On connaît bien le pastel sec, mais moins le pastel à l’huile (ou le pastel gras).
C’est un matériel intéressant à découvrir. Il en existe évidement de différentes sortes et qualités suivant les marques. Il y en a de très durs jusqu’à de très onctueux. Ils ont, pour comparer, la consistance d’un rouge à lèvre.
On peint avec en les frottant à notre surface comme le pastel sec, mais plus énergiquement. Le grain est plus marqué et la touche a un effet plus « crayonnée ». On peut réaliser des fondus avec le doigt en frottant.
Avec cet outil, être précis demande une certaine maîtrise et dextérité. Mais pour des peintures style impressionniste c’est un outil très convaincant. Comme pour le pastel sec, les superpositions de couleurs sont limitées et les mélanges, plus limités, se font directement sur le support. Pour ces raisons il est nécessaire d’avoir une large palette de couleurs.
Le support de prédilection est le carton d’encadrement, même s’il existe des papiers spéciaux. Les pastels à l’huile Sennelier sont les plus doux du marché. Ils offrent une onctuosité parfaite et permettent un travail plus facile et riche en couleur. Ce sont mes petits chouchous.
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On connaît bien le pastel sec, mais moins le pastel à l’huile (ou le pastel gras). C’est un matériel intéressant à découvrir. Il en existe évidement de différentes sortes et qualités suivant les marques. Il y en a de très dur jusqu’à de très onctueux. Ils ont, pour comparer, la consistance d’un rouge à lèvre. On peint avec en les frottant à notre surface comme le pastel sec, mais plus énergiquement. Le grain est plus marqué et la touche a un effet plus « crayonnée ». On peut réaliser des fondus avec le doigt en frottant. Avec cet outil, être précis demande une certaine maîtrise et dextérité. Mais pour des peintures style impressionniste c’est un outil très convaincant. Comme pour le pastel sec, les superpositions de couleurs sont limitées et les mélanges, plus limités, se font directement sur le support. Pour ces raisons il est nécessaire d’avoir une large palette de couleurs.
Le support de prédilection est le carton d’encadrement, même s’il existe des papiers spéciaux. Les pastels à l’huile Sennelier sont les plus doux du marché. Ils offrent une onctuosité parfaite et permettent un travail plus facile et riche en couleur. Ce sont mes petits chouchous.
On a le reflex de dessiner sur du papier classique, blanc, prévu à cette technique.
On oublie que le papier a toujours une importance prépondérante dans le rendu. Le grain et l’épaisseur sont des facteurs déterminants pour la finesse. Le premier papier que l’on trouve à portée de main fait souvent l’affaire n’est ce pas ! Et pourtant il est intéressant de varier nos supports pour des résultats toujours différents.
Kraft Clairefontaine
Parmi les supports que l’on exploite peu, il y a le papier kraft. Ce papier est plus volontiers destiné à l’emballage qu’à autre chose. Pourtant il présente quelques spécificités intéressantes. Il n’a pas une bonne accroche. C’est pourquoi les pastels, le fusain, la sanguine ne sont pas adaptés à ce papier. Mais en revanche, les mines graphites sont excellentes sur le kraft. On peut aussi travailler au feutre noir. Le kraft est un papier de couleur sable. Cette valeur donne déjà un certain cachet au dessin.Il est possible de faire des rehauts blancs pour apporter des éclats de lumières. Quelques petites touches de gouache blanche très peu en jus et le tour est joué. J’ai même une fois utilisé du blanc correcteur liquide à la place de la gouache, faute d’en avoir sous la main. Très pratique et concluant !
Il existe des blocs de papier kraft à spirale avec des couvertures rigides. Clairefontaine en propose dans différentes tailles. J’aime tout particulièrement les formats A5. Ils sont pratiques à emporter partout, pour réaliser des croquis à tout instant, ou pour se faire un sympathique carnet de voyage.
J’adore dessiner et je possède pour mon plus grand plaisir une très grande variété de crayon en tout genre. De la mine graphite, à la pierre noire, en passant par le fusain, la sanguine, c’est autant de matériaux pour à chaque fois une écriture et technique différente et précise.
Il y a le dessin tout simple à la mine graphite HB que l’on peut renforcer au 2B ; les dessins à la pierre noire, tendre et intense pour des noirs profonds ; les esquisses au fusain avec de beaux dégradés et fondus, et les dessins tout en finesse et subtilité avec les sanguines ou les sépias.
