voici la petite démo du mois réalisée par Roland Charbonnier. C’est au pastel sec que Roland a choisi de vous expliquer comment mettre son sujet en valeur en créant un effet de profondeur, haut en couleur.

 

1-    « Je dessine des oranges et un citron en veillant à ne pas les placer côte à côte pour déjà organiser une perspective. »

 

2 -  Je mets en teinte mes éléments en travaillant le modelé. Pour la lumière :

Du jaune pour les oranges, et du jaune plus du blanc pour les citrons. Pour la valeur moyenne : de l’orange et du jaune pour le citron. Pour les ombres propres : du rouge plus du brun pour les oranges et du kaki pour le citron. »

 

 

3-  « Je fonds le tout avec les doigts pour obtenir de fins et doux dégradés. »

4-    « Je place le fond en gris clair bleuté et place les ombres portées en gris foncé. »

5-    « J’affine le travail et place des rehauts de lumières sur mes éléments. A noter que mes éclats de lumières sont plus forts au premier plan. J’inscris ainsi une différence de luminosité entre les oranges au fond et celles en avant. Cela contribue à inscrire cette profondeur recherchée. »

 

6-    « Dernière étape. Avec mon doigt je réalise en estompant un effet de « flou » sur l’arrière plan. Et à l’inverse je précise les contours à la pointe de mes pastels sur le citron et la première orange, sujets principaux de mon étude. »

« Ces « artifices » permettent de donner visuellement un effet de profondeur à ce tableau.

Plus le sujet est près de nous, plus il sera précis et net. Et inversement, plus il sera éloigné, plus il sera flou et imprécis. Exactement comme en photographie lorsque l’on fait la mise au point sur ce que l’on veut mettre en valeur, dans le cadre d’un portrait par exemple. Tout ce qui est derrière ressortira flou. De plus en forçant sur la lumière au premier plan j’augmente cet effet. La netteté et l’intensité lumineuse vont mettre en valeur mon sujet principal. On pourra étendre ce principe au paysage. Celui-ci portera alors le nom de perspective atmosphérique. »

 

Merci Roland ! Excellent comme d’habitude !

Il ne vous reste plus qu’à mettre en pratique cette leçon.

Le matériel pastel se trouve chez Label Art :

> Pastels secs Rembrandt

> Pastels à l’écu Sennelier

> Pastels Faber-Castell

> Carrés esquisse Conté à Paris

> Feuilles et bloc de Pastelmat

> Feuilles Pastel Card Sennelier

> Coffrets de pastels secs

Peindre avec … des fusains

Lundi 16 janvier 2012

Saviez vous que l’on pouvait peindre juste avec des fusains !

On connaît cet outil, sa noirceur, sa finesse, son onctuosité, et sa facilité pour estomper, poser et créer des nuances de gris. Il est l’outil idéal pour réaliser des dessins rapides ou très travaillés en détail, et surtout pour attaquer de grand format. Les étudiants d’école d’art et élèves d’atelier de peinture l’utilisent fréquemment.

L’avez-vous déjà essayé en lavis ?

Généralement, on commence un dessin en traçant les contours, la silhouette avec un trait assez fort. Puis on pose des ombres en remplissant avec des zones foncées plus ou moins larges. Et pour finir on estompe avec les doigts, du coton ou autre pour créer des demi-tons et de jolis fondus.

Et bien au lieu de se servir des doigts, prenez un pinceau souple au poil long  tel le petit gris. Humidifiez le avec plus ou moins d’eau et réalisez vos fondus avec. Cela donnera directement sur le papier un effet aquarellé, mais au fusain. L’estompage ainsi obtenu sera plus marqué, moins doux, plus rude, vigoureux que le travail avec les doigts. Il donnera des nuances de gris différentes. Reprenez par endroit le dessin,  par-dessus ce lavis obtenu, en crayonnant au fusain. Le résultat est très intéressant. Et en plus on a les doigts propres ! Pratique pour ne pas abimer son vernis à ongle. Pas besoin au passage d’utiliser un papier spécial. Un simple papier à dessin fera l’affaire. Mais attention tout de même à ne pas trop le mouiller.

