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Le feutre Posca, un feutre peinture remarquable

vendredi 20 juillet 2018

On ne présente plus le feutre Posca, cet incroyable feutre multi-supports aux extraordinaires propriétés. Cependant, êtes-vous certains(es) de tout connaitre de ce feutre peinture… ? Caractéristiques connues, reconnues, propriétés uniques et capacités exclusives… Je vous dis TOUT.

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Les fameuses caractéristiques du feutre Posca…

Pour débuter cet article, je vous propose de nous pencher sur les caractéristiques d’utilisation du marqueur Posca.

La bille du marqueur Posca

Petit élément souvent oublié, la bille contenue dans le Posca est pourtant indispensable ! C’est elle, discrètement, qui permet d’optimiser le rendu de vos oeuvres. En effet, cette bille se trouve à l’intérieur du manche et mélange les différents éléments qui composent la peinture. C’est pour cela qu’il est important de secouer régulièrement votre marqueur, pour avoir une peinture homogène.

L’amorce du feutre Posca

Étape bien évidemment indispensable aux créations réalisées au Posca : l’amorce. Lors de sa toute 1ère utilisation, il est primordial d’amorcer le marqueur en appuyant sur la mine. En appuyant plusieurs fois sur la pointe la peinture vient peu à peu l’imbiber. Votre marqueur est prêt !

La pointe

Les marqueurs Posca sont équipés de différentes pointes, de l’extra-fine (0,7 mm) à l’extra-large (1,5 cm). Certaines de ces pointes sont réversibles et remplaçables : vous pouvez ainsi profiter d’une pointe en bon état pour longtemps !

La saviez-vous ? Toutes les pointes des feutres Posca sont lavables !

Il existe sept marqueurs Posca différents, donc sept tailles de pointes : le marqueur pinceau, l’extra-fin 0,7 mm, l’extra-fin 1 mm, le feutre fin, le marqueur Posca pointe moyenne, le marqueur posca pointe large et le feutre Posca extra-large.

Impression

… aboutissent à un feutre peinture utilisable en toutes circonstances

Les crayons Posca multi-supports

Le feutre Posca adhère sur absolument TOUTES les surfaces.

» Le marqueur Posca sur textiles :  il adhère très bien, sur tous les types de tissus. Une fois qu’il est passé au fer à repasser, le tissu personnalisé résiste au passage en machine.

» Le bois pourra également être customisé grâce au Posca. Bambou, liège, bois brut ou traité… il n’y aura aucune limite à votre créativité ! Pour optimiser la conservation il est conseillé de vernir la création.

» Le verre est une surface intéressante à travailler au feutre peinture. Qu’il s’agisse d’un verre transparent, opaque, ou d’un miroir, le Posca vous permettra d’écrire, mettre en couleur et réaliser des aplats. Ces réalisations s’effaceront au chiffon humide. Elles pourront donc être éphémères … ou permanentes ! Pour cela, passez votre verre au four pendant 45 minutes à 160°C.

Le saviez-vous ? Je vous liste ici les supports les plus courants mais Posca pourra être appliqué sur absolument tous les types de supports : cire de bougie, coquille d’oeufs, cuire etc.

» Le marqueur Posca adhérera également sur tous les types de plastique. Dans l’idéal, vous convient de vernir le support après l’application de la peinture.

» Le rendu des marqueurs Posca sur le papier et le carton sera optimal. Papier calque, crépon, papier au couché satiné ou brillant, papier de soie etc… la peinture ne traversera pas le support !

» Avez-vous déjà essayé d’utiliser un Posca sur des matières minérales ? Et oui, le Posca y adhère aussi ! Vous pouvez ainsi personnaliser cailloux, pâte à sel, galets et autre pierre ! Un passage au four permettra au marqueur de résister à l’eau et à la chaleur. De la même manière le feutre peinture adhérera sur la céramique et la porcelaine.

