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Spécial dossier : les glacis

mardi 28 août 2012

Nouveau grand dossier à suivre  : « les glacis »

On lit souvent bien des horreurs et inepties sur la manière d’appliquer cette technique. Voici venu le temps d’un vrai cours sur le sujet.

Tout d’abord qu’est ce qu’un glacis ? C’est un « jus » obtenu avec du medium et peu de couleur. La spécificité d’un glacis est d’être transparent. Il a pour fonction d’apporter une nouvelle valeur colorée sans couvrir la surface de fond. Il permet alors de corriger, modifier, une couleur de base, mais aussi de changer son apparence en apportant cette transparence.

Un glacis s’applique donc sur une surface déjà peinte. C’est la dernière étape pour achever une œuvre. Il faudra alors veiller à bien respecter la règle du gras sur maigre si l’on peint à l’huile évidement. A l’acrylique nous n’avons pas cet impératif, et nous pouvons réaliser des glacis à n’importe quel moment de l’exécution de l’œuvre. Pour l’huile, nous prendrons le même médium que pour la conduite du travail, mais avec moins d’essence, voire même pur (donc plus gras). C’est pour cette raison qu’il est nécessaire d’anticiper toutes ces étapes pour bien doser son médium (médium +essence). Ensuite et toujours si l’on peint à l’huile, il faut attendre le séchage complet du travail, sous peine de catastrophe ! On peut alors appliquer nos glacis.

Passons maintenant aux domaines d’application, et ils sont multiples.

1- La correction de valeur

Vous avez peint des oranges, mais la couleur vous semble terne et manque de fraicheur et vivacité. Un peu de médium teinté de rouge de cadmium passé sur ces fruits et ils retrouvent une joli couleur forte et lumineuse. Ce glacis n’occultera pas le travail du modelé. Il changera juste la couleur d’ensemble. Idem sur un nu si la couleur de peau est trop fade, avec un glacis teinté de carmin, ou d’orange. Des feuilles trop ternes, et hop, un petit glacis de vert de vessie et la plante reprend vie. Un glacis bleu sur un fond rouge et vous aurez un violet magnifique. On peut opérer ainsi sur chaque élément distinctement pour corriger et ajuster la couleur.

2- L’harmonisation

Il peut se produire une fois l’œuvre terminée, qu’il manque une cohésion entre les couleurs de l’ensemble. Les éléments se distinguent trop violemment les uns des autres. On peut alors corriger cela pour que l’ensemble retrouve une harmonie et un lien. Un glacis passé sur toute la composition pallie à ce défaut. Imaginons un paysage avec des valeurs de vert dans les feuillages et arbres trop distinctes. On passe un glacis d’ocre jaune, de vert olive ou vert de vessie, et l’ensemble retrouve une unité. Un glacis léger de terre d’ombre brûlée sur une nature traitée en clair obscur est d’un très bel effet. Je conviens que cette subtile utilisation du glacis n’est que rarement nécessaire.

3- La patine

Là c’est vraiment tout simple et à expérimenter au plus vite. On passe un jus teinté de terre d’ombre naturelle et l’œuvre semble sortir tout droit d’un grenier, ou d’une collection de chef d’œuvre du XVIIIème.

4- Les effets spéciaux

Mais non c’est pas grâce aux glacis que l’on va créer un effet 3D comme au cinéma. Plus simplement on peut créer une impression de brume, de fumée, de neige avec un jus légèrement coloré de blanc et de terre de sienne naturelle. On peut d’une autre manière peindre la transparence du verre (voir la démo de Roland sur « comment peindre le verre »), et des reflets sur une surface que l’on veut brillante.

5- Les frottis

Ils s’apparentent aux glacis mais s’appliquent différemment. Ici ce n’est pas un jus que l’on passe, mais on dépose délicatement en frottant du bout d’une brosse, un peu de couleur. Superbe effet pour salir ou patiner un objet, apporter un grain, une texture particulière, et toujours sans recouvrir ni occulter le dessous.

Pour toutes ces applications pas besoin de couleurs spécifiques ou transparentes. C’est le glacis en lui-même qui apporte cette transparence. En conclusion le choix du médium a son importance. Mon grand préféré est le medium flamant de Lefranc et Bourgeois. Il y a également en complément du médium à peindre Talens, le glazing médium de Talens, qui est efficace.

Les glacis existent sous forme de flacons, découvrez-les chez Label Art :

L’utilité des glacis en peinture à l’huile

dimanche 29 juillet 2012

Lors d’un article précédent je vous ai expliqué comment déchiffrer les indications portées sur les tubes de peinture à l’huile. Parmi celles-ci, l’indice d’opacité est très important Il faut bien reconnaître les couleurs transparentes, des couleurs opaques. On imagine bien la difficulté, pour exemple, de peindre un fond, une surface, avec l’idée d’une couleur précise en finition, si celle utilisée ne couvre pas ; Ou bien essayer de peindre de jolis fleurs jaunes sur un fond vert foncé, avec un jaune transparent !

