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Les 6 conseils pour peindre au pastel

lundi 30 septembre 2013

Peindre au pastel ! Quel délice ! J’adore cet outil ! De plus je pense que c’est sans doute la technique la plus facile et rapide pour réaliser une belle œuvre. Bon c’est vrai, faut pas avoir peur de se salir les mains et de répandre de la poudre un peu partout dans l’atelier. Il y a, pour un résultat optimal quelques règles à respecter, ou à conseiller (soyons diplomate).

1 -Il est plus judicieux et pratique de travailler sur un papier de couleur. Celui-ci à l’avantage de ne pas laisser percevoir de blanc, donc de non peint, et oblige ainsi à charger plus en pastel pour obtenir des couleurs denses. Mais l’interaction entre la couleur du papier et du pastel donne vibrations et richesses aux valeurs.

2 – Ne pas hésiter à charger en poudre en variant les couleurs, jusqu’à saturation. D’où l’intérêt d’avoir des papiers bien adaptés tel que les « pastel card Sennelier ».

Les mélanges de couleur se font sur le papier, donc les superpositions de différentes couleurs sont recommandées pour obtenir la bonne nuance.

3 – N’utiliser les doigts pour fondre et estomper que lorsque la quantité de pastel déposé est suffisante. Attention aux doigts sales !

4 – Il y a confusion entre l’adjectif « pastel », qui caractérise des tons doux et clairs, et l’outil peinture appelé pastel. A cause de cette confusion je vois souvent des peintres amateurs ne pas oser forcer en couleur et en matière. C’est un tort ! Il n’y a pour s’en convaincre qu’à regarder les pastels du peintre Chardin.

5 – Ne soufflez pas dessus, sous peine d’emmener de la poudre partout et tout salir. Retournez le papier et délicatement secouez-le pour libérer l’excédent de poudre.

6 – Souvenez-vous des malheurs de mon amie Christelle, relatés dans cet article. Evitez les fixatifs en guise de vernis de finition. Le sous verre, il n’y a rien de mieux pour protéger les pastels.

Si j’ai oublié de précieux conseils, écrivez-moi. A vos claviers !

Matériel beaux-arts pour pastellistes avertis :

La technique du rehaut à la pierre noire

mardi 29 novembre 2011

Autre question d’une lectrice qui me demandait comment procéder pour réaliser sur son tableau des cernes noirs autour des éléments de sa composition. Beaucoup de peintre tels que Van Gogh, Bernard, Cézanne, Cauvy, ont adopté cette écriture. Nous avons deux possibilités pour ce faire. La première consiste à tracer le dessin sur la toile avec un crayon type pierre noire en marquant largement le trait. On peut le faire avec un fusain (dans ce cas un fixatif empêchera la poudre de se répandre et salir les couleurs), ou même directement avec un jus acrylique noir. On passe ensuite à la mise en couleur en veillant à ne pas couvrir complètement ces traits.

L’autre méthode consiste à l’inverse de souligner les contours et formes après la mise en couleur. Dans le cadre d’une peinture à l’acrylique, nous avons le choix de l’outil et de la technique pour cela. Cela pourra être réalisé avec un jus d’acrylique noir passé à la brosse, un pastel gras noir, ou encore à la peinture à l’huile noire avec une brosse ou une martre pointue. Dans le cas d’un tableau fait à l’huile, seuls des contours réalisés à la peinture à l’huile noire seront possibles. Cette deuxième méthode a le défaut à mon gout de marquer le trait trop nettement.

La première donne un cerne noir irrégulier qui s’intègre mieux à la composition.

Cela dit un mixte des deux méthodes est possible. Une autre couleur pour marquer ces contours donnera un résultat moins fort tout aussi élégant. Un brun, un ocre rouge feront tout aussi bien l’affaire dans ce style d’écriture.

Comment massacrer un pastel en 10 secondes …. et sans tronçonneuse en plus !

mardi 18 octobre 2011

Dans la série les mésaventures de Christelle voici la dernière. Ma pauvre amie a tout massacré un joli pastel sec qu’elle avait particulièrement réussi.

