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Dessiner des ellipses

Jeudi 4 avril 2013

Pour notre démo du mois, Roland a choisi de nous expliquer au travers de quelques esquisses les pièges et défauts que l’on commet assez souvent dans nos natures mortes : les ellipses.

« Bien souvent par un manque d’observation, ou trompé par l’idée de la forme que l’on veut représenter on réalise des ellipses mal interprétées. C’est une application de la perspective. Voici quelques exemples à ne pas suivre tout d’abord : »

  « Ici, la base du pot est droite, alors que l’assiette et le haut du pot dessinent des courbes accentuées. C’est une incohérence ! La base aussi du pot aurait dû dessiner une courbe identique à celle de l’assiette ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Sur ce deuxième exemple, l’ellipse à la base du pot est, elle, beaucoup trop accentuée, par rapport à celle du haut du pot. L’effet est trop marqué et donc pas élégant. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Voici donc sur ce dessin, la bonne représentation de ces ellipses, à différentes hauteur du pot. On remarque que plus on s’élève, et plus l’ellipse s’écrase, jusqu’au niveau du regard (ligne d’horizon). Elle se redessine ensuite dans le sens inverse.

En noir, la bonne silhouette du pot, et en rouge, les portions d’ellipses non visibles. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 « Enfin voici quelques dessins avec une représentation juste des ellipses ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Pour repérer et ainsi dessiner avec justesse de bonnes ellipses, il suffit de placer un objet cylindrique sur une table et d’observer avec attention la forme extérieur, le contour, afin de représenter la silhouette. En se plaçant à différente hauteur, on peut observer que les ellipses changent. Plus on observe le sujet de haut et plus les ellipses sont prononcées, et inversement. Tout est question de regard et d’observation ».

 

Vous l’aurez compris : ayons l’œil !

Matériel utilisé

Crayons de dessins Faber-Castell

Feuilles de dessin Clairefontaine

Gomme mie de pain Faber-Castell

Cours de dessin : esquisser un nu

Samedi 23 février 2013

 

Il y a quelques temps Roland nous concoctait une démo pour apprendre à dessiner un nu à l’aide de lignes et courbes servant de repère pour construire notre dessin. Cela pour apprendre à affiner notre œil et contourner la fastidieuse technique du quadrillage qui finalement ne nous apprend pas à dessiner.

Il nous présente cette fois une autre approche, qui demande un peu plus de dextérité mais tout aussi intéressante.

Let’s go dear friend !

« Voici une technique de dessin qui demande une certaine rapidité et spontanéité. Bien souvent, à rechercher tout de suite la précision on se perd dans l’équilibre général, le respect des proportions, et la compréhension du sujet. Celui-ci est une femme nue assise.»

 

1-« Donc oublions la précision pour démarrer cet exercice. Au crayon HB, sans appuyer sur la mine je croque rapidement et schématiquement les formes du corps. A ce stade je n’obtiens qu’un ensemble de rond, d’ellipses, de courbes qui esquissent grossièrement le haut du personnage. »

 

2-« Je poursuis progressivement, toujours sans précision le reste du corps. Notez la multitude de traits. Sans gommer je rectifie, en passant et repassant avec mon crayon, les proportions et les formes globales.»

 

3-« Mon esquisse est déjà grossièrement aboutie. Les proportions sont justes, mais le trait reste imprécis et confus. C’est bien évidement volontaire, jusqu’à ce que j’estime avoir un bon équilibre d’ensemble. Si ce n’était pas le cas, je continuerai sans gommer à multiplier les lignes et courbes jusqu’à un résultat satisfaisant. »

 

 

4-« Ensuite et toujours au crayon HB j’appuie plus fortement mon trait pour dessiner la silhouette du corps plus en précision. J’attaque aussi les détails. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

5-« À ce stade mon dessin est précis et juste. Il manque plus que quelques détails sur le visage et le travail du modelé pour donner du volume à mon sujet. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

6-« Et voilà. J’ai défini une direction à ma lumière pour placer mes ombres propres et portées. J’ai aussi renforcé quelques zones avec un gris plus foncé en utilisant un crayon 4B. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Matériel utilisé :

Crayons de dessin et graphite Faber-Castell

Feuilles de dessin Clairefontaine

 

 

Notre cours du mois : apprendre à dessiner un nu

Lundi 13 août 2012

Dans la pratique du dessin, l’exercice qui me semble le plus difficile est le nu. Roland nous donne quelques conseils au travers de cette démo pour surmonter cette « épreuve ».

