Articles taggés avec ‘lumière’

Ombres et lumières en aquarelle : cours de peinture

mardi 2 juillet 2013

 

Ce mois-ci, voici une démo à l’aquarelle que je souhaite partager avec vous.

« L’intérêt de ma démo est de vous montrer qu’il est parfois nécessaire d’interpréter un sujet en modifiant à souhait les éléments qui le composent. L’interprétation et l’extrapolation font partie des réflexes à adopter pour embellir son sujet. Cela veut dire que nous sommes toujours libre de varier les couleurs, les formes, la mise en place des éléments du modèle, quel qu’il soit.

De plus les ombres et lumières présentes et visibles du modèle ne sont pas forcément, voir jamais celles que l’on va peindre. »

1-« voici mon modèle. Très moche !! Les défauts apparents : pas d’ombres propres, lumière trop latérale et trop forte sur le potiron, pauvre en couleur avec cette bouteille blanche sans intérêt !! »

 

2-« je dessine ce sujet en plaçant mon potiron plus en avant par rapport à ma bouteille, pour éviter de les avoir côte à côte. »

 

 

 

3-«  Ensuite je place des jus de couleur sur mes éléments. Puisque je suis à l’aquarelle, avec un petit bout de papier, j’essuie pour libérer le blanc du papier, et placer ainsi dans la foulée ma lumière, qui vient de droite. Ma bouteille est devenue bleue, et mon pâtisson a pris aussi de la couleur. C’est plus joli ainsi. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

4-« Ensuite, avec des lavis plus forts en couleur et plus concentrés, je travaille le modelé, inexistant sur ma photo. Je commence par la bouteille. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

5-« Je poursuis avec le potiron. Vous remarquerez que  je place aussi une ombre sur la bouteille, produite par le potiron, ainsi qu’une subtile nuance orangée dans cette ombre pour simuler un léger reflet.»

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

6-« Puis idem sur le pâtisson. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

7-« Et pour finir, dans une valeur froide proche de celle de la bouteille, je place l’ombre portée des éléments sur le sol.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voilà comment,  à partir d’une banale photo, en extrapolant les couleurs, jusqu’à inventer, et en redéfinissant le modelé, j’arrive à produire une jolie aquarelle. »

C’est vrai que nous avons souvent pour défaut de trop vouloir reproduire ce que nous avons sous les yeux. Alors que nous avons tous les outils, donc la possibilité et la fantaisie de pouvoir embellir la réalité.

 

Matériel utilisé :

Support pour l’aquarelle Clairefontaine : Bloc Fontaine grain fin 300 grammes

Pinceaux série 7 Winsor & Newton

Pinceaux raphaël et petit gris

Aquarelle Winsor & Newton en demi godet

Travailler en utilisant les bons éclairages

jeudi 26 juillet 2012

La lumière est un facteur important pour peindre. Un bon éclairage possède une incidence directe sur notre perception des couleurs. Pour s’en rendre compte, il suffit de contempler un tableau en intérieur, puis en extérieur pour voir la différence. Avec la lumière directe du soleil, les couleurs nous apparaissent bien différentes. C’est pourtant la lumière idéale, la plus juste et neutre. En effet, en atelier, nos ampoules ont tendances à modifier légèrement les couleurs. D’autre part, une lumière insuffisamment forte masquera des défauts de peinture, tels que des manques, et fanera les couleurs. Il faut donc, lorsque l’on travaille avoir une lumière qui se rapproche le plus possible de celle du soleil, la plus naturelle donc, et forte. Certaines ampoules ont le défaut de créer une lueur jaune. C’est le cas des halogènes. Ces ampoules ne sont pas du tout adaptées pour un atelier. La lumière émise n’est vraiment pas belle et trop faible. Nos anciennes ampoules à incandescence étaient bonnes mais il devient difficile d’en trouver. Les mieux sont donc les fluo-compactes de nouvelle génération, ainsi que les leds. Mais attention, il faut que celles-ci soient fortes, au moins supérieur à 4000K (kelvin, c’est l’indice qui permet de définir si la lumière est froide ou chaude). Le top étant de 6000K, puisqu’il correspond à la lumière du jour en extérieur. En dessous de 4000K, quels que soit le type d’ampoule, on aura une lumière jaune, chaude certes, mais pas bonne pour peindre. Si votre atelier est grand, les tubes fluo (néon) sont idéaux.

N’hésitez pas de temps en temps, à exposer votre travail en cour de réalisation à la lumière du jour (mais pas en plein soleil) pour corriger vos couleurs. Cela dit celle-ci change au cour d’une journée. Il faut choisir alors le bon moment, et répéter l’opération pour une meilleure perception des couleurs.

PS : au passage, mes remarques s’appliquent aussi pour vos séances de maquillage. A vos pinceaux 😉

 

Réussir un portrait

dimanche 20 novembre 2011
Madonne sur huile avec effet craquelé

Madonne sur huile avec effet craquelé

Une lectrice m’a demandé quelques conseils pour réaliser un portrait. Après une réponse sommaire je me suis dis qu’un article plus détaillé sur le sujet pourra aider beaucoup de peintres intéressés par ce thème.

