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Décrypter vos tubes de peinture : opacité et transparence

Jeudi 15 décembre 2011
Opacité et Transparence

Opacité et Transparence

Il existe sur nos tubes de peinture des symboles qui renseignent sur les spécificités de chaque couleur. Il est important de les connaître pour savoir ce que l’on a entre les mains. Parmi les indices les plus importants, nous avons celui de l’opacité ou de la transparence. C’est le petit carré que l’on voit sur les tubes. Si ce carré est plein, la couleur est opaque. A l’inverse, si celui-ci est vide, c’est que la couleur est transparente. Si le carré est coupé en deux, moitié plein et moitié vide, c’est que la couleur est semi transparente, ou semi opaque, ce qui est la même chose en peinture.

Quand on est averti de ces spécificités, pas de surprise !

Ainsi il y a des couleurs avec lesquelles il sera dur de couvrir un fond, ou d’avoir des rehauts intenses sur un fond coloré. Pour exemple le vert de vessie, qui est une couleur forte, puissante, saturée, n’a pas d’opacité. L’appliquer sur un fond blanc est démonstratif (et catastrophique !!!). Il y en a bien d’autres.

Personnellement je n’aime pas les couleurs transparentes. Elles me gênent dans mon travail. Et si je recherche pour réaliser des glacis une certaine transparence, j’utilise mon médium en plus grande proportion pour casser l’opacité de ma couleur.

C’est évidement une question de technique individuelle et d’habitude.

Et vous quelles techniques utilisez-vous pour réaliser vos glacis ?

Réussir un portrait

Dimanche 20 novembre 2011
Madonne sur huile avec effet craquelé

Madonne sur huile avec effet craquelé

Une lectrice m’a demandé quelques conseils pour réaliser un portrait. Après une réponse sommaire je me suis dis qu’un article plus détaillé sur le sujet pourra aider beaucoup de peintres intéressés par ce thème.

N’hésitez pas d’ ailleurs à me soumettre des idées et des questions. Un article sera l’occasion de vous répondre et d’éclairer nos lanternes.

Revenons au portrait. C’est le sujet sans doute le plus dur en peinture. Pour réaliser un visage, il faut déjà maîtriser le modelé, connaître des règles de proportion et savoir dessiner, bien choisir ses couleurs pour les carnations.

La construction d’un visage, à savoir le placement du nez, de la bouche, des yeux, obéit à quelques règles de proportion. Il faut les connaître. Le mieux est de voir cela dans des livres spécialisés. Pour le modelé, il faut bien reconnaître et percevoir tous les volumes pour bien placer la lumière et les ombres. Ce qui donne du réalisme au portrait. Et pour les couleurs, il faut savoir établir toute une gamme de valeur autour d’un ton chair. Et oui c’est compliqué et ça demande à la foi de l’expérience et de la technique.

Cependant voici quelques astuces pour contourner toutes ces connaissances énoncées et limiter les difficultés.

Vous avez votre cobaye, prenez une jolie photo de cette personne. Attention, veillez à ce que la lumière vienne de côté et d’en haut, et pas de face. On aura ainsi sur notre cliché la juste position des ombres et lumières. Faites un tirage à la dimension de votre toile. Faites aussi un tirage noir et blanc, plus facile pour discerner les traits. A partir de ce tirage, sur la toile dessinez en décalquant votre portrait. Non c’est pas de la triche !

C’est fait ! Passons à la couleur. On va organiser notre palette autour de 3 valeurs. La première sera un ton chair moyen composé de blanc, d’ocre jaune, de rouge, d’orange, de terre de sienne brûlée. Suivant la couleur de peau de votre modèle, plus ou moins bronzé, mat, pâle, il faut trouver le bon mélange.

Ensuite avec une pointe de ce mélange plus du blanc et une pointe de jaune, on a la valeur claire pour les lumières. Pour les ombres, on prendra directement de la terre de sienne brûlée, avec une pointe de notre mélange de base, plus une pointe d’orange amorcer le dégradé avec la valeur moyenne. On peut aussi prendre de la terre d’ombre brûlée.

