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Programme du Festival International de Street Painting de Toulon 2017

mercredi 24 mai 2017

Cette année, le Festival International de Street Painting de Toulon voit sa 8ème édition se dérouler les 3 et 4 juin. Pour la 1ère fois, Label Art a le privilège d’être partenaire de ce grand événement. Deux jours de peinture, de dessin, d’expression, un concours, et aucune limite d’âge !

En 2017, le festival Street Painting a le plaisir de réunir 36 artistes autour d’un thème commun : le Jazz ! Alors, pour vous mettre au diapason, nous vous présentons ici toutes les informations importantes de ce week-end. Prêt, suivez la mesure !

logo FISPT

Le 8ème Festival International de Street Painting de Toulon

Vous l’aurez compris, cette année le Festival de Toulon est sur le thème du Jazz ! Ce thème, universel, touche tout le monde grâce aux multiples représentations qui peuvent le définir : de la chanteuse, à l’instrument de musique, en passant par les notes… L’ensemble des dessins des artistes créeront un véritable métissage colorié et varié autour de ce thème. Sans limite de couleur, d’âge ni de dessin ! Chaque artiste bénéficiera d’un espace délimité de 3 mètres de diamètre. En effet, l’espace de travail est un rond : une difficulté supplémentaire.. mais l’occasion de se rapprocher du thème ! Car, oui, lorsque nous relions des cercles, qu’obtient-on ? Des notes ! Une multitude de notes, de croches, reliées sur une même portée, pour composer une partition de musique.

César Polack, lors du Festival International de Street Painting 2016 | ©FISPT

César Polack, lors du Festival International de Street Painting 2016 | ©FISPT

Un festival international de Street Painting

Grâce aux nombreux artistes présents sur le festival de Toulon 2017, ce sont en tout 13 nationalités qui ont été représenté depuis 2010 ! Cette année, le festival accueille 5 artistes internationaux, d’Italie, de Moldavie, de Hollande et du Mexique ! Des partenariats existent d’ailleurs dans ces pays : le Festival Bella Via du Mexique, et cette année pour la première fois le Coloured Earth Festival d’Angleterre.

Plusieurs prix sont à gagner pendant le week-end.

– Le Prix Angleterre (réservé au participant Français) : quatre invitations pour participer au Coloured Earth Festival à Gloucester et Crewe ;

– Le Prix Mexique (réservé au participant Français) : une invitation pour le Festival Bella Via à Monterrey ;

– Le Prix spécial International (réservé aux participants étrangers) : récompense financière

– Le Prix Vote du Public : matériel artistique offert par Label Art

Flavio Coppola lors du Festival International de Street Painting de Toulon 2016

Flavio Coppola lors du Festival International de Street Painting de Toulon 2016

Le festival de Street Painting 2017 réunie les artistes et le public

Différents espaces sont accessibles tout au long du week-end. Un espace est d’ailleurs réservé pour le public : l’accès est libre, et chacun peut s’y exprimer !

Le public pourra également adresser des messages aux artistes. C’est en effet l’une des particularité du Festival de Toulon : la proximité entre le public et les artistes. Un atelier d’écriture permet d’adresser un message à l’artiste de son choix. À la fin du week-end, chacun d’entre eux repart avec la boite qui contient tous ses courriers : une manière de rapprocher et de faire durer la magie de ce festival.

Sur la place d’Armes, vous trouverez également un espace dédiés à l’association de grapheurs « Nouvelles mémoires ». Vous pourrez là aussi, pendant toute la durée du Festival de Steet Painting, assister à des réalisation en direct  et un espace est accordé aux enfants.

Le saviez-vous ? Le FISPT est le seul festival qui réserve un espace pour le handicap. Des enfants et adultes de l’association « Trisomie 21″ viendront réaliser une fresque commune.

