Articles taggés avec ‘dessin’

L’histoire des Comics

vendredi 9 septembre 2016

Les Comics. Ces bandes dessinées totalement uniques, hyper colorées, avec des super-héros bodybuildés, des femmes aux formes généreuses, des habits parfois (souvent) loufoques… Oui, il s’agit bien du sujet de ce billet. Ou, plus particulièrement, de leur histoire.

Les Comics ont fait leur apparition il y a près de 120 ans, et leur arrivée a marqué la création d’un tout nouveau style de bande dessinée. Les Comics ont transformé le monde de la BD, ont permis la création d’un nouvel univers et ont brisé tous les codes (mêmes ceux qu’ils s’étaient eux-mêmes fixés, c’est dire!). Mais ce n’est pas tout. Il s’agit également d’un univers d’amoureux du dessins, de fans de ce style unique, de fous d’histoires qui durent depuis plus de 100 ans, de dingues de ces héros en culotte. Un univers que je vous propose de découvrir.

Attachez vos ceintures, préparez-vous à vous envoler.

 

 

Toujours proche du monde réel, l’univers des Comics s’est mêlé à notre réalité à plusieurs reprises. Par conséquent, le monde des super-héros n’a pas été épargné par les difficultés de notre quotidien et a connu de multiples rebondissements.

 

Au début de l’histoire étaient les « Comic strips »

La grande histoire des Comics débute vers 1840, par de petites bandes dessinées très courtes, qui paraissent dans la presse quotidienne. Basées sur l’humour, elles visent à fidéliser les lecteurs grâce aux histoires à suivre d’un numéro à l’autre, associées aux histoires drôles journalières. Pour l’anecdote, ces histoires étaient publiées en noir et blanc la semaine et bénéficiaient de couleurs uniquement le dimanche. Tout d’abord moquées, elles se sont rapidement vues renommées « comic strips » (« comic » pour « amusant, drôle » et « strip » pour « bandeau »). Ce terme a alors donné naissance au terme « Comics » que nous connaissons aujourd’hui. Dans le langage courant, ce terme désigne aujourd’hui la bande dessinée Américaine. Ainsi, les Comics se démarquent des « BD » européennes et des « Manga » japonais.

 

La saviez-vous ? Pour les Américains, le terme « Comics » désigne la bande dessinée dans sa globalité, quel que soit le style.

 

Le 1er comics, reconnu en tant que tel, a vu le jour à la fin du 19ème siècle. Il s’agit de « The Yellow Kid in McFadden’s Flats » (1897), que nombre de fans connaissent comme le « fameux gamin en chemise de nuit jaune ». Toutefois, l’histoire des Comics s’est réellement envolée avec l’arrivée d’un super héros venu tout droit de  Krypton en 1938. Comment ça « qui ça ? » ?!

Puis sont apparus les « comic books », marquant « l’âge d’or des Comics »

Le changement qui marque l’avènement du Comic Book est la diffusion de ces histoires dans des supports spécialement dédiés pour elles. En effet, en juin 1938, la maison d’édition DC Comics publie le premier numéro de « Action Comics ». Il s’agit de la toute première apparition de Superman, cet extra-terrestre Kryptonien et héroïque en collants bleus et culotte rouge ! Le succès est immédiat.

L'apparition de Superman

L’apparition de Superman

 

Un an plus tard, DC Comics produit le deuxième coup de tonnerre de l’histoire des Comics grâce au numéro 27 de Detective Comics : il s’agit de la première apparition de Batman !

De son côté, Timley Comics (futur Marvel) créé lui aussi ses super-héros et donne naissance à Captain America, à l’avenir prometteur. D’ailleurs, il deviendra rapidement, lui aussi, un super-héros.

Le saviez-vous ? Les dessins de Marvel sont réalisés aux marqueurs COPIC

 

De nombreux super-héros connaissent un vif succès pendant les années de guerre mondiale. En effet, ils affrontent dans leur monde fictif des adversaires dont la ressemblance avec les ennemis des Etats-Unis est pour la moins… troublante ! Un monde fictif, oui, et pourtant si proche de la réalité.

