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Les médiums acryliques : suivez le guide !

mercredi 5 mars 2014
Médiums et gels acryliques

Médiums et gels acryliques

Complétons notre dossier sur les médiums, cette fois dans la gamme acrylique.

Tout d’abord, avant même de peindre, certain d’entre nous aiment travailler sur d’autres supports que la toile. Il faudra alors préparer notre surface, que ce soit du bois, de la terre cuite, du carton, du tissu, en passant une couche ou deux de gesso.

Cela permet une meilleure accroche de la peinture et isole le support.

Vient la peinture. Au plus simple de son utilisation de l’eau suffit pour varier la consistance de l’acrylique et la diluer.

Si l’on veut obtenir des effets de texture et matière, il faudra ajouter à notre acrylique des gels épais de consistances diverses. Il y a les liants épais, les gels de structure et les gels contenant une matière granuleuse ou autre. Ceux-ci permettent un travail à la fois de sculpture et de peinture.

A utiliser pur en préparation de la toile ou à mélanger à la peinture directement. On applique ainsi notre mélange au couteau, à la brosse, au petit rouleau etc. pour sculpter notre fond ou travail.

Nous avons ensuite les médiums fluides. Ils permettent des effets spéciaux en fluidifiant la peinture. Cela va du simple retardateur de séchage, aux médiums pour réaliser des glacis, des gouttes, des flaques, de la brillance etc.

Tous ces médiums et gels sont compatibles entre eux dans la même gamme et marque, et en principe compatible avec toutes peintures acryliques.

Bien évidement tous ces gels et médiums sont adaptés pour une écriture contemporaine et moderne, voire abstraite.

Pour finir il y a les vernis. Au choix selon ses gouts, brillant ou mat.

Pour en savoir plus, je vous recommande la lecture du Livre de l’acrylique :

Le livre de l'acrylique

Le livre de l

La technique du Sfumato

mardi 3 janvier 2012

Lors d’un article précédent je vous ai exposé la technique mise au point par Léonard de Vinci pour représenter la profondeur et l’éloignement dans un paysage. Cette technique appelée « perspective atmosphérique » joue sur les couleurs et la touche. En réalisant un léger flou sur les sujets lointains, ceux-ci paraissent, grâce donc à leur forme imprécise, plus éloignés.

Cette technique fonctionne aussi pour les natures mortes. Ce sont les éléments en arrière plan qui seront peints avec moins de précision, en accentuant ce flou donc. Ainsi on met en valeur le premier plan, et on inscrit de la profondeur dans notre sujet par ce jeu de « floutage ». Oui je sais je viens d’inventer ce mot mais il traduit bien l’idée. Si en français ce mot est un énorme barbarisme il existe en italien un mot qui définit cette technique. C’est le « sfumato ». Et c’est évidement notre maître vénéré Léonard qui en est l’inventeur. On l’a vu, ce flou a le premier intérêt d’inscrire, en l’accentuant plus ou moins, de la profondeur à notre composition.

Sfumato

Sfumato

Il possède un second intérêt. Celui de créer une cohésion, un lien entre tous les éléments d’une composition. Cet effet de sfumato est alors appliqué partout. Nous n’avons ainsi pas de limites distinctes entre les éléments. Ils sont reliés par ce sfumato. Il est alors très subtil en premier plan et plus enlevé en arrière plan. La Joconde est le parfait exemple de cette technique. Léonard a imaginé, puis peint selon cette technique pour apporter à la fois une illusion du réel et cette vibration qui donne vie au tableau. Dans la réalité nous ne percevons pas les choses ainsi. Encore une preuve que la peinture est une interprétation du monde.

Pour réaliser ce sfumato, il suffit après avoir peint tous nos sujets, après avoir interprété le modelé, de réaliser un léger fondu entre les éléments, pour casser et adoucir leurs contours. Pour ce faire, on frotte avec une petite brosse pour que les couleurs s’interpénètrent. Vous observerez que paradoxalement, cette technique offre beaucoup plus de réalisme, si elle est réalisée tout en finesse, qu’un tableau hyper précis aux contours nets.

J’en reviens à la Joconde. On peut ne pas aimer ce tableau, mais il est le parfait témoignage des progrès et avancés technique apportés par cet artiste. Je vous invite maintenant à l’admirer sous un autre œil.

Cours sur les dégradés et fondus

lundi 28 novembre 2011

La démo de ce mois est un exercice purement technique.

Roland nous offre avec simplicité et clarté une méthode pour réaliser de beaux dégradés. Ils sont très utiles dans le jeu des valeurs pour le modelé, pour faire de doux fondus et travailler les nuances sans marques et traces.

Pour cet exercice, il faudra sortir sa panoplie de peinture à l’huile.

Je lui cède la parole et l’image :

«  Imaginons devoir peindre une tomate. Si sa valeur moyenne est un beau rouge, pour la mettre en volume, il nous faut composer d’autres valeurs, claires, et foncées. Pour le clair, ce sera un jaune orangé (blanc, jaune, rouge), et pour le foncé, un brun (terre d’ombre brûlée).

Posons ces couleurs l’une à côté de l’autre, et au bon endroit sur notre dessin de tomate. »

« Avec maintenant une brosse propre je vais ramener délicatement ma couleur claire dans ma couleur foncée, et vice et versa, par de petits mouvements de brosse en décrivant des huit, jusqu’à ne plus percevoir de délimitation nette. Même travail toujours avec une brosse propre entre la valeur moyenne et foncée. Voila ! Notre dégradé de valeur est impeccable, dans de subtils et doux fondus »

«  Même exercice avec cette fois une autre base de couleur, le vert. Ce vert moyen est un mélange d’ocre jaune, blanc et vert de vessie. Le clair est du jaune et du vert de vessie, et le foncé un mélange de vert de vessie, de terre verte et terre d’ombre brûlée. On procède à l’identique pour fondre ces couleurs et voila ! Nous avons un beau dégradé de valeurs, pour peindre par exemple un melon. »

« En procédant ainsi le travail des valeurs en dégradé est facile. Sur cette dernière image, vous avez un exemple de couleurs traitées avec cette méthode. Ce qu’il est important de retenir aussi, c’est que pour obtenir ces nuanciers de clair à foncé, je ne me suis pas limité à utiliser qu’une couleur, avec du blanc pour l’éclaircir, et du noir pour la foncer ».

Encore une fois merci Roland pour ce cours. Il parait simple, mais n’est pas dénué d’intérêt. J’ajouterai même que je n’hésite pas à utiliser mes doigts pour réaliser ce type de fondus. C’est pour cela que je me retrouve souvent avec des tâches de peinture sur le bout du nez.