Pendant deux jours, retrouvez également Damien de La Cellule Records avec une jolie collection de vinyle, mais aussi des espaces pour enfants, un atelier de maquillage, de la musique, de la danse…

Programme du Festival de Street Painting de Toulon 2017

Deux jours de dessins, de fêtes, d’Art, deux jours intenses ! Label Art vous liste tout de même ici les moments forts à ne pas manquer…

… samedi, ouverture du festival de 10h à 18h avec l’inauguration officielle à 11h30

… dimanche, ouverture à 10h, et accueille du jury officiel à 11h30.

 

Suivez toute l’actualité de ce festival en pleine préparation sur les réseaux sociaux : l’événement FISPT sur Facebook

En savoir plus sur le FISPT :

toulontourisme.com

visitvar.fr

varmatin.com

Les marqueurs COPIC, marqueurs des dessins Marvel

vendredi 16 septembre 2016

Ciao, Sketch ou Marker, les trois gammes de Copic ont de quoi vous séduire ! Fabriqués au Japon, pays du Manga, ces marqueurs à alcool pour Artistes séduisent bon nombre de designers, dessinateurs ou illustrateurs.

Découvrons ensemble les caractéristiques des marqueurs Copic, leurs différences, et, surtout, leurs qualités !

 

Réalisation au marqueurs Copic2

Des marqueurs Copic pour la vie

Chaque marqueur Copic peut se recharger, et les pointes, qu’il s’agisse de la pointe pinceau ou de la pointe biseautée, sont amovibles et peuvent être remplacées. Avec un bon entretien, le marqueur pourra ainsi être conservé (très) longtemps, ce qui le rend économique.

À cela s’ajoute les critères de qualité précis auxquels la marque Copic se doit de répondre. En effet, cette dernière est soumise à des tests de qualité particulièrement exigeants.

Je vous propose maintenant de découvrir trois marqueurs de cette marque emblématique.

 

Le Copic Ciaodessin ciaco copic

Tout d’abord, tout comme le reste de la gamme, le marqueur Ciao bénéficie d’une double pointe : une pointe large et biseautée pour la réalisation d’aplats, de fonds ou de dégradés et une pointe pinceau souple, pour ajouter des détails ou des contours. Les deux mines du Copic Ciao garantissent précision, confort d’application et légèreté des traits.

Utilisé pour tous les travaux de dessin, de scrapbooking ou de loisirs créatifs, le marqueur Ciao ouvre l’océan des possibles. D’ailleurs, son large nuancier y contribue : il comporte près de 180 couleurs !

Le marqueur de votre couleur préféré est vide ? Pas d’inquiétude, le marqueur se recharge avec les recharges d’encre… et leurs 207 couleurs.

Copic Ciao mag2

 

Le Copic Sketchdessin copic sketch

Le marqueur Sketch de Copic bénéficie également d’une double pointe. L’une d’elle, la plus large, est également biseautée. Toutefois ce marqueur se distingue grâce à sa seconde pointe, bien plus fine. Celle-ci, en forme de pinceau est très souple. Il s’agit d’ailleurs de la pointe souple la plus qualitative sur le marché des marqueurs. Cette pointe permet la réalisation de dessin à main levée, et apportera des arrondis gracieux, pour des dessins tout en douceur.

Mine souple du Copic Sketch

Mine souple du Copic Sketch

Ce marqueur à alcool se décline dans plus de 140 nuances, et peut être rechargé par de l’encre Copic ou des mélanges de couleurs.

 

Le Copic Marker  Dessin marker copic

Le Copic Marker n’est autre que le célèbre marqueur des dessins de Marvel ! Sa pointe large et biseautée, idéale pour les aplats de couleurs ou les traits épais, est semblable à celle des marqueurs Ciao ou Sketch. Cette fois encore le marqueur Copic se distingue par sa petite pointe. Contrairement au marqueur Sketch, la pointe du Copic Marker est petite et très dure. Elle apportera ainsi beaucoup de précision, permettra de réaliser de petites touches de couleurs et tracer des traits fins parfaitement nets et droits.

Le large nuancier de ce marqueur à alcool comprend 214 nuances, pour laisser l’Artiste réaliser de délicats dégradés.

