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L’histoire de Gustave Sennelier, l’inventeur de l’aquarelle au miel

vendredi 23 décembre 2016

La fabuleuse histoire de Gustave Sennelier débute à Paris au 19ème siècle, lorsque ce passionné de chimie réalise son rêve en ouvrant sa toute première boutique. Nous sommes alors en 1887. Installée sur le quai Voltaire, la petite boutique est située face au musée du Louvre et à quelques pas seulement de l’école des beaux-arts. Son ouverture est l’occasion pour Sennelier, un amoureux de chimie, de s’épanouir dans sa passion : la chimie des couleurs. Il devient alors fabricant et marchand de couleurs. Gustave Sennelier créé et vend ses pigments sous forme de cône ou de brique. Le chimiste a rapidement compris l’importance du choix des pigments, à sélectionner de toute première qualité. Rapidement, chacune des préparations contient des pigments soigneusement choisis. Gage d’excellence, ces pigments assurent l’éclat des couleurs et la pérennité des œuvres grâce à leur excellente résistance à la lumière.

La qualité des produits Sennelier

Une année seulement après l’ouverture de sa boutique de couleurs, Gustave Sennelier créé une gamme complète de 100 nuances d’huile extra-fine. De nombreux amis peintres l’accompagnent dans cette création. Ainsi, les textures, nuances et rendus répondent parfaitement à leurs besoins. D’ailleurs, Gustave Sennelier se démarque rapidement grâce à la qualité de ses produits, et bénéficie de son emplacement judicieux. Quelques peintres, aujourd’hui célèbres, ont d’ailleurs déambulés dans les allées de sa boutique, à l’image de Sisley, Van Gogh, Gauguin… Ces grands maîtres fréquentent régulièrement la boutique Sennelier. Peu à peu, cette boutique devient un lieu de rendez-vous, un espace créatif où les doigts si habiles de Gustave Sennelier créent sans relâche des nuances plus magnifiques les unes que les autres, sur les  conseils avisés de ses amis peintres, mêlés à ses connaissances en chimie.

L’aquarelle au miel de Gustave Sennelier

La première grande invention de Gustave Sennelier marquera les esprits. En 1893, quelques années seulement après l’ouverture de sa boutique, Sennelier a à cœur de créer une peinture aquarelle qui offrirait une luminosité sans pareil.

aquarelle au miel sennelier

Le chimiste a alors l’idée de fabriquer un liant unique, avec une belle gomme arabique claire et glaireuse. Cependant, il ne s’arrête pas là et décide d’ajouter du miel. Cet ingrédient, d’une onctuosité et d’une luminosité hors pair, dote l’aquarelle de couleurs vives et lumineuses de manière durable. De plus, grâce à ses agents conservateurs naturels, le miel permet aux couleurs de rester vives très longtemps. Sans le savoir, Gustave Sennelier venait de créer la célèbre aquarelle au miel, encore utilisée aujourd’hui et plébiscitée par les plus grands artistes.

L'aquarelle au meil de Sennelier

Le rouge Hélios, l’invention de Gustave Sennelier

En 1986, la grande exposition impressionniste de Paris regroupe de nombreux grands peintres. Peinture, toile, pigment, pinceaux… durant plusieurs jours, le monde de l’Art est en fête. Pendant ce grand rendez-vous un sujet ressort. En effet, les rouge de vermillon, bien que veloutés, souffrent d’un manque de stabilité. Dès le lendemain, Paul Cézanne tentera en vain de créer un nouveau rouge, en remplacement du vermillon. Vingt ans plus tard, Gustave Sennelier apportera une réponse aux peintres en créant un nouveau rouge, un rouge de toluidine qu’il baptisera « rouge hélios ». Cette nuance unique, si intense et lumineuse bénéficie d’un excellent pouvoir colorant.

Dès lors, Gustave Sennelier assoie sa notoriété auprès des plus grands. Van Gogh demande même à son frère Théo de passer à la boutique pour acheter ses couleurs, Sisley se rend chez celui qu’il surnomme « son » marchand de couleurs et Gaugin se fournit en support sur le quai Voltaire.

rouge helios sennelier

En 1889, le magasin de couleurs de Sennelier fait son entrée au panthéon de l’histoire de l’Art. La même année, Gustave Sennelier participe à l’Exposition universelle de Paris.

Les pastels à l’écu Sennelier

En 1901, le peintre Edgar Degas s’adresse à Gustave Sennelier pour lui soumettre une nouvelle demande. En effet, l’artiste manque de nuances dans sa palette de pastels secs. Il aura fallu trois années au chimiste pour élaborer la large gamme chromatique des pastels à l’écu. D’ailleurs, pour satisfaire le souhait de Degas, Sennelier créa les pastels bruns. Plusieurs autres artistes ont aidé Sennelier dans l’élaboration de cette large palette.