» Envie de personnaliser un support en métal ? Posca le permet ! D’ailleurs, comme ce marqueur résiste à l’eau, à la lumière et dans le temps il sera idéal pour la réalisation d’oeuvres en extérieur ! Dans ce cas, il est toutefois conseillé de mettre 2 couches de vernis.

Le saviez-vous ? Vous pouvez retrouver les tests de plus de 50 supports différents sur le site internet de Posca ! Accessible sur la page supports et astuces.

Les différentes mines  de feutres Posca

Les différentes mines de feutres Posca

Une gamme complète de marqueurs Posca

Les sept marqueurs de la gamme Posca offrent une infinité de possibilités.

Le feutre Posca pointe pinceau bénéficie d’une pointe souple. Son utilisation, quelle soit méticuleuse ou libre, sera toute en finesse et contrôlée grâce à son bouton poussoir.

Il existe deux feutres Posca avec une pointe extra-fine. Parfaits pour écrire, réaliser des détails ou faire des petites retouches, leur tracé bénéficie d’une finesse garantie !

Le marqueur Posca pointe fine est le premier de sa catégorie à se voir doté d’une pointe en polyester, type feutre. Ce feutre Posca pourra ainsi être utilisé pour la réalisation d’aplats de couleur mais aussi pour le tracé de lignes plus épaisses.

Avec sa pointe moyenne, le feutre Posca de 2,5 mm est le marqueur de la gamme décliné dans le plus grand nombre de couleur : 35 nuances très exactement ! La liberté d’utilisation est totale, ce feutre Posca accompagnera vos créations à l’infini.

Le feutre à la pointe large de chez Posca permet de tracer des traits de 4,5 mm à 5,5 mm de largeur. Sa pointe conique permet de varier la largeur des traits.

Vous souhaitez couvrir des grandes surfaces tout en restant libre de réaliser de plus petites créations ? Le feutre à pointe large est celui qu’il vous fait ! Sa pointe conique facilite son utilisation pour réaliser des aplats.

Enfin, voici le marqueur le plus grand de la gamme : le feutre Posca à pointe extra-large de 1,5 cm ! La pointe ingénieuse rectangulaire permet de réaliser un tracé très précis.

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Alors, quelle création allez-vous faire avec ces feutres Posca ? Les aimez-vous ?

À très bientôt,
Camille

 

Pour aller plus loin :

Posca.com

Les supports en test

– Les Posca sur label-art.fr

Les mines de crayons de dessin beaux-arts

mardi 9 août 2016

Généralement, pour la réalisation d’un dessin, l’artiste va utiliser divers types de crayons beaux-arts. Les crayons graphite viennent se différencier des crayons de couleur, simplement par leur couleur et les éléments qui les composent.

Le crayon à papier est composé de deux éléments : le graphite qui donne la couleur au crayon et l’argile, qui agit comme un liant et qui donne sa solidité à la mine. Tout comme la peinture, la proportion de ces deux éléments détermine les caractéristiques du crayon, notamment son degré de solidité.

La qualité d’un crayon dépendra donc de l’homogénéité du mélange entre ces deux ingrédients : mélangés avec de l’eau, ils permettent l’obtention d’une pâte fine.

 

La fabrication d’un crayon

Le graphite et l’argile sont mélangés à de l’eau pour obtenir une pâte, la plus homogène possible. Cette pâte est ensuite cuite à près de 1200°c pour donner la consistance de la mine. Cette dernière est alors enduite d’huile, de cire et de colle avant d’être placée dans une planchette de cèdre. Une seconde planchette viendra s’imbriquer, finalisant la fabrication du crayon.crayons couleurs polychromos

 

Les crayons graphite Faber-Castell

H: hard (mine dure); B: black (mine tendre);

HB : half tendre (mine moyenne); F: Fine point (mine fine)

castell 2000 Faber Castell

La mine tendre (B) aux lignes riches et sombres des crayons Castell 2000 de Faber Castell est généralement utilisée pour la réalisation de dessins artistiques. Plus le chiffre derrière la lettre sera élevé (du 2 au 9), plus la mine sera grasse. Cette mine permet de créer de belles nuances variées et d’obtenir des couleurs foncées. Toutefois, elle n’est pas conseillée pour le dessin technique.

