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Les mines de crayons de dessin beaux-arts

mardi 9 août 2016

Généralement, pour la réalisation d’un dessin, l’artiste va utiliser divers types de crayons beaux-arts. Les crayons graphite viennent se différencier des crayons de couleur, simplement par leur couleur et les éléments qui les composent.

Le crayon à papier est composé de deux éléments : le graphite qui donne la couleur au crayon et l’argile, qui agit comme un liant et qui donne sa solidité à la mine. Tout comme la peinture, la proportion de ces deux éléments détermine les caractéristiques du crayon, notamment son degré de solidité.

La qualité d’un crayon dépendra donc de l’homogénéité du mélange entre ces deux ingrédients : mélangés avec de l’eau, ils permettent l’obtention d’une pâte fine.

 

La fabrication d’un crayon

Le graphite et l’argile sont mélangés à de l’eau pour obtenir une pâte, la plus homogène possible. Cette pâte est ensuite cuite à près de 1200°c pour donner la consistance de la mine. Cette dernière est alors enduite d’huile, de cire et de colle avant d’être placée dans une planchette de cèdre. Une seconde planchette viendra s’imbriquer, finalisant la fabrication du crayon.crayons couleurs polychromos

 

Les crayons graphite Faber-Castell

H: hard (mine dure); B: black (mine tendre);

HB : half tendre (mine moyenne); F: Fine point (mine fine)

castell 2000 Faber Castell

La mine tendre (B) aux lignes riches et sombres des crayons Castell 2000 de Faber Castell est généralement utilisée pour la réalisation de dessins artistiques. Plus le chiffre derrière la lettre sera élevé (du 2 au 9), plus la mine sera grasse. Cette mine permet de créer de belles nuances variées et d’obtenir des couleurs foncées. Toutefois, elle n’est pas conseillée pour le dessin technique.

Dans ce cas, il convient d’utiliser des mines plus dures (F, H, 2H, 3H etc.), aux traits gris fins et durs, idéales pour les dessins de précisions et de détails. Là aussi, la valeur du chiffre (du 2 au 9) détermine le degré de sécheresse et de dureté de la mine du crayon graphite. Les mines très sèches permettent notamment d’obtenir des trais très fins.

Les crayons beaux-arts de dessin peuvent également être utilisés pour l’écriture avec les mines de dureté moyenne H, F, HB et B.

Les crayons graphite Castell 2000 de Faber Castell se proposent à l’unité ou en coffret.

 

Le saviez-vous ? L’échelle de dureté des mines, utilisée dans le monde entier, a été créée par Faber-Castell il y a près de 200 ans !

Faber-Castell propose également à la vente les crayons graphite Jumbo : ces crayons graphite ont la particularité d’être plus gros que les crayons Castell 9000. Les crayons Jumbo se décline dans les mines 2B, 4B, 6B, 8B et HB. Ils sont également disponibles en coffret de 5 crayons.

Crayons jumbo de Faber -Castell

Crayons jumbo de Faber -Castell

 

Les crayons de couleur

Pour leur fabrication, les crayons de couleur ressemblent aux crayons à papier, cependant ils contiennent plus d’ingrédients : des pigments de couleur, une matière grasse (comme de la cire), du liant et une charge minérale. La qualité des crayons de couleur dépend bien sûr de la qualité du broyage mais aussi de celle des pigments utilisés pour obtenir la couleur. Contrairement aux mines des crayons Castell 2000, les mines de crayons de couleur ne sont pas cuites mais séchées dans une étuve, puis plongées dans un bain de corps gras, pour que la mine glisse plus facilement sur le support.

pigments couleur

Les crayons de couleur reconnus mondialement dans le domaine des beaux-arts sont les crayons polychromos. Leur pigment, de qualité supérieure, garantissent le pouvoir colorant et l’éclat des couleurs.

Il existe de nombreux types de crayons, qu’il serait long de détailler ici. Notamment les crayons aquarellables, les crayons pastels, les mines de plomb, fusains etc.

Ces produits beaux-arts pourront faire l’objet d’un prochain article s’ils vous intéressent. N’hésitez pas à laisser vos remarques et suggestions en commentaire !

