Articles taggés avec ‘ESQUISSE’

Notre cours du mois : apprendre à dessiner un nu

lundi 13 août 2012

Dans la pratique du dessin, l’exercice qui me semble le plus difficile est le nu. Roland nous donne quelques conseils au travers de cette démo pour surmonter cette « épreuve ».

 

« Dessiner un nu est un travail difficile et requiert une certaine maîtrise et connaissance de l’anatomie. D’après modèle, l’exercice est périlleux. Je recommande pour s’exercer, de commencer le travail d’apprentissage en dessinant d’après photo. Cela permettra déjà d’affiner son regard et de repérer plus facilement les lignes et courbes. Car ici nous n’allons pas appliquer de quadrillage (long et laborieux), mais juste des droites et portions de cercle qui serviront de base à notre dessin. Voici donc une photo d’une jolie femme que j’ai pris soin d’imprimer sur papier. »

« Ensuite je repère et trace ces diverses lignes et courbes, sur cette impression, qui me serviront à construire mon dessin, et respecter les proportions de ce corps. Observez :

– la courbe qui passe depuis l’épaule, le torse jusqu’au ventre,

– l’oblique qui souligne le haut du bras en passant entre les yeux,

– les deux droites à l’intérieur desquelles se dessine l’avant-bras sur lesquelles repose le sein.

Il n’est pas nécessaire d’en tracer de trop. Celles ici me suffisent. »                                                                                                                                                                                

« Sur mon papier à dessin, après avoir reproduit à l’échelle le cadre de la photo, je trace toutes ces droites et courbes, en mesurant leur points de départ sur ce cadre. »

« Je dessine la silhouette de ce modèle en m’appuyant sur ces lignes et repères pour ajuster au mieux mon esquisse. »

  « Une fois mon dessin mis en place, je l’affine en marquant davantage mon trait. »

« Il me reste plus qu’à placer quelques ombres en forçant au crayon, pour donner du relief, et pour finir je gommerai les lignes et courbes qui m’ont servi de support. »

Vous avez vu ça ! 5 lignes et une courbe lui ont suffi. Je pense que nous autres auront besoin dans un premier temps de plus de lignes de repère pour s’appuyer. C’est sans nul doute une méthode intéressante et pratique.

Une fois de plus merci Roland.

Peindre avec … des fusains

lundi 16 janvier 2012

Saviez vous que l’on pouvait peindre juste avec des fusains !

On connaît cet outil, sa noirceur, sa finesse, son onctuosité, et sa facilité pour estomper, poser et créer des nuances de gris. Il est l’outil idéal pour réaliser des dessins rapides ou très travaillés en détail, et surtout pour attaquer de grand format. Les étudiants d’école d’art et élèves d’atelier de peinture l’utilisent fréquemment.

L’avez-vous déjà essayé en lavis ?

Généralement, on commence un dessin en traçant les contours, la silhouette avec un trait assez fort. Puis on pose des ombres en remplissant avec des zones foncées plus ou moins larges. Et pour finir on estompe avec les doigts, du coton ou autre pour créer des demi-tons et de jolis fondus.

Et bien au lieu de se servir des doigts, prenez un pinceau souple au poil long  tel le petit gris. Humidifiez le avec plus ou moins d’eau et réalisez vos fondus avec. Cela donnera directement sur le papier un effet aquarellé, mais au fusain. L’estompage ainsi obtenu sera plus marqué, moins doux, plus rude, vigoureux que le travail avec les doigts. Il donnera des nuances de gris différentes. Reprenez par endroit le dessin,  par-dessus ce lavis obtenu, en crayonnant au fusain. Le résultat est très intéressant. Et en plus on a les doigts propres ! Pratique pour ne pas abimer son vernis à ongle. Pas besoin au passage d’utiliser un papier spécial. Un simple papier à dessin fera l’affaire. Mais attention tout de même à ne pas trop le mouiller.

Une fois cette technique expérimentée, essayez ensuite avec des sanguines, des bistres, des crayons esquisses, des mines aquarellables. Vous allez découvrir de nouveaux champs d’applications pour vos dessins. Voici un détail d’une étude de nu que j’ai réalisé avec cette technique.