Il combat ici des ennemis portant la croix gammée et le signe du communisme

Captain America combat ici des ennemis portant la croix gammée et le signe du communisme

 

Le phénomène « comics » s’atténue ensuite, et de nouveaux genres voient le jour, tels les westerns, les histoires de science-fiction, d’aventure ou de romance. Avec le développement de la télévision dans les années 1950, les Comics connaissent un réel déclin. Toutefois, l’éditeur EC Comics réussit à tirer son épingle du jeu grâce à ses polars et histoires d’horreur particulièrement violents.

Le monde imaginaire des Comics et de ses super-héros fictifs a ensuite dû résister à une attaque bien réelle : la publication de « Seduction oh the Innocent », livre écrit par un psychiatre. Particulièrement virulent, ce livre attaque les Comics et les rend responsables de la délinquance des jeunes, de l’homosexualité et du communisme (rien que ça !). Quoi qu’il en soit, l’industrie du Comics ne se laisse pas abattre et sort son propre « Comic Code », qui a pour conséquence de faire disparaître les polars et titres d’horreur.

 

Le saviez-vous ? Seuls Superman et Batman résistent au triste achèvement de l’âge d’or des Comics.

 

L’âge d’argent des Comics, ou « l’ingéniosité de la vie quotidienne »

Le nouvel âge des Comics débute grâce à l’apparition de Flash, un des super-héros de DC Comics. Ce personnage n’est pas tout à fait nouveau, il s’agit en réalité d’une version revisitée, version qui n’a pas été publié durant l’âge d’or des Comics. Toutefois, Flash conserve de sa première version son nom et son super pouvoir (la rapidité bien sûr !). Le succès de cette publication est si important qu’il marque le début de la nouvelle ère des Comics. Face à un tel enthousiasme, DC relance tous ses anciens super-héros. Les super-héros redeviennent populaires !

L'apparition de Flash dans les Comics

L’apparition de Flash

L’âge d’argent des Comics s’illustre par l’arrivée d’autres nouveaux super-héros. Créés par Marvel Comics, et plus précisément par le dessinateur Jack Kirby et le scénariste et dessinateur Stan Lee, les 4 Fantastiques voient le jour en août 1961, suivis de Hulk en 1962, puis Thor, Spider-Man, Iron-Man, les X-men… Marvel devient, après la sortie de Daredevil en 1964, la 1ère maison d’édition devant DC Comics.

 

Le saviez-vous ? Ces nouveaux super-héros ont tous un point commun : en plus de sauver le monde, ils évoluent dans un quotidien similaire à celui que nous connaissons ! 

 

Stan Lee et Jack Kirby ont en effet la brillante idée de rendre réel le monde dans lequel évoluent les super-héros (monde qu’ils sauvent régulièrement!). Nombre d’entre vous savent que Super-Man, ce cher Clark Kent, est journaliste dans la vie quotidienne. Tout le génie des créateurs a été de créer des situations réelles, comme des disputes, des problèmes de la vie quotidienne, des histoires d’amour etc… ce qui a eu pour effet de rendre ces super-héros beaucoup plus humains et donc plus proches de leurs lecteurs ! D’ailleurs, chaque héro créé par Stan Lee et Jack Kirby a des défauts.

 

Ce tel rapprochement avec le monde réel se confirme lorsque des thèmes tels que ceux de la drogue, de la politique ou du racisme sont abordés, laissant de côté le « Comic Code ». Les comics évoluent et deviennent toujours plus réels.

 

L’âge de bronze des Comics, « Quand la réalité rattrape la fiction, avec ses lots de désolation »

C’est comme cela que s’est illustré le nouvel âge des Comics, en 1973. L’élément déclencheur ? Le décès de Gwen Stacy, la fiancée de Peter Parker, notre cher Spider-Man. Cette triste disparition est alors suivie par de nombreuses autres : Robin le fidèle apprenti de Batman, Elektra l’incroyable compagne de Daredevil, Jean Grey la célèbre X-Men… toutes ces disparitions ont pour effet de rendre l’univers Comics bien plus réel. En parallèle, elles le font mûrir : maintenant, les Comics s’adressent aussi aux adultes. Les histoires deviennent plus riches, plus recherchées.

