Articles taggés avec ‘cours peinture’

La magie des pastels gras

Samedi 21 janvier 2012

On connaît bien le pastel sec, mais moins le pastel à l’huile (ou le pastel gras). C’est un matériel intéressant à découvrir. Il en existe évidement de différentes sortes et qualités suivant les marques. Il y en a de très dur jusqu’à de très onctueux. Ils ont, pour comparer, la consistance d’un rouge à lèvre. On peint avec en les frottant à notre surface comme le pastel sec, mais plus énergiquement. Le grain est plus marqué et la touche a un effet plus « crayonnée ». On peut réaliser des fondus avec le doigt en frottant. Avec cet outil, être précis demande une certaine maîtrise et dextérité. Mais pour des peintures style impressionniste c’est un outil très convaincant. Comme pour le pastel sec, les superpositions de couleurs sont limitées et les mélanges, plus limités, se font directement sur le support. Pour ces raisons il est nécessaire d’avoir une large palette de couleurs.

Le support de prédilection est le carton d’encadrement, même s’il existe des papiers spéciaux. Les pastels à l’huile Sennelier sont les plus doux du marché. Ils offrent une onctuosité parfaite et permettent un travail plus facile et riche en couleur. Ce sont mes petits chouchous.

> Pastels à l’huile Sennelier à l’unité

> Coffrets et sets de pastels à l’huile Sennelier

> Pastels à l’huile Faber-Castell

> Cartons entoilés

 

Bateau au pastel gras

Peindre avec … des fusains

Lundi 16 janvier 2012

Saviez vous que l’on pouvait peindre juste avec des fusains !

On connaît cet outil, sa noirceur, sa finesse, son onctuosité, et sa facilité pour estomper, poser et créer des nuances de gris. Il est l’outil idéal pour réaliser des dessins rapides ou très travaillés en détail, et surtout pour attaquer de grand format. Les étudiants d’école d’art et élèves d’atelier de peinture l’utilisent fréquemment.

L’avez-vous déjà essayé en lavis ?

Généralement, on commence un dessin en traçant les contours, la silhouette avec un trait assez fort. Puis on pose des ombres en remplissant avec des zones foncées plus ou moins larges. Et pour finir on estompe avec les doigts, du coton ou autre pour créer des demi-tons et de jolis fondus.

Et bien au lieu de se servir des doigts, prenez un pinceau souple au poil long  tel le petit gris. Humidifiez le avec plus ou moins d’eau et réalisez vos fondus avec. Cela donnera directement sur le papier un effet aquarellé, mais au fusain. L’estompage ainsi obtenu sera plus marqué, moins doux, plus rude, vigoureux que le travail avec les doigts. Il donnera des nuances de gris différentes. Reprenez par endroit le dessin,  par-dessus ce lavis obtenu, en crayonnant au fusain. Le résultat est très intéressant. Et en plus on a les doigts propres ! Pratique pour ne pas abimer son vernis à ongle. Pas besoin au passage d’utiliser un papier spécial. Un simple papier à dessin fera l’affaire. Mais attention tout de même à ne pas trop le mouiller.

Une fois cette technique expérimentée, essayez ensuite avec des sanguines, des bistres, des crayons esquisses, des mines aquarellables. Vous allez découvrir de nouveaux champs d’applications pour vos dessins. Voici un détail d’une étude de nu que j’ai réalisé avec cette technique.

Etude de nu

 

La règle du « gras sur maigre »

Lundi 21 novembre 2011

Je ne sais pas si je suis bonne pédagogue, je l’espère, car il y a un point sur lequel il semble que mes explications n’ont pas été claires et bien comprises lors d’articles précédents. C’est la règle du gras sur maigre, pour la peinture à l’huile. Elle n’est pas si évidente à comprendre et à appliquer.

Cette règle sous entend un travail en plusieurs étapes, en attendant entre chaque étape, le séchage en surface de la peinture. Elle sous entend également l’utilisation impérative d’un médium.

Comment procéder ?

  1. Première étape. Je réalise mon ébauche avec ma peinture et mon médium 1. Ce médium 1 sera composé d’un mélange à volume égal d’essence (pétrole ou téré) et de médium de base, que l’on trouve en flacon du genre médium flamand, médium incolore Lefranc & bourgeois, médium à peindre Talens etc.
  2. Etape 2. Je pose d’autres couleurs, superpose, glace, rehausse, corrige mon ébauche avec ma peinture et mon medium 2. Celui-ci sera composé d’un mélange de 2/3 de médium de base avec seulement 1/3 d’essence. Ainsi ma peinture est dite plus grasse, car elle est travaillée avec un médium plus riche en résine, plus gras (résine = gras).
  3. Dernière étape. Cela peut être l’étape des glacis et ultimes retouches. J’utilise cette fois mon médium 3. Celui-ci sera en fait le médium de base que j’utilise pur. Ma peinture est encore plus grasse car encore plus riche en résine.

