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Comment réussir à peindre un portrait

Jeudi 20 décembre 2012

La peinture de portrait présente de multiples difficultés. Outre le dessin du visage, la ressemblance, les tons de chair et le bon placement des ombres et lumières, avec leurs bonnes valeurs, il y a la chevelure, le rendu de cette « matière », qui est bien souvent mal interprété, ou naïvement peint.

L’erreur la plus fréquente est de vouloir peindre les cheveux « fil à fil ». C’est-à-dire par une multitude de traits et courbes fines faits à la pointe d’un pinceau. On sait qu’une chevelure est constituée de millier de cheveux. Les peindre un à un relève du labeur et n’offre pas un beau résultat.

Voici mes conseils pour réussir cette épreuve.

Tout d’abord il faut aborder cette matière comme une masse compacte. Comme si la chevelure était en fait du tissu, ou un liquide recouvrant le crâne, en élevant le volume. Ensuite avec une brosse, prolongez par endroit cette masse pour former des mèches (plus ou moins courtes, ou longues suivant la coupe). Nuancez le tout suivant l’incidence de la lumière en apportant des valeurs claires et foncées. Si l’on traite une chevelure brune (Monica Bellucci par exemple…elle est trop jolie), la masse sera peinte en gris très foncé, les parties claires en gris bleuté, et les sombres en noir (je préfère même un gris encore plus foncé). Ensuite on va « ouvrir » des espaces dans cette masse, avec des zones très foncées, peintes comme des mèches, dans les parties claires. Inversement, on ouvre des espaces clairs, peints aussi comme des mèches dans les zones foncées. On peaufine le travail avec quelques éclats de brillance (Les cheveux de Monica sont si bien entretenus qu’ils brillent beaucoup…star oblige), en blanc légèrement bleuté. Il ne reste plus qu’à placer des mèches toutes fines de-ci de-là avec un pinceau fin.

Ce détail d’une étude de nu de Roland illustre cette méthode, applicable aussi bien à l’acrylique qu’à l’huile ou au pastel. A l’aquarelle il faudra juste dans le frai opérer quelques enlevés au pinceau sec ou au papier essuie tout, pour faire ressortir des mèches claires. Et si vous n’y arrivez toujours pas, optez pour des portraits type Zidane ou Michel Blanc. Oh je plaisante… ! ;-)

 

 Pour aller plus loin :

Librairie : Tout savoir sur les portraits avec Les cahiers du Peintre de Fleurus et la collection Leonardo

Notre sélection de pinceaux Raphaël et Isabey

Acrylique Liquitex, Winsor & Newton, Amsterdam

Huile Rembrandt de Talens et Lefranc extra fine

Pastel à l’Ecu Sennelier

Aquarelle Sennelier

Toiles Label Art

Réussir ses fondus au fusain et crayons

Lundi 29 octobre 2012

Je vois souvent des dessinateurs amateurs utiliser les doigts pour dégrader une valeur et réaliser des fondus. Moi-même après une séance de dessin j’ai de vraies mains de ramoneur !

Mais les doigts, ça ne marche pas dans tous les cas et avec tous les outils du dessin. Au fusain, pas de souci, allons y gaiement. Le fusain est si poudreux, comme le pastel, qu’il est facile et judicieux de fondre avec les doigts. C’est ainsi que l’on obtient ce jeu de valeurs, du noir au gris clair.

En revanche, avec les mines graphites, c’est plus difficile. Ce qu’il faut, dans un premier temps, c’est de s’empêcher d’utiliser les doigts. Il faut en variant l’intensité du trait, du crayonné, ou en changeant de mine (passer du HB au 2B, puis au 4B), essayer d’obtenir d’abord des valeurs de gris différentes. Une fois ce travail achevé, on peut alors estomper le tout au doigt pour effacer les marques du crayon. Bien évidement, si le trait est trop marqué, le doigt ne pourra effacer la marque.

Entrainez vous à dessiner, à crayonner avec légèreté, sans appuyer fortement, mais plutôt longuement pour densifier les gris. Passez à des mines plus grasses progressivement. C’est seulement quand le travail vous semble convaincant à ce stade, que vous pouvez commencer le travail d’estompe et de fondu.

Ainsi réalisé, votre dessin sera riche en valeur, en contraste, et d’une belle douceur dans les fondus.