Les crayons graphites HB, on en trouve partout pour quelques centimes. Mais pour les autres, le coût à l’unité dans les magasins spécialisés peut s’avérer onéreux. On a alors le réflexe d’acheter le strict minimum et oublier les mines moins « classiques ». C’est un tort. Notre domaine d’expérimentation s’en trouve restreint. Pour éviter cela et se forcer à essayer d’autres outils, d’autres techniques, je préconise d’acheter des kits complets.
Ainsi dans ces boîtes, on dispose de mines graphites, de pierres noires, sanguines, sépias, gomme, fusains, blancs (pour les rehauts de lumières), avec plusieurs graduation (du H jusqu’au 3B).
Ces boîtes nous offrent ainsi tout un panel d’outils pour varier nos dessins.
Parmi celle-ci j’aime tout particulièrement les boîtes métal Conté à Paris et Faber-Castell. La qualité et la diversité des crayons sont des atouts idéaux pour réaliser de belles esquisses.
Je me souviens au collège, aux cours d’art plastique, des séances de dessin à la plume et encre de Chine. Je me débrouillais bien mais il était quasiment impossible de ne pas faire de raté, des petits pâtés et de laisser s’échapper une petite goutte tachant ainsi notre dessin.
Le dessin à l’encre de chine et à la plume nécessite une grande maîtrise de l’outil. Mais quelle beauté ces noirs profonds ! Je préfère de loin aujourd’hui, car c’est beaucoup plus pratique, utiliser un feutre fin, et plus précisément les « pitt artist pen » de chez Faber-Castell. Le trait est aussi noir, et on a même le choix entre différentes pointes.
Cela va de la pointe très fine aux pointes plus épaisses pour remplir des espaces en noir. C’est beaucoup plus maniable et facile de dessiner avec. L’encre de ces feutres est même plus résistante à l’eau que l’encre de chine. A noter qu’il existe des feutres Pitt de couleur. On pourra ainsi réaliser des dessins avec des traits de différentes couleurs, ou monochrome.
Voilà un papier pour pastel que j’avoue avoir eu un peu de mal à dompter. Pourquoi ? Je dirais qu’il faut d’abord apprendre à le connaître avant de pouvoir tirer le meilleur parti de ses qualités, en sachant quels outils sont les plus adaptés à sa texture. Le mieux est toujours de faire un bout d’essai !
Le Pastelmat se caractérise en effet par un grain à mi-chemin entre le papier velours et le papier ponce, ce qui donne un support au revêtement moins marqué que le Pastel Card de Sennelier, mais qui accroche remarquablement bien la matière. Et c’est sans doute de là que vient la difficulté à le maîtriser les premières fois, le papier retient si bien les pigments que l’estompage devient quasiment impossible. Je le conseillerais davantage aux artistes affectionnant les sujets aux couleurs franches comme de beaux fruits bien appétissants plutôt que pour des nus aux fondus plus délicats. Vous obtiendrez ainsi des aplats de toute beauté avec les pastels à l’écu Sennelier si crémeux, mais pour des transitions de couleurs plus douces, j’ai associé aux pastels Rembrandt des crayons pastels Conté à Paris qui aiment beaucoup le grain de ce papier. Les esquisses aux crayons pour artistes PITT Monochrome donnent également un bel effet texturé. Les pastels gras quant à eux font l’effet d’étaler la couleur sur une toile.
Vous l’aurez compris, c’est avec vos propres recettes que vous vous ferez la meilleure idée de ce papier. Dernières petites choses appréciables, le fait de pouvoir dessiner sur petit format, et la poudre de pastel si bien retenue sur la feuille qu’elle ne salit pas l’espace de travail, et rend l’utilisation d’un fixatif presque facultative.
Qui n’a pas appréhendé de devoir gommer le crayon d’un dessin aux endroits délicats, les mèches de cheveux, les commissures des lèvres ? Il est tellement facile d’effacer par erreur plusieurs doigts à la fois au lieu d’un seul à cause d’une gomme trop large, un simple geste et voilà tout votre travail à refaire. C’est rageant… Comme il n’y a rien de plus précis qu’un crayon, j’ai fini par me procurer un crayon-gomme, outil tout simple mais qui m’a épargné beaucoup d’énervement et fait gagner un temps précieux.