Disparition de Gwen Stacy

La disparition de Gwen Stacy marque l’arrivée d’une nouvelle ère

L’âge de bronze est également marqué par l’arrivée des crossovers.

 

Le saviez-vous ? Un crossover est un Comics dans lequel plusieurs personnes de séries différentes se croisent.

 

Le succès de ces mini-séries est tel que Marvel et DC Comics créent tout deux leurs crossovers. Aujourd’hui ils perdurent, notamment au cinéma, et connaissent de gros succès, à l’image de « Batman V/S Superman ».

Comics V/S Marvel

La période contemporaine, ou « l’âge moderne »

La dernière période des comics est la moins définie. Certains la font débuter en 1985, avec la réécriture de l’univers de DC, tandis que d’autres considèrent qu’elle n’a démarré qu’en 1992, avec la création de la nouvelle maison d’édition Image Comics. Les créateurs, au nombre de sept, ne sont autres que d’anciens artistes de la maison Marvel. Ils créent leurs propres héros, et connaissent un succès aussi grand qu’inattendu.

 

Les tendances des années suivantes évoluent autour des collections de Comics, l’engouement pour  le dessin, puis un retour aux scénarii plus approfondis, les adaptations toujours plus nombreuses au cinéma… L’histoire des Comics évolue, encore, et n’est pas prête de s’achever !

Les Comics au cinéma

 

Et vous, êtes-vous fan des Comics ? Peut-être en dessinez-vous vous même ! Racontez-nous tout cela en commentaire :)

 

Camille de Label Art

Pour aller plus loin :

– Des produits de dessin et d’art graphique : par ici

– L’histoire secrète de la rivalité entre Marvel et DC Comics : ici 

– L’histoire des Comics plus en détails: ici ou

Les mines de crayons de dessin beaux-arts

mardi 9 août 2016

Généralement, pour la réalisation d’un dessin, l’artiste va utiliser divers types de crayons beaux-arts. Les crayons graphite viennent se différencier des crayons de couleur, simplement par leur couleur et les éléments qui les composent.

Le crayon à papier est composé de deux éléments : le graphite qui donne la couleur au crayon et l’argile, qui agit comme un liant et qui donne sa solidité à la mine. Tout comme la peinture, la proportion de ces deux éléments détermine les caractéristiques du crayon, notamment son degré de solidité.

La qualité d’un crayon dépendra donc de l’homogénéité du mélange entre ces deux ingrédients : mélangés avec de l’eau, ils permettent l’obtention d’une pâte fine.

 

La fabrication d’un crayon

Le graphite et l’argile sont mélangés à de l’eau pour obtenir une pâte, la plus homogène possible. Cette pâte est ensuite cuite à près de 1200°c pour donner la consistance de la mine. Cette dernière est alors enduite d’huile, de cire et de colle avant d’être placée dans une planchette de cèdre. Une seconde planchette viendra s’imbriquer, finalisant la fabrication du crayon.crayons couleurs polychromos

 

Les crayons graphite Faber-Castell

H: hard (mine dure); B: black (mine tendre);

HB : half tendre (mine moyenne); F: Fine point (mine fine)

castell 2000 Faber Castell

La mine tendre (B) aux lignes riches et sombres des crayons Castell 2000 de Faber Castell est généralement utilisée pour la réalisation de dessins artistiques. Plus le chiffre derrière la lettre sera élevé (du 2 au 9), plus la mine sera grasse. Cette mine permet de créer de belles nuances variées et d’obtenir des couleurs foncées. Toutefois, elle n’est pas conseillée pour le dessin technique.

Dans ce cas, il convient d’utiliser des mines plus dures (F, H, 2H, 3H etc.), aux traits gris fins et durs, idéales pour les dessins de précisions et de détails. Là aussi, la valeur du chiffre (du 2 au 9) détermine le degré de sécheresse et de dureté de la mine du crayon graphite. Les mines très sèches permettent notamment d’obtenir des trais très fins.

Les crayons beaux-arts de dessin peuvent également être utilisés pour l’écriture avec les mines de dureté moyenne H, F, HB et B.

Les crayons graphite Castell 2000 de Faber Castell se proposent à l’unité ou en coffret.

 

Le saviez-vous ? L’échelle de dureté des mines, utilisée dans le monde entier, a été créée par Faber-Castell il y a près de 200 ans !

