Articles taggés avec ‘démo’

Cours de peinture : comment travailler le relief

lundi 24 février 2014

Roland Charbonnier nous explique aujourd’hui comment à l’aide, juste de couleurs et valeurs à mettre en relief une boîte. Ces notions et théories sont aussi valables et utiles pour représenter des architectures et autres sujets de forme cubique.

 

Je commence par mon dessin, en prenant soin de bien représenter les trois faces visibles de ma boîte en perspective. Ma boîte sera jaune. Ma lumière vient de gauche. Je peins la face exposée à la lumière d’un jaune lumineux.

 

 

 

 

 

 

Ensuite je peins la face non exposée à la lumière en fonçant mon jaune de base. Ici j’ai ajouté à ma couleur de l’ocre jaune et de la terre de sienne brûlée. Pour la surface plane restante, le haut de la boîte, je la représente en plus claire, donc en ajoutant du blanc à mon jaune de base. Je me retrouve avec 3 valeurs distinctes pour mes 3 faces.

 

 

 

 

 

 

 

Je peins le fond avec une nuance bleutée pour bien mettre en valeur ma boîte par contraste. Ma lumière vient de gauche, donc l’ombre portée de la boîte fuse à droite de l’objet vers l’arrière. Pour la couleur j’ajoute juste une pointe de noir.

C’est une boîte, avec un couvercle, il manque alors le petit filet d’ombre de celui-ci, que je réalise avec ma valeur foncée en ajoutant une pointe d’ombre brulée.

Je renforce mes contrastes entre les faces en plaçant quelques rehauts de jaune clair et jaune foncé comme sur la photo, de part et d’autre de l’angle, pour bien le marquer, mais sans faire de trait.

 

 

 

 

 

 

 

Et pour finir, j’écris quelques mots sur ma boîte en bleu. Avec un bleu clair sur la face claire, et un bleu plus fort sur la face foncée.

 Le matériel nécessaire pour réaliser ce cours du mois :

 

 

 

Dessiner des ellipses

jeudi 4 avril 2013

Pour notre démo du mois, Roland a choisi de nous expliquer au travers de quelques esquisses les pièges et défauts que l’on commet assez souvent dans nos natures mortes : les ellipses.

« Bien souvent par un manque d’observation, ou trompé par l’idée de la forme que l’on veut représenter on réalise des ellipses mal interprétées. C’est une application de la perspective. Voici quelques exemples à ne pas suivre tout d’abord : »

  « Ici, la base du pot est droite, alors que l’assiette et le haut du pot dessinent des courbes accentuées. C’est une incohérence ! La base aussi du pot aurait dû dessiner une courbe identique à celle de l’assiette ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Sur ce deuxième exemple, l’ellipse à la base du pot est, elle, beaucoup trop accentuée, par rapport à celle du haut du pot. L’effet est trop marqué et donc pas élégant. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Voici donc sur ce dessin, la bonne représentation de ces ellipses, à différentes hauteur du pot. On remarque que plus on s’élève, et plus l’ellipse s’écrase, jusqu’au niveau du regard (ligne d’horizon). Elle se redessine ensuite dans le sens inverse.

En noir, la bonne silhouette du pot, et en rouge, les portions d’ellipses non visibles. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 « Enfin voici quelques dessins avec une représentation juste des ellipses ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Pour repérer et ainsi dessiner avec justesse de bonnes ellipses, il suffit de placer un objet cylindrique sur une table et d’observer avec attention la forme extérieur, le contour, afin de représenter la silhouette. En se plaçant à différente hauteur, on peut observer que les ellipses changent. Plus on observe le sujet de haut et plus les ellipses sont prononcées, et inversement. Tout est question de regard et d’observation ».

 

Vous l’aurez compris : ayons l’œil !

Matériel utilisé

Crayons de dessins Faber-Castell

Feuilles de dessin Clairefontaine

Gomme mie de pain Faber-Castell

Le cours du mois : maîtriser le clair-obscur

lundi 22 octobre 2012

S’il y a bien une technique de peinture qui me fascine, c’est le clair obscur. Cette manière de mettre en valeur des éléments, sur un fond sombre a quelque chose de magique. Elle donne aux œuvres un caractère intimiste, mystique et précieux. J’adore. Une petite démo expliquant cette technique serait super intéressante. J’ai soumis cette idée à Roland Charbonnier, et aussitôt dit aussitôt fait.

Voila ce qu’il nous a servit :

« Comme il se doit, je commence par un petit dessin représentant un gros poivron vert »

 

« Je place mes couleurs de fond en commençant par le poivron : Un joli vert composé de vert de vessie, de terre verte, d’ocre jaune, une pointe de blanc, et par endroit une pointe d’ocre rouge »

 

« Je poursuit par le fond, très sombre, avec un mélange d’ocre rouge et de terre de Cassel. Déjà je place l’ombre portée (terre de Cassel pure) de mon poivron en donnant une direction à ma lumière. On observe que le premier plan du fond est plus clair (moins de brun) »

 

«  Ensuite je réalise le modelé de mon légume avec des nuances vert foncé (vert de vessie, terre verte, noir) pour les ombres, et vert clair pour les lumières (vert de vessie, jaune). Je sculpte ainsi les reliefs de mon poivron avec ces nuances. »

 

« je peins la queue de mon légume avec des valeurs ocre, puis j’ajuste l’intensité de mes ombres propres pour avoir une valeur proche de celle du fond. Les ombres propres du poivron doivent de fondre et même se confondre avec le fond. Ainsi nous devons avoir l’impression que le fond enrobe bien le poivron »

 

« Je force sur la lumière avec du blanc sur les quartiers de face du légume. Deux petites gouttes d’eau en trompe l’œil pour animer le tout, et voila. On remarque que les contours de mon poivron sont à peine perceptible car fondus »

« On voit au travers de cette étude que le contraste doit être fort entre le fond, très sombre, et le premier plan qui reçoit une forte lumière. Cette lumière disparaît peu à peu pour être envahit par l’obscurité. C’est ce que l’on appelle le clair obscur

Impressionnant, efficace, comme d’habitude !

