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Méditation : Massenet ou botanique ! A vous de voir …

Mardi 8 novembre 2011

Quand je suis soucieuse ou stressée, j’ai un « truc » ! Cela pourrait s’apparenter à de la méditation. En fait, c’est de l’observation. Je fais … de l’illustration botanique ! Je vous garantis que cette observation du détail me vide l’esprit et j’en ressors régénérée.

L’illustration botanique est tout à la fois de l’art et de la technique. Elle demande de la concentration, un certain savoir-faire et de la patience !

Concentration

L’observation minutieuse d’une plante est un réel plaisir. La peindre permet d’aller plus loin pour bien montrer ses particularités et son anatomie complète.

Savoir-faire

- Il faut que le dessin soit EXCELLENT ! Pensez que votre fleur (ou votre plante) risque de se flétrir. Prévoyez d’en faire une photo, on ne sait jamais.

- Faites votre croquis au crayon de graphite noir, grandeur nature.

- Décalquez le et reportez le sur votre papier aquarelle (300 grammes)

- Prenez des notes de couleur à la lumière de l’extérieur si possible. C’est nettement mieux. Important ! Dans une peinture botanique, la lumière vient toujours de la gauche.

Patience

En effet, il faut de nombreux lavis pour donner du relief. Pour rendre la transparence et la profondeur des couleurs, il est nécessaire de faire plusieurs passages.

Matériel nécessaire

Pour la couleur, vous pouvez au choix utiliser :

- L’aquarelle

- Les crayons de couleurs (je vous conseille les crayons de couleurs professionnels car ils n’ont rien à voir avec les crayons de couleurs de votre enfance peu chargés en pigments). Ce médium bénéficie d’un riche nuancier qui permet la réalisation aisée des dégradés subtils.

- Les crayons aquarellable

- L’Encre de Chine

Personnellement, j’aime bien les crayons de couleurs. La technique est la même que pour l’aquarelle. Il faut plusieurs couches pour le rendu des couleurs. Je peux aller jusqu’à six couches (même quelquefois dix). A la fin le résultat est superbe : on dirait une peinture à l’huile !

- Papier à partir de 300 grammes et plus. Moi je privilégie le papier satiné qui me permet des aplats doux.

- Les pinceaux pour l’aquarelle doivent être de qualité pour être garants de la réussite de votre œuvre. Je n’insisterai jamais assez sur ce point. Essayez et vous comprendrez !

Illustrateur botaniste le plus célèbre :

Joseph Redouté (1759 – 1840)

Que faire de vos planches botaniques ?

Les encadrer et les garder pour vous. Ou les offrir. Ou les vendre. Vous serez sans doute sidérés de constater qu’il y a un véritable marché pour ces œuvres d’art d’un genre si particulier.

Comment massacrer un pastel en 10 secondes …. et sans tronçonneuse en plus !

Mardi 18 octobre 2011

Dans la série les mésaventures de Christelle voici la dernière. Ma pauvre amie a tout massacré un joli pastel sec qu’elle avait particulièrement réussi.

Et comble du paradoxe, c’est en voulant le protéger que les dégâts apparurent. Un pastel, c’est fragile. Pour le protéger la meilleure solution est de le mettre sous verre, à l’abri de tout frottement. Christelle, voulant bien faire, a pulvérisé du fixatif sur son œuvre, avant de l’encadrer. Du coup, l’œuvre est maintenant exposée au fond du placard aux rayon peintures ratés.

Le fixatif pour pastel sec fonctionne très bien. Il fixe la poudre et donne un aspect, suivant la dose, légèrement satiné comme un vernis. Mais le fixatif possède le terrible défaut de modifier quelque peu les couleurs d’un pastel. Il va foncer globalement toutes les couleurs, et inversement rendre les blancs et les jaunes transparents.

Imaginez tous vos rehauts de lumière s’estomper sous le fixatif ! Aïe ! C’est ce qui est arrivé à Christelle.

Donc méfiance !

Le mieux est d’utiliser le fixatif en cours de réalisation. Il arrive un moment ou le papier sature. Il est « gorgé » de poudre. Il est alors difficile de rehausser et poser par-dessus d’autres couleurs. A ce niveau d’exécution, on pulvérise un peu de fixatif et notre support peu de nouveau recevoir une grosse charge de pastel. C’est magique !

Une fois l’œuvre terminée, je déconseille donc le fixatif en guise de vernis. Et pour ceux qui préconisent l’option « système D », c’est idem avec la laque ! Un beau cadre sous verre, il n’y a pas mieux !

voir la collection : cliquez ici

Pastels à l’Ecu Sennelier : onctuosité et velouté incomparables

Vendredi 10 octobre 2008

Les pastels à l’écu Sennelier possèdent une qualité incomparable.