 

Les encres Copic pour marqueur à alcoolrecharge encre Copic

Les encres pour marqueurs Copic sont des recharges de 25 ml. Grâce à leur graduation, les flacons d’encre permettent de recharger les marqueurs au millilitre près, selon leur contenance. D’ailleurs, 3 ml d’encre suffisent à remplir un marqueur.

Le saviez-vous ? L’encre est commune à tous les marqueurs Copic ! Un flacon d’encre Copic peut permettre de remplir jusqu’à 17 marqueurs Ciao.

 

L'encre Copic et sa capacité de recharge

L’encre Copic et sa capacité de recharge

 

La qualité de l’encre à alcool assure des couleurs lumineuses, éclatantes et ce, de manière durable. Les encres Copic bénéficient de l’avantage considérable d’être miscibles entre elles. L’Artiste pourra ainsi réaliser ses propres nuances, en créer de nouvelles, et affirmer l’identité qui est la sienne… une infinité de couleurs s’offre à lui. Pour cela, rien de plus simple : il suffit d’avoir un flacon vide, et le mélange se conservera facilement.

Copic encre

Encre Copic

 

Maintenant que les marqueurs Copic n’ont plus de secret pour vous, il ne vous reste qu’à choisir ceux qui vous inspirent le plus !

Si vous les utilisez déjà, faites-nous part de vos impressions et n’hésitez pas à donner votre avis :-)

Camille de Label Art

Savoir poser des violets sur sa toile

vendredi 1 mars 2013

Observez ce tableau à l’huile et surtout le jeu de couleurs exprimée pour donner du relief à tous les éléments qui compose cette vue d’une rue au Maroc.

Toutes les couleurs sont chaudes, vives et fortes. Elles ont été délibérément saturées afin d’apporter plus de vie et de soleil à ce sujet. Mais ce que je voudrai principalement vous faire remarquer, est la couleur des ombres. Sur les murs et le sol ocre orangé, la djellaba blanche du personnage, les tuiles et poteries, on distingue des ombres violettes. Un même et unique violet pour réaliser ces ombres, plus ou moins foncé selon les endroits. Ce violet est posé par-dessus les couleurs existantes, sans se mélanger à elle, avec juste une légère transparence. Il est composé d’un mélange de violet de cobalt foncé (violet foncé), et d’un violet de cobalt clair (fushia). Mélangé directement aux couleurs présentes sur le tableau, que ce soit sur la palette ou sur la toile, il donnerait des valeurs grises sales et ternes. Il faut donc poser subtilement notre couleur d’ombre pour éviter de mauvais résultats. Le mieux est d’attendre que le fond soit sec ou juste pris, pour opérer.

Pour peindre des paysages hauts en couleur et chaleur, l’utilisation du violet produit de beaux effets. Et si l’on regarde bien ces paysages, de l’Afrique au Colorado, en passant par le Vaucluse, on peut percevoir très légèrement cette petite touche de couleur dans les ombres.

Vous trouverez de très beaux violets chez

  • Pour la peinture à l’huile :

Royal Talens avec sa gamme Rembrandt

Lefranc & Bourgeois et son extra fine Lefranc

  • Pour l’acrylique :

Liquitex, acrylique extra-fine

Basics de Liquitex

Artist de Winsor & Newton

Amsterdam chez Royal Talens

Comment peindre des aquarelles hautes en caractère ?

lundi 8 octobre 2012

Sur la plupart des aquarelles que je vois lors d’exposition d’amateur, les couleurs sont toujours légères et douces. Il est vrai que ce matériel est idéal pour réaliser des peintures toutes en douceur et clarté. Si bien que l’adjectif « aquarellé » définit maintenant des couleurs claires et lumineuses, tant en décoration qu’en peinture.

Pourtant même à l’aquarelle il est possible de forcer les valeurs jusqu’à obtenir des couleurs foncées et denses. C’est avec la quantité d’eau que l’on joue sur la couleur. Et bien avec vraiment très très peu d’eau on peut avoir des couleurs très fortes et foncées. Le mieux pour ce faire est de travailler avec de l’aquarelle en tube. Elle est plus facile à manier pour ce type de traitement, car déjà fluide. Ensuite on choisit un papier très épais, au fort pouvoir d’absorption pour superposer différents jus afin de forcer la teinte. Il y a des papiers qui saturent dans lesquels la peinture reste en surface et ne pénètre pas. Ils ne sont pas idéaux dans ce cas. Je ne répéterai jamais assez que l’expérimentation est nécessaire pour trouver son papier idéal.