"L'attente" d'Edgar Degas

Sur la gauche : Edgar Degas – Sur la droite : « L’attente » d’Edgar Degas

Avec les années, cette gamme a su évoluer tout en conservant son mode de conception originel. Depuis sa création, le pastel à l’écu de Sennelier est fabriqué grâce à un savant mélange de pigment très pur et d’un liant naturel. Aujourd’hui encore ces pastels jouissent d’une luminosité exceptionnelle, obtenue grâce à une charge naturelle découverte par Sennelier en 1905.

pastel sennelier

Le papier Sennelier

À partir de 1918, le fils ainé de Gustave Sennelier, Charles, rejoint son père dans la gestion de l’entreprise. En 1920, les deux hommes créent le département papeterie composée d’album à dessin, de livres d’esquisse, de blocs aquarelle etc. Naitra alors le célèbre papier PastelCard Sennelier.

Jusqu’en 1929, l’entreprise Sennelier continuera de connaitre de nombreux succès. Portés par l’avènement des arts décoratifs, le matériel pour la pyrogravure et les teintes pour tissu « teintures Batik Tintout » connaitront un réel triomphe. Cependant, le krach boursier de 1929 marquera l’arrêt brutal de ces si belles années. Cette même année, la famille Sennelier sera touchée par le décès de Gustave Sennelier.

 

Heureusement, l’histoire de cette grande famille a perduré. Charles et Henri, les deux fils du fondateur, ont repris la société et ont su la faire grandir, tout en restant proches des artistes…

 

Aujourd’hui encore, la marque emblématique continue d’allier tradition et procédé innovant de chimie moderne.

 

Pour aller plus loin : ici ou :-)

 

Les 6 conseils pour peindre au pastel

lundi 30 septembre 2013

Peindre au pastel ! Quel délice ! J’adore cet outil ! De plus je pense que c’est sans doute la technique la plus facile et rapide pour réaliser une belle œuvre. Bon c’est vrai, faut pas avoir peur de se salir les mains et de répandre de la poudre un peu partout dans l’atelier. Il y a, pour un résultat optimal quelques règles à respecter, ou à conseiller (soyons diplomate).

1 -Il est plus judicieux et pratique de travailler sur un papier de couleur. Celui-ci à l’avantage de ne pas laisser percevoir de blanc, donc de non peint, et oblige ainsi à charger plus en pastel pour obtenir des couleurs denses. Mais l’interaction entre la couleur du papier et du pastel donne vibrations et richesses aux valeurs.

2 – Ne pas hésiter à charger en poudre en variant les couleurs, jusqu’à saturation. D’où l’intérêt d’avoir des papiers bien adaptés tel que les « pastel card Sennelier ».

Les mélanges de couleur se font sur le papier, donc les superpositions de différentes couleurs sont recommandées pour obtenir la bonne nuance.

3 – N’utiliser les doigts pour fondre et estomper que lorsque la quantité de pastel déposé est suffisante. Attention aux doigts sales !

4 – Il y a confusion entre l’adjectif « pastel », qui caractérise des tons doux et clairs, et l’outil peinture appelé pastel. A cause de cette confusion je vois souvent des peintres amateurs ne pas oser forcer en couleur et en matière. C’est un tort ! Il n’y a pour s’en convaincre qu’à regarder les pastels du peintre Chardin.

5 – Ne soufflez pas dessus, sous peine d’emmener de la poudre partout et tout salir. Retournez le papier et délicatement secouez-le pour libérer l’excédent de poudre.

6 – Souvenez-vous des malheurs de mon amie Christelle, relatés dans cet article. Evitez les fixatifs en guise de vernis de finition. Le sous verre, il n’y a rien de mieux pour protéger les pastels.

Si j’ai oublié de précieux conseils, écrivez-moi. A vos claviers !

Matériel beaux-arts pour pastellistes avertis :

Pastel Card Sennelier

mercredi 1 décembre 2010

Ce support surprenant présente une texture qui fait penser à du papier de verre. Pastel Card accroche et retient la matière pour un trait plus précis, sans besoin de trop appuyer sur votre crayon ou pastel.

Les fonds colorés donnent des dégradés profonds et un certain cachet à vos oeuvres. Pastel Card bouleversera votre expérience du dessin.

Pastel Card SENNELIER

Pastel Card SENNELIER

Pastel Card

Existe en feuilles : voir la gamme Pastel Card en cliquant ici

Existe en blocs et albums : voir la gamme Pastel Card en cliquant ici

Pastels à l’Ecu Sennelier : onctuosité et velouté incomparables

vendredi 10 octobre 2008

Les pastels à l’écu Sennelier possèdent une qualité incomparable.

En 1901, Degas s’adresse à Sennelier pour développer une palette de tons, il cherche à pallier un manque de nuances dans sa gamme. En effet, lui et d’autres peintres impressionnistes recherchent une palette de tons plus vastes. Ainsi débute la mise au point des pastels à l’écu. Gustave Sennelier découvre la qualité de charge naturelle lui permettant de dégrader les tons tout en conférant une luminosité exceptionnelle et une onctuosité particulière. Il mettra ainsi au point une gamme chromatique aux nuances incomparables, utilisées par les grands maîtres du XXème siècle à aujourd’hui.