En 1901, Degas s’adresse à Sennelier pour développer une palette de tons, il cherche à pallier un manque de nuances dans sa gamme. En effet, lui et d’autres peintres impressionnistes recherchent une palette de tons plus vastes. Ainsi débute la mise au point des pastels à l’écu. Gustave Sennelier découvre la qualité de charge naturelle lui permettant de dégrader les tons tout en conférant une luminosité exceptionnelle et une onctuosité particulière. Il mettra ainsi au point une gamme chromatique aux nuances incomparables, utilisées par les grands maîtres du XXème siècle à aujourd’hui.

J’aimerais aujourd’hui vous donner des conseils sur leur utilisation :

Comment peut-on faire ressortir le grain du papier avec des Pastels à l’Ecu ?
Et comment faire si à l’inverse je ne veux pas que le grain du papier apparaisse ?

 

La technique très simple des aplats permettent de mettre en évidence le grain du papier, tout en gardant la spontanéité du geste. On peut faire des aplats forts, moyens, légers afin de faire ressortir plus ou moins le grain. Au contraire, si vous désirez obtenir un fondu, il faut estomper au doigt, à l’estompe ou au pinceau, et ainsi obtenir des dégradés réguliers entre les différentes nuances d’une couleur. En permettant un léger mélange des couleurs, il assure une meilleure transition entre celles-ci, et ainsi le grain n’apparaît pas.

 

Sur quel support utiliser mes pastels secs ?

 

Le mieux est d’utiliser vos pastels sur des Pastel cards ou PastelMat, prévus tout spécialement à cet effet, mais vous pouvez aussi utiliser les albums Clairefontaine pastel, Ingres teinté ou le Kraft …

Tout dépend en fait si vous souhaitez que le grain soit visible ou non.

Nous vous déconseillons d’utiliser du papier ponce qui est trop agressif avec les pastels secs et use très rapidement
vos bâtons.

Si vous souhaitez des rendus plus fondus, plus doux, travaillez avec du papier « velours » ou des Bords « Forme ».

 

Quelles sont les différentes techniques pour utiliser vos pastels ?

 

L’estompe permet de fondre les couleurs, ce qui est bien utile lorsque l’on sait que les pastels ne se mélangent pas sur une palette mais se travaillent à l’estompe. Il faut superposer les couleurs et ne pas essayer de les mélanger.
A chaque nouvelle couche, pensez à utiliser un fixatif (actuellement en promotion sur le site), sinon la couleur pourrait s’estomper au contact d’un autre pastel.

 

Comment donner des effets aux pastels ?

 

Vous pouvez procéder à un lavis sec, qui consiste à étaler de la poudre de pastel directement sur le papier, permettant ainsi des variations subtiles de couleurs dans les fondus surtout lorsqu’il est pratiqué avec les doigts.

Afin de matérialiser les impacts de la lumière vous pouvez appliquer des rehauts de couleur, qui sont les dernières touches posées.

La technique du pointillage donne aussi des résultats inattendus, par la juxtaposition de touches de couleurs vous obtenez un effet moucheté.

La technique du glacis peut aussi améliorer une œuvre : il suffit de poser une fine couche de pastel sur une couleur déjà fixée. Cela suggère une certaine transparence, grâce à des aplats très légers avec un pastel bien propre.

 

Doit-on fixer une œuvre réalisée au pastel ?

 

Deux Ecoles s’affrontent pour la conservation du travail : l’une propose d’utiliser un fixatif, lors du travail, entre les couches. D’autres considèrent que fixer le Pastel dénature la vibration originelle des tons.
Pour sa part, Sennelier propose d’utiliser le
fixatif Latour, qui ne modifie pas la tonalité des pigments. Sinon, conservez les sous-verre, ainsi ils ne seront en contact avec aucun élément risquant de faire tomber la poudre.

 

Quelles sont les différentes manières de manier les pastels ?

 

Outre sa gamme de couleurs étendue, le pastel se travaille de diverses manières pour un résultat toujours différent. Vous pouvez le travailler par frottement, en trait, en aplat, sur tranche, en touches, par écrasement, par estompage, au doigt, avec une estompe ou un chiffon…

Voici une video qui a été réalisée par une artiste professionnelle utilisant cette gamme. Vous voyez, les effets créés sont très subtiles et la finesse du travail extraordinaire. Elle vous montre une technique parfaitement maîtrisée, en pas à pas pour un résultat très réussi. Vous pouvez vous rendre sur le site de cette artiste Sandy Byers et apprécier la finesse de son travail très professionnel.

 Découvrez ici le nuancier nuancier en PDF

Pour découvrir la gamme des Pastels à l’écu Sennelier, c’est ici : Label Art> Pastel à l’écu Sennelier

Le fixatif Latour, actuellement en promotion : Label Art > Fixatif Latour EN PROMOTION ACTUELLEMENT

Pastel Card, un support spécial pastel : Label Art > Pastel Card by Sennelier

Pastel Mat, une gamme développée par Clairefontaine pour les pastellistes : Label Art > PastelMat

Valoriser vos oeuvres en les protégeant des méfaits du temps : Label Art > Sous-verre

Je lirai avec plaisir vos commentaires sur ce post, et répondrai à toutes vos questions sur cette gamme extraordinaire. Dans l’attente de lire vos commentaires, à bientôt et bon week end !