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Cours pas à pas : fleurs à l’aquarelle

jeudi 12 avril 2012

Vous avez apprécié la démo de notre ami Roland Charbonnier sur la fusion des couleurs à l’aquarelle. Il nous montre ici une nouvelle application plus précise encore de cet effet propre à l’aquarelle. C’est de jolies petites fleurs de pommier que Roland a choisi comme modèle pour cet exercice. Voyons !

« Je commence bien évidement par un petit dessin léger au crayon HB, sur un papier 300g fin. La précision du dessin est importante puisque l’objectif de cet exercice est de mettre bien en évidence et relief chaque pétales.»

 

 

 

 

 

 

 

 

« Je travaille ensuite avec 2 petits gris. Le premier me sert à mouiller le papier, et l’autre à poser la couleur dans l’humide. Dans un premier temps, je mouille la partie à peindre, puis je pose la couleur précisément au cœur de la fleur. Le papier étant mouillé, la couleur se diffuse d’elle-même. Ici j’utilise juste du rouge de cadmium. »

 

 

 

 

 

 

 

 

«  Ensuite, après séchage complet, je fais la manœuvre inverse. Je place un repiquage de rouge plus concentré que je fais fuser en mouillant à côté. Je transporte ainsi très délicatement la couleur en la dégradant. Cela produit une ombre colorée sur les pétales au dessous d’autres pétales. L’effet de relief apparaît. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« On voit, ainsi réalisé, tout le travail de construction pour dissocier les pétales les unes des autres. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Je peins le cœur des fleurs en ajoutant à mon rouge une touche de terre de sienne brûlée et d’ocre jaune. Je mets bien moins d’eau à ma couleur pour que celle-ci soit forte et concentrée. »

 

 

 

 

 

 

 

 

« Je place ensuite un fond teinté de vert, mélange de vert de vessie, terre verte, ocre jaune, jaune de cadmium. Pour ce fond je varie l’intensité du vert pour l’animer. Je place un premier jus, et toujours dans l’humide, j’ajoute de la couleur. Petite subtilité : A l’aide d’un pinceau synthétique pointue, avant séchage, j’enlève du jus pour former des tiges. Celui-ci « pompe » la couleur pour faire apparaître le blanc du papier. Mais il faut répéter le mouvement pour ce faire et agir vite. Je souligne dans la foulée d’une ombre légère quelques tiges. »

 

 

 

 

 

 

 

« Il reste plus qu’à représenter les petits pistils. J’ai utilisé à cet effet de la gouache blanche, teintée d’ocre jaune, pour pouvoir couvrir sur l’aquarelle. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voila une méthode toute simple qui ravira les débutants. J’aimais tout autant sa petite aquarelle avant qu’il fasse le fond vert. Elle ressemblait à une estampe chinoise. Je lui ai dit et m’a répondu oui en rigolant.

Il m’a aussi invité à vous communiquer son site web pour découvrir tout son travail :

www.rolandcharbonnier.fr

Merci chère ami.

 

Matériel :

 

 

Des fleurs ? Vous avez dit des fleurs ?

lundi 15 août 2011
Orchidées

Orchidées

Petit conseil pour plus d’équilibre dans la composition de nos œuvres et notamment des natures mortes. Lorsque l’on dessine notre sujet sur la toile on veille toujours à bien répartir nos éléments pour un juste équilibre des masses et formes.

On respecte les règles de proportions et puis une fois le dessin abouti on passe à la peinture.

Seulement il ne faut pas oublier un détail qui a son importance et qui n’apparaît que lors de la mise en couleur. C’est les ombres portées. Celles-ci peuvent déséquilibrer notre composition en décalant le sujet d’un côté. Il faudra donc toujours anticiper ces ombres et les intégrer dans notre sujet pour une parfaite harmonie des masses.

Voyons pour exemple ce tableau réalisé par Roland Charbonnier. Encore lui ! J’adore ses tableaux. Le pot est légèrement décalé sur la gauche pour libérer l’espace à droite pour l’ombre au sol. Aussi la grosse feuille à gauche fait le pendant avec les feuilles de droite plus l’ombre. L’équilibre est ainsi constitué. Elles seraient jolies ces orchidées dans ma chambre. Je ne désespère pas, il finira bien par m’offrir un tableau le bougre.

😉

Et si on évitait les mélanges gloubi-boulga ?

mardi 7 juin 2011
Magnolia

Magnolia

Avez vous essayé d’obtenir un beau violet en mélangeant, comme se veut la théorie, du bleu avec du rouge. Oui forcément tout comme moi ! Et le résultat n’est pas flatteur. Le jour ou j’ai voulu peindre un bouquet de violettes il y a longtemps je ne comprenais pas pourquoi mes violets ainsi obtenu étaient si vilains.

Je me suis même demandé si j’étais aussi mauvaise que ça ! Pour enfin comprendre qu’il y a la théorie, et la réalité. Et la réalité est qu’en peinture, pour avoir de belles couleurs saturées, vives, et intenses, les mélanges ne sont pas indiqués. Dès que l’on additionne plusieurs pigments, on tend vers le gris. C’est ce que l’on nomme le système soustrictif de la peinture.

Donc si un jour vous recherchez de beaux violets, testez les violets de cobalt et les violets minéral. Vous m’en direz des nouvelles.

Mes recommandations :

Côté huile :

Rembrandt Huile extra fine

Lefranc huile extra fine

Côté acrylique

Artist’s by Winsor & Newton

Liquitex extra-fine

Côté aquarelle

Winsor & Newton