Etude de nu

 

Un peu de tendresse dans ce monde pastel !

mardi 10 mai 2011

Enfin le printemps est là ! Vous je ne sais pas, mais moi ce soleil et ce petit vent vivifiant me donnent des fourmis dans les jambes ! C’est l’époque où l’on ressort son matériel d’art pour dessiner et peindre en plein air…

Le pastel se prête particulièrement bien aux paysages champêtres, mais leur fragilité devient un réel problème lorsqu’il s’agit de les transporter. Pour cette raison je me suis procurée une petite boîte de Carrés Conté sélection paysage, robuste et facile à glisser dans n’importe quel sac. Mes couleurs restent ainsi bien protégées lorsque je fais la route à vélo sur les chemins de campagne. J’ai choisi la sélection paysage parce qu’elle offre un bon choix de verts et de bruns qui peuvent servir aussi bien pour les feuillages aux couleurs vives qu’aux marécages délavés. Les bruns comprennent aussi un beige “peau” qui rend tout à fait possible l’utilisation de ce coffret pour les portraits. Il lui manque juste un carré blanc, un noir et peut-être un rouge, sinon c’était la sélection parfaite !

Le Carré Conté n’a pas tout à fait la texture d’un pastel “standard”, il est à mi-chemin entre le pastel et la craie. Ses arêtes sont très commodes pour travailler les détails et peuvent au besoin être affûtées au cutter (attention aux accidents !) pour augmenter leur précision. Les couleurs sont parfaitement superposables, et il m’arrive de les étaler de façon homogène à l’estompe ou directement au doigt pour créer des fonds avant de commencer à dessiner. Il est également facile de jouer sur les effets flous/nets pour donner de la profondeur au dessin. Le Carré Conté supporte très bien le fixatif pour pastel, n’oubliez pas la bombe à la maison si vous travaillez en extérieur !

Voir les gammes Conté à Paris : cliquez ici

Pastel Card ou Pastelmat ? Elisa livre son avis

dimanche 17 avril 2011

Papier pastel

Pastelmat by Clairefontaine

Voilà un papier pour pastel que j’avoue avoir eu un peu de mal à dompter. Pourquoi ? Je dirais qu’il faut d’abord apprendre à le connaître avant de pouvoir tirer le meilleur parti de ses qualités, en sachant quels outils sont les plus adaptés à sa texture. Le mieux est toujours de faire un bout d’essai !

Le Pastelmat se caractérise en effet par un grain à mi-chemin entre le papier velours et le papier ponce, ce qui donne un support au revêtement moins marqué que le Pastel Card de Sennelier, mais qui accroche remarquablement bien la matière. Et c’est sans doute de là que vient la difficulté à le maîtriser les premières fois, le papier retient si bien les pigments que l’estompage devient quasiment impossible. Je le conseillerais davantage aux artistes affectionnant les sujets aux couleurs franches comme de beaux fruits bien appétissants plutôt que pour des nus aux fondus plus délicats. Vous obtiendrez ainsi des aplats de toute beauté avec les pastels à l’écu Sennelier si crémeux, mais pour des transitions de couleurs plus douces, j’ai associé aux pastels Rembrandt des crayons pastels Conté à Paris qui aiment beaucoup le grain de ce papier. Les esquisses aux crayons pour artistes PITT Monochrome donnent également un bel effet texturé. Les pastels gras quant à eux font l’effet d’étaler la couleur sur une toile.

Vous l’aurez compris, c’est avec vos propres recettes que vous vous ferez la meilleure idée de ce papier. Dernières petites choses appréciables, le fait de pouvoir dessiner sur petit format, et la poudre de pastel si bien retenue sur la feuille qu’elle ne salit pas l’espace de travail, et rend l’utilisation d’un fixatif presque facultative.

Voir les papiers Pastel

Voir Pastel Card by Sennelier

Voir Pastel Mat by Clairefontaine

GRAF IT BY CLAIREFONTAINE

jeudi 6 janvier 2011
GRAF IT CLAIREFONTAINE

GRAF IT CLAIREFONTAINE

Le croquis est la base d’apprentissage du dessin.

Même les artistes les plus doués se doivent d’analyser l’existant s’ils veulent avoir une bonne connaissance de l’anatomie et des lois de la perspective. Les différents formats de carnet Graf it permettent de l’emporter absolument partout, sans l’inconvénient des blocs à spirale beaucoup plus encombrants. Le papier blanc à faible grain autorise l’expérimentation d’une multitude de techniques pour l’exécution de vos esquisses. Crayon, fusain mais aussi stylo bic et feutres Pitt chargés à l’encre de Chine donnent de très bons résultats sur ce support. Le plus économique des carnets à croquis, à consommer sans modération.


Voir les blocs Graf It Clairefontaine

Voir la sélection de crayons, fusains et feutres en Arts Graphique