Dans ce cas, il convient d’utiliser des mines plus dures (F, H, 2H, 3H etc.), aux traits gris fins et durs, idéales pour les dessins de précisions et de détails. Là aussi, la valeur du chiffre (du 2 au 9) détermine le degré de sécheresse et de dureté de la mine du crayon graphite. Les mines très sèches permettent notamment d’obtenir des trais très fins.

Les crayons beaux-arts de dessin peuvent également être utilisés pour l’écriture avec les mines de dureté moyenne H, F, HB et B.

Les crayons graphite Castell 2000 de Faber Castell se proposent à l’unité ou en coffret.

 

Le saviez-vous ? L’échelle de dureté des mines, utilisée dans le monde entier, a été créée par Faber-Castell il y a près de 200 ans !

Faber-Castell propose également à la vente les crayons graphite Jumbo : ces crayons graphite ont la particularité d’être plus gros que les crayons Castell 9000. Les crayons Jumbo se décline dans les mines 2B, 4B, 6B, 8B et HB. Ils sont également disponibles en coffret de 5 crayons.

Crayons jumbo de Faber -Castell

Crayons jumbo de Faber -Castell

 

Les crayons de couleur

Pour leur fabrication, les crayons de couleur ressemblent aux crayons à papier, cependant ils contiennent plus d’ingrédients : des pigments de couleur, une matière grasse (comme de la cire), du liant et une charge minérale. La qualité des crayons de couleur dépend bien sûr de la qualité du broyage mais aussi de celle des pigments utilisés pour obtenir la couleur. Contrairement aux mines des crayons Castell 2000, les mines de crayons de couleur ne sont pas cuites mais séchées dans une étuve, puis plongées dans un bain de corps gras, pour que la mine glisse plus facilement sur le support.

pigments couleur

Les crayons de couleur reconnus mondialement dans le domaine des beaux-arts sont les crayons polychromos. Leur pigment, de qualité supérieure, garantissent le pouvoir colorant et l’éclat des couleurs.

Il existe de nombreux types de crayons, qu’il serait long de détailler ici. Notamment les crayons aquarellables, les crayons pastels, les mines de plomb, fusains etc.

Ces produits beaux-arts pourront faire l’objet d’un prochain article s’ils vous intéressent. N’hésitez pas à laisser vos remarques et suggestions en commentaire !

 

Camille de Label Art

Cours de dessin : esquisser un nu

samedi 23 février 2013

 

Il y a quelques temps Roland nous concoctait une démo pour apprendre à dessiner un nu à l’aide de lignes et courbes servant de repère pour construire notre dessin. Cela pour apprendre à affiner notre œil et contourner la fastidieuse technique du quadrillage qui finalement ne nous apprend pas à dessiner.

Il nous présente cette fois une autre approche, qui demande un peu plus de dextérité mais tout aussi intéressante.

Let’s go dear friend !

« Voici une technique de dessin qui demande une certaine rapidité et spontanéité. Bien souvent, à rechercher tout de suite la précision on se perd dans l’équilibre général, le respect des proportions, et la compréhension du sujet. Celui-ci est une femme nue assise.»

 

1-« Donc oublions la précision pour démarrer cet exercice. Au crayon HB, sans appuyer sur la mine je croque rapidement et schématiquement les formes du corps. A ce stade je n’obtiens qu’un ensemble de rond, d’ellipses, de courbes qui esquissent grossièrement le haut du personnage. »

 

2-« Je poursuis progressivement, toujours sans précision le reste du corps. Notez la multitude de traits. Sans gommer je rectifie, en passant et repassant avec mon crayon, les proportions et les formes globales.»

