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Son père lui disait : « Tu verras où ça te mènera, de faire des taches et des gribouillages ! »

vendredi 4 février 2011

Le petit Hans HARTUNG qui remplissait les marges de ses cahiers d’écolier de taches et de gribouillages est devenu l’un des peintres les plus importants du XXème siècle. Il est né en Allemagne en 1904 et il est mort en 1989 à Antibes (entre-temps il a été naturalisé français). On dit qu’il est le fondateur de la peinture gestuelle abstraite en Europe.

COMMENT LUI EST VENUE SA PASSION ?

« Lorsque j’avais entre 8 et 12 ans, j’étais passionné d’astronomie. Je cherchais à dessiner des éclairs » expliquait-il.

Les taches d’encre et les zébrures qui sont devenues si célèbres et qui constituent son style unique ont donc été inspirées par les orages de son enfance et plus particulièrement par les éclairs.

Ces éléments naturels fulgurants lui ont forgé le goût pour le dessin rapidement esquissé.

« J’attrapais au vol les éclairs dès qu’ils apparaissaient. Il fallait que j’aie achevé de tracer leurs zigzags sur la page avant que n’éclate le tonnerre ».

UN STYLE GESTUEL CARACTERISTIQUE

Et facilement identifiable… Toute son œuvre est porteuse d’un rythme, d’une intensité, et d’une expression bien particulière.

C’est la musique de Bach, Haendel, Purcell qui scande son geste. Il privilégie une touche fluide et rapide.

Sa teinte majeure : le noir est agrémenté de grattages et d’incisions aux couleurs acides.

Il utilise une gamme chromatique réduite aux contrastes prononcés.

Son œuvre est immense. Il a voulu tout explorer : dessin, aquarelle, pastel, peinture à l’huile et à l’acrylique, gravure, lithographie.

UN PRECURSEUR

Bien avant le peintre POLLOCK qui baladait sur une toile un seau de peinture percé, HARTUNG « se bricole » ses propres outils ! Son imagination n’avait pas de limite. Jugez plutôt.

Il utilisera tour à tour :

Des pinceaux démultipliés

Des branches d’arbres, des balais, des plumeaux de ménagère, des râteaux des pinceaux démultipliés collés sur un seul manche, pour obtenir les stries qui sont des formes récurrentes dans son œuvre.

Des rouleaux à lithographie, des taloches d’empreintes de maçon pour de beaux aplats.

Des sulfateuses à vigne, des pulvérisateurs agricoles, des pistolets à air comprimé pour adoucir la géométrie parfois sévère de ses tableaux et pour travailler ses surfaces en transparence et en superposition.

UN TRAVAILLEUR INFATIGABLE

« Le plaisir de vivre se confond en moi avec le plaisir de peindre » avait-il coutume de dire. Et de ce fait, au cours des 3 dernières années de sa vie, et malgré un accident vasculaire cérébral qui l’avait laissé diminué, Hans HARTUNG a peint dans son atelier d’Antibes plus de 650 toiles !

Il a toujours gardé le contrôle de sa production en appliquant un système de référence qu’il avait mis au point de la façon suivante :

une lettre pour la technique employée

l’année

un code

Son travail de réflexion et de création était également consigné dans des carnets d’étude où il expliquait ses choix.

MIEUX LE CONNAITRE

Exposition à la BNF à Paris

du 12 octobre 2010 au 16 janvier 2011

Exposition au Musée Régional d’Art Contemporain à Serignan

Du 7 novembre 2010 au 6 mars 2011

Fondation Hans Hartung à Antibes (ouvert toute l’année)

Elle glisse et… déchire une toile de Picasso !

mercredi 27 janvier 2010

Vendredi 22 janvier. La scène se déroule dans l’un des plus grands musées de New York :
le « Métropolitan Museum ». Un conférencier entouré d’un groupe attentif palabre devant des Picasso.
L’objet de son exposé est une toile de grande dimension représentant un acrobate de profil.
Cette toile de la période rose du maître s’appelle : « L’acteur », mais en fait c’est un acrobate qui
affiche la gestuelle emphatique d’un acteur déclamant son texte.

Parmi les visiteurs, il y a une jeune étudiante en Art Moderne.
Devant un public médusé, la voilà qui glisse et tente de se rattraper au tableau.
Du moins c’est ce qu’elle affirme.
On peut se demander les raisons de son … déséquilibre.
A-t-elle voulu se jeter dans les bras de « l’Acteur » ?
S’essayait-elle à quelques contorsions ?
Ou est-elle tout simplement tombée… d’admiration ?

