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Evitons le gâchis !

Dimanche 4 septembre 2011

J’ai souvent vu, des palettes recouvertes de peinture, être essuyées complètement pour recommencer ses mélanges. Ainsi une quantité non négligeable de peinture part à la poubelle. J’avoue l’avoir fait à maintes reprises, pour adopter au final une technique me permettant de ne gâcher aucune peinture, et surtout réussir à coup sur, mes mélanges pour trouver la couleur souhaitée.

  1. Premier conseil : quand c’est mal parti, faut pas insister ! Un mélange dès le départ raté, n’est pas rattrapable. Inutile donc de charger avec d’autre couleur ou du blanc pour essayer de corriger le tir.
  2. Deuxième conseil : A ne pas faire : on prépare sa couleur, on obtient une nuance pas trop mal mais trop foncée, alors on ajoute du blanc, puis encore du blanc, et encore du blanc, et hop on se retrouve avec une quantité impressionnante de la couleur souhaitée !!! Halte au gaspillage ! Dans ce cas il vaut mieux mettre dans du blanc un peu de son mélange de base. Généralement, pour rechercher une couleur clair, on part du blanc, dans lequel on va progressivement ajouter de la couleur. Par exemple, pour peindre un ciel, et trouver un beau bleu clair, c’est ainsi qu’il faut faire.
  3. Troisième conseil : Il découle d’une loi que je vous ai déjà exposée. C’est le principe qui veut que dès lors que l’on mélange deux pigments, on tend vers le gris ; le fameux système soustractif de la peinture. Donc il ne sert à rien de chercher à obtenir une jolie nuance en piochant de-ci de-là des couleurs sur la palette. A force de rajout on ne fait que ternir son mélange. On gâche de la peinture. Limitez toujours vos mélanges à deux ou trois couleurs, toujours proches sur le cercle chromatique.
  4. Dernier conseil : Attention à ne pas surestimer votre consommation et donc trop sortir de la couleur du tube. C’est un conseil qui parait évident, mais on fait souvent cette bêtise ! Sur ce point je suis incorrigible ! J’avoue, c’est plus fort que moi, j’aime avoir sur ma palette de grosse boulette de couleur.

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Respecter l’harmonie des couleurs

Mercredi 29 juin 2011

Le choix et la position des couleurs est importante dans une composition. Leurs valeurs comptent aussi beaucoup. Ainsi si l’on veut mettre l’accent sur un élément précis de sa composition, le mettre à l’honneur, outre son positionnement, il faudra aussi que sa couleur captive le regard. Les autres éléments seront plus discrets, donc moins en évidence.

En pratique, cela veut dire qu’il faudra réserver les couleurs les plus chaudes, les plus éclatantes, les plus saturées, sur ce sujet principal.

Prenons pour exemple ce tableau réalisé par notre ami Roland Charbonnier ( qui serait bien joli dans ma cuisine ce tableau s’il voulait bien me l’offrir … petit message personnel ). La pomme au premier plan attire le regard. Sa valeur rouge, lumineuse, forte et chaude contraste avec tous les autres éléments, qui sont peints avec des valeurs plus douces et froides.

Elle est placée au premier plan, mais c’est surtout sa couleur qui la distingue et la place sur le devant de la scène. Si une telle couleur se retrouvait en arrière plan, la composition ne serait pas équilibrée et harmonieuse.

Veillez toujours à ordonner vos couleurs ainsi. Le contraste doit mettre en valeur le sujet, et non pas l’éteindre. J’avais déjà énoncé cette règle pour les fonds, les arrières plans, dans un article précédent. Il en est donc de même concernant tous les éléments qui entrent dans la composition d’un tableau.

Savoir utiliser le gris

Vendredi 17 juin 2011

Ce moi ci, il faut absolument découvrir cette couleur : le gris de Payne.

Bon nombre d’entre vous connaissent cette subtile nuance. Ce n’est pas qu’un simple gris. Il a une forte tendance bleutée. Pure, c’est une nuance froide et très foncée. Ajouté à du blanc, le gris de Payne donnera des gris plus ou moins clairs suivant le dosage, à la foi lumineux et froids.

Je l’utilise souvent pour peindre mes fonds. Dans le cas d’étude de nu ou de portrait, le contraste de cette valeur froide avec la chaleur des tons chair est merveilleux. C’est l’harmonie parfaite. Pour une nature morte traité de manière plus contemporaine il est aussi idéal. Pour exemple j’ai réalisé un joli bouquet de jonquille avec en arrière plan donc un gris ainsi composé. Cette nuance permet de faire ressortir mes fleurs et leur donne plus d’éclat.