Tentez l’expérience. Procurez vous de l’aquarelle en tube, et forcez les couleurs.

Les contrastes sont si beaux quand ils sont bien marqués.

C’est d’autant le moment que Sennelier vous offre une palette totalement remaniée, l’aquarelle au miel. Pour ceux qui n’ont pas eu encore le bonheur de la découvrir, je vous invite à relire ce billet :

Et Sennelier réinvente l’aquarelle

Les papiers Clairefontaine à grain torchon constituent une surface idéale pour une aquarelle forte, et hautes en couleurs :

Voir la gamme Etival

Voir la gamme Fontaine

Les coffrets d’aquarelle : pratiques pour une palette équilibrée et harmonieuses


Les couleurs à ne pas acheter : votre palette et portefeuille vous diront merci !

vendredi 15 juin 2012

Nos chers fabricants ne nous facilitent pas la tâche en nous proposant tant de couleur dans une même gamme. Lesquelles choisir ??? A chacun de composer évidement sa palette selon ses affinités et sa sensibilité.

Cela dit il y a quand même des couleurs à éviter. Si si !!

Inutile d’avoir trente six jaunes, et autant de rouge, de vert et de bleu. Un jaune tendance citron, un autre moyen, un autre foncé, puis de l’ocre jaune, suffiront. Faites le même tri pour chaque couleurs de base. Pas la peine par exemple d’avoir un rouge de cadmium clair, un rouge japonais clair, et un rouge vermillon, car les différences sont très, et trop subtiles.

Autres choses, certaines couleurs conduisent au désastre. J’exagère un tout petit peu. Parmi ces couleurs « maudites », il y a les verts phtalo et Armor. Ce sont des verts hyper vifs, pétants, et froids. Pour peindre des feuillages, des arbres, de l’herbe, c’est une catastrophe. C’est du moins mon avis, mais chacun fait comme il veut.

A éviter aussi les couleurs issues de mélange que l’on peut faire soi même, et aussi bien. Je pense au bleu mélangé à du blanc, aux teintes chair et aux jaunes de Naples.

Voila donc quelques conseils qui réduiront vos dépenses.

 

En ces temps bien difficile, rien n’est négligeable 😉

 

 

Osez jouer les cartes des couleurs : peignez fauves !

dimanche 22 avril 2012

Si les œuvres des impressionnistes et des fauves sont si belles, c’est surtout car elles sont riches en couleurs. Au-delà du style, de la touche, des sujets même, c’est bien l’abondance de couleurs chatoyantes et lumineuses qui ravit nos yeux.

De telles couleurs ne sont pas toujours exactes et réelles dans la nature, mais peu importe ! Le principe même de la peinture est d’interpréter la nature pour la rendre plus belle.

Aucunes obligations ne nous contraignent à respecter la réalité. Quand le tableau est fini, le sujet, le modèle, disparaissent pour faire place à l’œuvre. Alors ne nous privons pas de ces belles couleurs que nous avons en tube pour EXTRAPOLER la réalité. Car il s’agit bien d’extrapolation. Une petite explication s’impose.

Le principe consiste à se servir comme repère, des faibles couleurs existantes sur le modèle. Ensuite, lors de la mise en couleur, nous allons exagérer, exprimer ces couleurs de manière plus vive, plus franche, plus saturée. Par exemple, si nous nous affairons à peindre un paysage, et que devant nous s’offre un ciel clair, un peu grisonnant,  pourquoi ne pas forcer sur le bleu pour lui donner plus de gaité. De même si nous avons à peindre des feuillages. Ravivons ces verts avec du vert de vessie, du jaune, pour augmenter leur luminosité et fraicheur. Ces petites lueurs violacées dans les montagnes au lointain seront peintes à grand renfort de violet. Pour les toits en tuiles de ces maisons de Provence, forçons sur des valeurs orangées. Voila le principe de l’extrapolation.

