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L’encre de Chine

vendredi 27 avril 2012

 

Un dessin à l’encre de Chine, façon estampe chinoise, ce n’est pas très compliqué à réaliser

Ce qui caractérise une estampe, c’est des lignes simples, épurées, qui vont esquisser un dessin relativement naïf  mais très stylisé. Le jeu de couleur est lui aussi réduit à l’essentiel puisqu’on utilise que de l’encre de chine. C’est donc avec juste des lavis de différents gris jusqu’au noir intense que l’on peint. Pour obtenir ces multiples tons de gris il faut jouer sur la quantité d’eau associée à l’encre. Beaucoup d’eau et peu d’encre donne un lavis gris clair et inversement.

 

 

L’avantage de l’encre de Chine est qu’elle est transparente en lavis et indélébile.

En superposant  différents tons de gris, donc en superposant des jus de plus en plus concentré, on obtient des gradations d’une grande beauté. Les plus habiles pourront même, en travaillant humide sur humide, créer de beaux fondus. Pour peindre des bambous, sujet classique de l’estampe, jouer avec ces différents gris donne de la profondeur à l’œuvre. On commence par peindre des bambous (tiges et feuilles) avec un lavis clair, puis progressivement on utilise des lavis plus fort pour peindre d’autres bambous en premier plan, jusqu’à peindre avec l’encre de chine pure des bambous bien noirs en tout premier plan. L’effet est sympathique. On suit cette même méthode pour peindre des montagnes aussi.

Côté outil, un petit gris comme à l’aquarelle est adapté et efficace pour ce genre d’exercice.

Mais il faudra bien faire attention à le nettoyer avec précaution sinon il sera bon pour la casse. Le geste compte aussi beaucoup dans ce style graphique. Il demande de la spontanéité et de la précision. Mais sans respecter les codes et règles des maîtres chinois de l’estampe on arrive facilement à de délicats et jolis résultats.

Faut essayer ! L’encre est un outil peu cher et avec un petit flacon, on fait des tonnes de dessin.

Liens utiles :
Les encres de Chine Sennelier
Les encres Liquitex
Les encres de Chine Lefranc & Bourgeois
Les feuilles dessin

 

 

Méditation : Massenet ou botanique ! A vous de voir …

mardi 8 novembre 2011

Quand je suis soucieuse ou stressée, j’ai un « truc » ! Cela pourrait s’apparenter à de la méditation. En fait, c’est de l’observation. Je fais … de l’illustration botanique ! Je vous garantis que cette observation du détail me vide l’esprit et j’en ressors régénérée.

L’illustration botanique est tout à la fois de l’art et de la technique. Elle demande de la concentration, un certain savoir-faire et de la patience !

Concentration

L’observation minutieuse d’une plante est un réel plaisir. La peindre permet d’aller plus loin pour bien montrer ses particularités et son anatomie complète.

Savoir-faire

Il faut que le dessin soit EXCELLENT ! Pensez que votre fleur (ou votre plante) risque de se flétrir. Prévoyez d’en faire une photo, on ne sait jamais.

Faites votre croquis au crayon de graphite noir, grandeur nature.

Décalquez le et reportez le sur votre papier aquarelle (300 grammes)

Prenez des notes de couleur à la lumière de l’extérieur si possible. C’est nettement mieux. Important ! Dans une peinture botanique, la lumière vient toujours de la gauche.

Patience

En effet, il faut de nombreux lavis pour donner du relief. Pour rendre la transparence et la profondeur des couleurs, il est nécessaire de faire plusieurs passages.

Matériel nécessaire

Pour la couleur, vous pouvez au choix utiliser :

L’aquarelle

Les crayons de couleurs (je vous conseille les crayons de couleurs professionnels car ils n’ont rien à voir avec les crayons de couleurs de votre enfance peu chargés en pigments). Ce médium bénéficie d’un riche nuancier qui permet la réalisation aisée des dégradés subtils.

Les crayons aquarellable

L’Encre de Chine

Personnellement, j’aime bien les crayons de couleurs. La technique est la même que pour l’aquarelle. Il faut plusieurs couches pour le rendu des couleurs. Je peux aller jusqu’à six couches (même quelquefois dix). A la fin le résultat est superbe : on dirait une peinture à l’huile !

Papier à partir de 300 grammes et plus. Moi je privilégie le papier satiné qui me permet des aplats doux.

Les pinceaux pour l’aquarelle doivent être de qualité pour être garants de la réussite de votre œuvre. Je n’insisterai jamais assez sur ce point. Essayez et vous comprendrez !

Illustrateur botaniste le plus célèbre :

Joseph Redouté (1759 – 1840)

Que faire de vos planches botaniques ?

Les encadrer et les garder pour vous. Ou les offrir. Ou les vendre. Vous serez sans doute sidérés de constater qu’il y a un véritable marché pour ces œuvres d’art d’un genre si particulier.