Vous ne l’avez pas encore dans votre mallette ? Essayez-la au plus vite. C’est à l’huile qu’elle rend le meilleur d’elle-même.

Le gris de payne est présent pour toutes ces gammes : cliquez ici

Question aquarelle … Tubes ou godets ? Un choix cornélien

Jeudi 16 juin 2011
Aquarelle

Aquarelle

Tout dépend du lieu où vous peignez.

Si l’aquarelle en 1/2 godets favorise la peinture en extérieur, le travail en atelier vous laisse le choix du conditionnement. De façon générale, je préfère me procurer en tubes les couleurs que j’utilise le plus souvent, en réservant les 1/2 godets pour les teintes moins sollicitées.

Les pros du mélange privilégieront aussi le tube aquarelle pour les nuances qui leur permettront à elles seules de reconstituer la majeure partie du cercle chromatique, tel que le jaune de cadmium, le bleu de cobalt et le magenta. La préparation de jus pour la réalisation de larges lavis (pour le ciel ou la mer par exemple) est nettement plus facile avec l’aquarelle à l’état pâteux que l’on peut disposer en petits tas autour de la palette. Les tubes sont aussi très utiles pour remplir les 1/2 godets vides que je conserve systématiquement (tout peut toujours resservir !), histoire d’avoir mes couleurs préférées dans les deux conditionnements, parfaitement transportables dans un coffret de poche.

Le chauffage est l’ennemi de l’aquarelle ! Comme pour les peintures acrylique et la gouache, il faut faire attention à l’endroit où vous entreposez vos tubes, qui ne doit être ni trop chaud, ni trop sec. Vous risqueriez d’avoir la mauvaise surprise de retrouver votre aquarelle réduite à l’état solide, donc inutilisable (en fait, chaque marque a sa façon de réagir aux écarts de température). On n’y pense pas toujours et pourtant cette précaution vous fera réaliser des économies.

Les godets ne sont pas non plus sans point faible et doivent être bien secs avant de refermer complètement le coffret. Lorsque vous peignez en plein air, songez à rouvrir la boîte une fois à la maison pour qu’ils finissent de sécher à l’air libre. Vous leur éviterez ainsi la fine fourrure blanche si caractéristique de la moisissure, surtout si vous ne comptez pas peindre avant plusieurs semaines.

Et si on évitait les mélanges gloubi-boulga ?

Mardi 7 juin 2011
Magnolia

Magnolia

Avez vous essayé d’obtenir un beau violet en mélangeant, comme se veut la théorie, du bleu avec du rouge. Oui forcément tout comme moi ! Et le résultat n’est pas flatteur. Le jour ou j’ai voulu peindre un bouquet de violettes il y a longtemps je ne comprenais pas pourquoi mes violets ainsi obtenu étaient si vilains.

Je me suis même demandé si j’étais aussi mauvaise que ça ! Pour enfin comprendre qu’il y a la théorie, et la réalité. Et la réalité est qu’en peinture, pour avoir de belles couleurs saturées, vives, et intenses, les mélanges ne sont pas indiqués. Dès que l’on additionne plusieurs pigments, on tend vers le gris. C’est ce que l’on nomme le système soustrictif de la peinture.

Donc si un jour vous recherchez de beaux violets, testez les violets de cobalt et les violets minéral. Vous m’en direz des nouvelles.

Mes recommandations :

Côté huile :

Rembrandt Huile extra fine

Lefranc huile extra fine

Côté acrylique

Artist’s by Winsor & Newton

Liquitex extra-fine

Côté aquarelle

Winsor & Newton

Le produit miracle des peintres à l’acrylique …

Lundi 16 mai 2011
Liant Lefranc & Bourgeois BINDER

Liant Lefranc & Bourgeois BINDER

Voila un produit qui, des amoureux de l’abstraction aux plasticiens, va déclencher des révélations. Je vous présente le liant « BINDER » de Lefranc& Bourgeois.

Ce produit est tout simplement extraordinaire. C’est un liant acrylique. Il sert à effectuer des effets de matière en tous genres : collage, incrustation, mélange, empâtement, modelage. Cet outil a les qualités d’une très forte colle. Ainsi il permet de fixer sur notre support des objets tels que papier, carton, éclat de bois, pierre, verre, faïence et autres.