 

« Dessiner un nu est un travail difficile et requiert une certaine maîtrise et connaissance de l’anatomie. D’après modèle, l’exercice est périlleux. Je recommande pour s’exercer, de commencer le travail d’apprentissage en dessinant d’après photo. Cela permettra déjà d’affiner son regard et de repérer plus facilement les lignes et courbes. Car ici nous n’allons pas appliquer de quadrillage (long et laborieux), mais juste des droites et portions de cercle qui serviront de base à notre dessin. Voici donc une photo d’une jolie femme que j’ai pris soin d’imprimer sur papier. »

« Ensuite je repère et trace ces diverses lignes et courbes, sur cette impression, qui me serviront à construire mon dessin, et respecter les proportions de ce corps. Observez :

- la courbe qui passe depuis l’épaule, le torse jusqu’au ventre,

- l’oblique qui souligne le haut du bras en passant entre les yeux,

- les deux droites à l’intérieur desquelles se dessine l’avant-bras sur lesquelles repose le sein.

Il n’est pas nécessaire d’en tracer de trop. Celles ici me suffisent. »                                                                                                                                                                                

« Sur mon papier à dessin, après avoir reproduit à l’échelle le cadre de la photo, je trace toutes ces droites et courbes, en mesurant leur points de départ sur ce cadre. »

« Je dessine la silhouette de ce modèle en m’appuyant sur ces lignes et repères pour ajuster au mieux mon esquisse. »

  « Une fois mon dessin mis en place, je l’affine en marquant davantage mon trait. »

« Il me reste plus qu’à placer quelques ombres en forçant au crayon, pour donner du relief, et pour finir je gommerai les lignes et courbes qui m’ont servi de support. »

Vous avez vu ça ! 5 lignes et une courbe lui ont suffi. Je pense que nous autres auront besoin dans un premier temps de plus de lignes de repère pour s’appuyer. C’est sans nul doute une méthode intéressante et pratique.

Une fois de plus merci Roland.

Que pensez-vous des cours de nu ?

Mardi 10 juillet 2012

 

Ça faisait longtemps que je n’avais pas lancé un message d’incompréhension, alors voila :

Je me suis rendue dans l’atelier d’un collègue enseignant peintre qui propose des cours de nu. C’est je pensais plus sympathique de dessiner sur le vif que de travailler d’après photo. Je fus vraiment désenchantée !!

Je me disais que pour une séance de 2h30, j’aurai la possibilité de réaliser une belle étude de nu, et profiter de quelques conseils judicieux. Mais rien ne s’est passé ainsi.

Je découvris à ma grande déception comment en fait se déroulent la plupart des « cours » sur ce thème.

Le « prof » demande au modèle de changer de position toutes les 15mn !!!! Peu importe l’outil, chacun peint ou dessine avec ce qu’il veut !!

Inutile de dire qu’en 15mn, je n’ai pas eu le temps d’approfondir mes études. J’ai eu juste le temps de réaliser le tracé de la silhouette à chaque pose !!!

Je n’ai évidement pas compris l’objectif de ces cours. Impossible après le tracé d’esquisser un travail de modelé, de placer ombres et lumières. Impossible aussi d’avoir quelques conseils sur comment même dessiner la silhouette. Comment procéder, comment démarrer le dessin, quelle méthode suivre, les règles de proportions du corps humain….rien de rien !!!

A ces questions, que j’ai évidement posé, on m’a répondu :

« Il faut aller à l’essentiel, représenter le corps avec expressivité et force, d’un trait vigoureux et sûr. L’intérêt n’est pas de construire un dessin abouti, ni de maîtriser le modelé ou connaître l’anatomie d’un corps, mais de libérer le geste de toutes contraintes ». Hum hum !!!

Effectivement on était loin de toutes démarches académiques. J’ai rien appris ! J’ai rien compris ! Enfin si, qu’il existe vraiment deux écoles de peinture et que je ne me retrouve pas dans ce type d’ « apprentissage » et démarche. Pour mes prochains nus, je demanderai à une amie de poser pour moi, chez moi, et aussi longtemps que je voudrai.

Et vous, qui avez certainement connu ce genre d’expérience, vous a-t-elle enrichi ? Qu’en pensez-vous ?

