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Et la lumière fut …

mardi 15 novembre 2011

Le soleil est source de vie. Sans sa chaleur, sa lumière, il n’y a qu’obscurité et mort. Un tableau, sans une belle lumière n’a pas de vie, ni d’éclat. Mais pour que celle-ci mette en valeur notre sujet, il faut bien la placer. Cela veut dire en premier lieu, définir une et seule source de lumière.

Comment faire si on travaille sur le vif en extérieur, en atelier, ou d’après photo. En atelier, on est souvent trompé par de multiples sources de lumière. Il y en aura autant qu’il y a de fenêtre, de spot, d’applique etc. dans la pièce. D’après photo en intérieur, c’est pareil, ou alors nous avons un sujet éclairé avec une lumière frontale due au flash. Celui ci a la particularité d’écraser les volumes. En extérieur, le soleil tourne et des nuages passent, donc la lumière change.

On l’aura compris, toutes ces sources de lumière naturelle et présente ne sont pas celle à suivre pour exécuter notre tableau. Petite gymnastique de l’esprit, il faut alors imaginer une source de lumière, avec l’incidence idéale pour valoriser nos sujets. La lumière que l’on peint n’est pas celle que l’on voit. Ou alors c’est que l’on a judicieusement organisé son atelier, pris de belles photos sans ce flash intégré à l’appareil, et en extérieur, fixer un moment précis de la journée comme référence.

Car l’idéal est de placer la lumière ainsi : derrière nous, décalé vers la droite ou la gauche au choix, et en hauteur.

Il ne faut pas qu’elle soit latérale, ni trop basse, ni frontale.

Rappelez-vous, la peinture n’est qu’une interprétation du réel.

Pour mieux comprendre cette règle, observez les tableaux de maître et chercher d’où vient la lumière, comme sur cette étude.

Etude

Etude

Travailler la profondeur et le modelé

dimanche 6 novembre 2011

Une des règles principales en peinture, pour à la fois donner de la profondeur et travailler le modelé, est de jouer sur les valeurs. Lorsque je parle de valeur, c’est toutes les nuances perceptibles entre le clair et le foncé, quelque soit la couleur de base.

Une couleur peut donc s’exprimer en différentes valeurs. Par exemple, pour le bleu, nous avons toute une gamme allant du bleu très clair au bleu nuit. Ces nuances sont utiles pour représenter le modelé d’un objet, à savoir sa partie éclairée et sa zone d’ombre, en passant par sa couleur de base dite valeur moyenne.

Elles sont aussi utiles pour exprimer la perspective dans le cadre précisément d’un paysage. A savoir que les couleurs s’estompent vers l’horizon. Pour maitriser cette notion il est très intéressant de travailler en « grisaille ». Ainsi en utilisant qu’une seule couleur on apprend à jouer et se servir des valeurs.

Exactement comme on le fait en dessin avec juste une mine graphite. C’est premièrement un excellent exercice, et de plus cela produit de jolis tableaux. Pour ce faire on choisira de préférence comme couleur de base forte, de la terre d’ombre brulée ou naturelle, de la terre de sienne brulée, du gris de Payne, du brun, ou du noir (moins élégant tout de même). A cette couleur, on mélangera plus ou moins de blanc pour obtenir tout un jeu de nuances.

Utilisation des couleurs

Utilisation des couleurs

Sur cette photo d’un tableau d’étude, réalisé avec du blanc et de la terre de sienne brûlée, la profondeur est subtilement représentée, avec des valeurs claires au lointain, et plus foncées au premier plan. Le modelé est aussi savamment exprimé avec ce jeu de valeurs. De plus le résultat est très élégant !

Au XVIIIème siècle ce genre de peinture était même très prisé.

L’utilisation de plusieurs couleurs nous piège parfois, car au lieu de multiplier les valeurs et donner ainsi du réalisme au sujet, on nuance et contraste juste avec des différences de couleurs.