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Réussir ses fondus au fusain et crayons

lundi 29 octobre 2012

Je vois souvent des dessinateurs amateurs utiliser les doigts pour dégrader une valeur et réaliser des fondus. Moi-même après une séance de dessin j’ai de vraies mains de ramoneur !

Mais les doigts, ça ne marche pas dans tous les cas et avec tous les outils du dessin. Au fusain, pas de souci, allons y gaiement. Le fusain est si poudreux, comme le pastel, qu’il est facile et judicieux de fondre avec les doigts. C’est ainsi que l’on obtient ce jeu de valeurs, du noir au gris clair.

En revanche, avec les mines graphites, c’est plus difficile. Ce qu’il faut, dans un premier temps, c’est de s’empêcher d’utiliser les doigts. Il faut en variant l’intensité du trait, du crayonné, ou en changeant de mine (passer du HB au 2B, puis au 4B), essayer d’obtenir d’abord des valeurs de gris différentes. Une fois ce travail achevé, on peut alors estomper le tout au doigt pour effacer les marques du crayon. Bien évidement, si le trait est trop marqué, le doigt ne pourra effacer la marque.

Entrainez vous à dessiner, à crayonner avec légèreté, sans appuyer fortement, mais plutôt longuement pour densifier les gris. Passez à des mines plus grasses progressivement. C’est seulement quand le travail vous semble convaincant à ce stade, que vous pouvez commencer le travail d’estompe et de fondu.

Ainsi réalisé, votre dessin sera riche en valeur, en contraste, et d’une belle douceur dans les fondus.

Les outils du dessinateur :

Papiers Clairefontaine

Fusains Faber-Castell

Mines de plomb Faber-Castell et crayons Conté à Paris

Faber-Castell et Conté à Paris

mercredi 16 novembre 2011
Dessiner, un Art, une passion

Dessiner, un Art, une passion

J’adore dessiner et je possède pour mon plus grand plaisir une très grande variété de crayon en tout genre. De la mine graphite, à la pierre noire, en passant par le fusain, la sanguine, c’est autant de matériaux pour à chaque fois une écriture et technique différente et précise.

Il y a le dessin tout simple à la mine graphite HB que l’on peut renforcer au 2B ; les dessins à la pierre noire, tendre et intense pour des noirs profonds ; les esquisses au fusain avec de beaux dégradés et fondus, et les dessins tout en finesse et subtilité avec les sanguines ou les sépias.

Les crayons graphites HB, on en trouve partout pour quelques centimes. Mais pour les autres, le coût à l’unité dans les magasins spécialisés peut s’avérer onéreux. On a alors le réflexe d’acheter le strict minimum et oublier les mines moins « classiques ». C’est un tort. Notre domaine d’expérimentation s’en trouve restreint. Pour éviter cela et se forcer à essayer d’autres outils, d’autres techniques, je préconise d’acheter des kits complets.

Ainsi dans ces boîtes, on dispose de mines graphites, de pierres noires, sanguines, sépias, gomme, fusains, blancs (pour les rehauts de lumières), avec plusieurs graduation (du H jusqu’au 3B).

Ces boîtes nous offrent ainsi tout un panel d’outils pour varier nos dessins.

Parmi celle-ci j’aime tout particulièrement les boîtes métal Conté à Paris et Faber-Castell. La qualité et la diversité des crayons sont des atouts idéaux pour réaliser de belles esquisses.

A découvrir…

Voici un cours de dessin !

jeudi 19 mai 2011

Ce mois-ci notre ami Roland Charbonnier nous propose pour sa démo mensuelle un travail de dessin.

Il a choisi de réaliser étape par étape un portrait avec un fusain, une sanguine, une pierre noire, et de la craie blanche, sur un papier gris clair.

Vous verrez que cette technique allie dessin et peinture, puisque qu’avec tous ces crayons, Roland travaille les valeurs et le modelé comme on le ferait à la peinture.

A vos crayons et suivez l’artiste.

1- Je dessine au fusain le tracé du visage et les traits.

2- Toujours au fusain je place les ombres fortes

3- A la sanguine je place les ombres moyennes.

4- Je reprends à la pierre noire mes ombres fortes partiellement et précise mon dessin. Avec mon doigt en frottements légers je fonds le fusain, la sanguine et la pierre noire pour obtenir de doux dégradés.