Merci Roland.

Liste du matériel utilisé :

> 1 Toile Label Art Lin Moyen

> Des pinceaux Raphaël et Isabey

> Couleurs : Rembrandt Huile 40 ml, Lefranc & Bourgeois extra-fine 40 ml

> Fusains et crayons Faber-Castell

 

 

Cours sur les dégradés et fondus

lundi 28 novembre 2011

La démo de ce mois est un exercice purement technique.

Roland nous offre avec simplicité et clarté une méthode pour réaliser de beaux dégradés. Ils sont très utiles dans le jeu des valeurs pour le modelé, pour faire de doux fondus et travailler les nuances sans marques et traces.

Pour cet exercice, il faudra sortir sa panoplie de peinture à l’huile.

Je lui cède la parole et l’image :

«  Imaginons devoir peindre une tomate. Si sa valeur moyenne est un beau rouge, pour la mettre en volume, il nous faut composer d’autres valeurs, claires, et foncées. Pour le clair, ce sera un jaune orangé (blanc, jaune, rouge), et pour le foncé, un brun (terre d’ombre brûlée).

Posons ces couleurs l’une à côté de l’autre, et au bon endroit sur notre dessin de tomate. »

« Avec maintenant une brosse propre je vais ramener délicatement ma couleur claire dans ma couleur foncée, et vice et versa, par de petits mouvements de brosse en décrivant des huit, jusqu’à ne plus percevoir de délimitation nette. Même travail toujours avec une brosse propre entre la valeur moyenne et foncée. Voila ! Notre dégradé de valeur est impeccable, dans de subtils et doux fondus »

«  Même exercice avec cette fois une autre base de couleur, le vert. Ce vert moyen est un mélange d’ocre jaune, blanc et vert de vessie. Le clair est du jaune et du vert de vessie, et le foncé un mélange de vert de vessie, de terre verte et terre d’ombre brûlée. On procède à l’identique pour fondre ces couleurs et voila ! Nous avons un beau dégradé de valeurs, pour peindre par exemple un melon. »

« En procédant ainsi le travail des valeurs en dégradé est facile. Sur cette dernière image, vous avez un exemple de couleurs traitées avec cette méthode. Ce qu’il est important de retenir aussi, c’est que pour obtenir ces nuanciers de clair à foncé, je ne me suis pas limité à utiliser qu’une couleur, avec du blanc pour l’éclaircir, et du noir pour la foncer ».

Encore une fois merci Roland pour ce cours. Il parait simple, mais n’est pas dénué d’intérêt. J’ajouterai même que je n’hésite pas à utiliser mes doigts pour réaliser ce type de fondus. C’est pour cela que je me retrouve souvent avec des tâches de peinture sur le bout du nez.

Petit cours d’aquarelle en ligne

dimanche 31 juillet 2011

Voici venue notre démo du mois encore et toujours réalisée par Roland Charbonnier.

Au programme : Un petit cours d’aquarelle. Comment avec des gestes simples réaliser des effets de fusion de couleur.

1- je dessine sur du papier grain fin 300gr un iris.


2- avec un lavis composé d’un vert moyen obtenu par mélange de vert de vessie, jaune, ocre jaune, et terre de sienne brulée, je mouille largement le papier.

3- sans attendre le séchage, je repique avec un lavis vert foncé en laissant couler l’eau contenue dans le pinceau. «  Humide sur humide », la couleur fuse !


4- Après séchage complet, j’obtiens de multiples effets de fusion verts.

Je peux alors procéder de la même manière mais avec plus de précision pour les pétales. Je pose mon lavis jaune moyen.

5- sans attendre le séchage je repique avec un lavis jaune plus foncé, en laissant couler le jus dans le frai idem étape 3.

6- Apres séchage complet je repique cette fois sur fond sec donc, pour préciser quelques détails de la fleur et la tige.


Merci Roland. A notre tour maintenant…

Peindre le verre : démo et cours en ligne

dimanche 26 juin 2011

Peindre le verre ! Représenter sa transparence, sa brillance est un exercice assez difficile. Voici quelques astuces pour interpréter cette matière, livrées dans cette démo en peinture à l’huile de notre ami Roland.

1- Je commence comme toute œuvre par un dessin, ici au crayon pastel. Je place volontairement le verre à cheval devant la bouteille.

2- je place les couleurs de fond. Du gris ocré pour l’arrière plan ; du vert foncé pour la bouteille ; pour le verre que je veux incolore, je reprends ma couleur d’arrière plan que je fonce très très légèrement. Pour la partie du verre devant la bouteille, je fais le contraire, à savoir, j’éclaircis la couleur de la bouteille avec un peu de blanc.

3- Je reprends ensuite les contours de mon verre avec un trait, pas trop marqué pour éviter une écriture naïve, d’une valeur plus foncée encore. Je fais l’inverse avec un trait plus clair sur le verre mais devant la bouteille. J’esquisse avec un vert moyen une zone de lumière sur ma bouteille. Je place mes ombres portées en gris moyen. Au travers du pied de mon verre, je peins cette petite portion de l’ombre portée avec un gris plus fort encore.

4- Et pour finir, avec du blanc, je place mes rehauts de lumière pour suggérer une belle brillance.

Et hop ! À la votre ! Merci Roland.