La BD, de la main vers le clavier … il n’y a qu’un pas !

Mardi 5 juin 2012

Êtes-vous lecteur de bande dessinée ? C’est incroyable de voir toutes ces BD actuelles d’une si grande qualité graphique. On peut ne pas apprécier le trait, le coup de crayon des artistes, la « patte » du dessinateur, mais côté mise en couleur, c’est parfois prodigieux.

Pour la plupart, on peut même dire quasiment toutes, c’est grâce à ces petites merveilles de technologie informatique : les logiciels de traitement d’image.

Le plus connu, et je pense le plus utilisé est « Photoshop ».

Je suis carrément bluffée par le rendu de ce logiciel. Il peut reproduire avec une extrême ressemblance, tous types de peinture.

Sur youtube, on peut visionner des démonstrations et réalisation d’œuvres avec ce logiciel. Un ami m’a aussi fait une démonstration. Je trouve cela magique !

Magique, car à partir d’un simple croquis scanné, avec une grande maîtrise du logiciel, muni d’une palette graphique, étape par étape on réalise un coloriage très  pointu, imitant la touche d’une brosse, ou hyperréaliste. Les dégradés, les fondus, les effets de lumières, de brillances,  les transparences, tout est possible. Il reste qu’il faut avoir de solide base en dessin pour bien représenter le modelé. J’affirme donc que certains graphistes informatiques sont de véritables artistes.

Car évidement beaucoup de personnes pensent qu’il n’y a rien d’artistique dans l’utilisation de ces logiciels. Mais bien que ceux-ci permettent un rendu ultra rapide d’une grande précision et beauté, faut il encore savoir s’en servir et surtout, avoir de vrais connaissances techniques et théoriques en peinture, et pour finir, une grande expérience, pour y arriver.

Tout le monde n’est pas de cet avis ! N’est ce pas ???

J’ai découvert, par contre, un site web qui m’a sidéré ! Je ne le citerai pas pour ne pas faire de promo ! Je suis vilaine ! Héhéhé !

Le principe : On télécharge une photo de notre album, par exemple notre beau jardin sous le soleil d’été, sur ce site ; puis à l’aide d’outils programmés, on transforme notre photo en tableau peint façon Monet, van Gogh, ou en dessin au fusain, à l’aquarelle, etc. Le pire, c’est que c’est super efficace et vraiment facile à utiliser ! Là, il y a rien d’artistique dans la démarche. Mais ou va le monde ??!!! Que sont devenues nos vraies valeurs ? Je plaisante mais je pense qu’il y a plus d’un petit malin qui font passer ce type de réalisation pour de vrais tableaux fait maison.

Allons-y gaiement, dénonçons-les, qu’ils finissent sous les verrous pour atteinte à l’intégrité morale et artistique !!

L’encre de Chine

Vendredi 27 avril 2012

 

Un dessin à l’encre de Chine, façon estampe chinoise, ce n’est pas très compliqué à réaliser

Ce qui caractérise une estampe, c’est des lignes simples, épurées, qui vont esquisser un dessin relativement naïf  mais très stylisé. Le jeu de couleur est lui aussi réduit à l’essentiel puisqu’on utilise que de l’encre de chine. C’est donc avec juste des lavis de différents gris jusqu’au noir intense que l’on peint. Pour obtenir ces multiples tons de gris il faut jouer sur la quantité d’eau associée à l’encre. Beaucoup d’eau et peu d’encre donne un lavis gris clair et inversement.

 

 

L’avantage de l’encre de Chine est qu’elle est transparente en lavis et indélébile.

En superposant  différents tons de gris, donc en superposant des jus de plus en plus concentré, on obtient des gradations d’une grande beauté. Les plus habiles pourront même, en travaillant humide sur humide, créer de beaux fondus. Pour peindre des bambous, sujet classique de l’estampe, jouer avec ces différents gris donne de la profondeur à l’œuvre. On commence par peindre des bambous (tiges et feuilles) avec un lavis clair, puis progressivement on utilise des lavis plus fort pour peindre d’autres bambous en premier plan, jusqu’à peindre avec l’encre de chine pure des bambous bien noirs en tout premier plan. L’effet est sympathique. On suit cette même méthode pour peindre des montagnes aussi.