Dans un premier temps il faut poser ces valeurs sans chercher à les fondre à la brosse. C’est seulement après les avoir mises en place que l’on attaquera les fondus et dégradés. Ensuite on précise le boulot avec des renforts d’ombre, de lumière tout en finesse avec une martre. On n’oubliera pas quelques ombres grises dans le blanc de l’œil (sur le côté et sous la paupière). Ensuite vient quelques touches de blanc légèrement teinté de jaune, pour des éclats de brillance sur la peau. Pour l’effet de brillance des cheveux, on prend du blanc teinté soit avec de l’ocre jaune pour une chevelure châtain, soit du gris bleuté pour des cheveux noirs, et du blanc pur pour les cheveux blonds.

On laisse sécher ce travail. Dernière étape, on corrigera toutes ces valeurs avec des glacis. Ainsi on pourra renforcer des ombres, des lumières, mais aussi rougir les oreilles, les paupières, les joues, lèvres, suivant les nuances apparentes sur la photo.

Il faudra certainement plus d’un essai pour parvenir à un résultat satisfaisant. Soyez persévérant et patient ! Et bientôt vous pourrez peindre de sympathiques portraits.

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les médiums … Act II ! à suivre …

Jeudi 9 juin 2011
Médiums

Médiums

Voici la suite de mon article consacré à l’utilité des médiums. Je vais vous exposer les différents types de médiums à l’huile existant et développer leurs spécificités.

Tout d’abord nous avons les médiums fluides. Ceux ci seront indiqués pour travailler sans charger en pâte, donc en aplat, et tout en finesse. Ils sont pratiques pour travailler en glacis également. Certain ont la particularité de sécher rapidement.

Cela peut être un avantage si l’on souhaite retravailler notre œuvre sur un fond « sec ». Pour exemple ils sont adaptés au travail académique. Mon préféré est le médium incolore Lefranc & bourgeois. Il prend relativement vite et durcit aussi rapidement. Son onctuosité est parfaite.

Ensuite nous avons les médiums en pâte (Généralement en tube). Ceux là sont indiqués pour une peinture généreuse, plus en matière. Il y a le médium flamand de chez Lefranc & Bourgeois. De premier abord il parait très dur. C’est un gel thixotrope. Cela veut dire qu’il s’assouplit en le travaillant. Dilué avec un peu d’essence pour l’ébauche, puis avec moins d’essence pour la suite, et jusqu’à pur, il permet un travail à la foi tout en finesse, en précision, en glacis ou en épaisseur, à l’image des toiles de Rembrandt. Avec ce médium on peut superposer jusqu’à 5 glacis, en respectant la règle du gras sur maigre. Je le conseille qu’aux peintres avertis cependant. Il réclame une « certaine » maîtrise.

Un autre médium en pâte très performant est le médium vénitien. Il ressemble à de la colle néoprène. Il est très collant et prend rapidement. Il ne permet pas vraiment un travail en précision. A l’inverse il est excellent pour une œuvre très généreuse en peinture, très spontanée, rapide et énergique. Avec celui-ci vous peindrez comme les impressionnistes. Pour une œuvre exécutée alla prima, riche et vive, il est parfait.

Tous ces médiums auront une forte influence sur votre écriture, de part leurs spécificités et caractéristiques. Il y en aura forcément un qui optimisera votre touche et technique.

A chacun de trouver maintenant celui qui fera son bonheur.

Mais je n’oublie pas les adeptes de l’acrylique. Il existe là aussi une multitude de gel, médium et additifs. Le dossier n’est donc pas terminé ! A suivre…

Le glacis à l’acrylique

Jeudi 23 avril 2009

Le glacis à l’acrylique est un procédé qui utilise un médium de base. Ce médium est teinté avec des couleurs transparentes ou translucides, créant ainsi un mélange de couleurs composé de superpositions de couches transparentes. Le glacis produit des surfaces riches dotées d’une profondeur de couleur exceptionnelle et de finis éclatants.

Voir la fiche technique sur le glacis acrylique : FICHE IDÉE GLACIS À L’ACRYLIQUE LIQUITEX

Voir les médiums Liquitex : LABEL ART>MÉDIUMS LIQUITEX

Voir les couleurs Liquitex : LABEL ART>COULEURS LIQUITEX

Voir les autres fiches idées Liquitex :

  • Collages acryliques : Label Art>Collages