Et comble du paradoxe, c’est en voulant le protéger que les dégâts apparurent. Un pastel, c’est fragile. Pour le protéger la meilleure solution est de le mettre sous verre, à l’abri de tout frottement. Christelle, voulant bien faire, a pulvérisé du fixatif sur son œuvre, avant de l’encadrer. Du coup, l’œuvre est maintenant exposée au fond du placard aux rayon peintures ratés.

Le fixatif pour pastel sec fonctionne très bien. Il fixe la poudre et donne un aspect, suivant la dose, légèrement satiné comme un vernis. Mais le fixatif possède le terrible défaut de modifier quelque peu les couleurs d’un pastel. Il va foncer globalement toutes les couleurs, et inversement rendre les blancs et les jaunes transparents.

Imaginez tous vos rehauts de lumière s’estomper sous le fixatif ! Aïe ! C’est ce qui est arrivé à Christelle.

Donc méfiance !

Le mieux est d’utiliser le fixatif en cours de réalisation. Il arrive un moment ou le papier sature. Il est « gorgé » de poudre. Il est alors difficile de rehausser et poser par-dessus d’autres couleurs. A ce niveau d’exécution, on pulvérise un peu de fixatif et notre support peu de nouveau recevoir une grosse charge de pastel. C’est magique !

Une fois l’œuvre terminée, je déconseille donc le fixatif en guise de vernis. Et pour ceux qui préconisent l’option « système D », c’est idem avec la laque ! Un beau cadre sous verre, il n’y a pas mieux !

voir la collection : cliquez ici

Fixatif Cristal Lefranc & Bourgeois

mercredi 17 novembre 2010

Le fixatif cristal dépose un film protecteur incolore sur vos dessins au crayon et pastel sans modifier les couleurs, de sorte que vos oeuvres ne s’estomperont pas, même après de nombreuses années.

J’ai longtemps utilisé la méthode économique pour protéger mes croquis qui consiste à remplacer le fixatif par de la laque pour cheveux, et le résultat n’était pas brillant : jaunissement général du dessin et couleurs qui déteignaient toujours sur les doigts. L’utilisation d’un fixatif spécial nécessite néanmoins de bien respecter le mode d’emploi afin d’éviter tout risque de coulures, gouttes indésirables et écrasement du pastel par excès de pression.

> En savoir plus ce le fixatif en cliquant ici

Fixatif Cristal Lefranc & Bourgeois

Fixatif Cristal Lefranc & Bourgeois

Pastels à l’Ecu Sennelier : onctuosité et velouté incomparables

vendredi 10 octobre 2008

Les pastels à l’écu Sennelier possèdent une qualité incomparable.

En 1901, Degas s’adresse à Sennelier pour développer une palette de tons, il cherche à pallier un manque de nuances dans sa gamme. En effet, lui et d’autres peintres impressionnistes recherchent une palette de tons plus vastes. Ainsi débute la mise au point des pastels à l’écu. Gustave Sennelier découvre la qualité de charge naturelle lui permettant de dégrader les tons tout en conférant une luminosité exceptionnelle et une onctuosité particulière. Il mettra ainsi au point une gamme chromatique aux nuances incomparables, utilisées par les grands maîtres du XXème siècle à aujourd’hui.

J’aimerais aujourd’hui vous donner des conseils sur leur utilisation :

Comment peut-on faire ressortir le grain du papier avec des Pastels à l’Ecu ?
Et comment faire si à l’inverse je ne veux pas que le grain du papier apparaisse ?

 

La technique très simple des aplats permettent de mettre en évidence le grain du papier, tout en gardant la spontanéité du geste. On peut faire des aplats forts, moyens, légers afin de faire ressortir plus ou moins le grain. Au contraire, si vous désirez obtenir un fondu, il faut estomper au doigt, à l’estompe ou au pinceau, et ainsi obtenir des dégradés réguliers entre les différentes nuances d’une couleur. En permettant un léger mélange des couleurs, il assure une meilleure transition entre celles-ci, et ainsi le grain n’apparaît pas.