Côté outil, un petit gris comme à l’aquarelle est adapté et efficace pour ce genre d’exercice.

Mais il faudra bien faire attention à le nettoyer avec précaution sinon il sera bon pour la casse. Le geste compte aussi beaucoup dans ce style graphique. Il demande de la spontanéité et de la précision. Mais sans respecter les codes et règles des maîtres chinois de l’estampe on arrive facilement à de délicats et jolis résultats.

Faut essayer ! L’encre est un outil peu cher et avec un petit flacon, on fait des tonnes de dessin.

Liens utiles :
Les encres de Chine Sennelier
Les encres Liquitex
Les encres de Chine Lefranc & Bourgeois
Les feuilles dessin

 

 

Osez jouer les cartes des couleurs : peignez fauves !

Dimanche 22 avril 2012

Si les œuvres des impressionnistes et des fauves sont si belles, c’est surtout car elles sont riches en couleurs. Au-delà du style, de la touche, des sujets même, c’est bien l’abondance de couleurs chatoyantes et lumineuses qui ravit nos yeux.

De telles couleurs ne sont pas toujours exactes et réelles dans la nature, mais peu importe ! Le principe même de la peinture est d’interpréter la nature pour la rendre plus belle.

Aucunes obligations ne nous contraignent à respecter la réalité. Quand le tableau est fini, le sujet, le modèle, disparaissent pour faire place à l’œuvre. Alors ne nous privons pas de ces belles couleurs que nous avons en tube pour EXTRAPOLER la réalité. Car il s’agit bien d’extrapolation. Une petite explication s’impose.

Le principe consiste à se servir comme repère, des faibles couleurs existantes sur le modèle. Ensuite, lors de la mise en couleur, nous allons exagérer, exprimer ces couleurs de manière plus vive, plus franche, plus saturée. Par exemple, si nous nous affairons à peindre un paysage, et que devant nous s’offre un ciel clair, un peu grisonnant,  pourquoi ne pas forcer sur le bleu pour lui donner plus de gaité. De même si nous avons à peindre des feuillages. Ravivons ces verts avec du vert de vessie, du jaune, pour augmenter leur luminosité et fraicheur. Ces petites lueurs violacées dans les montagnes au lointain seront peintes à grand renfort de violet. Pour les toits en tuiles de ces maisons de Provence, forçons sur des valeurs orangées. Voila le principe de l’extrapolation.

On triche, exagère, force sur les valeurs, rajoute des touches de-ci delà de couleurs pures.

 

Le résultat est que nous aurons des œuvres vivantes et joyeuses, comme cette petite étude, pourtant très simple.

Cours pas à pas : fleurs à l’aquarelle

Jeudi 12 avril 2012

Vous avez apprécié la démo de notre ami Roland Charbonnier sur la fusion des couleurs à l’aquarelle. Il nous montre ici une nouvelle application plus précise encore de cet effet propre à l’aquarelle. C’est de jolies petites fleurs de pommier que Roland a choisi comme modèle pour cet exercice. Voyons !

« Je commence bien évidement par un petit dessin léger au crayon HB, sur un papier 300g fin. La précision du dessin est importante puisque l’objectif de cet exercice est de mettre bien en évidence et relief chaque pétales.»

 

 

 

 

 

 

 

 

« Je travaille ensuite avec 2 petits gris. Le premier me sert à mouiller le papier, et l’autre à poser la couleur dans l’humide. Dans un premier temps, je mouille la partie à peindre, puis je pose la couleur précisément au cœur de la fleur. Le papier étant mouillé, la couleur se diffuse d’elle-même. Ici j’utilise juste du rouge de cadmium. »

 

 

 

 

 

 

 

 

«  Ensuite, après séchage complet, je fais la manœuvre inverse. Je place un repiquage de rouge plus concentré que je fais fuser en mouillant à côté. Je transporte ainsi très délicatement la couleur en la dégradant. Cela produit une ombre colorée sur les pétales au dessous d’autres pétales. L’effet de relief apparaît. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« On voit, ainsi réalisé, tout le travail de construction pour dissocier les pétales les unes des autres. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Je peins le cœur des fleurs en ajoutant à mon rouge une touche de terre de sienne brûlée et d’ocre jaune. Je mets bien moins d’eau à ma couleur pour que celle-ci soit forte et concentrée. »

 

 

 

 

 

 

 

 