 

3-« Mon esquisse est déjà grossièrement aboutie. Les proportions sont justes, mais le trait reste imprécis et confus. C’est bien évidement volontaire, jusqu’à ce que j’estime avoir un bon équilibre d’ensemble. Si ce n’était pas le cas, je continuerai sans gommer à multiplier les lignes et courbes jusqu’à un résultat satisfaisant. »

 

 

4-« Ensuite et toujours au crayon HB j’appuie plus fortement mon trait pour dessiner la silhouette du corps plus en précision. J’attaque aussi les détails. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

5-« À ce stade mon dessin est précis et juste. Il manque plus que quelques détails sur le visage et le travail du modelé pour donner du volume à mon sujet. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

6-« Et voilà. J’ai défini une direction à ma lumière pour placer mes ombres propres et portées. J’ai aussi renforcé quelques zones avec un gris plus foncé en utilisant un crayon 4B. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Matériel utilisé :

Crayons de dessin et graphite Faber-Castell

Feuilles de dessin Clairefontaine

 

 

Cours pas à pas : fleurs à l’aquarelle

jeudi 12 avril 2012

Vous avez apprécié la démo de notre ami Roland Charbonnier sur la fusion des couleurs à l’aquarelle. Il nous montre ici une nouvelle application plus précise encore de cet effet propre à l’aquarelle. C’est de jolies petites fleurs de pommier que Roland a choisi comme modèle pour cet exercice. Voyons !

« Je commence bien évidement par un petit dessin léger au crayon HB, sur un papier 300g fin. La précision du dessin est importante puisque l’objectif de cet exercice est de mettre bien en évidence et relief chaque pétales.»

 

 

 

 

 

 

 

 

« Je travaille ensuite avec 2 petits gris. Le premier me sert à mouiller le papier, et l’autre à poser la couleur dans l’humide. Dans un premier temps, je mouille la partie à peindre, puis je pose la couleur précisément au cœur de la fleur. Le papier étant mouillé, la couleur se diffuse d’elle-même. Ici j’utilise juste du rouge de cadmium. »

 

 

 

 

 

 

 

 

«  Ensuite, après séchage complet, je fais la manœuvre inverse. Je place un repiquage de rouge plus concentré que je fais fuser en mouillant à côté. Je transporte ainsi très délicatement la couleur en la dégradant. Cela produit une ombre colorée sur les pétales au dessous d’autres pétales. L’effet de relief apparaît. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« On voit, ainsi réalisé, tout le travail de construction pour dissocier les pétales les unes des autres. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Je peins le cœur des fleurs en ajoutant à mon rouge une touche de terre de sienne brûlée et d’ocre jaune. Je mets bien moins d’eau à ma couleur pour que celle-ci soit forte et concentrée. »

 

 

 

 

 

 

 

 

« Je place ensuite un fond teinté de vert, mélange de vert de vessie, terre verte, ocre jaune, jaune de cadmium. Pour ce fond je varie l’intensité du vert pour l’animer. Je place un premier jus, et toujours dans l’humide, j’ajoute de la couleur. Petite subtilité : A l’aide d’un pinceau synthétique pointue, avant séchage, j’enlève du jus pour former des tiges. Celui-ci « pompe » la couleur pour faire apparaître le blanc du papier. Mais il faut répéter le mouvement pour ce faire et agir vite. Je souligne dans la foulée d’une ombre légère quelques tiges. »

 

 

 

 

 

 

 

« Il reste plus qu’à représenter les petits pistils. J’ai utilisé à cet effet de la gouache blanche, teintée d’ocre jaune, pour pouvoir couvrir sur l’aquarelle. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voila une méthode toute simple qui ravira les débutants. J’aimais tout autant sa petite aquarelle avant qu’il fasse le fond vert. Elle ressemblait à une estampe chinoise. Je lui ai dit et m’a répondu oui en rigolant.

Il m’a aussi invité à vous communiquer son site web pour découvrir tout son travail :

www.rolandcharbonnier.fr

Merci chère ami.

 

Matériel :