Les outils du dessinateur :

Papiers Clairefontaine

Fusains Faber-Castell

Mines de plomb Faber-Castell et crayons Conté à Paris

Papier Lay Out Clairefontaine

Lundi 6 août 2012

Lay Out ClairefontaineLe meilleur ami de votre marqueur ! Feutres Pitt, marqueurs Copic ou Tria, leurs couleurs seront sublimées sur ce papier blanc et très fin spécialement conçu pour eux. La pointe glisse sur sa surface sans que l’encre ne traverse ou fuse comme elle le ferait sur du papier à grain.

La feuille présente également une légère transparence, ce qui rend ce papier idéal pour l’encrage de travaux précis de design, stylisme et illustrations. Il est judicieux de faire l’ébauche du dessin sur une autre feuille au crayon assez gras (2B, 4B), puis de glisser cette feuille sous le papier Lay Out. Votre croquis se verra ainsi par transparence et vous pourrez exécuter l’encrage de votre oeuvre plus proprement et sans la corvée du gommage avant la mise en couleurs.

Les feutres à pointe pinceau sont aussi particulièrement agréables à utiliser sur ce papier durant les séances de croquis. Le conditionnement en blocs de 70 feuilles est très avantageux ce qui permet tous les excès !

> Voir les blocs Lay Out Clairefontaine : cliquez ici

Cours : apprendre à représenter un beau drapé

Mardi 22 mai 2012

Un sujet classique que l’on étudie en cours, toujours plaisant mais pas si facile est le drapé. On aimerait les représenter d’aussi belle manière, avec autant de réalisme que ceux des maîtres du XVIIIème. Je pense aux drapés de François Boucher et Fragonard notamment, et de tous ces tableaux classiques ou l’on admire les étoffes et les draps de lits froissés.

Pour s’entrainer et se familiariser avec ce thème, on pose un grand tissu sur un sujet (un vase ou autre), sur une table, que l’on laisse retomber au sol. Plein de plis apparaissent. La première astuce est de choisir un tissu de couleur. Il sera plus facile d’interpréter les plis lors de la mise en couleur. La première étape préparatoire est le dessin. On choisit pour faire ce dessin un papier de couleur proche de celui du tissu. Maintenant il faut être pragmatique et « épurer » ce que l’on voit. Cela veut juste dire que l’on va simplifier le travail en éliminant des plis, même s’ils existent et sont visibles. Ensuite on passe à ce qui s’appelle la triangulation. A la place des courbes visibles que forme le drap, on trace des lignes presque droites. On cerne tout d’abord les lignes principales, les gros plis, puis les plus petites lignes, les petits plis. Ensuite on affine le travail en adoucissant ces lignes. Exagérer certain plis en leur donnant plus de volume permet un meilleur rendu. On passe aux jeux de valeurs pour former des ombres et lumières. Après avoir défini un sens à la lumière, on place d’abord des ombres fortes, que l’on va adoucir et dégrader en ombres légères. L’intensité de ces ombres définie des plis très marqués ou peu. Il ne faut pas oublier outre les ombres propres, les ombres portés d’un pli. Entre ces deux ombres on laisse un léger clair pour marquer cette séparation. Ensuite  vient le moment de placer de la lumière. Sur un papier de couleur on prend de la craie ou un pastel blanc. On a ainsi sur notre dessin du drapé trois valeurs principales distinctes : le blanc pour la lumière, la couleur du papier comme valeur moyenne, et le gris du crayon ou fusain, pour les ombres. Une fois ce travail préparatoire achevé, on réalise notre peinture en suivant le même procédé sur la toile. On dessine le drapé sur la toile en appliquant la triangulation, puis l’affinage des formes et plis. On peint le fond du drapé de la couleur choisie (la valeur moyenne). On fonce notre couleur pour travailler les ombres, et inversement, on l’éclaircie pour la lumière.

Cette petite étude au crayon 2B et craie blanche sur papier bleu est un exemple de dessin réalisé en suivant cette méthode. Plus le dessin est abouti, plus le travail de peinture est facilité.

Pour aller encore plus loin et approfondir cette technique, voici ma sélection en librairie :

Les drapés chez Fleurus

Peindre avec … des fusains

Lundi 16 janvier 2012

Saviez vous que l’on pouvait peindre juste avec des fusains !

On connaît cet outil, sa noirceur, sa finesse, son onctuosité, et sa facilité pour estomper, poser et créer des nuances de gris. Il est l’outil idéal pour réaliser des dessins rapides ou très travaillés en détail, et surtout pour attaquer de grand format. Les étudiants d’école d’art et élèves d’atelier de peinture l’utilisent fréquemment.