N’hésitez pas d’ ailleurs à me soumettre des idées et des questions. Un article sera l’occasion de vous répondre et d’éclairer nos lanternes.

Revenons au portrait. C’est le sujet sans doute le plus dur en peinture. Pour réaliser un visage, il faut déjà maîtriser le modelé, connaître des règles de proportion et savoir dessiner, bien choisir ses couleurs pour les carnations.

La construction d’un visage, à savoir le placement du nez, de la bouche, des yeux, obéit à quelques règles de proportion. Il faut les connaître. Le mieux est de voir cela dans des livres spécialisés. Pour le modelé, il faut bien reconnaître et percevoir tous les volumes pour bien placer la lumière et les ombres. Ce qui donne du réalisme au portrait. Et pour les couleurs, il faut savoir établir toute une gamme de valeur autour d’un ton chair. Et oui c’est compliqué et ça demande à la foi de l’expérience et de la technique.

Cependant voici quelques astuces pour contourner toutes ces connaissances énoncées et limiter les difficultés.

Vous avez votre cobaye, prenez une jolie photo de cette personne. Attention, veillez à ce que la lumière vienne de côté et d’en haut, et pas de face. On aura ainsi sur notre cliché la juste position des ombres et lumières. Faites un tirage à la dimension de votre toile. Faites aussi un tirage noir et blanc, plus facile pour discerner les traits. A partir de ce tirage, sur la toile dessinez en décalquant votre portrait. Non c’est pas de la triche !

C’est fait ! Passons à la couleur. On va organiser notre palette autour de 3 valeurs. La première sera un ton chair moyen composé de blanc, d’ocre jaune, de rouge, d’orange, de terre de sienne brûlée. Suivant la couleur de peau de votre modèle, plus ou moins bronzé, mat, pâle, il faut trouver le bon mélange.

Ensuite avec une pointe de ce mélange plus du blanc et une pointe de jaune, on a la valeur claire pour les lumières. Pour les ombres, on prendra directement de la terre de sienne brûlée, avec une pointe de notre mélange de base, plus une pointe d’orange amorcer le dégradé avec la valeur moyenne. On peut aussi prendre de la terre d’ombre brûlée.

Dans un premier temps il faut poser ces valeurs sans chercher à les fondre à la brosse. C’est seulement après les avoir mises en place que l’on attaquera les fondus et dégradés. Ensuite on précise le boulot avec des renforts d’ombre, de lumière tout en finesse avec une martre. On n’oubliera pas quelques ombres grises dans le blanc de l’œil (sur le côté et sous la paupière). Ensuite vient quelques touches de blanc légèrement teinté de jaune, pour des éclats de brillance sur la peau. Pour l’effet de brillance des cheveux, on prend du blanc teinté soit avec de l’ocre jaune pour une chevelure châtain, soit du gris bleuté pour des cheveux noirs, et du blanc pur pour les cheveux blonds.

On laisse sécher ce travail. Dernière étape, on corrigera toutes ces valeurs avec des glacis. Ainsi on pourra renforcer des ombres, des lumières, mais aussi rougir les oreilles, les paupières, les joues, lèvres, suivant les nuances apparentes sur la photo.

Il faudra certainement plus d’un essai pour parvenir à un résultat satisfaisant. Soyez persévérant et patient ! Et bientôt vous pourrez peindre de sympathiques portraits.

Et la lumière fut …

mardi 15 novembre 2011

Le soleil est source de vie. Sans sa chaleur, sa lumière, il n’y a qu’obscurité et mort. Un tableau, sans une belle lumière n’a pas de vie, ni d’éclat. Mais pour que celle-ci mette en valeur notre sujet, il faut bien la placer. Cela veut dire en premier lieu, définir une et seule source de lumière.

Comment faire si on travaille sur le vif en extérieur, en atelier, ou d’après photo. En atelier, on est souvent trompé par de multiples sources de lumière. Il y en aura autant qu’il y a de fenêtre, de spot, d’applique etc. dans la pièce. D’après photo en intérieur, c’est pareil, ou alors nous avons un sujet éclairé avec une lumière frontale due au flash. Celui ci a la particularité d’écraser les volumes. En extérieur, le soleil tourne et des nuages passent, donc la lumière change.

On l’aura compris, toutes ces sources de lumière naturelle et présente ne sont pas celle à suivre pour exécuter notre tableau. Petite gymnastique de l’esprit, il faut alors imaginer une source de lumière, avec l’incidence idéale pour valoriser nos sujets. La lumière que l’on peint n’est pas celle que l’on voit. Ou alors c’est que l’on a judicieusement organisé son atelier, pris de belles photos sans ce flash intégré à l’appareil, et en extérieur, fixer un moment précis de la journée comme référence.

Car l’idéal est de placer la lumière ainsi : derrière nous, décalé vers la droite ou la gauche au choix, et en hauteur.

Il ne faut pas qu’elle soit latérale, ni trop basse, ni frontale.

Rappelez-vous, la peinture n’est qu’une interprétation du réel.

Pour mieux comprendre cette règle, observez les tableaux de maître et chercher d’où vient la lumière, comme sur cette étude.

Etude

Etude