Articles taggés avec ‘équilibre’

Equilibrer vos compositions

lundi 14 novembre 2011

Voici venu le temps des rires et des champs, des monstres gentils oui c’est un paradis…

Je m’emballe!! Parce que c’est le moment de la démo de notre ami Roland. Et c’est toujours avec beaucoup d’enthousiasme et mon âme d’enfant que je suis ses cours si enrichissants.

Aujourd’hui il nous présente quelques recommandations pour bien équilibrer les compositions de nature morte.

A toi Roland :

« Il n’est pas toujours évident d’organiser différents éléments pour trouver le juste équilibre des masses et volume d’une nature morte. Un petit truc qui fonctionne à tous les coups, consiste à insérer nos éléments dans un triangle. Sur notre toile, traçons un triangle non droit et non isocèle (le format isocèle convient que pour les toiles carrées). Ensuite il ne reste plus qu’à disposer les objets à l’intérieur, en veillant à ce que les plus hauts soient en arrière plans. On peut légèrement déborder de ces contours, mais pas trop. Il ne faut pas que des éléments touchent l’extrémité de la toile. On laisse ainsi un petit espace pour que ceux-ci ne paraissent pas étriqués dans le cadre. Si L’on a une toile de format panoramique, on tracera cette foi ci, deux triangles dont les sommets sont opposés et d’inégales hauteurs. Un à droite et l’autre à gauche. Puis, idem, on insert nos éléments à l’intérieur de ces deux ensembles.  »

« Autre recommandation : Il faut créer un effet de profondeur, de perspective. Ainsi il ne faut pas aligner les éléments sur un même plan mais à différentes distances. Cela créer une certaine dynamique dans le tableau, comme sur ce dessin, ou l’on observe le plan 1, 2 et 3. »

« Enfin on évitera de coller nos éléments côte à côte. Les poser ainsi donne une lecture plate de l’ensemble et ne produit pas de profondeur. Sur ce dessin on voit bien que placer les objets l’un derrière l’autre produit cet effet de profondeur. De plus il souligne l’importance d’un premier plan, comme sujet principal d’une composition. Cette disposition lie également tous ces sujets entre eux, renforçant l’idée de cohésion et d’unité. »

« Mon dernier conseil s’adresse à ceux qui ne maitrise pas le dessin : le plus difficile dans le dessin d’une nature morte est d’avoir de bonnes ellipses. Chaque objet de forme cylindrique (verre, assiette, bol, bouteille, etc.), par l’effet de perspective produit une ou plusieurs ellipses (à la base et au sommet généralement). Il n’est pas évident de bien les représenter. Une ellipse fausse casse complètement le dessin. Pour contourner cette difficulté, le mieux est de placer la ligne d’horizon très bas. Comme si vous regardiez les objets sur une table en plaçant vos yeux juste à hauteur de la table. La corbeille de fruit du Caravage en est le parfait exemple. Sinon, écrasez au maximum votre perspective et préférez l’option 2 à la 1, comme sur ce dessin. »

Et bien nous voilà armés pour ne plus rater nos tableaux. Enfin c’est vite dit ! Faut expérimenter tout ça maintenant !

Merci cher ami.

Propos totalement abscons … quoi que …

lundi 29 août 2011

Dans la catégorie « peinture abstraite » on trouve de tout ! Et quand je dis de tout, c’est vraiment de tout !

Et je suis toujours amusée quand je lis les titres de ces « œuvres ». Pas évident parfois de faire le lien entre le titre et le tableau. Et que dire lorsque ces œuvres s’accompagnent d’analyses ou d’explications philosophiques ou métaphysiques.

Cela dit il y a des toiles que j’aime et d’autres pas. C’est une question de sensibilité. Mais je voudrais néanmoins rappeler que les précurseurs et grands maîtres de l’abstraction, maitrisaient les règles de la peinture académique. Ainsi, Miro, Kandinsky, Kupka, Mondrian, et bien d’autres ne construisaient pas leurs œuvres au hasard. Ils respectaient les techniques, les règles de composition, d’équilibre des masses, et d’harmonie des couleurs, souvent en intégrant les 3 fondamentales.

Seule la forme et donc le réalisme étaient oubliés. De nos jours, dans la peinture contemporaine abstraite, rien des techniques et règles académiques n’est retenu et exploité. C’est même le contraire, tout est rejeté ! Cela n’engage que moi, mais je considère que quelque soit la forme et le style artistique qui définit notre peinture, il est toujours bon de posséder dans ses bagages, un minimum de cette instruction héritée de nos maîtres depuis plusieurs siècles.

Il ne me viendrait pas à l’idée de composer une chansonnette à la guitare par exemple sans savoir accorder mon instrument ou sans connaître un seul accord.

Mais peut être ai-je tort !

Je pense que le vrai talent, c’est de savoir se libérer de ses acquis, sans les oublier.

Qu’en pensez-vous ?