Faber-Castell propose également à la vente les crayons graphite Jumbo : ces crayons graphite ont la particularité d’être plus gros que les crayons Castell 9000. Les crayons Jumbo se décline dans les mines 2B, 4B, 6B, 8B et HB. Ils sont également disponibles en coffret de 5 crayons.

Crayons jumbo de Faber -Castell

Crayons jumbo de Faber -Castell

 

Les crayons de couleur

Pour leur fabrication, les crayons de couleur ressemblent aux crayons à papier, cependant ils contiennent plus d’ingrédients : des pigments de couleur, une matière grasse (comme de la cire), du liant et une charge minérale. La qualité des crayons de couleur dépend bien sûr de la qualité du broyage mais aussi de celle des pigments utilisés pour obtenir la couleur. Contrairement aux mines des crayons Castell 2000, les mines de crayons de couleur ne sont pas cuites mais séchées dans une étuve, puis plongées dans un bain de corps gras, pour que la mine glisse plus facilement sur le support.

pigments couleur

Les crayons de couleur reconnus mondialement dans le domaine des beaux-arts sont les crayons polychromos. Leur pigment, de qualité supérieure, garantissent le pouvoir colorant et l’éclat des couleurs.

Il existe de nombreux types de crayons, qu’il serait long de détailler ici. Notamment les crayons aquarellables, les crayons pastels, les mines de plomb, fusains etc.

Ces produits beaux-arts pourront faire l’objet d’un prochain article s’ils vous intéressent. N’hésitez pas à laisser vos remarques et suggestions en commentaire !

 

Camille de Label Art

On vous souhaite de joyeux SOLDES !

mercredi 8 janvier 2014

Salut les Artistes,

Un p’tit coup d’oeil du côté du site de vente en ligne de matériel pour les Artistes.
Ce matin, l’équipe peaufine le site (et oui, tout est en place!).
Les bonnes nouvelles de janvier


Quelques bonnes centaines de références beaux-arts en promotion … On les cite en vrac : peinture à l’huile, gammes de tubes et flacons acryliques, aquarelle, pastels, pinceaux et brosses, châssis entoilés, médiums et vernis, chevalets, coffrets et sets, arts graphiques, feutres pour manga et bien d’autres encore.
Côté encadrement, c’est aussi en place depuis ce matin : caisses américaines (et oui, on a envie de vous faire plaisir et ce produit phare de Label Art est en promotion) et une sélection de cadres pour châssis entoilés et de sous-verre d’Art.

Parce qu’on annonce « soldes et promotions », on en profite pour se faire plaisir, après Noël, on a pensé que vous seriez sans doute heureux de vous offrir l’encadrement qui vous plait et Label Art vous propose un code privilège :

15% sur tous les encadrements de votre choix, jusqu’au 15 janvier

Code : VIP5321

A très vite sur le site, et JOYEUSES SOLDES !

Elisa

Comment réussir à peindre un portrait

jeudi 20 décembre 2012

La peinture de portrait présente de multiples difficultés. Outre le dessin du visage, la ressemblance, les tons de chair et le bon placement des ombres et lumières, avec leurs bonnes valeurs, il y a la chevelure, le rendu de cette « matière », qui est bien souvent mal interprété, ou naïvement peint.

L’erreur la plus fréquente est de vouloir peindre les cheveux « fil à fil ». C’est-à-dire par une multitude de traits et courbes fines faits à la pointe d’un pinceau. On sait qu’une chevelure est constituée de millier de cheveux. Les peindre un à un relève du labeur et n’offre pas un beau résultat.

Voici mes conseils pour réussir cette épreuve.

