Articles taggés avec ‘maîtres’

Les livres de Jean-Louis MORELLE

jeudi 29 mars 2012

On cite souvent des peintres des siècles passés comme des références incontournables dans l’histoire de l’art. Peu de contemporains ont cet honneur. C’est pourquoi je voudrais vous parler d’un « maître » français que j’ai eu la chance de croiser. Il s’agit de Jean Louis Morelle. C’est un aquarelliste de grand talent, mais pas seulement ! Ses tableaux ont été mainte fois vus dans de multiples revues. Dès qu’un magazine parle d’aquarelle, son nom et son travail figurent souvent comme une référence actuelle. A ce point que bon nombre d’artiste s’inspirent de son style, de sa technique, de son écriture. Il a fait beaucoup d’émules.

Ce qui le caractérise et spécifie ses œuvres, c’est premièrement ses effets de fondu. Ses couleurs semblent se dégrader et fuser les une aux autres sans rupture, sans trace. Il manie l’aquarelle avec une grande délicatesse, lui permettant de produire des transparences sans égales, à l’image de ses voiles, verreries et drapés. Il peut aussi bien travailler dans le flou, qu’avec précision pour au mieux focaliser l’attention sur son sujet principal.

Il fait parti de ces peintres qui donnent envie de toucher à cet outil fabuleux qu’est l’aquarelle.

Rien de miraculeux côté outil ! Des papiers à gros grain, très épais ; de gros « petit gris » et autres pinceaux mouilleur pour travailler dans l’humide ; des sujets simples ; juste ce toucher subtil parfaitement maîtrisé.

Il a produit plusieurs ouvrages. Découvrez-les ici : Les livres de Jean-Louis Morelle

 

 

L’équilibre des couleurs

jeudi 1 décembre 2011

Maintenant passons à une petite analyse technique de la peinture des maîtres anciens. Une analyse qui servira de règle à comprendre et à surtout appliquer.

Si l’on étudie avec soin la peinture académique, et plus précisément les couleurs utilisées par les maîtres anciens on remarque ceci : dans pratiquement tous les tableaux on retrouve les 3 couleurs fondamentales : bleu, rouge et jaune. Je ne parle pas de couleurs primaires car le terme et la définition de celles-ci sont des notions relativement récentes dans l’histoire de la peinture.

Utilisation des couleurs

Utilisation des couleurs

Pour le bleu, on le perçoit soit, dans le ciel des paysages, bien souvent dans les drapés, ou plus subtilement dans des gris colorés. Avec encore plus de subtilité, ce bleu est présent, indirectement, en mélange avec du jaune, donc dans du vert. Dans ce cas, on aura alors en face, pour l’équilibre, un beau rouge fort et puissant.

Ce rouge, s’il n’est pas utilisé pour les drapés, les fruits, les fleurs, peut lui aussi être présent indirectement sous forme d’orangé, pour les carnations par exemple, ou de brun rouge pour les fonds, les ombres et feuillage etc.

Le jaune est souvent présent dans drapés et éléments dorés.

C’est ainsi que l’équilibre des couleurs est organisé. Pour exemples et discerner lisiblement cette association de couleurs, il suffit de contempler les tableaux et fresques de Rubens, Léonard de Vinci, Botticelli, Michel-Ange, Boucher, David, Ingres, Corot, Manet etc.

Toutes ces toiles et peinture ont en commun la présence de ces 3 couleurs fondamentales, comme une juste équation des couleurs assurant une harmonie et un équilibre parfaits. Parfois c’est juste un petit détail qui assure leur présence, tel le ruban rouge dans le tableau de Vermeer « la dentelière ».

Et même si bon nombres de magnifiques peintures n’obéissent à aucunes théories et donc ne respectent pas cette règle, la mettre en pratique nous assure de beaux tableaux.

Rappel sur les règles de perspective

mercredi 23 novembre 2011

Vous connaissez tous la perspective et oh combien il est parfois difficile de la maitriser pour représenter ce bel effet de profondeur dans nos tableaux. Il existe une autre notion de perspective, appelée « atmosphérique », qui ne fait pas appel à la géométrie. Cette notion fut développée par notre maître à tous, Léonard de Vinci.