Cette gomme s’utilise exactement comme un crayon à papier, on peut la tailler pour augmenter la précision de la pointe, et lui mettre un bouchon de stylo bille pour qu’elle ne se salisse pas dans une trousse. Elle est assez douce pour ne pas agresser la fibre du papier. C’est peut-être le point le plus important pour moi qui doit nettoyer les traits inutiles de mes esquisses avant de les peindre à l’aquarelle, ou de les scanner en vue d’une colorisation numérique. Une telle précision m’a ainsi épargné la corvée du gommage avec les outils virtuels de Photoshop, et ma souris a pu aller se coucher, pour mon plus grand bonheur ! Pour les dessins techniques ou les planches de BD qui contiennent beaucoup de petits détails et demandent un trait bien net, une fois cette gomme entre vos doigts vous ne pourrez tout bonnement plus vous en passer !
Ces assortiments sont parfaits pour l’encrage de BD et d’illustrations. Les différentes épaisseurs de pointes permettent de créer du volume et de bien marquer les ombres. Ces feutres sont chargés à l’encre de Chine, ce qui les rend indélébiles après séchage et autorise la colorisation au feutre ou au marqueur sans risque de bavure, et même l’utilisation de tout type de peinture à l’eau.
Autre avantage, les pointes les plus fines ne se bouchent pas comme le feraient certains crayons techniques à pointe tubulaire.
Dessiner consiste essentiellement à délimiter par des traits les contours de l’objet à représenter. Ceci implique une démarche d’interprétation et de synthèse : passer d’un objet à trois dimensions à un dessin à deux dimensions nécessite un choix de représentation exprimé par une perspective, qui peut être empirique et spontanée, ou être totalement omise, ou obéir à différentes notions d’ordre culturel : perspective cavalière, perspective « italienne » conforme à une vision occidentale basée sur l’optique pure.
Le dessin peut respecter les contours de manière précise et fidèle (considérant qu’il est vu par un système optique tel que la chambre claire ou l’appareil photographique), ou le trait peut subir des déformations et des distorsions qui vont accentuer certains caractères du modèle, possiblement jusqu’à la caricature, ou exprimer simplement les goûts et la sensibilité du dessinateur.
La représentation du volume (la troisième dimension) se fait généralement par les modulations de la lumière et donc les ombres locales du modèle et les ombres portées sur le fond et l’entourage. Ici encore toutes sortes de techniques sont possibles : traits successifs formant hachures, parallèles ou croisées, remplissage avec variation de la pression selon l’intensité souhaitée, estompage en frottant à la main ou avec un outil, gommage pour éclaircir, certaines techniques étant adoptées par certains et réprouvées par d’autres… Les principales méthodes utilisées sont : le tracé de lignes, le hachurage (parallèle, croisé, courbe ou aléatoire), le griffonnage, le pointillé, le dégradé.
Différences entre le dessin et la peinture
Le dessin peut être réalisé au pinceau, donc avec des tracés parfois très amples allant jusqu’à de larges aplats. Il n’y a pas de séparation nette entre le dessin et la peinture, si ce n’est que le tracé apparent reste la base du dessin.
La principale différence entre le dessin et la peinture est que lorsqu’il dessine, l’artiste utilise des couleurs pures, et ne peut les mélanger avant de les appliquer (tandis qu’en peinture, de nouvelles couleurs sont obtenues par mélange des couleurs de base). En terme d’application sur le support, le dessin entraîne une sorte de gravure alors que la peinture travaille par aplats. Le dessinateur multiplie donc les traces afin d’obtenir ses aplats.
Les couleurs obtenues sur le support peuvent se mélanger suite à une interaction chimique. Toutefois, ce mélange n’est le plus souvent qu’un effet optique obtenu par la superposition des couleurs sur le support (lorsque la lumière traverse les couches successives de couleur), ou par la juxtaposition de petits points de couleurs différentes (qui fait que l’œil humain, incapable de discerner un tel niveau de détail, perçoit un mélange des différentes couleurs).
Les artistes utilisant des techniques telles que les pastels ou les crayons de couleur nomment leurs compositions des peintures.
Pour mieux appréhender cette technique, je vous propose une séquence vidéo sur le thème d’un dessin particulier : le manga