 

Sur quel support utiliser mes pastels secs ?

 

Le mieux est d’utiliser vos pastels sur des Pastel cards ou PastelMat, prévus tout spécialement à cet effet, mais vous pouvez aussi utiliser les albums Clairefontaine pastel, Ingres teinté ou le Kraft …

Tout dépend en fait si vous souhaitez que le grain soit visible ou non.

Nous vous déconseillons d’utiliser du papier ponce qui est trop agressif avec les pastels secs et use très rapidement
vos bâtons.

Si vous souhaitez des rendus plus fondus, plus doux, travaillez avec du papier « velours » ou des Bords « Forme ».

 

Quelles sont les différentes techniques pour utiliser vos pastels ?

 

L’estompe permet de fondre les couleurs, ce qui est bien utile lorsque l’on sait que les pastels ne se mélangent pas sur une palette mais se travaillent à l’estompe. Il faut superposer les couleurs et ne pas essayer de les mélanger.
A chaque nouvelle couche, pensez à utiliser un fixatif (actuellement en promotion sur le site), sinon la couleur pourrait s’estomper au contact d’un autre pastel.

 

Comment donner des effets aux pastels ?

 

Vous pouvez procéder à un lavis sec, qui consiste à étaler de la poudre de pastel directement sur le papier, permettant ainsi des variations subtiles de couleurs dans les fondus surtout lorsqu’il est pratiqué avec les doigts.

Afin de matérialiser les impacts de la lumière vous pouvez appliquer des rehauts de couleur, qui sont les dernières touches posées.

La technique du pointillage donne aussi des résultats inattendus, par la juxtaposition de touches de couleurs vous obtenez un effet moucheté.

La technique du glacis peut aussi améliorer une œuvre : il suffit de poser une fine couche de pastel sur une couleur déjà fixée. Cela suggère une certaine transparence, grâce à des aplats très légers avec un pastel bien propre.

 

Doit-on fixer une œuvre réalisée au pastel ?

 

Deux Ecoles s’affrontent pour la conservation du travail : l’une propose d’utiliser un fixatif, lors du travail, entre les couches. D’autres considèrent que fixer le Pastel dénature la vibration originelle des tons.
Pour sa part, Sennelier propose d’utiliser le
fixatif Latour, qui ne modifie pas la tonalité des pigments. Sinon, conservez les sous-verre, ainsi ils ne seront en contact avec aucun élément risquant de faire tomber la poudre.

 

Quelles sont les différentes manières de manier les pastels ?

 

Outre sa gamme de couleurs étendue, le pastel se travaille de diverses manières pour un résultat toujours différent. Vous pouvez le travailler par frottement, en trait, en aplat, sur tranche, en touches, par écrasement, par estompage, au doigt, avec une estompe ou un chiffon…

Voici une video qui a été réalisée par une artiste professionnelle utilisant cette gamme. Vous voyez, les effets créés sont très subtiles et la finesse du travail extraordinaire. Elle vous montre une technique parfaitement maîtrisée, en pas à pas pour un résultat très réussi. Vous pouvez vous rendre sur le site de cette artiste Sandy Byers et apprécier la finesse de son travail très professionnel.

 Découvrez ici le nuancier nuancier en PDF

Pour découvrir la gamme des Pastels à l’écu Sennelier, c’est ici : Label Art> Pastel à l’écu Sennelier

Le fixatif Latour, actuellement en promotion : Label Art > Fixatif Latour EN PROMOTION ACTUELLEMENT

Pastel Card, un support spécial pastel : Label Art > Pastel Card by Sennelier

Pastel Mat, une gamme développée par Clairefontaine pour les pastellistes : Label Art > PastelMat

Valoriser vos oeuvres en les protégeant des méfaits du temps : Label Art > Sous-verre

Je lirai avec plaisir vos commentaires sur ce post, et répondrai à toutes vos questions sur cette gamme extraordinaire. Dans l’attente de lire vos commentaires, à bientôt et bon week end !