En le mélangeant à du sable, de la poudre de marbre, du plâtre, on obtient un médium de structure très épais mais très souple. Ce médium élimine tous risque de craquelure et décollement. Il est donc idéal pour créer de beaux effets de matièrage et d’empâtement, en préparation de fond ou même mélangé à la peinture directement.

Puisqu’élaboré à base de résine acrylique, il est compatible avec toute peinture à l’eau. Il peut être appliqué sur la toile directement ou sur tous autres supports grâce à ses qualités d’accrochage. Un médium à tester impérativement, qui vous emmènera sur les chemins infinis de la création.

Voir ce produit : Cliquez ici

Mon aquarelle gourmande et intense … miam !

Dimanche 1 mai 2011
hummmm... quand l'aquarelle fond tendrement ...

hummmm... quand l'aquarelle fond tendrement ....

Ma toute première aquarelle, que j’ai testée avec un plaisir immense et sans a priori, car je n’y connaissais strictement rien. L’extra-fine, hum c’est quoi ? Il faut bien une première fois à tout ! Ici je n’ai pas eu à me poser la question “quelle marque est la meilleure”, je n’avais jamais entendu parlé des autres. On classe souvent cette peinture parmi les gammes premier choix, mais en tant que super-fine, elle est pourtant de meilleure qualité. Je dirais juste qu’elle est différente, avec des attributs bien à elle, à mi-chemin entre l’étude et l’extra-fine.

Il est tout d’abord très agréable de travailler avec cette aquarelle, qui fond à la moindre goutte d’eau dans le godet et facilite la prise de la peinture, phénomène que je n’ai pas remarqué chez d’autres marques comme la Cotman. C’est pourquoi je conseillerais plutôt la Van Gogh à celles et ceux qui souhaitent s’initier à l’aquarelle, car elle possède ce petit truc qui rend l’apprentissage moins laborieux. Cela ne veut pas dire non plus qu’elle est sans défaut, car la peinture “humide sur humide” peut être difficile à maîtriser, avec parfois une forte concentration des pigments là où le papier a reçu moins d’eau. Je trouve que l’aquarelle Cotman donne de meilleurs résultats de ce côté-là. La très grande transparence de la Van Gogh peut aussi être un inconvénient lorsque l’on cherche à varier l’intensité et l’opacité des couleurs. Plusieurs options sont alors à votre disposition. Personnellement, j’utilise soit de l’aquarelle Cotman, soit de l’Artist’s Water Colour, voire de la gouache Linel pour les grandes surfaces.

Finalement, si je devais choisir une aquarelle en tant que débutante avec mes connaissances actuelles, je crois que je porterais malgré tout mon choix sur celle-ci pour sa sublime transparence et sa facilité d’application, à moins que je n’adopte directement la Rembrandt de Talens, sa grande soeur en aquarelle extra-fine également disponible en coffret de poche.

Voir les gammes Aquarelle Van Gogh : cliquez ici

Et la gouache dans tout ça ? Je vais vous surprendre mais …

Mardi 5 avril 2011
Matisse et l'amour de la gouache

Matisse et l'amour de la gouache

Nombreux sont ceux qui associent encore la technique de la gouache aux travaux purement scolaires, une réminiscence de nos souvenirs d’école primaire qui fait parfois oublier qu’elle est un des moyens d’expression les plus vieux au monde.

La fine Linel, anciennement appelée gouache technique, se prête très bien aux travaux d’étude comme aux illustrations, avec sa palette équilibrée, son rendu velouté, et ses tubes de généreuse contenance. Ce qui me plaît le plus, c’est sa polyvalence, avec cette possibilité caractéristique de la gouache de peindre aussi bien en lavis délicats qu’en superpositions de couleurs à la brosse. C’est un excellent compromis bien trop sous-estimé entre l’aquarelle et l’acrylique !

Attention néanmoins de ne pas travailler en couches trop épaisses sinon votre couleur risque de craqueler en séchant, voire de s’effriter dans le carton à dessin. Un désastre très salissant dont il est difficile d’effacer les traces… Le papier de couleur est aussi un excellent support dont il ne faut surtout pas se priver, car il permet des fantaisies difficilement réalisables à l’aquarelle que rend possible l’opacité de la gouache. J’aime particulièrement peindre sur papier ivoire qui donne une certaine chaleur aux illustrations.