Tout d’abord il faut aborder cette matière comme une masse compacte. Comme si la chevelure était en fait du tissu, ou un liquide recouvrant le crâne, en élevant le volume. Ensuite avec une brosse, prolongez par endroit cette masse pour former des mèches (plus ou moins courtes, ou longues suivant la coupe). Nuancez le tout suivant l’incidence de la lumière en apportant des valeurs claires et foncées. Si l’on traite une chevelure brune (Monica Bellucci par exemple…elle est trop jolie), la masse sera peinte en gris très foncé, les parties claires en gris bleuté, et les sombres en noir (je préfère même un gris encore plus foncé). Ensuite on va « ouvrir » des espaces dans cette masse, avec des zones très foncées, peintes comme des mèches, dans les parties claires. Inversement, on ouvre des espaces clairs, peints aussi comme des mèches dans les zones foncées. On peaufine le travail avec quelques éclats de brillance (Les cheveux de Monica sont si bien entretenus qu’ils brillent beaucoup…star oblige), en blanc légèrement bleuté. Il ne reste plus qu’à placer des mèches toutes fines de-ci de-là avec un pinceau fin.

Ce détail d’une étude de nu de Roland illustre cette méthode, applicable aussi bien à l’acrylique qu’à l’huile ou au pastel. A l’aquarelle il faudra juste dans le frai opérer quelques enlevés au pinceau sec ou au papier essuie tout, pour faire ressortir des mèches claires. Et si vous n’y arrivez toujours pas, optez pour des portraits type Zidane ou Michel Blanc. Oh je plaisante… ! 😉

 

 Pour aller plus loin :

Librairie : Tout savoir sur les portraits avec Les cahiers du Peintre de Fleurus et la collection Leonardo

Notre sélection de pinceaux Raphaël et Isabey

Acrylique Liquitex, Winsor & Newton, Amsterdam

Huile Rembrandt de Talens et Lefranc extra fine

Pastel à l’Ecu Sennelier

Aquarelle Sennelier

Toiles Label Art

Réussir ses fondus au fusain et crayons

lundi 29 octobre 2012

Je vois souvent des dessinateurs amateurs utiliser les doigts pour dégrader une valeur et réaliser des fondus. Moi-même après une séance de dessin j’ai de vraies mains de ramoneur !

Mais les doigts, ça ne marche pas dans tous les cas et avec tous les outils du dessin. Au fusain, pas de souci, allons y gaiement. Le fusain est si poudreux, comme le pastel, qu’il est facile et judicieux de fondre avec les doigts. C’est ainsi que l’on obtient ce jeu de valeurs, du noir au gris clair.

En revanche, avec les mines graphites, c’est plus difficile. Ce qu’il faut, dans un premier temps, c’est de s’empêcher d’utiliser les doigts. Il faut en variant l’intensité du trait, du crayonné, ou en changeant de mine (passer du HB au 2B, puis au 4B), essayer d’obtenir d’abord des valeurs de gris différentes. Une fois ce travail achevé, on peut alors estomper le tout au doigt pour effacer les marques du crayon. Bien évidement, si le trait est trop marqué, le doigt ne pourra effacer la marque.

Entrainez vous à dessiner, à crayonner avec légèreté, sans appuyer fortement, mais plutôt longuement pour densifier les gris. Passez à des mines plus grasses progressivement. C’est seulement quand le travail vous semble convaincant à ce stade, que vous pouvez commencer le travail d’estompe et de fondu.

Ainsi réalisé, votre dessin sera riche en valeur, en contraste, et d’une belle douceur dans les fondus.

Les outils du dessinateur :

Papiers Clairefontaine

Fusains Faber-Castell

Mines de plomb Faber-Castell et crayons Conté à Paris

Papier Lay Out Clairefontaine

lundi 6 août 2012

Lay Out ClairefontaineLe meilleur ami de votre marqueur ! Feutres Pitt, marqueurs Copic ou Tria, leurs couleurs seront sublimées sur ce papier blanc et très fin spécialement conçu pour eux. La pointe glisse sur sa surface sans que l’encre ne traverse ou fuse comme elle le ferait sur du papier à grain.

La feuille présente également une légère transparence, ce qui rend ce papier idéal pour l’encrage de travaux précis de design, stylisme et illustrations. Il est judicieux de faire l’ébauche du dessin sur une autre feuille au crayon assez gras (2B, 4B), puis de glisser cette feuille sous le papier Lay Out. Votre croquis se verra ainsi par transparence et vous pourrez exécuter l’encrage de votre oeuvre plus proprement et sans la corvée du gommage avant la mise en couleurs.

Les feutres à pointe pinceau sont aussi particulièrement agréables à utiliser sur ce papier durant les séances de croquis. Le conditionnement en blocs de 70 feuilles est très avantageux ce qui permet tous les excès !

