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Apprendre à peindre un ciel

lundi 30 juillet 2012

Le moment est venu de vous présenter la nouvelle démo de notre ami Roland. Il a choisi aujourd’hui de nous montrer comment réaliser un superbe ciel à l’aquarelle. Ce n’est pas si facile que ça quand on ne veut pas se limiter à juste un aplat de bleu clair. Voyons :

 

« Je commence par préparer mon lavis de bleu clair, avec un mélange de bleu outremer et bleu de Prusse. Je l’applique sur mon papier en couvrant toute ma surface de ciel. Dans l’humide, je renforce légèrement ma couleur sur la partie haute de mon ciel. »

 

« Ensuite et sans attendre le séchage de mon lavis, avec un papier essuie-tout, j’enlève de la couleur pour déjà faire apparaître des blancs estompés, ce qui sera mes nuages. Je laisse sécher ensuite. »

 

« Puis une fois le tout bien sec, je pose dans mes nuages, donc dans les blancs, un petit lavis de terre d’ombre naturelle, que je dégrade pour obtenir un joli fondu. Pour obtenir ce fondu il me suffit, avec mon pinceau humide non chargé de couleur, de mouiller légèrement autour de mon lavis ombré, et même d’estomper avec mon papier essuie-tout. »

« Je repique par endroit avec un lavis légèrement plus fort en couleur que j’estompe de la même manière, pour donner un peu plus de masse à certains nuages. »

 

C’est rapide, toujours efficace et ça paraît vraiment facile. Merci Roland.

 

Les règles d’or pour peindre un ciel

lundi 30 mai 2011
Peindre un ciel

Peindre un ciel

Peindre un ciel est plus difficile qu’il n’y parait. Un ciel n’est pas qu’une surface bleu uniforme. Voici quelques clés pour en faire de magnifique. Le premier obstacle est le choix du bleu. Là tout est affaire de gout. On pourra prendre du bleu outremer, de cobalt, primaire, cerleum, avec une pointe ou pas de phtalocyanine, à mélanger évidement avec du blanc.

On prendra soin de réaliser un beau dégradé de bleu moyen à très clair sur l’horizon. Pour ce faire on ajoutera plus de blanc à notre mélange au fur et à mesure que l’on descend vers l’horizon. Cet effet qui donne une profondeur remarquable au ciel, est observable dans la réalité.

Ensuite vient le traitement des nuages. Pour de petits nuages légers et fondus il suffit de poser des paquets de blanc pur, ou additionnés d’une pointe de terre de sienne naturelle et les fondre partiellement avec le bleu. Pour de gros nuages massifs, il faudra tout d’abord réserver des zones ou l’on ne peindra pas en bleu. Ce travail d’anticipation nécessite un peu d’expérimentation, car il faut dessiner nos nuages comme on dessinerait des fruits, et savoir exactement ou les placer. Pour interpréter leur volume, on jouera sur trois valeurs : du blanc pur pour les parties éclairées ; du crème fait de blanc plus de la terre de sienne naturelle pour la masse ; et du gris fait de blanc plus du bleu plus de la terre d’ombre brûlée pour les ombres. On fond le tout, place quelques zones nettes en périphérie et d’autres plus floues. Pour enrichir notre peinture on pourra jouer sur différentes valeurs de gris pour les ombres.

Après séchage, on pourra rehausser en blanc certains nuages et placer ici et là quelques voiles blanc, crème ou gris par-dessus le bleu, plus ou moins transparents, en léger frottis.

Ce sont les premières règles d’or pour peindre de jolis ciels. Je conseille aussi pour s’exercer à représenter les nuages de s’inspirer des ciels des maîtres flamands

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