On triche, exagère, force sur les valeurs, rajoute des touches de-ci delà de couleurs pures.

 

Le résultat est que nous aurons des œuvres vivantes et joyeuses, comme cette petite étude, pourtant très simple.

La technique du Sfumato

mardi 3 janvier 2012

Lors d’un article précédent je vous ai exposé la technique mise au point par Léonard de Vinci pour représenter la profondeur et l’éloignement dans un paysage. Cette technique appelée « perspective atmosphérique » joue sur les couleurs et la touche. En réalisant un léger flou sur les sujets lointains, ceux-ci paraissent, grâce donc à leur forme imprécise, plus éloignés.

Cette technique fonctionne aussi pour les natures mortes. Ce sont les éléments en arrière plan qui seront peints avec moins de précision, en accentuant ce flou donc. Ainsi on met en valeur le premier plan, et on inscrit de la profondeur dans notre sujet par ce jeu de « floutage ». Oui je sais je viens d’inventer ce mot mais il traduit bien l’idée. Si en français ce mot est un énorme barbarisme il existe en italien un mot qui définit cette technique. C’est le « sfumato ». Et c’est évidement notre maître vénéré Léonard qui en est l’inventeur. On l’a vu, ce flou a le premier intérêt d’inscrire, en l’accentuant plus ou moins, de la profondeur à notre composition.

Sfumato

Sfumato

Il possède un second intérêt. Celui de créer une cohésion, un lien entre tous les éléments d’une composition. Cet effet de sfumato est alors appliqué partout. Nous n’avons ainsi pas de limites distinctes entre les éléments. Ils sont reliés par ce sfumato. Il est alors très subtil en premier plan et plus enlevé en arrière plan. La Joconde est le parfait exemple de cette technique. Léonard a imaginé, puis peint selon cette technique pour apporter à la fois une illusion du réel et cette vibration qui donne vie au tableau. Dans la réalité nous ne percevons pas les choses ainsi. Encore une preuve que la peinture est une interprétation du monde.

Pour réaliser ce sfumato, il suffit après avoir peint tous nos sujets, après avoir interprété le modelé, de réaliser un léger fondu entre les éléments, pour casser et adoucir leurs contours. Pour ce faire, on frotte avec une petite brosse pour que les couleurs s’interpénètrent. Vous observerez que paradoxalement, cette technique offre beaucoup plus de réalisme, si elle est réalisée tout en finesse, qu’un tableau hyper précis aux contours nets.

J’en reviens à la Joconde. On peut ne pas aimer ce tableau, mais il est le parfait témoignage des progrès et avancés technique apportés par cet artiste. Je vous invite maintenant à l’admirer sous un autre œil.

Décrypter vos tubes de peinture : opacité et transparence

jeudi 15 décembre 2011
Opacité et Transparence

Opacité et Transparence

Il existe sur nos tubes de peinture des symboles qui renseignent sur les spécificités de chaque couleur. Il est important de les connaître pour savoir ce que l’on a entre les mains. Parmi les indices les plus importants, nous avons celui de l’opacité ou de la transparence. C’est le petit carré que l’on voit sur les tubes. Si ce carré est plein, la couleur est opaque. A l’inverse, si celui-ci est vide, c’est que la couleur est transparente. Si le carré est coupé en deux, moitié plein et moitié vide, c’est que la couleur est semi transparente, ou semi opaque, ce qui est la même chose en peinture.

Quand on est averti de ces spécificités, pas de surprise !

Ainsi il y a des couleurs avec lesquelles il sera dur de couvrir un fond, ou d’avoir des rehauts intenses sur un fond coloré. Pour exemple le vert de vessie, qui est une couleur forte, puissante, saturée, n’a pas d’opacité. L’appliquer sur un fond blanc est démonstratif (et catastrophique !!!). Il y en a bien d’autres.

