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Comment utiliser son Gesso blanc, noir ou transparent

mardi 23 octobre 2018

Le gesso ! Souvent méconnue, cette sous-couche est pourtant bien importante ! Gage de durabilité de votre oeuvre et d’éclat des couleurs. Pour la petite histoire, le terme « gesso » est issu du grec et signifiait à l’origine « gypse » ou « plâtre ». Dans cet article je vous dis tout : comment appliquer son gesso mais également quelle utilisation en avoir.

 

Utilisation du gesso

Le gesso est un enduit universel à base d’eau, une sous-couche employée dans le but de préparer le support avant de peindre. Il est effectivement indispensable de bien apprêter son support afin de garantir un résultat de qualité et la durabilité de son oeuvre.

Le gesso permet d’imperméabiliser le support et de lui donner de la rugosité. Il s’applique sur tous les types de support : bois, carton, métal etc. à condition que la surface soit brute, non grasse et lisse. Il peut également s’appliquer sur des toiles pré-enduites afin d’obtenir un grain plus fin.

Grâce au gesso, la peinture adhère mieux au support. Le fait d’enduire son support est donc économique : l’Artiste utilisera moins de peinture !

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Appliquer son gesso

Le gesso est à appliquer au spalter ou à la brosse plate, en couches fines et en croisements. Il est bien évidemment important de l’appliquer de manière homogène. Après avoir laissé sécher quelques heures, il est recommandé de poncer délicatement à l’aide d’un papier de verre, puis de retirer la poussière avec un chiffon. L’idéal, pour une utilisation du gesso optimale, est de mettre au moins deux couches.  À chaque couche le support sera de plus en plus lisse, le grain de plus en plus fin. Une fois sec, le gesso est totalement mat.

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Le saviez-vous ? Appliqué en épaisseur à l’aide d’un couteau ou d’une spatule, le gesso peut également vous permettre de réaliser des effets sur votre support !

Les toiles pré-enduites en lin ou coton n’ont normalement pas besoin d’être enduites. Cependant, lorsqu’une oeuvre est réalisée à la peinture à l’huile sur un châssis entoilé en coton , il est recommandé de rajouter des couches de gessos supplémentaires. En effet, la peinture à l’huile attaque le coton ! Le gesso appliqué en supplément permet de créer une couche de protection.

Le gesso blanc

Le blanc est la couleur naturelle du gesso. Sans rentrer dans les détails chimiques de la composition du gesso blanc, cela vient des composants de cet apprêt : carbonate de calcium, polymère acrylique etc.

Le saviez-vous ? Le gesso est très répandu dans sa teinte blanche. Toutefois, il vous suffit d’y ajouter quelques gouttes de peinture pour le colorer selon vos envies !

Aujourd’hui, grâce à l’évolution des techniques de fabrication, le gesso peut être fabriqué dans d’autres coloris. Le gesso noir et le gesso transparent plaisent tout particulièrement.

 

gesso blanc

Le gesso noir

D’aspect velouté, rugueux et très mat, le gesso noir bénéficie d’un rendu particulièrement intense. Il permet de créer une jolie base de travail. Ce gessos conviendra naturellement pour les réalisation à l’acrylique, à l’huile, mais aussi pour toutes les techniques mixes. Le gesso noir créé une ambiance, aide à la création d’une oeuvre unique, dans soin univers, ses effets.

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Le gesso transparent

Le gesso transparent est idéal pour conserver la couleur du support bien sûr, mais aussi sa nature ou sa texture. blanchâtre à l’état humide. totalement transparent une fois sec.

 

 

Pour aller plus loin :

L’utilisation de gesso pour la technique du pastel

Découvrir le gesso Lefranc

Nelly Lestrade et ses tutos de peinture colorés

mardi 9 octobre 2018

Bonjour à tous !

Aujourd’hui je vous propose un article qui ne parlera pas de produit ou de marque, je ne donnerai pas non plus de conseil ou astuce… Car non, je vais vous présenter une Artiste ! L’Artiste Nelly Lestrade.