 

Camille de Label Art

Cours du mois : dessiner d’après une vieille photo

vendredi 24 mai 2013

Bon voilà que le printemps est synonyme de nettoyage. J’ai donc patiemment rangé mes armoires et au fond d’un carton, je suis tombée sur cette vieille photo de poule et cela m’a donné envie de la dessiner. Je me rappelle de cette poule, je lui donnais des grains quand j’étais gamine, et chaque matin (l’été de mes 7 ans), on allait ramasser les oeufs qu’elle avait pondus à la ferme où nous séjournions. Je peux vous garantir que mon après-midi rangement s’est transformée en séance souvenirs, sourire au coin et carnet de dessin à la main, je vous livre mes esquisses pas-à-pas. C’est chouette de partager ça avec vous !

Donc voici ma cocotte à moi, elle est trop « cute » comme on dit en quebecois vous ne trouvez pas ?

 

 

 

 

 

 

 

 

Travailler d’après une photo noir et blanc facilite le travail du dessin, pourvu que la lumière soit juste. Ici, tout est ok, je peux donc représenter la silhouette de cette poule puis les ombres conformément à ce que je vois. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« je trace donc la silhouette de ma poule au crayon HB, sur mon papier. C’est ma première étape. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Ensuite je réalise un premier travail de modelé sans me soucier du plumage, en me concentrant juste sur le volume global de la poule. Je place les ombres en un dégradé de gris. J’appuie plus fortement et avec un crayonnage plus dense pour foncer mes valeurs de gris. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Je détaille les petites masses et les petits volumes correspondant aux petites « touffes » de plumes, en réalisant des petits dégradés de gris plus forts dans mes gris. Je réalise tous les détails sur le bec, les yeux, les pattes etc.»

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Mon dessin est terminé. Avec une bombe de vernis incolore pour tableaux, je fixe mon dessin. Ici j’ai utilisé une bombe de vernis à retoucher Lefranc & Bourgeois. J’attends quelques heures de séchage.  Après, à l’aide d’un médium à peindre à l’huile, ici le medium incolore de la même marque, je réalise un glacis de terre d’ombre brûlée sur mon dessin pour apporter une petite touche de couleur. Dans les parties ombrées, je charge un peu plus en couleur. »

Ma cocotte est dessinée ! Bon j’avoue que mon repas du soir me tente moyen. Devinez ce qui cuit dans mon four à ce moment précis !!!!!

A table ! 😉

 Matériel utilisé :

 

Cours de dessin : esquisser un nu

samedi 23 février 2013

 

Il y a quelques temps Roland nous concoctait une démo pour apprendre à dessiner un nu à l’aide de lignes et courbes servant de repère pour construire notre dessin. Cela pour apprendre à affiner notre œil et contourner la fastidieuse technique du quadrillage qui finalement ne nous apprend pas à dessiner.

Il nous présente cette fois une autre approche, qui demande un peu plus de dextérité mais tout aussi intéressante.

Let’s go dear friend !

« Voici une technique de dessin qui demande une certaine rapidité et spontanéité. Bien souvent, à rechercher tout de suite la précision on se perd dans l’équilibre général, le respect des proportions, et la compréhension du sujet. Celui-ci est une femme nue assise.»

 

1-« Donc oublions la précision pour démarrer cet exercice. Au crayon HB, sans appuyer sur la mine je croque rapidement et schématiquement les formes du corps. A ce stade je n’obtiens qu’un ensemble de rond, d’ellipses, de courbes qui esquissent grossièrement le haut du personnage. »

 

2-« Je poursuis progressivement, toujours sans précision le reste du corps. Notez la multitude de traits. Sans gommer je rectifie, en passant et repassant avec mon crayon, les proportions et les formes globales.»

 

3-« Mon esquisse est déjà grossièrement aboutie. Les proportions sont justes, mais le trait reste imprécis et confus. C’est bien évidement volontaire, jusqu’à ce que j’estime avoir un bon équilibre d’ensemble. Si ce n’était pas le cas, je continuerai sans gommer à multiplier les lignes et courbes jusqu’à un résultat satisfaisant. »

 

 

4-« Ensuite et toujours au crayon HB j’appuie plus fortement mon trait pour dessiner la silhouette du corps plus en précision. J’attaque aussi les détails. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

5-« À ce stade mon dessin est précis et juste. Il manque plus que quelques détails sur le visage et le travail du modelé pour donner du volume à mon sujet. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

6-« Et voilà. J’ai défini une direction à ma lumière pour placer mes ombres propres et portées. J’ai aussi renforcé quelques zones avec un gris plus foncé en utilisant un crayon 4B. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Matériel utilisé :

Crayons de dessin et graphite Faber-Castell

Feuilles de dessin Clairefontaine

 

 

Notre cours du mois : apprendre à dessiner un nu

lundi 13 août 2012

Dans la pratique du dessin, l’exercice qui me semble le plus difficile est le nu. Roland nous donne quelques conseils au travers de cette démo pour surmonter cette « épreuve ».