L’avez-vous déjà essayé en lavis ?

Généralement, on commence un dessin en traçant les contours, la silhouette avec un trait assez fort. Puis on pose des ombres en remplissant avec des zones foncées plus ou moins larges. Et pour finir on estompe avec les doigts, du coton ou autre pour créer des demi-tons et de jolis fondus.

Et bien au lieu de se servir des doigts, prenez un pinceau souple au poil long  tel le petit gris. Humidifiez le avec plus ou moins d’eau et réalisez vos fondus avec. Cela donnera directement sur le papier un effet aquarellé, mais au fusain. L’estompage ainsi obtenu sera plus marqué, moins doux, plus rude, vigoureux que le travail avec les doigts. Il donnera des nuances de gris différentes. Reprenez par endroit le dessin,  par-dessus ce lavis obtenu, en crayonnant au fusain. Le résultat est très intéressant. Et en plus on a les doigts propres ! Pratique pour ne pas abimer son vernis à ongle. Pas besoin au passage d’utiliser un papier spécial. Un simple papier à dessin fera l’affaire. Mais attention tout de même à ne pas trop le mouiller.

Une fois cette technique expérimentée, essayez ensuite avec des sanguines, des bistres, des crayons esquisses, des mines aquarellables. Vous allez découvrir de nouveaux champs d’applications pour vos dessins. Voici un détail d’une étude de nu que j’ai réalisé avec cette technique.

Etude de nu

 

Le papier Kraft et ses multiples utilisations

Mardi 22 novembre 2011

On a le reflex de dessiner sur du papier classique, blanc, prévu à cette technique.

On oublie que le papier a toujours une importance prépondérante dans le rendu. Le grain et l’épaisseur sont des facteurs déterminants pour la finesse. Le premier papier que l’on trouve à portée de main fait souvent l’affaire n’est ce pas ! Et pourtant il est intéressant de varier nos supports pour des résultats toujours différents.

Kraft Clairefontaine

Kraft Clairefontaine

Parmi les supports que l’on exploite peu, il y a le papier kraft. Ce papier est plus volontiers destiné à l’emballage qu’à autre chose. Pourtant il présente quelques spécificités intéressantes. Il n’a pas une bonne accroche. C’est pourquoi les pastels, le fusain, la sanguine ne sont pas adaptés à ce papier. Mais en revanche, les mines graphites sont excellentes sur le kraft. On peut aussi travailler au feutre noir. Le kraft est un papier de couleur sable. Cette valeur donne déjà un certain cachet au dessin. Il est possible de faire des rehauts blancs pour apporter des éclats de lumières. Quelques petites touches de gouache blanche très peu en jus et le tour est joué. J’ai même une fois utilisé du blanc correcteur liquide à la place de la gouache, faute d’en avoir sous la main. Très pratique et concluant !

Il existe des blocs de papier kraft à spirale avec des couvertures rigides. Clairefontaine en propose dans différentes tailles. J’aime tout particulièrement les formats A5. Ils sont pratiques à emporter partout, pour réaliser des croquis à tout instant, ou pour se faire un sympathique carnet de voyage.

Voir la gamme : Papier Kraft Clairefontaine

Dessin encre de Chine sur Kraft

Dessin sur Kraft

Faber-Castell et Conté à Paris

Mercredi 16 novembre 2011
Dessiner, un Art, une passion

Dessiner, un Art, une passion

J’adore dessiner et je possède pour mon plus grand plaisir une très grande variété de crayon en tout genre. De la mine graphite, à la pierre noire, en passant par le fusain, la sanguine, c’est autant de matériaux pour à chaque fois une écriture et technique différente et précise.

Il y a le dessin tout simple à la mine graphite HB que l’on peut renforcer au 2B ; les dessins à la pierre noire, tendre et intense pour des noirs profonds ; les esquisses au fusain avec de beaux dégradés et fondus, et les dessins tout en finesse et subtilité avec les sanguines ou les sépias.

Les crayons graphites HB, on en trouve partout pour quelques centimes. Mais pour les autres, le coût à l’unité dans les magasins spécialisés peut s’avérer onéreux. On a alors le réflexe d’acheter le strict minimum et oublier les mines moins « classiques ». C’est un tort. Notre domaine d’expérimentation s’en trouve restreint. Pour éviter cela et se forcer à essayer d’autres outils, d’autres techniques, je préconise d’acheter des kits complets.