Une fois cette technique expérimentée, essayez ensuite avec des sanguines, des bistres, des crayons esquisses, des mines aquarellables. Vous allez découvrir de nouveaux champs d’applications pour vos dessins. Voici un détail d’une étude de nu que j’ai réalisé avec cette technique.

Etude de nu

 

Léon CAUVY (Montpellier 1874- Alger 1933) Un artiste orientaliste

Samedi 14 janvier 2012

Léon Cauvy, ce nom ne vous dit rien et pourtant… Peut-être que sur l’un de vos murs vous avez accroché l’une de ses reproductions si colorées illustrant l’Algérie ? Car il est devenu célèbre en 1930, au moment du centenaire de l’Algérie française, commémoration pour laquelle il a créé de nombreuses affiches qui sont encore  actuellement vendues en posters.

Sa peinture n’a pas vieilli. La couleur y tient une place prépondérante répartie en grands aplats peu modulés, au dépend du dessin. Une grande sérénité se dégage de ses œuvres. Comme il a du l’aimer son Algérie d’adoption !

Car Léon Cauvy n’est pas né dans le pays qu’il a si bien immortalisé mais à  Montpellier…

 

Oeuvre de Léon Cauvy encadrée avec le visioclic de Label Art

 

Une enfance prometteuse

C’est à l’âge de 12 ans en 1886 qu’il entre à l’Ecole régionale des beaux-arts de Montpellier où il étudie le dessin, l’architecture et la gravure jusqu’en 1895… Il décide ensuite de s’établir à Paris où il suit les cours d’un peintre d’histoire, un certain Albert Maignan.

Revenu à Montpellier il se marie en 1898.

A partir de là, il participe à différents salons et expose aussi bien ses tableaux que de nombreuses pièces de mobilier en cuir repoussé. Il figure pour la première fois en 1902 à l’exposition de la Société des Artistes Français et en 1911, il recevra la médaille d’or.

Il est primé de nombreuses fois pour ses affiches, son mobilier, ses créations de lettres ornées et ses motifs pour papier peint.

L’appel d’un Orient de légende

Léon Cauvy a 33 ans et une carrière déjà prometteuse à Montpellier  quand il remporte le concours de la prestigieuse Villa Abd-El-Tif à Alger. Cette institution sorte de « Villa Médicis » de l’Afrique du Nord, déclarée « Maison des Artistes Européens » sélectionne ses pensionnaires sur concours. Le nombre d’admis est limité à deux. Léon Cauvy est l’un des deux heureux élus en peinture… L’autre est un sculpteur : Paul Jouve.

En 1907, il reçoit donc une bourse et part s’installer à la villa Abd-El-Tif située sur les hauteurs d’Alger. Le lieu situé au dessus du Jardin d’Essais  offre une vue panoramique sur la ville et ses environs, de quoi inspirer les jeunes artistes !

 Une poésie de la vie algéroise

A la fin de son séjour, au lieu de regagner l’Europe, il décide de rester en Algérie et en 1909, il prend la direction des l’école des beaux-arts d’Alger installée alors dans une modeste mosquée du quartier de Bab-el-oued.

Il immortalise la vie algéroise. Le port, les rues animées, les scènes rustiques constituent ses thèmes de prédilection, mais aussi les nombreux petits métiers comme les vendeurs d’eau avec leurs outres en peau de chèvre.  Il peint aussi beaucoup de femmes et d’enfants obligés de travailler durement. Très tôt, les petites filles devaient assumer des responsabilités : porter sur leur dos le dernier-né de la famille, participer aux travaux domestiques, garder les troupeaux.

En même temps, il reçoit de nombreuses commandes publiques et il réalise des fresques ou des panneaux pour le Palais d’Eté et l’Assemblée Générale.

 Un style caractéristique

Sa peinture dans un esprit de « cloisonnisme » est traitée en larges à-plat de couleur flamboyante cernés d’un trait plus foncé. Cette technique rend l’œuvre plus synthétique et décorative par la simplicité de ses formes, son modelé et la valeur expressive de la ligne.

Le cloisonnisme ne cherche pas à restituer la réalité mais à la rendre poétique et décorative. Le style de Léon Cauvy fera des émules par ses élèves.