J’ai ainsi respecté cette fameuse règle du gras sur maigre. Mais pourquoi donc ? En séchant (enfin je devrais dire en siccativant) ma peinture durcit et se contracte. Des tensions s’opèrent en surfaces. Il faut alors assurer à ma peinture suffisamment de souplesse pour supporter ces tensions. Ma couche de peinture en étape 1 en séchant à cœur, inflige ces tensions à la couche de peinture en étape 2, et ainsi de suite. Il faut alors que ma couche 2 soit plus souple et plus tendre (donc plus grasse et plus lente à sécher à cœur) pour supporter cela.

Si a l’inverse, ma couche 2 était pauvre en résine, donc plus maigre que la couche 1, elle sécherait plus vite, durcirait, et supporterait mal les tensions de la couche 1 pas encore sèche. D’où l’apparition dans ce cas de craquelures, frisures, embus etc.

Voila ! J’ai été claire ? Sinon j’abandonne ;-)

Les livres qui vous en font voir … de toutes les couleurs !

Vendredi 2 septembre 2011

Il est parfois affligeant de voire dans de nombreux ouvrages de peinture des conseils totalement erronés. Et oui ce n’est pas parce que c’est écrit dans un livre que les méthodes et techniques sont valables. Je n’ai pas ce souci là avec mes livres de cuisine. En revanche dans le domaine de la peinture on peut lire n’importe quoi !

Un exemple qui je pense va en dérouter plus d’un parmi vous. Pour peindre les ombres, on sait qu’il faut assombrir notre couleur. Si je peins un beau citron, pour représenter l’ombre propre de celui-ci, il me faudra une valeur plus foncée que le jaune de mon fruit. Et bien j’ai lu souvent ce conseil : « prenez la couleur opposée, mélangez la à celle de votre sujet, et vous obtiendrez la valeur pour les ombres propres ». Aïe ! Si je mélange du jaune (mon citron) avec du violet (sa couleur opposée), je vais avoir, c’est vrai, une couleur foncée, mais pas vraiment jolie, voire carrément vilaine ! Normal ! Quand on mélange deux couleurs opposées on obtient du gris.

Pour notre exemple, il est préférable de rester dans la gamme chromatique du jaune. Ce qui veut dire foncer notre couleur avec de l’ocre, de la terre de sienne brûlée, du brun, ou de la terre verte pour avoir une valeur plus froide. Pour foncer de l’orange idem mais en évitant la terre verte. Pour le rouge on prendra du brun ou du noir. Pour les bleus et violets du noir. Avec les verts clairs on utilisera une valeur de vert plus forte comme la terre verte ou vert anglais ; le vert foncé, du brun ou du noir.

Cette notion qui est véhiculée dans tant d’ouvrage, et enseignée par nombre de « professeur » ne vous conduira qu’à des résultats ternes et pas élégants.

A l’aquarelle, c’est même catastrophique !

Cette « fausse » règle est un héritage mal interprété de nos impressionnistes. Oui ceux-ci travaillaient les ombres avec parfois des couleurs opposées au sujet, mais pas par mélange, en juxtaposition ! Là est toute la différence.

Oups ! Je me sauve maintenant car ma tête va être mise à prix par certains auteurs.

Cours de peinture acrylique

Jeudi 16 avril 2009

Pour comprendre et maitriser la technique du trompe l’oeil, Label Art vous propose cette vidéo, qui vous permettra de réaliser une toile de A à Z.

Ce cours synthétique vous explique pas à pas la démarche à suivre.

Le matériel nécessaire est disponible sur le site de Label Art et nos conseillers beaux-arts sont à votre disposition pour vous renseigner et orienter vos choix !

Matériel :

Je vous rappelle que les fiches techniques Liquitex sont actuellement sur mon blog !

Découvrez-les sans plus tarder

VOIR LA VIDEO :

Cours de Roland Charbonnier, un artiste formidable qui réussit le pari de vous faire réaliser ce trompe l’œil grâce à cette video didactique et agréable.

Mon ajout à ce post du 7 mai 2009 :

Au sujet de cette vidéo, je vois qu’un artiste qui se dit modestement « amateur » a déjà appliqué ce cours à sa technique de prédilection : le pastel

Là, je suis bluffée totalement …

Déjà avoir assimilé la technique en si peu de temps et l’avoir transposée pour la technique du pastel sans dénaturer le sujet : moi je dis tout simplement CHAPEAU L’ARTISTE

Voici son interprétation :

Trompe l'oeil appliqué au pastel
Trompe l’oeil au pastel

Je remercie aussi Daniel de m’avoir adressé la photo de l’oeuvre qu’il a peinte juste après avoir visionné ce cours. Ce tableau est sa seconde réalisation ! Incroyable non?