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Cette Artiste peintre manie le pinceau et le couteau avec amour et depuis maintenant 20 années. Pour débuter, Nelly a reçu les conseils et le savoir d’un Artiste Peintre puis a travaillé seule durant quelques années.

Il y a 10 ans, Nelly a ouvert un atelier pour donner des cours, à son tour. À ce jour, elle anime 4 ateliers et conseille 40 personnes.

Pour ce qui est des ateliers à l’Agora Peyramont du moins, car sur internet … Nelly est suivie par 18 000 personnes sur Youtube !

De g. à dr. : Kim, Rebecca, Nathalie, Laureen

De g. à dr. : Kim, Rebecca, Nathalie, Laureen

Grâce à ses cours de peinture vidéo, Nelly délivre de nombreux conseils afin de débuter dans la peinture acrylique et huile. Trucs, astuces, explications, démonstrations… Nelly dit tout !

Son domaine de prédilection ? La peinture à l’huile et notamment la peinture au couteau.

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Test de médium, de peinture acrylique ou à l’huile, Nelly profite de ses années d’expérience pour faire part de son ressenti, de ses impressions, et chez Label Art on adore ça ! Les essais de ses tutos de peinture s’accompagnent de réalisations de jolis sujets, à l’image de la peinture acrylique Sennelier Abstract lors du tuto de Nelly « Les coquelicots modernes » mais également de la « City » colorée à l’occasion du cours de peinture acrylique Mat PUB de Pébéo. Bien sûr, il ne faut pas oublier le tuto de la peinture au couteau et la réalisation du « Bord de Mer » !

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Au début de cet article, je vous disais que je ne vous donnerai pas de conseil… en fait, si ! Un ! Abonnez-vous à son actualité !

À très bientôt !

Camille

 

Pour suivre Nelly Lestrade :

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Magasin Art Magazine

Bien choisir le format de son châssis entoilé

mardi 17 décembre 2013

Petit ou grand format ????

Ce n’est pas toujours facile de faire un choix pour le format de sa toile. La personnalité du peintre entre souvent en ligne de compte pour opter entre un grand, voir géant tableau ou un petit, voir minuscule, tableau.

Pour le peintre amateur, le choix s’opère souvent suivant la difficulté à laquelle il sera confronté. Un grand format fait peur et impressionne bien souvent. Les petits sont alors rassurants et dans l’idée plus maîtrisable. C’est une erreur !

Plus la toile est petite et plus la précision est de rigueur. Qui dit précision dit maniabilité et maîtrise. On pense aussi que la réalisation du tableau sera plus rapide. Ce n’est pas forcement vrai ! Avec un grand format, on va déjà travailler avec des brosses adaptées, donc grosse. Nos gestes et nos touches seront plus amples, plus énergiques, et point fondamental,  plus spontanés. On pourra apporter aussi plus de nuances, plus de fantaisies et variations à nos couleurs sur un même sujet. La précision requise des petits formats n’est pas ici nécessaire. Et dernière point, tout en peignant on a ce recul pratique en peignant le bras tendu et en tenant la brosse du bout du manche.

Seul inconvénient, et pas des moindres, des grands formats : il faut trouver la place pour soit les ranger ou les accrocher au mur !!!

Essayer, même si les grandes toiles vous font peur. C’est de toute manière une expérience à tenter et elle sera très enrichissante.

Matériel :

Les châssis entoilés Label Art des formats 0 au format 120

Les brosses et pinceaux Isabey et Raphaël

Les couleurs acryliques

Les couleurs à l’huile

Les vernis et médiums

Et pour connaître le tableau des formats français, c’est par là

Les livres qui vous en font voir … de toutes les couleurs !

vendredi 2 septembre 2011

Il est parfois affligeant de voire dans de nombreux ouvrages de peinture des conseils totalement erronés. Et oui ce n’est pas parce que c’est écrit dans un livre que les méthodes et techniques sont valables. Je n’ai pas ce souci là avec mes livres de cuisine. En revanche dans le domaine de la peinture on peut lire n’importe quoi !