Il reçoit la légion d’honneur en 1926.

Ses œuvres sont exposées dans les musées d’Alger, d’Oran et de Constantine

Lorsqu’il décède en 1933 à l’âge de 59 ans d’une méningite, le musée d’Alger organise une exposition rétrospective de son œuvre et en 1935 est créé un grand prix de peinture portant son nom.

 

Ouvrages et lieux qui lui rendent hommage :

  • Les artistes de l’Algérie, livre d’Elizabeth Cazenave
  • Alger et ses peintres, livre de Marion Vidal-Bué
  • L’Algérie et les peintres orientaliste, livre de Victor Barrucand
  • Dictionnaire des artistes d’Algérie
  •  Musée de Boulogne Billancourt
  • Musée d’Art et d’histoire de Narbonne
  • Musée National d’Art Moderne de Paris
  • Musée de Montpellier
  • Musée de Mont de Marsan
  • Musée Charlier à Bruxelles
  • Musée des Beaux-arts d’Alger
  • Musée Ahmed Zabana à Oran
  • Musée de Constantine
  • Musée de Tunis

Comment maîtriser le cache liquide en aquarelle?

Mercredi 7 décembre 2011

Le masque liquide sert à isoler les zones qui doivent rester blanches sur une aquarelle, en leur évitant le contact avec la peinture. S’il ne faut pas en abuser – cette technique consiste avant tout à savoir maîtriser l’eau et gérer les blancs, aussi importants que la couleur – ce masque, aussi appelé gomme de réserve, vous rendra bien des services pour les endroits “critiques”.

Aussi je l’utilise essentiellement pour les petits détails, là où on n’a pas le droit à l’erreur, comme les reflets dans les yeux d’un sujet, les plis des lèvres, les gouttes de rosée sur les fleurs. On retire ensuite le cache sec à la gomme ou au doigt.

Ne jetez pas vos vieux pinceaux ! Ils vous seront extrêmement utiles pour l’application du fluide, qui est difficile à faire partir des ustensiles car il y forme une peau. Pour cette raison j’évite d’y soumettre mon matériel neuf ou haut de gamme.

Deux marques de gomme de réserve, Talens et Lefranc & Bourgeois, se complètent parfaitement puisque leur fluidité, leur teinte et leur mode d’application sont différentes. Je n’hésite pas à jongler avec les deux selon l’effet que je souhaite obtenir.

Cache liquide Lefranc & Bourgeois

Cache Liquide Lefranc & Bourgeois

Cache Liquide Lefranc & Bourgeois

Le drawing gum LEFRANC & BOURGEOIS quant à lui est d’un blanc immaculé, bien opaque et plus épais que son concurrent. A celui-là je réserve les endroits plus étendus, en l’étalant avec de plus gros pinceaux. Il fait merveille avec les techniques à l’éponge ! Je le trouve moins facile à enlever que le fluide Talens, mais son gros défaut vient de sa conservation dans le temps. Il faut en effet veiller à secouer le flacon de temps en temps même quand vous ne comptez pas vous en servir, sinon le drawing gum s’épaissit en prenant une consistance de soupe au tapioca… toujours utilisable, mais beaucoup plus difficile à exploiter !

Il n’en reste pas moins un produit bien fini, qui ne laisse aucune trace sur le papier une fois retiré.

Cache liquide Talens

Cache liquide TALENS

Cache liquide TALENS

Le cache liquide TALENS est gris, très fluide et transparent. Sa couleur bien visible facilite son application et sa fluidité permet de réaliser des détails d’une grande précision. Je m’en sers avant tout pour isoler les légers reflets sur les visages, fleurs et objets, en l’associant à des plumes à dessin ou des pinceaux de petits calibres. L’utilisation d’une vieille brosse à dents par frottement ou projection de gouttelettes donne aussi des résultats intéressants. Je reprocherai simplement à ce cache de laisser parfois le papier moins blanc qu’à l’origine une fois enlevé.

Voir les masques : cliquez ici

Ne bricolez pas vos acryliques !