L’opacité a son intérêt, mais la transparence aussi pour d’autres applications.

C’est le cas des glacis notamment. Vous avez peint une belle pastèque, mais le ton général du fruit est terne et peu lumineux. On prend un peu de vert de vessie, un peu de medium, et hop la couleur est ravivée, sans occulter le travail du modelé et des nuances. Pour un ton de chair trop jaune, un glacis avec une pointe de carmin, trop froid ou trop rose, de l’orange, et la peau de votre sujet trouvera sa juste nuance, grâce à ces couleurs transparentes. Pour raviver un bleu, pour un ciel ou autre, le bleu de Prusse fera merveille. L’avantage en utilisant les glacis avec ce type de peinture est de poser sur notre travail comme un filtre ajustant la couleur, sans masquer toutes les nuances réalisées. Plus la couleur est transparente, et plus elle aura la capacité de modifier le rendu, ainsi utilisée.

Mes préférées sont :

Bien évidement, utilisée en glacis, toutes couleurs opaques perdent de leur opacité, mais aussi de leur pouvoir colorant. Ce n’est pas le cas des couleurs transparentes, qui avec plus de médium conserve leur saturation et pouvoir colorant.

Faites l’essai et vous percevrez la différence, comme pour cette étude, sur laquelle j’ai ravivé les couleurs du fond et des oranges, en plaçant un scotch pour voir au mieux l’action d’un glacis avec une couleur transparente

Décrypter vos tubes de peinture : opacité et transparence

jeudi 15 décembre 2011
Opacité et Transparence

Opacité et Transparence

Il existe sur nos tubes de peinture des symboles qui renseignent sur les spécificités de chaque couleur. Il est important de les connaître pour savoir ce que l’on a entre les mains. Parmi les indices les plus importants, nous avons celui de l’opacité ou de la transparence. C’est le petit carré que l’on voit sur les tubes. Si ce carré est plein, la couleur est opaque. A l’inverse, si celui-ci est vide, c’est que la couleur est transparente. Si le carré est coupé en deux, moitié plein et moitié vide, c’est que la couleur est semi transparente, ou semi opaque, ce qui est la même chose en peinture.

Quand on est averti de ces spécificités, pas de surprise !

Ainsi il y a des couleurs avec lesquelles il sera dur de couvrir un fond, ou d’avoir des rehauts intenses sur un fond coloré. Pour exemple le vert de vessie, qui est une couleur forte, puissante, saturée, n’a pas d’opacité. L’appliquer sur un fond blanc est démonstratif (et catastrophique !!!). Il y en a bien d’autres.

Personnellement je n’aime pas les couleurs transparentes. Elles me gênent dans mon travail. Et si je recherche pour réaliser des glacis une certaine transparence, j’utilise mon médium en plus grande proportion pour casser l’opacité de ma couleur.

C’est évidement une question de technique individuelle et d’habitude.

Et vous quelles techniques utilisez-vous pour réaliser vos glacis ?

Réussir un portrait

dimanche 20 novembre 2011
Madonne sur huile avec effet craquelé

Madonne sur huile avec effet craquelé

Une lectrice m’a demandé quelques conseils pour réaliser un portrait. Après une réponse sommaire je me suis dis qu’un article plus détaillé sur le sujet pourra aider beaucoup de peintres intéressés par ce thème.

N’hésitez pas d’ ailleurs à me soumettre des idées et des questions. Un article sera l’occasion de vous répondre et d’éclairer nos lanternes.

Revenons au portrait. C’est le sujet sans doute le plus dur en peinture. Pour réaliser un visage, il faut déjà maîtriser le modelé, connaître des règles de proportion et savoir dessiner, bien choisir ses couleurs pour les carnations.

La construction d’un visage, à savoir le placement du nez, de la bouche, des yeux, obéit à quelques règles de proportion. Il faut les connaître. Le mieux est de voir cela dans des livres spécialisés. Pour le modelé, il faut bien reconnaître et percevoir tous les volumes pour bien placer la lumière et les ombres. Ce qui donne du réalisme au portrait. Et pour les couleurs, il faut savoir établir toute une gamme de valeur autour d’un ton chair. Et oui c’est compliqué et ça demande à la foi de l’expérience et de la technique.

Cependant voici quelques astuces pour contourner toutes ces connaissances énoncées et limiter les difficultés.

Vous avez votre cobaye, prenez une jolie photo de cette personne. Attention, veillez à ce que la lumière vienne de côté et d’en haut, et pas de face. On aura ainsi sur notre cliché la juste position des ombres et lumières. Faites un tirage à la dimension de votre toile. Faites aussi un tirage noir et blanc, plus facile pour discerner les traits. A partir de ce tirage, sur la toile dessinez en décalquant votre portrait. Non c’est pas de la triche !