« Je place ensuite un fond teinté de vert, mélange de vert de vessie, terre verte, ocre jaune, jaune de cadmium. Pour ce fond je varie l’intensité du vert pour l’animer. Je place un premier jus, et toujours dans l’humide, j’ajoute de la couleur. Petite subtilité : A l’aide d’un pinceau synthétique pointue, avant séchage, j’enlève du jus pour former des tiges. Celui-ci « pompe » la couleur pour faire apparaître le blanc du papier. Mais il faut répéter le mouvement pour ce faire et agir vite. Je souligne dans la foulée d’une ombre légère quelques tiges. »

 

 

 

 

 

 

 

« Il reste plus qu’à représenter les petits pistils. J’ai utilisé à cet effet de la gouache blanche, teintée d’ocre jaune, pour pouvoir couvrir sur l’aquarelle. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voila une méthode toute simple qui ravira les débutants. J’aimais tout autant sa petite aquarelle avant qu’il fasse le fond vert. Elle ressemblait à une estampe chinoise. Je lui ai dit et m’a répondu oui en rigolant.

Il m’a aussi invité à vous communiquer son site web pour découvrir tout son travail :

www.rolandcharbonnier.fr

Merci chère ami.

 

Matériel :

 

 

Dessin au graphite : cours en ligne

Vendredi 14 octobre 2011

Voici venu le moment de vous munir d’un crayon et suivre pas à pas la démo mensuelle de Roland.

C’est un exercice de dessin au crayon graphite 2B.

Je vous laisse avec lui …

« Sur un papier blanc, grain fin, que je trace au crayon 2B la silhouette d’une tête d’éléphant, sans marquer fortement le trait, d’une main légère »

« Ensuite je place grossièrement des ombres fortes en appuyant davantage au crayon. Le crayon 2B permet plus de nuances de gris que le HB, et jusqu’à des noirs très forts »

« Je poursuis en affinant le travail des ombres en plaçant des ombres plus douces, réalisant ainsi un dégradé de valeurs grises »

«  Je poursuis en précisant mes traits, en renforçant certaines ombres pour leur donner plus de profondeur et accentuer le volume »

« Et pour finir, juste avec une gomme taillée en pointe, je libère quelques traits pour préciser le dessin et poser quelques lumières dans les gris »

Ça parait tout simple n’est ce pas !! Merci Roland.

Croquer la vie … un peu, beaucoup … passionément !

Dimanche 3 juillet 2011
Impressions de voyage, printemps 2011

Impressions de voyage, printemps 2011

C’est le temps des vacances, des promenades sous le soleil, des pauses buvette à l’ombre d’un parasol sur une belle terrasse d’un café, des flâneries touristiques.

C’est le moment de croquer toutes ces vues et d’imprimer nos émotions, ressentiments, notre sensibilité, pour immortaliser nos souvenirs dans un carnet de voyage.

Pas besoin d’avoir une tonne de matériel pour ce faire. Il suffit juste d’un carnet aquarelle de petit format. De préférence en choisir un relié à spirale, ils sont plus pratique à ouvrir et déployer. Et si le croquis n’est pas à la hauteur de nos attentes, il sera plus simple de supprimer la feuille. Choisir un grammage assez fort, du 250g au minimum pour éviter un gondolage excessif lors d’un travail à l’aquarelle, et un grain fin pour un travail de dessin plus pointu.

Coté technique, cela varie suivant le lieu et l’humeur. Cela peut être un simple dessin au crayon 2B, au stylo bille, ou au feutre fin. Avec ces outils le trait est marqué et puissant. Ce même dessin pourra être mis en couleur à l’aquarelle. Le feutre indélébile, puis les couleurs à l’aquarelle donne un résultat que j’affectionne tout particulièrement. Je ne pars jamais sans mon petit coffret d’aquarelle Winsor et Newton et un ou deux feutres noirs ou gris permanents. A chacun de trouver son style !

Quand mon carnet est rempli de jolis croquis, il me reste plus qu’à l’agrémenter de notes et de petits collages. Ça pourra être quelques photos prises pendant les pauses dessin, des papiers divers (ticket, billet etc.) et tous ce qui sera en rapport avec le lieu et le sujet. Et pour finir on habille joliment la couverture façon scrapbooking.

Succès garanti pour relater nos vacances, autrement plus captivant, artistique et émouvant qu’un album photo.

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