Ainsi dans ces boîtes, on dispose de mines graphites, de pierres noires, sanguines, sépias, gomme, fusains, blancs (pour les rehauts de lumières), avec plusieurs graduation (du H jusqu’au 3B).

Ces boîtes nous offrent ainsi tout un panel d’outils pour varier nos dessins.

Parmi celle-ci j’aime tout particulièrement les boîtes métal Conté à Paris et Faber-Castell. La qualité et la diversité des crayons sont des atouts idéaux pour réaliser de belles esquisses.

A découvrir…

Dessin au graphite : cours en ligne

Vendredi 14 octobre 2011

Voici venu le moment de vous munir d’un crayon et suivre pas à pas la démo mensuelle de Roland.

C’est un exercice de dessin au crayon graphite 2B.

Je vous laisse avec lui …

« Sur un papier blanc, grain fin, que je trace au crayon 2B la silhouette d’une tête d’éléphant, sans marquer fortement le trait, d’une main légère »

« Ensuite je place grossièrement des ombres fortes en appuyant davantage au crayon. Le crayon 2B permet plus de nuances de gris que le HB, et jusqu’à des noirs très forts »

« Je poursuis en affinant le travail des ombres en plaçant des ombres plus douces, réalisant ainsi un dégradé de valeurs grises »

«  Je poursuis en précisant mes traits, en renforçant certaines ombres pour leur donner plus de profondeur et accentuer le volume »

« Et pour finir, juste avec une gomme taillée en pointe, je libère quelques traits pour préciser le dessin et poser quelques lumières dans les gris »

Ça parait tout simple n’est ce pas !! Merci Roland.

Pastel sec + acrylique ? Bah oui ! Possible et même très sympa

Jeudi 13 octobre 2011

Bien des techniques sont compatibles entre elles, pourvu que l’on respecte la fameuse règle du gras sur maigre que j’énonce souvent. Peindre à l’huile sur un fond ou une ébauche acrylique, comme expliqué dans un article précédent en est un exemple. Je vous propose maintenant une autre combinaison : Peindre au pastel sec sur un fond acrylique.

Pour un meilleur résultat, au pastel sec je préconise d’utiliser un papier de couleur. Ainsi aucun blanc ne transparait et il est inutile de charger en poudre pour couvrir. Maintenant, à la place de ce papier de couleur spécial pastel prenons au choix, un papier plus épais (300gr), un carton, ou un carton toilé.

Sur celui-ci après avoir esquissé un dessin, peindre les fonds à l’acrylique, avec des valeurs assez soutenues, voir même foncées. Puis une fois ce travail bien sec, on reprendra le tout au pastel, en couvrant plus ou moins l’ébauche accomplie. Les nuances obtenues sont plus variées puisque le fond lui-même est multicolore. Cela confère au pastel une grande richesse de ton. Cela donne également un grain plus fort, plus marqué à l’œuvre. On veillera pour un résultat optimum, de ne pas fondre le pastel avec les doigts, mais de garder le crayonné tel quel, brut, pour ne pas couvrir totalement le fond. L’œuvre ainsi réalisé sera chargé de vibrations et de nuances.

Choisi votre papier : Cliquez ici

Vos pastels : Par ici

Votre acrylique : Par là

:-)

Dessiner au feutre

Lundi 5 septembre 2011
Dessin au feutre Pitt Faber-Castell

Dessin au feutre Pitt Faber-Castell

Je me souviens au collège, aux cours d’art plastique, des séances de dessin à la plume et encre de Chine. Je me débrouillais bien mais il était quasiment impossible de ne pas faire de raté, des petits pâtés et de laisser s’échapper une petite goutte tachant ainsi notre dessin.

Le dessin à l’encre de chine et à la plume nécessite une grande maîtrise de l’outil. Mais quelle beauté ces noirs profonds ! Je préfère de loin aujourd’hui, car c’est beaucoup plus pratique, utiliser un feutre fin, et plus précisément les « pitt artist pen » de chez Faber-Castell. Le trait est aussi noir, et on a même le choix entre différentes pointes.

Cela va de la pointe très fine aux pointes plus épaisses pour remplir des espaces en noir. C’est beaucoup plus maniable et facile de dessiner avec. L’encre de ces feutres est même plus résistante à l’eau que l’encre de chine. A noter qu’il existe des feutres Pitt de couleur. On pourra ainsi réaliser des dessins avec des traits de différentes couleurs, ou monochrome.

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