La chute a provoqué une belle déchirure sur environ 15 cm.
La tableau (196 cm x 115cm) est estimé à 71 millions d’euros.
Après l’accident, il a aussitôt été emmené pour subir une intervention chirurgicale délicate.
Il y a fort à parier que lorsqu’il sera exposé en Avril pour une exposition consacrée à Picasso,
on viendra du monde entier pour admirer cet « Acteur » qui a une présence extraordinaire.

Comment Klein a découvert son fameux bleu ?

jeudi 16 juillet 2009

Pour moi qui baigne depuis toute petite dans l’univers de la couleur, (merci maman, merci grand-maman…), le nom d’Yves Klein est associé au bleu. Le fameux « bleu Klein » enregistré comme IKB.
International Klein Blue. Rien que ça !

Aujourd’hui, je vais donc vous raconter l’histoire fascinante du « bleu Klein ».

En 1961 l’astronaute Youri Gagarine témoignait :
« Vue du ciel, la Terre est toute bleue… ».
Voilà qui devait faire plaisir à Yves Klein qui avait déclaré 4 ans avant Gagarine :
« Le monde est bleu ».

Comment Yves Klein avait-il pu anticiper cette découverte ?
Voici son histoire…

Issu d’une famille de peintres, Yves Klein avait emprunté un chemin de traverse.

Visant à la maîtrise de soi, il s’était orienté vers le judo de haute compétition. Il était à l’époque le seul diplômé de ceinture noire, quatrième dan, de la plus prestigieuse école du Japon.

Poursuivant sa quête mystique, il s’était alors intéressé à l’art. Il concevait des tableaux monochromes un peu comme des objets de culte.
Bien qu’identiques,  il estimait que chaque tableau était imprégné d’une qualité propre.
En quelque sorte chacun portait l’empreinte de l’âme du peintre.
Il arrondissait l’angle des chassis et accrochait ses tableaux avec un léger décalage.
Cela donnait l’impression que l’oeuvre lévitait dans l’espace.

Il avait découvert que « Le monde est bleu » à partir d’une terrasse d’un immeuble de deux étages. Pour sensibiliser le public à ses idées, il avait… sauté dans le vide ! sous l’oeil de photographes qui ont immortalisé le fameux « Saut dans le vide ».
Pour un judoka de la trempe de Klein cela n’avait rien d’un exploit bien sûr.

Arrivé au sol, il aurait déclaré :
« D’abord, il n’y a rien, ensuite il y a un rien profond, puis un profond bleu ».
C’est une belle histoire, n’est-ce pas ?

Quand l’art fait sourire la vie

vendredi 5 juin 2009

Il existe en Seine et Marne, un centre de soins pour handicapés lourds qui pratique une approche inédite du handicap.
Cet établissement accueille des jeunes de … 18 mois (!) à 25 ans, victimes d’accidents de la vie ou de maladies génétiques ou de naissance.
Lors des journées portes ouvertes, on les croise dans les couloirs, souriants et bien souvent l’oeil malicieux
alors qu’ils sont atteints d’handicaps très lourds qui vous mettent le cœur à l’envers.
Ils vous lancent de tonitruants « Bonjour ! Comment ça va ? ».
Ce sont de grands invalides certes, mais avant tout ce sont des êtres bouillonnants de vie qui vibrent des mêmes désirs et des mêmes espoirs que tout le monde.
Et cette notion, l’établissement de soins l’a prise en compte.

L’équipe soignante a compris que l’art permet à l’être humain de communiquer et de s’affirmer.
A la poubelle donc, les affreuses prothèses classiques !
Le service d’appareillage orthopédique grâce à des matériaux novateurs comme le carbone et le kevlar
réalise sur le site même  des prothèses et des orthèses « customisées ».
Chaque enfant, adolescent ou jeune homme commande ce qu’il souhaite au point de vue couleur et au point de vue motifs.
Au final c’est une débauche de couleurs flashy, de mikeys, d’étoiles, de fleurs etc…
Pour le petit malade c’est une façon de s’affirmer : « regarde qui je suis ! »
Avouez que ça remet les pendules à l’art…

Prenons le temps de percevoir la beauté ….

vendredi 27 février 2009

Bonjour

Aujourd’hui j’ai simplement envie de vous raconter cette histoire édifiante :

Un homme s’assit dans le métro à Washington DC et commença à jouer du violon. C’était un matin froid de janvier. Il joua 6 pièces de Bach pendant environ 45 minutes. Pendant ce temps, comme c’était une heure d’affluence, il a été calculé que plusieurs milliers de personnes avaient traversé la station, la plupart sur le chemin du travail.