C’est fait ! Passons à la couleur. On va organiser notre palette autour de 3 valeurs. La première sera un ton chair moyen composé de blanc, d’ocre jaune, de rouge, d’orange, de terre de sienne brûlée. Suivant la couleur de peau de votre modèle, plus ou moins bronzé, mat, pâle, il faut trouver le bon mélange.

Ensuite avec une pointe de ce mélange plus du blanc et une pointe de jaune, on a la valeur claire pour les lumières. Pour les ombres, on prendra directement de la terre de sienne brûlée, avec une pointe de notre mélange de base, plus une pointe d’orange amorcer le dégradé avec la valeur moyenne. On peut aussi prendre de la terre d’ombre brûlée.

Dans un premier temps il faut poser ces valeurs sans chercher à les fondre à la brosse. C’est seulement après les avoir mises en place que l’on attaquera les fondus et dégradés. Ensuite on précise le boulot avec des renforts d’ombre, de lumière tout en finesse avec une martre. On n’oubliera pas quelques ombres grises dans le blanc de l’œil (sur le côté et sous la paupière). Ensuite vient quelques touches de blanc légèrement teinté de jaune, pour des éclats de brillance sur la peau. Pour l’effet de brillance des cheveux, on prend du blanc teinté soit avec de l’ocre jaune pour une chevelure châtain, soit du gris bleuté pour des cheveux noirs, et du blanc pur pour les cheveux blonds.

On laisse sécher ce travail. Dernière étape, on corrigera toutes ces valeurs avec des glacis. Ainsi on pourra renforcer des ombres, des lumières, mais aussi rougir les oreilles, les paupières, les joues, lèvres, suivant les nuances apparentes sur la photo.

Il faudra certainement plus d’un essai pour parvenir à un résultat satisfaisant. Soyez persévérant et patient ! Et bientôt vous pourrez peindre de sympathiques portraits.

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les médiums … Act II ! à suivre …

jeudi 9 juin 2011
Médiums

Médiums

Voici la suite de mon article consacré à l’utilité des médiums. Je vais vous exposer les différents types de médiums à l’huile existant et développer leurs spécificités.

Tout d’abord nous avons les médiums fluides. Ceux ci seront indiqués pour travailler sans charger en pâte, donc en aplat, et tout en finesse. Ils sont pratiques pour travailler en glacis également. Certain ont la particularité de sécher rapidement.

Cela peut être un avantage si l’on souhaite retravailler notre œuvre sur un fond « sec ». Pour exemple ils sont adaptés au travail académique. Mon préféré est le médium incolore Lefranc & bourgeois. Il prend relativement vite et durcit aussi rapidement. Son onctuosité est parfaite.

Ensuite nous avons les médiums en pâte (Généralement en tube). Ceux là sont indiqués pour une peinture généreuse, plus en matière. Il y a le médium flamand de chez Lefranc & Bourgeois. De premier abord il parait très dur. C’est un gel thixotrope. Cela veut dire qu’il s’assouplit en le travaillant. Dilué avec un peu d’essence pour l’ébauche, puis avec moins d’essence pour la suite, et jusqu’à pur, il permet un travail à la foi tout en finesse, en précision, en glacis ou en épaisseur, à l’image des toiles de Rembrandt. Avec ce médium on peut superposer jusqu’à 5 glacis, en respectant la règle du gras sur maigre. Je le conseille qu’aux peintres avertis cependant. Il réclame une « certaine » maîtrise.

Un autre médium en pâte très performant est le médium vénitien. Il ressemble à de la colle néoprène. Il est très collant et prend rapidement. Il ne permet pas vraiment un travail en précision. A l’inverse il est excellent pour une œuvre très généreuse en peinture, très spontanée, rapide et énergique. Avec celui-ci vous peindrez comme les impressionnistes. Pour une œuvre exécutée alla prima, riche et vive, il est parfait.

Tous ces médiums auront une forte influence sur votre écriture, de part leurs spécificités et caractéristiques. Il y en aura forcément un qui optimisera votre touche et technique.

A chacun de trouver maintenant celui qui fera son bonheur.

Mais je n’oublie pas les adeptes de l’acrylique. Il existe là aussi une multitude de gel, médium et additifs. Le dossier n’est donc pas terminé ! A suivre…

Le glacis à l’acrylique

jeudi 23 avril 2009

Le glacis à l’acrylique est un procédé qui utilise un médium de base. Ce médium est teinté avec des couleurs transparentes ou translucides, créant ainsi un mélange de couleurs composé de superpositions de couches transparentes. Le glacis produit des surfaces riches dotées d’une profondeur de couleur exceptionnelle et de finis éclatants.

Voir la fiche technique sur le glacis acrylique : FICHE IDÉE GLACIS À L’ACRYLIQUE LIQUITEX

Voir les médiums Liquitex : LABEL ART>MÉDIUMS LIQUITEX

Voir les couleurs Liquitex : LABEL ART>COULEURS LIQUITEX

Voir les autres fiches idées Liquitex :

  • Collages acryliques : Label Art>Collages