> Voir les blocs Lay Out Clairefontaine : cliquez ici

Cours : apprendre à représenter un beau drapé

mardi 22 mai 2012

Un sujet classique que l’on étudie en cours, toujours plaisant mais pas si facile est le drapé. On aimerait les représenter d’aussi belle manière, avec autant de réalisme que ceux des maîtres du XVIIIème. Je pense aux drapés de François Boucher et Fragonard notamment, et de tous ces tableaux classiques ou l’on admire les étoffes et les draps de lits froissés.

Pour s’entrainer et se familiariser avec ce thème, on pose un grand tissu sur un sujet (un vase ou autre), sur une table, que l’on laisse retomber au sol. Plein de plis apparaissent. La première astuce est de choisir un tissu de couleur. Il sera plus facile d’interpréter les plis lors de la mise en couleur. La première étape préparatoire est le dessin. On choisit pour faire ce dessin un papier de couleur proche de celui du tissu. Maintenant il faut être pragmatique et « épurer » ce que l’on voit. Cela veut juste dire que l’on va simplifier le travail en éliminant des plis, même s’ils existent et sont visibles. Ensuite on passe à ce qui s’appelle la triangulation. A la place des courbes visibles que forme le drap, on trace des lignes presque droites. On cerne tout d’abord les lignes principales, les gros plis, puis les plus petites lignes, les petits plis. Ensuite on affine le travail en adoucissant ces lignes. Exagérer certain plis en leur donnant plus de volume permet un meilleur rendu. On passe aux jeux de valeurs pour former des ombres et lumières. Après avoir défini un sens à la lumière, on place d’abord des ombres fortes, que l’on va adoucir et dégrader en ombres légères. L’intensité de ces ombres définie des plis très marqués ou peu. Il ne faut pas oublier outre les ombres propres, les ombres portés d’un pli. Entre ces deux ombres on laisse un léger clair pour marquer cette séparation. Ensuite  vient le moment de placer de la lumière. Sur un papier de couleur on prend de la craie ou un pastel blanc. On a ainsi sur notre dessin du drapé trois valeurs principales distinctes : le blanc pour la lumière, la couleur du papier comme valeur moyenne, et le gris du crayon ou fusain, pour les ombres. Une fois ce travail préparatoire achevé, on réalise notre peinture en suivant le même procédé sur la toile. On dessine le drapé sur la toile en appliquant la triangulation, puis l’affinage des formes et plis. On peint le fond du drapé de la couleur choisie (la valeur moyenne). On fonce notre couleur pour travailler les ombres, et inversement, on l’éclaircie pour la lumière.

Cette petite étude au crayon 2B et craie blanche sur papier bleu est un exemple de dessin réalisé en suivant cette méthode. Plus le dessin est abouti, plus le travail de peinture est facilité.

Pour aller encore plus loin et approfondir cette technique, voici ma sélection en librairie :

Les drapés chez Fleurus

Peindre avec … des fusains

lundi 16 janvier 2012

Saviez vous que l’on pouvait peindre juste avec des fusains !

On connaît cet outil, sa noirceur, sa finesse, son onctuosité, et sa facilité pour estomper, poser et créer des nuances de gris. Il est l’outil idéal pour réaliser des dessins rapides ou très travaillés en détail, et surtout pour attaquer de grand format. Les étudiants d’école d’art et élèves d’atelier de peinture l’utilisent fréquemment.

L’avez-vous déjà essayé en lavis ?

Généralement, on commence un dessin en traçant les contours, la silhouette avec un trait assez fort. Puis on pose des ombres en remplissant avec des zones foncées plus ou moins larges. Et pour finir on estompe avec les doigts, du coton ou autre pour créer des demi-tons et de jolis fondus.