Au bout de 3 min, un homme d’âge moyen remarqua qu’un musicien était en train de jouer.  Il ralentit le pas pendant quelques secondes puis accéléra pour rattraper le temps perdu.

Une minute plus tard, le violoniste reçut son premier dollar de pourboire: une femme jeta l’argent dans la caisse, sans s’arrêter et continua à marcher.

Quelques minutes plus tard, quelqu’un s’adossa au mur pour l’écouter, mais regarda sa montre et reprit sa course. Il était de toute évidence en retard pour le travail.

Celui qui fut le plus attentif fut un garçon de 3 ans. Sa mère le traînait, pressée, mais l’enfant s’arrêta pour regarder le violoniste.

Finalement la mère le tira plus fort et l’enfant continua à marcher en regardant tout le temps derrière lui. Cette action fut répétée par plusieurs autres enfants. Tous les parents, sans exception, les forcèrent à avancer.

Durant les 45 minutes où le musicien joua, seulement 6 personnes s’arrêtèrent et restèrent un moment. Environ 20 personnes lui donnèrent de l’argent mais en continuant de marcher normalement.

Il reçut 32 dollars. Quand il s’arrêta de jouer et que le silence reprit ses droits, personne ne le remarqua. Personne n’applaudit ou ne manifesta un signe de reconnaissance.

Personne ne le savait, mais le violoniste était Joshua Bell, l’un des meilleurs musiciens du monde. Il joua l’un des morceaux les plus difficiles jamais écrits, avec un violon d’une valeur
de 3,5 millions de dollars.

2 jours avant qu’il ne joue dans le métro, il jouait à guichets fermés dans un théâtre de Boston, où les places avaient été vendues, en moyenne, 100 dollars chaque.

Ceci est une histoire vraie. Joshua Bell jouant incognito dans le métro était une expérience, organisée par le Washington Post, sur la perception, le goût et les priorités des gens.

L’argument en était:
Percevons-nous la beauté? Nous arrêtons-nous pour  l’apprécier?
Reconnaissons-nous le talent dans un contexte inattendu?

L’une des conclusions possibles à une telle expérience pourrait être celle-ci:
Si nous n’avons pas un moment pour nous arrêter et écouter l’un des meilleurs musiciens du monde jouer la meilleure musique  jamais écrite, combien d’autres choses ratons-nous ?

JE VOUS SOUHAITE A TOUS UN MERVEILLEUX WEEK-END

Elisa

Vous êtes peut-être une « M’an Jeanne » et vous ne le savez pas !…

vendredi 21 novembre 2008

Fontenoy-en-Puisaye abrite le château de Tremblay ou plus exactement une charmante gentilhommière du XVIIIème siècle.

Là, il n’y a pas si longtemps vivaient deux artistes. L’un d’eux à la mort de son père a recueilli sa mère.

C’était une vieille femme usée par les travaux, fatiguée par sa vie d’ouvrière agricole.

Au contact de son fils et de son ami, elle a eu envie elle aussi de dessiner… à 71 ans…

– Si on m’avait dit ça dans l’temps, j’l’aurais jamais cru !

Elle a commencé très simplement en racontant dans ses dessins sa vie quotidienne.

C’était une sorte de bande dessinée où elle racontait ce qui se passait autour d’elle.

Elle dessinait et peignait sur la table de sa cuisine, avec son chien à ses pieds.

Encouragée par son fils, elle se mit à inventer un monde fabuleux qui la faisait rêver.

Sur le papier naissaient toutes sortes d’animaux féériques, purs produits de son imagination.

Hélàs, M’an Jeanne nous a quittés mais elle nous a heureusement laissé une oeuvre fantastique que vous pourrez admirer au Centre Régional d’Art Contemporain à Fontenoy.

Mon conseil :

Peut-être que près de vous sommeille une M’an Jeanne ?

Pourquoi ne pas lui offrir pour Noël un de ces magnifiques coffrets d’artiste proposés par Label-Art

et exceptionnellement en promotion ?

Coffrets pour rêver : Par ici !

Un site perso instructif pour en savoir plus : cliquez ici

Insolite ….

mercredi 22 octobre 2008

Merci à Laurent pour l’envoi de ce petit film insolite …

La peinture nous fait sourire, et pourquoi pas : un résultat insolite et drôle sous un angle très … percutant !

Bonne vidéo

Hypercut

Elisa