Un exemple qui je pense va en dérouter plus d’un parmi vous. Pour peindre les ombres, on sait qu’il faut assombrir notre couleur. Si je peins un beau citron, pour représenter l’ombre propre de celui-ci, il me faudra une valeur plus foncée que le jaune de mon fruit. Et bien j’ai lu souvent ce conseil : « prenez la couleur opposée, mélangez la à celle de votre sujet, et vous obtiendrez la valeur pour les ombres propres ». Aïe ! Si je mélange du jaune (mon citron) avec du violet (sa couleur opposée), je vais avoir, c’est vrai, une couleur foncée, mais pas vraiment jolie, voire carrément vilaine ! Normal ! Quand on mélange deux couleurs opposées on obtient du gris.

Pour notre exemple, il est préférable de rester dans la gamme chromatique du jaune. Ce qui veut dire foncer notre couleur avec de l’ocre, de la terre de sienne brûlée, du brun, ou de la terre verte pour avoir une valeur plus froide. Pour foncer de l’orange idem mais en évitant la terre verte. Pour le rouge on prendra du brun ou du noir. Pour les bleus et violets du noir. Avec les verts clairs on utilisera une valeur de vert plus forte comme la terre verte ou vert anglais ; le vert foncé, du brun ou du noir.

Cette notion qui est véhiculée dans tant d’ouvrage, et enseignée par nombre de « professeur » ne vous conduira qu’à des résultats ternes et pas élégants.

A l’aquarelle, c’est même catastrophique !

Cette « fausse » règle est un héritage mal interprété de nos impressionnistes. Oui ceux-ci travaillaient les ombres avec parfois des couleurs opposées au sujet, mais pas par mélange, en juxtaposition ! Là est toute la différence.

Oups ! Je me sauve maintenant car ma tête va être mise à prix par certains auteurs.

Les règles d’or pour peindre un ciel

lundi 30 mai 2011
Peindre un ciel

Peindre un ciel

Peindre un ciel est plus difficile qu’il n’y parait. Un ciel n’est pas qu’une surface bleu uniforme. Voici quelques clés pour en faire de magnifique. Le premier obstacle est le choix du bleu. Là tout est affaire de gout. On pourra prendre du bleu outremer, de cobalt, primaire, cerleum, avec une pointe ou pas de phtalocyanine, à mélanger évidement avec du blanc.

On prendra soin de réaliser un beau dégradé de bleu moyen à très clair sur l’horizon. Pour ce faire on ajoutera plus de blanc à notre mélange au fur et à mesure que l’on descend vers l’horizon. Cet effet qui donne une profondeur remarquable au ciel, est observable dans la réalité.

Ensuite vient le traitement des nuages. Pour de petits nuages légers et fondus il suffit de poser des paquets de blanc pur, ou additionnés d’une pointe de terre de sienne naturelle et les fondre partiellement avec le bleu. Pour de gros nuages massifs, il faudra tout d’abord réserver des zones ou l’on ne peindra pas en bleu. Ce travail d’anticipation nécessite un peu d’expérimentation, car il faut dessiner nos nuages comme on dessinerait des fruits, et savoir exactement ou les placer. Pour interpréter leur volume, on jouera sur trois valeurs : du blanc pur pour les parties éclairées ; du crème fait de blanc plus de la terre de sienne naturelle pour la masse ; et du gris fait de blanc plus du bleu plus de la terre d’ombre brûlée pour les ombres. On fond le tout, place quelques zones nettes en périphérie et d’autres plus floues. Pour enrichir notre peinture on pourra jouer sur différentes valeurs de gris pour les ombres.

Après séchage, on pourra rehausser en blanc certains nuages et placer ici et là quelques voiles blanc, crème ou gris par-dessus le bleu, plus ou moins transparents, en léger frottis.

Ce sont les premières règles d’or pour peindre de jolis ciels. Je conseille aussi pour s’exercer à représenter les nuages de s’inspirer des ciels des maîtres flamands

Tout pour peindre le ciel : cliquez ici