5- Puis je place à la craie blanche des points et zones de lumière. Avec cette même craie je dessine quelques cheveux, et pour terminer, le petit éclat de lumière dans la pupille pour donner vie à mon sujet.

C’est un exercice très enrichissant avant d’attaquer les portraits en peinture.

On peut même suivre ce procédé avec des pastels, des carrés Conté à Paris ou des crayons de couleurs.

Votre matériel pour dessiner :

> Fusains, craie et pierre noire : cliquer ici

> Carrés Conté à Paris : cliquer ici

> Crayons de couleurs : cliquer ici

Un peu de tendresse dans ce monde pastel !

mardi 10 mai 2011

Enfin le printemps est là ! Vous je ne sais pas, mais moi ce soleil et ce petit vent vivifiant me donnent des fourmis dans les jambes ! C’est l’époque où l’on ressort son matériel d’art pour dessiner et peindre en plein air…

Le pastel se prête particulièrement bien aux paysages champêtres, mais leur fragilité devient un réel problème lorsqu’il s’agit de les transporter. Pour cette raison je me suis procurée une petite boîte de Carrés Conté sélection paysage, robuste et facile à glisser dans n’importe quel sac. Mes couleurs restent ainsi bien protégées lorsque je fais la route à vélo sur les chemins de campagne. J’ai choisi la sélection paysage parce qu’elle offre un bon choix de verts et de bruns qui peuvent servir aussi bien pour les feuillages aux couleurs vives qu’aux marécages délavés. Les bruns comprennent aussi un beige “peau” qui rend tout à fait possible l’utilisation de ce coffret pour les portraits. Il lui manque juste un carré blanc, un noir et peut-être un rouge, sinon c’était la sélection parfaite !

Le Carré Conté n’a pas tout à fait la texture d’un pastel “standard”, il est à mi-chemin entre le pastel et la craie. Ses arêtes sont très commodes pour travailler les détails et peuvent au besoin être affûtées au cutter (attention aux accidents !) pour augmenter leur précision. Les couleurs sont parfaitement superposables, et il m’arrive de les étaler de façon homogène à l’estompe ou directement au doigt pour créer des fonds avant de commencer à dessiner. Il est également facile de jouer sur les effets flous/nets pour donner de la profondeur au dessin. Le Carré Conté supporte très bien le fixatif pour pastel, n’oubliez pas la bombe à la maison si vous travaillez en extérieur !

Voir les gammes Conté à Paris : cliquez ici

Pastel Card ou Pastelmat ? Elisa livre son avis

dimanche 17 avril 2011

Papier pastel

Pastelmat by Clairefontaine

Voilà un papier pour pastel que j’avoue avoir eu un peu de mal à dompter. Pourquoi ? Je dirais qu’il faut d’abord apprendre à le connaître avant de pouvoir tirer le meilleur parti de ses qualités, en sachant quels outils sont les plus adaptés à sa texture. Le mieux est toujours de faire un bout d’essai !

Le Pastelmat se caractérise en effet par un grain à mi-chemin entre le papier velours et le papier ponce, ce qui donne un support au revêtement moins marqué que le Pastel Card de Sennelier, mais qui accroche remarquablement bien la matière. Et c’est sans doute de là que vient la difficulté à le maîtriser les premières fois, le papier retient si bien les pigments que l’estompage devient quasiment impossible. Je le conseillerais davantage aux artistes affectionnant les sujets aux couleurs franches comme de beaux fruits bien appétissants plutôt que pour des nus aux fondus plus délicats. Vous obtiendrez ainsi des aplats de toute beauté avec les pastels à l’écu Sennelier si crémeux, mais pour des transitions de couleurs plus douces, j’ai associé aux pastels Rembrandt des crayons pastels Conté à Paris qui aiment beaucoup le grain de ce papier. Les esquisses aux crayons pour artistes PITT Monochrome donnent également un bel effet texturé. Les pastels gras quant à eux font l’effet d’étaler la couleur sur une toile.

Vous l’aurez compris, c’est avec vos propres recettes que vous vous ferez la meilleure idée de ce papier. Dernières petites choses appréciables, le fait de pouvoir dessiner sur petit format, et la poudre de pastel si bien retenue sur la feuille qu’elle ne salit pas l’espace de travail, et rend l’utilisation d’un fixatif presque facultative.

Voir les papiers Pastel

Voir Pastel Card by Sennelier

Voir Pastel Mat by Clairefontaine