Personnellement je n’aime pas les couleurs transparentes. Elles me gênent dans mon travail. Et si je recherche pour réaliser des glacis une certaine transparence, j’utilise mon médium en plus grande proportion pour casser l’opacité de ma couleur.

C’est évidement une question de technique individuelle et d’habitude.

Et vous quelles techniques utilisez-vous pour réaliser vos glacis ?

Travailler en pâte avec le médium flamand Lefranc & Bourgeois

jeudi 8 décembre 2011

Petit rappel sur l’utilité des médiums dans le cas bien précis de la peinture au couteau…à l’huile.

J’en connais, qui ne s’embêtent pas et utilisent directement, telle quelle, la peinture sortie du tube. Je ne les dénoncerai pas mais j’ai des noms !! 😉

Je sais ça marche. Mais cela présente quelques inconvénients, et surtout celui de ne pas assurer une bonne pérennité à l’œuvre. Je le rappelle, la peinture en tube est très pauvre en résine. Elle ne contient que le juste nécessaire d’huile pour assurer la liaison des pigments. Pour réaliser nos tableaux il faut enrichir la peinture de résine, et lui apporter toute les qualités nécessaires à son durcissement et sa stabilité.

Peindre au couteau sans médium c’est s’exposer à des craquelures, des embus, un séchage long, et des « frisures ».

Tous les médiums à l’huile ne sont pas adaptés à la peinture au couteau. Sont à proscrire donc les médiums fluides. Au top, il y a le médium flamand de Lefranc & Bourgeois. Il est très épais, collant et ne dénature pas les couleurs. Il existe des médiums d’empâtement qui contiennent une charge blanche (blanc de zinc, de craie ou autre) qui éclaircissent les couleurs. Je ne les conseille pas pour cette raison bien qu’efficaces pour de lourds empâtements.

Le médium flamand est de loin mon préféré.

Pour l’utiliser il suffit sur la palette de mélanger à une grosse noix de peinture avec une petite noix de médium. Soit en volume : 2/3 peinture, 1/3 médium. On effectue ce type de mélange pour chaque couleur sur sa palette. Ensuite on attaque ces empâtements sur la toile en piochant de-ci de-là nos couleurs comme on le fait habituellement. Attention tout de même, l’huile ne permet pas sans danger de fort empâtement. Il faut rester raisonnable et se limiter à des épaisseurs au maximum de 3mm.

Et si l’on veut plus d’épaisseur et ainsi sculpter la toile, le mieux est de travailler tout à l’acrylique.

Le noir dans tous ses états

dimanche 4 décembre 2011

Le noir est une nuance a manier avec beaucoup de précaution.

Son utilisation peut sembler utile mais peut s’avérer désastreux dans certain cas. En mélange avec des couleurs claires et moyennes, pour obtenir des valeurs foncées, il salit les combinaisons et donnera des nuances peu élégantes, d’aspect sale et terne.

Pour les couleurs foncées, le mélange avec du noir donne des valeurs très profondes et fortes. Ceci est utile pour les ombres dans les feuillages par exemple, pour obtenir des bleus très foncés, ou des fonds très sombres en arrière plan de nature morte façon clair obscur.

Il existe cela dit différents noirs. En mélange leurs différences ne sont pas perceptibles. Utilisés pures, ou juste dégradés avec du blanc pour avoir des gris, on perçoit des nuances très subtiles entre les noirs. IL y a d’un côté les noirs froids, tels que le noir d’ivoire et le gris de Payne, donnant des gris francs et glacials, légèrement bleutés ; et de l’autre côté les noirs chaud tels que le noir de pêche, de mars, donnant des noirs tirant vers le brun.

A la lueur de ces infos, je conseille, plutôt que d’avoir de multiples tubes, est de se munir juste d’un seul noir, et à convenance de légèrement varier sa nuance avec soi du bleu, pour le refroidir, soi du brun pour le réchauffer. Ainsi utilisé on obtient avec du blanc, puis de la terre d’ombre, du bleu outremer, de la terre de cassel, des gris d’une grande richesse colorée. Cette option fait des merveilles si l’on peint des objets blancs (porcelaine, fleur, papier, statue, drap…).