J’aimerais aujourd’hui vous donner des conseils sur leur utilisation :

Comment peut-on faire ressortir le grain du papier avec des Pastels à l’Ecu ?
Et comment faire si à l’inverse je ne veux pas que le grain du papier apparaisse ?

 

La technique très simple des aplats permettent de mettre en évidence le grain du papier, tout en gardant la spontanéité du geste. On peut faire des aplats forts, moyens, légers afin de faire ressortir plus ou moins le grain. Au contraire, si vous désirez obtenir un fondu, il faut estomper au doigt, à l’estompe ou au pinceau, et ainsi obtenir des dégradés réguliers entre les différentes nuances d’une couleur. En permettant un léger mélange des couleurs, il assure une meilleure transition entre celles-ci, et ainsi le grain n’apparaît pas.

 

Sur quel support utiliser mes pastels secs ?

 

Le mieux est d’utiliser vos pastels sur des Pastel cards ou PastelMat, prévus tout spécialement à cet effet, mais vous pouvez aussi utiliser les albums Clairefontaine pastel, Ingres teinté ou le Kraft …

Tout dépend en fait si vous souhaitez que le grain soit visible ou non.

Nous vous déconseillons d’utiliser du papier ponce qui est trop agressif avec les pastels secs et use très rapidement
vos bâtons.

Si vous souhaitez des rendus plus fondus, plus doux, travaillez avec du papier « velours » ou des Bords « Forme ».

 

Quelles sont les différentes techniques pour utiliser vos pastels ?

 

L’estompe permet de fondre les couleurs, ce qui est bien utile lorsque l’on sait que les pastels ne se mélangent pas sur une palette mais se travaillent à l’estompe. Il faut superposer les couleurs et ne pas essayer de les mélanger.
A chaque nouvelle couche, pensez à utiliser un fixatif (actuellement en promotion sur le site), sinon la couleur pourrait s’estomper au contact d’un autre pastel.

 

Comment donner des effets aux pastels ?

 

Vous pouvez procéder à un lavis sec, qui consiste à étaler de la poudre de pastel directement sur le papier, permettant ainsi des variations subtiles de couleurs dans les fondus surtout lorsqu’il est pratiqué avec les doigts.

Afin de matérialiser les impacts de la lumière vous pouvez appliquer des rehauts de couleur, qui sont les dernières touches posées.

La technique du pointillage donne aussi des résultats inattendus, par la juxtaposition de touches de couleurs vous obtenez un effet moucheté.

La technique du glacis peut aussi améliorer une œuvre : il suffit de poser une fine couche de pastel sur une couleur déjà fixée. Cela suggère une certaine transparence, grâce à des aplats très légers avec un pastel bien propre.

 

Doit-on fixer une œuvre réalisée au pastel ?

 

Deux Ecoles s’affrontent pour la conservation du travail : l’une propose d’utiliser un fixatif, lors du travail, entre les couches. D’autres considèrent que fixer le Pastel dénature la vibration originelle des tons.
Pour sa part, Sennelier propose d’utiliser le
fixatif Latour, qui ne modifie pas la tonalité des pigments. Sinon, conservez les sous-verre, ainsi ils ne seront en contact avec aucun élément risquant de faire tomber la poudre.

 

Quelles sont les différentes manières de manier les pastels ?

 

Outre sa gamme de couleurs étendue, le pastel se travaille de diverses manières pour un résultat toujours différent. Vous pouvez le travailler par frottement, en trait, en aplat, sur tranche, en touches, par écrasement, par estompage, au doigt, avec une estompe ou un chiffon…

Voici une video qui a été réalisée par une artiste professionnelle utilisant cette gamme. Vous voyez, les effets créés sont très subtiles et la finesse du travail extraordinaire. Elle vous montre une technique parfaitement maîtrisée, en pas à pas pour un résultat très réussi. Vous pouvez vous rendre sur le site de cette artiste Sandy Byers et apprécier la finesse de son travail très professionnel.

 Découvrez ici le nuancier nuancier en PDF

Pour découvrir la gamme des Pastels à l’écu Sennelier, c’est ici : Label Art> Pastel à l’écu Sennelier

Le fixatif Latour, actuellement en promotion : Label Art > Fixatif Latour EN PROMOTION ACTUELLEMENT

Pastel Card, un support spécial pastel : Label Art > Pastel Card by Sennelier

Pastel Mat, une gamme développée par Clairefontaine pour les pastellistes : Label Art > PastelMat

Valoriser vos oeuvres en les protégeant des méfaits du temps : Label Art > Sous-verre

Je lirai avec plaisir vos commentaires sur ce post, et répondrai à toutes vos questions sur cette gamme extraordinaire. Dans l’attente de lire vos commentaires, à bientôt et bon week end !