Et bien au lieu de se servir des doigts, prenez un pinceau souple au poil long  tel le petit gris. Humidifiez le avec plus ou moins d’eau et réalisez vos fondus avec. Cela donnera directement sur le papier un effet aquarellé, mais au fusain. L’estompage ainsi obtenu sera plus marqué, moins doux, plus rude, vigoureux que le travail avec les doigts. Il donnera des nuances de gris différentes. Reprenez par endroit le dessin,  par-dessus ce lavis obtenu, en crayonnant au fusain. Le résultat est très intéressant. Et en plus on a les doigts propres ! Pratique pour ne pas abimer son vernis à ongle. Pas besoin au passage d’utiliser un papier spécial. Un simple papier à dessin fera l’affaire. Mais attention tout de même à ne pas trop le mouiller.

Une fois cette technique expérimentée, essayez ensuite avec des sanguines, des bistres, des crayons esquisses, des mines aquarellables. Vous allez découvrir de nouveaux champs d’applications pour vos dessins. Voici un détail d’une étude de nu que j’ai réalisé avec cette technique.

Etude de nu

 

Le papier Kraft et ses multiples utilisations

mardi 22 novembre 2011

On a le reflex de dessiner sur du papier classique, blanc, prévu à cette technique.

On oublie que le papier a toujours une importance prépondérante dans le rendu. Le grain et l’épaisseur sont des facteurs déterminants pour la finesse. Le premier papier que l’on trouve à portée de main fait souvent l’affaire n’est ce pas ! Et pourtant il est intéressant de varier nos supports pour des résultats toujours différents.

Kraft Clairefontaine

Kraft Clairefontaine

Parmi les supports que l’on exploite peu, il y a le papier kraft. Ce papier est plus volontiers destiné à l’emballage qu’à autre chose. Pourtant il présente quelques spécificités intéressantes. Il n’a pas une bonne accroche. C’est pourquoi les pastels, le fusain, la sanguine ne sont pas adaptés à ce papier. Mais en revanche, les mines graphites sont excellentes sur le kraft. On peut aussi travailler au feutre noir. Le kraft est un papier de couleur sable. Cette valeur donne déjà un certain cachet au dessin. Il est possible de faire des rehauts blancs pour apporter des éclats de lumières. Quelques petites touches de gouache blanche très peu en jus et le tour est joué. J’ai même une fois utilisé du blanc correcteur liquide à la place de la gouache, faute d’en avoir sous la main. Très pratique et concluant !

Il existe des blocs de papier kraft à spirale avec des couvertures rigides. Clairefontaine en propose dans différentes tailles. J’aime tout particulièrement les formats A5. Ils sont pratiques à emporter partout, pour réaliser des croquis à tout instant, ou pour se faire un sympathique carnet de voyage.

Voir la gamme : Papier Kraft Clairefontaine

Dessin encre de Chine sur Kraft

Dessin sur Kraft

Faber-Castell et Conté à Paris

mercredi 16 novembre 2011
Dessiner, un Art, une passion

Dessiner, un Art, une passion

J’adore dessiner et je possède pour mon plus grand plaisir une très grande variété de crayon en tout genre. De la mine graphite, à la pierre noire, en passant par le fusain, la sanguine, c’est autant de matériaux pour à chaque fois une écriture et technique différente et précise.

Il y a le dessin tout simple à la mine graphite HB que l’on peut renforcer au 2B ; les dessins à la pierre noire, tendre et intense pour des noirs profonds ; les esquisses au fusain avec de beaux dégradés et fondus, et les dessins tout en finesse et subtilité avec les sanguines ou les sépias.

Les crayons graphites HB, on en trouve partout pour quelques centimes. Mais pour les autres, le coût à l’unité dans les magasins spécialisés peut s’avérer onéreux. On a alors le réflexe d’acheter le strict minimum et oublier les mines moins « classiques ». C’est un tort. Notre domaine d’expérimentation s’en trouve restreint. Pour éviter cela et se forcer à essayer d’autres outils, d’autres techniques, je préconise d’acheter des kits complets.

Ainsi dans ces boîtes, on dispose de mines graphites, de pierres noires, sanguines, sépias, gomme, fusains, blancs (pour les rehauts de lumières), avec plusieurs graduation (du H jusqu’au 3B).

Ces boîtes nous offrent ainsi tout un panel d’outils pour varier nos dessins.

Parmi celle-ci j’aime tout particulièrement les boîtes métal Conté à Paris et Faber-Castell. La qualité et la diversité des crayons sont des atouts idéaux pour réaliser de belles esquisses.

A découvrir…