Vendredi 18 novembre 2011

Je connais quelques petits malins qui utilisent de la peinture acrylique du bâtiment (achetée dans des centres de bricolage) pour réaliser leurs tableaux. Pour un prix bien inférieur, ils ont ainsi plus de peinture. Bien que cela fonctionne, il y a tout de même des risques et des limites à subtiliser ces gammes bâtiments aux gammes beaux-arts.

L'acrylique

L'acrylique

Tout d’abord le mot acrylique définit une large gamme de résine avec chacune ses spécificités. Les résines utilisées en beaux-arts ne sont pas les mêmes. Elles sont plus souples et supportent mieux la dilution sans perdre leurs qualités (accroche, souplesse, stabilité). Ensuite la concentration en pigment est différente. Elle est nettement plus forte en gamme beaux-arts. Ce qui produit des peintures au pouvoir colorant plus élevé, avec des couleurs plus saturées, plus lumineuses, plus intenses. Les pigments utilisés sont également stables. A la différence des pigments des gammes bâtiments qui peuvent s’éclaircir, ou jaunir au fil des années. L’opacité qui est une grande qualité en peinture n’est pas aussi performante et fiable avec les acryliques bâtiments. Il en est de même pour la finesse et l’onctuosité.

Je ne peux donc pas vous conseiller d’utiliser de l’acrylique bâtiment à la place de nos belles peintures à tableau. Il en va de la qualité et de la pérennité de vos œuvres.

A l’inverse il est possible d’utiliser de la peinture acrylique beaux-arts pour peindre un décor en extérieur. Dans ce cas, il faut du haut de gamme telle la Liquitex. On prépare la surface avec une sous-couche blanche acrylique bâtiment, appliquée au rouleau (cette impression isole le fond et le fixe), puis on peint avec notre peinture. Ensuite un simple vernissage suffira.

A vos risques et périls si vous n’écoutez pas mes conseils ! Moi je décline maintenant toutes responsabilités !

Pastel sec + acrylique ? Bah oui ! Possible et même très sympa

Jeudi 13 octobre 2011

Bien des techniques sont compatibles entre elles, pourvu que l’on respecte la fameuse règle du gras sur maigre que j’énonce souvent. Peindre à l’huile sur un fond ou une ébauche acrylique, comme expliqué dans un article précédent en est un exemple. Je vous propose maintenant une autre combinaison : Peindre au pastel sec sur un fond acrylique.

Pour un meilleur résultat, au pastel sec je préconise d’utiliser un papier de couleur. Ainsi aucun blanc ne transparait et il est inutile de charger en poudre pour couvrir. Maintenant, à la place de ce papier de couleur spécial pastel prenons au choix, un papier plus épais (300gr), un carton, ou un carton toilé.

Sur celui-ci après avoir esquissé un dessin, peindre les fonds à l’acrylique, avec des valeurs assez soutenues, voir même foncées. Puis une fois ce travail bien sec, on reprendra le tout au pastel, en couvrant plus ou moins l’ébauche accomplie. Les nuances obtenues sont plus variées puisque le fond lui-même est multicolore. Cela confère au pastel une grande richesse de ton. Cela donne également un grain plus fort, plus marqué à l’œuvre. On veillera pour un résultat optimum, de ne pas fondre le pastel avec les doigts, mais de garder le crayonné tel quel, brut, pour ne pas couvrir totalement le fond. L’œuvre ainsi réalisé sera chargé de vibrations et de nuances.

Choisi votre papier : Cliquez ici

Vos pastels : Par ici

Votre acrylique : Par là

:-)

Evitons le gâchis !

Dimanche 4 septembre 2011

J’ai souvent vu, des palettes recouvertes de peinture, être essuyées complètement pour recommencer ses mélanges. Ainsi une quantité non négligeable de peinture part à la poubelle. J’avoue l’avoir fait à maintes reprises, pour adopter au final une technique me permettant de ne gâcher aucune peinture, et surtout réussir à coup sur, mes mélanges pour trouver la couleur souhaitée.