 

« Dessiner un nu est un travail difficile et requiert une certaine maîtrise et connaissance de l’anatomie. D’après modèle, l’exercice est périlleux. Je recommande pour s’exercer, de commencer le travail d’apprentissage en dessinant d’après photo. Cela permettra déjà d’affiner son regard et de repérer plus facilement les lignes et courbes. Car ici nous n’allons pas appliquer de quadrillage (long et laborieux), mais juste des droites et portions de cercle qui serviront de base à notre dessin. Voici donc une photo d’une jolie femme que j’ai pris soin d’imprimer sur papier. »

« Ensuite je repère et trace ces diverses lignes et courbes, sur cette impression, qui me serviront à construire mon dessin, et respecter les proportions de ce corps. Observez :

– la courbe qui passe depuis l’épaule, le torse jusqu’au ventre,

– l’oblique qui souligne le haut du bras en passant entre les yeux,

– les deux droites à l’intérieur desquelles se dessine l’avant-bras sur lesquelles repose le sein.

Il n’est pas nécessaire d’en tracer de trop. Celles ici me suffisent. »                                                                                                                                                                                

« Sur mon papier à dessin, après avoir reproduit à l’échelle le cadre de la photo, je trace toutes ces droites et courbes, en mesurant leur points de départ sur ce cadre. »

« Je dessine la silhouette de ce modèle en m’appuyant sur ces lignes et repères pour ajuster au mieux mon esquisse. »

  « Une fois mon dessin mis en place, je l’affine en marquant davantage mon trait. »

« Il me reste plus qu’à placer quelques ombres en forçant au crayon, pour donner du relief, et pour finir je gommerai les lignes et courbes qui m’ont servi de support. »

Vous avez vu ça ! 5 lignes et une courbe lui ont suffi. Je pense que nous autres auront besoin dans un premier temps de plus de lignes de repère pour s’appuyer. C’est sans nul doute une méthode intéressante et pratique.

Une fois de plus merci Roland.

Cours de dessin au feutre noir

mercredi 30 mai 2012

Quand il fait beau, une de mes distractions favorites est de dessiner quelques vues au hasard de mes promenades et découvertes. Je n’emmène qu’un simple matériel pour ne pas m’encombrer et croquer les paysages rapidement. Parmi mes outils préférés, il y a le feutre noir. Un bloc à dessin, mon feutre noir fin indélébile, et je reviens toujours avec plein d’esquisse. Bien qu’habituée à ce genre d’exercice, j’ai demandé à Roland de nous concocter une petite démo sur le sujet. A votre tour, enrichis de ces précieux conseils, vous collectionnerez bientôt de beaux dessins.

« Je commence par tracer un dessin sommaire de mon sujet. Je place les contours et silhouettes des éléments en vue. »

 

 

 

« Ensuite, en démarrant par l’arrière plan, je pose un jeu d’ombres douces par un hachurage fin et léger ».

 

 

« Je poursuis ce travail, en augmentant les valeurs de mes ombres au fur et à mesure que je m’approche du premier plan. Les hachures sont plus denses et fortes. Je précise quelques détails tel le colombage de la maison, les reflets dans l’eau et l’herbe. »

 

 

 

« Sur la maison et les piliers de pierre, je force sur les ombres pour affirmer le contraste avec l’arrière plan, ainsi que sur les reflets. Je place les ombres des piliers dans l’eau. »

 

 

 

« Idem sur la silhouette des arbres et l’herbe»

 

 

« Je termine l’esquisse avec tout un jeu de feuilles sur les branches bien noires. On perçoit bien la progression des valeurs et contrastes entre les plans éloignés et proches. Ces nuances renforcent l’effet de profondeur et de perspective. On note aussi que les détails ne sont accentués et précisés que sur les plans proches. »

 

 

Merci Roland. On croirait une gravure.

Ne me dites pas que cette démo ne vous a pas donné envie de croquer quelques paysages au feutre !!!!