Pour la petite histoire, soucieux de produire une peinture qui interprète au mieux notre vision de la réalité, il a cherché et trouvé une astuce, pour simuler un effet d’éloignement. Jusqu’alors, la peinture était précision et netteté. Il a compris, à l’inverse de cette écriture, qu’en créant un effet de « flou », il produirait plus de réalisme et de sensation.

Ainsi pour le paysage, l’énoncé est simple :

  1. Plus l’objet est éloigné, plus il est flou.
  2. Plus il est éloigné, plus il est bleuté.

Imaginons un paysage avec de multiples plans. Au lointain, des montagnes, puis plus en avant, des petits monts verdoyants, puis des forêts, et enfin tout devant une petite maison (comme sur ce modèle). En appliquant le principe de perspective atmosphérique, nous allons peindre ce sujet ainsi.

Les montagnes au lointain seront toute bleutées avec des contours flous, fondus avec le ciel. Les montagnes les plus éloignées sont presque noyées dans le ciel.

Ensuite viennent les monts verdoyants. Ils seront eux aussi légèrement bleutés, et en flou, mais évidement moins que les montagnes. Le vert utilisé sera léger. Puis viennent les forêts, elles seront peintes dans des tons de verts plus intenses et sans effet flou et idem pour notre petite maison.

L’effet bleuté qui apparaît comme un voile occultant l’arrière plan, est la conséquence de la présence d’humidité dans l’air. Plus l’air est humide, moins il est transparent. C’est donc cet effet de « brume », appliquée à l’éloignement que l’on interprète en peinture.

Vous savez tout maintenant sur la perspective atmosphérique, ou aérienne (son autre nom). Comparez la peinture d’avant Léonard De Vinci, et d’après, et vous observerez nettement ce changement dans la manière de représenter le monde.

Léonard avait compris qu’en peinture, c’est l’illusion du réel qui rend la réalité.

Les règles de perspective

Les règles de perspective

<!– /* Style Definitions */ p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal {mso-style-parent: » »; margin:0cm; margin-bottom:.0001pt; mso-pagination:widow-orphan; font-size:12.0pt; font-family: »Times New Roman »; mso-fareast-font-family: »Times New Roman »; mso-bidi-font-family: »Times New Roman »;} @page Section1 {size:612.0pt 792.0pt; margin:70.85pt 70.85pt 70.85pt 70.85pt; mso-header-margin:36.0pt; mso-footer-margin:36.0pt; mso-paper-source:0;} div.Section1 {page:Section1;} –>

Et il ne s’est pas arrêté là. Je vous parlerai d’une autre astuce de son cru bientôt…à suivre donc.

Propos totalement abscons … quoi que …

lundi 29 août 2011

Dans la catégorie « peinture abstraite » on trouve de tout ! Et quand je dis de tout, c’est vraiment de tout !

Et je suis toujours amusée quand je lis les titres de ces « œuvres ». Pas évident parfois de faire le lien entre le titre et le tableau. Et que dire lorsque ces œuvres s’accompagnent d’analyses ou d’explications philosophiques ou métaphysiques.

Cela dit il y a des toiles que j’aime et d’autres pas. C’est une question de sensibilité. Mais je voudrais néanmoins rappeler que les précurseurs et grands maîtres de l’abstraction, maitrisaient les règles de la peinture académique. Ainsi, Miro, Kandinsky, Kupka, Mondrian, et bien d’autres ne construisaient pas leurs œuvres au hasard. Ils respectaient les techniques, les règles de composition, d’équilibre des masses, et d’harmonie des couleurs, souvent en intégrant les 3 fondamentales.

Seule la forme et donc le réalisme étaient oubliés. De nos jours, dans la peinture contemporaine abstraite, rien des techniques et règles académiques n’est retenu et exploité. C’est même le contraire, tout est rejeté ! Cela n’engage que moi, mais je considère que quelque soit la forme et le style artistique qui définit notre peinture, il est toujours bon de posséder dans ses bagages, un minimum de cette instruction héritée de nos maîtres depuis plusieurs siècles.

Il ne me viendrait pas à l’idée de composer une chansonnette à la guitare par exemple sans savoir accorder mon instrument ou sans connaître un seul accord.

Mais peut être ai-je tort !

Je pense que le vrai talent, c’est de savoir se libérer de ses acquis, sans les oublier.

Qu’en pensez-vous ?