  1. Premier conseil : quand c’est mal parti, faut pas insister ! Un mélange dès le départ raté, n’est pas rattrapable. Inutile donc de charger avec d’autre couleur ou du blanc pour essayer de corriger le tir.
  2. Deuxième conseil : A ne pas faire : on prépare sa couleur, on obtient une nuance pas trop mal mais trop foncée, alors on ajoute du blanc, puis encore du blanc, et encore du blanc, et hop on se retrouve avec une quantité impressionnante de la couleur souhaitée !!! Halte au gaspillage ! Dans ce cas il vaut mieux mettre dans du blanc un peu de son mélange de base. Généralement, pour rechercher une couleur clair, on part du blanc, dans lequel on va progressivement ajouter de la couleur. Par exemple, pour peindre un ciel, et trouver un beau bleu clair, c’est ainsi qu’il faut faire.
  3. Troisième conseil : Il découle d’une loi que je vous ai déjà exposée. C’est le principe qui veut que dès lors que l’on mélange deux pigments, on tend vers le gris ; le fameux système soustractif de la peinture. Donc il ne sert à rien de chercher à obtenir une jolie nuance en piochant de-ci de-là des couleurs sur la palette. A force de rajout on ne fait que ternir son mélange. On gâche de la peinture. Limitez toujours vos mélanges à deux ou trois couleurs, toujours proches sur le cercle chromatique.
  4. Dernier conseil : Attention à ne pas surestimer votre consommation et donc trop sortir de la couleur du tube. C’est un conseil qui parait évident, mais on fait souvent cette bêtise ! Sur ce point je suis incorrigible ! J’avoue, c’est plus fort que moi, j’aime avoir sur ma palette de grosse boulette de couleur.

Voir les palettes : cliquez ici

Voir les couleurs : Cliquez ici

Respecter l’harmonie des couleurs

Mercredi 29 juin 2011

Le choix et la position des couleurs est importante dans une composition. Leurs valeurs comptent aussi beaucoup. Ainsi si l’on veut mettre l’accent sur un élément précis de sa composition, le mettre à l’honneur, outre son positionnement, il faudra aussi que sa couleur captive le regard. Les autres éléments seront plus discrets, donc moins en évidence.

En pratique, cela veut dire qu’il faudra réserver les couleurs les plus chaudes, les plus éclatantes, les plus saturées, sur ce sujet principal.

Prenons pour exemple ce tableau réalisé par notre ami Roland Charbonnier ( qui serait bien joli dans ma cuisine ce tableau s’il voulait bien me l’offrir … petit message personnel ). La pomme au premier plan attire le regard. Sa valeur rouge, lumineuse, forte et chaude contraste avec tous les autres éléments, qui sont peints avec des valeurs plus douces et froides.

Elle est placée au premier plan, mais c’est surtout sa couleur qui la distingue et la place sur le devant de la scène. Si une telle couleur se retrouvait en arrière plan, la composition ne serait pas équilibrée et harmonieuse.

Veillez toujours à ordonner vos couleurs ainsi. Le contraste doit mettre en valeur le sujet, et non pas l’éteindre. J’avais déjà énoncé cette règle pour les fonds, les arrières plans, dans un article précédent. Il en est donc de même concernant tous les éléments qui entrent dans la composition d’un tableau.

Savoir utiliser le gris

Vendredi 17 juin 2011

Ce moi ci, il faut absolument découvrir cette couleur : le gris de Payne.

Bon nombre d’entre vous connaissent cette subtile nuance. Ce n’est pas qu’un simple gris. Il a une forte tendance bleutée. Pure, c’est une nuance froide et très foncée. Ajouté à du blanc, le gris de Payne donnera des gris plus ou moins clairs suivant le dosage, à la foi lumineux et froids.

Je l’utilise souvent pour peindre mes fonds. Dans le cas d’étude de nu ou de portrait, le contraste de cette valeur froide avec la chaleur des tons chair est merveilleux. C’est l’harmonie parfaite. Pour une nature morte traité de manière plus contemporaine il est aussi idéal. Pour exemple j’ai réalisé un joli bouquet de jonquille avec en arrière plan donc un gris ainsi composé. Cette nuance permet de faire ressortir mes fleurs et leur donne plus d’éclat.

Vous ne l’avez pas encore dans votre mallette ? Essayez-la au plus vite. C’est à l’huile qu’elle rend le meilleur d’elle-même.

Le gris de payne est présent pour toutes ces gammes : cliquez ici