J’avoue avoir acheté au départ cette gouache pour peindre sur mes aquarelles les zones que je voulais denses et opaques. Albrecht Dürer l’avait déjà fait bien avant moi, et il avait raison, car ces deux techniques vont remarquablement bien ensemble. Si ça ce n’est pas une valeur sûre !

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Savez-vous ce que j’aime en lui?

Vendredi 1 avril 2011
VAN GOGH coffret aquarelle

VAN GOGH coffret aquarelle

De ce petit coffret je ne dirai que du bien, tout d’abord parce qu’il a une valeur sentimentale, ensuite parce que c’est mérité. Il m’a été offert il y a longtemps par ma chère maman alors que je ne connaissais rien à l’aquarelle, et c’est donc avec lui que j’ai fait mes premiers pas dans cette technique et y ai pris goût. J’ai bien sûr eu l’occasion d’essayer d’autres coffrets de marques différentes depuis, mais aucun ne m’a autant séduite que celui-ci.

Son gros point fort, c’est son agencement si astucieux des 1/2 godets. Ils sont bien espacés, ce qui limite le risque que les couleurs pures ne coulent les unes sur les autres. Quoi de plus ennuyeux qu’un jaune se salisse par le bleu d’à côté !? Un trou est aussi pratiqué sous chaque 1/2 godet pour pouvoir le soulever et le déboîter facilement. C’est un petit truc sympa que je n’ai pas retrouvé chez Winsor & Newton et sa sketcher’s pocket box Cotman.

Comme tous les coffrets d’aquarelle, le couvercle ouvert sert de palette, celui-ci laisse en plus un emplacement ovale pour passer le pouce. L’ergonomie est bonne et on peut peindre debout sans se faire mal au doigt. Viens ensuite la phase critique du nettoyage, mais là aussi Talens a pensé à tout, car le couvercle se détache et se rattache sans problème. Le pinceau escamotable quant à lui présente une bonne qualité avec ses deux parties qui s’emboîtent parfaitement. Je n’en avais jamais utilisé auparavant et il m’a suffi d’un essai pour adhérer à 100% ! Aujourd’hui encore, je favorise ce genre de pinceaux qui offre une prise en main confortable pour la réalisation de détails minutieux.

Avec le recul, je me rends compte que la bonne finition de cet élégant coffret n’est sans doute pas pour rien dans ma prise de passion pour l’aquarelle, tant il est agréable à utiliser. Que dire de plus ? Merci Maman !

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Alerte à tous les peintres : lisez ceci très vite !

Dimanche 27 mars 2011
pas de panique !

pas de panique !

Message d’alerte : quand vous peignez de jolis bouquets de fleurs, des natures mortes, des nus, attention à vos fonds. J’ai trop souvent vu, par maladresse, méconnaissance, ou « mauvais goût », des tableaux ruinés par des fonds mal faits !

Un fond, comme son nom l’indique, doit rester en retrait, secondaire, et ne servir qu’à mettre le sujet principal en valeur, non pas à attirer l’œil. Comme en déco! Imaginez un papier peint sur un mur très fort en couleur et surchargé de motif. Accrochez dessus un batik indien ! Le résultat sera pas du tout élégant même si votre batik est magnifique. C’est pareil pour un tableau. Alors devant les erreurs les plus fréquentes observées, voici mes conseils :

- Evitez les couleurs trop vives, trop chaudes et trop lumineuses. Pour exemple, un fond ocre jaune ou orange, va éteindre une coupe de citron.

- Evitez les surcharges de couleurs. Se limiter à de simples nuances de valeur dans une même couleur suffira plutôt qu’une multitude de couleurs dans tous les sens. On voit souvent sur de petite aquarelle de fleurs, un fond aux couleurs multiples allant du vert au bleu en passant par le jaune, en petites tâches bien distinctes. C’est trop !!

- Et pour finir, évitez les contrastes improbables et trop violents. Un fond bleu foncé avec un bouquet de rose rouge, un fond vert pomme et un bouquet de jonquille, un fond violet avec des kiwis, etc.

Même si les fauves et d’autres maîtres tel que Van Gogh, Vuillard, Matisse excellaient dans l’art d’associer des couleurs toutes saturées, vives, et parfois même, en théorie, non assorties, cela reste périlleux pour nous autres. Bien sur, en peinture il faut parfois oser, se laisser surprendre par nos intuitions ou le hasard, mais la prudence est toujours bonne conseillère.

et pour finir, je vous incite à lire l’article de fond développé sur le rapport entre le support et l’esthétique

en cliquant : ICI